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"langue" poems
Les sentiments qui nagent dans ma tête Après t’avoir regardé dans les yeux (Quand je me sens capable de ce fait) - Remplissent mon cœur de fébrilité Trop exposant pour s’exprimer dans ma langue maternelle. Mes choix de mots et les expressions enfantines Reflètent mes sentiments - Maladroits mais purs; Nerveux mais calmes. Sécurité et vulnérabilité entrelacées comme nos mains —— The feelings that swim in my head After I meet your gaze (When I feel capable of doing so) - Fill my heart with restless excitement Too exposing to express in my native tongue. My choice of words and childlike expression Mirror my emotions - Awkward but pure; Nervous but calm. Security and vulnerability interlaced Like our hands.
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Oct 20, 2022
Oct 20, 2022 at 6:22 PM UTC
abeille - bee (fr/eng)
Pour savoir le jour et l'heure Où tu es plus portée à l'amour J'ai entrepris la lecture des Secrets de l'Amour, du poète Koka Et je sais désormais que tu es femme-lotus Volupté Parfaite comme il n'en existe qu'une sur un million Tu me provoques, tu me charmes, tu me fascines Tu me subjugues, tu es ma Muse, ma courtisane de haut rang Tu possèdes les soixante-quatre arts libéraux Et les trente-deux modes musicaux de Radha, Amante de Krishna, Tu es multiple de huit, ma biche-jument-éléphante Tu es magique et ensorceleuse Tu t'appelles Padmini, Ganika Tu es espiègle , tu es folâtre, ma Nanyika Avec toi je peux m'unir sans péché Ma pudique impudique Car tu sais tout ce qu'on peut faire Quand les lumières sont éteintes Et les passions enflammées. Tu sais apprendre à parler aux perroquets et aux sansonnets Tu pratiques les combats de coqs, de cailles et de pigeons Tout comme les combats de la langue Tu sais faire un carrosse avec des fleurs. Je ne sais encore si je suis homme-bleu, Homme-lièvre ou homme-cerf Moi qui me croyais homme-raccoon, Homme-orphie et homme-mangouste J'ai baisé l'image de ton ombre portée Sur l'oreiller rose ce matin Un baiser de déclaration Un plaisir sans merci et sans trève Que ton ombre m'a rendu En me besognant De la langue, des mains et des pieds Et de toutes nos parties honteuses comme honnêtes Baiser pour baiser, Caresse pour caresse, Coup pour coup, Corps pour corps, Yoni pour lingam ! Que d'égratignures tu m'as infligées de tes ongles acérés La patte de paon et le saut du lièvre Me marquent à jamais Et je t'ai imprimé sur ta chair la feuille de lotus bleu. Et de morsures en morsures J'ai saisi avec mes lèvres tes deux lèvres Tandis que tu jouais à me saisir la lèvre inférieure. Si tu rêves comme moi d'impudiques amours Si tu rêves comme moi d'écrire un nouveau chapitre Aux huit cents vers du Ratira-Hasya, Les Secrets de l'Amour, du poète Koka, Retrouvons nous en congrès, veux-tu, Avant que l'été ne s'achève Au congrès de la femme-lynx-lotus et de l'homme-raccoon-mangouste Si tu rêves d'impudiques amours Si tu veux que je chante ta semence d'amour Ton kama solila, mélange de lys et de musc.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 5:58 AM UTC
Je rêve d'impudiques amours
Pour savoir le jour et l'heure Où tu es plus portée à l'amour J'ai entrepris la lecture des Secrets de l'Amour, du poète Koka Et je sais désormais que tu es femme-lotus Volupté Parfaite comme il n'en existe qu'une sur un million Tu me provoques, tu me charmes, tu me fascines Tu me subjugues, tu es ma Muse, ma courtisane de haut rang Tu possèdes les soixante-quatre arts libéraux Et les trente-deux modes musicaux de Radha, Amante de Krishna, Tu es multiple de huit, ma biche-jument-éléphante Tu es magique et ensorceleuse Tu t'appelles Padmini, Ganika Tu es espiègle , tu es folâtre, ma Nanyika Avec toi je peux m'unir sans péché Ma pudique impudique Car tu sais tout ce qu'on peut faire Quand les lumières sont éteintes Et les passions enflammées. Tu sais apprendre à parler aux perroquets et aux sansonnets Tu pratiques les combats de coqs, de cailles et de pigeons Tout comme les combats de la langue Tu sais faire un carrosse avec des fleurs. Je ne sais encore si je suis homme-bleu, Homme-lièvre ou homme-cerf Moi qui me croyais homme-raccoon, Homme-orphie et homme-mangouste J'ai baisé l'image de ton ombre portée Sur l'oreiller rose ce matin Un baiser de déclaration Un plaisir sans merci et sans trève Que ton ombre m'a rendu En me besognant De la langue, des mains et des pieds Et de toutes nos parties honteuses comme honnêtes Baiser pour baiser, Caresse pour caresse, Coup pour coup, Corps pour corps, Yoni pour lingam ! Que d'égratignures tu m'as infligées de tes ongles acérés La patte de paon et le saut du lièvre Me marquent à jamais Et je t'ai imprimé sur ta chair la feuille de lotus bleu. Et de morsures en morsures J'ai saisi avec mes lèvres tes deux lèvres Tandis que tu jouais à me saisir la lèvre inférieure. Si tu rêves comme moi d'impudiques amours Si tu rêves comme moi d'écrire un nouveau chapitre Aux huit cents vers du Ratira-Hasya, Les Secrets de l'Amour, du poète Koka, Retrouvons nous en congrès, veux-tu, Avant que l'été ne s'achève Au congrès de la femme-lynx-lotus et de l'homme-raccoon-mangouste Si tu rêves d'impudiques amours Si tu veux que je chante ta semence d'amour Ton kama solila, mélange de lys et de musc.
