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"disparu" poems
Th poems were walking down the street A young teenage girl, A Professional Loser, but life lessoned and in possession of Eagled-claws and tongue razored sharpened From gettin/givin acidic high school barbed kisses (She maintained up to date put down lists), Swooped them up, hers to imprison, Framed them to be soully hers, Purposed for skin restoration during the wee hours of the Crying Nights A middle aged man, tired from failure, Trapped tween lost rock n' roll dreams and Unsuccessful retirement planning, Suffocated by the hands of twixt and tween, Grabbed the three, like a rock climbing hand-hold to Take him home when and where his family looks at him Pathetically. This grandfather espied the other two, Looked liked old familiars, friends maybe, But eyes/words, dimmed, disparu, Memories unsorted, disordered, jumble-merged, Perhaps the words to a song he once knew complete, But did he write that phrase, or was he just a poet Thief? The three poems went about their business, Bringing heaven to earth, *FYI, even Angels can't be everywhere, so, God invented poems to do his ***** work, Cleansing souls.* They rode in~out of town on a prankster wave, A cheering throng was not around, But a singular poet saw, recorded the vision, And thus, this nameless poet, Below unmasked, unsealed, Cleansed one more soul, And that soul, this soul, as required, Paid it forward. Paid as in the past tense
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Jun 9, 2013
Jun 9, 2013 at 10:38 AM UTC
Three poems were walking down the street
Enfin ! seul ! On n'entend plus que le roulement de quelques fiacres attardés et éreintés. Pendant quelques heures, nous posséderons le silence, sinon le repos. Enfin ! la tyrannie de la face humaine a disparu, et je ne souffrirai plus que par moi-même. Enfin ! il m'est donc permis de me délasser dans un bain de ténèbres ! D'abord, un double tour à la serrure. Il me semble que ce tour de clef augmentera ma solitude et fortifiera les barricades qui me séparent actuellement du monde. Horrible vie ! Horrible ville ! Récapitulons la journée : avoir vu plusieurs hommes de lettres, dont l'un m'a demandé si l'on pouvait aller en Russie par voie de terre (il prenait sans doute la Russie pour une île) ; avoir disputé généreusement contre le directeur d'une ***** qui à chaque objection répondait : « - C'est ici le parti des honnêtes gens, » ce qui implique que tous les autres journaux sont rédigés par des coquins ; avoir salué une vingtaine de personnes, dont quinze me sont inconnues ; avoir distribué des poignées de main dans la même proportion, et cela sans avoir pris la précaution d'acheter des gants ; être monté pour tuer le temps, pendant une averse, chez une sauteuse qui m'a prié de lui dessiner un costume de Vénustre ; avoir fait ma cour à un directeur de théâtre, qui m'a dit en me congédiant : « - Vous feriez peut-être bien de vous adresser à Z... ; c'est le plus lourd, le plus sot et le plus célèbre de tous mes auteurs, avec lui vous pourriez peut-être aboutir à quelque chose. Voyez-le, et puis nous verrons ; » m'être vanté (pourquoi ?) de plusieurs vilaines actions que je n'ai jamais commises, et avoir lâchement nié quelques autres méfaits que j'ai accomplis avec joie, délit de fanfaronnade, crime de respect humain ; avoir refusé à un ami un service facile, et donné une recommandation écrite à un parfait drôle ; ouf ! est-ce bien fini ? Mécontent de tous et mécontent de moi, je voudrais bien me racheter et m'enorgueillir un peu dans le silence et la solitude de la nuit. Âmes de ceux que j'ai aimés, âmes de ceux que j'ai chantés, fortifiez-moi, soutenez-moi, éloignez de moi le mensonge et les vapeurs corruptrices du monde, et vous, Seigneur mon Dieu ! accordez-moi la grâce de produire quelques beaux vers qui me prouvent à moi-même que je ne suis pas le dernier des hommes, que je ne suis pas inférieur à ceux que je méprise !
