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"printemps" poems
~-English-~ The Beauty Of Flowers (Multiple Tankas I) A field of tulips Is where I laid down to sleep And dream a sweet dream Dew sparkled on the tulips And fell upon my fair cheeks In the shady woods Ladyslipper Orchids grow Near a babbling brook. Yellows and Pinks standing tall With ferns spreading all around. Beside the ocean The hibiscus are blooming Such a sweet perfume Lingers on the salty breeze Such beautiful rainbow hues Snowdrops are the first To appear blooming in frost Pure white heads nodding. Cold hardy and full of life, They offer a hope of Spring. Beside the farmhouse Gardenias are blooming White satin blossoms Their perfume is breathtaking Rain-washed petals of fragrance ~Timothy & Marian~ ~-French-~ La beauté des fleurs (plusieurs Tankas je) Un champ de tulipes Est où j'ai prévue de dormir Et un doux rêve Rosée brillait sur les tulipes Et tomba sur mes joues justes Dans les bois ombragés Ladyslipper orchidées poussent Près d'un petit ruisseau. Jaunes et roses debout Avec fougères répand tout autour. À côté de l'océan L'hibiscus sont en fleurs Tel un doux parfum S'attarde sur la brise salée Ces teintes belle arc-en-ciel Perce-neige est les premiers À comparaître fleurissant en gel Têtes blanches pures hochant la tête. Résistantes au froid et pleine de vie, Ils offrent un espoir de printemps. À côté de la ferme Gardénias sont en fleurs Fleurs de satin blancs Leur parfum est à couper le souffle Pétales restés du parfum ~ Timothy et Marian ~
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Jan 10, 2014
Jan 10, 2014 at 6:25 PM UTC
The Beauty Of Flowers (Multiple Tankas I)
~-English-~ The Beauty Of Flowers (Multiple Tankas I) A field of tulips Is where I laid down to sleep And dream a sweet dream Dew sparkled on the tulips And fell upon my fair cheeks In the shady woods Ladyslipper Orchids grow Near a babbling brook. Yellows and Pinks standing tall With ferns spreading all around. Beside the ocean The hibiscus are blooming Such a sweet perfume Lingers on the salty breeze Such beautiful rainbow hues Snowdrops are the first To appear blooming in frost Pure white heads nodding. Cold hardy and full of life, They offer a hope of Spring. Beside the farmhouse Gardenias are blooming White satin blossoms Their perfume is breathtaking Rain-washed petals of fragrance ~Timothy & Marian~ ~-French-~ La beauté des fleurs (plusieurs Tankas je) Un champ de tulipes Est où j'ai prévue de dormir Et un doux rêve Rosée brillait sur les tulipes Et tomba sur mes joues justes Dans les bois ombragés Ladyslipper orchidées poussent Près d'un petit ruisseau. Jaunes et roses debout Avec fougères répand tout autour. À côté de l'océan L'hibiscus sont en fleurs Tel un doux parfum S'attarde sur la brise salée Ces teintes belle arc-en-ciel Perce-neige est les premiers À comparaître fleurissant en gel Têtes blanches pures hochant la tête. Résistantes au froid et pleine de vie, Ils offrent un espoir de printemps. À côté de la ferme Gardénias sont en fleurs Fleurs de satin blancs Leur parfum est à couper le souffle Pétales restés du parfum ~ Timothy et Marian ~
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~-English-~ The Beauty Of Flowers (Multiple Tankas II) The garden trellis Climbing Salêt Moss rose blooms Perfume light and sweet. Light lavender-pink blossoms— Nice outside or in a vase. English bluebells dance On either side of the path In the cool forest They nod and sway in sunlight Lifting their heads to the dawn Meadows full of blooms Larkspurs, Daisies, and Poppies All create beauty. So splendid a sight to see In the Spring and Summertime. Near the Dutch windmill Daffodils and iris bloom In the warm sunshine During the sweet summer day They look towards the blue sky Waterfalls o'er stones, Mossy and slick though they be My eyes do behold; Trillium of white and mauve, All amid Running Cedar. ~Timothy & Marian~ ~-French-~ La beauté des fleurs (plusieurs Tankas II) Le treillis de jardin Escalade Salêt Moss rose fleurs Parfum léger et doux. Lumière des fleurs de lavande-rose — Nice à l'extérieur ou dans un vase. Danse de jacinthes des bois français De chaque côté du chemin Dans la forêt cool Il hoche la tête et se balancent en plein soleil Soulever la tête à l'aube Prés de fleurs Larkspurs, marguerites et coquelicots Tous créent de la beauté. Tellement splendide un spectacle à voir Au printemps et en été. Près du moulin à vent hollandais Les jonquilles et les fleurs de l'iris Dans la chaleur du soleil Pendant la journée été doux Ils regardent vers le ciel bleu Chutes d'eau sur les pierres, Moussu et luisante, bien qu'ils Mes yeux Voici ; Trille blanc et mauve, Tout au milieu des Cèdres en cours d'exécution. ~ Timothy et Marian ~
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Jan 10, 2014
Jan 10, 2014 at 6:26 PM UTC
The Beauty Of Flowers (Multiple Tankas II)
~-English-~ The Beauty Of Flowers (Multiple Tankas II) The garden trellis Climbing Salêt Moss rose blooms Perfume light and sweet. Light lavender-pink blossoms— Nice outside or in a vase. English bluebells dance On either side of the path In the cool forest They nod and sway in sunlight Lifting their heads to the dawn Meadows full of blooms Larkspurs, Daisies, and Poppies All create beauty. So splendid a sight to see In the Spring and Summertime. Near the Dutch windmill Daffodils and iris bloom In the warm sunshine During the sweet summer day They look towards the blue sky Waterfalls o'er stones, Mossy and slick though they be My eyes do behold; Trillium of white and mauve, All amid Running Cedar. ~Timothy & Marian~ ~-French-~ La beauté des fleurs (plusieurs Tankas II) Le treillis de jardin Escalade Salêt Moss rose fleurs Parfum léger et doux. Lumière des fleurs de lavande-rose — Nice à l'extérieur ou dans un vase. Danse de jacinthes des bois français De chaque côté du chemin Dans la forêt cool Il hoche la tête et se balancent en plein soleil Soulever la tête à l'aube Prés de fleurs Larkspurs, marguerites et coquelicots Tous créent de la beauté. Tellement splendide un spectacle à voir Au printemps et en été. Près du moulin à vent hollandais Les jonquilles et les fleurs de l'iris Dans la chaleur du soleil Pendant la journée été doux Ils regardent vers le ciel bleu Chutes d'eau sur les pierres, Moussu et luisante, bien qu'ils Mes yeux Voici ; Trille blanc et mauve, Tout au milieu des Cèdres en cours d'exécution. ~ Timothy et Marian ~
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Bonjour mon coeur, bonjour ma douce vie. Bonjour mon oeil, bonjour ma chère amie, Hé ! bonjour ma toute belle, Ma mignardise, bonjour, Mes délices, mon amour, Mon doux printemps, ma douce fleur nouvelle, Mon doux plaisir, ma douce colombelle, Mon passereau, ma gente tourterelle, Bonjour, ma douce rebelle. Hé ! faudra-t-il que quelqu'un me reproche Que j'aie vers toi le coeur plus dur que roche De t'avoir laissée, maîtresse, Pour aller suivre le Roi, Mendiant je ne sais quoi Que le vulgaire appelle une largesse ? Plutôt périsse honneur, court, et richesse, Que pour les biens jamais je te relaisse, Ma douce et belle déesse.