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Puisque de Sisteron à Nantes, Au cabaret, tout français chante, Puisque je suis ton échanson, Je veux, ô Française charmante, Te fredonner une chanson ; Une chanson de ma manière, Pour toi d'abord, et mes amis, En buvant gaiement dans mon verre À la santé de ton pays. Amis, buvons à la Fortune De la France, Mère commune, Entre Shakespeare et Murillo : On y voit la blonde et la brune, On y boit la bière... et non l'eau. Doux pays, le plus doux du monde, Entre Washington... et Chauvin, Tu baises la brune et la blonde, Tu fais de la bière et du vin. Ton cœur est franc, ton âme est fière ; Les soldats de la Terre entière T'attaqueront toujours en vain. Tu baises la blonde et la bière Comme on boit la brune et le vin. La brune a le con de la lune, La blonde a les poils... du mâtin... Garde bien ta bière et ta brune, Garde bien ta blonde et ton vin ! On tire la bière de l'orge, La baïonnette de la forge, Avec la vigne on fait du vin. Ta blonde a deux fleurs sur la gorge, Ta brune a deux grains de raisin. L'une accroche sa jupe aux branches, L'autre sourit sous les houblons : Garde bien leurs garces de hanches, Garde bien leurs bougres de cons. Pays vaillant comme un archange, Pays plus *** que la vendange Et que l'étoile du matin, Ta blonde est une douce orange, Mais ta brune ah !... sacré mâtin ! Ta brune a la griffe profonde ; Ta rousse a le teint du jasmin ; Garde-les bien ! Garde ta blonde Garde-la, le sabre à la main. Que tes canons n'aient pas de rouilles, Que tes fileuses de quenouilles Puissent en paix rire et dormir, Et se repose sur tes couilles Du présent et de l'avenir. C'est sur elles que tu travailles Sous les toisons d'ombre ou d'or fin : Garde-les des regards canailles, Garde-les du coup d'œil hautain ! Pays galant, la langue est claire Comme le soleil dans ton verre, Plus que le grec et le latin ; Autant que ta blonde et ta bière Garde-la bien, comme ton vin. Pays plus beau que le Soleil, Lune, Étoile, aube, aurore et matins. Aime bien ta blonde et ta brune, Et fais-leur... beaucoup de catins !
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Chanson
Puisque de Sisteron à Nantes, Au cabaret, tout français chante, Puisque je suis ton échanson, Je veux, ô Française charmante, Te fredonner une chanson ; Une chanson de ma manière, Pour toi d'abord, et mes amis, En buvant gaiement dans mon verre À la santé de ton pays. Amis, buvons à la Fortune De la France, Mère commune, Entre Shakespeare et Murillo : On y voit la blonde et la brune, On y boit la bière... et non l'eau. Doux pays, le plus doux du monde, Entre Washington... et Chauvin, Tu baises la brune et la blonde, Tu fais de la bière et du vin. Ton cœur est franc, ton âme est fière ; Les soldats de la Terre entière T'attaqueront toujours en vain. Tu baises la blonde et la bière Comme on boit la brune et le vin. La brune a le con de la lune, La blonde a les poils... du mâtin... Garde bien ta bière et ta brune, Garde bien ta blonde et ton vin ! On tire la bière de l'orge, La baïonnette de la forge, Avec la vigne on fait du vin. Ta blonde a deux fleurs sur la gorge, Ta brune a deux grains de raisin. L'une accroche sa jupe aux branches, L'autre sourit sous les houblons : Garde bien leurs garces de hanches, Garde bien leurs bougres de cons. Pays vaillant comme un archange, Pays plus *** que la vendange Et que l'étoile du matin, Ta blonde est une douce orange, Mais ta brune ah !... sacré mâtin ! Ta brune a la griffe profonde ; Ta rousse a le teint du jasmin ; Garde-les bien ! Garde ta blonde Garde-la, le sabre à la main. Que tes canons n'aient pas de rouilles, Que tes fileuses de quenouilles Puissent en paix rire et dormir, Et se repose sur tes couilles Du présent et de l'avenir. C'est sur elles que tu travailles Sous les toisons d'ombre ou d'or fin : Garde-les des regards canailles, Garde-les du coup d'œil hautain ! Pays galant, la langue est claire Comme le soleil dans ton verre, Plus que le grec et le latin ; Autant que ta blonde et ta bière Garde-la bien, comme ton vin. Pays plus beau que le Soleil, Lune, Étoile, aube, aurore et matins. Aime bien ta blonde et ta brune, Et fais-leur... beaucoup de catins !
