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"saisons" poems
Le sourire d'une femme au printemps est plus joli Que le reflet dansant des tulipes jaunes de l'étang Comme a dit l'autre: son visage est enjolivé et poli Avec du sirop de miel. Elle a vraiment un sourire charmant. Oh! Printemps, la plus belle des quatre saisons Cela fait grand plaisir de la voir coiffée en jaune Couleur de l'espoir, jolie couleur de la moisson Les pétales pétillent dans l'air et les cloches chantonnent. Non, ce n'est pas un rêve, elle est vraiment magnifique Elle est vêtue d'un sourire qui inspire et qui fait soupirer Les hommes qui aiment tout ce qui est beau et classique. Cette femme a les mains entrelacées sur sa cuisse droite Comme un mannequin qu'on applaudit sur la piste réservée Pour les plus belles femmes de l'histoire de notre planète. P.S. Translation of 'The Radiant Smile Of A Woman' in French. Copyright © May 2018, Hébert Logerie, Tous droits réservés Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs livres de poésie.
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Nov 29, 2024
Nov 29, 2024 at 10:24 PM UTC
Le Sourire Radieux D'Une Femme
(Sur une plage peinte d'insectes et de plantes.) Insectes bourdonnants, papillons, fleurs ailées, Aux touffes des rosiers lianes enroulées, Convolvulus tressés aux fils des liserons, Pervenches, beaux yeux bleus qui regardez dans l'ombre, Nénuphars endormis sur les eaux, fleurs sans nombre, Calices qui noyez les trompes des cirons ! Fruits où mon Dieu parfume avec tant d'abondance Le pain de ses saisons et de sa providence ; Figue où brille sur l'œil une larme de miel ; Pêches qui ressemblez aux pudeurs de la joue ; Oiseau qui fait reluire un écrin sur ta roue, Et dont le cou de moire a fixé l'arc-en-ciel ! La main qui vous peignit en confuse guirlande Devant vos yeux, Seigneur, en étale l'offrande, Comme on ouvre à vos pieds la gerbe de vos dons. Vous avez tout produit, contemplez votre ouvrage ! Et nous, dont les besoins sont encore un hommage, Rendons grâce toujours, et toujours demandons !
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Sur une plage
Toulouse en Hiver Quand le roux de l’automne s'estompe ou s'étiole, Que la Garonne charrie un flot de boues terreuses, Que les arbres sans feuille ressemblent à des sculptures de fer, L’hiver a déjà pris possession de la ville. Mais sitôt venu le solstice d’hiver, L'assombrissement de la lumière des jours S’estompe en partie grâce aux feux de la ville. Toulouse apparaît alors ruisselante de lumières. Ensuite viennent les premières journées de froidure ; Tempérées par la bruine et quelques retours de soleil, Sans quoi la cité ne serait pas aussi joyeuse Et le chaland se ferait rare et casanier. Les rues de l'hiver sont plus emplies de gens pressés, Qu’en d’autres saisons, particulièrement dans les bus, Où les mères s'efforcent de faire place aux poussettes, Parmi les acheteurs surchargés de cadeaux. Mais la neige reste rare à Toulouse et accueillie comme une fête Par les bambins ravis et les adultes retrouvant leurs jeunesses Quel dommage que son empire soit si éphémère. et se transforme vite en débâcle boueuse. Il nous manque alors le vin chaud des cités Pyrénéennes, Et de grands brasiers auprès desquels se réchauffer. Mais pointent déjà, avril et mai, où l’hiver se traîne, Où les jours rallongent et le besoin de soleil se fait intense. Nous ne sommes plus **** du printemps qui est renaissance Des plantes, et du besoin de flâner et de « tchatcher» Du Peuple de Toulouse qui rêve déjà des robes légères de l’été, Et de leurs promesses charmantes et enivrantes. Déjà percent les bourgeons et les premières fleurs, Et cette fin d’hiver prend une vêture pimpante, Les rues et les places se remplissent à nouveau du spectacle de la ville. Il ne reste plus qu’à tordre le coup aux fâcheux «saints de glace». Paul Arrighi
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Jan 13, 2017
Jan 13, 2017 at 9:41 AM UTC
Toulouse en Hiver ( Toulouse on Winter )
Toulouse en Hiver Quand le roux de l’automne s'estompe ou s'étiole, Que la Garonne charrie un flot de boues terreuses, Que les arbres sans feuille ressemblent à des sculptures de fer, L’hiver a déjà pris possession de la ville. Mais sitôt venu le solstice d’hiver, L'assombrissement de la lumière des jours S’estompe en partie grâce aux feux de la ville. Toulouse apparaît alors ruisselante de lumières. Ensuite viennent les premières journées de froidure ; Tempérées par la bruine et quelques retours de soleil, Sans quoi la cité ne serait pas aussi joyeuse Et le chaland se ferait rare et casanier. Les rues de l'hiver sont plus emplies de gens pressés, Qu’en d’autres saisons, particulièrement dans les bus, Où les mères s'efforcent de faire place aux poussettes, Parmi les acheteurs surchargés de cadeaux. Mais la neige reste rare à Toulouse et accueillie comme une fête Par les bambins ravis et les adultes retrouvant leurs jeunesses Quel dommage que son empire soit si éphémère. et se transforme vite en débâcle boueuse. Il nous manque alors le vin chaud des cités Pyrénéennes, Et de grands brasiers auprès desquels se réchauffer. Mais pointent déjà, avril et mai, où l’hiver se traîne, Où les jours rallongent et le besoin de soleil se fait intense. Nous ne sommes plus **** du printemps qui est renaissance Des plantes, et du besoin de flâner et de « tchatcher» Du Peuple de Toulouse qui rêve déjà des robes légères de l’été, Et de leurs promesses charmantes et enivrantes. Déjà percent les bourgeons et les premières fleurs, Et cette fin d’hiver prend une vêture pimpante, Les rues et les places se remplissent à nouveau du spectacle de la ville. Il ne reste plus qu’à tordre le coup aux fâcheux «saints de glace». Paul Arrighi