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Bonjour mon coeur
Minuit à Paris oui, oui Missour, excusez-moi s'il vous plaît, peux je prendre vos sacs, être bienvenu au Ritz Je suis plus sûr, vous apprécierez votre séjour Paris est le plus heureux, vous voir M. Fitz Paris au printemps est une si jolie vue les fleurs tous dans l'éclat, l'horizon la nuit le soleil brillant shinning maintenant, peut-être une ****** d'après-midi planifiez votre jour bien avant vous le trajet en haut dans la tour le fait de promener devant le cathederal de Dame Notre le fait de penser au carillonneur le vieux bossu comme la liberté de Philadelphie, la cloche a un craquement le fait de prendre d'assaut du Bastille, pour soulager la honte au Louvre pour la plupart d'art exqusite Rembrandt et DaVinci à leur meilleur tant de choses à voir c'est juste le début voir tout cela serait une quête fantastique le temps pour un trajet en bas le fleuve de Seine les vues étonnantes cette vieille ville peuvent livrer une bouteille de Vouvray agréable pour améliorer le trajet une jolie femme locale directement par votre côté maintenant vous pourriez lui demander si elle aime danser car les clubs dans Paree sont oh si parfaits le club la Plage aussi un grand endroit pour dîner un temps magnifique, le Minuit à Paris, France Gomer LePoet
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Sep 1, 2011
Sep 1, 2011 at 2:30 PM UTC
Midnite in Paris - in French Minuit à Paris
Adieu, belle Cassandre, et vous, belle Marie, Pour qui je fus trois ans en servage à Bourgueil, L'une vit, l'autre est morte, et ores, de son œil Le Ciel se réjouit, dont la terre est marrie. Sur mon premier Avril, d'une amoureuse envie J'adorais vos beautés, mais votre fier orgueil Ne s'amollit jamais pour larmes ni pour deuil, Tant d'une gauche main la Parque ourdit ma vie. Maintenant en Automne, encore malheureux, Je vis comme au Printemps, de nature amoureux, Afin que tout mon âge aille au gré de la peine. Et or que je deusse être affranchi du harnois, Mon Colonel m'envoie, à grand coups de carquois, Rassiéger Ilion pour conquérir Hélène.
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Adieu, belle Cassandre, et vous, belle Marie
~~~~English~~~~ Everything is white Snow is all I can see for miles and miles Icicles hang from the shivering trees And the flowers are resting in sweet peace Until Spring wakes them from their sleep Sound of jingling sleigh bells Blow across the wind Mingling with the sound Of distant church chimes Cold bitter breezes sting my face And I can clearly see my breath Slowly I homeward trod To sit beside the fireplace With a hot cup of cocoa ~Marian~ ~~~~French~~~~ Tout est blanc Neige est tout qu'i can see for miles et des miles Glaçons pendent des arbres avec frisson Et les fleurs sont reposent en paix doux Jusqu'au printemps eux réveille de son sommeil Bruit de tintement de grelots Coup dans le vent Se mêlant avec le son Du lointain carillon église Froides brises amers piquent mon visage Et je vois clairement mon souffle Lentement j'ai foulé chemin du retour S'asseoir à côté de la cheminée Avec une bonne tasse de cacao ~ Marian ~
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Jun 4, 2014
Jun 4, 2014 at 12:19 AM UTC
Winter Wonderland ~ Paysage hivernal
Naître avec le printemps, mourir avec les roses, Sur l'aile du zéphyr nager dans un ciel pur, Balancé sur le sein des fleurs à peine écloses, S'enivrer de parfums, de lumière et d'azur, Secouant, jeune encor, la poudre de ses ailes, S'envoler comme un souffle aux voûtes éternelles, Voilà du papillon le destin enchanté ! Il ressemble au désir, qui jamais ne se pose, Et sans se satisfaire, effleurant toute chose, Retourne enfin au ciel chercher la volupté !
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Le papillon
Romance. Dansez, fillettes du village, Chantez vos doux refrains d'amour : Trop vite, hélas ! un ciel d'orage Vient obscurcir le plus beau jour. En vous voyant, je me rappelle Et mes plaisirs et mes succès ; Comme vous, j'étais jeune et belle, Et, comme vous, je le savais. Soudain ma blonde chevelure Me montra quelques cheveux blancs... J'ai vu, comme dans la nature, L'hiver succéder au printemps. Dansez, fillettes du village, Chantez vos doux refrains d'amour ; Trop vite, hélas ! un ciel d'orage Vient obscurcir le plus beau jour. Naïve et sans expérience, D'amour je crus les doux serments, Et j'aimais avec confiance... On croit au bonheur à quinze ans ! Une fleur, par Julien cueillie, Était le gage de sa foi ; Mais, avant qu'elle fût flétrie, L'ingrat ne pensait plus à moi ! Dansez, fillettes du Village, Chantez vos doux refrains d'amour ; Trop vite, hélas ! un ciel d'orage Vient obscurcir le plus beau jour. À vingt ans, un ami fidèle Adoucit mon premier chagrin ; J'étais triste, mais j'étais belle, Il m'offrit son cœur et sa main. Trop tôt pour nous vint la vieillesse ; Nous nous aimions, nous étions vieux... La mort rompit notre tendresse... Mon ami fut le plus heureux ! Dansez, fillettes du village, Chantez vos doux refrains d'amour ; Trop vite, hélas ! un ciel d'orage Vient obscurcir le plus beau jour. Pour moi, n'arrêtez pas la danse ; Le ciel est pur, je suis au port, Aux bruyants plaisirs de l'enfance La grand-mère sourit encor. Que cette larme que j'efface N'attriste pas vos jeunes cœurs : Le soleil brille sur la glace, L'hiver conserve quelques fleurs. Dansez, fillettes du village, Chantez vos doux refrains d'amour, Et, sous un ciel exempt d'orage, Embellissez mon dernier jour !
