"sauf" poems
Here as I sit
At this empty café
Thinking of you
I remember
All those moments
Lost in wonder
That we'll never
Find again
Though the world
Is my oyster
It's only a shell
Full of memories
And here by the Seine
Notre-Dame casts
A long lonely shadow
Now, only sorrow
No tomorrow
There's no today for us
Nothing is there
For us to share
But yesterday
These cities may change
But there always remains
My obsession
Through silken waters
My gondola glides
And the bridge, it sighs
I remember
All those moments
Lost in wonder
That we'll never
Find again
There's no more time for us
Nothing is there
For us to share
But yesterdays
*Ecce momenta
Illa mirabilia
Quae captabit
In aeternum
Memor
Modo dolores
Sunt in dies
Non est reliquum
Vero tantum
Comminicamus
Perdita*
*Tous ces moments
Perdus dans l'enchantement
Qui ne reviendront jamais
Pas d´aujourd´hui pour nous
Pour nous il n´y a rien
A partager
Sauf le passé
Tous ces moments
Perdus dans l'enchantement
Qui ne reviendront
Jamais
Apr 16, 2019
Apr 16, 2019 at 6:02 AM UTC
Green stripes against
The watered down red wine carpet
Almost like Christmas in August
Sauf the creepy fat man
Entering your house
Via the chimney.
The blue lines dictate where the letters begin,
And end.
The ticking clock reminds the brain
Of life, time passing.
Light seeps into the room from
The over illuminated hallway,
Fluorescent lights clarifying every dimple,
Freckle, pimple and scar.
The hallways silent with sleeping children
dreaming of fame, wealth and popularity.
The whirling of the AC separates the cool inside
from the sweltering heat
the setting sun left with the night.
The darkness brings no relief.
Vessels against the carpeted cement floor
resonating like a sound wave
through the whole body.
Pulsing from fingers to toes
in time with the metronome of the heart.
Each of the senses heightened
with the lack of sleep.
Joints swollen, pained from the strain of living
Life.
Every day is a new movement
In the symphony of life.
Every moment a new note is written
on another page
in the never ending book.
The soul swirling with emotion
Dizzies the eyes to reality—
Blurring, mixing
What is seen
What is imagined.
Blank stares at a blank wall
cause an eruption of creativity
Leading to hand cramps
And writing circles on the floor.
My mind, finally at peace,
At last able to leak some creativity
Onto an empty page.
Filling it with the emotion of
Black ink against a white sheet of
Lined paper.
Dec 14, 2011
Dec 14, 2011 at 8:49 PM UTC
Le tiroir
De la vie
S'est ouvert ici
Un matin noir
Sans bruit
Sauf un cri.
Merci
Ma mère
D'avoir ouvert
L'infini
Dans l'air
Du temps qui fuit, à l'envers.
Tu ne manques
Pas d'air
De courir si vite
La distance.
Sans en avoir l'air
Je suis la fuite
Des jours
Fleuris de sourires
Ou rincés de larmes
Aux alentours,
L’amour s’en va languir
Et sonne l’alarme
Bonjour la vie !
En ce beau matin
D’espérance
Qui efface l’ennuie
Et réveille le destin
De la fleur de jouvence.
May 14, 2016
May 14, 2016 at 11:36 PM UTC
There's this Polaroid you have of me
in your room l'hiver dernier , you can't see my face
Sauf pour my eyebrows and the dark shadow of my lips
it's snowing in the background and
everything is white, I can feel the cold of your room
and the candles you burned, yankee
McIntosh Apple, where your dressers were scented like laundry detergent
Christmas lights strung across your ceiling, the nudes tucked inside A Clockwork Orange
Our time happened in the winter, beneath the street lamps glowing
Always within walking distance, you'd tread through the puddles
8pm to play chess in the dark living room of my house
Or when we played monopoly beneath your sheets, drenched
where Kaitlin and Miranda weren't people and only taboo
I still played video games inside your arms and you still acted gay
I enjoyed your bashful tendencies and the roughness of your skin
but now
but now
as much as i would love to revisit those times
i recall that i'm older, that i'm older
that we're different and the snow would
not be the same, but that picture of me
in your room last winter, where you can't see my face
I remember
Oct 7, 2012
Oct 7, 2012 at 2:03 PM UTC
Qui sont les noms
Sur ta liste?