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Du haut de la montagne, Près de Guadarrama, On découvre l'Espagne Comme un panorama. A l'horizon sans borne Le grave Escurial Lève son dôme morne, Noir de l'ennui royal ; Et l'on voit dans l'estompe Du brouillard cotonneux, Si **** que l'oeil s'y trompe, Madrid, point lumineux ! La montagne est si haute, Que ses flancs de granit N'ont que l'aigle pour hôte, Pour maison que son nid ; Car l'hiver pâle assiège Les pics étincelants, Tout argentés de neige, Comme des vieillards blancs. J'aime leur crête pure, Même aux tièdes saisons D'une froide guipure Bordant les horizons ; Les nuages sublimes, Ainsi que d'un turban Chaperonnant leurs cimes De pluie et d'ouragan ; Le pin, dont les racines, Comme de fortes mains, Déchirent les ravines Sur le flanc des chemins, Et l'eau diamantée Qui, sous l'herbe courant, D'un caillou tourmentée, Chuchote un nom bien grand ! Mais, avant toute chose, J'aime, au coeur du rocher, La petite fleur rose, La fleur qu'il faut chercher !
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La petite fleur rose
Les deux Oliviers de Paomia, (Un épisode de l'exode de «Mainotes en Corse») Ridés, bossus, ces deux oliviers ressemblaient au passeur de l'Achéron, veillant aux portes du fleuve de l'enfer. Ce n’étaient pourtant que des pousses venues de Sparte, Replantées sur la terre Corse, pour nourrir une colonie d'émigrés. Ces oliviers furent même bénis par des popes, Puis soumis aux êtes brûlants, au sirocco dévastateurs, Mais ils avaient tenus debouts avec leurs nervures noueuses, et ni les entailles des hommes, ni le feu du ciel, ni les orages dévastateurs ne leur avait fait baisser rameux, Grecs et Corses s'étaient affrontés pour cette terre si bien plantée et cultivée, Mais ce n'était pas simple jalousies, ni rivalités de cultivateurs et de bergers, Il s'agissait d’affaire d'honneur et de désaccords avec Gènes qui avait donné ce qui ne lui appartenait point. Ils en virent; ces oliviers noueux, des saisons de félicité, de récoltes riantes d'olives et de figues, Ils entendirent aussi les conques de guerre et les cris effroyables lors des sièges de Paomia. Et puis un jour, les «mainotes» subjugués sous le nombre durent quitter la terre qu’ils avaient éveillée de leur sueur. Ils s'en vinrent résider à Ajacciu, y exercèrent d'autres métiers en attendant des temps meilleurs. Puis Marbeuf leur construisit Cargèse, plus près de la mer et les anciennes terres de Paomia furent désormais délaissées pour le pacage et les transhumances. L'Eglise elle-même et les pierres les maisons s'écroulèrent; Mais jamais ne disparurent ces deux oliviers gardiens des lieux, véritables cerbères des temps antiques. Ils veillaient désormais sur la quiétude des geais, des renards et des bandits. C'était un peu comme si l'esprit et les vertus de l'ancienne Sparte et de Paomia la neuve s'étaient fécondés et avaient donné enfantement à ces deux Oliviers. Paul Arrighi
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Feb 5, 2016
Feb 5, 2016 at 3:50 PM UTC
Les deux Oliviers de Paomia ( the two olive trees of Paomia)
Les deux Oliviers de Paomia, (Un épisode de l'exode de «Mainotes en Corse») Ridés, bossus, ces deux oliviers ressemblaient au passeur de l'Achéron, veillant aux portes du fleuve de l'enfer. Ce n’étaient pourtant que des pousses venues de Sparte, Replantées sur la terre Corse, pour nourrir une colonie d'émigrés. Ces oliviers furent même bénis par des popes, Puis soumis aux êtes brûlants, au sirocco dévastateurs, Mais ils avaient tenus debouts avec leurs nervures noueuses, et ni les entailles des hommes, ni le feu du ciel, ni les orages dévastateurs ne leur avait fait baisser rameux, Grecs et Corses s'étaient affrontés pour cette terre si bien plantée et cultivée, Mais ce n'était pas simple jalousies, ni rivalités de cultivateurs et de bergers, Il s'agissait d’affaire d'honneur et de désaccords avec Gènes qui avait donné ce qui ne lui appartenait point. Ils en virent; ces oliviers noueux, des saisons de félicité, de récoltes riantes d'olives et de figues, Ils entendirent aussi les conques de guerre et les cris effroyables lors des sièges de Paomia. Et puis un jour, les «mainotes» subjugués sous le nombre durent quitter la terre qu’ils avaient éveillée de leur sueur. Ils s'en vinrent résider à Ajacciu, y exercèrent d'autres métiers en attendant des temps meilleurs. Puis Marbeuf leur construisit Cargèse, plus près de la mer et les anciennes terres de Paomia furent désormais délaissées pour le pacage et les transhumances. L'Eglise elle-même et les pierres les maisons s'écroulèrent; Mais jamais ne disparurent ces deux oliviers gardiens des lieux, véritables cerbères des temps antiques. Ils veillaient désormais sur la quiétude des geais, des renards et des bandits. C'était un peu comme si l'esprit et les vertus de l'ancienne Sparte et de Paomia la neuve s'étaient fécondés et avaient donné enfantement à ces deux Oliviers. Paul Arrighi
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T'as raison, Sur les saisons. Le printemps est à l'extérieur. Mais l'automne est dans mon coeur.
