"geste" poems
Tu voudrais que j'improvise
Les chemins qui mènent au septième ciel
Pour notre prochain congrès
Que je vienne les mains vides
Sans notes ni croquis
Pour te couronner reine et courtisane.
Mais demanderais-tu au peintre de venir à toi
Sans son pinceau, ses fusains, ses tubes d'aquarelle et son papier canson
Ou au photographe sans son posemètre, son trépied et ses filtres, son appareil photo et ses objectifs
Et un auteur de théâtre pourrait-il officier sans donner des indications?
Des orientations, des pistes pour que les acteurs puissent mieux jouer leurs personnages
Eh bien moi je voudrais écrire de concert avec toi les didascalies de notre lune de miel.
Pense au Cantique des Cantiques
Pense à Salomon, à son épouse et aux jeunes filles ,
Penses-y bien, ma sans rivale,
Ma muse venue au monde sept fois
Et dont aucune galante n 'arrive aux chevilles
Comment veux-tu qu'on se retrouve dans la mare aux nénuphars
Deux canards mandarins batifolant
Sans didascalies...
Tu connais les soixante-quatre manières du kama
Tu sais la différence entre baratement et percement
Et tu veux goûter le chalumeau du miel
Lors du congrès de la corneille
Alors tandis que tu me provoques du regard et du geste
En dansant comme une bayadère accomplie
Souviens toi des didascalies.
Je suis ton vert-galant, ton esclave, ton cornac
Ton renifleur, ton cunnilingue, ton Sigisté
Si tu veux tu seras ma nymphe, mon myrte, ma lanterne, ma crête,
Ma landie, ma douceur, mon amour de Vénus
Mon gaude mihi, mon impudique
Organisons nos langues et nos boutons
Nos protubérances.
Pour qu'aucune partie ne soit honteuse
Pour que toutes soient honnêtes
Il faut des chapitres et des actes
Dans lesquels les morsures, les égratignures, les baisers
Les succions et les caresses s'emboîtent dans un naturel
Si joliment organisé que chaque posture génère
Une improvisation et que chaque improvisation génère une nouvelle posture.
Alternons les phases pudiques et impudiques
Sans tabou éperonnons-nous
Empalons-nous dans les postures de singe ou d'éléphant
Peu importe si la mentule précède le tentigo
Ou le contraire
Peu importe qui est dessus ou dessous
Qui lèche et qui est léché, qui est mordillé, qui est marqué,
Qui est baisé et pénétré
Si c'est simultanément ou séparément
Nous appartenons nous aussi au règne animal
Et que la verge soit masculine ou féminine
C 'est toujours l'aiguillon de la volupté qui guidera nos didascalies.
Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 5:56 AM UTC
I had an Indian Fakir come
To stay, from Uttar Pradesh,
I was doing a friend a favour,
I don’t, as a rule, have guests,
I couldn’t make out a single word
He said, and so my friend
Provided a written commentary
To guide me, in the end.
It seems he was naming my furniture
It’s something that they do,
In places that are incongruous
Like the depths of Kalamazoo,
And he wanted to give them English names
So he asked my friend’s advice,
In case I couldn’t pronounce them,
Well, at least the thought was nice.
My armchair became Albert
And my settee Gunga Din,
I suppose he thought it would be okay
As it was from Kipling.
The tallboy was called Gerald
And the wardrobe, simply Joe,
The polished table Cheryl
And the kitchen one was Flo.
I’m glad that he wrote them down because
I can’t remember names,
Just that the bed was Susan
And the kitchen sink was James,
Some of them were portentous like
Ignatius, for the desk,
While each of the kitchen chairs was given
A name that ends with -este.
Celeste, Impreste, Doneste and Geste
And then of course, Ingeste,
I couldn’t remember which was which,
My friend was not impressed.
We bade farewell to the Fakir
And the Wardrobe flapped its doors,
And rumbled out a ‘Goodbye my friend’
From between its mighty jaws.
Then voices rose in a chorus from
Each part of my tidy home,
The names had given them each a voice,
It was rowdier than Rome,
The voices were accusatory
Trying to lay some guilt,
And Susan said of the Wardrobe, Joe,
‘He’s looking up my quilt!’