As tu suivi
La meillure piste?
Oui, on est sain
Et on est sauf
Mais l’ amour n’est pas
Un sale boulot
C’est ironique
Les choix qu’on fait
Quand l’avenir
Est decidé
Donc, ouvre le livre
Et trouve un vers
Et vis ta vie
A l’envers
Mais tu connais
La verité
On peut la voir
Dans tes yeux
Tu as tes rêves
Et tes espoirs
Et l’essentiel
Est en vue
Ton coeur te mene
Et ne ment pas
Tu sens cette
Realité
Fais attention
Aux signes reçus
On ne peut pas
Les ignorer
Your List
What are the names
On your list?
What path did you follow
Or did you miss?
Yes, you are safe
And you are sound
But the search for love
Won’t wear you down
It’s funny all
The choices we make
When what’s decided
Is at stake
Right! Use the book
And find a verse
And live your life
In reverse!
But I can see
You know the truth
It is written in your eyes
Your hopes and dreams
And all that counts
Are there for you
To realize
You know it is
Your faithful heart
That will lead you
To what’s in store
Just pay attention
To all the signs
That’s one thing
That you can’t ignore
Feb 14, 2010
Feb 14, 2010 at 4:17 PM UTC
there is an aimless sense of
wandering, a trip on an empty
train, floor awash with foot prints
streaked under the seats and here
I am clinging to the handrails, but
like a dream the corners of my vision
are fuzzy and I fight to be unaware
and somewhere from the end of
the car, horses stamp their
hooves, all lined up
behind red stanchions
they aren't bulls but they
breathe like I am red, and
somehow this is all curiously
distant, sauf pour the speed of
the train, the only thing that is
unnerving is the ways in which
I move and blink and how i am
made up of seven billion billion
billion atoms but this number
seems so inconsequential and
small compared to how lost
I feel and how many times
a day I ask myself what
I am doing.
What am I doing?
Nov 16, 2014
Nov 16, 2014 at 5:10 PM UTC
Haute Chaleur sur Toulouse.
Cet été que nous avions
Tant attendu, tant espéré,
Pestant contre les giboulées
Qui éternisaient le printemps.
Ces pluies continuelles,
Donnant du vert aux jardins et balcons,
Et tant d'humidité sournoise,
Mais peu propices aux joies des places et des rues.
Et puis soudain, le si lourde chaleur
S'est installé sans crier garde
Avec ses manières de «sirocco»,
Comme un grand coup de poing
Qui terrasse les êtres.
L'air est devenu rare et l'ambiance des terrasses plombée.
Ma chienne s'est réfugiée sous les lits.
Et nos corps ont du mal à s'adapter
A ces flamboiements de chaleur
A ce fond de l'air qui crépite sans cigale.
A cette lourdeur du temps qui ´nous assomme.
A ce manque d'air qui nous fait désirer
La fraîcheur vivifiante,
Des montagnes et du bord de mer.
Les tuiles semblent remises au four
Et les tuiles se fendent sous la chaleur.
C'est un temps de sabbats de sorcières,
Et de chaudrons bouillants.
Et l'on s'en veut d'avoir tant appelé
A la venue de cet assommoir de l'été,
Qui tient désormais Toulouse.
Prisonnière dans ses serres,
Chacune Murmurant et gémissant,
A la venue l'orage qui nous trempera d'eaux,
Versées à grosse gouttes.
L'irruption de l'été a Toulouse
Se fait d'un coup et impose sa force
Les habitants qui le peuvent, fuient
Dans les Pyrénées,
Ou vers les bords de mer.
Cette période est dure aux personnes âgées et aux malades.
Sauf pour les "Happy Few" qui possèdent,
Villas, jardins touffus et piscines.
L'été Toulousain est un maître impérieux
Qui impose ses tempos et ses rythmes.