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Apr 9, 2015
Apr 9, 2015 at 7:57 AM UTC
Le Printemps
Les mansardes de Luchon C'était un peu comme la proue du vaisseau amiral, et ses petits fanaux clignant de l'œil, la nuit, luisant sur la maison comme des lumignons Et son toit bleu d’ardoises en était embelli et mieux, nous étions hauts, aussi hauts que la vie. Ces «Mansardes» nous y dormions durant les saisons des curistes, y montant doucement, respectant les consignes, de traiter dignement les précieux locataires. Pour Régis et pour moi, c'étaient douces manies que nous nous gardions, de contrarier en vain. Dans la chambrette blanche austère ou je dormais les livres me tombaient des yeux bien après la lumière et j'écoutais aussi, les pas sur les trottoirs des passants noctambules qui passaient en riant et je scrutais aussi les fenêtres d'en face. Grand-Mère ronflait parfois dans la chambre à côté Avec son poudrier et son eau de Cologne exhalant des senteurs de rose et de vanille. Dans la chambre à côte était Régis, mon frère Qui me passait parfois la B.D, «Blé le roc». Oh, comme je les aimais, ces modestes mansardes, Nous étions jeunes alors, et tout était diamant : Filles des locataires aux cheveux dénoués ou bien nos jeux guerriers et nos arcs et nos lances et ces folles lectures menées jusqu'au petit matin. Paul Arrighi
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Dec 16, 2015
Dec 16, 2015 at 4:26 PM UTC
Les mansardes de Luchon ( the attics of Luchon in Pyreneas )
I. Le nez rouge, la face blême, Sur un pupitre de glaçons, L'Hiver exécute son thème Dans le quatuor des saisons. Il chante d'une voix peu sûre Des airs vieillots et chevrotants ; Son pied glacé bat la mesure Et la semelle en même temps ; Et comme Haendel, dont la perruque Perdait sa farine en tremblant, Il fait envoler de sa nuque La neige qui la poudre à blanc. II. Dans le bassin des Tuileries, Le cygne s'est pris en nageant, Et les arbres, comme aux féeries, Sont en filigrane d'argent. Les vases ont des fleurs de givre, Sous la charmille aux blancs réseaux ; Et sur la neige on voit se suivre Les pas étoilés des oiseaux. Au piédestal où, court-vêtue, Vénus coudoyait Phocion, L'Hiver a posé pour statue La Frileuse de Clodion. III. Les femmes passent sous les arbres En martre, hermine et menu-vair, Et les déesses, frileux marbres, Ont pris aussi l'habit d'hiver. La Vénus Anadyomène Est en pelisse à capuchon ; Flore, que la brise malmène, Plonge ses mains dans son manchon. Et pour la saison, les bergères De Coysevox et de Coustou, Trouvant leurs écharpes légères, Ont des boas autour du cou. IV. Sur la mode Parisienne Le Nord pose ses manteaux lourds, Comme sur une Athénienne Un Scythe étendrait sa peau d'ours. Partout se mélange aux parures Dont Palmyre habille l'Hiver, Le faste russe des fourrures Que parfume le vétyver. Et le Plaisir rit dans l'alcôve Quand, au milieu des Amours nus, Des poils roux d'une bête fauve Sort le torse blanc de Vénus. V. Sous le voile qui vous protège, Défiant les regards jaloux, Si vous sortez par cette neige, Redoutez vos pieds andalous ; La neige saisit comme un moule L'empreinte de ce pied mignon Qui, sur le tapis blanc qu'il foule, Signe, à chaque pas, votre nom. Ainsi guidé, l'époux morose Peut parvenir au nid caché Où, de froid la joue encor rose, A l'Amour s'enlace Psyché.