‘How could I help it,’ Joe replied,
‘I’m at the foot of the bed,
You’re flashing me with your silken sheets,
It’s doing in my head!’
While Albert grumbled in voice so deep,
‘Do I have to be a chair?
Each time you plonk on my tender seat
I’m gasping out for air!’
Then the kitchen chairs were out of place
And James was choked with suds,
The carpet, name of Emily
Was sick of traipsing mud.
It seemed that the polished table top
Was scratched, and she was mad,
The desk disliked my keyboard so
To each, I answered ‘Sad!’
‘You’re going to have to get along
I won’t put up with this,
Until that Fakir came along
This house was perfect bliss.’
I did away with their English names,
Replaced them with Chinese,
But they couldn’t speak a word of it
So I brought them to their knees!
And peace returned to Grissom Place
Just as I thought it would,
I made it plain to Wardrobe Joe
‘You’re just a lump of wood.’
While Susan smooths her quilt right down
And tucks her sheets right in,
And James just blubs, he’s full of suds
As I nap on Gunga Din!
David Lewis Paget
Jan 17, 2015
Jan 17, 2015 at 7:40 PM UTC
C'est le moment crépusculaire.
J'admire, assis sous un portail,
Ce reste de jour dont s'éclaire
La dernière heure du travail.
Dans les terres, de nuit baignées,
Je contemple, ému, les haillons
D'un vieillard qui jette à poignées
La moisson future aux sillons.
Sa haute silhouette noire
Domine les profonds labours.
On sent à quel point il doit croire
À la fuite utile des jours.
Il marche dans la plaine immense,
Va, vient, lance la graine au ****
Rouvre sa main, et recommence,
Et je médite, obscur témoin,
Pendant que, déployant ses voiles,
L'ombre, où se mêle une rumeur,
Semble élargir jusqu'aux étoiles
Le geste auguste du semeur.
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La sensation s'apparente à une simple présence
Incongrue et abstraite, tant sa distance
De ces souvenirs qui exigent le poids des vivants
Comme promesse qu'ensemble nous traverserons le temps
Et tend à cette conviction presque vide de sens
Que les acteurs éternels de la tendre enfance
Puissent ainsi, pas à pas, suivre nos traces dans l'ombre
Pour que ce peuple d'éther ne s'ajourne que dans la tombe
Et que tombe cette folle histoire insensée, peu à peu
Que le temps calcinera de son souffle de feu
Ranimant en nous la flamme de ces instants d'ivresse
Pour que reste derrière nous ces souvenirs délestés
Et mieux vaut de son gré engendrer la cadence
Que de subir dans la l'angoisse les désirs de délivrance
Délaissant patiemment toute envie de se réjouir
Pour que s'endorme dans la cendre ces trop lourds souvenirs
Et quand viendra finalement la sensation de dissonance,
Que la lourdeur de l'homme aspirant la transcendance
S'exténue et s'allège dans l'accord des déceptions
Pour qu'enfin vive souverain ce pays d'ombres et d'illusions.
Et que sombre dérisoirement chaque pensée, peu à peu,
Que le temps effacera d'un seul geste d'adieux
Renvoyant au néant l'âme de ces habitants célestes
Pour que ne gise sur la toile qu'une confuse fresque.
Mar 28, 2021
Mar 28, 2021 at 5:50 PM UTC
Sitting in the dark, alone
in this wooden shack no one's own
outside blows northern wind
I trapped myself in, I was blind
In this dark, dark night
my only hope is this candle light
I can sense her close
she's right there ; in the shadows
The walls are holed, my hearth frozed
in perfect silence she rosed
she sat by my side, warming me up
romantic date with the lady of the death
she is so beatifull, I want to join her
I blew my candle in a last breath
La lune haute, le vent de novembre glacial.
