"seul" poems
~~~~English~~~~
Such beauty takes away my breath
As the sunrays shine across the peaceful path
The trees of this forest sway and nod in the dancing breeze
Which caresses my cheeks
Pastel clouds in the watercolor sky
Makes the forest with its path beautiful
And birds sing and warble in the tall treetops
God alone creates this beauty
The bluebells bordering the path
Are kissed by sparkling dewdrops
And snowdrops have long come out of
Their veil of snow
Lacy green leaves from the blowing trees
Provide shade in the sweet summer
And the breezes provide coolness on a hot day
At this lovely place of beauty
~~~~French~~~~
Une telle beauté enlève mon souffle
Comme les rayons du soleil brille à travers la voie pacifique
Les arbres de cette forêt se balancent et hocher la tête dans la brise dansante
Qui caresse mes joues
Pastels nuages dans le ciel aquarelle
Rend la forêt avec son chemin belle
Et les oiseaux chantent et modulées dans les hautes cimes
Dieu seul crée cette beauté
Les jacinthes qui bordent le chemin
Sont caressées par les gouttes de rosée mousseux
Perce-neige viennent depuis longtemps de
Leur voile de neige
Dentelles feuilles vertes des arbres de soufflage
Fournir de l'ombre en été douce
Et les brises offrent fraîcheur par une chaude journée
À ce bel endroit d'une beauté
~Hilda~
Mar 12, 2013
Mar 12, 2013 at 10:32 PM UTC
I can live without you.
In fact, I might be happy to
sit and eat ice-cream all alone,
whilst basking in a sunlit dawn-
a wonderland for one.
Jun 6, 2018
Jun 6, 2018 at 4:34 AM UTC
Je suis exatlé de voir dans ce ciel de nuit,
Auquel je dois cette plaisante fortune.
En compagnie d’étoiles clignotantes,
Subjugué par ce spectacle, j’admire ma Lune.
Lave-moi dans ton eau argentée, translucide.
Sois près de moi lors de mes blanches nuits.
Veille sur moi tel un garde sans faille.
Enveloppe-moi de murmures, un calme répit.
Ô comme tu guides les flots ardents de mon âme!
Baisse les yeux, les eaux abordent ma plage…
Érode le fardeau qui étouffe mes écueils brûlants,
Des sables noyés, oppressé, tendres otages.
Peu de nuits à présent… Épris alors que tu t’en vas.
Des brins épais et sombres de cheveux en cascades,
Dissimulent ton visage d’une manière séduisante.
Il n’en reste qu’un croissant, qui s’efface dans le noir.
Les nuits s’écoulent… Maintenant la lune se délite
M’en laissant qu’une moitié; la nuit le veut ainsi.
Reste encore, plus longtemps; ne pars pas si tôt,
Je ne me sens pas prêt à être anéanti.
Je lève la tête sans dire un mot, alors que les nuits passent.
J’ai vu mon amour lunaire se dissoudre dans l’espace.
My coeur, aussi, déchiré bout par bout…
Enfin, elle était partie; partie, sans laisser de trace.
Depuis, chaque nuit abonde de vide et de souffrance.
Je supplie les étoiles d’apaiser le vide en moi…
Mais ils se contenteraient de briller, indifférents…
Même suite à tous mes appels, mes émois.
Desormais je suis incertain sur le nombre de passages.
Les nuits n’amenèrent que l’assaut des étoiles moqueuses.
Cependant je joue des promesses celestes,
Pour le retour de ma folle quête amoureuse.
Je sais que c’est frivole de penser que je suis le seul…
C’est vrai, ils languissent; ma souffrance est la leur.
Mais c’est moi qui désire le plus ton fameux regard,
Car nos coeurs ont chanté dans toutes les couleurs.
Ma détresse à son zénith, emplis, presque brisé,
Lorsque soudain j’entends une belle chanson, lointaine.
Une chanson pareille à celle que l’on prononçât,
Encore garnie d’argent translucide, je soupire avec peine…,
“Te voilà....”
Nov 23, 2014
Nov 23, 2014 at 7:16 PM UTC
Pourquoi ça m’a arriver?
Pourquoi j’ai reçu cette Miracle?
Pourquoi pas les autres?
Pourquoi pas quelqu’un d’autre?
Pourquoi moi?
Il y’a des gens beaucoup plus important que moi:
Des enfants,
Des mères,
Des pères,
Je ne suis personne.