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Fantaisies d'hiver
I. Le nez rouge, la face blême, Sur un pupitre de glaçons, L'Hiver exécute son thème Dans le quatuor des saisons. Il chante d'une voix peu sûre Des airs vieillots et chevrotants ; Son pied glacé bat la mesure Et la semelle en même temps ; Et comme Haendel, dont la perruque Perdait sa farine en tremblant, Il fait envoler de sa nuque La neige qui la poudre à blanc. II. Dans le bassin des Tuileries, Le cygne s'est pris en nageant, Et les arbres, comme aux féeries, Sont en filigrane d'argent. Les vases ont des fleurs de givre, Sous la charmille aux blancs réseaux ; Et sur la neige on voit se suivre Les pas étoilés des oiseaux. Au piédestal où, court-vêtue, Vénus coudoyait Phocion, L'Hiver a posé pour statue La Frileuse de Clodion. III. Les femmes passent sous les arbres En martre, hermine et menu-vair, Et les déesses, frileux marbres, Ont pris aussi l'habit d'hiver. La Vénus Anadyomène Est en pelisse à capuchon ; Flore, que la brise malmène, Plonge ses mains dans son manchon. Et pour la saison, les bergères De Coysevox et de Coustou, Trouvant leurs écharpes légères, Ont des boas autour du cou. IV. Sur la mode Parisienne Le Nord pose ses manteaux lourds, Comme sur une Athénienne Un Scythe étendrait sa peau d'ours. Partout se mélange aux parures Dont Palmyre habille l'Hiver, Le faste russe des fourrures Que parfume le vétyver. Et le Plaisir rit dans l'alcôve Quand, au milieu des Amours nus, Des poils roux d'une bête fauve Sort le torse blanc de Vénus. V. Sous le voile qui vous protège, Défiant les regards jaloux, Si vous sortez par cette neige, Redoutez vos pieds andalous ; La neige saisit comme un moule L'empreinte de ce pied mignon Qui, sur le tapis blanc qu'il foule, Signe, à chaque pas, votre nom. Ainsi guidé, l'époux morose Peut parvenir au nid caché Où, de froid la joue encor rose, A l'Amour s'enlace Psyché.
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Il y a une vie où je t'ai trouvé Elle est si proche de moi Que parfois je l'ai touchée Je en ai rêvée une autre Dans cette vie tu n'étais pas là Et les saisons étaient toutes les mêmes Des hivers, après des hivers, en suite des hivers, et enfin, des autres hivers, hivers hivers hivers Les hivers de mon coeur Ils sont tous dans la vie rêvée sans toi Et le froid qui me bouscule Chaques fois que j'ai rencontré la peur Ressemble beaucoup aux hivers de mes rêves La vie n'est pas une nuit de rêves Mais un matin de printemps Le matin où je t'ai rencontré.
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Aug 26, 2016
Aug 26, 2016 at 3:51 PM UTC
La vie
Un baiser sur mon front ! un baiser, même en rêve ! Mais de mon front pensif le frais baiser s'enfuit ; Mais de mes jours taris l'été n'a plus de sève ; Mais l'Aurore jamais n'embrassera la Nuit. Elle rêvait sans doute aussi que son haleine Me rendait les climats de mes jeunes saisons, Que la neige fondait sur une tête humaine, Et que la fleur de l'âme avait deux floraisons. Elle rêvait sans doute aussi que sur ma joue Mes cheveux par le vent écartés de mes yeux, Pareils aux jais flottants que sa tête secoue, Noyaient ses doigts distraits dans leurs flocons soyeux. Elle rêvait sans doute aussi que l'innocence Gardait contre un désir ses roses et ses lis ; Que j'étais Jocelyn et qu'elle était Laurence, Que la vallée en fleurs nous cachait dans ses plis. Elle rêvait sans doute aussi que mon délire En vers mélodieux pleurait comme autrefois ; Que mon cœur sous sa main devenait une lyre Qui dans un seul soupir accentuait deux voix. Fatale vision ! Tout mon être frissonne ; On dirait que mon sang veut remonter son cours. Enfant, ne dites plus vos rêves à personne, Et ne rêvez jamais, ou bien rêvez toujours !
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À une jeune fille
Goodnight moon, I am done. Finished with forgotten moments. Like eels my worries swim inside me, make me ***** make me ill. Bitter at the rain and wind and sun, My lungs ache for a kiss not black. I will freeze for the moment of a cure, Quand je changer les saisons si elle le veut.
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May 30, 2013
May 30, 2013 at 9:50 PM UTC
Brûlez
Madrigal. Donnez-moi vos couleurs, tulipes, anémones ; Œillets, roses, jasmins, donnez-moi vos odeurs ; Des contraires saisons le froid ni les ardeurs Ne respectent que les couronnes Que l'on compose de mes fleurs : Ne vous vantez donc point d'être aimables ni belles ; On ne peut nommer beau ce qu'efface le temps : Pour couronner les beautés éternelles, Et pour rendre leurs yeux contents, Il ne faut point être mortelles, Si vous voulez affranchir du trépas Vos brillants, mais frêles appas, Souffrez que j'en sois embellie, Et, si je leur fais part de mon éternité, Je les rendrai pareils aux appas de Julie, Et dignes de parer sa divine beauté.
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L'immortelle blanche
Aux branches claires des tilleuls Meurt un maladif hallali. Mais des chansons spirituelles Voltigent parmi les groseilles. Que notre sang rie en nos veines, Voici s'enchevêtrer les vignes. Le ciel est joli comme un ange. L'azur et l'onde communient. Je sors. Si un rayon me blesse Je succomberai sur la mousse. Qu'on patiente et qu'on s'ennuie C'est trop simple. Fi de mes peines. Je veux que l'été dramatique Me lie à son char de fortunes Que par toi beaucoup, ô Nature, - Ah moins seul et moins nul ! - je meure. Au lieu que les Bergers, c'est drôle, Meurent à peu près par le monde. Je veux bien que les saisons m'usent. A toi, Nature, je me rends ; Et ma faim et toute ma soif. Et, s'il te plaît, nourris, abreuve. Rien de rien ne m'illusionne ; C'est rire aux parents, qu'au soleil, Mais moi je ne veux rire à rien ; Et libre soit cette infortune.