Paul Arrighi
Jul 8, 2016
Jul 8, 2016 at 5:05 AM UTC
L’amitié ne se regrette jamais
mais l’amour toujours
L’espace qui reste de nos sentiments
se rétrécie chaque jour un cm de plus
Tu peux avoir tout
sauf une âme similaire à une personne que tu aimes
Ce qui nous fatigue
nous rend malade
sans remède sur
des terrases de maisons
d ’inconnues
Jun 5, 2018
Jun 5, 2018 at 1:24 AM UTC
J'adore le mois de février,
Le mois le plus court et le plus froid de la saison,
Pour toute une série d’étranges raisons.
Et pourtant, on a l'impression que février est le mois le plus long,
Pour les événements qui se produisent au hasard,
Au milieu des tempêtes perfides et hivernales
Presque tout est gelé et solide près de la nichée
Des aigles américains à tête blanche,
Sauf les masques de Mardi Gras sous les planches.
Février est la saison de l'amour,
Le mois de la Saint Valentin,
Une crique paradisiaque par excellence,
Où les amoureux se réfugient. Pur, immaculé,
Neigeux, court, sombre et charmant ; Février est
Maintenant le mois de célébration de l'histoire des Noirs,
On se demande comment et pourquoi
Nous obtenons le plus court. C'est une autre histoire
Que nous devrions laisser aux mouettes nomades
Pour déchiffrer. Pas de baigneurs sur les plages de sable,
Sauf quelques oiseaux perchés sur les pauvres branches,
**** des berceaux des pygargues à tête blanche.
Février est un mois de contraste kaléidoscopique,
Là où les chutes de neige se produisent d’une façon typique,
Et où les amoureux fous rêvent de chaleur sous un paradis
Plein d’espoir, d’amour, de beauté, de glace et de pluie.
Copyright © Janvier 2022, Hébert Logerie, Tous droits réservés.
Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poèmes.
Feb 4, 2025
Feb 4, 2025 at 1:00 AM UTC
Quand je pense à une personne,
Je pense que du bonheur
dû à moi par un autre.
Qu'est-ce que l'amour universel peut
ce soit dans mon esprit?
Suis-je faire une imagination
encore d'un amour illicite,
ou est-ce vrai cette fois?
Tout ce que je cherche
est un cœur de bonheur,
tant qu'il est commun
que ce qui est le point?
Bientôt il y aura un jour,
pas ce jour,
mais un jour viendra
quand je vois mes amis fidèles
dans les yeux de mon propre.
Est-ce que l'amour a toujours
un endroit négatif sur mon cœur,
ou était-ce la malédiction qui
ce cœur jamais trouver l'amour
sauf si il est vrai amour?
Sonne comme mon contrefaçon
dit de faire un cœur de bonheur.
Nov 9, 2014
Nov 9, 2014 at 1:28 AM UTC
Jeune femme aux yeux noirs, étourdie, inconstante,
Entre mille pensers indécise et flottante,
Qui veut et ne veut pas, et bientôt ne sait plus
Où prendre ni fixer, tes voeux irrésolus,
Qui n'aime point le mal et pourtant ne peut faire
Un seul pas vers le bien que ton âme préfère,
Insouciante, et va livrant chaque matin,
Tes projets au hasard et ta vie au destin,
Sais-tu pourquoi je t'aime, et quelle main cachée
Retiens mon âme au char où tu l'as attachée,
Pourquoi je me plains tant dans tes bras, et ressens
Quelque chose de plus que l'ivresse des sens ?
C'est qu'il est, vois-tu bien, certaines destinées
Par des liens secrets l'une à l'autre enchaînées :
C'est qu'il peut arriver, parfois, que deux esprits
Se soient du premier coup reconnus et compris ;
Une triste clarté, de long regrets suivie,
De ses illusions a dépouillé ma vie ;
Elle a flétri ma joie, et n'a plus rien laissé
Dans le fond de mon coeur profondément blessé ;
Et toi, ton âme aussi, triste et désenchantée
De ces vestiges vains qui l'avaient trop flattée,
A reconnu leur vide et va bientôt finir
Ces rêves dissipés pour ne plus revenir.