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La grand-mère
Romance. Dansez, fillettes du village, Chantez vos doux refrains d'amour : Trop vite, hélas ! un ciel d'orage Vient obscurcir le plus beau jour. En vous voyant, je me rappelle Et mes plaisirs et mes succès ; Comme vous, j'étais jeune et belle, Et, comme vous, je le savais. Soudain ma blonde chevelure Me montra quelques cheveux blancs... J'ai vu, comme dans la nature, L'hiver succéder au printemps. Dansez, fillettes du village, Chantez vos doux refrains d'amour ; Trop vite, hélas ! un ciel d'orage Vient obscurcir le plus beau jour. Naïve et sans expérience, D'amour je crus les doux serments, Et j'aimais avec confiance... On croit au bonheur à quinze ans ! Une fleur, par Julien cueillie, Était le gage de sa foi ; Mais, avant qu'elle fût flétrie, L'ingrat ne pensait plus à moi ! Dansez, fillettes du Village, Chantez vos doux refrains d'amour ; Trop vite, hélas ! un ciel d'orage Vient obscurcir le plus beau jour. À vingt ans, un ami fidèle Adoucit mon premier chagrin ; J'étais triste, mais j'étais belle, Il m'offrit son cœur et sa main. Trop tôt pour nous vint la vieillesse ; Nous nous aimions, nous étions vieux... La mort rompit notre tendresse... Mon ami fut le plus heureux ! Dansez, fillettes du village, Chantez vos doux refrains d'amour ; Trop vite, hélas ! un ciel d'orage Vient obscurcir le plus beau jour. Pour moi, n'arrêtez pas la danse ; Le ciel est pur, je suis au port, Aux bruyants plaisirs de l'enfance La grand-mère sourit encor. Que cette larme que j'efface N'attriste pas vos jeunes cœurs : Le soleil brille sur la glace, L'hiver conserve quelques fleurs. Dansez, fillettes du village, Chantez vos doux refrains d'amour, Et, sous un ciel exempt d'orage, Embellissez mon dernier jour !
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Tout est pris d'un frisson subit. L'hiver s'enfuit et se dérobe. L'année ôte son vieil habit ; La terre met sa belle robe. Tout est nouveau, tout est debout ; L'adolescence est dans les plaines ; La beauté du diable, partout, Rayonne et se mire aux fontaines. L'arbre est coquet ; parmi les fleurs C'est à qui sera la plus belle ; Toutes étalent leurs couleurs, Et les plus laides ont du zèle. Le bouquet jaillit du rocher ; L'air baise les feuilles légères ; Juin rit de voir s'endimancher Le petit peuple des fougères. C'est une fête en vérité, Fête où vient le chardon, ce rustre ; Dans le grand palais de l'été Les astres allument le lustre. On fait les foins. Bientôt les blés. Le faucheur dort sous la cépée ; Et tous les souffles sont mêlés D'une senteur d'herbe coupée. Oui chante là ? Le rossignol. Les chrysalides sont parties. Le ver de terre a pris son vol Et jeté le froc aux orties ; L'aragne sur l'eau fait des ronds ; Ô ciel bleu ! l'ombre est sous la treille ; Le jonc tremble, et les moucherons Viennent vous parler à l'oreille ; On voit rôder l'abeille à jeun, La guêpe court, le frelon guette ; A tous ces buveurs de parfum Le printemps ouvre sa guinguette. Le bourdon, aux excès enclin, Entre en chiffonnant sa chemise ; Un oeillet est un verre plein, Un lys est une nappe mise. La mouche boit le vermillon Et l'or dans les fleurs demi-closes, Et l'ivrogne est le papillon, Et les cabarets sont les roses. De joie et d'extase on s'emplit, L'ivresse, c'est la délivrance ; Sur aucune fleur on ne lit : Société de tempérance. Le faste providentiel Partout brille, éclate et s'épanche, Et l'unique livre, le ciel, Est par l'aube doré sur tranche. Enfants, dans vos yeux éclatants Je crois voir l'empyrée éclore ; Vous riez comme le printemps Et vous pleurez comme l'aurore.
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Laetitia rerum
Tout est pris d'un frisson subit. L'hiver s'enfuit et se dérobe. L'année ôte son vieil habit ; La terre met sa belle robe. Tout est nouveau, tout est debout ; L'adolescence est dans les plaines ; La beauté du diable, partout, Rayonne et se mire aux fontaines. L'arbre est coquet ; parmi les fleurs C'est à qui sera la plus belle ; Toutes étalent leurs couleurs, Et les plus laides ont du zèle. Le bouquet jaillit du rocher ; L'air baise les feuilles légères ; Juin rit de voir s'endimancher Le petit peuple des fougères. C'est une fête en vérité, Fête où vient le chardon, ce rustre ; Dans le grand palais de l'été Les astres allument le lustre. On fait les foins. Bientôt les blés. Le faucheur dort sous la cépée ; Et tous les souffles sont mêlés D'une senteur d'herbe coupée. Oui chante là ? Le rossignol. Les chrysalides sont parties. Le ver de terre a pris son vol Et jeté le froc aux orties ; L'aragne sur l'eau fait des ronds ; Ô ciel bleu ! l'ombre est sous la treille ; Le jonc tremble, et les moucherons Viennent vous parler à l'oreille ; On voit rôder l'abeille à jeun, La guêpe court, le frelon guette ; A tous ces buveurs de parfum Le printemps ouvre sa guinguette. Le bourdon, aux excès enclin, Entre en chiffonnant sa chemise ; Un oeillet est un verre plein, Un lys est une nappe mise. La mouche boit le vermillon Et l'or dans les fleurs demi-closes, Et l'ivrogne est le papillon, Et les cabarets sont les roses. De joie et d'extase on s'emplit, L'ivresse, c'est la délivrance ; Sur aucune fleur on ne lit : Société de tempérance. Le faste providentiel Partout brille, éclate et s'épanche, Et l'unique livre, le ciel, Est par l'aube doré sur tranche. Enfants, dans vos yeux éclatants Je crois voir l'empyrée éclore ; Vous riez comme le printemps Et vous pleurez comme l'aurore.
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VII. Ô myrrhe ! ô cinname ! Nard cher aux époux ! Baume ! éther ! dictame ! De l'eau, de la flamme, Parfums les plus doux ! Prés que l'onde arrose ! Vapeurs de l'autel ! Lèvres de la rose Où l'abeille pose Sa bouche de miel ! Jasmin ! asphodèle ! Encensoirs flottants ! Branche verte et frêle Où fait l'hirondelle Son nid au printemps ! Lis que fait éclore Le frais arrosoir ! Ambre que Dieu dore ! Souffle de l'aurore, Haleine du soir ! Parfum de la sève Dans les bois mouvants ! Odeur de la grève Qui la nuit s'élève Sur l'aile des vents ! Fleurs dont la chapelle Se fait un trésor ! Flamme solennelle, Fumée éternelle Des sept lampes d'or ! Tiges qu'a brisées Le tranchant du fer ! Urnes embrasées ! Esprits des rosées Qui flottez dans l'air ! Fêtes réjouies D'encens et de bruits ! Senteurs inouïes ! Fleurs épanouies Au souffle des nuits ! Odeurs immortelles Que les Ariel, Archanges fidèles, Prennent sur leurs ailes En venant du ciel ! Ô couche première Du premier époux ! De la terre entière, Des champs de lumière Parfums les plus doux ! Dans l'auguste sphère, Parfums, qu'êtes-vous, Près de la prière Qui dans la poussière S'épanche à genoux ! Près du cri d'une âme Qui fond en sanglots, Implore et réclame, Et s'exhale en flamme, Et se verse à flots ! Près de l'humble offrande D'un enfant de lin Dont l'extase est grande Et qui recommande son père orphelin ! Bouche qui soupire, Mais sans murmurer ! Ineffable lyre ! Voix qui fait sourire et qui fait pleurer ! Mai 1830.
