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"lettres" poems
Nous etions, en cet instant, prisonniers du bonheur. Heritiers de cette douce mais, o combien lourde, ferveur Brulant sous cette peau vernie de sueur, de sable et de sel, Portes, en princes sous les ficelles des tisseuses de ciel. Nous regardions le gris a nous ecorcher les yeux, Aimant de la passion infidele du zenith bleu Le vide encombrant de nos plus incroyables espoirs Et le remou sans debut ni fin de nouvelles memoires. Nous les connaissions, ces esprits, vagabonds des mers Chassant, au milieu des vagues ces humeurs incidencieres, Celles la meme qui jadis se prenommaient “reves d’enfance” Et qui depuis de sont transformes en dependence. Nous les connaissions, et meme si la nature de ce lien M’est masque par un sacerdoce qui ne sera jamais mien, Elle me dicte toujours chaque contour de leur lames grises Qui de cet air sec et fier sont tragiquement eprises Nous etions, en cet instant prisonniers de beaute, Celle la meme qui voit nos poumons dechiquetes A vouloir engouffrer ce monde entier sous nos pores Que demain a travers ces lettres je puisse a nouveau le voir.
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Feb 19, 2015
Feb 19, 2015 at 1:01 PM UTC
A Solis Occasum Cardine
Un livre à lire. Des gens rencontrés. Une femme à aimer. La vie plus belle qu'la notre… Une mort à tromper. Un chemin à courir. Un amour à livrer… Tous les sens à traduire. Toutes les lettres à brouiller. Tous les anges à connaître. Toutes les âmes à sauver. Et après – disparaître… 21-10-2010
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Dec 2, 2012
Dec 2, 2012 at 3:46 PM UTC
Tristesse
~~~ a poem derived from these words of Joel M Frye "Poetry is a self-policing agency, enforcing nothing ~~~ The Truth Burden is the accursed need obligatory, the sacred sanctity requisitioned, when the whenever, chooses to drops in and upflag the mailbox, an uninvited invitation, announcing with precise bluntness, that precisely now, is the tool crafted moment and you fool, are the selected tool you must render unto Ceaser, by your own hand, render your own rendering, do your own undoing, go forth and in haste, will thyself into the cauldron of the Great Mystery of Creation you cannot lie in poetry -one can only validate- you will tell the whole truth, and nothing but, all in good order, to secure me to thee, to muddle our molecular cocktail mix, you must, must give only truth in poetry, or give nothing police yourself in every aleph bet, don't substance abuse us with deceit, give only your unburdening, force us to lip kiss when we face each other, when pronouncing the blessed script of ourselves, that we have been granted by sharing each other's unvarnished lettres the burden is to un burden cut out what needs to be bridged from the secret walled-in safe, and give form, life and breath, expose it to the atmosphere, reform your bleak introspection and white horseradish bitter realism, turn blue blood veined internal into an amberina red, all by being unsaved, unsavory, unsafe you are the enforcer, you are the police, you are the validation and the validator, enforcing this sole law, police your self, give us with no agent in between, give us nothing but, a voice one will recognize instantly as the whole fats milk of truth oh, how I will embrace thy one and only, when given, your one and only for do we dare disagree that is each other's truths that shall set us free? ••• for we are the inhabitants, of this wild land of no inhibitions, no rule of laws, except one, defend the essence, protect the defenseless integrity, promote the mystery of the human poem
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Aug 9, 2017
Aug 9, 2017 at 9:21 AM UTC
The Truth Burden (you cannot lie in poetry)
~~~ a poem derived from these words of Joel M Frye "Poetry is a self-policing agency, enforcing nothing ~~~ The Truth Burden is the accursed need obligatory, the sacred sanctity requisitioned, when the whenever, chooses to drops in and upflag the mailbox, an uninvited invitation, announcing with precise bluntness, that precisely now, is the tool crafted moment and you fool, are the selected tool you must render unto Ceaser, by your own hand, render your own rendering, do your own undoing, go forth and in haste, will thyself into the cauldron of the Great Mystery of Creation you cannot lie in poetry -one can only validate- you will tell the whole truth, and nothing but, all in good order, to secure me to thee, to muddle our molecular cocktail mix, you must, must give only truth in poetry, or give nothing police yourself in every aleph bet, don't substance abuse us with deceit, give only your unburdening, force us to lip kiss when we face each other, when pronouncing the blessed script of ourselves, that we have been granted by sharing each other's unvarnished lettres the burden is to un burden cut out what needs to be bridged from the secret walled-in safe, and give form, life and breath, expose it to the atmosphere, reform your bleak introspection and white horseradish bitter realism, turn blue blood veined internal into an amberina red, all by being unsaved, unsavory, unsafe you are the enforcer, you are the police, you are the validation and the validator, enforcing this sole law, police your self, give us with no agent in between, give us nothing but, a voice one will recognize instantly as the whole fats milk of truth oh, how I will embrace thy one and only, when given, your one and only for do we dare disagree that is each other's truths that shall set us free? ••• for we are the inhabitants, of this wild land of no inhibitions, no rule of laws, except one, defend the essence, protect the defenseless integrity, promote the mystery of the human poem
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Les ondes de la mer me caressent doucement. Je me sens si heureux chaque seconde de mon être Et j’oublie mes chagrins si divers légèrement. Tout ce qu’on veut maintenant est s’unir aux belles-lettres En quoi notre destin fut écrit autrefois, Où les chemins de la vie sont toujours dégagés Et nous sommes libérés des regrets, des outrages Qui empêchent notre envie de partout voyager. Nous manquons seulement de courage de fuir - De nos craintes, vexations, amertumes et avis... En étant caressés par les ondes de la mer Commençons de nouveau: nouveau seuil de la vie.