C'est ce que j'aime en toi, c'est cette connaissance
Des misères de l'homme et de son impuissance ;
C'est ce bizarre aspect d'une femme à vingt ans
Dont la raison précoce a devancé le temps,
Que rien ne touche plus, et qui, jeune et jolie,
Ne croit pas à l'amour et sait comme on oublie,
C'est ce qui me ravit, m'enchante, et sur tes pas
Me retient malgré moi, car enfin n'est-ce pas
Quelque chose de neuf que de nous voir ensemble
Vieillards prématurés qu'un même esprit rassemble,
Avec ces cheveux noirs, avec ce jeune front
Qui des ans destructeurs n'a pas subi l'affront,
Discourir gravement des choses de la vie,
Railler, d'un rire amer, ces plaisirs qu'on envie,
Oublier le présent, ne pas nous souvenir
Que nous sommes tout seuls et parler d'avenir ?
C'est ce qui m'a frappé, moi, c'est ce caractère
Sérieux à la fois et léger, ce mystère
D'une humeur si mobile et d'un coeur si changeant,
De désirs en désirs sans cesse voltigeant.
Je t'aime, si fantasque et si capricieuse ;
Bonne femme d'ailleurs, point avaricieuse,
Au contraire prodigue, et jetant sans regrets
Son or, quand elle en a, sauf à compter après.
780
Ego in domo Dei,
the abbey on a hill
surrounded by high trees
the spire reaching
finger-like heavenward,
la natura dell'essere
the Italian monk said
dimostrato da Cristo,
I hoovered the cloisters
with the hoover
whereas old monks
swept with a big broom
for centuries
there efforts
took more time
but less noise,
Dom Charles showed
how to pluck apples
from the trees
and to save the fruit
undamaged by wrong picking
he said to me
late afternoon
before the office
of None,
she had me
where she wanted
and come she said
enter as a ship
into harbour or port
so I did,
Dieu sait tout
the French monk said
as we tidied book
in the large library
of the abbey,
ohne Gott sind
wir als nichts
the Austrian monk said
I listened to him
as we prepared the altar
for the Mass
and laid out
gowns for the priest-monks,
I lay on my bed
and watched
the sky colour change
from blue to dark blue
a bell tolling for Vespers,
necesse est dolor
de peccato non autem
infinita distractione
said St Bernard
so I read,
I wanted her
and tongued
her sweet valley
as she spread
her wings for me,
sauf nos propres pensées
il n'y a absolument
rien en notre pouvoir
said Gareth
quoting Descartes
as we walked
to the refectory
for lunch after
the office of sext,
incense in
the air I breathed
in the church
leftover from Mass
mixed with the smell
of baked bread,
a voice sounds near
or far off
inside my head.
Sep 11, 2016
Sep 11, 2016 at 11:03 AM UTC
L'amour est à réinventer, on le sait.
‒Rimbaud
Pauvres amants
se croient pour toujours
et à jamais.
Se mêlent dans l’extase;
s’embrassent;
Claire de lune,
Beethoven et bougies.
S’enfichent de l’avenir.
Ombres pourpres
et vagues mélodies
font tomber des larmes
de tristesse, de bonheur,
d’absurdes épanouissements
qui vont hiberner
jusqu’au printemps nouveau.
Mêmes marins incessants –
travaux mutuels,
divertissements corporels,
nuls rapports d’esprit
sauf les jeux éternels
qui se jouent.
*© Lewis Bosworth,
Aix-en-Provence,
1963*
Mar 30, 2017
Mar 30, 2017 at 9:56 PM UTC
C'est un souffle de vie qui s'engouffre dans ton esprit quand, seul je m'évanouis dans des pensées pour le moins grotesques, que tu répulses.
Viendra un jour où tu te rendras compte que rien n'est vrai.
Ni ce que tu dis, ni ce que tu vois, ni cet oiseau qui au bas de ta fenêtre se fait abattre sèchement par un chat errant.