Au creux de mon abris sombre, une bougie
Elle m’est une protection triviale
Mais sans elle sur ma porte serait écrit ci-git
Lumière si douce en temps de noirceur
Ma bougie agonisant près de mon noir cœur
Mon âme tu l’avais réduite en haillon
Les murs de ce sombre abri sont ma prison
Mon cœur est givré par le souffle d’un titan
Je la sens. Là! Dans le noir elle m’attend
D’un geste de main ; je l’invite à ma table
Calme, elle me rejoint dans un silence d’or
Tête à tête aux chandelles avec la mort
Avant que par amour je souffle ma bougie
the second part is the same poem its just the original version which sound better in my opinion
Mar 29, 2017
Mar 29, 2017 at 7:32 PM UTC
Je ne sens plus le poids du temps ; le vol de l'heure
D'une aile égale et douce en s'écoulant m'effleure ;
Je voudrais chaque soir que le jour avancé
Fût encore au matin à peine commencé ;
Ou plutôt que le jour naisse ou meurt dans l'ombre,
Que le ciel du vallon soit rayonnant ou sombre,
Que l'alouette chante ou non à mon réveil.
Mon cœur ne dépend plus d'un rayon de soleil,
De la saison qui fuit, du nuage qui passe ;
Son bonheur est en lui ; toute heure, toute place.
Toute saison, tout ciel, sont bons quand on est deux ;
Qu'importe aux cœurs unis ce qui change autour d'eux ?
L'un à l'autre ils se font leur temps, leur ciel, leur monde ;
L'heure qui fuit revient plus pleine et plus féconde,
Leur cœur intarissable, et l'un à l'autre ouvert,
Leur est un firmament qui n'est jamais couvert.
Ils y plongent sans ombre, ils y lisent sans voile.
Un horizon nouveau sans cesse s'y dévoile ;
Du mot de chaque ami le retentissement
Éveille au sein de l'autre un même sentiment ;
La parole dont l'un révèle sa pensée
Sur les lèvres de l'autre est déjà commencée ;
Le geste aide le mot, l'œil explique le cœur,
L'âme coule toujours et n'a plus de langueur ;
D'un univers nouveau l'impression commune
Vibre à la fois, s'y fond, et ne fait bientôt qu'une ;
Dans cet autre soi-même, où tout va retentir,
On se regarde vivre, on s'écoute sentir ;
En laissant échapper sa pensée ingénue,
On s'explique, on se crée une langue inconnue ;
En entendant le mot que l'on cherchait en soi,
On se comprend soi-même, on rêve, on dit : c'est moi !
Dans sa vivante image on trouve son emblème,
On admire le monde à travers ce qu'on aime ;
Et la vie appuyée, appuyant tour à tour,
Est un fardeau sacré qu'on porte avec amour !
De la Grotte, 20 septembre 1793.
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Un simple geste suffit
Pour m'avouer l'infini
D'un sentiment qui envahit tout mon être
Si seulement, pour toi, je suis celle
Que tu trouveras belle
Tu liras ainsi les mots de mon coeur
Et ainsi se dessinera, peut-être une lueur
Une histoire qui sera nôtre
Et à personne d'autre
Je tends une main vers l'inconnu
Pour que tu la prennes sans retenue
Et ensemble, nous irons là-bas
Où le bonheur nous viendra
Et à ça, on y aura droit...
-12/04/14
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Apr 12, 2014
Apr 12, 2014 at 10:43 AM UTC
Parfums, couleurs, systèmes, lois !
Les mots ont peur comme des poules.
La chair sanglote sur la croix.
Pied, c'est du rêve que tu foules,
Et partout ricane la voix,
La voix tentatrice des foules.
Cieux bruns où nagent nos desseins,
Fleurs qui n'êtes pas le calice,
Vin et ton geste qui se glisse,
Femme et l'oeillade de tes seins,
Nuit câline aux frais traversins,
Qu'est-ce que c'est que ce délice,
Qu'est-ce que c'est que ce supplice,
Nous les damnés et vous les Saints ?
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C'est plutôt le sabbat du second Faust que l'autre.
Un rhythmique sabbat, rhythmique, extrêmement
Rhythmique. - Imaginez un jardin de Lenôtre,
Correct, ridicule et charmant.
Des ronds-points ; au milieu, des jets d'eau ; des allées
Toutes droites ; sylvains de marbre ; dieux marins
De bronze ; çà et là, des Vénus étalées ;
Des quinconces, des boulingrins ;
Des châtaigniers ; des plants de fleurs formant la dune ;
Ici, des rosiers nains qu'un goût docte effila ;
Plus **** des ifs taillés en triangles. La lune
D'un soir d'été sur tout cela.