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Feb 6, 2017
Feb 6, 2017 at 2:34 PM UTC
Les ondes
Enfin ! seul ! On n'entend plus que le roulement de quelques fiacres attardés et éreintés. Pendant quelques heures, nous posséderons le silence, sinon le repos. Enfin ! la tyrannie de la face humaine a disparu, et je ne souffrirai plus que par moi-même. Enfin ! il m'est donc permis de me délasser dans un bain de ténèbres ! D'abord, un double tour à la serrure. Il me semble que ce tour de clef augmentera ma solitude et fortifiera les barricades qui me séparent actuellement du monde. Horrible vie ! Horrible ville ! Récapitulons la journée : avoir vu plusieurs hommes de lettres, dont l'un m'a demandé si l'on pouvait aller en Russie par voie de terre (il prenait sans doute la Russie pour une île) ; avoir disputé généreusement contre le directeur d'une ***** qui à chaque objection répondait : « - C'est ici le parti des honnêtes gens, » ce qui implique que tous les autres journaux sont rédigés par des coquins ; avoir salué une vingtaine de personnes, dont quinze me sont inconnues ; avoir distribué des poignées de main dans la même proportion, et cela sans avoir pris la précaution d'acheter des gants ; être monté pour tuer le temps, pendant une averse, chez une sauteuse qui m'a prié de lui dessiner un costume de Vénustre ; avoir fait ma cour à un directeur de théâtre, qui m'a dit en me congédiant : « - Vous feriez peut-être bien de vous adresser à Z... ; c'est le plus lourd, le plus sot et le plus célèbre de tous mes auteurs, avec lui vous pourriez peut-être aboutir à quelque chose. Voyez-le, et puis nous verrons ; » m'être vanté (pourquoi ?) de plusieurs vilaines actions que je n'ai jamais commises, et avoir lâchement nié quelques autres méfaits que j'ai accomplis avec joie, délit de fanfaronnade, crime de respect humain ; avoir refusé à un ami un service facile, et donné une recommandation écrite à un parfait drôle ; ouf ! est-ce bien fini ? Mécontent de tous et mécontent de moi, je voudrais bien me racheter et m'enorgueillir un peu dans le silence et la solitude de la nuit. Âmes de ceux que j'ai aimés, âmes de ceux que j'ai chantés, fortifiez-moi, soutenez-moi, éloignez de moi le mensonge et les vapeurs corruptrices du monde, et vous, Seigneur mon Dieu ! accordez-moi la grâce de produire quelques beaux vers qui me prouvent à moi-même que je ne suis pas le dernier des hommes, que je ne suis pas inférieur à ceux que je méprise !