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JE VOIS QUE TU SALIVES. TU AS ENVIE DE MOI ? SERS-TOI DONC ! PRENDS-MOI COMME TU  VEUX ! PRENDS TOUT CE QUE TU VEUX ! ETIRE-MOI, CARESSE-MOI, BRANLE-MOI VIDE-MOI, LECHE-MOI AVALE-MOI MA SEMENCE A LE GOUT DE VIOLETTE IMMORTELLE ET SI TU VEUX METS-EN QUELQUES PERLES DANS UNE FIOLE ET METS-LA AU CREUX DE TES HANCHES POUR TE DEPANNER AU BESOIN SI UNE PETITE SOIF VENAIT A SE FAIRE SENTIR ET QUE JE NE SERAIS PAS LA POUR TE SERVIR DU PRODUCTEUR AU CONSOMMATEUR. HONORE-MOI DE TA JOUISSANCE MOI JE RETIENS MON JUS DE JADE POUR TOI IL NE FAUT PAS GASPILLER CETTE MANNE EN VAIN ELLE EST A TOI N'EN  PERDS PAS UNE GOUTTE ET MEME SI CHAQUE GOUTTE QUI GICLE ME RAPPROCHE DE LA MORT C'EST AVEC JOIE ET DELICE QUE JE MEURS INELUCTABLE CHAQUE FOIS DANS TA BOUCHE ET QUE JE BANDE ET DEBANDE SOUS LES ASSAUTS DES POINTS ET DES TIRETS DE TA LANGUE QUI ME DECODE ET ME DEGUSTE EN MORSE.
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Aug 31, 2019
Aug 31, 2019 at 2:30 AM UTC
Poème érotique en morse (for adults only)
I was told to write a poem during my French class. The product: Je ne sais pas cette langue Je ne sais pas comment écrire des mots et des phrases longues Je ne sais pas comment faire des poésies françaises Désolé, je voudrais partir pour aller chez. Translation: I don't know this language I don't know how to write words and long sentences I don't know how to make French poems Sorry, I would like to leave so I can go home.
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Feb 7, 2018
Feb 7, 2018 at 6:59 AM UTC
La Poésie (The Poem):
Muse Reine Tu veux et tu exiges que je me retienne Que je ne m'exhibe pas au tout venant Et que je ne bande que sur ordre exprès de toi Le cachet de la poste faisant foi A la minute heure seconde que tu t'es choisie Pour me déguster à distance. Tu dis que c'est la présence et non l'absence qui te stimule Et tu me dis que je te manque et que ma présence volcanique Te couvre de toutes parts en dépit de la distance. Moi je m'interroge Et je pense que c'est cette absence qui te met en transe Et je veux t'aimer profondément dans cette distance Comme tu n'as jamais été aimée. désirée, choyée, goûtée, savourée Léchée, embrassée, pénétrée, visitée, hantée, caressée, avalée, touchée Consommée, étreinte, engrossée, jouie, priée, chantée, dénudée Comblée, tétée, mordillée, mouillées, aspergé, respectée Mais pour cela il faut que ton âme et chair soient à nu Et la nudité dans la distance passe par la photographie ou la vidéo Et si tu veux que l'oiseau te respecte Il faut que tu le fasses voler et siffler d'aise à ta vue Car il n'aspire qu'à cela soir et matin : Voler au-dessus de tes collines et tes plaines Plonger dans tes lacs et rivières Nager dans tes eaux poissonneuses Plonger son bec dans ta chair ouverte et complice Et en tirer des petits poissons multicolores et chanteurs Chuchoter à ton oreille Les mots qui te font fondre de rires et de désir Ma muse précieuse et généreuse... Alors pour t'être agréable ma bien-aimée C 'est promis juré craché Désormais je ne banderai plus que des yeux Je ne banderai plus que des lèvres Tu pourras me bander les yeux et me bâillonner les lèvres Tant que tu voudras Je banderai encore Et si cela ne suffit pas Pour te prouver mon amour Je banderai aussi des oreilles et du nez Je banderai des mains et des doigts de pieds Je banderai de ma langue Mi pangolin mi orphie Je banderai de mon ombre Une fois deux fois trois fois Autant de fois qu'il le faudra Ce ne sera jamais dans le vide Car je banderai en toi Et même l'air qui t'environne Le soleil et la lune banderont de concert Jusqu'à ce que nous soyons orphies nues, chair et arêtes en rut, Sublimement réunis pour notre danse farandole et tantrique Enfin retrouvée.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 6:27 AM UTC
Je bande des yeux, je bande des lèvres
Muse Reine Tu veux et tu exiges que je me retienne Que je ne m'exhibe pas au tout venant Et que je ne bande que sur ordre exprès de toi Le cachet de la poste faisant foi A la minute heure seconde que tu t'es choisie Pour me déguster à distance. Tu dis que c'est la présence et non l'absence qui te stimule Et tu me dis que je te manque et que ma présence volcanique Te couvre de toutes parts en dépit de la distance. Moi je m'interroge Et je pense que c'est cette absence qui te met en transe Et je veux t'aimer profondément dans cette distance Comme tu n'as jamais été aimée. désirée, choyée, goûtée, savourée Léchée, embrassée, pénétrée, visitée, hantée, caressée, avalée, touchée Consommée, étreinte, engrossée, jouie, priée, chantée, dénudée Comblée, tétée, mordillée, mouillées, aspergé, respectée Mais pour cela il faut que ton âme et chair soient à nu Et la nudité dans la distance passe par la photographie ou la vidéo Et si tu veux que l'oiseau te respecte Il faut que tu le fasses voler et siffler d'aise à ta vue Car il n'aspire qu'à cela soir et matin : Voler au-dessus de tes collines et tes plaines Plonger dans tes lacs et rivières Nager dans tes eaux poissonneuses Plonger son bec dans ta chair ouverte et complice Et en tirer des petits poissons multicolores et chanteurs Chuchoter à ton oreille Les mots qui te font fondre de rires et de désir Ma muse précieuse et généreuse... Alors pour t'être agréable ma bien-aimée C 'est promis juré craché Désormais je ne banderai plus que des yeux Je ne banderai plus que des lèvres Tu pourras me bander les yeux et me bâillonner les lèvres Tant que tu voudras Je banderai encore Et si cela ne suffit pas Pour te prouver mon amour Je banderai aussi des oreilles et du nez Je banderai des mains et des doigts de pieds Je banderai de ma langue Mi pangolin mi orphie Je banderai de mon ombre Une fois deux fois trois fois Autant de fois qu'il le faudra Ce ne sera jamais dans le vide Car je banderai en toi Et même l'air qui t'environne Le soleil et la lune banderont de concert Jusqu'à ce que nous soyons orphies nues, chair et arêtes en rut, Sublimement réunis pour notre danse farandole et tantrique Enfin retrouvée.