Ça devrait être quelqu’un d’autre:
Le petit garçon qui cri pour ça mère chaque nuit,
L’homme qui devient juste être père,
Le Grand-père qui a tout ça famille entouré de lui,
Pourquoi moi et pas eux?
Je ne le comprend pas!
Je ne peux pas exprimer comment je suis heureux,
Mais au même temps triste pour les autres.
Je veux reconstruire ma vie.
Chaque jours est important,
Alors je ne veux pas les gaspiller.
Je vais les utiliser pour faire du bien.
Je ne sais pas comment encore,
Mais maintenant c’est ma seul objective de vie.
Je ne veux pas que ça soit pour rien.
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Coco 07
Jan 31, 2019
Jan 31, 2019 at 1:43 PM UTC
Il n'est pas donné à chacun de prendre un bain de multitude : jouir de la foule est un art ; et celui-là seul peut faire, aux dépens du genre humain, une ribote de vitalité, à qui une fée a insufflé dans son berceau le goût du travestissement et du masque, la haine du domicile et la passion du voyage.
Multitude, solitude : termes égaux et convertibles pour le poète actif et fécond. Qui ne sait pas peupler sa solitude, ne sait pas non plus être seul dans une foule affairée.
Le poète jouit de cet incomparable privilège, qu'il peut à sa guise être lui-même et autrui. Comme ces âmes errantes qui cherchent un corps, il entre, quand il veut, dans le personnage de chacun. Pour lui seul, tout est vacant ; et si de certaines places paraissent lui êtres fermées, c'est qu'à ses yeux elles ne valent pas la peine d'être visitées.
Le promeneur solitaire et pensif tire une singulière ivresse de cette universelle communion. Celui-là qui épouse facilement la foule connaît des jouissances fiévreuses, dont seront éternellement privés l'égoïste, fermé comme un coffre, et le paresseux, interné comme un mollusque. Il adopte comme siennes toutes les professions, toutes les joies et toutes les misères que la circonstance lui présente.
Ce que les hommes nomment amour est bien petit, bien restreint et bien faible, comparé à cette ineffable orgie, à cette sainte prostitution de l'âme qui se donne tout entière, poésie et charité, à l'imprévu qui se montre, à l'inconnu qui passe.
Il est bon d'apprendre quelquefois aux heureux de ce monde, ne fût-ce que pour humilier un instant leur sot orgueil, qu'il est des bonheurs supérieurs au leur, plus vastes et plus raffinés. Les fondateurs de colonies, les pasteurs de peuples, les prêtres missionnaires exilés au bout du monde, connaissent sans doute quelque chose de ces mystérieuses ivresses ; et, au sein de la vaste famille que leur génie s'est faite, ils doivent rire quelquefois de ceux qui les plaignent pour leur fortune si agitée et pour leur vie si chaste.
2.3k
Le long du vieux faubourg, où pendent aux masures
Les persiennes, abri des secrètes luxures,
Quand le soleil cruel frappe à traits redoublés
Sur la ville et les champs, sur les toits et les blés,
Je vais m'exercer seul à ma fantasque escrime,
Flairant dans tous les coins les hasards de la rime,
Trébuchant sur les mots comme sur les pavés,
Heurtant parfois des vers depuis longtemps rêvés.
Ce père nourricier, ennemi des chloroses,
Eveille dans les champs les vers comme les roses ;
Il fait s'évaporer les soucis vers le ciel,
Et remplit les cerveaux et les ruches de miel.
C'est lui qui rajeunit les porteurs de béquilles
Et les rend gais et doux comme des jeunes filles,
Et commande aux moissons de croître et de mûrir
Dans le coeur immortel qui toujours veut fleurir !
Quand, ainsi qu'un poète, il descend dans les villes,
Il ennoblit le sort des choses les plus viles,
Et s'introduit en roi, sans bruit et sans valets,
Dans tous les hôpitaux et dans tous les palais.
2k
La belle femme Indienne aime un soldat,
Le soldat est mort dans une guerre féroce guerre,
La femme Indienne a été laissé seul et veuves,
Elle porte maintenant un chiffon blanc.
A White Cloth
The beautiful Indian woman loves a soldier,
The soldier is dead in a fierce gun battle,
The Indian woman is now lonely and widowed,
So she wears a white cloth nowadays.