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À une heure du matin
Enfin ! seul ! On n'entend plus que le roulement de quelques fiacres attardés et éreintés. Pendant quelques heures, nous posséderons le silence, sinon le repos. Enfin ! la tyrannie de la face humaine a disparu, et je ne souffrirai plus que par moi-même. Enfin ! il m'est donc permis de me délasser dans un bain de ténèbres ! D'abord, un double tour à la serrure. Il me semble que ce tour de clef augmentera ma solitude et fortifiera les barricades qui me séparent actuellement du monde. Horrible vie ! Horrible ville ! Récapitulons la journée : avoir vu plusieurs hommes de lettres, dont l'un m'a demandé si l'on pouvait aller en Russie par voie de terre (il prenait sans doute la Russie pour une île) ; avoir disputé généreusement contre le directeur d'une ***** qui à chaque objection répondait : « - C'est ici le parti des honnêtes gens, » ce qui implique que tous les autres journaux sont rédigés par des coquins ; avoir salué une vingtaine de personnes, dont quinze me sont inconnues ; avoir distribué des poignées de main dans la même proportion, et cela sans avoir pris la précaution d'acheter des gants ; être monté pour tuer le temps, pendant une averse, chez une sauteuse qui m'a prié de lui dessiner un costume de Vénustre ; avoir fait ma cour à un directeur de théâtre, qui m'a dit en me congédiant : « - Vous feriez peut-être bien de vous adresser à Z... ; c'est le plus lourd, le plus sot et le plus célèbre de tous mes auteurs, avec lui vous pourriez peut-être aboutir à quelque chose. Voyez-le, et puis nous verrons ; » m'être vanté (pourquoi ?) de plusieurs vilaines actions que je n'ai jamais commises, et avoir lâchement nié quelques autres méfaits que j'ai accomplis avec joie, délit de fanfaronnade, crime de respect humain ; avoir refusé à un ami un service facile, et donné une recommandation écrite à un parfait drôle ; ouf ! est-ce bien fini ? Mécontent de tous et mécontent de moi, je voudrais bien me racheter et m'enorgueillir un peu dans le silence et la solitude de la nuit. Âmes de ceux que j'ai aimés, âmes de ceux que j'ai chantés, fortifiez-moi, soutenez-moi, éloignez de moi le mensonge et les vapeurs corruptrices du monde, et vous, Seigneur mon Dieu ! accordez-moi la grâce de produire quelques beaux vers qui me prouvent à moi-même que je ne suis pas le dernier des hommes, que je ne suis pas inférieur à ceux que je méprise !
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168 If the foolish, call them “flowers“— Need the wiser, tell? If the Savants “Classify” them It is just as well! Those who read the “Revelations” Must not criticize Those who read the same Edition— With beclouded Eyes! Could we stand with that Old “Moses”— “Canaan” denied— Scan like him, the stately landscape On the other side— Doubtless, we should deem superfluous Many Sciences, Not pursued by learned Angels In scholastic skies! Low amid that glad Belles lettres Grant that we may stand, Stars, amid profound Galaxies— At that grand “Right hand”!
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If the foolish, call them “flowers“
C'est le genre de douleur que l'on désire, Le genre qui nous manque quand elle n'est pas là. Celle qui fait mal, Mais que l'on regrette lorsque l'on s'en va, Et que l'on passe notre vie à espérer ressentir. C'est le genre de douleur que je garde en moi, Que j'entretiens chaque jour un peu, En lisant les lettres que jadis tu m'envoyais, A la lueur d'une bougie, Les nuits où je me sens seule.
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Apr 11, 2016
Apr 11, 2016 at 6:22 AM UTC
Relation épistolaire
Ma muse, j'ai un tout petit dilemne. Il est écrit qu'il y a en tout et pour tout neuf muses Qui ont pour nom par ordre alphabétique Calliope, Clio, Erato, Euterpe Melpomène, Polymnie, Terspichore, Thalia et Uranie Nulle trace d'Aura. Es-tu vraiment celle que tu prétends être ? Aimes-tu vraiment le chant de deux voix qui s'alternent ? Et dans le cas où tu serais bien l'une des neuf Pourquoi m'as-tu dit que tu étais le huit ? Si je te pose la question C'est que j'avais accès à ton site sur muses.com/aura et j'ai égaré mon mot de passe. Tu sais, ce mot de passe sécurisé Qui nous permettait de nous exhiber tranquillement A l'abri des regards indiscrets. Je ne me souviens pas s'il y avait douze, quatorze ou vingt caractères. mais il y en avait plus que huit Il était fort et aléatoire Entre majuscules, minuscules, symboles et chiffres Impossible à craquer C'était mieux que Fort Knox Dedans tu avais mis ton âge, ton poids, ta taille, ta pointure Et les lettres, arbmu et umz Et un symbole étrange un t avec une virgule souscrite. J'ai appelé à gauche et à droite les Muses pour retrouver ta trace, Je t'ai googlisé. En vain. Es tu vraiment ma Muse ou Furie ? Par acquit de conscience j 'ai vérifié les noms des Furies Tisiphone, Mégère et Alecton. Et j'en reviens à la seule et unique question : Qui es-tu ? Mon ombre, certes, mais encore ? J'ai rêvé que tu étais astronaute et moi Martien. Tu m'avais réduit de la taille d'un minuscule atome Que tu gardais bien au chaud dans son berceau Au fond de la planète Utérus. Et tu m'allaitais d'eau de vie de mirabelle et me berçais De câlins sucrés. Et je gazouillais En regardant tes yeux, Aura, A l'époque rouges jaunes orange bleus Puis un jour tes yeux sont passé au vert Et tu m'as sevré sans un mot, sans une parole. Tu m'as mis hors du miroir Et tu m'as dit d'aller caresser l'oiseau. Et depuis j'erre comme un bateau ivre Mais revenons à nos orphies : Le mot de passe !!! Pour simplifier je te propose Qu'on efface tout ça et qu'on mette à la place Juste une phrase comme : Amant alterna camenae (Virg. egl III,59)