Minuit sonne, et réveille au fond du parc aulique
Un air mélancolique, un sourd, lent et doux air
De chasse : tel, doux, lent, sourd et mélancolique,
L'air de chasse de Tannhauser.
Des chants voilés de cors lointains où la tendresse
Des sens étreint l'effroi de l'âme en des accords
Harmonieusement dissonnants dans l'ivresse ;
Et voici qu'à l'appel des cors
S'entrelacent soudain des formes toutes blanches,
Diaphanes, et que le clair de lune fait
Opalines parmi l'ombre verte des branches,
- Un Watteau rêvé par Raffet ! -
S'entrelacent parmi l'ombre verte des arbres
D'un geste alangui, plein d'un désespoir profond ;
Puis, autour des massifs, des bronzes et des marbres
Très lentement dansent en rond.
- Ces spectres agités, sont-ce donc la pensée
Du poète ivre, ou son regret, ou son remords,
Ces spectres agités en tourbe cadencée,
Ou bien tout simplement des morts ?
Sont-ce donc ton remords, ô rêvasseur qu'invite
L'horreur, ou ton regret, ou ta pensée, - hein ? - tous
Ces spectres qu'un vertige irrésistible agite,
Ou bien des morts qui seraient fous ? -
N'importe ! ils vont toujours, les fébriles fantômes,
Menant leur ronde vaste et morne et tressautant
Comme dans un rayon de soleil des atomes,
Et s'évaporent à l'instant
Humide et blême où l'aube éteint l'un après l'autre
Les cors, en sorte qu'il ne reste absolument
Plus rien - absolument - qu'un jardin de Lenôtre,
Correct, ridicule et charmant.
904
Ta tête, ton geste, ton air
Sont beaux comme un beau paysage ;
Le rire joue en ton visage
Comme un vent frais dans un ciel clair.
Le passant chagrin que tu frôles
Est ébloui par la santé
Qui jaillit comme une clarté
De tes bras et de tes épaules.
Les retentissantes couleurs
Dont tu parsèmes tes toilettes
Jettent dans l'esprit des poètes
L'image d'un ballet de fleurs.
Ces robes folles sont l'emblème
De ton esprit bariolé ;
Folle dont je suis affolé,
Je te hais autant que je t'aime !
Quelquefois dans un beau jardin
Où je traînais mon atonie,
J'ai senti, comme une ironie,
Le soleil déchirer mon sein ;
Et le printemps et la verdure
Ont tant humilié mon coeur,
Que j'ai puni sur une fleur
L'insolence de la Nature.
Ainsi je voudrais, une nuit,
Quand l'heure des voluptés sonne,
Vers les trésors de ta personne,
Comme un lâche, ramper sans bruit,
Pour châtier ta chair joyeuse,
Pour meurtrir ton sein pardonné,
Et faire à ton flanc étonné
Une blessure large et creuse,
Et, vertigineuse douceur !
A travers ces lèvres nouvelles,
Plus éclatantes et plus belles,
T'infuser mon venin, ma soeur !
787
Vous me l'avez donné ce complément de vie,
Mon Dieu ! ma soif d'aimer est enfin assouvie.
Du jour où cet enfant sous ma grotte est venu,
Tout ce que je rêvais jadis, je l'ai connu.
Pour la première fois, moi, dont l'âme isolée
A d'autres jusqu'ici ne s'était pas mêlée,
Moi qui trouvais toujours dans ce qui m'approchait
Quelque chose de moins que mon cœur ne cherchait ;
Au visage, au regard, au son de voix, au geste,
A l'émanation de ce rayon céleste,
Aux premières douceurs du premier entretien,
Au cœur de cet enfant j'ai reconnu le mien.
Mon âme, que rongeait sa vague solitude,
A répandu sur lui toute sa plénitude,
Et mon cœur abusé, ne comptant plus les jours,
Croit en l'aimant d'hier l'avoir aimé toujours.
De la Grotte, 17 septembre 1793.
748
J'ai presque peur, en vérité,
Tant je sens ma vie enlacée
À la radieuse pensée
Qui m'a pris l'âme l'autre été,
Tant votre image, à jamais chère,
Habite en ce coeur tout à vous,
Mon cœur uniquement jaloux
De vous aimer et de vous plaire ;
Et je tremble, pardonnez-moi
D'aussi franchement vous le dire,
À penser qu'un mot, un sourire
De vous est désormais ma loi,
Et qu'il vous suffirait d'un geste.
