"disparu" poems
Th poems were walking down the street
A young teenage girl,
A Professional Loser, but life lessoned and in possession of
Eagled-claws and tongue razored sharpened
From gettin/givin acidic high school barbed kisses
(She maintained up to date put down lists),
Swooped them up, hers to imprison,
Framed them to be soully hers,
Purposed for skin restoration during the wee hours of the
Crying Nights
A middle aged man, tired from failure,
Trapped tween lost rock n' roll dreams and
Unsuccessful retirement planning,
Suffocated by the hands of twixt and tween,
Grabbed the three, like a rock climbing hand-hold to
Take him home when and where his family looks at him
Pathetically.
This grandfather espied the other two,
Looked liked old familiars, friends maybe,
But eyes/words, dimmed, disparu,
Memories unsorted, disordered, jumble-merged,
Perhaps the words to a song he once knew complete,
But did he write that phrase, or was he just a poet
Thief?
The three poems went about their business,
Bringing heaven to earth,
*FYI, even Angels can't be everywhere, so,
God invented poems to do his ***** work,
Cleansing souls.*
They rode in~out of town on a prankster wave,
A cheering throng was not around,
But a singular poet saw, recorded the vision,
And thus, this nameless poet,
Below unmasked, unsealed,
Cleansed one more soul,
And that soul, this soul, as required,
Paid it forward.
Paid as in the past tense
Jun 9, 2013
Jun 9, 2013 at 10:38 AM UTC
Enfin ! seul ! On n'entend plus que le roulement de quelques fiacres attardés et éreintés. Pendant quelques heures, nous posséderons le silence, sinon le repos. Enfin ! la tyrannie de la face humaine a disparu, et je ne souffrirai plus que par moi-même.
Enfin ! il m'est donc permis de me délasser dans un bain de ténèbres ! D'abord, un double tour à la serrure. Il me semble que ce tour de clef augmentera ma solitude et fortifiera les barricades qui me séparent actuellement du monde.
Horrible vie ! Horrible ville ! Récapitulons la journée : avoir vu plusieurs hommes de lettres, dont l'un m'a demandé si l'on pouvait aller en Russie par voie de terre (il prenait sans doute la Russie pour une île) ; avoir disputé généreusement contre le directeur d'une ***** qui à chaque objection répondait : « - C'est ici le parti des honnêtes gens, » ce qui implique que tous les autres journaux sont rédigés par des coquins ; avoir salué une vingtaine de personnes, dont quinze me sont inconnues ; avoir distribué des poignées de main dans la même proportion, et cela sans avoir pris la précaution d'acheter des gants ; être monté pour tuer le temps, pendant une averse, chez une sauteuse qui m'a prié de lui dessiner un costume de Vénustre ; avoir fait ma cour à un directeur de théâtre, qui m'a dit en me congédiant : « - Vous feriez peut-être bien de vous adresser à Z... ; c'est le plus lourd, le plus sot et le plus célèbre de tous mes auteurs, avec lui vous pourriez peut-être aboutir à quelque chose. Voyez-le, et puis nous verrons ; » m'être vanté (pourquoi ?) de plusieurs vilaines actions que je n'ai jamais commises, et avoir lâchement nié quelques autres méfaits que j'ai accomplis avec joie, délit de fanfaronnade, crime de respect humain ; avoir refusé à un ami un service facile, et donné une recommandation écrite à un parfait drôle ; ouf ! est-ce bien fini ?
Mécontent de tous et mécontent de moi, je voudrais bien me racheter et m'enorgueillir un peu dans le silence et la solitude de la nuit. Âmes de ceux que j'ai aimés, âmes de ceux que j'ai chantés, fortifiez-moi, soutenez-moi, éloignez de moi le mensonge et les vapeurs corruptrices du monde, et vous, Seigneur mon Dieu ! accordez-moi la grâce de produire quelques beaux vers qui me prouvent à moi-même que je ne suis pas le dernier des hommes, que je ne suis pas inférieur à ceux que je méprise !
1.8k
Je n’y arriverai pas alors autant tout faire
…/…
Je t’emmerde ?
…/…
Je veux combattre des chattes puantes et dégoulinantes en me défonçant la
cervelle sous la rame d’un métro
Les poubelles ce soir débordaient de litres de sperme dégorgés pendant le week-end
Vous aviez dans le passé un bien joli cul
Mais je ne suce pas monsieur
Je rêve simplement
…/…
Je n’ai plus qu’à me faire kidnapper
Il ne me reste plus rien d’autre
…/…
Ceci est mon testament
…/…
Tu m’aimes ?