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La prière pour tous (VII)
VII. Ô myrrhe ! ô cinname ! Nard cher aux époux ! Baume ! éther ! dictame ! De l'eau, de la flamme, Parfums les plus doux ! Prés que l'onde arrose ! Vapeurs de l'autel ! Lèvres de la rose Où l'abeille pose Sa bouche de miel ! Jasmin ! asphodèle ! Encensoirs flottants ! Branche verte et frêle Où fait l'hirondelle Son nid au printemps ! Lis que fait éclore Le frais arrosoir ! Ambre que Dieu dore ! Souffle de l'aurore, Haleine du soir ! Parfum de la sève Dans les bois mouvants ! Odeur de la grève Qui la nuit s'élève Sur l'aile des vents ! Fleurs dont la chapelle Se fait un trésor ! Flamme solennelle, Fumée éternelle Des sept lampes d'or ! Tiges qu'a brisées Le tranchant du fer ! Urnes embrasées ! Esprits des rosées Qui flottez dans l'air ! Fêtes réjouies D'encens et de bruits ! Senteurs inouïes ! Fleurs épanouies Au souffle des nuits ! Odeurs immortelles Que les Ariel, Archanges fidèles, Prennent sur leurs ailes En venant du ciel ! Ô couche première Du premier époux ! De la terre entière, Des champs de lumière Parfums les plus doux ! Dans l'auguste sphère, Parfums, qu'êtes-vous, Près de la prière Qui dans la poussière S'épanche à genoux ! Près du cri d'une âme Qui fond en sanglots, Implore et réclame, Et s'exhale en flamme, Et se verse à flots ! Près de l'humble offrande D'un enfant de lin Dont l'extase est grande Et qui recommande son père orphelin ! Bouche qui soupire, Mais sans murmurer ! Ineffable lyre ! Voix qui fait sourire et qui fait pleurer ! Mai 1830.
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~~~~~English~~~~~~ Spring is on its way All the coldness has banished Like the dark thick gloom. ~~~~~~French~~~~~~ Le printemps est sur la bonne voie Toute la froideur a banni Comme l'obscurité épaisse noire. ~Hilda~
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Feb 26, 2013
Feb 26, 2013 at 6:28 PM UTC
Spring (Haiku)
The cicadas are singing hymns, my dear, the wind is lifting your hair like a wing of some bright-flowing canary and the juniper, bluebells, the ivy and moss, ma fifille, ma mie, ma minette, ma poupée, fleur éternelle de printemps, ma mie, ma mie, in their first sweet spasms of spring can hardly compare to fluttering fall of your slip as it ghosts past my knee.
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May 26, 2013
May 26, 2013 at 9:03 PM UTC
primavera
L'hirondelle au printemps cherche les vieilles tours, Débris où n'est plus l'homme, où la vie est toujours ; La fauvette en avril cherche, ô ma bien-aimée, La forêt sombre et fraîche et l'épaisse ramée, La mousse, et, dans les noeuds des branches, les doux toits Qu'en se superposant font les feuilles des bois. Ainsi fait l'oiseau. Nous, nous cherchons, dans la ville, Le coin désert, l'abri solitaire et tranquille. Le seuil qui n'a pas d'yeux obliques et méchants, La rue où les volets sont fermés ; dans les champs, Nous cherchons le sentier du pâtre et du poète ; Dans les bois, la clairière inconnue et muette Où le silence éteint les bruits lointains et sourds. L'oiseau cache son nid, nous cachons nos amours. Fontainebleau, juin 18...
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L'hirondelle au printemps
Les nèfles de Kabylie Il est des souvenirs d’enfance qui dominent longtemps l’esprit et ont des goûts de saveurs douces telles les madeleines de Proust. Pour moi qui suis né à Bougie Ce sont les nèfles de Kabylie. C’était en mai soit en juin que ces fruits blonds arrivaient sur la table de formica dans des couffins tressés de paille, comme le signe d’un printemps qui bientôt deviendrait fournaise mais vibrionnant de Soleil. Il fallait enlever la peau et en séparer les noyaux qui me faisaient penser à des billes Mais leur chair était succulente avec des zestes de vanille. et de bonbons acidulés. J’avais huit ans, c’était la guerre ! Mais quand les nèfles arrivaient, j’oubliais les soucis des «grands» pour goûter à la chair des nèfles, jouer aux billes avec leurs noyaux. C’est ainsi que parmi les drames, le regard de l’enfance est lointain. Car la mort leur reste chimère. bien moins réelle que les jeux et les fruits dorés, bref privilège de l’enfance. Paul d’Aubin (Paul Arrighi) Toulouse- février 2014.
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Feb 22, 2014
Feb 22, 2014 at 4:59 PM UTC
Les nèfles de Kabylie ( The war and the boy )
Like Winston Smith, I think it’s time to start a diary. Follow me now:  it’s April in Oceania, The cruelest month, The silly season, printemps, A regular I see London, I see France. I see Winston’s Underpants. If you catch my drift? La Primavera: Vivaldi’s rocking the Juke box and the vote, Botticelli’s painting, A mural on Jerusalem's wailing wall. My diary will be hard evidence of thought crime. Thought crime: one of the more severe varieties of Religious experience & the most psychotic form of mental illness, In a category known as antisocial personality disorders. Thought crime means never getting into any serious trouble, Until you’re caught, can we at least agree on that? So, we'd better add the DSM to our stack of essential literary classics. The Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders, Published by the American Psychiatric Association, Providing a common language, A shrink’s Esperanto. DSM-IV codes classify mental disorders. The DSM: a Frommer’s travel guide & User’s manual for life on planet Earth. So, like Orwell's Winston, I start a diary of my own; but Unlike Mr. Smith, I address my message to the here & What’s happening now, not the future, not the past but N-a-zayer, N-a-zither NOW. That's right, I write for the present: “If thought was ever free, it is not free now." If truth exists it is a closely guarded secret, Although McLuhan’s observations hide in plain sight: *“The new electronic interdependence, recreates The world in the image of a global village.”* Which makes us all global village idiots. We are no longer different from one another; The age of groupthink is here. I write to you from an age of security & surveillance, Warrantless search and predator drones, An age where no man is ever truly alone. From an age of standardization, replaceable parts, Whirling dervishes, dabblers in spin control, Newspeak and doublespeak, Atlas shrugged, drugged and fugged, The new world order: All but the faint of heart need apply, … "I send greetings.”