Rien n'est vrai. Penses-tu à ton avenir, penses-tu à ta famille ?
Oui, quelle question. Il n'est pas un jour, pas une minute sans que tu y penses.
Tu te prépares à vivre. Mais à quoi bon?
À quoi bon vivre si ce n'est pour être heureux ? À quoi bon vivre si ce n'est pour faire le bien ? Parlez moi de profit ; sans doute n'évoquons nous pas la même chose.
Parlez moi de liberté ; sans doute n'évoquons nous pas la même chose.
Rien n'est vrai. Rien n'est vrai sauf l'espoir d'un monde meilleur, sauf l'espoir d'un monde uni, d'un respect hors du commun entre chaque Homme. Mais qui a compris ça ? les puissants de ce monde ? les riches ? Non, eux ne pensent qu'à l'argent et à leur profit, qu'à leur villa et à leur yacht.
Pensons à la connaissance, à l'humanisme... mettons nous au service de nous même, plutôt que contre nous.
Alors oui, tu penses qu'il n'est qu'une illusion, mais recule de trois pas, et tu le verras, là, juste à tes pieds, l'espoir.
Jun 8, 2017
Jun 8, 2017 at 3:47 PM UTC
Allongé sur le sol, la tête dans les étoiles
Des mouvements de va-et-vient et mon cœur qui s’emballe
Ma fréquence respiratoire, graduellement, accélère
Des gémissements m’échappent, j’ai besoin d’air
Plus long que bon
Suis-je parfois amené à penser
Quand proche de l’abandon
Je sens mes bras tressaillir, prêts à lâcher
Un assortiment, lentement, se diversifie et se développe
Tant qu’il pourrait en remplir une échoppe
Attraction, passion, bouffée de neurotransmetteurs
Si je le pouvais, je le ferais durer des heures
L’environnement disparaît inéluctablement
Derrière un voile de sueur et de concentration
Un événement moins futile qu’il ne paraît initialement
Amenant la réalité a largement dépassé la fiction
Puisque rien ne vaut le fait d’être dans l’action
Et d’en ressentir directement tous les frissons
Mes pensées lentement s’évaporent puis se condensent
Formant un épais nuage qui obstrue toute forme d’illumination
Et projette un voile sombre et dense
Recouvrant délicatement ma raison
Faisant ainsi que tout importe, sauf la compréhension
De ce qui excite ma tendre dévotion
May 8, 2021
May 8, 2021 at 5:28 PM UTC
Oh dear Aida ! Ma soprano lyrique
Je te mordille le lobule de l 'auricule
Je grignote l'hélix et je fouine dans l 'anthélix
Je visite ton auricule.
Ce soir je suis chaton de lynx
Ténor lyrique
Je te danse ma marche triomphale
Je suis Général cinq étoiles
Radamès l'Egyptien
Et je m'entortille la trompette dans le labyrinthe de tes cheveux
Comme dans une pelote de laine
Et je miaule et je ronronne :
"Aïda, mon éthiopienne,
Fille d'Amonasro,
Ci-devant esclave d'Amnéris, ta rivale,
Je suis ton esclave patenté
Ensevelis-moi vivant
Quand le moment viendra
et pends un de mes osselets à tes boucles d'oreille
Pour chanter ma mémoire "
Et joignant l'acte à la parole
Je t'administre un gentil piercing de mes griffes.
Et pendant que je te fais mon piercing
Toi tu joues aux osselets avec mon marteau,
Mon enclume et mon étrier.
Tu me dévores le vestige de mon oreille
Et tu me dis : "tu m'aimes maintenant !"
Je n'entends plus que le bruit de l'eau
Qui se mélange aux violons et aux cymbales
De l'orchestre philharmonique
Qui m'envahit comme le déluge
Et je te livre tous mes secrets
Et je m'accroche à tes cheveux
Soudain bleus avec des reflets verts
Comme tes ongles d'ailleurs
Tous verts sauf les pouces qui sont bleus
Pour combiner avec mes oreilles noyées.