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À une heure du matin
Enfin ! seul ! On n'entend plus que le roulement de quelques fiacres attardés et éreintés. Pendant quelques heures, nous posséderons le silence, sinon le repos. Enfin ! la tyrannie de la face humaine a disparu, et je ne souffrirai plus que par moi-même. Enfin ! il m'est donc permis de me délasser dans un bain de ténèbres ! D'abord, un double tour à la serrure. Il me semble que ce tour de clef augmentera ma solitude et fortifiera les barricades qui me séparent actuellement du monde. Horrible vie ! Horrible ville ! Récapitulons la journée : avoir vu plusieurs hommes de lettres, dont l'un m'a demandé si l'on pouvait aller en Russie par voie de terre (il prenait sans doute la Russie pour une île) ; avoir disputé généreusement contre le directeur d'une ***** qui à chaque objection répondait : « - C'est ici le parti des honnêtes gens, » ce qui implique que tous les autres journaux sont rédigés par des coquins ; avoir salué une vingtaine de personnes, dont quinze me sont inconnues ; avoir distribué des poignées de main dans la même proportion, et cela sans avoir pris la précaution d'acheter des gants ; être monté pour tuer le temps, pendant une averse, chez une sauteuse qui m'a prié de lui dessiner un costume de Vénustre ; avoir fait ma cour à un directeur de théâtre, qui m'a dit en me congédiant : « - Vous feriez peut-être bien de vous adresser à Z... ; c'est le plus lourd, le plus sot et le plus célèbre de tous mes auteurs, avec lui vous pourriez peut-être aboutir à quelque chose. Voyez-le, et puis nous verrons ; » m'être vanté (pourquoi ?) de plusieurs vilaines actions que je n'ai jamais commises, et avoir lâchement nié quelques autres méfaits que j'ai accomplis avec joie, délit de fanfaronnade, crime de respect humain ; avoir refusé à un ami un service facile, et donné une recommandation écrite à un parfait drôle ; ouf ! est-ce bien fini ? Mécontent de tous et mécontent de moi, je voudrais bien me racheter et m'enorgueillir un peu dans le silence et la solitude de la nuit. Âmes de ceux que j'ai aimés, âmes de ceux que j'ai chantés, fortifiez-moi, soutenez-moi, éloignez de moi le mensonge et les vapeurs corruptrices du monde, et vous, Seigneur mon Dieu ! accordez-moi la grâce de produire quelques beaux vers qui me prouvent à moi-même que je ne suis pas le dernier des hommes, que je ne suis pas inférieur à ceux que je méprise !
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Je n’y arriverai pas alors autant tout faire …/… Je t’emmerde ? …/… Je veux combattre des chattes puantes et dégoulinantes en me défonçant la cervelle sous la rame d’un métro Les poubelles ce soir débordaient de litres de sperme dégorgés pendant le week-end Vous aviez dans le passé un bien joli cul Mais je ne suce pas monsieur Je rêve simplement …/… Je n’ai plus qu’à me faire kidnapper Il ne me reste plus rien d’autre …/… Ceci est mon testament …/… Tu m’aimes ? Parce que moi je n’aime que moi …/… Je ne suis que veines nécrosées, désabusées, vaine écrivaine immortelle, ivre de mots ensanglantés, qui mange des glaces dans la nuit noire en se faisant vomir de folie …/… Elle s’est réveillée un matin Elle avait rêvé toute la nuit, elle se sentait plutôt bien Elle ouvrit les yeux et se rendit compte que tout autour d’elle lui était devenu étranger Tout son monde, le meilleur comme le pire, avait disparu Elle n’était plus que vide dans un corps qui ne bougeait plus.
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Jul 20, 2012
Jul 20, 2012 at 6:57 AM UTC
010209- Journal
pain fills me up from my stomach to my skull souffrance come une smoke thick and bleak and black or like food, not nutritious yet quite poison-like une illusion, ou pas? pain fills me up untill i choke and burst throat shut, eyes burning something that's not welcome tu es disparu mais pas de moi en restant comme une partie d'âme unable to chase, unwilling to leave pain fills me up ressemblant à le lierre ou le squelette de moi-même this time solid and trapping a cage borne into my flesh neither locks nor keys maybe a welcome addiction love, now c'est une illusion une image que j'ai fait de toi maybe just out of nostalgia you had all the time to come i had all the time to heal yet the pain fills me up from the cracks you left
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Jul 9, 2022
Jul 9, 2022 at 7:20 PM UTC
a welcome addiction
Lorsque brusquement et soudainement le jour Devenait la nuit la plus obscure, compatriotes et amis On ne savait pas si on devait courir en se disant bonjour Adieu ou au revoir. La terre tremblait jusqu'à l'infini Sans halte, comme des trains nocturnes venant de plusieurs Directions. L'heure était vitale. On cherchait la lueur D'un espoir pour s'échapper de l'embrouillamini surnaturel Où des milliers de vies ont été disparues. Les biens matériels Ne sont pas importants, on se voit partir tel qu'on est Venu. On doit reconnaitre que l'argent est futile et la paix Est la chose la plus précieuse qu'on nécessite. Le passé C'est là que réside un bonheur furtif, éphémère et volatil C'est comme la fin d'un monde. Oh! Chaque être est utile. La faille a ouvert sa grande gueule pour engloutir: bébés Adultes, chiens, chats, maisons, édifices et routes en entier C'est l'apocalypse, c'est la fin pour des milliers de citoyens Qui ont disparu comme de la fumée dans les nuages ensorcelés Les trains étaient invisibles mais les gens montaient, les mains En l'air, dans des véhicules sans portes et ni pneus. Les pieds Lourds pesaient dix fois plus qu'un éléphant. On partait vers des Destinations inconnues. Les cris abasourdis et muets étaient Partout. La Terre tremblait. Elle a tremblé comme si elle voulait S'engloutir dans la mer où le flux et le reflux s'atterrissaient À la jupe du rideau où la fumée et la nébulosité se rencontraient Heureux sont ceux qui ont été sauvés et qui vivent en paix Le séisme est un avatar infernal qui apporte peines et regrets Haiti, notre pays a perdu des gens charmants, des petits enfants chéris A cause de l'égoïsme des dirigeants safres imbibés dans l'hypocrisie On ne cesse de dire à haute voix: pauvre Haiti. On ne cesse de pleurer En se demandant quand les larmes cesseront de sombrer et d'exsuder. Copyright© 10 Janvier 2021, Hébert Logerie, Tous Droits Réservés Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poèmes.