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 11:41 AM UTC
Mot de passe
Ma muse, j'ai un tout petit dilemne. Il est écrit qu'il y a en tout et pour tout neuf muses Qui ont pour nom par ordre alphabétique Calliope, Clio, Erato, Euterpe Melpomène, Polymnie, Terspichore, Thalia et Uranie Nulle trace d'Aura. Es-tu vraiment celle que tu prétends être ? Aimes-tu vraiment le chant de deux voix qui s'alternent ? Et dans le cas où tu serais bien l'une des neuf Pourquoi m'as-tu dit que tu étais le huit ? Si je te pose la question C'est que j'avais accès à ton site sur muses.com/aura et j'ai égaré mon mot de passe. Tu sais, ce mot de passe sécurisé Qui nous permettait de nous exhiber tranquillement A l'abri des regards indiscrets. Je ne me souviens pas s'il y avait douze, quatorze ou vingt caractères. mais il y en avait plus que huit Il était fort et aléatoire Entre majuscules, minuscules, symboles et chiffres Impossible à craquer C'était mieux que Fort Knox Dedans tu avais mis ton âge, ton poids, ta taille, ta pointure Et les lettres, arbmu et umz Et un symbole étrange un t avec une virgule souscrite. J'ai appelé à gauche et à droite les Muses pour retrouver ta trace, Je t'ai googlisé. En vain. Es tu vraiment ma Muse ou Furie ? Par acquit de conscience j 'ai vérifié les noms des Furies Tisiphone, Mégère et Alecton. Et j'en reviens à la seule et unique question : Qui es-tu ? Mon ombre, certes, mais encore ? J'ai rêvé que tu étais astronaute et moi Martien. Tu m'avais réduit de la taille d'un minuscule atome Que tu gardais bien au chaud dans son berceau Au fond de la planète Utérus. Et tu m'allaitais d'eau de vie de mirabelle et me berçais De câlins sucrés. Et je gazouillais En regardant tes yeux, Aura, A l'époque rouges jaunes orange bleus Puis un jour tes yeux sont passé au vert Et tu m'as sevré sans un mot, sans une parole. Tu m'as mis hors du miroir Et tu m'as dit d'aller caresser l'oiseau. Et depuis j'erre comme un bateau ivre Mais revenons à nos orphies : Le mot de passe !!! Pour simplifier je te propose Qu'on efface tout ça et qu'on mette à la place Juste une phrase comme : Amant alterna camenae (Virg. egl III,59)
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Reprends de ce bouquet les trompeuses couleurs, Ces lettres qui font mon supplice, Ce portrait qui fut ton complice ; Il te ressemble, il rit, tout baigné de mes pleurs. Je te rends ce trésor funeste, Ce froid témoin de mon affreux ennui. Ton souvenir brûlant, que je déteste, Sera bientôt froid comme lui. Oh ! Reprends tout. Si ma main tremble encore, C'est que j'ai cru te voir sous ces traits que j'abhorre. Oui, j'ai cru rencontrer le regard d'un trompeur ; Ce fantôme a troublé mon courage timide. Ciel ! On peut donc mourir à l'aspect d'un perfide, Si son ombre fait tant de peur ! Comme ces feux errants dont le reflet égare, La flamme de ses yeux a passé devant moi ; Je rougis d'oublier qu'enfin tout nous sépare ; Mais je n'en rougis que pour toi. Que mes froids sentiments s'expriment avec peine ! Amour... que je te hais de m'apprendre la haine ! Eloigne-toi, reprends ces trompeuses couleurs, Ces lettres, qui font mon supplice, Ce portrait, qui fut ton complice ; Il te ressemble, il rit, tout baigné de mes pleurs ! Cache au moins ma colère au cruel qui t'envoie, Dis que j'ai tout brisé, sans larmes, sans efforts ; En lui peignant mes douloureux transports, Tu lui donnerais trop de joie. Reprends aussi, reprends les écrits dangereux, Où, cachant sous des fleurs son premier artifice, Il voulut essayer sa cruauté novice Sur un coeur simple et malheureux. Quand tu voudras encore égarer l'innocence, Quand tu voudras voir brûler et languir, Quand tu voudras faire aimer et mourir, N'emprunte pas d'autre éloquence. L'art de séduire est là, comme il est dans son coeur ! Va ! Tu n'as plus besoin d'étude. Sois léger par penchant, ingrat par habitude, Donne la fièvre, amour, et garde ta froideur. Ne change rien aux aveux pleins de charmes Dont la magie entraîne au désespoir : Tu peux de chaque mot calculer le pouvoir, Et choisir ceux encore imprégnés de mes larmes... Il n'ose me répondre, il s'envole... il est **** Puisse-t-il d'un ingrat éterniser l'absence ! Il faudrait par fierté sourire en sa présence : J'aime mieux souffrir sans témoin. Il ne reviendra plus, il sait que je l'abhorre ; Je l'ai dit à l'amour, qui déjà s'est enfui. S'il osait revenir, je le dirais encore : Mais on approche, on parle... hélas ! Ce n'est pas lui !