D'une parole ou d'un clin d'oeil,
Pour mettre tout mon être en deuil
De son illusion céleste.
Mais plutôt je ne veux vous voir,
L'avenir dût-il m'être sombre
Et fécond en peines sans nombre,
Qu'à travers un immense espoir,
Plongé dans ce bonheur suprême
De me dire encore et toujours,
En dépit des mornes retours,
Que je vous aime, que je t'aime !
740
Cut my tongues from the scriptures and on blank walls I'll draw pictures because in a room full of lonely there is only myself.
I read Romans and the Acts came before them,
talked with Ruth who knew all of the bad men,
So
In this land of Canaan I'll be slain then?
and what of Goliath?
Samson's got him in a headlock,
Delilah's going to give him a haircut
and the Baptist will read all a sermon.
A bit fanciful to suggest Beau Geste, but a young fräulein from Mannheim calls for the check
I think what the heck,
Geste
can stay in.
it's a walk on the plateau and you know we all want too
some do
some try
some don't even bother
and I don't
want to know why.
Jan 7, 2017
Jan 7, 2017 at 3:02 PM UTC
Robin,
today you've
passed away.
Found under a bridge :
on earth you wouldn't stay.
Lost for six days,
on the seventh
found,
but dead you where
when they found you
facing down.
Not much friends
people say,
alone like a ghost .
At lunch, his table always
stayed empty,
never to be
dedicated a
toast.
His face is of
childhood beauty :
the one that stings
and strikes.
Now that he returned
from his one-way journey,
kids, inventors of nicknames,
suddenly start to
worry.
Who were you?
Just the dude that looked ugly.
Now where lie you ?
In a ditch all full of mud,
****** .
You are the Jesus with no cross :
the unforgettable Robin.
The king with no name,
the lion without a mane.
Maybe you were different :
as nice as people
were mean.
Maybe you just needed
protection,
from all the rejection
the silent bites, and all the unseen
strikes to your rights,
the unfair fights.
Your life
17 dead candles,
blown away with all the rest
by you final daring, descisive,
evading,
geste.
Although you aren't here
and although this isn't all clear
I wish you the best of luck
O Robin from wherever
please hear.
Jun 30, 2014
Jun 30, 2014 at 5:53 PM UTC
Que je sois un fou, qu'on le dise,
Je trouve ça tout naturel,
Ayant eu ma part de bêtise
Et commis plus d'une sottise,
Depuis que je suis... temporel.
Je suis un fou, quel avantage,
Madame ! un fou, songez-y bien,
Peut crier... se tromper d'étage,
Vous proposer... le mariage,
On ne lui dira jamais rien,
C'est un fou ; mais lui peut tout dire,
Lâcher parfois un terme vil,
Dans ce cas le mieux c'est d'en rire,
Se fâcher serait du délire,
À quoi cela servirait-il ?
C'est un fou. Si c'est un bonhomme
Laissant les gens à leurs métiers,
Peu contrariant, calme... en somme,
Distinguant un nez d'une pomme,
On lui pardonne volontiers.
Donc, je suis fou, je le révèle.
Nous l'avons, Madame, en dormant,
Comme dit l'autre, échappé belle ;
J'aime mieux être un sans cervelle
Que d'être un sage, assurément.
Songez donc ! si j'étais un sage,
Je fuirais les joyeux dîners ;
Je n'oserais voir ton corsage ;
J'aurais un triste et long visage
Et des lunettes sur le nez ;
Mais, je ne suis qu'un fou, je danse,
Je tambourine avec mes doigts
Sur la vitre de l'existence.
Qu'on excuse mon insistance,
C'est un fou qu'il faut que je sois !
C'est trop fort, me dit tout le monde,
Qu'est-ce que vous nous chantez là ?
Pourquoi donc, partout à la ronde,
À la brune comme à la blonde,
Parler de la sorte ? - Ah ! voilà !
Je vais même plus **** personne
Ne pourra jamais me guérir,
Ni la sagesse qui sermonne,
Ni le bon Dieu, ni la Sorbonne,
Et c'est fou que je veux mourir.