May 28, 2014
May 28, 2014 at 1:09 AM UTC
Son regard a croisé le mien
Ses yeux ont percé les miens
J'ai été fauché par son parfum
Elle m'a souri, je lui ai pris la main
Maintenant ma peau connait la sienne et ne veux plus la quitter
Et mes mains tremblent a l'idée de ne plus la toucher
Les jours je rêve d'elle, et je rêve eveillé
La nuit j'admire son image qui ne peux me quitter
Mon coeur fond, ma tête craque du seul son de sa voix
Comme la neige s'effondre sous un seul de nos pas
Je suis tombé dans le piège.
Maintenant il faut qu'elle m'achève
Mais je suis seul, et j'ai froid
Je ne vois plus que ses yeux
Je n'entend plus que sa voix
Je tombe d'amour, je tombe dans le piège
Et dans ma chute je crois bien que je la vois
Qui se jette dans le vide, le vide au creu de mes bras
Ne me retenez pas.
Je suis tombé
Je ne veux plus me relever
Je ne vie plus que pour elle
Il m'en pousserai des ailes
Mais je suis tombé.
Je suis cloué.
Je suis tombé dans le piège.
Et si ce n'est qu'un rêve
Ne me reveillez pas.
Jul 17, 2014
Jul 17, 2014 at 8:55 AM UTC
Fleeting memories
A crushing weight
Thoughts swirl
A chaotic dance
Morbid and morose
I shudder
Sigh
Lock the door
My heart is closed
I am empty streets
And howling winds
An onslaught
Of indelicate ideas
Leaves rushing
As water
I am bleak
I long to crumble
And return to dust
To spread out
Into the vast blackness
Vacuum of the infinite
I am all
I am nothing
Existence is illusion
Dreams are more real
Yet
I do not sleep
For I fear to wake
So I remain
Ever here
Ever there
Never here
Never there
Neither
Both
Ensconced between
Light and dark
Good and evil
Life and death
Alone
Forever
Thus
I despair.
Souvenirs fugaces
Un poids écrasant
Pensées tourbillon
Une danse chaotique
Morbide et morose
Je frémis
Soupir
Verrouillez la porte
Mon cœur est fermé
Je suis rues vides
Et vents hurlants
Une attaque
D'idées indélicats
Feuilles précipiter
Comme l'eau
Je suis triste
J'ai longtemps à s'effriter
Et retourner à la poussière
Pour étaler
Dans la grande noirceur
Vide de l'infini
Je suis tout
Je ne suis rien
L'existence est illusion
Les rêves sont plus réels
Pourtant,
Je ne dors pas
Car je crains de réveiller
Donc, je reste
Jamais ici
Jamais il
Jamais ici
Jamais il
Aucun
Tous les deux
Enclavée entre
Lumière et obscurité
Bien et le mal
La vie et la mort
Seul
Toujours
Ainsi,
Je désespère.
Jul 1, 2013
Jul 1, 2013 at 1:38 AM UTC
Enfin ! seul ! On n'entend plus que le roulement de quelques fiacres attardés et éreintés. Pendant quelques heures, nous posséderons le silence, sinon le repos. Enfin ! la tyrannie de la face humaine a disparu, et je ne souffrirai plus que par moi-même.
Enfin ! il m'est donc permis de me délasser dans un bain de ténèbres ! D'abord, un double tour à la serrure. Il me semble que ce tour de clef augmentera ma solitude et fortifiera les barricades qui me séparent actuellement du monde.
Horrible vie ! Horrible ville ! Récapitulons la journée : avoir vu plusieurs hommes de lettres, dont l'un m'a demandé si l'on pouvait aller en Russie par voie de terre (il prenait sans doute la Russie pour une île) ; avoir disputé généreusement contre le directeur d'une ***** qui à chaque objection répondait : « - C'est ici le parti des honnêtes gens, » ce qui implique que tous les autres journaux sont rédigés par des coquins ; avoir salué une vingtaine de personnes, dont quinze me sont inconnues ; avoir distribué des poignées de main dans la même proportion, et cela sans avoir pris la précaution d'acheter des gants ; être monté pour tuer le temps, pendant une averse, chez une sauteuse qui m'a prié de lui dessiner un costume de Vénustre ; avoir fait ma cour à un directeur de théâtre, qui m'a dit en me congédiant : « - Vous feriez peut-être bien de vous adresser à Z... ; c'est le plus lourd, le plus sot et le plus célèbre de tous mes auteurs, avec lui vous pourriez peut-être aboutir à quelque chose. Voyez-le, et puis nous verrons ; » m'être vanté (pourquoi ?) de plusieurs vilaines actions que je n'ai jamais commises, et avoir lâchement nié quelques autres méfaits que j'ai accomplis avec joie, délit de fanfaronnade, crime de respect humain ; avoir refusé à un ami un service facile, et donné une recommandation écrite à un parfait drôle ; ouf ! est-ce bien fini ?