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Jan 10, 2025
Jan 10, 2025 at 10:29 PM UTC
Le Séisme Infernal D'un Après-Midi Extraordinaire
Lorsque brusquement et soudainement le jour Devenait la nuit la plus obscure, compatriotes et amis On ne savait pas si on devait courir en se disant bonjour Adieu ou au revoir. La terre tremblait jusqu'à l'infini Sans halte, comme des trains nocturnes venant de plusieurs Directions. L'heure était vitale. On cherchait la lueur D'un espoir pour s'échapper de l'embrouillamini surnaturel Où des milliers de vies ont été disparues. Les biens matériels Ne sont pas importants, on se voit partir tel qu'on est Venu. On doit reconnaitre que l'argent est futile et la paix Est la chose la plus précieuse qu'on nécessite. Le passé C'est là que réside un bonheur furtif, éphémère et volatil C'est comme la fin d'un monde. Oh! Chaque être est utile. La faille a ouvert sa grande gueule pour engloutir: bébés Adultes, chiens, chats, maisons, édifices et routes en entier C'est l'apocalypse, c'est la fin pour des milliers de citoyens Qui ont disparu comme de la fumée dans les nuages ensorcelés Les trains étaient invisibles mais les gens montaient, les mains En l'air, dans des véhicules sans portes et ni pneus. Les pieds Lourds pesaient dix fois plus qu'un éléphant. On partait vers des Destinations inconnues. Les cris abasourdis et muets étaient Partout. La Terre tremblait. Elle a tremblé comme si elle voulait S'engloutir dans la mer où le flux et le reflux s'atterrissaient À la jupe du rideau où la fumée et la nébulosité se rencontraient Heureux sont ceux qui ont été sauvés et qui vivent en paix Le séisme est un avatar infernal qui apporte peines et regrets Haiti, notre pays a perdu des gens charmants, des petits enfants chéris A cause de l'égoïsme des dirigeants safres imbibés dans l'hypocrisie On ne cesse de dire à haute voix: pauvre Haiti. On ne cesse de pleurer En se demandant quand les larmes cesseront de sombrer et d'exsuder. Copyright© 10 Janvier 2021, Hébert Logerie, Tous Droits Réservés Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poèmes.
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Il m'en souvient, c'était aux plages Où m'attire un ciel du Midi, Ciel sans souillure et sans orages, Où j'aspirais sous les feuillages Les parfums d'un air attiédi. Une mer qu'aucun bord n'arrête S'étendait bleue à l'horizon ; L'oranger, cet arbre de fête, Neigeait par moments sur ma tête ; Des odeurs montaient du gazon. Tu croissais près d'une colonne D'un temple écrasé par le temps ; Tu lui faisais une couronne, Tu parais son tronc monotone Avec tes chapiteaux flottants ; Fleur qui décores la ruine Sans un regard pour t'admirer ! Je cueillis ta blanche étamine, Et j'emportai sur ma poitrine Tes parfums pour les respirer. Aujourd'hui, ciel, temple, rivage, Tout a disparu sans retour : Ton parfum est dans le nuage, Et je trouve, en tournant la page, La trace morte d'un beau jour !
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À une fleur séchée dans un album
I stand in front of the mirror that I threw aside last night. I see the broken glass shattered in the corner of the frame. I look at my ribs and my pale face is bleached with fright. The only thing I can think is 'who can I blame?' Not myself, no. It can't be my fault? You wouldn't do that to yourself. I see a plate full of food. I try to finish, otherwise that's rude! What do I really care about? My well-being or someone else's? Oh shut up! You are just being selfish! I can't eat this much, I might be sick, but I must or I will be sick. I don't think I can eat anymore. But you don't understand! You need to eat more. What I need to do is stop losing this weight. But it's hard, and I can't concentrate. this needs to stop before it's too late. it's me, nobody else who I hate. It's me. I'm the one who's wrong. It's me. I see it now. It's me. This has gone on too long. It's me. Yes, I will admit I'm trying to commit. I'm slowly dissolving, getting smaller. And I am getting no fuller. Sometimes I honestly feel like an animal in a zoo. Je suis presque disparu.