C'est fou que je mourrai du reste,
Mais oui, Madame, j'en suis sûr,
Et d'abord... de ton moindre geste,
Fou... de ton passage céleste
Qui laisse un parfum de fruit mûr,
De ton allure alerte et franche,
Oui, fou d'amour, oui, fou d'amour,
Fou de ton sacré... coup de hanche,
Qui vous fiche au cœur la peur... blanche,
Mieux... qu'un roulement de tambour ;
Fou de ton petit pied qui vole
Et que je suivrais n'importe où,
Je veux dire... au Ciel ;... ma parole !
J'admire qu'on ne soit pas folle,
Je plains celui qui n'est pas fou.
713
Quinze longs jours encore et plus de six semaines
Déjà ! Certes, parmi les angoisses humaines
La plus dolente angoisse est celle d'être ****
On s'écrit, on se dit que l'on s'aime ; on a soin
D'évoquer chaque jour la voix, les yeux, le geste
De l'être en qui l'on mit son bonheur, et l'on reste
Des heures à causer tout seul avec l'absent.
Mais tout ce que l'on pense et tout ce que l'on sent
Et tout ce dont on parle avec l'absent, persiste
À demeurer blafard et fidèlement triste.
Oh ! l'absence ! le moins clément de tous les maux !
Se consoler avec des phrases et des mots,
Puiser dans l'infini morose des pensées
De quoi vous rafraîchir, espérances lassées,
Et n'en rien remonter que de fade et d'amer !
Puis voici, pénétrant et froid comme le fer,
Plus rapide que les oiseaux et que les balles
Et que le vent du sud en mer et ses rafales
Et portant sur sa pointe aiguë un fin poison,
Voici venir, pareil aux flèches, le soupçon
Décoché par le Doute impur et lamentable.
Est-ce bien vrai ? tandis qu'accoudé sur ma table
Je lis sa lettre avec des larmes dans les yeux,
Sa lettre, où s'étale un aveu délicieux,
N'est-elle pas alors distraite en d'autres choses ?
Qui sait ? Pendant qu'ici pour moi lents et moroses
Coulent les jours, ainsi qu'un fleuve au bord flétri,
Peut-être que sa lèvre innocente a souri ?
Peut-être qu'elle est très joyeuse et qu'elle oublie ?
Et je relis sa lettre avec mélancolie.
713
Son bras droit, dans un geste aimable de douceur,
Repose autour du cou de la petite soeur,
Et son bras gauche suit le rythme de la jupe.
A coup sûr une idée agréable l'occupe,
Car ses yeux si francs, car sa bouche qui sourit,
Témoignent d'une joie intime avec esprit.
Oh ! sa pensée exquise et fine, quelle est-elle ?
Toute mignonne, tout aimable, et toute belle,
Pour ce portrait, son goût infaillible a choisi
La pose la plus simple et la meilleure aussi :
Debout, le regard droit, en cheveux ; et sa robe
Est longue juste assez pour qu'elle ne dérobe
Qu'à moitié sous ses plis jaloux le bout charmant
D'un pied malicieux imperceptiblement.
611
Je te note, Maitreyi,
Comme je te l'ai promis
Non pas que je te compare à d'autres
Ni que j'évalue ta sismicité
Sur une échelle quelconque de Richter
Ou une valence particulière
À laquelle tu serais prédisposée .
Je te note, ma poétesse, ma philosophe,
Ma peintre, mon actrice, ma nourrice,
Non pas pour te donner une côte
Un numéro dans une course handicap
À la jouissance absolue
À la jouissance infinie
À la jouissance inaccessible.
Dans ma note il n'y a ni favori
Ni outsider ni tocard
Il n'y a pas de trente-huit contre un
Et je ne joue pas le champ sur ton nom
Et peu m'importent ton entraîneur, ton soigneur, ton jockey, ton lad
Peu m'importe le guru qui te drive
Je ne te note ni de zéro à vingt
Je ne te note ni de a à z
Et même si je sais fort bien
Que toute note dénote un à priori
Un parti pris
J'essaie d'être le moins partial possible
J'essaie d'être juste.
Et même quand on chante faux
On ne mérite jamais de zéro pointé
Car on a essayé, on a osé
On a performé.
On a perforé l'air de sa voix.
On a existé.