Mécontent de tous et mécontent de moi, je voudrais bien me racheter et m'enorgueillir un peu dans le silence et la solitude de la nuit. Âmes de ceux que j'ai aimés, âmes de ceux que j'ai chantés, fortifiez-moi, soutenez-moi, éloignez de moi le mensonge et les vapeurs corruptrices du monde, et vous, Seigneur mon Dieu ! accordez-moi la grâce de produire quelques beaux vers qui me prouvent à moi-même que je ne suis pas le dernier des hommes, que je ne suis pas inférieur à ceux que je méprise !
1.8k
J'ai toujours menti pour dire la vérité.
Je joue aux jeux pour que les autres puissent gagner.
Tout est si important
que ça m'est égal.
Si je pense assez
j'oublierai tout.
Je suis le Roi des Ombres
important seulement pour les êtres qui existent en silence et poussière.
Je me change en pierre si je me tiens tranquille
à me trouver dans un jardin d'une telle beauté
avec les couleurs qui ont une sonorité jamais vue.
Je sens les émotions à travers le temps
celles qu'aucun humain ne peut sentir.
Je tombe à travers la sécurité confortable et rouge-noire
dans la clarté des vastes profondeurs du bleu foncé.
Mon corps s'est fait parfait pendant que je succombe
et mon esprit se réveille.
La musique du violon se condense en amour sous mes yeux
l'accord profond et sonore déchire le poison de mon esprit.
Je ressens les montées bleues claires de la vie dans mes veines quand je suis seul.
Je m'assieds avec les montagnes jusqu'à ce que nous nous unissions.
Mes yeux ne pourront jamais devenir impurs
mon âme est sans tache.
Il y a la curiosité silencieuse dans la Vie
l'amour dans ses yeux est si manifeste
son sourire si tendre
si silencieuse.
Ici sera où je pose la tête
c'est la réalité que je choisis.
Jul 5, 2010
Jul 5, 2010 at 4:31 PM UTC
Le malheur se cache derrière milles profils ténébreux,
Et attend que le match insignifiant de vermine,
Infirme mon idée tordue de l'être amoureux.
Le malheur séduit au lit par ses promesses d'ivresse sauvage,
Qu'attendez-vous pour m'écrire,
Et m'aplatir dans ma désolante dignité au passage?
Le malheur s'invite seul à mes soupers assourdissants de vide,
Et exhume les faux espoirs assommés
De mensonges médiocres; alors je me les imagine...
**** de moi, et moi, **** de leurs pensées,
Entre les espérances dupées et celles perforées d'épines,
Le malheur me couve, le malheur se rend légitime.
Oct 20, 2019
Oct 20, 2019 at 3:56 PM UTC
Liberté Egalité Fraternité,
le vrai Triptyque Républicain
En hommage à nos ancêtres qui surent être ambitieux et fonder un triptyque toujours primordial, jamais accompli ni vraiment réalisé.
LIBERTE !
Frêle comme doigts d’enfants,
Plus précieuse qu’un diamant,
Ton seul parfum nous enivre
Et comme, un bon vin, nous grise.
Tu es hymne à la vie
Qui fait lever des envies.
Tu suscite des passions,
Libère des émotions.
Tu fus conquise de haute lutte
Par nos ancêtres en tumulte.
Ils nous donnèrent pour mission
D’en multiplier les brandons.
A trop de Peuples, elle fait défaut.
Elle ne supporte aucun bâillon
Car si l’être vit bien de pain,
Il veut aussi choisir son chemin.
Si tous les pouvoirs la craignent,
Ma, si belle, tu charmes et envoute,
Mets les tyrans en déroute,
Sœur de Marianne la belle.
***
EGALITE !
Elle fut la devise d’Athènes,
Et révérée par les Romains.
Elle naquit en 89, avec la liberté du Peuple,
Est fille de Révolution.