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Dec 2, 2017
Dec 2, 2017 at 7:59 AM UTC
Je suis preque disparu
Le navire est venu à cheval, à une heure inexacte Notre frère-matelot, du Panthéon  des Poètes, était à son bord Jean Pierre Basilic Dantor Frankétienne D’argent Qui écrivait, à la hâte, le dernier acte Se trouvait par hasard, miraculeusement sur le port Il est monté, il est parti sans parler, sans argent Sans ses chefs d’œuvre, sans une petite maison C’est la vie, on part à toute saison. Kalfou te kindeng miwo, miba ye. Franckétienne n’est pas disparu Il est quelque part, à Ravine-Sèche,  dans les rues Son inspiration est dans ‘l’émission le Point’ Nous n’avons pas d’autres choix que de prendre soin De sa mémoire, de son invention et de son imagination Franckétienne était un génie Haïtien, poète, dramaturge, spiraliste Ministre de la culture, faiseur de mots, chanteur, peintre et artiste Son nom était une longue phrase Et ses paroles faisaient rire jusqu'à l’extase. Kalfou te kindeng miwo, miba ye. De son vivant, il n’avait pas obtenu sa petite maison C’était un génie légendaire qui a défié l’imagination La dictature, l’ordinaire, l’inordinaire et l’abstraction En devenant un mapou, un baobab. Dirait Wendell Quel potomitan! Quelle cathédrale! Quelle citadelle! Pour paraphraser le fils du directeur de Mac Donald « S’il arrive que tu tombes, apprends vite à chevaucher Ta chute, que ta chute devienne un cheval, ton cheval Pour continuer le voyage », la randonnée. Kalfou te kindeng miwo, miba ye. « Chaque minute compte après cinquante ans » Disait Franckétienne, puisqu’on peut partir A n’importe quelle heure, à n’importe quel instant ‘Galaxie plomb gaillé’, pas trop **** du nadir Une trace invisible sur la tète à la Valentino ou à la Tino Rossi Frankétienne s’en est allé, l’artiste est parti Il demeure plus que jamais un Être nouveau Le géant, l’écrivain, le comédien, le créateur des mots Est habillé en bretelle comme un gros blanc nègre Pas comme un monstre de Dr. Frankenstein. Comme une pègre Le navire est venu à cheval, c’est la mort Qui nous menace comme si nous avions tort Nous pleurons maintenant comme la mère Pour cet octogénaire avancé, pour ce prince de lumière. Kalfou te kindeng miwo, miba ye. P.S. Un Hommage à Franckétienne et famille, à Wendell Théodore Et compagnie,  à Radio Métropole et à tous  les Haïtiens conséquents. J’offre mes sincères condoléances à tous. Sit ei terra levis! Copyright © Février 2025, Hébert Logerie, Tous droits réservés Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poésie.
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Feb 24, 2025
Feb 24, 2025 at 7:38 AM UTC
Le Navire Est Venu À Cheval, Ou Hommage Au Fameux Poète Frankétienne
Le navire est venu à cheval, à une heure inexacte Notre frère-matelot, du Panthéon  des Poètes, était à son bord Jean Pierre Basilic Dantor Frankétienne D’argent Qui écrivait, à la hâte, le dernier acte Se trouvait par hasard, miraculeusement sur le port Il est monté, il est parti sans parler, sans argent Sans ses chefs d’œuvre, sans une petite maison C’est la vie, on part à toute saison. Kalfou te kindeng miwo, miba ye. Franckétienne n’est pas disparu Il est quelque part, à Ravine-Sèche,  dans les rues Son inspiration est dans ‘l’émission le Point’ Nous n’avons pas d’autres choix que de prendre soin De sa mémoire, de son invention et de son imagination Franckétienne était un génie Haïtien, poète, dramaturge, spiraliste Ministre de la culture, faiseur de mots, chanteur, peintre et artiste Son nom était une longue phrase Et ses paroles faisaient rire jusqu'à l’extase. Kalfou te kindeng miwo, miba ye. De son vivant, il n’avait pas obtenu sa petite maison C’était un génie légendaire qui a défié l’imagination La dictature, l’ordinaire, l’inordinaire et l’abstraction En devenant un mapou, un baobab. Dirait Wendell Quel potomitan! Quelle cathédrale! Quelle citadelle! Pour paraphraser le fils du directeur de Mac Donald « S’il arrive que tu tombes, apprends vite à chevaucher Ta chute, que ta chute devienne un cheval, ton cheval Pour continuer le voyage », la randonnée. Kalfou te kindeng miwo, miba ye. « Chaque minute compte après cinquante ans » Disait Franckétienne, puisqu’on peut partir A n’importe quelle heure, à n’importe quel instant ‘Galaxie plomb gaillé’, pas trop **** du nadir Une trace invisible sur la tète à la Valentino ou à la Tino Rossi Frankétienne s’en est allé, l’artiste est parti Il demeure plus que jamais un Être nouveau Le géant, l’écrivain, le comédien, le créateur des mots Est habillé en bretelle comme un gros blanc nègre Pas comme un monstre de Dr. Frankenstein. Comme une pègre Le navire est venu à cheval, c’est la mort Qui nous menace comme si nous avions tort Nous pleurons maintenant comme la mère Pour cet octogénaire avancé, pour ce prince de lumière. Kalfou te kindeng miwo, miba ye. P.S. Un Hommage à Franckétienne et famille, à Wendell Théodore Et compagnie,  à Radio Métropole et à tous  les Haïtiens conséquents. J’offre mes sincères condoléances à tous. Sit ei terra levis! Copyright © Février 2025, Hébert Logerie, Tous droits réservés Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poésie.
