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"pommes" poems
One of the famous "Barry Hodges Memories" sequence People think that Waterloo is a fascinating battlefield, Relatively near to Brussels (where the sprouts come from and, which are, as you know, a great cause of **** fart-gas). But believe me there is more to it than that: As I was wandering around checking out the graves And generally having quite a nice time when... A load of drug-crazed German bikers appeared Sky-high on excess intake of moules avec pommes frites And several gallons of extra-strong Belgian beer. And they leaped on us and bashed the living **** Out of my poor 99 year old mother-in-law, Deidre, And left her lying there spasticated on the battlefield. And for what, a few lousy packets of French cigarettes; And I needed a metal scoop to rescue her remains to take home; Dear God, I shall skip any more 19th century champs de guerre.
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Dec 16, 2014
Dec 16, 2014 at 7:47 AM UTC
Memories Of A Visit To A Belgian Battlefield
Alone in a snowy field, Branches plead, Moans lost in the wind while flurries dance, Heavy with fruit long since spoiled, Mutinous apples cling, Their coppery smirks defy Persephone's call to plunge, They hold tight, Swelled with spongy pride, Winter's swirling display fuels rebellion, Their snowy caps worn with aplomb, Parisian pommes de neige usurp nature's order, Flexing branches like Diana's bow, A heart-shaped shadow in the wood, Threatening to break, While robins bide their time.
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Jan 2, 2014
Jan 2, 2014 at 8:09 PM UTC
Defiance
Television cooks rarely do Fish, chips and mushy peas With spotted **** for afters. No It’s got to be Creamy coconut curry With Balingud Zalud Soaked in Chimichurri sauce. Or Jalapena Lime Slaw Accompanied by spicy Sriracia mayo And Rachero Sauce. Plus a side-dish of fluffy soufflés. The starter is a vibrant veggy ratatouille With sashimi, tacos and tortillas. But then there’s always vemuelli noodles, Pommes frittes Teriyehi Thana messala And Enchilada Casserole Covered in Romesco Sauce Or Hollandaise With Falafels and couscous. Then Neapolitan Ice Cream souffled Erotica. All impossible of course. But don’t we love The sheer seduction of those Words. Paul Butters © PB 28\4\2020.
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Apr 28, 2020
Apr 28, 2020 at 7:25 AM UTC
Delicious
Je rêvais et je jouais dans les jours de le rêve, dans les jours de la vengeance. Un enfant a joué Un acteur a joué un rôle Je jouais et vendu des pommes D'autres vendu des couvertures Je portais un manteau dans le jeu La pièce raconte une histoire Dans les jours du jeu Le jeu des jours de la vengeance Les enfants ont écrit les mots Écrit mots gribouillés avec des crayons Ils les ont écrit sur le papier et sur le plancher Nous sommes dans un jeu des jours de la vengeance
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Nov 15, 2015
Nov 15, 2015 at 12:25 PM UTC
The Apple Seller - Vendeur Des Pommes
Puisque Vous vîntes en ce monde, Sur la Normandie au sol fier, Dans une ville gaie et blonde, Entre les pommiers et la mer ; Puisqu'il est certain que vous, Femme, Vous pouvez tout, grâce à l'Amour, Vous de qui le regard m'enflamme Comme une Flèche de son Jour ; Puisqu'il est clair que dans ta tête Ton jugement est ferme et sûr, Et tel qu'en août, aux champs en fête, L'Épi de blé, lorsqu'il est mûr ; Puisqu'on voit en France les hommes Céder à leurs femmes le pas, Et que les Croqueuses de pommes Leur font mettre à tous chapeau bas ; Puisqu'enfin ce n'est pas en rêve Qu'on Te trouve en tout et toujours Parfaite entre les Filles d'Ève Au joli pays des amours ; J'ai pu calquer votre devise Sur la mienne, on jugera bien Si l'on peut penser sans sottise Que tous deux nous ne sommes rien ; Donc ma devise est la servante De la vôtre que sans ****** J'écris sur la page suivante : C'est toute une Épopée à part. MOI FRANÇAISE xx-xxBEAUCOUP PUIS LE PLUS PÈSE NUL NE SUIS.