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Bannières de mai
Fable I, Livre II. À M. Andrieux, de L'Institut. Toi qui vis vraiment comme un sage, Sans te montrer, sans te cacher, Sans fuir les grands, sans les chercher, Exemple assez rare en notre âge ; Pardonne-moi, cher Andrieux, Dans ces vers qu'aux vents je confie, De dévoiler à tous les yeux Ta secrète philosophie. Certain Lapon des plus trapus, Certain Cafre des plus camus, Équipaient, comme on dit, de la bonne manière, Un homme qui, fermant l'oreille à leurs raisons Vantait l'astre éclatant qui préside aux saisons, Enfante la chaleur, et produit la lumière. - Peut-il ériger, s'il n'est fou, En bienfaiteur de la nature, Un astre qui, six mois, me cache sa figure, Et va briller je ne sais où, Tandis que je gèle en mon trou, Malgré ma femme et ma fourrure ? On conçoit que celui qui s'exprimait ainsi N'était pas l'habitant de la zone torride. Pour moi, disait cet autre, en mon climat aride, Je ne gèle pas, Dieu merci ! Mais je rôtis en récompense ; Et sans avoir l'honneur d'être Lapon, je pense Qu'un fou, lui seul, a pu vanter La douce et bénigne influence Du soleil, qui ne luit que pour me tourmenter ; Qui, d'un bout de l'année à l'autre, Embrase la terre, les airs, Et porte en mon pays, jusques au fond des mers, La chaleur qu'il refuse au vôtre. Le fou, qui cependant célébrait les bienfaits Du roi de la plaine éthérée, Fils de la zone tempérée, N'était rien moins que fou, quoiqu'il fût né Français. Sans se formaliser des vives apostrophes Du nègre et du nain philosophes, Seigneur Lapon, dit-il, votre raisonnement Est sans réplique, en Sibérie ; Comme le vôtre en Cafrerie, Monsieur le noir ; mais franchement, Autre part, c'est tout autrement. En France, par exemple, on ne vous croirait guère. L'astre à qui vous faites la guerre, Là, par ses rayons bienfaisants, De fleurs et de fruits, tous les ans, Couvre mes champs et mon parterre ; S'éloignant sans trop me geler, S'approchant sans trop me brûler, De mon climat, qu'il favorise ; À la faucille, au soc, il livre tour à tour Mes campagnes, qu'il fertilise Par son départ et son retour. Vous qui craignez le feu, vous qui craignez la glace Venez donc à Paris. Gens d'excellent conseil Disent qu'un sage ne se place Trop près ni trop **** du soleil.
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Les trois zones
Fable I, Livre II. À M. Andrieux, de L'Institut. Toi qui vis vraiment comme un sage, Sans te montrer, sans te cacher, Sans fuir les grands, sans les chercher, Exemple assez rare en notre âge ; Pardonne-moi, cher Andrieux, Dans ces vers qu'aux vents je confie, De dévoiler à tous les yeux Ta secrète philosophie. Certain Lapon des plus trapus, Certain Cafre des plus camus, Équipaient, comme on dit, de la bonne manière, Un homme qui, fermant l'oreille à leurs raisons Vantait l'astre éclatant qui préside aux saisons, Enfante la chaleur, et produit la lumière. - Peut-il ériger, s'il n'est fou, En bienfaiteur de la nature, Un astre qui, six mois, me cache sa figure, Et va briller je ne sais où, Tandis que je gèle en mon trou, Malgré ma femme et ma fourrure ? On conçoit que celui qui s'exprimait ainsi N'était pas l'habitant de la zone torride. Pour moi, disait cet autre, en mon climat aride, Je ne gèle pas, Dieu merci ! Mais je rôtis en récompense ; Et sans avoir l'honneur d'être Lapon, je pense Qu'un fou, lui seul, a pu vanter La douce et bénigne influence Du soleil, qui ne luit que pour me tourmenter ; Qui, d'un bout de l'année à l'autre, Embrase la terre, les airs, Et porte en mon pays, jusques au fond des mers, La chaleur qu'il refuse au vôtre. Le fou, qui cependant célébrait les bienfaits Du roi de la plaine éthérée, Fils de la zone tempérée, N'était rien moins que fou, quoiqu'il fût né Français. Sans se formaliser des vives apostrophes Du nègre et du nain philosophes, Seigneur Lapon, dit-il, votre raisonnement Est sans réplique, en Sibérie ; Comme le vôtre en Cafrerie, Monsieur le noir ; mais franchement, Autre part, c'est tout autrement. En France, par exemple, on ne vous croirait guère. L'astre à qui vous faites la guerre, Là, par ses rayons bienfaisants, De fleurs et de fruits, tous les ans, Couvre mes champs et mon parterre ; S'éloignant sans trop me geler, S'approchant sans trop me brûler, De mon climat, qu'il favorise ; À la faucille, au soc, il livre tour à tour Mes campagnes, qu'il fertilise Par son départ et son retour. Vous qui craignez le feu, vous qui craignez la glace Venez donc à Paris. Gens d'excellent conseil Disent qu'un sage ne se place Trop près ni trop **** du soleil.