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May 14, 2016
May 14, 2016 at 3:56 PM UTC
"My New Diary"
Like Winston Smith, I think it’s time to start a diary. Follow me now:  it’s April in Oceania, The cruelest month, The silly season, printemps, A regular I see London, I see France. I see Winston’s Underpants. If you catch my drift? La Primavera: Vivaldi’s rocking the Juke box and the vote, Botticelli’s painting, A mural on Jerusalem's wailing wall. My diary will be hard evidence of thought crime. Thought crime: one of the more severe varieties of Religious experience & the most psychotic form of mental illness, In a category known as antisocial personality disorders. Thought crime means never getting into any serious trouble, Until you’re caught, can we at least agree on that? So, we'd better add the DSM to our stack of essential literary classics. The Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders, Published by the American Psychiatric Association, Providing a common language, A shrink’s Esperanto. DSM-IV codes classify mental disorders. The DSM: a Frommer’s travel guide & User’s manual for life on planet Earth. So, like Orwell's Winston, I start a diary of my own; but Unlike Mr. Smith, I address my message to the here & What’s happening now, not the future, not the past but N-a-zayer, N-a-zither NOW. That's right, I write for the present: “If thought was ever free, it is not free now." If truth exists it is a closely guarded secret, Although McLuhan’s observations hide in plain sight: *“The new electronic interdependence, recreates The world in the image of a global village.”* Which makes us all global village idiots. We are no longer different from one another; The age of groupthink is here. I write to you from an age of security & surveillance, Warrantless search and predator drones, An age where no man is ever truly alone. From an age of standardization, replaceable parts, Whirling dervishes, dabblers in spin control, Newspeak and doublespeak, Atlas shrugged, drugged and fugged, The new world order: All but the faint of heart need apply, … "I send greetings.”
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Fable IV, Livre IV. À mes enfants. Du printemps la fille vermeille, La rose ne vit qu'un moment, Dont le papillon et l'abeille Profitent bien différemment. Gaspillant, comme un fou, les biens qu'on lui prodigue Tandis que l'insecte léger, Chenille un jour avant, funeste au potager, En stériles baisers sur la fleur se fatigue, L'abeille y puise l'or qu'attendent ses rayons, L'or qui doit la nourrir dans sa maison bien close, Longtemps après le jour fatal aux papillons, Où l'on voit se faner la rose. Au travail, mes enfants, accordez une part Dans les jours de votre jeunesse : Tout donner au plaisir n'est pas de la sagesse ; Tel qui pense autrement, même avant la vieillesse, S'en repentira, mais trop ****
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Le papillon, l'abeille et la rose
Le sourire d'une femme au printemps est plus joli Que le reflet dansant des tulipes jaunes de l'étang Comme a dit l'autre: son visage est enjolivé et poli Avec du sirop de miel. Elle a vraiment un sourire charmant. Oh! Printemps, la plus belle des quatre saisons Cela fait grand plaisir de la voir coiffée en jaune Couleur de l'espoir, jolie couleur de la moisson Les pétales pétillent dans l'air et les cloches chantonnent. Non, ce n'est pas un rêve, elle est vraiment magnifique Elle est vêtue d'un sourire qui inspire et qui fait soupirer Les hommes qui aiment tout ce qui est beau et classique. Cette femme a les mains entrelacées sur sa cuisse droite Comme un mannequin qu'on applaudit sur la piste réservée Pour les plus belles femmes de l'histoire de notre planète. P.S. Translation of 'The Radiant Smile Of A Woman' in French. Copyright © May 2018, Hébert Logerie, Tous droits réservés Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs livres de poésie.
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Nov 29, 2024
Nov 29, 2024 at 10:24 PM UTC
Le Sourire Radieux D'Une Femme
Le Géranium d'Alger (dédié à mon ami Abder). C'était un plant de géranium, sans racine apparente qui avait poussé à Alger, sous le soleil si vif de la terre d'Afrique. L’ami Abder, me l'avait apporté, comme un présent choisi d'orange ou de soleil Il venait de «La bas», que nous feignons d'oublier Mais ou tant de souvenirs nous relient, par-delà l'amertume Tant de haine et de préjugés. Même si des plaies restent à vif maigres les porteurs de braises et les vaine vengeances entretenant les feux. au lieu de les éteindre et de jeter leurs forces pour rapprocher nos Peuples préserver notre même mer. Notre Méditerranée lustrale qui borde nos deux rives et de rechercher ensemble l'eau qui étanchera les soifs de demain, quels que soient nos Dieux ou nos idéaux. Je craignais pour ce géranium aux radicelles menues, qu'il succombe au vent d'autan et à ce printemps si pluvieux mais l'hôte d'Alger était de bonne souche accrochée à la vie et soucieux d'embellir «Tolosa la belle», qui brille et resplendit sur ces terrasses solaires de «la Comtale» nous faisant oublier que nous vivons en ville et goûter ce bonheur. emplissant mes yeux d'une multiplicité de plantes Méditerranéennes; bien sûr, irisées pas les fluides solaires arrosées par tant de couchers de soleil et les levers de lune. Ce géranium à trois têtes courbées par ces vents si fréquents, côtoie la menthe, le fenouil et la sauge et scelle une amitié profonde de natifs des rives de notre même Méditerranée. Paul Arrighi
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May 18, 2016
May 18, 2016 at 6:25 PM UTC
Le Géranium d'Alger
Le Géranium d'Alger (dédié à mon ami Abder). C'était un plant de géranium, sans racine apparente qui avait poussé à Alger, sous le soleil si vif de la terre d'Afrique. L’ami Abder, me l'avait apporté, comme un présent choisi d'orange ou de soleil Il venait de «La bas», que nous feignons d'oublier Mais ou tant de souvenirs nous relient, par-delà l'amertume Tant de haine et de préjugés. Même si des plaies restent à vif maigres les porteurs de braises et les vaine vengeances entretenant les feux. au lieu de les éteindre et de jeter leurs forces pour rapprocher nos Peuples préserver notre même mer. Notre Méditerranée lustrale qui borde nos deux rives et de rechercher ensemble l'eau qui étanchera les soifs de demain, quels que soient nos Dieux ou nos idéaux. Je craignais pour ce géranium aux radicelles menues, qu'il succombe au vent d'autan et à ce printemps si pluvieux mais l'hôte d'Alger était de bonne souche accrochée à la vie et soucieux d'embellir «Tolosa la belle», qui brille et resplendit sur ces terrasses solaires de «la Comtale» nous faisant oublier que nous vivons en ville et goûter ce bonheur. emplissant mes yeux d'une multiplicité de plantes Méditerranéennes; bien sûr, irisées pas les fluides solaires arrosées par tant de couchers de soleil et les levers de lune. Ce géranium à trois têtes courbées par ces vents si fréquents, côtoie la menthe, le fenouil et la sauge et scelle une amitié profonde de natifs des rives de notre même Méditerranée. Paul Arrighi
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59
J'ai bien assez vécu, puisque dans mes douleurs Je marche, sans trouver de bras qui me secourent, Puisque je ris à peine aux enfants qui m'entourent, Puisque je ne suis plus réjoui par les fleurs ; Puisqu'au printemps, quand Dieu met la nature en fête, J'assiste, esprit sans joie, à ce splendide amour ; Puisque je suis à l'heure où l'homme fuit le jour, Hélas ! et sent de tout la tristesse secrète ; Puisque l'espoir serein dans mon âme est vaincu ; Puisqu'en cette saison des parfums et des roses, Ô ma fille ! j'aspire à l'ombre où tu reposes, Puisque mon coeur est mort, j'ai bien assez vécu. Je n'ai pas refusé ma tâche sur la terre. Mon sillon ? Le voilà. Ma gerbe ? La voici. J'ai vécu souriant, toujours plus adouci, Debout, mais incliné du côté du mystère. J'ai fait ce que j'ai pu ; j'ai servi, j'ai veillé, Et j'ai vu bien souvent qu'on riait de ma peine. Je me suis étonné d'être un objet de haine, Ayant beaucoup souffert et beaucoup travaillé. Dans ce bagne terrestre où ne s'ouvre aucune aile, Sans me plaindre, saignant, et tombant sur les mains, Morne, épuisé, raillé par les forçats humains, J'ai porté mon chaînon de la chaîne éternelle. Maintenant, mon regard ne s'ouvre qu'à demi ; Je ne me tourne plus même quand on me nomme ; Je suis plein de stupeur et d'ennui, comme un homme Qui se lève avant l'aube et qui n'a pas dormi. Je ne daigne plus même, en ma sombre paresse, Répondre à l'envieux dont la bouche me nuit. Ô Seigneur ! ouvrez-moi les portes de la nuit, Afin que je m'en aille et que je disparaisse !