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La devise
Tu es comme le printemps, Comme le vent qui souffle Par terre, qui me frappe À cœur, qui me soulève Et me jete au ciel, Où les nuages me caressent le visage Et me disent des mots D'amour et gentillesse, De force et de jeunesse. Tu es comme le printemps, Comme les arbres qui grossissent Pour que je puisse les admirer, Pour que je puisse les toucher, Et sentir la soie de ses P'tits cheveux qui restent Dans l'air timide mais éclatant, En attendant le couche de soleil Qui s'avance à l'horizon. Tu es comme le printemps, Comme les fleurs bleues et rouges Qui balancent comme des Spectateurs qui écoutent au musique, Qui descendent d'espace et embrasse La terre, et tu es comme le soleil Qui brille sur les champs, Qui réchauffe ma poitrine Et me caresse les lèvres. Tu es comme le printemps, Comme l'air frais en descendant Le soleil, comme l'orange du ciel Qui se couvre le monde, Comme l'odeur souple des pommes Qui accrochent des branches, Comme le tranquillité de ne rien se passer. Tu es comme le printemps, Comme la nuit qui s'approche Les villes et les campagnes, Comme les étoiles qui Me font penser, espérer Que je peux t'aimer, Ou te comprendre, Même si le printemps devient l'hiver. / You're like the spring, Like the wind that blows Across the earth, That knocks on my heart, That lifts me up And shoots me to heaven, Where the clouds caress my face And tell me words Of love and kindness, Of strength and youth. You are like the spring, Like the trees that grow So that I can admire them, So that I can touch them, And feel the silk of their Little hairs that sit In the timid yet lively air, Waiting for the sunset That advances on the horizon. You are like the spring, Like the blue and red flowers That sway like audience members Listening to music, Who descend from space and kiss the soil, And you are like the sun That shines on the fields, That heats my chest and kisses my lips. You are like the spring, Like the cool air that comes When the sun goes down, Like the orange of the sky that covers the world, Like the supple scent of apples That hang from branches, Like the peace of nothing happening. You are like the spring, Like the night that approaches The cities and country-sides, Like the stars that make me think, Even hope that I can love you, Or understand you, Even if the spring becomes winter.
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Sep 6, 2015
Sep 6, 2015 at 2:54 PM UTC
Le Printemps / The Spring
Tu es comme le printemps, Comme le vent qui souffle Par terre, qui me frappe À cœur, qui me soulève Et me jete au ciel, Où les nuages me caressent le visage Et me disent des mots D'amour et gentillesse, De force et de jeunesse. Tu es comme le printemps, Comme les arbres qui grossissent Pour que je puisse les admirer, Pour que je puisse les toucher, Et sentir la soie de ses P'tits cheveux qui restent Dans l'air timide mais éclatant, En attendant le couche de soleil Qui s'avance à l'horizon. Tu es comme le printemps, Comme les fleurs bleues et rouges Qui balancent comme des Spectateurs qui écoutent au musique, Qui descendent d'espace et embrasse La terre, et tu es comme le soleil Qui brille sur les champs, Qui réchauffe ma poitrine Et me caresse les lèvres. Tu es comme le printemps, Comme l'air frais en descendant Le soleil, comme l'orange du ciel Qui se couvre le monde, Comme l'odeur souple des pommes Qui accrochent des branches, Comme le tranquillité de ne rien se passer. Tu es comme le printemps, Comme la nuit qui s'approche Les villes et les campagnes, Comme les étoiles qui Me font penser, espérer Que je peux t'aimer, Ou te comprendre, Même si le printemps devient l'hiver. / You're like the spring, Like the wind that blows Across the earth, That knocks on my heart, That lifts me up And shoots me to heaven, Where the clouds caress my face And tell me words Of love and kindness, Of strength and youth. You are like the spring, Like the trees that grow So that I can admire them, So that I can touch them, And feel the silk of their Little hairs that sit In the timid yet lively air, Waiting for the sunset That advances on the horizon. You are like the spring, Like the blue and red flowers That sway like audience members Listening to music, Who descend from space and kiss the soil, And you are like the sun That shines on the fields, That heats my chest and kisses my lips. You are like the spring, Like the cool air that comes When the sun goes down, Like the orange of the sky that covers the world, Like the supple scent of apples That hang from branches, Like the peace of nothing happening. You are like the spring, Like the night that approaches The cities and country-sides, Like the stars that make me think, Even hope that I can love you, Or understand you, Even if the spring becomes winter.