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Tu es mon paradis perdu Je n'ais decouvert ta valeur Que lorsque tu as disparu Je te regrettes Chaque jour depuis
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Jul 29, 2016
Jul 29, 2016 at 8:53 AM UTC
Paradise lost
Tis Weds June 24th Seeketh mine queen mi amour of mine dreams, No I do no seeketh her or loveth her out of mine own Lonesomeness, If I sought one out of lonesomeness It shalt not be love!!!!! But she's mine true amare I needeth on this chilled wed's night Because she's once again disappeared Into the moon's light.... Tis I think I shalt go to bed Wherein I canst dream Of her Tonight!!!
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Jun 24, 2015
Jun 24, 2015 at 11:01 PM UTC
disparu ( Gone) french tongue
xxEn leur envoyant la cantate intitulée La Tempête, qu'elles ont mise en musique. Souvent cette trame grossière Qu'ourdit la main du tisserand Se transforme en tapis brillant Sous les jolis doigts de Glycère. Le chanvre obscur a disparu, Recouvert par l'or et la soie ; Ce n'est plus qu'un brillant tissu Où l'art triomphant se déploie. Le plus mince des opéras Subira ces métamorphoses : J'ai disposé le canevas, Et sous vos doigts naîtront les roses. Écrit en 1788.
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À deux sœurs
J 'ai enfin fait le deuil de ma Muse Ce n 'est plus Ma Muse Ni la Muse C 'est Muse tout simplement Majuscule sans déterminant. Cosmique ! Sans fleurs ni couronnes ! J 'ai sondé la nuit noire Et sa vulve béante Souriait de mille étoiles filantes Et j 'ai trouvé la paix Aux côtés de l 'ombre de Muse Qui m'a fredonné à l 'oreille Dans mon demi-sommeil Un pot-pourri de valse oubliée Et de fantaisie pour orgue en ré bémol majeur : Carmen Sylva. Femme, Mère, Reine et Poètesse : Muse. Terre de Feu. Et j 'ai dansé aux obsèques de Muse Ma valse musette invisible J'ai vu un cirque et des clowns Et des ourses et des prestidigitateurs Des chevaux andalous et un couple nu, Catalina et Hespérion, qui tournoyait Entre coquillages, crustacés et méduses Sur le sable d'une plage céleste Abandonnée aux rayons de lune. Puis Muse a disparu dans la queue d'une comète Ne me laissant pour vestiges que le doux surnom De Câlin le Fou et une toupie à son effigie.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:30 AM UTC
Carmen Sylva
Tu restes avec moi quand je suis malade avec tes cheveux drapés comme des rideaux les lèvres peintes en rouge comme des roses sur la table tu t'es couchée avec moi, les bras enroulés autour de moi ton souffle sur mon épaule et ton cœur dans mes paumes sèches tu m'as donné chaque partie de toi ton amour, ton corps, ton âme, ta vie... "tout ce que tu veux dans le monde, je te le donnerai" tu m'as parlé en silence mais quand je me réveille, les fleurs rouges vibrantes sont fanées tes marques ont disparu les draps sont neufs et propres et je pleure
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Apr 13, 2021
Apr 13, 2021 at 11:21 AM UTC
Quand je me réveille
Mes colonnes sont alignées Au portique du feuilleton ; Elles supportent résignées Du journal le pesant fronton. Jusqu'à lundi je suis mon maître. Au diable chefs-d'oeuvre mort-nés ! Pour huit jours je puis me permettre De vous fermer la porte au nez. Les ficelles des mélodrames N'ont plus le droit de se glisser Parmi les fils soyeux des trames Que mon caprice aime à tisser. Voix de l'âme et de la nature, J'écouterai vos purs sanglots, Sans que les couplets de facture M'étourdissent de leurs grelots. Et portant, dans mon verre à côtes, La santé du temps disparu, Avec mes vieux rêves pour hôtes Je boirai le vin de mon cru : Le vin de ma propre pensée, Vierge de toute autre liqueur, Et que, par la vie écrasée, Répand la grappe de mon coeur !