Parce que moi je n’aime que moi
…/…
Je ne suis que veines nécrosées, désabusées, vaine écrivaine immortelle, ivre de mots ensanglantés, qui mange des glaces dans la nuit noire en se faisant vomir de folie
…/…
Elle s’est réveillée un matin
Elle avait rêvé toute la nuit, elle se sentait plutôt bien
Elle ouvrit les yeux et se rendit compte que tout autour d’elle
lui était devenu étranger
Tout son monde, le meilleur comme le pire, avait disparu
Elle n’était plus que vide dans un corps qui ne bougeait plus.
Jul 20, 2012
Jul 20, 2012 at 6:57 AM UTC
pain fills me up
from my stomach to my skull
souffrance come une smoke
thick and bleak and black
or like food, not nutritious
yet quite poison-like
une illusion, ou pas?
pain fills me up
untill i choke and burst
throat shut, eyes burning
something that's not welcome
tu es disparu mais pas de moi
en restant comme une partie d'âme
unable to chase, unwilling to leave
pain fills me up
ressemblant à le lierre
ou le squelette de moi-même
this time solid and trapping
a cage borne into my flesh
neither locks nor keys
maybe a welcome addiction
love, now c'est une illusion
une image que j'ai fait de toi
maybe just out of nostalgia
you had all the time to come
i had all the time to heal
yet the pain fills me up
from the cracks you left
Jul 9, 2022
Jul 9, 2022 at 7:20 PM UTC
Lorsque brusquement et soudainement le jour
Devenait la nuit la plus obscure, compatriotes et amis
On ne savait pas si on devait courir en se disant bonjour
Adieu ou au revoir. La terre tremblait jusqu'à l'infini
Sans halte, comme des trains nocturnes venant de plusieurs
Directions. L'heure était vitale. On cherchait la lueur
D'un espoir pour s'échapper de l'embrouillamini surnaturel
Où des milliers de vies ont été disparues. Les biens matériels
Ne sont pas importants, on se voit partir tel qu'on est
Venu. On doit reconnaitre que l'argent est futile et la paix
Est la chose la plus précieuse qu'on nécessite. Le passé
C'est là que réside un bonheur furtif, éphémère et volatil
C'est comme la fin d'un monde. Oh! Chaque être est utile.
La faille a ouvert sa grande gueule pour engloutir: bébés
Adultes, chiens, chats, maisons, édifices et routes en entier
C'est l'apocalypse, c'est la fin pour des milliers de citoyens
Qui ont disparu comme de la fumée dans les nuages ensorcelés
Les trains étaient invisibles mais les gens montaient, les mains
En l'air, dans des véhicules sans portes et ni pneus. Les pieds
Lourds pesaient dix fois plus qu'un éléphant. On partait vers des
Destinations inconnues. Les cris abasourdis et muets étaient
Partout. La Terre tremblait. Elle a tremblé comme si elle voulait
S'engloutir dans la mer où le flux et le reflux s'atterrissaient
À la jupe du rideau où la fumée et la nébulosité se rencontraient
Heureux sont ceux qui ont été sauvés et qui vivent en paix
Le séisme est un avatar infernal qui apporte peines et regrets
Haiti, notre pays a perdu des gens charmants, des petits enfants chéris
A cause de l'égoïsme des dirigeants safres imbibés dans l'hypocrisie
On ne cesse de dire à haute voix: pauvre Haiti. On ne cesse de pleurer
En se demandant quand les larmes cesseront de sombrer et d'exsuder.
Copyright© 10 Janvier 2021, Hébert Logerie, Tous Droits Réservés
Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poèmes.
Jan 10, 2025
Jan 10, 2025 at 10:29 PM UTC
Il m'en souvient, c'était aux plages
Où m'attire un ciel du Midi,
Ciel sans souillure et sans orages,
Où j'aspirais sous les feuillages
Les parfums d'un air attiédi.
Une mer qu'aucun bord n'arrête
S'étendait bleue à l'horizon ;
L'oranger, cet arbre de fête,
Neigeait par moments sur ma tête ;
Des odeurs montaient du gazon.
Tu croissais près d'une colonne
D'un temple écrasé par le temps ;
Tu lui faisais une couronne,
Tu parais son tronc monotone
Avec tes chapiteaux flottants ;
Fleur qui décores la ruine
Sans un regard pour t'admirer !