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Chaque poème que je sculpte dans le bois pour ma muse égarée Est un bout de sentier lumineux que je façonne Dans la glaise de la route de mon pèlerinage infatigable A la recherche des volcans éteints de ma muse. C'est un chemin de Compostelle Que j 'ai semé de ma trace d'olisbos de bois noir tendus vers le cosmos avec son image gravée Qui stridulent de plaisir à l 'approche de la lune descendante. C'est seulement hors sève que mes mots acceptent En holocauste que ce bel ébène de bonne grâce Soit coupé scié laminé en bonne lune Pour servir de festin lubrique à ma muse. Oh my God, dit ma muse Qui pourtant ne parle pas la langue de Shakespeare, Eblouie par la majestueuse forêt de godemichés De belle patine couleur miel En repos végétal. In God we trust, lui répond en stridulant toute l 'animalité volatile perchée au sommet de Priape Entre roses et croix : Ultreïa ! Ultreïa ! Et Suseïa ! Musa adjuva nos ! Ma muse devant un tel charivari frissonne Prend ses jambes à mon cou et dégouline du diable vauvert Sans demander son reste de canon à cent voix Maudissant les molles bandaisons du poète infidèle et vouant aux gémonies la lune, cette dévergondée, L 'accusant de guet-apens et autres sornettes Artificielles et sordides. Ultreïa ! Ultreïa ! Et Suseïa ! Musa adjuva nos !
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:25 AM UTC
Olisbos
La lune est coutumière De naître tous les mois : Mais quand notre lumière Est éteinte une fois, Sans nos yeux réveiller, Faut longtemps sommeiller. Tandis que vivons ores, Un baiser donnez-moi, Donnez-m'en mille encore, Amour n'a point de loi : A sa divinité Convient l'infinité. En vous baisant, Maîtresse, Vous m'avez entamé La langue chanteresse De votre nom aimé. Quoi ! est-ce là le prix Du travail qu'elle a pris ? Elle, par qui vous êtes Déesse entre les Dieux, Qui vos beautés parfaites Célébrait jusqu'aux Cieux, Ne faisant l'air, sinon Bruire de votre nom ? De votre belle face, Le beau logis d'Amour, Où Vénus et la Grâce Ont choisi leur séjour, Et de votre œil qui fait Le soleil moins parfait ; De votre sein d'ivoire Par deux ondes secous (1) Elle chantait la gloire, Ne chantant rien que vous : Maintenant en saignant, De vous se va plaignant. Las ! de petite chose Je me plains sans raison, Non de la plaie enclose Au cœur sans guérison, Que l'Archerocux M'y tira de vos yeux. 1. Secous : Secoué.
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À sa maîtresse
Familiarity has no antidote - simple memories turn so bitter and time passes but they don't wither... futile memories: why is there a delay in the process of decay? cringe inducing memories always overstay their visit perhaps lovely if they weren't so appealing and illicit Familiarity has no antidote - But I'm not sure I even wanted one
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Mar 13, 2011
Mar 13, 2011 at 7:14 PM UTC
Pointe de la Langue
Je lape les laves vertes et jaunes de ma flamme jumelle Comme si ce n'était qu'élixir végétal de chartreuse Je bois, je me désaltère Je me sers, je me ressers Je répète le cocktail sans fin Pure, on the rocks, Deux doses de verte, une dose de jaune Et vice versa Histoire de bien sentir en bouche Les cent trente saveurs sacrées De cette liqueur en transe Qui dévale du volcan réveillé qui dégorge. Ma langue plonge et pêche en apnée Dans les profondeurs de la roche mère Des cris muets en fusion qui giclent en poissons étincelants Comme des fumerolles des cratères. J 'étanche, moine liquoriste, Autant que faire se peut, La soif perpétuelle De cet élixir de vie Qu 'une fois lapé J 'avale et engloutis Malgré la canicule Malgré mes voeux d'abstinence Malgré moi.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:12 AM UTC
Je lape les laves
call him a southern charmer or call him a handsome ******* I don’t care what he goes by I don’t want his supposedly perfect body haunting your own. All that choking distance, now his indifference steals the greenery that grows alongside the trellis of your skinny ribs all that putrid poison i’d honestly enjoy (much too much) ripping out his tongue & feeding it to the crows at least they would feel full version française *Qu’il se prénomme charmeur sudiste ou qu’on le nomme bourreau des coeurs Qu’importe, le fantôme de son corps Ne te fera pas passer le Styx Toute cette distance, etouffante Et maintenant, l’indiférence ont parasité la vigne-vierge qui poussait, bruissante, sur le trellis de tes frèles côtes Tant de poison putride… Qu’honnetement, Je jouis déjà (puissament, bruyamment) des lambeaux déchiquetés de sa langue, en pâture, pour le plaisir des corbeaux. Aux moins eux n’auraient plus faim.*
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Apr 24, 2013
Apr 24, 2013 at 5:05 AM UTC
baby gothic
Sometimes words lose their grandeur at the same time I drop dishes and bite my tongue and bruises form and I forget to say it back. Sometimes I forget how small I am and really I am so small and remembering the way someone takes their coffee doesn't mean you care. I have been myself in small intervals and with each time change a stranger with my skin crawls into it's place, coughing up 8 in the morning on Saturday's and crumpled sticky notes with ink smudges. The fever rising fixation on having pen on paper pen on skin scribbling thoughts that are fastened to trains without brakes. Pen on walls pen on something, something that'll hold it together longer than you can. I've heard airports see more sincere kisses than wedding halls and hospitals hold more prayers than churches. Maybe that's why I started buying plane tickets and stopped talking to God. We missed the last train out of the city, I haven't been awake at night in a while. I haven't seen the darker parts of the city since you. Nothing like the town so quiet all the kids must have already