Elle abolit les distinctions
Séparant les êtres sans raison.
Ouvre la voie à tous talents
Sans s’encombrer de parchemins.
C’est un alcool enivrant
Que l’égalité des droits.
C’est aussi une promesse
De secourir celui qui choit.
Si l’égalité fait tant peur,
C’est que son regard de lynx
Perce les supercheries
Et voit les hommes tels qu’ils sont.
FRATERNITE !
Elle coule, coule comme le miel,
Nectar de la ruche humaine.
Elle sait embellir nos vies,
Et faire reculer la grisaille,
Du calcul, froid et égoïste.
Dans la devise Républicaine
Elle tient la baguette de l’orchestre.
Comme un peintre inspiré, elle met,
Sur la toile, vive et vermillon.
Elle nous incite à l’humanisme.
Elle est petite fille de 89, fille de quarante –huit
Mais sut renaître en 68.
Elle est crainte par les puissants,
Qui n’ont jamais connu qu’argent,
C’est pourtant une essence rare.
Dans les temps durs, elle se cache,
Mais vient ouvrir la porte
Au Résistant pourchassé. Elle n’hésite pas aujourd’hui
À secourir un «sans papier»
Sa sœur est générosité.
Elle est la valeur suprême,
Qui rend possible le «vivre ensemble»
Et permet même au solitaire
De faire battre un cœur solidaire.
La fraternité reste la vraie conquête de l’humain.
Paul d’Aubin (Paul Arrighi) à Toulouse; France.
May 6, 2014
May 6, 2014 at 8:07 AM UTC
La nuit, quand par hasard je m'éveille, et je pense
Que dehors et dedans tout est calme et silence,
Et qu'oubliant Laurence, auprès de moi dormant,
Mon cœur mal éveillé se croit seul un moment ;
Si j'entends tout à coup son souffle qui s'exhale,
Régulier, de son sein sortir à brise égale,
Ce souffle harmonieux d'un enfant endormi !
Sur un coude appuyé je me lève à demi,
Comme au chevet d'un fils, une mère qui veille ;
Cette haleine de paix rassure mon oreille ;
Je bénis Dieu tout bas de m'avoir accordé
Cet ange que je garde et dont je suis gardé ;
Je sens, aux voluptés dont ces heures sont pleines,
Que mon âme respire et vit dans deux haleines ;
Quelle musique aurait pour moi de tels accords ?
Je l'écoute longtemps dormir, et me rendors !
De la Grotte, 16 décembre 1793.
1.5k
Mon Père, ce grand Chêne,
Je le croyais indéracinable, en ses terres,
Comme ce chêne Corse, sur la roche, poussé.
Il nous semblait si grand, il paraissait si fort,
Si longtemps résistant aux grands vents de la vie,
Sous les châtaigneraies et parmi les bruyères,
Il marchait, puis rêvait.
Parfois, il m'amenait, dans son refuge,
y faisait provision de «corned-beef» et de lait
en boite "gloria", et aussi de «bastelles»,
et ces repas hâtifs me semblaient un festin.
Mais plus que tout, je goûtais si belle liberté.
Disparues les contraintes.
D'un pas de montagnard, il nous menait, souvent,
En ces lieux de granit, qui semblaient son domaine.
Il me mit dans les mains, sa fine carabine,
dont j'aimais le canon à l’acier effilé ;
mais avant que je presse, le geai était parti.
Il ne me gronda pas.
Le soir, si peu dormeurs, avec Régis, mon frère,
dans la chambre aux obus, des tués de quatorze,
dont un panier d'osier exhalait tant les truites,
Nous le savions dormir dans la chambre à côté,
nous ne cherchions pas trop, sommeil prompt à venir.
Je lisais de vieux livre.
Et puis nous descendions, furtifs vers la rivière,
encaissé dans les roches le «Fiume grosso» grondait.
Mon père nous racontait qu'il y avait dormi
avec quelques amis, à la flambée des feux.
Et le bruit lancinant était une musique
qui malgré le soleil nous tenait éveillé.
Magie des eaux profondes.
Quand un jour de détresse, je perdis «Nils le prince»
ressentant mon chagrin, il me facilita
L’achat d'un jeune chien, je l'ai encore au cœur,
ce cadeau si exquis, qui fut baume sur plaie
Merci de m'avoir fait, ce présent plein d'amour.
La tendresse d'un père.
