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N Apr 18
Oh, éclipse lunaire
Seule sous ta lumière
Y a-t-il quelqu'un ailleurs
Peut être un autre reveur
Qui regardera la lune avec moi
Jour après jour, elle tisse
Dans la texture du vent
Sa fragile bâtisse
De crachats et d'argent

Il lui faudra des heures
Et des jour, et des nuits
Il te faudra du coeur
Pour affronter la nuit.

Mon ame, sois-en sure:
Un randonneur distrait
Appuiera sa chaussure
Sur tes plus beaux projects.

...Il faudra re-tisser
Comme l'araignée tenace.
Rajan Feb 7
C'était le jour de l'amour,
Mais c'est le jour de la guerre,
Il faut qu’on transforme,
Nos larmes en l'armes.
Si le grain ne meurt
Ta passion
N'éclora jamais.

Et il y aura toujours
Dans ton âme
Comme des débris
D'univers inachevés.

Il y a dans ta main
Des trésors insoupçonnés

Mais creuse !!
Comment, autrement, le déterrer?!
Je me lève et j'affirme:
La nuit n'est qu'un écrin
Pour la brillance des étoiles.

La tête haute, j'affirme:
Le mal ne vaincra pas,
Les pleurs n'auront jamais ma peau.

Le poing levé, j'affirme:
L'obscurité n'est qu'une absence.
La lumière, seule, est matérielle.

Notre horizon s'affirme:
L'impertinent nouveau monde
Sans cris, sans pleurs, sans mort, sans maux.
Quand l'époque est tragique
Nos âmes l'enlisent
Et les sourirs s'estompent;
La tentation est grande.

On est tenté
De trottiner
               ...précautionneusement...

Sur l'herbe vierge
Des temps incertains.

Mais si on prend la vie
Par les cornes

Qui pourra compte
Les litres de lait
Qu'on saura en tirer?

Qui pourra canaliser
La rivière folle
Du potentiel humain?
Dante Rocío Dec 2020
Lueurs ou sombres
Un verre casser,
J’en vaux et pas en drôle,
Partir du lit noir celui qui
S’adresse à s’envahir et être un délire
Fil de violon travaille à l’aise:
Donnez-moi un coup de la lune pour m’en écraser et m’en crever,
J’en ai marre marcher parfait comme la porcelaine
A spontaneity of Poetry with French on the images of the dark, fumes, grey, space as a physical trait and instruments from a picture prompt for short letters
Vanessa Dec 2020
Rancune,
Renflement d'un cauchemar vampirique
Je me ronge les ongles, puis
Je ferme les yeux
Que vois-je?

L'art
Le virevoltant vert,
Mousse et fougère
Puis le sang,
Une éclaboussure de mort et d'entrailles de poisson

Nourris-moi aux vers
Laisse mes yeux aux corbeaux
Pissenlit maléfique
Une odeur impassible,
Dans une nature grandiose
Quoiqu'incompréhensible

J'inspire la poussière,
Épine d'une plante pacifique, inondée
Au bout du rocher là
À l'horizon

Rejoins les étoiles
La noirceur d'un épilogue,
Continuation de mille contes
Sans transpiration d'une réelle émotion
Remue les orteils de ta jeunesse,
Et réinvente l'univers

Être à l'abandon,
Isolement et sacrilège d'une fréquence,
À pain garni de sucré

J'imagine une confiance
Enfuis-toi,
Enfuis-toi **** de moi
Avant que je te défigure,
Avant que je te coupe,
Avant que je cherche à l'infini
Pour l'affection d'une malheureuse
Vanessa Dec 2020
Promène-moi au long du fleuve
Inonde-moi à la rive
La reliure du livre,
Mainte fois épanoui comme
L'envergure d'une danseuse,
Déchirée par la pluie

Interpelle mon nom
Sur tes lèvres noyés,
et que je ne manque le chaos qui
m'attendait d'ailleurs, hier soir

Hommage d'un papillon,
Choyé par la lueur clignotante,
Un mensonge, une trahison atroce
Que quiconque n'essaie de dévorer ma démise

Je ne suis que vent, tempête, ouragan
Une bête ensorcelée,
Éternelle à la douleur

Puisse que tenace de jeunesse,
Et crise de nulle part,
Nous entrelace les mains dans la terre
Faites que je me retrouve six pieds sous la mer

Perdre sa langue,
Que sois chose plus pire
Que perdre sa voix,
Et ne plus pouvoir dormir

Toute qu'une brume
Triomphant l'aube, et
La chair de mon sang
Aussi fatal que le sifflement,
Le sifflement du vent
Jean-Rémy Duboc Nov 2020
Triple onze
Dix huit;

C’est presque comme
Un dimanche ordinaire;
Les commercants, demain, seront dans leur boutique,
Camionneurs et taxis
Auront repris la route,
Et on se régalera dans les estaminets.

Et les enfants, bien sûr,
Viendront sans inquiétude
Jouer
Dans la cour de leur école.

(Comme il se doit,
Ils seront libres.)

Et c’est à eux, surtout,
que les soldats,
au repos dans la colline,
Pensent
Dans le sommeil heureux du devoir accompli.
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