Je cueillis ta blanche étamine,
Et j'emportai sur ma poitrine
Tes parfums pour les respirer.
Aujourd'hui, ciel, temple, rivage,
Tout a disparu sans retour :
Ton parfum est dans le nuage,
Et je trouve, en tournant la page,
La trace morte d'un beau jour !
992
I stand in front of the mirror that I threw aside last night.
I see the broken glass shattered in the corner of the frame.
I look at my ribs and my pale face is bleached with fright.
The only thing I can think is 'who can I blame?'
Not myself, no.
It can't be my fault?
You wouldn't do that to yourself.
I see a plate full of food.
I try to finish, otherwise that's rude!
What do I really care about? My well-being or someone else's?
Oh shut up! You are just being selfish!
I can't eat this much, I might be sick,
but I must or I will be sick.
I don't think I can eat anymore.
But you don't understand! You need to eat more.
What I need to do is stop losing this weight.
But it's hard, and I can't concentrate.
this needs to stop before it's too late.
it's me, nobody else who I hate.
It's me. I'm the one who's wrong.
It's me. I see it now.
It's me. This has gone on too long.
It's me. Yes, I will admit
I'm trying to commit.
I'm slowly dissolving, getting smaller.
And I am getting no fuller.
Sometimes I honestly feel like an animal in a zoo.
Je suis presque disparu.
Dec 2, 2017
Dec 2, 2017 at 7:59 AM UTC
Le navire est venu à cheval, à une heure inexacte
Notre frère-matelot, du Panthéon des Poètes, était à son bord
Jean Pierre Basilic Dantor Frankétienne D’argent
Qui écrivait, à la hâte, le dernier acte
Se trouvait par hasard, miraculeusement sur le port
Il est monté, il est parti sans parler, sans argent
Sans ses chefs d’œuvre, sans une petite maison
C’est la vie, on part à toute saison.
Kalfou te kindeng miwo, miba ye.
Franckétienne n’est pas disparu
Il est quelque part, à Ravine-Sèche, dans les rues
Son inspiration est dans ‘l’émission le Point’
Nous n’avons pas d’autres choix que de prendre soin
De sa mémoire, de son invention et de son imagination
Franckétienne était un génie Haïtien, poète, dramaturge, spiraliste
Ministre de la culture, faiseur de mots, chanteur, peintre et artiste
Son nom était une longue phrase
Et ses paroles faisaient rire jusqu'à l’extase.
Kalfou te kindeng miwo, miba ye.
De son vivant, il n’avait pas obtenu sa petite maison
C’était un génie légendaire qui a défié l’imagination
La dictature, l’ordinaire, l’inordinaire et l’abstraction
En devenant un mapou, un baobab. Dirait Wendell
Quel potomitan! Quelle cathédrale! Quelle citadelle!
Pour paraphraser le fils du directeur de Mac Donald
« S’il arrive que tu tombes, apprends vite à chevaucher
Ta chute, que ta chute devienne un cheval, ton cheval
Pour continuer le voyage », la randonnée.
Kalfou te kindeng miwo, miba ye.
« Chaque minute compte après cinquante ans »
Disait Franckétienne, puisqu’on peut partir
A n’importe quelle heure, à n’importe quel instant
‘Galaxie plomb gaillé’, pas trop **** du nadir
Une trace invisible sur la tète à la Valentino ou à la Tino Rossi
Frankétienne s’en est allé, l’artiste est parti
Il demeure plus que jamais un Être nouveau
Le géant, l’écrivain, le comédien, le créateur des mots
Est habillé en bretelle comme un gros blanc nègre
Pas comme un monstre de Dr. Frankenstein. Comme une pègre
Le navire est venu à cheval, c’est la mort
Qui nous menace comme si nous avions tort
Nous pleurons maintenant comme la mère
Pour cet octogénaire avancé, pour ce prince de lumière.
Kalfou te kindeng miwo, miba ye.
P.S. Un Hommage à Franckétienne et famille, à Wendell Théodore
Et compagnie, à Radio Métropole et à tous les Haïtiens conséquents.
J’offre mes sincères condoléances à tous. Sit ei terra levis!
Copyright © Février 2025, Hébert Logerie, Tous droits réservés
Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poésie.