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À l'amour
Reprends de ce bouquet les trompeuses couleurs, Ces lettres qui font mon supplice, Ce portrait qui fut ton complice ; Il te ressemble, il rit, tout baigné de mes pleurs. Je te rends ce trésor funeste, Ce froid témoin de mon affreux ennui. Ton souvenir brûlant, que je déteste, Sera bientôt froid comme lui. Oh ! Reprends tout. Si ma main tremble encore, C'est que j'ai cru te voir sous ces traits que j'abhorre. Oui, j'ai cru rencontrer le regard d'un trompeur ; Ce fantôme a troublé mon courage timide. Ciel ! On peut donc mourir à l'aspect d'un perfide, Si son ombre fait tant de peur ! Comme ces feux errants dont le reflet égare, La flamme de ses yeux a passé devant moi ; Je rougis d'oublier qu'enfin tout nous sépare ; Mais je n'en rougis que pour toi. Que mes froids sentiments s'expriment avec peine ! Amour... que je te hais de m'apprendre la haine ! Eloigne-toi, reprends ces trompeuses couleurs, Ces lettres, qui font mon supplice, Ce portrait, qui fut ton complice ; Il te ressemble, il rit, tout baigné de mes pleurs ! Cache au moins ma colère au cruel qui t'envoie, Dis que j'ai tout brisé, sans larmes, sans efforts ; En lui peignant mes douloureux transports, Tu lui donnerais trop de joie. Reprends aussi, reprends les écrits dangereux, Où, cachant sous des fleurs son premier artifice, Il voulut essayer sa cruauté novice Sur un coeur simple et malheureux. Quand tu voudras encore égarer l'innocence, Quand tu voudras voir brûler et languir, Quand tu voudras faire aimer et mourir, N'emprunte pas d'autre éloquence. L'art de séduire est là, comme il est dans son coeur ! Va ! Tu n'as plus besoin d'étude. Sois léger par penchant, ingrat par habitude, Donne la fièvre, amour, et garde ta froideur. Ne change rien aux aveux pleins de charmes Dont la magie entraîne au désespoir : Tu peux de chaque mot calculer le pouvoir, Et choisir ceux encore imprégnés de mes larmes... Il n'ose me répondre, il s'envole... il est **** Puisse-t-il d'un ingrat éterniser l'absence ! Il faudrait par fierté sourire en sa présence : J'aime mieux souffrir sans témoin. Il ne reviendra plus, il sait que je l'abhorre ; Je l'ai dit à l'amour, qui déjà s'est enfui. S'il osait revenir, je le dirais encore : Mais on approche, on parle... hélas ! Ce n'est pas lui !
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[I have written a few pieces  in French, or partly in French, but this is the only one to be based on a play on French words. Translation and explanation follows the poem.] Je ne voudrais jamais t'embarrasser, mais ... si le verbe avait deux lettres de moins, je ne pourrais en toute vérité jurer le même. Et puisque le second de ces cas impliquerait fatalement le premier, je me trouve dans une position impossible. Autre exemple des ambitions, espoirs, désirs, rêves qu'il vaut mieux ne pas exprimer. --------------- I would never want to embarrass you, but .... if the verb (in French) lost a couple of letters (^) I could not in all honesty swear to the same. And since the second of these cases would unfailingly lead to the first, (^^) I am placed in an impossible position. Another example of the ambitions, hopes, desires, dreams ... that it is preferable to leave unexpressed. ----------- (^) i.e., if "embarrasser" (to embarrass) became "embrasser" (to kiss). (^^) i.e.,  kissing would lead to embarrassment. Embrasser,  curiously enough, doesn't mean "to embrace". And whilst "a kiss" is "un baiser", the verb "baiser" means somewhat more than "to kiss"!  Still, we all know that words are curious things.