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Veni, vidi, vixi
J'ai bien assez vécu, puisque dans mes douleurs Je marche, sans trouver de bras qui me secourent, Puisque je ris à peine aux enfants qui m'entourent, Puisque je ne suis plus réjoui par les fleurs ; Puisqu'au printemps, quand Dieu met la nature en fête, J'assiste, esprit sans joie, à ce splendide amour ; Puisque je suis à l'heure où l'homme fuit le jour, Hélas ! et sent de tout la tristesse secrète ; Puisque l'espoir serein dans mon âme est vaincu ; Puisqu'en cette saison des parfums et des roses, Ô ma fille ! j'aspire à l'ombre où tu reposes, Puisque mon coeur est mort, j'ai bien assez vécu. Je n'ai pas refusé ma tâche sur la terre. Mon sillon ? Le voilà. Ma gerbe ? La voici. J'ai vécu souriant, toujours plus adouci, Debout, mais incliné du côté du mystère. J'ai fait ce que j'ai pu ; j'ai servi, j'ai veillé, Et j'ai vu bien souvent qu'on riait de ma peine. Je me suis étonné d'être un objet de haine, Ayant beaucoup souffert et beaucoup travaillé. Dans ce bagne terrestre où ne s'ouvre aucune aile, Sans me plaindre, saignant, et tombant sur les mains, Morne, épuisé, raillé par les forçats humains, J'ai porté mon chaînon de la chaîne éternelle. Maintenant, mon regard ne s'ouvre qu'à demi ; Je ne me tourne plus même quand on me nomme ; Je suis plein de stupeur et d'ennui, comme un homme Qui se lève avant l'aube et qui n'a pas dormi. Je ne daigne plus même, en ma sombre paresse, Répondre à l'envieux dont la bouche me nuit. Ô Seigneur ! ouvrez-moi les portes de la nuit, Afin que je m'en aille et que je disparaisse !
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32
I. Tu n'es certes pas, ma très-chère, Ce que Veuillot nomme un tendron. Le jeu, l'amour, la bonne chère, Bouillonnent en toi, vieux chaudron ! Tu n'es plus fraîche, ma très-chère, Ma vieille infante ! Et cependant Tes caravanes insensées T'ont donné ce lustre abondant Des choses qui sont très-usées, Mais qui séduisent cependant. Je ne trouve pas monotone La verdure de tes quarante ans ; Je préfère tes fruits, Automne, Aux fleurs banales du Printemps ! Non ! tu n'es jamais monotone ! Ta carcasse à des agréments Et des grâces particulières ; Je trouve d'étranges piments Dans le creux de tes deux salières ; Ta carcasse à des agréments ! Nargue des amants ridicules Du melon et du giraumont ! Je préfère tes clavicules À celles du roi Salomon, Et je plains ces gens ridicules ! Tes cheveux, comme un casque bleu, Ombragent ton front de guerrière, Qui ne pense et rougit que peu, Et puis se sauvent par derrière, Comme les crins d'un casque bleu. Tes yeux qui semblent de la boue, Où scintille quelque fanal, Ravivés au fard de ta joue, Lancent un éclair infernal ! Tes yeux sont noirs comme la boue ! Par sa luxure et son dédain Ta lèvre amère nous provoque ; Cette lèvre, c'est un Eden Qui nous attire et qui nous choque. Quelle luxure ! et quel dédain ! Ta jambe musculeuse et sèche Sait gravir au haut des volcans, Et malgré la neige et la dèche Danser les plus fougueux cancans. Ta jambe est musculeuse et sèche ; Ta peau brûlante et sans douceur, Comme celle des vieux gendarmes, Ne connaît pas plus la sueur Que ton oeil ne connaît les larmes. (Et pourtant elle a sa douceur !) II. Sotte, tu t'en vas droit au Diable ! Volontiers j'irais avec toi, Si cette vitesse effroyable Ne me causait pas quelque émoi. Va-t'en donc, toute seule, au Diable ! Mon rein, mon poumon, mon jarret Ne me laissent plus rendre hommage À ce Seigneur, comme il faudrait. « Hélas ! c'est vraiment bien dommage ! » Disent mon rein et mon jarret. Oh ! très-sincèrement je souffre De ne pas aller aux sabbats, Pour voir, quand il pète du soufre, Comment tu lui baises son cas ! Oh ! très-sincèrement je souffre ! Je suis diablement affligé De ne pas être ta torchère, Et de te demander congé, Flambeau d'enfer ! Juge, ma chère, Combien je dois être affligé, Puisque depuis longtemps je t'aime, Étant très-logique ! En effet, Voulant du Mal chercher la crème Et n'aimer qu'un monstre parfait, Vraiment oui ! vieux monstre, je t'aime !
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Le monstre
I. Tu n'es certes pas, ma très-chère, Ce que Veuillot nomme un tendron. Le jeu, l'amour, la bonne chère, Bouillonnent en toi, vieux chaudron ! Tu n'es plus fraîche, ma très-chère, Ma vieille infante ! Et cependant Tes caravanes insensées T'ont donné ce lustre abondant Des choses qui sont très-usées, Mais qui séduisent cependant. Je ne trouve pas monotone La verdure de tes quarante ans ; Je préfère tes fruits, Automne, Aux fleurs banales du Printemps ! Non ! tu n'es jamais monotone ! Ta carcasse à des agréments Et des grâces particulières ; Je trouve d'étranges piments Dans le creux de tes deux salières ; Ta carcasse à des agréments ! Nargue des amants ridicules Du melon et du giraumont ! Je préfère tes clavicules À celles du roi Salomon, Et je plains ces gens ridicules ! Tes cheveux, comme un casque bleu, Ombragent ton front de guerrière, Qui ne pense et rougit que peu, Et puis se sauvent par derrière, Comme les crins d'un casque bleu. Tes yeux qui semblent de la boue, Où scintille quelque fanal, Ravivés au fard de ta joue, Lancent un éclair infernal ! Tes yeux sont noirs comme la boue ! Par sa luxure et son dédain Ta lèvre amère nous provoque ; Cette lèvre, c'est un Eden Qui nous attire et qui nous choque. Quelle luxure ! et quel dédain ! Ta jambe musculeuse et sèche Sait gravir au haut des volcans, Et malgré la neige et la dèche Danser les plus fougueux cancans. Ta jambe est musculeuse et sèche ; Ta peau brûlante et sans douceur, Comme celle des vieux gendarmes, Ne connaît pas plus la sueur Que ton oeil ne connaît les larmes. (Et pourtant elle a sa douceur !) II. Sotte, tu t'en vas droit au Diable ! Volontiers j'irais avec toi, Si cette vitesse effroyable Ne me causait pas quelque émoi. Va-t'en donc, toute seule, au Diable ! Mon rein, mon poumon, mon jarret Ne me laissent plus rendre hommage À ce Seigneur, comme il faudrait. « Hélas ! c'est vraiment bien dommage ! » Disent mon rein et mon jarret. Oh ! très-sincèrement je souffre De ne pas aller aux sabbats, Pour voir, quand il pète du soufre, Comment tu lui baises son cas ! Oh ! très-sincèrement je souffre ! Je suis diablement affligé De ne pas être ta torchère, Et de te demander congé, Flambeau d'enfer ! Juge, ma chère, Combien je dois être affligé, Puisque depuis longtemps je t'aime, Étant très-logique ! En effet, Voulant du Mal chercher la crème Et n'aimer qu'un monstre parfait, Vraiment oui ! vieux monstre, je t'aime !