Feb 24, 2025
Feb 24, 2025 at 7:38 AM UTC
Tu es mon paradis perdu
Je n'ais decouvert ta valeur
Que lorsque tu as disparu
Je te regrettes
Chaque jour depuis
Jul 29, 2016
Jul 29, 2016 at 8:53 AM UTC
Tis
Weds
June 24th
Seeketh mine queen
mi amour of mine dreams,
No I do no seeketh her or loveth her out of mine own
Lonesomeness,
If I sought one out of lonesomeness
It shalt not be love!!!!!
But she's mine true amare
I needeth on this chilled wed's night
Because she's once again disappeared
Into the moon's light....
Tis I think
I shalt go to bed
Wherein
I canst dream
Of her
Tonight!!!
Jun 24, 2015
Jun 24, 2015 at 11:01 PM UTC
xxEn leur envoyant la cantate intitulée
La Tempête, qu'elles ont mise en musique.
Souvent cette trame grossière
Qu'ourdit la main du tisserand
Se transforme en tapis brillant
Sous les jolis doigts de Glycère.
Le chanvre obscur a disparu,
Recouvert par l'or et la soie ;
Ce n'est plus qu'un brillant tissu
Où l'art triomphant se déploie.
Le plus mince des opéras
Subira ces métamorphoses :
J'ai disposé le canevas,
Et sous vos doigts naîtront les roses.
Écrit en 1788.
622
J 'ai enfin fait le deuil de ma Muse
Ce n 'est plus Ma Muse
Ni la Muse
C 'est Muse tout simplement
Majuscule sans déterminant.
Cosmique !
Sans fleurs ni couronnes !
J 'ai sondé la nuit noire
Et sa vulve béante
Souriait de mille étoiles filantes
Et j 'ai trouvé la paix
Aux côtés de l 'ombre de Muse
Qui m'a fredonné à l 'oreille
Dans mon demi-sommeil
Un pot-pourri de valse oubliée
Et de fantaisie pour orgue en ré bémol majeur :
Carmen Sylva.
Femme, Mère, Reine et Poètesse :
Muse. Terre de Feu.
Et j 'ai dansé aux obsèques de Muse
Ma valse musette invisible
J'ai vu un cirque et des clowns
Et des ourses et des prestidigitateurs
Des chevaux andalous et un couple nu,
Catalina et Hespérion, qui tournoyait
Entre coquillages, crustacés et méduses
Sur le sable d'une plage céleste
Abandonnée aux rayons de lune.
Puis Muse a disparu dans la queue d'une comète
Ne me laissant pour vestiges que le doux surnom
De Câlin le Fou et une toupie à son effigie.
Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:30 AM UTC
Tu restes avec moi quand je suis malade
avec tes cheveux drapés comme des rideaux
les lèvres peintes en rouge comme des roses sur la table
tu t'es couchée avec moi, les bras enroulés autour de moi
ton souffle sur mon épaule
et ton cœur dans mes paumes sèches
tu m'as donné chaque partie de toi
ton amour, ton corps, ton âme, ta vie...
"tout ce que tu veux dans le monde, je te le donnerai"
tu m'as parlé en silence
mais quand je me réveille,
les fleurs rouges vibrantes sont fanées
tes marques ont disparu
les draps sont neufs et propres
et je pleure
Apr 13, 2021
Apr 13, 2021 at 11:21 AM UTC
Mes colonnes sont alignées
Au portique du feuilleton ;
Elles supportent résignées
Du journal le pesant fronton.
Jusqu'à lundi je suis mon maître.
Au diable chefs-d'oeuvre mort-nés !
Pour huit jours je puis me permettre
De vous fermer la porte au nez.
Les ficelles des mélodrames
N'ont plus le droit de se glisser
Parmi les fils soyeux des trames
Que mon caprice aime à tisser.
Voix de l'âme et de la nature,
J'écouterai vos purs sanglots,
Sans que les couplets de facture
M'étourdissent de leurs grelots.
Et portant, dans mon verre à côtes,
La santé du temps disparu,
Avec mes vieux rêves pour hôtes
Je boirai le vin de mon cru :
Le vin de ma propre pensée,
Vierge de toute autre liqueur,
Et que, par la vie écrasée,
Répand la grappe de mon coeur !
360
Il y avait des moments avec vous,
Je ne croyais pas à mon existence,
Est-ce que je cherchais quelque chose de nouveau?
Qu'est-ce que pourrait avoir plus d'importance?
En voulant plus, j'ai perdu le plus!
Les larmes du bonheur nourrissaient notre amour,
C'était un rêve, un miracle ou une illusion?
Il a disparu à nouveau, remplacé par le chagrin,
Je veux me réveiller pour trouver une solution.