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Jul 26, 2016
Jul 26, 2016 at 2:53 PM UTC
Dreams (bi-lingual)
(Le lézard sur les ruines de Rome.) Un jour, seul dans le Colisée, Ruine de l'orgueil romain, Sur l'herbe de sang arrosée Je m'assis, Tacite à la main. Je lisais les crimes de Rome, Et l'empire à l'encan vendu, Et, pour élever un seul homme, L'univers si bas descendu. Je voyais la plèbe idolâtre, Saluant les triomphateurs, Baigner ses yeux sur le théâtre Dans le sang des gladiateurs. Sur la muraille qui l'incruste, Je recomposais lentement Les lettres du nom de l'Auguste Qui dédia le monument. J'en épelais le premier signe : Mais, déconcertant mes regards, Un lézard dormait sur la ligne Où brillait le nom des Césars. Seul héritier des sept collines, Seul habitant de ces débris, Il remplaçait sous ces ruines Le grand flot des peuples taris. Sorti des fentes des murailles, Il venait, de froid engourdi, Réchauffer ses vertes écailles Au contact du bronze attiédi. Consul, César, maître du monde, Pontife, Auguste, égal aux dieux, L'ombre de ce reptile immonde Éclipsait ta gloire à mes yeux ! La nature a son ironie Le livre échappa de ma main. Ô Tacite, tout ton génie Raille moins fort l'orgueil humain !
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Le lézard
Whilst reality I seeketh I still find hidden gestures I seeketh just one phone call A romance novel of letters!!! Maby it wilt come Maby never Maby I seeketh to much Just me A romanced novel Realist!!
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Jun 11, 2015
Jun 11, 2015 at 12:36 PM UTC
nouvelles lettres ( novel letters) french tongue
En trouvant plus ou moins l’art de quelqu’un il se demande “Qui l’a écrit ?”. Non, non, non ! Il devrait se demander et se préciser „Qui l’a créé ?” car quiconque a pu le transférer seulement en lettres et l’y mettre, mais seulement le créateur, la mère, a pu lui baiser avec son âme et esprit en lui donnant ainsi la Vie
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Jun 14, 2020
Jun 14, 2020 at 8:24 PM UTC
Gioielli di Giornale #10
The glint from your eyes, A hint of your smile. A subtle affair. A subtle affair. Lines that from you are made, Love that for you emanate, My heart, melts away. My heart, melts away. Truth be told, I am infatuated. Love not, it's a lightning strike. And I am lost, Darling, I am lost. Would you then, take your pen? And pen down few words to me? Write me a love letter, Honey, write me a love letter. Wouldn't you ?
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Apr 22, 2020
Apr 22, 2020 at 4:04 PM UTC
Lettres d'amour
Écris avec tes hanches, Dimanche Et plonge ta plume dans mon encrier Écris avec tes hanches, Dimanche Et éponge mes éclaboussures de ton buvard Écris avec tes hanches, Dimanche Et déhanche sur le parchemin Tes proportions idéales de femme de Vitruve. Écris en toutes lettres majuscules La grammaire des gonadotrophines de l'hypophyse Vérifie par la preuve par neuf Le taux de testostérone des gamètes Écris, chante et danse la spermatogenèse. Écris avec tes hanches Analphabètes Écris avec tes hanches Illettrées Écris avec tes hanches diaboliques Et signe en hyéroglyphes Tout en les chevauchant Le mâle et ses râles impubères Réglés comme du papier à musique.
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Oct 28, 2019
Oct 28, 2019 at 6:48 AM UTC
Ecris avec tes hanches, Dimanche
Je ne veux plus lire de lettre, Sauf les lettres que le facteur Sera chargé de me remettre, Comme après tout on est le maître De lire tel ou tel auteur. Écoutez bien, gens de la ville : Montrer, avec ou sans motif, Lettre quelconque... est bien futile. Lettre toute autre est chose... utile Rarement portée à l'actif. Que le Duc d'Aumale s'en foute, Il ne vaut pas un sous-préfet ; Et... si j'eusse été... sur ma route, Le Général... Mignonne, écoute, Je sais fort ce que j'aurais fait. Ce n'est rien moins qu'une merveille, On le peut, sans se déranger. C'est le secret de ma bouteille. Je pourrais le dire à l'oreille Du beau Général Boulanger. Vous qui devinez tout, Madame, Ne divulguez rien, s'il vous plaît, Sinon, je vous écris : infâme ! Et si vous tirez votre lame, Je vous avance... mon valet. Hé ! là ! ce que je viens de dire, Ma mignonne, c'était en l'air : On ne te voit jamais écrire. Moi, je chante et ne veut que rire : Il me semble que c'est très clair. Je me dis avec insistance : Je n'attacherai plus de prix, Ni la plus petite importance, Qu'à ma propre correspondance, Si je me suis bien, bien compris. Lettres laides ou Lettres belles, J'y suis doucement résigné, Je n'en lirai pas de nouvelles, Je ne lirai plus même celles De Madame de Sévigné. Et si cette admirable Brune Me trouvait vilain garnement, Elle n'a, pour que j'en lise une, Par le facteur Rayon-de-Lune Qu'à me l'adresser, simplement.