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HUNGER When I think of you I marvel at your fragility, How little you sustain yourself with. If I could do what I would, I would, I would bring you coq au vin with carrots glazed in brown sugar, And onions glaces a brun, ringed with pommes duchesse; And saffron pistachio rissotto with lobster ravioli Bathed in a tomato champagne reduction sauce; Or salmon poached in Alsatian Riesling, Smothered in a rich Hollandaise, on a queen-sized bed of spinach. I'd fatten you up, Feed your body; But of course it isn’t proteins, calories, fats, carbohydrates That you quest for: That would be so easy.
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Sep 14, 2016
Sep 14, 2016 at 5:33 PM UTC
Hunger
Ils consomment des chiens chauds, hot dogs Aussi Comme vous Mais ils ne mangent pas de chiens Jamais, jamais Ils ne mangent pas de chats Ils ne mangent pas d'animaux de compagnie Jamais, jamais. Les immigrants mangent des sangliers C'est du ‘Griot piqué’ Ils ne mangent pas de lapins Mais ils mangent du ‘Tasso épicé’ Et bien sûr, ils mangent des hot dogs, des chiens chauds. Les Haïtiens mangent et boivent de la Soupe Joumou Dans laquelle nagent des légumes et bien sûr des carottes La cuisine haïtienne Est très, très bonne Les immigrants consomment de bonnes viandes Comme vous. Arrêtez d'être raciste Arrêtez d'être fasciste Vos ancêtres mangeaient des chiens Pas les immigrants, pas les Antillais Et surtout pas les Haïtiens Arrêtez cette haine honteuse Pensez à votre sort Au dernier rendez-vous Les immigrants mangent des cochons frits Comme des milliards d'Américains Qui aiment les tartes aux pommes Arrêtez les mensonges, arrêtez tous les mensonges. P.S. Traduction de ‘They Eat Good Hot Dogs’. Copyright © Octobre 2024, Hébert Logerie, Tous droits réservés. Hébert Logerie est l'auteur de nombreux recueils de poésie.
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Oct 29, 2024
Oct 29, 2024 at 11:35 PM UTC
Ils Mangent De Bons Chiens Chauds
People think that Brussels is an interesting city, Full of beer, full of mussels and pommes frites And easy to buy a really nice box of chocolates (Personally I prefer the dark ******* as they are less sweet). But there is another side to the city Believe me, I know, I have been there And I have seen it in all its shocking terror. I was there, just off la Grand' Place (Grotemarkt in Flemish), With my younger sister, a fat and ugly girl, Who had a very pronounced lisp and a lot of oozing ****** spots, When a gang of ill-dressed American youths, Probably the sons of wealthy businessmen or diplomats, Sky-high on coca-cola, or whatever vile filth, Attacked us, mugged us, gave us a total bashing-up, And we ran quite hard but could not escape from them. And they left her lying there in the gutter, Her legs broken to bits and her head half-chopped off, And for what? They were envious of her false hairpiece (as it made her look half-human, a major improvement). She dragged out a miserable half-alive existence For a few awful months in a dilapidated infirmary; Dear God, she will not be going to Brussels again In fact she will not be going anywhere at all, Apart from into an early grave, that is.
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Nov 18, 2014
Nov 18, 2014 at 7:20 AM UTC
A Visit to Brussels, Home of the Tasty Sprout
Aufstehen, von der Sonne geweckt der erste Kaffe steht bereit Katzen die sich in Gärten strecken du liest ein Buch, das tu ich auch die Hängematte, schwingt zwischen den Tannen Tauben zirpen, Zickarden gurren dein Eis schmilzt und tropft sonnengebleichte Haare steht in die Richtung des Windes braungebrannte Haut schwitzig, später salzverkrustet Sonnencremduft, an uns Pommes rotweiß an den Fingern, klebrig die Sonne blendet, ist schon okay Wellenrauschen, tobende Kinder kreischen Sand zwischen den Zehen du neben mir auf dem Handtuch gemeinsam dösen gehen wir nochmal rein? Gösser, der letzte Schluck ein bisschien zu warm Dämmerung Barfuß auf dem Fahrrad Lagerfeuerrauch in Augen und Nase, blaue Flamme Knack zisch weinrotgefärbte Lippen, Zungen so schwer wie der Kopf Zeitlos Bis morgen!