Il vécut si longtemps, que je ne prêtais guère,
attention au torrent qui se faisait ruisseau,
aux blancs cheveux venus, au dos un peu voûté,
tant les fils ont besoin de croire invincible
Le père qui fut grand à l’aube de leurs vies.
Besoin de protection.
Un père est une force qui paraît infinie
pour le jeune enfant qui en a tant besoin
peut être imaginaire, qui soutient et le guide.
Alors devenu homme, il découvre un soir
que le chêne vacille, s'appuie sur une canne.
Il est désormais seul.
Paul d'Aubin – Toulouse,
«Poésie élégiaque»,
En l'honneur de son père André Dominique,
dit, Candria », décédé le 29 novembre 2010.»
Oct 31, 2013
Oct 31, 2013 at 2:41 PM UTC
Quesque'il faut pour ce cœur tourmenté
C’est une femme, une ancre à laquelle s’attacher
Cette femme, un fantôme qui trouble mon sommeil
n’est jamais à mon côté quand je me réveil
Je me gaspille tout seul en faisant rein.
Doucement vient la vieillisse, la peur, le chagrin.
La cure se trouve dans la femme parfaite
qui sait trouver l’ancien ordre et le remettre
Une tache de merde aura cette pauvre femme.
Sans grand chose en échange, balayer mon âme
Pour trouver son ancienne splendeur
Obscurci par le temps et la douleur
Jul 5, 2011
Jul 5, 2011 at 8:36 AM UTC
J'observe depuis mon télescope
Au-delà des nuages
Ta photo qui sautille
Et je suis les courbes, les points et les lignes
Et je trace des figures imaginaires
Les constellations
Et soudain tu apparais
Endimanchée
Pénitente
Ultra Violette
Souriante
Entre deux ciels
Tu me fais signe
Et m'invites à danser
Et je te suis comme ton ombre
Je retiens mon souffle
Je plonge dans le mandala
De ton champ de Cinabre
Je viens à tes côtés
Je m'ancre à tes eaux
Je suis ton lama, ton gourou
Et toi tu es ma parèdre, ma bouddha
Ma dakini souveraine
et je te déshabille en dansant
Et je déboutonne une après l 'autre
Les étoiles couleur aubergine
Qui composent ta constellation.
C 'est une constellation disparue
Que seul moi puis voir.
Il m'arrive à l 'oeil nu de t'apercevoir
Au détour d'un rêve comme en cet instant précis
Et la musique résonne si forte dans l 'espace
Je vois tes lèvres bouger mais je n 'entends rien
Mais soudain tes yeux hurlent
et tu me clignes ton nom en morse :
dash dot dash dot
dash dash dash
dash dot dash dash
dash dash dash
dash
dot
C, une longue, une brève, une longue, une brève
O, trois longues
Y, une longue, une brève, deux longues
O, trois longues
T, une longue
E, une brève.
Aug 31, 2019
Aug 31, 2019 at 12:54 AM UTC
« Notre amour était mon seul arme
Aujourd’hui j’ai que des larmes
Notre confiance était le seul accord
Maintenant le doute tue votre propre âme
J’ai compris votre jalousie mais
N’oublies pas que je suis une femme
Une femme amoureuse de toi ,fidèle
Et surtout confiante à toi et à moi-même
Oublies les paroles ,et les critiques des autres
Laisses nous vivre une histoire pleine de charme
Pardonnes moi de tous ce que j’ai fait
Stp pardonnes votre futur dame »
Elle m’ a dit;
J’ai répondu:
« personne ne mérite tes larmes
Et celui qui les mérite ne fera surement pas pleurer
Sois sur que je te souhaite que de bonheur
le bonhur… que t' attends...
avec quelqu'un que tu admires
Tu as choisi de jouer tes cartes au profondeur
Et mon jeu était toujours à la hauteur
Tu as détruit ton propre amour
Tu m’as perdu pour toujours
pour m’oublier , Tu as besoin du temps
mêmes les anges ont besoins du temps de repos
cherche quelqu’un qui fait rire ton cœur
moi je ne peux t’assurer que de malheur
la vie m’a donné une deuxième chance
je vais rattraper mes fautes d’enfance
tu étais la grande faute de ma vie
tu es la personne que …………j’ ai pas envie. »
Abdelkadir BELHADJ
Mar 25, 2015
Mar 25, 2015 at 4:45 PM UTC
Couchers de Soleil sur la Comtale
ou un vaisseau sur la ville
Il est en Toulouse, le soir
comme un vaste vaisseau fantôme
Jetant sa proue sur le canal
et filant droit sur le cap Saint-Sernin,
c'est la Comtale en son écrin.