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Les lettres
Oh primavera ! gioventù dell' anno ! Oh gioventù, primavera della vita ! Ô mes lettres d'amour, de vertu, de jeunesse, C'est donc vous ! Je m'enivre encore à votre ivresse ; Je vous lis à genoux. Souffrez que pour un jour je reprenne votre âge ! Laissez-moi me cacher, moi, l'heureux et le sage, Pour pleurer avec vous ! J'avais donc dix-huit ans ! j'étais donc plein de songes ! L'espérance en chantant me berçait de mensonges. Un astre m'avait lui ! J'étais un dieu pour toi qu'en mon cœur seul je nomme ! J'étais donc cet enfant, hélas ! devant qui l'homme Rougit presque aujourd'hui ! Ô temps de rêverie, et de force, et de grâce ! Attendre tous les soirs une robe qui passe ! Baiser un gant jeté ! Vouloir tout de la vie, amour, puissance et gloire ! Etre pur, être fier, être sublime, et croire À toute pureté ! À présent, j'ai senti, j'ai vu, je sais. - Qu'importe Si moins d'illusions viennent ouvrir ma porte Qui gémit en tournant ! Oh ! que cet âge ardent, qui me semblait si sombre, À côté du bonheur qui m'abrite à son ombre, Rayonne maintenant ! Que vous ai-je donc fait, ô mes jeunes années, Pour m'avoir fui si vite, et vous être éloignées, Me croyant satisfait ? Hélas ! pour revenir m'apparaître si belles, Quand vous ne pouvez plus me prendre sur vos ailes, Que vous ai-je donc fait ? Oh ! quand ce doux passé, quand cet âge sans tache, Avec sa robe blanche où notre amour s'attache, Revient dans nos chemins, On s'y suspend, et puis que de larmes amères Sur les lambeaux flétris de vos jeunes chimères Qui vous restent aux mains ! Oublions ! oublions ! Quand la jeunesse est morte, Laissons-nous emporter par le vent qui l'emporte À l'horizon obscur. Rien ne reste de nous ; notre œuvre est un problème. L'homme, fantôme errant, passe sans laisser même Son ombre sur le mur ! Le 22 mai 1830.
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Ô mes lettres d'amour
Oh primavera ! gioventù dell' anno ! Oh gioventù, primavera della vita ! Ô mes lettres d'amour, de vertu, de jeunesse, C'est donc vous ! Je m'enivre encore à votre ivresse ; Je vous lis à genoux. Souffrez que pour un jour je reprenne votre âge ! Laissez-moi me cacher, moi, l'heureux et le sage, Pour pleurer avec vous ! J'avais donc dix-huit ans ! j'étais donc plein de songes ! L'espérance en chantant me berçait de mensonges. Un astre m'avait lui ! J'étais un dieu pour toi qu'en mon cœur seul je nomme ! J'étais donc cet enfant, hélas ! devant qui l'homme Rougit presque aujourd'hui ! Ô temps de rêverie, et de force, et de grâce ! Attendre tous les soirs une robe qui passe ! Baiser un gant jeté ! Vouloir tout de la vie, amour, puissance et gloire ! Etre pur, être fier, être sublime, et croire À toute pureté ! À présent, j'ai senti, j'ai vu, je sais. - Qu'importe Si moins d'illusions viennent ouvrir ma porte Qui gémit en tournant ! Oh ! que cet âge ardent, qui me semblait si sombre, À côté du bonheur qui m'abrite à son ombre, Rayonne maintenant ! Que vous ai-je donc fait, ô mes jeunes années, Pour m'avoir fui si vite, et vous être éloignées, Me croyant satisfait ? Hélas ! pour revenir m'apparaître si belles, Quand vous ne pouvez plus me prendre sur vos ailes, Que vous ai-je donc fait ? Oh ! quand ce doux passé, quand cet âge sans tache, Avec sa robe blanche où notre amour s'attache, Revient dans nos chemins, On s'y suspend, et puis que de larmes amères Sur les lambeaux flétris de vos jeunes chimères Qui vous restent aux mains ! Oublions ! oublions ! Quand la jeunesse est morte, Laissons-nous emporter par le vent qui l'emporte À l'horizon obscur. Rien ne reste de nous ; notre œuvre est un problème. L'homme, fantôme errant, passe sans laisser même Son ombre sur le mur ! Le 22 mai 1830.