N'est pas chaton de lynx qui veut
N'est pas maîtresse de chaton de lynx qui veut
Il faut accepter d'être lacérée de coups de griffes
Certes le félin se retient
Mais il a beau retenir ses griffes
Il est encore gamin
Il ne sait pas qu'il blesse
Il ignore que tu saignes
Il est innocent, le petiot,
Il a tout juste un mois bientôt
Et aux innocents les griffes pleines.
Et tu es maternelle
Tu lui prépares son lait
Et quand il pleure la nuit
Tu l'accueilles volontiers dans ta couche
Heureux les chatons de lynx
Gloria in excelsis deo
Car c'est enterrés vivants avec leur muse
Qu'ils connaîtront le paradis.
Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 6:38 AM UTC
Un soir, alors que je réfléchissais,
Je me demandais comment j'en étais
Arrivé là, seul. La réponse soufflait,
Et, comme l'écho des cris d'un enfant,
Dans l'ampleur d'une forêt, me scindant
L'esprit en deux, je me perdais sûrement
Dans mes pensées. Alors, une fois de trop ;
Comme chaque nuit, si ce n'est pas beau,
Rien ne m'amènerait à la raison.
La folie s'emparait-elle de moi ?
J'étais incapable de réfléchir,
À demi conscient, pensant aux passions
Qui me guidaient, comme un aveugle-sourd,
Apeuré et surtout tremblant de froid,
Agrippé à l'épaule de son père,
Guidé par l'instinct. "Bon, à qui le tour ?"
Repensant au passé, et plus empli,
En moi, de colère que de courage,
tout brillait dans la noirceur de la nuit
Qui semblait s'abattre tel un orage
Sur des plaines désertes. Rien ni personne
Ne pouvait me sortir de là. Aucun
Espoir n'eut été aussi puissant qu'un
Éveil raté. Mais par chance, rien ne sonne.
J'étais là, heureux, dans ma position
Préférée, je ne pensais déjà plus,
Aux rêveries de belles régions,
Ni même à mes amours trop tôt perdus.
Je dominais tout, sauf cette nuit là.
Jun 11, 2017
Jun 11, 2017 at 1:55 PM UTC
L'âme antique était rude et vaine
Et ne voyait dans la douleur
Que l'acuité de la peine
Ou l'étonnement du malheur.
L'art, sa figure la plus claire
Traduit ce double sentiment
Par deux grands types de la Mère
En proie au suprême tourment.
C'est la vieille reine de Troie :
Tous ses fils sont morts par le fer.
Alors ce deuil brutal aboie
Et glapit au bord de la mer.
Elle court le long du rivage,
Bavant vers le flot écumant,
Hirsute, criade, sauvage,
La chienne littéralement !...
Et c'est Niobé qui s'effare
Et garde fixement des yeux
Sur les dalles de pierre rare
Ses enfants tués par les cieux.
Le souille expire sur sa bouche.
Elle meurt dans un geste fou.
Ce n'est plus qu'un marbre farouche
Là transporté nul ne sait d'où !...
La douleur chrétienne est immense.
Elle, comme le cœur humain,
Elle souffre, puis elle pense.
Et calme poursuit son chemin.
Elle est debout sur le Calvaire
Pleine de larmes et sans cris.
C'est également une mère.
Mais quelle mère de quel fils !
Elle participe au Supplice
Qui sauve toute nation,
Attendrissant le sacrifice
Par sa vaste compassion.
Et comme tous sont les fils d'elle,
Sur le monde et sur sa langueur
Toute la charité ruisselle
Des sept blessures de son cœur,
Au jour qu'il faudra, pour la gloire
Des cieux enfin tout grands ouverts,
Ceux qui surent et purent croire,
Bons et doux, sauf au seul Pervers,
Ceux-là vers la joie infinie
Sur la colline de Sion
Monteront d'une aile bénie
Aux plis de son assomption.
430
Je ne veux plus lire de lettre,
Sauf les lettres que le facteur
Sera chargé de me remettre,
Comme après tout on est le maître
De lire tel ou tel auteur.
Écoutez bien, gens de la ville :
Montrer, avec ou sans motif,
Lettre quelconque... est bien futile.