Comme une enchanteresse de couleurs,
mêlée d'ocre du soir et d'orange soleil
peignant les voiles de ce vaisseau.
La luminosité en terrasse
en fait un bel observatoire
de la palette des nuages,
des jeux infinis du soleil
et des sourires de la lune
qui scintillent sur Saint Sernin,
font resplendir les grands grues
de l'ancienne Toulouse, réveillée de son sommeil.
Quand le vent d'autan souffle fort,
comme un orchestre laissé seul
sans partition et sans baguette,
«La Comtale» frémit sous le choc
et ce noble vaisseau de pierres
voit ses terrasses dévastées,
par les outils de jardinage
et les plantes taillées menues.
Mais chère et haute nef, «La Comtale»,
tu n’es jamais toi-même que lorsque le soleil luit
et fait rougeoyer les briques ocres,
transforme tes terrasses en jardins étagées
à l’ombre des stores tirés
des plantes aromatiques et des cactées
qui parfument de menthe, de poivre et de miel
nos thés glacés et limonades sirotées avec joie.
Paul d’Aubin (Paul Arrighi), Toulouse
(02 avril 2014)
Apr 2, 2014
Apr 2, 2014 at 3:08 PM UTC
Cent mille hommes, criblés d'obus et de mitraille,
Cent mille hommes, couchés sur un champ de bataille,
Tombés pour leur pays par leur mort agrandi,
Comme on tombe à Fleurus, comme on tombe à Lodi,
Cent mille ardents soldats, héros et non victimes,
Morts dans un tourbillon d'événements sublimes,
D'où prend son vol la fière et blanche liberté,
Sont un malheur moins grand pour la société,
Sont pour l'humanité, qui sur le vrai se fonde,
Une calamité moins haute et moins profonde,
Un coup moins lamentable et moins infortuné
Qu'un innocent, - Un seul innocent condamné, -
Dont le sang, ruisselant sous un infâme glaive,
Fume entre les pavés de la place de Grève,
Qu'un juste assassiné dans la forêt des lois,
Et dont l'âme a le droit d'aller dire à Dieu : Vois !
Le 24 mars 1870.
1.4k
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Tous deux adoraient la belle (*)
Prisonnière des soldats
Lequel montait à l'échelle
Et lequel guettait en bas
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Qu'importe comment s'appelle
Cette clarté sur leur pas
Que l'un fut de la chapelle
Et l'autre s'y dérobât
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Tous les deux étaient fidèles
Des lèvres du coeur des bras
Et tous les deux disaient qu'elle
Vive et qui vivra verra
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Quand les blés sont sous la grêle
Fou qui fait le délicat
Fou qui songe à ses querelles
Au coeur du commun combat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Du haut de la citadelle
La sentinelle tira
Par deux fois et l'un chancelle
L'autre tombe qui mourra
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Ils sont en prison Lequel
À le plus triste grabat
Lequel plus que l'autre gèle
Lequel préfère les rats
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Un rebelle est un rebelle
Deux sanglots font un seul glas
Et quand vient l'aube cruelle
Passent de vie à trépas
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Répétant le nom de celle
Qu'aucun des deux ne trompa
Et leur sang rouge ruisselle
Même couleur même éclat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Il coule il coule il se mêle
À la terre qu'il aima
Pour qu'à la saison nouvelle
Mûrisse un raisin muscat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
L'un court et l'autre a des ailes
De Bretagne ou du Jura
Et framboise ou mirabelle
Le grillon rechantera
Dites flûte ou violoncelle
Le double amour qui brûla
L'alouette et l'hirondelle
La rose et le réséda.
* La France.
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N'attends pas un sourire ... pour être gentil.
N'attends pas d'être seul ... pour apprécier un ami.
N'attends pas d'être aimé ... pour aimer.
N'attends pas de recevoir ... pour donner.
N'attends pas une blague ... pour que tu rit.
N'attends pas le silence ... pour que tu crie.
N'attends pas le vacarme ... pour te réveiller.
N'attends pas de meilleur emploi ... pour commencer à travailler.
N'attends pas d'avoir beaucoup ... pour partager.