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Après le feuilleton
Il y avait des moments avec vous, Je ne croyais pas à mon existence, Est-ce que je cherchais quelque chose de nouveau? Qu'est-ce que pourrait avoir plus d'importance? En voulant plus, j'ai perdu le plus! Les larmes du bonheur nourrissaient notre amour, C'était un rêve, un miracle ou une illusion? Il a disparu à nouveau, remplacé par le chagrin, Je veux me réveiller pour trouver une solution. En voulant plus j'ai perdu le plus. Maintenant c'est sombre et je ne peux pas dormir, Les larmes tombent, pas du bonheur, Est-ce que j'ai vraiment fait une telle erreur? Cela n'a aucun sens! Je ne pouvais pas faire confiance à mon existence! Je ne sais pas comment, j'ai perdu le plus
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Oct 3, 2017
Oct 3, 2017 at 12:16 PM UTC
En voulant plus, j'ai perdu le plus
Quand viendra la saison nouvelle, Quand auront disparu les froids, Tous les deux, nous irons, ma belle, Pour cueillir le muguet au bois ; Sous nos pieds égrenant les perles Que l'on voit au matin trembler, Nous irons écouter les merles Siffler. Le printemps est venu, ma belle, C'est le mois des amants béni, Et l'oiseau, satinant son aile, Dit des vers au rebord du nid. Oh ! Viens donc sur le banc de mousse Pour parler de nos beaux amours, Et dis-moi de ta voix si douce : « Toujours ! » **** bien **** égarant nos courses, Faisons fuir le lapin caché Et le daim au miroir des sources Admirant son grand bois penché ; Puis chez nous tout joyeux, tout aises, En panier enlaçant nos doigts, Revenons rapportant des fraises Des bois.
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Villanelle rythmique
Oh ! talk not to me of a name great in story ; The days of our youth are the days of our glory ; And the myrtle and ivy of sweet two-and-twenty Are worth all your laurels, though ever so plenty. BYRON. Un jour vient où soudain l'artiste généreux A leur poids sur son front sent les ans plus nombreux. Un matin il s'éveille avec cette pensée : - Jeunesse aux jours dorés, je t'ai donc dépensée ! Oh ! qu'il m'en reste peu ! Je vois le fond du sort, Comme un prodigue en pleurs le fond du coffre-fort. - Il sent, sous le soleil qui plus ardent s'épanche, Comme à midi les fleurs, sa tête qui se penche ; Si d'aventure il trouve, en suivant son destin, Le gazon sous ses pas mouillé comme au matin, Il dit, car il sait bien que son aube est passée : - C'est de la pluie, hélas ! et non de la rosée ! - C'en est fait. Son génie est plus mûr désormais. Son aile atteint peut-être à de plus fiers sommets ; La fumée est plus rare au foyer qu'il allume ; Son astre haut monté soulève moins de brumes ; Son coursier applaudi, parcourt mieux le champ clos ; Mais il n'a plus en lui, pour l'épandre à grands flots Sur des œuvres, de grâce et d'amour couronnées, Le frais enchantement de ses jeunes années ! Oh ! rien ne rend cela ! - Quand il s'en va cherchant Ces pensers de hasard que l'on trouve en marchant, Et qui font que le soir l'artiste chez son hôte Rentre le cœur plus fier et la tête plus haute, Quand il sort pour rêver, et qu'il erre incertain, Soit dans les prés lustrés, au gazon de satin, Soit dans un bois qu'emplit cette chanson sonore Que le petit oiseau chante à la jeune aurore, Soit dans le carrefour bruyant et fréquenté, - Car Paris et la foule ont aussi leur beauté, Et les passants ne sont, le soir, sur les quais sombres, Q'un flux et qu'un reflux de lumières et d'ombres ; - Toujours, au fond de tout, toujours, dans son esprit, Même quand l'art le tient, l'enivre et lui sourit, Même dans ses chansons, même dans ses pensées Les plus joyeusement écloses et bercées, Il retrouve, attristé, le regret morne et froid Du passé disparu, du passé, quel qu'il soit ! Novembre 1831.