Lettre toute autre est chose... utile
Rarement portée à l'actif.
Que le Duc d'Aumale s'en foute,
Il ne vaut pas un sous-préfet ;
Et... si j'eusse été... sur ma route,
Le Général... Mignonne, écoute,
Je sais fort ce que j'aurais fait.
Ce n'est rien moins qu'une merveille,
On le peut, sans se déranger.
C'est le secret de ma bouteille.
Je pourrais le dire à l'oreille
Du beau Général Boulanger.
Vous qui devinez tout, Madame,
Ne divulguez rien, s'il vous plaît,
Sinon, je vous écris : infâme !
Et si vous tirez votre lame,
Je vous avance... mon valet.
Hé ! là ! ce que je viens de dire,
Ma mignonne, c'était en l'air :
On ne te voit jamais écrire.
Moi, je chante et ne veut que rire :
Il me semble que c'est très clair.
Je me dis avec insistance :
Je n'attacherai plus de prix,
Ni la plus petite importance,
Qu'à ma propre correspondance,
Si je me suis bien, bien compris.
Lettres laides ou Lettres belles,
J'y suis doucement résigné,
Je n'en lirai pas de nouvelles,
Je ne lirai plus même celles
De Madame de Sévigné.
Et si cette admirable Brune
Me trouvait vilain garnement,
Elle n'a, pour que j'en lise une,
Par le facteur Rayon-de-Lune
Qu'à me l'adresser, simplement.
383
Riche ventre qui n'a jamais porté,
Seins opulents qui n'ont pas allaité,
Bras frais et gras, purs de tout soin servile,
Beau cou qui n'a plié que sous le poids
De lents baisers à tous les chers endroits,
Menton où la paresse se profile,
Bouche éclatante et rouge d'où jamais
Rien n'est sorti que propos que j'aimais,
Oiseux et gais - et quel nid de délices !
Nez retroussé quêtant les seuls parfums
De la santé robuste, yeux plus que bruns
Et moins que noirs, indulgemment complices,
Front peu penseur mais pour cela bien mieux,
Longs cheveux noirs dont le grand flot soyeux,
Jusques aux reins lourdement se hasarde,
Croupe superbe éprise de loisir
Sauf aux travaux du suprême plaisir,
Aux gais combats dont c'est l'arrière-garde,
Jambes enfin, vaillantes seulement
Dans le plaisant déduit au bon moment
Serrant mon buste et ballant vers la nue,
Puis, au repos, - cuisses, genoux, mollet, -
Fleurant comme ambre et blanches comme lait
- Tel le pastel d'après ma femme nue.
365
Tu me dis t'appeler Vulvette Underground
Et tu revendiques ta naissance subliminale
Tu serais donc tout sauf animale.
Mais je persiste et signe
Ma déclaration d'amour zoolâtre
Et je te baptise Felis maniculata.
Tu es la représentation vivante et parfaite
De la déesse muse et lionne Bast
La déchireuse
Et pour amadouer éternellement les démons qui te saisissent
À chacun de nos ébats pharaoniques
Je te couvre de natron résineux
Et je t'emballe de mes lèvres
Comme de bandelettes de lin charnel
Et je t'embaume dans le ****** de nos cris de jouissance entrecroisés
Avant de t'enfouir momifiée
Dans le parinirvana des chattes gantées.
Nov 4, 2019
Nov 4, 2019 at 11:08 AM UTC
Lucifer tyranique de l'enfance
Un héro insoupçonné, malgré tout
Après quatre ans en exil, le coeur tendre
Tu es revenu diplômé parmi nous
Désormais à l'assaut de la pouponnière
La maturité hypothéquée te rend méconnaissable
Sauf pour la nullité de tes blagues qui prospère
Et le fardeau de ta charité inépuisable
C'était un matin pesant je t'avais annoncé
Qu'à la morgue notre père était conduit
Ne me quitte pas mon grand-frère adoré
Simplement y penser m'anéantit
Jan 4, 2020
Jan 4, 2020 at 4:04 AM UTC