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xÀ Maurice de Foucault. Le soleil fut avant les yeux, La terre fut avant les roses, Le chaos avant toutes choses. Ah ! que les éléments sont vieux Sous leurs jeunes métamorphoses ! Toute jeunesse vient des morts : C'est dans une funèbre pâte Que, toujours, sans lenteur ni hâte, Une main pétrit les beaux corps Tandis qu'une autre main les gâte ; Et le fond demeure pareil : Que l'univers s'agite ou dorme, Rien n'altère sa masse énorme ; Ce qui périt, fleur ou soleil, N'en est que la changeante forme. Mais la forme, c'est le printemps : Seule mouvante et seule belle, Il n'est de nouveauté qu'en elle ; C'est par les formes de vingt ans Que rit la matière éternelle ! Ô vous, qui tenez enlacés Les amoureux aux amoureuses, Bras lisses, lèvres savoureuses, Formes divines qui passez, Désirables et douloureuses ! Vous ne laissez qu'un souvenir, Un songe, une impalpable trace ! Si fortement qu'il vous embrasse, L'Amour ne peut vous retenir : Vous émigrez de race en race. Époux des âmes, corps chéris, Vous vous poussez, pareils aux fleuves ; Vos grâces ne sont qu'un jour neuves, Et les âmes sur vos débris Gémissent, immortelles veuves. Mais pourquoi vous donner ces pleurs ? Les tombes, les saisons chagrines, Entassent en vain des ruines Sans briser le moule des fleurs, Des fruits et des jeunes poitrines. Pourquoi vous faire des adieux ? Le même sang change d'artères, Les filles ont les yeux des mères, Et les fils le front des aïeux. Non, vous n'êtes pas éphémères ! Vos modèles sont quelque part, Ô formes que le temps dévore ! Plus pures vous brillez encore Au paradis profond de l'art, Où Platon pense et vous adore !
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La Forme
xÀ Maurice de Foucault. Le soleil fut avant les yeux, La terre fut avant les roses, Le chaos avant toutes choses. Ah ! que les éléments sont vieux Sous leurs jeunes métamorphoses ! Toute jeunesse vient des morts : C'est dans une funèbre pâte Que, toujours, sans lenteur ni hâte, Une main pétrit les beaux corps Tandis qu'une autre main les gâte ; Et le fond demeure pareil : Que l'univers s'agite ou dorme, Rien n'altère sa masse énorme ; Ce qui périt, fleur ou soleil, N'en est que la changeante forme. Mais la forme, c'est le printemps : Seule mouvante et seule belle, Il n'est de nouveauté qu'en elle ; C'est par les formes de vingt ans Que rit la matière éternelle ! Ô vous, qui tenez enlacés Les amoureux aux amoureuses, Bras lisses, lèvres savoureuses, Formes divines qui passez, Désirables et douloureuses ! Vous ne laissez qu'un souvenir, Un songe, une impalpable trace ! Si fortement qu'il vous embrasse, L'Amour ne peut vous retenir : Vous émigrez de race en race. Époux des âmes, corps chéris, Vous vous poussez, pareils aux fleuves ; Vos grâces ne sont qu'un jour neuves, Et les âmes sur vos débris Gémissent, immortelles veuves. Mais pourquoi vous donner ces pleurs ? Les tombes, les saisons chagrines, Entassent en vain des ruines Sans briser le moule des fleurs, Des fruits et des jeunes poitrines. Pourquoi vous faire des adieux ? Le même sang change d'artères, Les filles ont les yeux des mères, Et les fils le front des aïeux. Non, vous n'êtes pas éphémères ! Vos modèles sont quelque part, Ô formes que le temps dévore ! Plus pures vous brillez encore Au paradis profond de l'art, Où Platon pense et vous adore !
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*comme un oiseau, Elle vole de ses propres ailes.* her silhouette is black against the evening blue of the sky, the breeze as gentle as her whispered words. *Le vent souffle doucement Aussi lente que les saisons passent.* and just like a bird, she flits above the treetops, her chicks left at home in the nest. *Mais comme un oiseau vole, elle ne peut pas voler longtemps* but every little bird, no matter how brave must return home.
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Jul 17, 2017
Jul 17, 2017 at 6:47 AM UTC
Little Bird
Ô saisons ô châteaux, Quelle âme est sans défauts ? Ô saisons, ô châteaux, J'ai fait la magique étude Du Bonheur, que nul n'élude. Ô vive lui, chaque fois Que chante son coq gaulois. Mais ! je n'aurai plus d'envie, Il s'est chargé de ma vie. Ce Charme ! il prit âme et corps. Et dispersa tous efforts. Que comprendre à ma parole ? Il fait qu'elle fuie et vole ! Ô saisons, ô châteaux ! Et, si le malheur m'entraîne, Sa disgrâce m'est certaine. Il faut que son dédain, las ! Me livre au plus prompt trépas ! - Ô Saisons, ô Châteaux !
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Ô saisons, ô châteaux
Des saisons la plus désirée Et la plus rapide, ô printemps, Qu'elle m'est longue, ta durée ! Tu possèdes mon adorée, Et je l'attends ! Ton azur ne me sourit guère, C'est en hiver que je la vois ; Et cette douceur éphémère, Je ne l'ai dans l'année entière Rien qu'une fois. Mon bonheur n'est qu'une étincelle Volée au bal dans un coup d'œil : L'hiver passe, et je vis sans elle ; C'est pourquoi, fête universelle, Tu m'es un deuil. J'ai peur de toi quand je la quitte : Je crains qu'une fleur d'oranger, Tombant sur son cœur, ne l'invite À consulter la marguerite, Et quel danger ! Ce cœur qui ne sait rien encore, Couvé par tes tendres chaleurs, Devine et pressent son aurore ; Il s'ouvre à toi qui fais éclore Toutes les fleurs. Ton souffle l'étonne, elle écoute Les conseils embaumés de l'air ; C'est l'air de mai que je redoute, Je sens que je la perdrai toute Avant l'hiver.