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Un jour vient où soudain l'artiste généreux
Oh ! talk not to me of a name great in story ; The days of our youth are the days of our glory ; And the myrtle and ivy of sweet two-and-twenty Are worth all your laurels, though ever so plenty. BYRON. Un jour vient où soudain l'artiste généreux A leur poids sur son front sent les ans plus nombreux. Un matin il s'éveille avec cette pensée : - Jeunesse aux jours dorés, je t'ai donc dépensée ! Oh ! qu'il m'en reste peu ! Je vois le fond du sort, Comme un prodigue en pleurs le fond du coffre-fort. - Il sent, sous le soleil qui plus ardent s'épanche, Comme à midi les fleurs, sa tête qui se penche ; Si d'aventure il trouve, en suivant son destin, Le gazon sous ses pas mouillé comme au matin, Il dit, car il sait bien que son aube est passée : - C'est de la pluie, hélas ! et non de la rosée ! - C'en est fait. Son génie est plus mûr désormais. Son aile atteint peut-être à de plus fiers sommets ; La fumée est plus rare au foyer qu'il allume ; Son astre haut monté soulève moins de brumes ; Son coursier applaudi, parcourt mieux le champ clos ; Mais il n'a plus en lui, pour l'épandre à grands flots Sur des œuvres, de grâce et d'amour couronnées, Le frais enchantement de ses jeunes années ! Oh ! rien ne rend cela ! - Quand il s'en va cherchant Ces pensers de hasard que l'on trouve en marchant, Et qui font que le soir l'artiste chez son hôte Rentre le cœur plus fier et la tête plus haute, Quand il sort pour rêver, et qu'il erre incertain, Soit dans les prés lustrés, au gazon de satin, Soit dans un bois qu'emplit cette chanson sonore Que le petit oiseau chante à la jeune aurore, Soit dans le carrefour bruyant et fréquenté, - Car Paris et la foule ont aussi leur beauté, Et les passants ne sont, le soir, sur les quais sombres, Q'un flux et qu'un reflux de lumières et d'ombres ; - Toujours, au fond de tout, toujours, dans son esprit, Même quand l'art le tient, l'enivre et lui sourit, Même dans ses chansons, même dans ses pensées Les plus joyeusement écloses et bercées, Il retrouve, attristé, le regret morne et froid Du passé disparu, du passé, quel qu'il soit ! Novembre 1831.
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Saint-Valery-Sur-Somme. Oh ! combien de marins, combien de capitaines Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines, Dans ce morne horizon se sont évanouis ! Combien ont disparu, dure et triste fortune ! Dans une mer sans fond, par une nuit sans lune, Sous l'aveugle océan à jamais enfouis ! Combien de patrons morts avec leurs équipages ! L'ouragan de leur vie a pris toutes les pages Et d'un souffle il a tout dispersé sur les flots ! Nul ne saura leur fin dans l'abîme plongée. Chaque vague en passant d'un butin s'est chargée ; L'une a saisi l'esquif, l'autre les matelots ! Nul ne sait votre sort, pauvres têtes perdues ! Vous roulez à travers les sombres étendues, Heurtant de vos fronts morts des écueils inconnus. Oh ! que de vieux parents, qui n'avaient plus qu'un rêve, Sont morts en attendant tous les jours sur la grève Ceux qui ne sont pas revenus ! On s'entretient de vous parfois dans les veillées. Maint joyeux cercle, assis sur des ancres rouillées, Mêle encor quelque temps vos noms d'ombre couverts Aux rires, aux refrains, aux récits d'aventures, Aux baisers qu'on dérobe à vos belles futures, Tandis que vous dormez dans les goémons verts ! On demande : - Où sont-ils ? sont-ils rois dans quelque île ? Nous ont-ils délaissés pour un bord plus fertile ? - Puis votre souvenir même est enseveli. Le corps se perd dans l'eau, le nom dans la mémoire. Le temps, qui sur toute ombre en verse une plus noire, Sur le sombre océan jette le sombre oubli. Bientôt des yeux de tous votre ombre est disparue. L'un n'a-t-il pas sa barque et l'autre sa charrue ? Seules, durant ces nuits où l'orage est vainqueur, Vos veuves aux fronts blancs, lasses de vous attendre, Parlent encor de vous en remuant la cendre De leur foyer et de leur coeur ! Et quand la tombe enfin a fermé leur paupière, Rien ne sait plus vos noms, pas même une humble pierre Dans l'étroit cimetière où l'écho nous répond, Pas même un saule vert qui s'effeuille à l'automne, Pas même la chanson naïve et monotone Que chante un mendiant à l'angle d'un vieux pont ! Où sont-ils, les marins sombrés dans les nuits noires ? Ô flots, que vous savez de lugubres histoires ! Flots profonds redoutés des mères à genoux ! Vous vous les racontez en montant les marées, Et c'est ce qui vous fait ces voix désespérées Que vous avez le soir quand vous venez vers nous !