Je te note donc, ma pantheiste,
Tout en relativisant la portée de mon geste
Je te note les lèvres mineures et majeures,
Les jambes, les chevilles au ralenti
Comme par effraction symbolique
Je t'effleure de ma clé d'ut
Et je te parsème de dièses et de bémols
Subjectivement
Inconsciemment
Je soupèse tes noires et tes blanches
Je te caresse indistinctement tes do
Tes la, tes mi, tes sol, tes fa, tes ré
Qui bouillonnant de concert
Dans un indécryptable maelström
Et je décrète de ma toute-puissance Arbitrale et analytique
Que tu es muse atypique
De chocolat et de vanille
En sempiternelle excursion dans le plaisir
Et donc par définition histrionique
Éternellement insatisfaite
Et la note coquette que je te donne en dot
C'est le silence de la divine comédie
Que j'ai plaisir à déchiffrer
Dans la distance pudique de l'absence incurable
Des Ganges couleur avocat qui couinent muets
Entre trente-deuxième de soupir
Et bâton de pause.
Nov 30, 2019
Nov 30, 2019 at 3:06 AM UTC
Hmm, perhaps titled,
aye poem already didst aired
though revisiting said theme
downplayed as thoughts blare
though similar con tent
invariably communicated
sans, trademark pi Seine fishtail career
as applies to other questions,
this chap asks himself,
an immense task I dare
unleash unbounded kickstarting euphoria
within psychic calm'n weal
with a healthy dose of logorrhea
scowl unintentionally reader
mine re: noun verbosity doth ensnare
though oft times obfuscation veils merely
a black hole sun (son) prominence
asthma faux eminence gris
long ago didst flare
aware if chance encounter
in a dark alley coal less sing
burning eyes fiercely glare
yet, an explanation
would be proffered to hear
this penchant spurring confabulation
explaining (feebly) zest
yours truly experiences
expatiating honest to dog ness
figuratively go win west
word ** seeking me own mother lode acquired,
via verse a tile materiel undergoing
electric kool aid acid test
incorporating rigorous (mortise
and tenon constructed) adverbial quest
which wondrous, whirled,
and webbed woven semi colon aided nest
reinforced with double entendre
tongue in cheek jest,
whereby multiple interpretations
(ala mode literary splotchy Rorschach test)
tenants in common beau geste
ma own home spun faux
cambridge analytica gimcrackery defaced book best
bite, with absolute zero
data snatched aye evasively attest!
May 28, 2018
May 28, 2018 at 1:33 PM UTC
Turning a key and in turn turning free all the thoughts that then fly, they could flee but then thoughts that fly free have no need to flee or am I missing something?
Bring me my ideas in a box filled with sand and I'll show you castles built not with the hand but the mind and then hand me the key to let all thoughts run free, hand me the sea in a sieve and I'll give you gemstones.
Backpedal.
See how we're home free with the domes of Damascus that would stop men to ask us, how do they do that? we answer them using Aramaic, using ancient and archaic chants planting seeds before the harvest.
Beating chests and tearing hair and where the answers lie for us in the old markets of Lahore we wore stripes on our bedrolls and tore strips from our skin, we didn't win that one and that's for the best.
And Beau Geste in the legion somewhere in the region of a beach, out of sight out of reach and he wasn't real really just someone's idea of an ideal and we fell for it.
Turn me another brother, turn me a key, spin me the wheel and let the numbers fall free.
We all see in the end as the beginning starts to wend its way wearily home and for some the end is another key to set free all
the beginnings we knew and could never see.
Jun 24, 2015
Jun 24, 2015 at 5:55 PM UTC
Unknowing I tread the dreaded forest, unaware I swim with sharks unrest....
Unconscious I breathe through libellous nest,
Unwary I Drink thy vitriolic fest...
Unconversant I fall in the lover's nest..
Only to rise like a phoenix crest ,
So much Ado over the geste...
So much oh! So much c'est,
Only ignorance unwinds esta...
Inscitia at it's best .....