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Jaloux du printemps
On dirait ton regard d'une vapeur couvert ; Ton oeil mystérieux (est-il bleu, gris ou vert ?) Alternativement tendre, rêveur, cruel, Réfléchit l'indolence et la pâleur du ciel. Tu rappelles ces jours blancs, tièdes et voilés, Qui font se fondre en pleurs les coeurs ensorcelés, Quand, agités d'un mal inconnu qui les tord, Les nerfs trop éveillés raillent l'esprit qui dort. Tu ressembles parfois à ces beaux horizons Qu'allument les soleils des brumeuses saisons... Comme tu resplendis, paysage mouillé Qu'enflamment les rayons tombant d'un ciel brouillé ! Ô femme dangereuse, ô séduisants climats ! Adorerai-je aussi ta neige et vos frimas, Et saurai-je tirer de l'implacable hiver Des plaisirs plus aigus que la glace et le fer ?
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Ciel brouillé
Ô fins d'automne, hivers, printemps trempés de boue, Endormeuses saisons ! je vous aime et vous loue D'envelopper ainsi mon coeur et mon cerveau D'un linceul vaporeux et d'un vague tombeau. Dans cette grande plaine où l'autan froid se joue, Où par les longues nuits la girouette s'enroue, Mon âme mieux qu'au temps du tiède renouveau Ouvrira largement ses ailes de corbeau. Rien n'est plus doux au coeur plein de choses funèbres, Et sur qui dès longtemps descendent les frimas, Ô blafardes saisons, reines de nos climats, Que l'aspect permanent de vos pâles ténèbres, - Si ce n'est, par un soir sans lune, deux à deux, D'endormir la douleur sur un lit hasardeux.
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Brumes et pluies
Je suis dur comme un juif et têtu comme lui, Littéral, ne faisant le bien qu'avec ennui, Quand je le fais, et prêt à tout le mal possible ; Mon esprit s'ouvre et s'offre, on dirait une cible ; Je ne puis plus compter les chutes de mon cœur ; La charité se fane aux doigts de la langueur ; L'ennemi m'investit d'un fossé d'eau dormante ; Un parti de mon être a peur et parlemente : Il me faut à tout prix un secours prompt et fort. Ce fort secours, c'est vous, maîtresse de la mort Et reine de la vie, ô Vierge immaculée, Qui tendez vers Jésus la Face constellée Pour lui montrer le Sein de toutes les douleurs Et tendez vers nos pas, vers nos ris, vers nos pleurs Et vers nos vanités douloureuses les paumes Lumineuses, les Mains répandeuses de baumes. Marie, ayez pitié de moi qui ne vaux rien Dans le chaste combat du Sage et du Chrétien ; Priez pour mon courage et pour qu'il persévère, Pour de la patience, en cette longue guerre, À supporter le froid et le chaud des saisons ; Écartez le fléau des mauvaises raisons ; Rendez-moi simple et fort, inaccessible aux larmes, Indomptable à la peur ; mettez-moi sous les armes, Que j'écrase, puisqu'il le faut, et broie enfin Tous les vains appétits, et la soif et la faim, Et l'amour sensuel, cette chose cruelle, Et la haine encor plus cruelle et sensuelle, Faites-moi le soldat rapide de vos vœux, Que pour vous obéir soit le rien que je peux, Que ce que vous voulez soit tout ce que je puisse ! J'immolerai comme en un calme sacrifice Sur votre autel honni jadis, baisé depuis, Le mauvais que je fus, le lâche que je suis. La sale vanité de l'or qu'on a, l'envie D'en avoir mais pas pour le Pauvre, cette vie Pour soi, quel soi ! l'affreux besoin de plaire aux gens, L'affreux besoin de plaire aux gens trop indulgents, Hommes prompts aux complots, femmes tôt adultères, Tous préjugés, mourez sous mes mains militaires ! Mais pour qu'un bien beau fruit récompense ma paix, Fleurisse dans tout moi la fleur des divins Mais, Votre amour, Mère tendre, et votre culte tendre. Ah ! vous aimer, n'aimer Dieu que par vous, ne tendre À lui qu'en vous sans plus aucun détour subtil, Et mourir avec vous tout près. Ainsi soit-il !