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Feb 15, 2021
Feb 15, 2021 at 11:32 AM UTC
Sommer
Part of Edna's "Barry Hodges' Sad Recollections" Sequence People think that Brussels is an interesting city, Full of beer, full of mussels and pommes frites And easy to buy a really nice box of chocolates (Personally I prefer the dark ******* as they are less sweet). But there is another side to the city Believe me, I know, I have been there And I have seen it in all its shocking terror. I was there, just off la Grand' Place (Grotemarkt in Flemish), With my younger sister, a fat and ugly girl, Who had a very pronounced lisp and a lot of oozing ****** spots, When a gang of ill-dressed American youths, Probably the sons of wealthy businessmen or diplomats, Sky-high on coca-cola, or whatever vile filth, Attacked us, mugged us, gave us a total bashing-up, And we ran quite hard but could not escape from them. And they left her lying there in the gutter, Her legs broken to bits and her head half-chopped off, And for what? They were envious of her false hairpiece (as it made her look half-human, a major improvement). She dragged out a miserable half-alive existence For a few awful months in a dilapidated infirmary; Dear God, she will not be going to Brussels again In fact she will not be going anywhere at all, Apart from into an early grave, that is.
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Feb 25, 2015
Feb 25, 2015 at 7:18 AM UTC
Memories of Brussels
une semaine serpentine, des pommes empoisonnées pendent d’un arbre perché, j’en ai mangé jusqu’à la rupture, et puis sept soleils sont morts, l’un après l’autre, mais l’horloge ne s’en est pas rendu compte et depuis des poussières ont envahi ma poitrine, ce qu’il y avait avant, je ne sais plus, mais je n’arrive plus respirer … mes poumons sont gonflées par une fumée noire pendant qu’une brume funèbre m’enveloppe le cerveau et ces jours-ci je n’avale que mes larmes peut-être …. quand je ne serai plus qu’un squelette, je pourrai disparaître en toute tranquillité de cette terre étrange où les bêtes parlent à l’envers dans une langue inconnue entre-temps, j’avale la mienne dans l’espoir de m’étouffer d’où vient l’homme primordial d’où vient cette femme lâche
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Jul 17, 2013
Jul 17, 2013 at 11:10 AM UTC
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Par je ne sais quelle aventure, Un avare, un beau jour, voulant se bien traiter, Au marché courut acheter Des pommes pour sa nourriture. Dans son armoire il les porta, Les compta, rangea, recompta, Ferma les doubles tours de sa double serrure, Et chaque jour les visita. Ce malheureux, dans sa folie, Les bonnes pommes ménageait ; Mais lorsqu'il en trouvait quelqu'une de pourrie, En soupirant il la mangeait. Son fils, jeune écolier, faisant fort maigre chère, Découvrit à la fin les pommes de son père. Il attrape les clefs, et va dans ce réduit, Suivi de deux amis d'excellent appétit. Or vous pouvez juger le dégât qu'ils y firent, Et combien de pommes périrent. L'avare arrive en ce moment, De douleur, d'effroi palpitant. Mes pommes ! Criait-il : coquins, il faut les rendre, Ou je vais tous vous faire pendre. Mon père, dit le fils, calmez-vous, s'il vous plaît ; Nous sommes d'honnêtes personnes : Et quel tort vous avons-nous fait ? Nous n'avons mangé que les bonnes.
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L'avare et son fils
Ma muse fildefériste, ma lionne ! ! ! Et si on dansait dans l 'ombre , La danse cinghalaise des couteaux Sous la houlette du feu de Manuel de Falla Funambules enlacés sur une corde raide En chanvre de Manille Trompe-la-mort sans balancier, A cinquante mètres au-dessus de l'abîme Combien de verges pourrais-tu marcher Sans te rompre le cou, mon Atalante, Pendant que je traverserais tes chutes du Niagara De nuit en plein feu d'artifices Avec la vélocité d'Hippomène A cloche-pied, à califourchon, Sur la tête, les bras ouverts En faisant sauts périlleux arrières et grands écarts Sur des échasses et avec un sac sur la tête ? Ou préférerais-tu que je te prenne en brouette Sur les trois cents mètres de la corde aérienne Et qu'en lieu et place des trois pommes d'or Je te retarde de tous les trésors que je possède De fleurs et de lanternes de toutes les couleurs De confettis et de guirlandes. J'ai préparé une bonne bouteille d'eau-de-vie Que nous sabrerons allongés sur la corde En dignes animaux à deux pieds et sans plumes Dans la posture que tu voudras du Kama-Sutra En portant un toast à Blondin, Le daredevil de Niagara Falls
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:35 AM UTC
Trompe-la-mort
Je vois bien l'arbre aux pommes d'or Prospérer dans vos prés humides ; Mais cela n'en fait pas encor Un vrai jardin des Hespérides. La timide sécurité N'avait pas de plus doux asile Que le verger riche çt tranquille, Par les fils d'Atlas habité. **** du loup, la brebis, en joie, Y bondissait parmi les fleurs, Et de l'hyène aux yeux menteurs Les agneaux n'étaient pas la proie. L'honnête homme, sans passe-ports, S'y promenait exempt d'alarmes. Un dragon veillait au dehors ; Mais au dedans pas de gendarmes. Écrit à La Haye, en 1818.