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I Don't know if you and me are meant to be Mais ceci étant dit Je fais tourner les pages de mon livre Celui qui traite de ma vie J'y lis des mots dont les lettres dansent pour te décrire Dans cette relation J'espère y trouver la passion Et faire vivre tes sensations Avec douceur et compassion Soleil levant Au senteurs du printemps Fleur que tu es Je ne pourrais te résister
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May 28, 2019
May 28, 2019 at 1:50 AM UTC
Le livre de la vie
Voyons, d'où vient le verbe ? Et d'où viennent les langues ? De qui tiens-tu les mots dont tu fais tes harangues ? Écriture, Alphabet, d'où tout cela vient-il ? Réponds. Platon voit l'I sortir de l'air subtil ; Messène emprunte l'M aux boucliers du Mède ; La grue offre en volant l'Y à Palamède ; Entre les dents du chien Perse voit grincer l'R ; Le Z à Prométhée apparaît dans l'éclair ; L'O, c'est l'éternité, serpent qui mord sa queue ; L'S et l'F et le G sont dans la voûte bleue, Des nuages confus gestes aériens ; Querelle à ce sujet chez les grammairiens : Le D, c'est le triangle où Dieu pour Job se lève ; Le T, croix sombre, effare Ézéchiel en rêve ; Soit ; crois-tu le problème éclairci maintenant ? Triptolème, a-t-il fait tomber, en moissonnant, Les mots avec les blés au tranchant de sa serpe ? Le grec est-il éclos sur les lèvres d'Euterpe ? L'hébreu vient-il d'Adam ? le celte d'Irmensul ? Dispute, si tu veux ! Le certain, c'est que nul Ne connaît le maçon qui posa sur le vide, Dans la direction de l'idéal splendide, Les lettres de l'antique alphabet, ces degrés Par où l'esprit humain monte aux sommets sacrés, Ces vingt-cinq marches d'or de l'escalier Pensée. Eh bien, juge à présent. Pauvre argile insensée, Homme, ombre, tu n'as point ton explication ; L'homme pour l'oeil humain n'est qu'une vision ; Quand tu veux remonter de ta langue à ton âme, Savoir comment ce bruit se lie à cette gamme, Néant. Ton propre fil en toi-même est rompu. En toi, dans ton cerveau, tu n'as pas encor pu Ouvrir ta propre énigme et ta propre fenêtre, Tu ne te connais pas, et tu veux le connaître, LUI ! Voyant sans regard, triste magicien, Tu ne sais pas ton verbe et veux savoir le sien !
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Voyons, d'où vient le verbe ?
Voyons, d'où vient le verbe ? Et d'où viennent les langues ? De qui tiens-tu les mots dont tu fais tes harangues ? Écriture, Alphabet, d'où tout cela vient-il ? Réponds. Platon voit l'I sortir de l'air subtil ; Messène emprunte l'M aux boucliers du Mède ; La grue offre en volant l'Y à Palamède ; Entre les dents du chien Perse voit grincer l'R ; Le Z à Prométhée apparaît dans l'éclair ; L'O, c'est l'éternité, serpent qui mord sa queue ; L'S et l'F et le G sont dans la voûte bleue, Des nuages confus gestes aériens ; Querelle à ce sujet chez les grammairiens : Le D, c'est le triangle où Dieu pour Job se lève ; Le T, croix sombre, effare Ézéchiel en rêve ; Soit ; crois-tu le problème éclairci maintenant ? Triptolème, a-t-il fait tomber, en moissonnant, Les mots avec les blés au tranchant de sa serpe ? Le grec est-il éclos sur les lèvres d'Euterpe ? L'hébreu vient-il d'Adam ? le celte d'Irmensul ? Dispute, si tu veux ! Le certain, c'est que nul Ne connaît le maçon qui posa sur le vide, Dans la direction de l'idéal splendide, Les lettres de l'antique alphabet, ces degrés Par où l'esprit humain monte aux sommets sacrés, Ces vingt-cinq marches d'or de l'escalier Pensée. Eh bien, juge à présent. Pauvre argile insensée, Homme, ombre, tu n'as point ton explication ; L'homme pour l'oeil humain n'est qu'une vision ; Quand tu veux remonter de ta langue à ton âme, Savoir comment ce bruit se lie à cette gamme, Néant. Ton propre fil en toi-même est rompu. En toi, dans ton cerveau, tu n'as pas encor pu Ouvrir ta propre énigme et ta propre fenêtre, Tu ne te connais pas, et tu veux le connaître, LUI ! Voyant sans regard, triste magicien, Tu ne sais pas ton verbe et veux savoir le sien !
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Impérial, royal, sacerdotal, comme une République Française en ce Quatre-vingt-treize Brûlant empereur, roi, prêtre dans sa fournaise, Avec la danse, autour, de la grande Commune ; L'étudiant et sa guitare et sa fortune À travers les décors d'une Espagne mauvaise Mais blanche de pieds nains et noire d'yeux de braise, Héroïque au soleil et folle sous la lune ; Néoptolème, âme charmante et chaste tête, Dont je serais en même temps le Philoctète Au cœur ulcéré plus encor que sa blessure, Et, pour un conseil froid et bon parfois, l'Ulysse ; Artiste pur, poète où la gloire s'assure ; Cher aux femmes, cher aux Lettres, Charles Morice !
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À Charles Morice