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Angélus de midi
Je suis dur comme un juif et têtu comme lui, Littéral, ne faisant le bien qu'avec ennui, Quand je le fais, et prêt à tout le mal possible ; Mon esprit s'ouvre et s'offre, on dirait une cible ; Je ne puis plus compter les chutes de mon cœur ; La charité se fane aux doigts de la langueur ; L'ennemi m'investit d'un fossé d'eau dormante ; Un parti de mon être a peur et parlemente : Il me faut à tout prix un secours prompt et fort. Ce fort secours, c'est vous, maîtresse de la mort Et reine de la vie, ô Vierge immaculée, Qui tendez vers Jésus la Face constellée Pour lui montrer le Sein de toutes les douleurs Et tendez vers nos pas, vers nos ris, vers nos pleurs Et vers nos vanités douloureuses les paumes Lumineuses, les Mains répandeuses de baumes. Marie, ayez pitié de moi qui ne vaux rien Dans le chaste combat du Sage et du Chrétien ; Priez pour mon courage et pour qu'il persévère, Pour de la patience, en cette longue guerre, À supporter le froid et le chaud des saisons ; Écartez le fléau des mauvaises raisons ; Rendez-moi simple et fort, inaccessible aux larmes, Indomptable à la peur ; mettez-moi sous les armes, Que j'écrase, puisqu'il le faut, et broie enfin Tous les vains appétits, et la soif et la faim, Et l'amour sensuel, cette chose cruelle, Et la haine encor plus cruelle et sensuelle, Faites-moi le soldat rapide de vos vœux, Que pour vous obéir soit le rien que je peux, Que ce que vous voulez soit tout ce que je puisse ! J'immolerai comme en un calme sacrifice Sur votre autel honni jadis, baisé depuis, Le mauvais que je fus, le lâche que je suis. La sale vanité de l'or qu'on a, l'envie D'en avoir mais pas pour le Pauvre, cette vie Pour soi, quel soi ! l'affreux besoin de plaire aux gens, L'affreux besoin de plaire aux gens trop indulgents, Hommes prompts aux complots, femmes tôt adultères, Tous préjugés, mourez sous mes mains militaires ! Mais pour qu'un bien beau fruit récompense ma paix, Fleurisse dans tout moi la fleur des divins Mais, Votre amour, Mère tendre, et votre culte tendre. Ah ! vous aimer, n'aimer Dieu que par vous, ne tendre À lui qu'en vous sans plus aucun détour subtil, Et mourir avec vous tout près. Ainsi soit-il !
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Ma Dame ne donne pas Des baisers, mais des appas Qui seuls nourrissent mon âme, Les biens dont les Dieux sont sous, Du Nectar, du sucre doux, De la cannelle et du bâme (1), Du thym, du lis, de la rose, Entre les lèvres écloses Fleurante en toutes saisons, Et du miel tel qu'en Hymette (2) La desrobe-fleur avette Remplit ses douces maisons. O dieux, que j'ai de plaisir Quand je sens mon col saisir De ses bras en mainte sorte ! Sur moi se laissant courber, D'yeux clos je la vois tomber Sur mon sein à demi-morte. Puis mettant la bouche sienne Tout à plat dessus la mienne, Me mord et je la remords : Je lui darde, elle me darde Sa languette frétillarde, Puis en ses bras je m'endors. D'un baiser mignard et long Me resuce l'âme adonc (3), Puis en soufflant la repousse, La resuce encore un coup, La ressoude (4) tout à coup Avec son haleine douce. Tout ainsi les colombelles Trémoussant un peu des ailes Avidement se vont baisant, Après que l'oiseuse glace A quitté la froide place Au Printemps doux et plaisant. Hélas! mais tempère un peu Les biens dont je suis repu, Tempère un peu ma liesse (5) : Tu me ferais immortel. Hé ! je ne veux être tel Si tu n'es aussi Déesse. 1. Bâme : Baume parfumé très agréable. 2. Hymette : Le mont Hymette est un massif grec connu pour son miel. 3. Adonc : En ce moment, alors. 4. Ressoude : Se réunir, être soudé ensemble. 5. Liesse : Joie.
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À sa maîtresse (II)
Je déteste que tu aimes sans raison Les statues sont sculptées à tes traits Les tableaux sont peints à ton portrait Pourquoi retournes-tu l'or au plomb ? Déesse grecque, je suis a genoux devant ton autel Quand les vers décrivent tes uniques manières Et les musiques chantent tes beautés particulières Pourquoi vivre comme de simples mortels ? Pourquoi m'aimer comme les infidèles aiment Puiser l’eau que les riches gaspillent Accumuler une richesse que les barbares pillent Et hériter des vengeances que les trahis sèment Pourquoi remplacer la pureté de l'eau Par le goût amer de la débauche du vin La grâce d'un pur race chevalin Par l'acharnement d'une mer contre un bateau Quand les oiseaux te font la cour Je soupçonne ton ouïe d'être sourd Quand les chiens à tes caprices font des sauts J'accuse tes yeux d'êtres aveugles au beau Simplicités des saisons Les rongeurs sont lassés de leurs noix Les chanteurs sont privés de leurs voix Violence des passions
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Apr 21, 2020
Apr 21, 2020 at 5:19 PM UTC
Amour gratuit
between two rooms, made beds on floors, outside hallway between here nor there. clean dishes, play underground. window screen talking, losing you will be the best I can do. avant de t’aimer. Lentement les saisons changent, nous les regardons reorganiser. //before loving you. slowly the seasons change, we watch them reorganize. my lips turned blue, I am off I feel off carrying a weight, too much I want to disappear into myself Or open pages, windows, hearts on the roof of the chapel Stories in the forest of fallen hills Haunting revelations I know what you know In hours of gold illuminated Houses of trees without leaves L’heure d’or, la lavende dans l’aire paint my words in open air Leave your ghost, carving the oak Im writing a letter with you The same story two ways Never sent to either.
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Apr 18, 2019
Apr 18, 2019 at 10:22 PM UTC
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