N'attends pas le désastre ... pour regretter.
N'attends pas de souffrir ... pour agir.
N'attends pas d'avoir le temps ... pour pouvoir servir.
N'attends pas la chute ... pour te rappeler du conseil.
N'attends pas la nuit ... pour chercher le soleil.
N'attends pas l'erreur ... pour demander le pardon.
N'attends pas la folie ... pour chercher la raison.
N'attends pas la douleur ... pour croire à la prière.
N'attends pas le noir ... pour allumer la lumière.
N'attends pas la séparation ... pour te réconcilier.
N'attends pas la misère ... pour espérer.
N'attends pas la fin ... pour dire le non-dit.
N'attends pas la mort ... pour apprécier la vie.
...Car nul ne sait de combien de temps l'on dispose encore .
Jun 30, 2011
Jun 30, 2011 at 7:44 AM UTC
Love can't be the solution for all,
I'm alright dancing alone,
waltzing with echos in the halls
It might be lonely,
but I am enough to keep me company
Stay away from me,
If love would hurt, I'd love myself first
Shut the door; needing it isn't a necessity.
I'll have the red string untied,
free from the boundaries of love
Taking a meaningless joyride,
from dawn to midnight
taking in the world so wide
It's enough having a friend by my side.
-Br.
Jun 29, 2021
Jun 29, 2021 at 9:35 PM UTC
Je veux donner l'idée d'un divertissement innocent. Il y a si peu d'amusements qui ne soient pas coupables !
Quand vous sortirez le matin avec l'intention décidée de flâner sur les grandes routes, remplissez vos poches de petites inventions à un sol, - telles que le polichinelle plat mû par un seul fil, les forgerons qui battent l'enclume, le cavalier et son cheval dont la queue est un sifflet, - et le long des cabarets, au pied des arbres, faites-en hommage aux enfants inconnus et pauvres que vous rencontrerez. Vous verrez leurs yeux s'agrandir démesurément. D'abord ils n'oseront pas prendre ; ils douteront de leur bonheur. Puis leurs mains agripperont vivement le cadeau, et ils s'enfuiront comme font les chats qui vont manger **** de vous le morceau que vous leur avez donné, ayant appris à se défier de l'homme.
Sur une route, derrière la grille d'un vaste jardin, au bout duquel apparaissait la blancheur d'un joli château frappé par le soleil, se tenait un enfant beau et frais, habillé de ces vêtements de campagne si pleins de coquetterie.
Le luxe, l'insouciance et le spectacle habituel de la richesse, rendent ces enfants-là si jolis, qu'on les croirait faits d'une autre pâte que les enfants de la médiocrité ou de la pauvreté.
À côté de lui, gisait sur l'herbe un joujou splendide, aussi frais que son maître, verni, doré, vêtu d'une robe pourpre, et couvert de plumets et de verroteries. Mais l'enfant ne s'occupait pas de son joujou préféré, et voici ce qu'il regardait :
De l'autre côté de la grille, sur la route, entre les chardons et les orties, il y avait un autre enfant, sale, chétif, fuligineux, un de ces marmots-parias dont un œil impartial découvrirait la beauté, si, comme l'œil du connaisseur devine une peinture idéale sous un vernis de carrossier, il le nettoyait de la répugnante patine de la misère.
À travers ces barreaux symboliques séparant deux mondes, la grande route et le château, l'enfant pauvre montrait à l'enfant riche son propre joujou, que celui-ci examinait avidement comme un objet rare et inconnu. Or, ce joujou, que le petit souillon agaçait, agitait et secouait dans une boîte grillée, c'était un rat vivant ! Les parents, par économie sans doute, avaient tiré le joujou de la vie elle-même.
Et les deux enfants se riaient l'un à l'autre fraternellement, avec des dents d'une égale blancheur.
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Furtive fugitive du noir
Tu apparais.
Chez toi tout n'est que contraste
Pure intensité.
Ta longue chevelure de soie
Enveloppe tes hanches
Alors que tu danses
De ton corps et de mon regard
Tu fais une unique joie.
Seul le hasard a le pouvoir de nous réunir
Et la vue est le seul sens
Par lequel nous nous connaissons.
Pourtant le dessin de ton galbe dans la nuit
Allume la flamme qui m'éveille
Et me fait renaître à la vie.
Mar 31, 2015
Mar 31, 2015 at 3:20 PM UTC