left for college and for jobs and to make their own babies in other quiet towns. All the houses on our street have the same fathers so we wash our hands before meals and pray to our church for forgiveness because all the kids at school have been saying it's your fault that daddy left mommy. I guess at that party we were all lonely Strangers starting to seem okay to talk to, you have a better chance of getting picked up in a van by the older boys at the end of your street. Making you drink bottled love while doing donuts on First. I find it hard to say I am stronger than my brother's when I've spent a lot more time holding my breath than tying their shoes. I've become my mother in more than just one way, we both know facing it and not having the strength to leave are two different things. And I never meant to give the key to someone who would make copies but lose the original. I guess at that party we were all thinking too much That party only celebrated pity and I only pitied myself. So it was a couch full of me and a room full of you. Sometimes I forget how small I am and maybe sometimes I'm not as small as I thought. Sometimes words lose their grandeur at the same time I build towers out of them.
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Nov 12, 2015
Nov 12, 2015 at 6:30 PM UTC
Les garçons n'aiment pas la musique, donner sa langue au chat
Sometimes words lose their grandeur at the same time I drop dishes and bite my tongue and bruises form and I forget to say it back. Sometimes I forget how small I am and really I am so small and remembering the way someone takes their coffee doesn't mean you care. I have been myself in small intervals and with each time change a stranger with my skin crawls into it's place, coughing up 8 in the morning on Saturday's and crumpled sticky notes with ink smudges. The fever rising fixation on having pen on paper pen on skin scribbling thoughts that are fastened to trains without brakes. Pen on walls pen on something, something that'll hold it together longer than you can. I've heard airports see more sincere kisses than wedding halls and hospitals hold more prayers than churches. Maybe that's why I started buying plane tickets and stopped talking to God. We missed the last train out of the city, I haven't been awake at night in a while. I haven't seen the darker parts of the city since you. Nothing like the town so quiet all the kids must have already left for college and for jobs and to make their own babies in other quiet towns. All the houses on our street have the same fathers so we wash our hands before meals and pray to our church for forgiveness because all the kids at school have been saying it's your fault that daddy left mommy. I guess at that party we were all lonely Strangers starting to seem okay to talk to, you have a better chance of getting picked up in a van by the older boys at the end of your street. Making you drink bottled love while doing donuts on First. I find it hard to say I am stronger than my brother's when I've spent a lot more time holding my breath than tying their shoes. I've become my mother in more than just one way, we both know facing it and not having the strength to leave are two different things. And I never meant to give the key to someone who would make copies but lose the original. I guess at that party we were all thinking too much That party only celebrated pity and I only pitied myself. So it was a couch full of me and a room full of you. Sometimes I forget how small I am and maybe sometimes I'm not as small as I thought. Sometimes words lose their grandeur at the same time I build towers out of them.
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Je veux ecriver une poème francaise Parce que francais est le langue romantique La France est le pays romantique Les francais est les gens romantiques Paris et la ville romantique Je sais que c'est une grande cliché Mais ce n'est pas Paris Je t'aime Pour moi C'est la France Je t'aime
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Sep 22, 2014
Sep 22, 2014 at 8:31 AM UTC
Je t'aime
Mes mains : ses minuscules trous, par lesquels tout passe à travers, les anciens déchets oubliés se ramassent autour de mes pieds, et montrent les plus belles cendres d’une fablière ratée - sous la mer, à des milliers de pas, parmi des feus brûlants noyés cette langue (jamais entendue) me ramène très **** du moment donné, entre-temps, l’anti-temps et ses camarades se réveillent battus et épuisés - la ligne droite vient de s’exprimer en courbes, faut se plier en deux, en trois, même en quatre pour aller jusqu’au bout du monde encore - puis, le retour. - l’horloge sonne. l’air pèse une tonne - english translation *Tiny holes in my hands, through which everything slips the former, forgotten waste collects around my feet, showcasing the breathtaking ashes of a failed storyteller - under the sea, at a thousand paces, among the burning, drowned fires a stranger’s unknown word takes me to places far from this instant, Whilst Anti-time et his mates awake battered & dead on their feet - the straightest line sings its song in curves, bend yourself in two, in three, even four to reach the end of the world once more - & then, the return. - the clock strikes the air is thick as hell.*
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Mar 21, 2013
Mar 21, 2013 at 6:16 AM UTC
voyage
You remember that empty winter Tasted like gin on my breath where it hung, drops of moisture in the air. J’ai coupé mes mains sur la glace Mais mignon, tu es froid, Et mes bras ne peut pas vous réchauffer. Nous parlons les mots glacées, Et ils éclatent dans la nuit brumeuse. De whisky de vin de gin tonic Comme les bouteilles, tu seras épuiser. Alors, qu'est-ce que tu feras? And those things we say, love They froth and drip from our mouths Down our chins and onto the wet snow.