En voulant plus j'ai perdu le plus.
Maintenant c'est sombre et je ne peux pas dormir,
Les larmes tombent, pas du bonheur,
Est-ce que j'ai vraiment fait une telle erreur? Cela n'a aucun sens!
Je ne pouvais pas faire confiance à mon existence!
Je ne sais pas comment, j'ai perdu le plus
Oct 3, 2017
Oct 3, 2017 at 12:16 PM UTC
Quand viendra la saison nouvelle,
Quand auront disparu les froids,
Tous les deux, nous irons, ma belle,
Pour cueillir le muguet au bois ;
Sous nos pieds égrenant les perles
Que l'on voit au matin trembler,
Nous irons écouter les merles
Siffler.
Le printemps est venu, ma belle,
C'est le mois des amants béni,
Et l'oiseau, satinant son aile,
Dit des vers au rebord du nid.
Oh ! Viens donc sur le banc de mousse
Pour parler de nos beaux amours,
Et dis-moi de ta voix si douce :
« Toujours ! »
**** bien **** égarant nos courses,
Faisons fuir le lapin caché
Et le daim au miroir des sources
Admirant son grand bois penché ;
Puis chez nous tout joyeux, tout aises,
En panier enlaçant nos doigts,
Revenons rapportant des fraises
Des bois.
365
Oh ! talk not to me of a name great in story ;
The days of our youth are the days of our glory ;
And the myrtle and ivy of sweet two-and-twenty
Are worth all your laurels, though ever so plenty.
BYRON.
Un jour vient où soudain l'artiste généreux
A leur poids sur son front sent les ans plus nombreux.
Un matin il s'éveille avec cette pensée :
- Jeunesse aux jours dorés, je t'ai donc dépensée !
Oh ! qu'il m'en reste peu ! Je vois le fond du sort,
Comme un prodigue en pleurs le fond du coffre-fort. -
Il sent, sous le soleil qui plus ardent s'épanche,
Comme à midi les fleurs, sa tête qui se penche ;
Si d'aventure il trouve, en suivant son destin,
Le gazon sous ses pas mouillé comme au matin,
Il dit, car il sait bien que son aube est passée :
- C'est de la pluie, hélas ! et non de la rosée ! -
C'en est fait. Son génie est plus mûr désormais.
Son aile atteint peut-être à de plus fiers sommets ;
La fumée est plus rare au foyer qu'il allume ;
Son astre haut monté soulève moins de brumes ;
Son coursier applaudi, parcourt mieux le champ clos ;
Mais il n'a plus en lui, pour l'épandre à grands flots
Sur des œuvres, de grâce et d'amour couronnées,
Le frais enchantement de ses jeunes années !
Oh ! rien ne rend cela ! - Quand il s'en va cherchant
Ces pensers de hasard que l'on trouve en marchant,
Et qui font que le soir l'artiste chez son hôte
Rentre le cœur plus fier et la tête plus haute,
Quand il sort pour rêver, et qu'il erre incertain,
Soit dans les prés lustrés, au gazon de satin,
Soit dans un bois qu'emplit cette chanson sonore
Que le petit oiseau chante à la jeune aurore,
Soit dans le carrefour bruyant et fréquenté,
- Car Paris et la foule ont aussi leur beauté,
Et les passants ne sont, le soir, sur les quais sombres,
Q'un flux et qu'un reflux de lumières et d'ombres ; -
Toujours, au fond de tout, toujours, dans son esprit,
Même quand l'art le tient, l'enivre et lui sourit,
Même dans ses chansons, même dans ses pensées
Les plus joyeusement écloses et bercées,
Il retrouve, attristé, le regret morne et froid
Du passé disparu, du passé, quel qu'il soit !
Novembre 1831.
395
Saint-Valery-Sur-Somme.
Oh ! combien de marins, combien de capitaines
Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines,
Dans ce morne horizon se sont évanouis !
Combien ont disparu, dure et triste fortune !
Dans une mer sans fond, par une nuit sans lune,
Sous l'aveugle océan à jamais enfouis !
Combien de patrons morts avec leurs équipages !
L'ouragan de leur vie a pris toutes les pages
Et d'un souffle il a tout dispersé sur les flots !
Nul ne saura leur fin dans l'abîme plongée.
Chaque vague en passant d'un butin s'est chargée ;
L'une a saisi l'esquif, l'autre les matelots !
Nul ne sait votre sort, pauvres têtes perdues !