Jul 20, 2017
Jul 20, 2017 at 7:53 AM UTC
je t'ai jamais dit
maman
et on était
plutôt amères
on était peut-être
jalouses
ta vie dérobée
ma vie saisie
par la peur
de quoi
je n'en sais rien
je t'ai jamais dit
maman
il nous a fallu
un mot
un geste
et moi
je suis restée là
dans ce geste inachevé
où j'ai vidé ce que
je t'ai jamais dit
Jan 16, 2016
Jan 16, 2016 at 12:01 PM UTC
I remember the dry taste in my mouth when I watched my love fail to metastasize
***** and gritty, like sand in between teeth that lay like canines in the bed of my gums
It's like a double sided dagger, a viper with two tongues; They know the depth of your compassion or it goes by unnoticed
And just like love, blood can drip, lovely and scarlet, or it can stain, sanguine and tacky
My brain can not differentiate whether my affection is kept in a locket,
Or if it is flicked away like a cigarette filter, smoked to the end
I sorrow in days that I feel extinguished, the extent of my warmth is drowned out by choking mouthfuls of water
Instead of resonating flames licking and sweeping across the home that I find inside of you
My beau geste is shoveled beneath mounds of copper colored strands of hair and the smell of lavender
And instead of a warm body to grab my shoulders and collide them into a chest, all I feel is a silent covenant in the form of a cold bed sheet that my fingers grab when I am lonely
I wish one day to feel secure and at ease with my efforts to express my afflicted interest
My heart will continue to pump blood until it gives up and ceases to function
And all the while it will stab with every pulse
In effort to scream out my grandest soliloquy
I can complain forever, about who can feel my love or who doesn't
And I can ramble on for centuries and scribe my pleasantries for you to read
But I can assure you one thing to believe, if any;
Not a day goes by where I can spit on the sidewalk and not taste you dripping from my mouth
Aug 1, 2016
Aug 1, 2016 at 10:18 PM UTC
L'âme antique était rude et vaine
Et ne voyait dans la douleur
Que l'acuité de la peine
Ou l'étonnement du malheur.
L'art, sa figure la plus claire
Traduit ce double sentiment
Par deux grands types de la Mère
En proie au suprême tourment.
C'est la vieille reine de Troie :
Tous ses fils sont morts par le fer.
Alors ce deuil brutal aboie
Et glapit au bord de la mer.
Elle court le long du rivage,
Bavant vers le flot écumant,
Hirsute, criade, sauvage,
La chienne littéralement !...
Et c'est Niobé qui s'effare
Et garde fixement des yeux
Sur les dalles de pierre rare
Ses enfants tués par les cieux.
Le souille expire sur sa bouche.
Elle meurt dans un geste fou.
Ce n'est plus qu'un marbre farouche
Là transporté nul ne sait d'où !...
La douleur chrétienne est immense.
Elle, comme le cœur humain,
Elle souffre, puis elle pense.
Et calme poursuit son chemin.
Elle est debout sur le Calvaire
Pleine de larmes et sans cris.
C'est également une mère.
Mais quelle mère de quel fils !
Elle participe au Supplice
Qui sauve toute nation,
Attendrissant le sacrifice
Par sa vaste compassion.
Et comme tous sont les fils d'elle,
Sur le monde et sur sa langueur
Toute la charité ruisselle
Des sept blessures de son cœur,
Au jour qu'il faudra, pour la gloire
Des cieux enfin tout grands ouverts,
Ceux qui surent et purent croire,
Bons et doux, sauf au seul Pervers,
Ceux-là vers la joie infinie
Sur la colline de Sion
Monteront d'une aile bénie
Aux plis de son assomption.
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Ton rire éclaire mon vieux cœur
Comme une lanterne une cave
Où mûrirait tel cru vainqueur :
Aï, Beaune, Sauterne, Grave.
Ton rire éclaire mon vieux cœur.
Ta voix claironne dans mon âme :
Tel un signal d'aller au feu...
... De tes yeux en effet tout flamme
On y va, sacré nom de Dieu !
Ta voix claironne dans mon âme.
Ta manière, ton meneo,
Ton chic, ton galbe, ton que sais-je,
Me disent : « Viens ça » Prodeo.
(Ô ces souvenirs de collège ! )
Ta manière ! ton meneo !
Ta gorge, tes hanches, ton geste,
Et le reste, odeur et fraîcheur
Et chaleur m'insinuent : reste !
Si j'y reste, en ton lit mangeur !
Ta gorge, tes hanches ! ton geste !
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