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Oct 8, 2010
Oct 8, 2010 at 8:24 PM UTC
la Langue de l'Amour
La plage de la tour Génoise de Sagone en Corse. Sur le mol étendu De la crique aux rochers Ou le sable nous offre Un couchage argenté Et d'où le clapotis Des vagues qui se meurent Offre un balancement Si propice à la sieste Nous ne nous lassons pas De regarder la mer Qui se montre si douce Mais peut, être, féroce Mais nous n'y songeons pas Occupés à laisser La torpeur nous saisir. Mais le meilleur moment Est quand le soleil S'étire, paressant Sur l'horizon, comme Une orange mure. Un zeste de fraîcheur Vient nous revigorer Et un léger zéphyr Aiguise notre incessant Besoin de nous bouger Alors que nous étions précédemment apaisés. Une salinité un peu plus épicée Fait songer aux poissons, Peut être que ce soir ? Là-bas sous les « paillotes » et d’autres «brises de mer» où des cuisiniers s'affairent Pour nous donner envie De découvrir quelques saveurs Et ces vins blancs si frais Qui font claquer la langue Et vont si bien avec des poissons grillés, Ce soir, aucune restriction Ni régime fâcheux, Laissons l'austérité A ses propagandistes intéressés Et vivons selon ce moment Ou vivre est une fête. A Sagone, ce soir, Comme si cette fête Ne devait pas finir. Paul Arrighi
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Jul 29, 2016
Jul 29, 2016 at 5:40 AM UTC
La plage de la tour Génoise de Sagone en Corse.
Il y a trop de pièges dans l'esprit. Sans trêve, mes rêves tombent souvent et crient comme ils brisent comme anges lorsqu'ils tombent La langue me démange ce que bruit me dérange. Mais personne ne me écoute
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Dec 6, 2014
Dec 6, 2014 at 9:14 AM UTC
Une Nuit Blanche
My mom told me to look both ways when I cross the street Now my puppies pushing daisies underneath my feet On the day of Halloween back when I was 6 I was careful and quiet, in the burbs and near the sticks Today was different, but I didn’t know how A day supposedly saved for the devil would ever be allowed I knew how to be scared, and I’m sure I felt fear Being acquaintances with Lucifer every time I looked in the mirror I noticed I was whiter becoming the shade of a lamp And I could tell that my eyes were progressively turning black And so I left My own reflection I knew that I was morphing only in the wrong direction Every ounce of good inside me was getting digested in my stomach And when I ran onto my family I pretended I was dumbstruck Never before had the thought of being the black sheep become so vivid Now I knew I didn’t belong and it was something I had to live with Bouncing a ball to the floor off a wall and back in my hand Seemed to be the only thing left in the world that I could understand Then a voice in my head reverberated like the voice of God But this was an opposing force and it sounded quite odd I couldn’t make out a langue but the message was unmasked He said I was his servant and blood was what he had asked My mind was spinning and my palms were to the ground My memory erased and my soul was lost and found I hungered for death knowing the honor that I bestowed And so I pushed my puppy into the middle of the road My mom told me to look both ways when I cross the street Now my puppies pushing daisies underneath my feet
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Jun 28, 2012
Jun 28, 2012 at 12:22 PM UTC
Omen
My mom told me to look both ways when I cross the street Now my puppies pushing daisies underneath my feet On the day of Halloween back when I was 6 I was careful and quiet, in the burbs and near the sticks Today was different, but I didn’t know how A day supposedly saved for the devil would ever be allowed I knew how to be scared, and I’m sure I felt fear Being acquaintances with Lucifer every time I looked in the mirror I noticed I was whiter becoming the shade of a lamp And I could tell that my eyes were progressively turning black And so I left My own reflection I knew that I was morphing only in the wrong direction Every ounce of good inside me was getting digested in my stomach And when I ran onto my family I pretended I was dumbstruck Never before had the thought of being the black sheep become so vivid Now I knew I didn’t belong and it was something I had to live with Bouncing a ball to the floor off a wall and back in my hand Seemed to be the only thing left in the world that I could understand Then a voice in my head reverberated like the voice of God But this was an opposing force and it sounded quite odd I couldn’t make out a langue but the message was unmasked He said I was his servant and blood was what he had asked My mind was spinning and my palms were to the ground My memory erased and my soul was lost and found I hungered for death knowing the honor that I bestowed And so I pushed my puppy into the middle of the road My mom told me to look both ways when I cross the street Now my puppies pushing daisies underneath my feet
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J’ai la couleur du café mal grillé Et celle du chocolat précocement Sevré, par les rayons du soleil du midi. Mes cheveux évaporés, depuis des décennies, Me suscitent à être reconnaissant, Parce que je suis chanceux et fortuné, De voir tourner la terre pour tant d’années. J’ai les lèvres d’un politicien giflé, Par les poêles d’un chef maltraité, Et les dents tachées par le sang coagulé. Ma langue coupée, hachée et fracassée Sera avalée comme le rôti volé au marché Des esclaves morts pendus et torturés En plein air, sous les verrous des voitures. J’ai la peau des vers de terre assassinés. Mon nom tachera la langue des oppresseurs Et anesthésiera la colère des fieffés menteurs. Je porte avec fierté la couleur du café mal grillé Et celle du chocolat oublié dans les cafetières; Aucun humain ne mérite d’être classé parmi les ordures, Même si demain tout retournera en poussière. Le marron inconnu est mon frère aîné; Les rayons solaires nous ont parfaitement flambés, Comme le café et cacao venus d’un pays émancipé. Copyright© Décembre,2011, Hébert Logerie, Tous Droits Réservés Hébert Logerie est l’auteur de plusieurs recueils de poèmes.