Vous roulez à travers les sombres étendues,
Heurtant de vos fronts morts des écueils inconnus.
Oh ! que de vieux parents, qui n'avaient plus qu'un rêve,
Sont morts en attendant tous les jours sur la grève
Ceux qui ne sont pas revenus !
On s'entretient de vous parfois dans les veillées.
Maint joyeux cercle, assis sur des ancres rouillées,
Mêle encor quelque temps vos noms d'ombre couverts
Aux rires, aux refrains, aux récits d'aventures,
Aux baisers qu'on dérobe à vos belles futures,
Tandis que vous dormez dans les goémons verts !
On demande : - Où sont-ils ? sont-ils rois dans quelque île ?
Nous ont-ils délaissés pour un bord plus fertile ? -
Puis votre souvenir même est enseveli.
Le corps se perd dans l'eau, le nom dans la mémoire.
Le temps, qui sur toute ombre en verse une plus noire,
Sur le sombre océan jette le sombre oubli.
Bientôt des yeux de tous votre ombre est disparue.
L'un n'a-t-il pas sa barque et l'autre sa charrue ?
Seules, durant ces nuits où l'orage est vainqueur,
Vos veuves aux fronts blancs, lasses de vous attendre,
Parlent encor de vous en remuant la cendre
De leur foyer et de leur coeur !
Et quand la tombe enfin a fermé leur paupière,
Rien ne sait plus vos noms, pas même une humble pierre
Dans l'étroit cimetière où l'écho nous répond,
Pas même un saule vert qui s'effeuille à l'automne,
Pas même la chanson naïve et monotone
Que chante un mendiant à l'angle d'un vieux pont !
Où sont-ils, les marins sombrés dans les nuits noires ?
Ô flots, que vous savez de lugubres histoires !
Flots profonds redoutés des mères à genoux !
Vous vous les racontez en montant les marées,
Et c'est ce qui vous fait ces voix désespérées
Que vous avez le soir quand vous venez vers nous !
422
*though a young’un here,
wander, stumble through
old poems via crazy word
searches, and bumble~bump
into fabulous poets who have
not scribed in many ayear,
and the curiosity chomps me
big time, where do the poets*
go,
when they without trace,
they disappear,
disparu sans laisser de trace
**leaving behind poems that leave
me breaathless, eyes watery,
could not have all died,
but their spark that lit up skies
world over,
has been extinguished*
impossible
cannot be,
perhaps they graduated
to more serious employ,
though know nothing better
than scripture of scribbling
a beauteous insights,
a pithy phrase
that rings the heart strings
in ways that leave you
gasping!**
**how
can you lose the
need,
urging,
compulsing,
sensation
to create
great?
**how can it be,
late at night,
the kids put to bed,
the papers writ,
the bills paid
as best one can,
that the inner scream
becomes your
fingertips
to blow, spark, and drip
fulsome
words?
unheard,
requiring
witnesses,
Where?
is that ****
divine action,
when
so many have lost
that sparking
of
describing
the sparkling best
that life
provides?**
Aug 18, 2024
Aug 18, 2024 at 2:25 PM UTC
Le soleil de la nuit éclaire la montagne ;
Sur le sable désert faut-il encore rester ?
Doucement dans mes bras laisse-moi t'emporter ;
Bon maître, éveille-toi ! marchons vers la campagne.
Tes yeux sont clos depuis trois jours :
Maître ! dormiras-tu toujours ?
L'orage dans son vol a brisé les platanes ;
Le navire sans voile a disparu dans l'eau :
De ton front tout sanglant, j'ai lavé le bandeau ;
Marchons, les pauvres noirs t'ouvriront leurs cabanes.
Tes yeux sont clos depuis trois jours :
Maître ! dormiras-tu toujours ?
Je voudrais deviner ton rêve que j'ignore.
Oh ! que ce rêve est long ! finira-t-il demain ?
Demain, en t'éveillant, presseras-tu ma main ?
Oui, je t'appellerai quand j'aurai vu l'aurore.
Tes yeux sont clos depuis trois jours :
Maître ! dormiras-tu toujours ?
Mais la lueur du jour s'étend sur le rivage,
Le flot porte sans bruit la barque du pêcheur ;
Viens ! ... que ton front est froid ! quelle triste blancheur !
Oh ! maître ! que ta voix me rendrait de courage !
Tes yeux sont clos depuis trois jours :
Maître ! dormiras-tu toujours ?
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