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77
Hourra, Hourra; élégie à notre automne chéri Cher automne, tu es vraiment notre saison chérie, tu portes la couleur dorée des pêches et des prunes, avec quelques reflets des raisins de Moissac, alors que les feuillages roux te font un tapis d’or. Pendant que dame châtaigne crépite dans les feux. Tu es la saison chère des amours romantiques, et des êtres esseulés, chauffant leurs cœurs à tes lumières tamisées, à tes tons délicats et à tes vêtures de velours et de soie. Automne, tu es Femme splendide qui le sait et en joue ; de celles que dont l’on n’oublie jamais leurs chevelures rousses. Cher automne, tu flamboies, partout où l’on te trouve, des châtaigniers de Corse, aux eaux de la Volga. Ta couleur préférée est le roux mordoré avec quelques nuances de soleil flamboyant, sans jamais oublier le marron des châtaignes. Automne, tu es par excellence la saison d’intellectualité, où poètes et penseurs trouvent l’inspiration, propice à leurs créations et suscitant leurs rêves. Tu nous tends le miroir de nos contemplations rendant l’esprit aux vraies priorités, qui sont spirituelles. Ton ciel devient tapisserie avant que le soir tombe, tant soleil, nuages et lune jouent un ballet de feu. Il reste en toi assez du bouillonnement de l’été et des excès grandioses de la saison brûleuse, peu à peu refroidie, par Eole qui pointe, aux jours qui rétrécissent comme des larmes Mais ce n’est qu’en fin d’automne que tes atours déclinent, avec quelques journées d’une telle beauté, que notre cœur se serre à devoir te laisser, peu à peu t’engourdir dans ce linceul d’hiver, d’où le printemps demain t’éveillera encor, rêvant déjà de la venue de nouveaux beaux automnes. Paul Arrighi
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Oct 2, 2016
Oct 2, 2016 at 12:38 PM UTC
Hourra, Hourra; élégie à notre automne chéri ( Hurrah , Hurrah, to our beloved Automn)
Hourra, Hourra; élégie à notre automne chéri Cher automne, tu es vraiment notre saison chérie, tu portes la couleur dorée des pêches et des prunes, avec quelques reflets des raisins de Moissac, alors que les feuillages roux te font un tapis d’or. Pendant que dame châtaigne crépite dans les feux. Tu es la saison chère des amours romantiques, et des êtres esseulés, chauffant leurs cœurs à tes lumières tamisées, à tes tons délicats et à tes vêtures de velours et de soie. Automne, tu es Femme splendide qui le sait et en joue ; de celles que dont l’on n’oublie jamais leurs chevelures rousses. Cher automne, tu flamboies, partout où l’on te trouve, des châtaigniers de Corse, aux eaux de la Volga. Ta couleur préférée est le roux mordoré avec quelques nuances de soleil flamboyant, sans jamais oublier le marron des châtaignes. Automne, tu es par excellence la saison d’intellectualité, où poètes et penseurs trouvent l’inspiration, propice à leurs créations et suscitant leurs rêves. Tu nous tends le miroir de nos contemplations rendant l’esprit aux vraies priorités, qui sont spirituelles. Ton ciel devient tapisserie avant que le soir tombe, tant soleil, nuages et lune jouent un ballet de feu. Il reste en toi assez du bouillonnement de l’été et des excès grandioses de la saison brûleuse, peu à peu refroidie, par Eole qui pointe, aux jours qui rétrécissent comme des larmes Mais ce n’est qu’en fin d’automne que tes atours déclinent, avec quelques journées d’une telle beauté, que notre cœur se serre à devoir te laisser, peu à peu t’engourdir dans ce linceul d’hiver, d’où le printemps demain t’éveillera encor, rêvant déjà de la venue de nouveaux beaux automnes. Paul Arrighi
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35
Fable V, Livre II. Plus galant que sensé, Colin voulut jadis Réunir dans son champ l'agréable à l'utile, Et cultiver les fleurs au milieu des épis, Rien n'était, à son gré, plus sage et plus facile. Parmi les blés, dans la saison, Il va donc semant à foison Bluets, coquelicots, et mainte fleur pareille Qu'on voit égayer nos guérets, Quand Flore, en passant chez Cérès, A laissé pencher sa corbeille. Dans peu, se disait-il, que mon champ sera beau ! Avant l'ample récolte au moissonneur promise, Que de bouquets pour Suzette, pour Lise, Pour les fillettes du hameau ! Partant que de baisers ! oui, cadeau pour cadeau ; Ou rien pour rien, c'est ma devise. Le doux printemps paraît enfin : Le bluet naît avec la rose. En mai, le bonheur de Colin Faisait envie à maint voisin ; En août ce fut tout autre chose. Tandis qu'il n'était pas d'endroits Où la moisson ne fût certaine ; Que les trésors de Beauce au **** doraient la plaine, Et que le laboureur n'avait plus d'autre peine Que celle de trouver ses greniers trop étroits ; Trop **** désabusé de ses projets futiles, D'un œil obscurci par les pleurs, Colin, dans ses sillons stérilement fertiles, Cherche en vain les épis étouffés sous les fleurs. Vous qui dans ses travaux guidez la faible enfance, Ceci vous regarde, je crois ; Chez vous, on apprend à la fois Le latin, la musique, et l'algèbre, et la danse. C'est trop. Heureusement savons-nous, mes amis, Que le Rollin du jour n'est pas de cet avis. Enseigner moins, mais mieux, oui, tel est son système Colin, vous dit-il sagement, Ne cultivons que le froment, Le bluet viendra de lui-même.