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Dec 27, 2024
Dec 27, 2024 at 10:01 PM UTC
La Couleur Qui Ne Se Fane Pas
Il y a moi et puis, il y a toi et encore, il y a cette pièce qui fond il me semble, sous la pression de toutes ces années pondérées et pesantes. il y a tes mots et puis, il y a mon silence, et encore, il y a plus de 365 jours dormants entre nous. j’avale toute, cette histoire que je n’ai pas su ranger je connais la déception et je sais à quoi ressemble un présent enceint du passé et comment il ne cesse à rendre amères les jours à venir. il y a moi, et puis il y a toi, et encore, il y a une passivité encaissée au fond de ma gorge. malédiction, il me semble que tu m’as arraché la langue et personne ne sait à quel point ma voix me manque
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Feb 19, 2014
Feb 19, 2014 at 8:13 AM UTC
il y a toute une histoire que je n'ai pas su ranger
Je ne sens plus le poids du temps ; le vol de l'heure D'une aile égale et douce en s'écoulant m'effleure ; Je voudrais chaque soir que le jour avancé Fût encore au matin à peine commencé ; Ou plutôt que le jour naisse ou meurt dans l'ombre, Que le ciel du vallon soit rayonnant ou sombre, Que l'alouette chante ou non à mon réveil. Mon cœur ne dépend plus d'un rayon de soleil, De la saison qui fuit, du nuage qui passe ; Son bonheur est en lui ; toute heure, toute place. Toute saison, tout ciel, sont bons quand on est deux ; Qu'importe aux cœurs unis ce qui change autour d'eux ? L'un à l'autre ils se font leur temps, leur ciel, leur monde ; L'heure qui fuit revient plus pleine et plus féconde, Leur cœur intarissable, et l'un à l'autre ouvert, Leur est un firmament qui n'est jamais couvert. Ils y plongent sans ombre, ils y lisent sans voile. Un horizon nouveau sans cesse s'y dévoile ; Du mot de chaque ami le retentissement Éveille au sein de l'autre un même sentiment ; La parole dont l'un révèle sa pensée Sur les lèvres de l'autre est déjà commencée ; Le geste aide le mot, l'œil explique le cœur, L'âme coule toujours et n'a plus de langueur ; D'un univers nouveau l'impression commune Vibre à la fois, s'y fond, et ne fait bientôt qu'une ; Dans cet autre soi-même, où tout va retentir, On se regarde vivre, on s'écoute sentir ; En laissant échapper sa pensée ingénue, On s'explique, on se crée une langue inconnue ; En entendant le mot que l'on cherchait en soi, On se comprend soi-même, on rêve, on dit : c'est moi ! Dans sa vivante image on trouve son emblème, On admire le monde à travers ce qu'on aime ; Et la vie appuyée, appuyant tour à tour, Est un fardeau sacré qu'on porte avec amour ! De la Grotte, 20 septembre 1793.
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Jocelyn, le 20 septembre 1793
Je ne sens plus le poids du temps ; le vol de l'heure D'une aile égale et douce en s'écoulant m'effleure ; Je voudrais chaque soir que le jour avancé Fût encore au matin à peine commencé ; Ou plutôt que le jour naisse ou meurt dans l'ombre, Que le ciel du vallon soit rayonnant ou sombre, Que l'alouette chante ou non à mon réveil. Mon cœur ne dépend plus d'un rayon de soleil, De la saison qui fuit, du nuage qui passe ; Son bonheur est en lui ; toute heure, toute place. Toute saison, tout ciel, sont bons quand on est deux ; Qu'importe aux cœurs unis ce qui change autour d'eux ? L'un à l'autre ils se font leur temps, leur ciel, leur monde ; L'heure qui fuit revient plus pleine et plus féconde, Leur cœur intarissable, et l'un à l'autre ouvert, Leur est un firmament qui n'est jamais couvert. Ils y plongent sans ombre, ils y lisent sans voile. Un horizon nouveau sans cesse s'y dévoile ; Du mot de chaque ami le retentissement Éveille au sein de l'autre un même sentiment ; La parole dont l'un révèle sa pensée Sur les lèvres de l'autre est déjà commencée ; Le geste aide le mot, l'œil explique le cœur, L'âme coule toujours et n'a plus de langueur ; D'un univers nouveau l'impression commune Vibre à la fois, s'y fond, et ne fait bientôt qu'une ; Dans cet autre soi-même, où tout va retentir, On se regarde vivre, on s'écoute sentir ; En laissant échapper sa pensée ingénue, On s'explique, on se crée une langue inconnue ; En entendant le mot que l'on cherchait en soi, On se comprend soi-même, on rêve, on dit : c'est moi ! Dans sa vivante image on trouve son emblème, On admire le monde à travers ce qu'on aime ; Et la vie appuyée, appuyant tour à tour, Est un fardeau sacré qu'on porte avec amour ! De la Grotte, 20 septembre 1793.