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Le jardin des Hespérides
Après avoir souffert, après avoir vécu, Tranquille, et du néant de l'homme convaincu, Tu dis je ne sais rien ! - Et je te félicite, Ô lutteur, ô penseur, de cette réussite. Maintenant, sans regret, sans désir, humblement, Bienveillant pour la nuit et pour l'aveuglement, Tu médites, vibrant au vent comme une lyre ; Tu savoures l'azur, le jour, l'astre ; et sans lire Les papyrus hébreux, grecs, arabes, indous, Tu regardes le ciel mystérieux et doux ; Et par l'immensité ton âme est dilatée Au point d'emplir de flamme et d'aube un monde athée. Tes jardins sentent bon, et sont tout chevelus De lierres, de jasmins et de convolvulus ; Mai fleurit tes lilas, août mûrit tes pommes ; Et, pendant que le tas tumultueux des hommes Crie : abattons ! tuons ! exterminons ! broyons ! Toi, parmi les parfums et parmi les rayons, Voilà que tu finis et que tu te reposes, Vieux, dans une masure, et sage, dans les roses.
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Après avoir souffert
C'est ta fête, je vais te célébrer, Te contempler et te lorgner. Je vais admirer ta couleur et ta peau, Du matin jusqu'à la tombée des rideaux. Je vais inhaler ta beauté, Et me nourrir de ton arome. Je vais larmoyer ma fidélité, En t'offrant mon cœur et mes pommes. Quand la ville sera parfumée Après l'angélus, je saisirai mon flambeau Pour continuer à t'encenser Jusqu'à minuit où l'air restera pur et beau. Tu seras naturellement fanée alors; Je te voilerai de baisers d'amour et d'or. Comblé et lassé, je te classerai dans mon portefeuille, Parmi les plus jolies et distinguées feuilles. C'est ta fête, tu es mon corps aujourd'hui. Ecoute l'écho mélodieux des trompettes angéliques; Le monde entier chantonne les plus mémorables cantiques De l'heure sous les étoiles pétillantes de la nuit. Copyright© February,2012, Hebert Logerie, All Rights Reserved
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Feb 10, 2025
Feb 10, 2025 at 11:43 AM UTC
Fleur De La Saint-Valentin
Je veux en vider un grand litre. C'est très chic le cidre, et d'abord C'est le tien ! je l'aime à ce titre. Il est clair, derrière sa vitre, Comme une aube des Ciels du Nord. C'était le cidre de Corneille, Ne pas confondre avec le Cid : Le premier sort de la bouteille, L'autre, le casque sur l'oreille, Doit venir de Valladolid. C'était le cidre de Guillaume, Duc des Normands pleins de valeur, Qui fit, sur leur nouveau royaume, Flotter les plumes de son heaume, Plus doux que les pommiers en fleur ! Ah ! vos pommiers criblés de pommes, Savez-vous qu'ils ne sont pas laids ! Il me semble que nous y sommes, Non **** des flots, où sont les hommes, Près du sable, où sont les mollets. Et les pommes donc ! qui n'adore Leurs jolis rouges triomphants ! Qu'elles soient deux ou plus encore ; Sans les pommes que l'on dévore, Personne ne ferait d'enfants. L'humanité serait peu flère ; Vos cœurs, Femmes, seraient glacés. Sans les pommes... qu'avait ton père, Sans celles qu'adorait ma mère Oh !... plutôt trop, que pas assez. Ah ! bienheureuses sont les branches, Qui cachent, dans leur *** fouillis, Le cidre d'Harfleur ou d'Avranches, Que l'on boit gaiement, les dimanches, Aux cabarets de ton pays ! Et bienheureux sont ceux qui portent Ces fruits dans toutes leurs saveurs ; Que jamais, jamais ils n'avortent, Puisque aussi bien c'est d'eux que sortent Les Buveuses et les Buveurs !