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Oceano nox
Saint-Valery-Sur-Somme. Oh ! combien de marins, combien de capitaines Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines, Dans ce morne horizon se sont évanouis ! Combien ont disparu, dure et triste fortune ! Dans une mer sans fond, par une nuit sans lune, Sous l'aveugle océan à jamais enfouis ! Combien de patrons morts avec leurs équipages ! L'ouragan de leur vie a pris toutes les pages Et d'un souffle il a tout dispersé sur les flots ! Nul ne saura leur fin dans l'abîme plongée. Chaque vague en passant d'un butin s'est chargée ; L'une a saisi l'esquif, l'autre les matelots ! Nul ne sait votre sort, pauvres têtes perdues ! Vous roulez à travers les sombres étendues, Heurtant de vos fronts morts des écueils inconnus. Oh ! que de vieux parents, qui n'avaient plus qu'un rêve, Sont morts en attendant tous les jours sur la grève Ceux qui ne sont pas revenus ! On s'entretient de vous parfois dans les veillées. Maint joyeux cercle, assis sur des ancres rouillées, Mêle encor quelque temps vos noms d'ombre couverts Aux rires, aux refrains, aux récits d'aventures, Aux baisers qu'on dérobe à vos belles futures, Tandis que vous dormez dans les goémons verts ! On demande : - Où sont-ils ? sont-ils rois dans quelque île ? Nous ont-ils délaissés pour un bord plus fertile ? - Puis votre souvenir même est enseveli. Le corps se perd dans l'eau, le nom dans la mémoire. Le temps, qui sur toute ombre en verse une plus noire, Sur le sombre océan jette le sombre oubli. Bientôt des yeux de tous votre ombre est disparue. L'un n'a-t-il pas sa barque et l'autre sa charrue ? Seules, durant ces nuits où l'orage est vainqueur, Vos veuves aux fronts blancs, lasses de vous attendre, Parlent encor de vous en remuant la cendre De leur foyer et de leur coeur ! Et quand la tombe enfin a fermé leur paupière, Rien ne sait plus vos noms, pas même une humble pierre Dans l'étroit cimetière où l'écho nous répond, Pas même un saule vert qui s'effeuille à l'automne, Pas même la chanson naïve et monotone Que chante un mendiant à l'angle d'un vieux pont ! Où sont-ils, les marins sombrés dans les nuits noires ? Ô flots, que vous savez de lugubres histoires ! Flots profonds redoutés des mères à genoux ! Vous vous les racontez en montant les marées, Et c'est ce qui vous fait ces voix désespérées Que vous avez le soir quand vous venez vers nous !
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*though a young’un here, wander, stumble through old poems via crazy word searches, and bumble~bump into fabulous poets who have not scribed in many ayear, and the curiosity chomps me big time, where do the poets* go, when they without trace, they disappear, disparu sans laisser de trace **leaving behind poems that leave me breaathless, eyes watery, could not have all died, but their spark that lit up skies world over, has been extinguished* impossible cannot be, perhaps they graduated to more serious employ, though know nothing better than scripture of scribbling a beauteous insights, a pithy phrase that rings the heart strings in ways that leave you gasping!** **how can you lose the need, urging, compulsing, sensation to create great? **how can it be, late at night, the kids put to bed, the papers writ, the bills paid as best one can, that the inner scream becomes your fingertips to blow, spark, and drip fulsome words? unheard, requiring witnesses, Where? is that **** divine action, when so many have lost that sparking of describing the sparkling best that life provides?**
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Aug 18, 2024
Aug 18, 2024 at 2:25 PM UTC
does anybody know where do the poets go?
Le soleil de la nuit éclaire la montagne ; Sur le sable désert faut-il encore rester ? Doucement dans mes bras laisse-moi t'emporter ; Bon maître, éveille-toi ! marchons vers la campagne. Tes yeux sont clos depuis trois jours : Maître ! dormiras-tu toujours ? L'orage dans son vol a brisé les platanes ; Le navire sans voile a disparu dans l'eau : De ton front tout sanglant, j'ai lavé le bandeau ; Marchons, les pauvres noirs t'ouvriront leurs cabanes. Tes yeux sont clos depuis trois jours : Maître ! dormiras-tu toujours ? Je voudrais deviner ton rêve que j'ignore. Oh ! que ce rêve est long ! finira-t-il demain ? Demain, en t'éveillant, presseras-tu ma main ? Oui, je t'appellerai quand j'aurai vu l'aurore. Tes yeux sont clos depuis trois jours : Maître ! dormiras-tu toujours ? Mais la lueur du jour s'étend sur le rivage, Le flot porte sans bruit la barque du pêcheur ; Viens ! ... que ton front est froid ! quelle triste blancheur ! Oh ! maître ! que ta voix me rendrait de courage ! Tes yeux sont clos depuis trois jours : Maître ! dormiras-tu toujours ?
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La veillée du nègre