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Mon bourgeon, ma fleur, Mon élan, ma douceur, Mon lever du jour, ma rivière, Mes alentours, Des baisers volants en métamorphoses, J'ai élu domicile à l'Ombre de tes cils. Mon ciel, mon étoile, Ma douce brise, Mon sourire sans égal, Ma langue exquise, Mon baton de muscade, Mon horizon en promenade, Mon parfum des tropiques, Mon chant, ma musique, Mes amours se distillent à l'Ombre de tes cils. Mon Dahlia bleu, mon Dahlia noir, Ma citerne, mon encensoir, Ma forêt, mon miel, Ma cascade déversant le ciel, Mon refuge, Mon exil, sont à l'Ombre de tes cils, C'est là que je repose, Au son de ton souffle, aux accents de roses, Le vent qui expire sur ma peau, Je respire l'Ombre de tes cils.
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Apr 4, 2019
Apr 4, 2019 at 8:21 PM UTC
l'Ombre de tes cils
ce poème est principalement pour avoir dit à merci forts à la belle français langue alors peut-être tout simplement ignorer ce traduction ...
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Mar 28, 2013
Mar 28, 2013 at 4:53 AM UTC
Je vous retrouve ...
Vous disiez toujours mes mots sonnés le mieux en français (You always said my words sounded best in French) Comme ils fondaient de ma langue dans des tons de caramel (Like they were melting off my tongue in caramel tones) Vous me prieriez de chuchoter des choses comme (You would beg me to whisper things like) Je vous aime ou (I love you or) Vous êtes les seuls (You are the only one ) Je pense que vous en avez vraiment seulement aimé l'ironie (I think you really only liked the irony of it ) Parce que je n'étais jamais le seul pour vous (Because I was never the only one for you)
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Mar 2, 2014
Mar 2, 2014 at 5:34 PM UTC
Ironie Liquide (Liquid Irony)
Heaven, O, Heaven, is the path to you through intentions or artifacts? They are hallowing the moves, the writings but not the heart's acts. Heaven you are not close in a place like this, They "follow" the man to achieve, but all they do is miss. They miss God and make out of people a bliss. Compensating for the void with the material, marching to the abyss, A "renaissance" they claim, while we here the truth reminisce. Mon coeur est confus, J'ai le cœur en aller-retour, Quand je vais trouver enfin l'essentiel? Ici, je suis secoué, c'est possible? Suis-je le seul esprit qui ne soit pas doué? ou la verite est-elle, quelque part, écroué? Repondez-moi, est la vérité dans l'oubli ou dans un carrousel? la vérité, je vais, avec mon cœur, avec vous, me renouer. It is the silence of the truth, that makes the sound of lies loud, It is the paralysis of rationality that leaves peace unfound. It is the loud not that rational that guides the crowd. It never was what they vowed. You are a "master" that is creating a disaster-piece It goes from one hand to another, the cross, Throwing it from one hand to another, with no loss. Selling angels and demons, sending to heavens and hell fires, But O, the lives are not a coin you toss. Je ne vais pas donner ma langue au chat Le salut est entre les mains des gens, cette fois. Ce n'est plus pas entre vos mains, Monsieur. Aujourd'hui, le chat ne mangera pas ma voix. la liberté est un choix. I despise myself for not being the obedient you could cherish. Shall I follow or shall I purge out the poison and perish? If I am gone, my writing will be there in the dark, garish. Actually, you are a "master" that created two disaster-pieces; A corrupt generation, and me; the one whom you, despises. I am glad I am enslaved to no one, but my "rotten" thoughts. I lost my home; my peace. Today, I cannot connect the dots. Tomorrow, you will be the first to take a sip from my tea, When I sew a better reality with my weary knots. My home; peacefulness, is given away to the kids, To the cats, to the birds and clean pots. Call me by my name, when he applauds.
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Jul 12, 2021
Jul 12, 2021 at 9:46 AM UTC
Religion They Toss
Heaven, O, Heaven, is the path to you through intentions or artifacts? They are hallowing the moves, the writings but not the heart's acts. Heaven you are not close in a place like this, They "follow" the man to achieve, but all they do is miss. They miss God and make out of people a bliss. Compensating for the void with the material, marching to the abyss, A "renaissance" they claim, while we here the truth reminisce. Mon coeur est confus, J'ai le cœur en aller-retour, Quand je vais trouver enfin l'essentiel? Ici, je suis secoué, c'est possible? Suis-je le seul esprit qui ne soit pas doué? ou la verite est-elle, quelque part, écroué? Repondez-moi, est la vérité dans l'oubli ou dans un carrousel? la vérité, je vais, avec mon cœur, avec vous, me renouer. It is the silence of the truth, that makes the sound of lies loud, It is the paralysis of rationality that leaves peace unfound. It is the loud not that rational that guides the crowd. It never was what they vowed. You are a "master" that is creating a disaster-piece It goes from one hand to another, the cross, Throwing it from one hand to another, with no loss. Selling angels and demons, sending to heavens and hell fires, But O, the lives are not a coin you toss. Je ne vais pas donner ma langue au chat Le salut est entre les mains des gens, cette fois. Ce n'est plus pas entre vos mains, Monsieur. Aujourd'hui, le chat ne mangera pas ma voix. la liberté est un choix. I despise myself for not being the obedient you could cherish. Shall I follow or shall I purge out the poison and perish? If I am gone, my writing will be there in the dark, garish. Actually, you are a "master" that created two disaster-pieces; A corrupt generation, and me; the one whom you, despises. I am glad I am enslaved to no one, but my "rotten" thoughts. I lost my home; my peace. Today, I cannot connect the dots. Tomorrow, you will be the first to take a sip from my tea, When I sew a better reality with my weary knots. My home; peacefulness, is given away to the kids, To the cats, to the birds and clean pots. Call me by my name, when he applauds.
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