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Francie Lynch Apr 2020
While cruising Corona on the net,
I saw pangolins not eaten yet.
Many, you see, believe its scales,
Are cure-alls to cure whatever ails.
And its meat festoons the rich Asian table.

Who ate the pangolin from head to toe.

China lauds its laws to say they save
The endangered pangolins,
At home, in Asia;
Yet in Wuhan, locked live in cages,
In wet markets like our Dark Ages,
The scaly pangolin is sold.

But Revenge,
We know,
Is a dish best served cold.
Muse Reine
Tu veux et tu exiges que je me retienne
Que je ne m'exhibe pas au tout venant
Et que je ne bande que sur ordre exprès de toi
Le cachet de la poste faisant foi
A la minute heure seconde que tu t'es choisie
Pour me déguster à distance.
Tu dis que c'est la présence et non l'absence qui te stimule
Et tu me dis que je te manque
et que ma présence volcanique
Te couvre de toutes parts
en dépit de la distance.
Moi je m'interroge
Et je pense que c'est cette absence qui te met en transe
Et je veux t'aimer profondément dans cette distance
Comme tu n'as jamais été aimée. désirée, choyée, goûtée, savourée
Léchée, embrassée, pénétrée, visitée, hantée, caressée, avalée, touchée
Consommée, étreinte, engrossée, jouie, priée, chantée, dénudée
Comblée, tétée, mordillée, mouillées, aspergé, respectée
Mais pour cela il faut que ton âme et chair soient à nu
Et la nudité dans la distance passe par la photographie ou la vidéo
Et si tu veux que l'oiseau te respecte
Il faut que tu le fasses voler et siffler d'aise à ta vue
Car il n'aspire qu'à cela soir et matin :
Voler au-dessus de tes collines et tes plaines
Plonger dans tes lacs et rivières
Nager dans tes eaux poissonneuses
Plonger son bec dans ta chair ouverte et complice
Et en tirer des petits poissons multicolores et chanteurs
Chuchoter à ton oreille
Les mots qui te font fondre de rires et de désir
Ma muse précieuse et généreuse...
Alors pour t'être agréable ma bien-aimée
C 'est promis juré craché
Désormais je ne banderai plus que des yeux
Je ne banderai plus que des lèvres
Tu pourras me bander les yeux et me bâillonner les lèvres
Tant que tu voudras
Je banderai encore
Et si cela ne suffit pas
Pour te prouver mon amour
Je banderai aussi des oreilles et du nez
Je banderai des mains et des doigts de pieds
Je banderai de ma langue
Mi pangolin mi orphie
Je banderai de mon ombre
Une fois deux fois trois fois
Autant de fois qu'il le faudra
Ce ne sera jamais dans le vide
Car je banderai en toi
Et même l'air qui t'environne
Le soleil et la lune banderont de concert
Jusqu'à ce que nous soyons orphies nues, chair et arêtes en rut,
Sublimement réunis pour notre danse farandole et tantrique
Enfin retrouvée.
Never ever call me that name again ever

Understood, poacher ?

You know ! This is one reason

I mark my territory,

I don’t give my flesh out easily

I have too much pain associated

With my birth name.

Write it down in capital letters

My name is PANGOLIN MUSE !

Want me to spell it for you ?

P – A – N – G – O – L – I – N  M-U- S - E !

PANGOLIN MUSE!

Stress on the first syllable just as mandolin, please !

That’ll be it for phonetics !

And don’t call me ever something else

whatever, will you ! I’m serious !

Weaned I am not yet !

Or I’ll Flame you with my stinky fluid,

Secretive scent from way over down there,

From my solitary underground burrows !

Or I’ll flame you with my sticky tongue,

Whoever you are

Under the bark !

Or I’ll flame you with eyes wide shut

You know I can hypnotize !

I’m no nocturnal Delicacy

I’m no red hot ant !

Wanna please me ?

You know what ?

Call me just Muse

And put yourself in position;

One Two Three

Scales in

Four Five Six

Scales out

Seven Eight Nine

Curl up

Ten Eleven Twelve

Roll baby roll

Let do the ant and pangolin dance

Stick that tongue out

And try to reach the furthest you can

but first are you willing to hear that old lullaby ?

Eyes naked

Claws Naked.

We have just started the initial steps.

Step one :

We are fully dressed still.

You’re the ant, I’m the pangolin, today !

Tomorrow, vice versa ! Or you’d rather try the contrary ?

Or you’d rather toss head and tails ?

On top or under the bark ?

Horizontal or vertical ?

Perpendicular or Parallel ?

We’re both the visitors of the same bark

Faraway Feathers of the same Wild Wordsmith

Who dreamt once ant and pangolin

So let’s start that ant and pangolin dance.

Now let me slide into you

Like a thirsty moon-mosquito

At the nape of your neck !

Or you’d rather have me

Dive into the very abyss of your niples ?

Let me soothe you softly with my wings of fire

Oh I’ve been yearning for so long

For those pomegranates of you

To quench my thirst

On those purple pillows.
Nos chemins se sont croisé et décroisé
A distance
Nous étions pèlerins de jeux antédiluviens.
Nous nous sommes envoûté de mots
Et de rêves d'ombres et de chair
Et seuls nos mots peuvent désensorceler
Nos sangs et nos dieux archaïques.
Nos mots sont des onguents, des potions magiques
Des philtres et des pommades
Dotés de pouvoirs incomparables.
Ce sont des déictiques et embrayeurs
Ils accomplissent par la seule force du Verbe.
Instantanément.

Nos mots sont des poudres miracles dont nous baptisons nos envies
Et ils sécrètent leurs propres antidotes.

Il ne nous restait plus qu'à les mettre en scène,
Titiller nos mamelons lubriques,
Mordiller le creux de nos nuques et aisselles,
En dansant la danse des dugongs ou des pangolins
Mais chacun a sa propre lecture
Son propre phrasé
Et le déhanchement des Muses Dugongs
N'est en rien celui du Poète Pangolin.
Rendez-vous posthume, donc.
Aujourd'hui j'attendais ma muse
Sans trop me faire d'illusions
Comme chaque matin de mes jours
Je lui ai préparé son café et ses billets doux
Mais ma muse boude depuis quatre jours et quart
Ma source d'eaux charnelles s'est desséchée
Ma muse n'est plus ma muse
Pas même un filet de muse chez le poissonnier ou le boucher
Ma muse ne fait plus mumuse
Ma muse tarie ne frissonne plus
Ne viendra pas jouer mon ombre
Ne jouira plus de mes délires d'orphie.
C’est un fait accompli, mûri, implacable
Et je me rends aux évidences.
Mais l'oiseau est têtu et bande encore de joie
Sur l'élan magistral qu'elle lui a impulsé :
Je mordille, je griffe, je câline,
Je bois, je lèche, je grignote,
La distance qui nous lie désormais
Lentement comme une corde raide
Un pacte d'amour courtois
Inébranlable,
Irremplaçable .

— The End —