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Le cidre
Il songe. Il s'est assis rêveur sous un érable. Entend-il murmurer la forêt vénérable ? Regarde-t-il les fleurs ? regarde-t-il les cieux ? Il songe. La nature au front mystérieux Fait tout ce qu'elle peut pour apaiser les hommes ; Du coteau plein de vigne au verger plein de pommes Les mouches viennent, vont, reviennent ; les oiseaux Jettent leur petite ombre errante sur les eaux ; Le moulin prend la source et l'arrête au passage ; L'étang est un miroir où le frais paysage Se renverse et se change en vague vision ; Tout dans la profondeur fait une fonction ; Pas d'atome qui n'ait sa tâche ; tout s'agite ; Le grain dans le sillon, la bête dans son gîte, Ont un but ; la matière obéit à l'aimant ; L'immense herbe infinie est un fourmillement ; Partout le mouvement sans relâche et sans trêve, Dans ce qui pousse, croît, monte, descend, se lève, Dans le nid, dans le chien harcelant les troupeaux, Dans l'astre ; et la surface est le vaste repos ; En dessous tout s'efforce, en dessus tout sommeille ; On dirait que l'obscure immensité vermeille Qui balance la mer pour bercer l'alcyon, Et que nous appelons Vie et Création, Charmante, fait semblant de dormir, et caresse L'universel travail avec de la paresse. Quel éblouissement pour l'oeil contemplateur ! De partout, du vallon, du pré, de la hauteur, Du bois qui s'épaissit et du ciel qui rougeoie, Sort cette ombre, la paix, et ce rayon, la joie. Et maintenant, tandis qu'à travers les ravins, Une petite fille avec des yeux divins Et de lestes pieds nus dignes de Praxitèle, Chasse à coups de sarment sa chèvre devant elle, Voici ce qui remue en l'âme du banni : - Hélas ! tout n'est pas dit et tout n'est pas fini Parce qu'on a creusé dans la rue une fosse, Parce qu'un chef désigne un mur où l'on adosse De pauvres gens devant les feux de pelotons, Parce qu'on exécute au hasard, à tâtons, Sans choix, sous la mitraille et sous la fusillade, Pères, mères, le fou, le brigand, le malade, Et qu'on fait consumer en hâte par la chaux Des corps d'hommes sanglants et d'enfants encor chauds !
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À Vianden
Il songe. Il s'est assis rêveur sous un érable. Entend-il murmurer la forêt vénérable ? Regarde-t-il les fleurs ? regarde-t-il les cieux ? Il songe. La nature au front mystérieux Fait tout ce qu'elle peut pour apaiser les hommes ; Du coteau plein de vigne au verger plein de pommes Les mouches viennent, vont, reviennent ; les oiseaux Jettent leur petite ombre errante sur les eaux ; Le moulin prend la source et l'arrête au passage ; L'étang est un miroir où le frais paysage Se renverse et se change en vague vision ; Tout dans la profondeur fait une fonction ; Pas d'atome qui n'ait sa tâche ; tout s'agite ; Le grain dans le sillon, la bête dans son gîte, Ont un but ; la matière obéit à l'aimant ; L'immense herbe infinie est un fourmillement ; Partout le mouvement sans relâche et sans trêve, Dans ce qui pousse, croît, monte, descend, se lève, Dans le nid, dans le chien harcelant les troupeaux, Dans l'astre ; et la surface est le vaste repos ; En dessous tout s'efforce, en dessus tout sommeille ; On dirait que l'obscure immensité vermeille Qui balance la mer pour bercer l'alcyon, Et que nous appelons Vie et Création, Charmante, fait semblant de dormir, et caresse L'universel travail avec de la paresse. Quel éblouissement pour l'oeil contemplateur ! De partout, du vallon, du pré, de la hauteur, Du bois qui s'épaissit et du ciel qui rougeoie, Sort cette ombre, la paix, et ce rayon, la joie. Et maintenant, tandis qu'à travers les ravins, Une petite fille avec des yeux divins Et de lestes pieds nus dignes de Praxitèle, Chasse à coups de sarment sa chèvre devant elle, Voici ce qui remue en l'âme du banni : - Hélas ! tout n'est pas dit et tout n'est pas fini Parce qu'on a creusé dans la rue une fosse, Parce qu'un chef désigne un mur où l'on adosse De pauvres gens devant les feux de pelotons, Parce qu'on exécute au hasard, à tâtons, Sans choix, sous la mitraille et sous la fusillade, Pères, mères, le fou, le brigand, le malade, Et qu'on fait consumer en hâte par la chaux Des corps d'hommes sanglants et d'enfants encor chauds !
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