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Les blés et les fleurs
Fable V, Livre II. Plus galant que sensé, Colin voulut jadis Réunir dans son champ l'agréable à l'utile, Et cultiver les fleurs au milieu des épis, Rien n'était, à son gré, plus sage et plus facile. Parmi les blés, dans la saison, Il va donc semant à foison Bluets, coquelicots, et mainte fleur pareille Qu'on voit égayer nos guérets, Quand Flore, en passant chez Cérès, A laissé pencher sa corbeille. Dans peu, se disait-il, que mon champ sera beau ! Avant l'ample récolte au moissonneur promise, Que de bouquets pour Suzette, pour Lise, Pour les fillettes du hameau ! Partant que de baisers ! oui, cadeau pour cadeau ; Ou rien pour rien, c'est ma devise. Le doux printemps paraît enfin : Le bluet naît avec la rose. En mai, le bonheur de Colin Faisait envie à maint voisin ; En août ce fut tout autre chose. Tandis qu'il n'était pas d'endroits Où la moisson ne fût certaine ; Que les trésors de Beauce au **** doraient la plaine, Et que le laboureur n'avait plus d'autre peine Que celle de trouver ses greniers trop étroits ; Trop **** désabusé de ses projets futiles, D'un œil obscurci par les pleurs, Colin, dans ses sillons stérilement fertiles, Cherche en vain les épis étouffés sous les fleurs. Vous qui dans ses travaux guidez la faible enfance, Ceci vous regarde, je crois ; Chez vous, on apprend à la fois Le latin, la musique, et l'algèbre, et la danse. C'est trop. Heureusement savons-nous, mes amis, Que le Rollin du jour n'est pas de cet avis. Enseigner moins, mais mieux, oui, tel est son système Colin, vous dit-il sagement, Ne cultivons que le froment, Le bluet viendra de lui-même.
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41
Toulouse en Hiver Quand le roux de l’automne s'estompe ou s'étiole, Que la Garonne charrie un flot de boues terreuses, Que les arbres sans feuille ressemblent à des sculptures de fer, L’hiver a déjà pris possession de la ville. Mais sitôt venu le solstice d’hiver, L'assombrissement de la lumière des jours S’estompe en partie grâce aux feux de la ville. Toulouse apparaît alors ruisselante de lumières. Ensuite viennent les premières journées de froidure ; Tempérées par la bruine et quelques retours de soleil, Sans quoi la cité ne serait pas aussi joyeuse Et le chaland se ferait rare et casanier. Les rues de l'hiver sont plus emplies de gens pressés, Qu’en d’autres saisons, particulièrement dans les bus, Où les mères s'efforcent de faire place aux poussettes, Parmi les acheteurs surchargés de cadeaux. Mais la neige reste rare à Toulouse et accueillie comme une fête Par les bambins ravis et les adultes retrouvant leurs jeunesses Quel dommage que son empire soit si éphémère. et se transforme vite en débâcle boueuse. Il nous manque alors le vin chaud des cités Pyrénéennes, Et de grands brasiers auprès desquels se réchauffer. Mais pointent déjà, avril et mai, où l’hiver se traîne, Où les jours rallongent et le besoin de soleil se fait intense. Nous ne sommes plus **** du printemps qui est renaissance Des plantes, et du besoin de flâner et de « tchatcher» Du Peuple de Toulouse qui rêve déjà des robes légères de l’été, Et de leurs promesses charmantes et enivrantes. Déjà percent les bourgeons et les premières fleurs, Et cette fin d’hiver prend une vêture pimpante, Les rues et les places se remplissent à nouveau du spectacle de la ville. Il ne reste plus qu’à tordre le coup aux fâcheux «saints de glace». Paul Arrighi
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Jan 13, 2017
Jan 13, 2017 at 9:41 AM UTC
Toulouse en Hiver ( Toulouse on Winter )
Toulouse en Hiver Quand le roux de l’automne s'estompe ou s'étiole, Que la Garonne charrie un flot de boues terreuses, Que les arbres sans feuille ressemblent à des sculptures de fer, L’hiver a déjà pris possession de la ville. Mais sitôt venu le solstice d’hiver, L'assombrissement de la lumière des jours S’estompe en partie grâce aux feux de la ville. Toulouse apparaît alors ruisselante de lumières. Ensuite viennent les premières journées de froidure ; Tempérées par la bruine et quelques retours de soleil, Sans quoi la cité ne serait pas aussi joyeuse Et le chaland se ferait rare et casanier. Les rues de l'hiver sont plus emplies de gens pressés, Qu’en d’autres saisons, particulièrement dans les bus, Où les mères s'efforcent de faire place aux poussettes, Parmi les acheteurs surchargés de cadeaux. Mais la neige reste rare à Toulouse et accueillie comme une fête Par les bambins ravis et les adultes retrouvant leurs jeunesses Quel dommage que son empire soit si éphémère. et se transforme vite en débâcle boueuse. Il nous manque alors le vin chaud des cités Pyrénéennes, Et de grands brasiers auprès desquels se réchauffer. Mais pointent déjà, avril et mai, où l’hiver se traîne, Où les jours rallongent et le besoin de soleil se fait intense. Nous ne sommes plus **** du printemps qui est renaissance Des plantes, et du besoin de flâner et de « tchatcher» Du Peuple de Toulouse qui rêve déjà des robes légères de l’été, Et de leurs promesses charmantes et enivrantes. Déjà percent les bourgeons et les premières fleurs, Et cette fin d’hiver prend une vêture pimpante, Les rues et les places se remplissent à nouveau du spectacle de la ville. Il ne reste plus qu’à tordre le coup aux fâcheux «saints de glace». Paul Arrighi
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34
Si vous croyez haha Que c'est marrant, mignon D'être jeune et vif, detrompez-vous detrompez-vous Si vous pensez que la jeunesse c'est le printemps vert et joli Fleurs et petales, cuicui et gouttes de pluie Non non, détrompez vous C'est l'orage et le tonnerre Oui la jeunesse c'est chiant Mais alors vraiment tres chiant! Si vous trouvez ca marrant D'etre sans cesse enfoui dans la brume Sans savoir, sans comprendre Sans direction, sans but, sans chemin Si vous trouvez ca marrant D'avoir un cerveau de foudre La jeunesse, c'est pour vous! Et puis etre adulte, C'est pas mieux, non non! L'automne, feuilles d'espoirs qui tombent Et qui craquellent sous le poids de regrets Le mensonge qu'on donne aux gamins Qu'etre adulte, c'est trop bien Des mensonges, des mensonges! Detrompez-vous detrompez-vous Les factures, les impots, le boulot, la famille Le vin, les clopes, le stress et l'ennui Et la vieillesse, C'est pas mieux! Le os recouverts de glace Qui crépitent et craquellent a chaque mouvement Qui grincent comme un plancher épuisé Les bras pendant comme des branches mortes Le scalp chauve, et lisse comme un étang glacé Non la vieillesse, C'est pas mieux Les lèvres qui bavent, les mains qui tremblent Les pensées qui se pâment, les souvenirs qui clinquent ensemble Le cerveau qui chancelle et s'écroule Tout comme le corps qui chancelle Et s'écroule
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Mar 24, 2013
Mar 24, 2013 at 11:54 AM UTC
French Poem