"nulle" poems
Elle est retrouvée.
Quoi ? - L'Eternité.
C'est la mer allée
Avec le soleil.
Ame sentinelle,
Murmurons l'aveu
De la nuit si nulle
Et du jour en feu.
Des humains suffrages,
Des communs élans
Là tu te dégages
Et voles selon.
Puisque de vous seules,
Braises de satin,
Le Devoir s'exhale
Sans qu'on dise : enfin.
Là pas d'espérance,
Nul orietur.
Science avec patience,
Le supplice est sûr.
Elle est retrouvée.
Quoi ? - L'Eternité.
C'est la mer allée
Avec le soleil.
18.1k
Je n’en peux plus.
…/…
Je ne sais même pas comment je vais faire pour payer mon loyer
Alors je rêve et puis je bois.
…/…
Croyez-vous que je puisse être expulsée de mon logement ?
Un matin, comme ça, l’air de rien
Ou bien peut-être même un soir
J’aurai dîné dehors
Je rentrerai chez moi et je n’aurai nulle part où aller dormir
Peut-être juste dans la cave en bas de chez moi
Comme avant
Comme lorsque je n’étais presque rien
Et au four les quenelles.
…/…
Mais où allons-nous ?
Nulle part
Justement
Nous n’allons nulle part.
May 17, 2012
May 17, 2012 at 5:25 AM UTC
Il pleure dans mon cœur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon cœur ?
Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un cœur qui s'ennuie,
Ô le chant de la pluie !
Il pleure sans raison
Dans ce cœur qui s'écœure.
Quoi ! nulle trahison ?...
Ce deuil est sans raison.
C'est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon cœur a tant de peine !
2.3k
Bouazizi, conduisant l’avion simple roue,
S’aperçoit de ces flics et entend leur sifflet.
Il songe à s’en voler, ce garçon maigrelet,
Craignant se retrouver bientôt sous les verrous.
Hélas ! il ne peut pas. Il pense sur le coup
Qu’ils seraient plus rapides ou bien que ses bons fruits,
Légumes et L'avion seraient vite détruits
Après son escapade, alors que d’aucun coup
Ou vol quoique ce soit il ne serait chargé.
Où est ce qu’il trouverait de quoi faire et manger ?
Le sang froid garde-t-il, sachant que nulle part
Il n’y aurait de refuge : chez eux il y a la faim,
Des tortures, et chez lui il serait sans rempart.
Il attend ou le fouet ou aux douleurs la fin.
Aug 21, 2013
Aug 21, 2013 at 4:06 AM UTC
Si d'un mort qui pourri repose
Nature engendre quelque chose,
Et si la generation
Se fait de la corruption,
Une vigne prendra naissance
De l'estomac et de la pance
Du bon Rabelais, qui boivoit
Tousjours ce pendant qu'il vivoit
La fosse de sa grande gueule
Eust plus beu de vin toute seule
(L'epuisant du nez en deus cous)
Qu'un porc ne hume de lait dous,
Qu'Iris de fleuves, ne qu'encore
De vagues le rivage more.
Jamais le Soleil ne l'a veu
s Tant fût-il matin, qu'il n'eut beu,
Et jamais au soir la nuit noire
Tant fut **** ne l'a veu sans boire.
Car, alteré, sans nul sejour
Le gallant boivoit nuit et jour.
Mais quand l'ardante Canicule
Ramenoit la saison qui brule,
Demi-nus se troussoit les bras,
Et se couchoit tout plat à bas
Sur la jonchée, entre les taces :
Et parmi des escuelles grasses
Sans nulle honte se touillant,
Alloit dans le vin barbouillant
Comme une grenouille en sa fange
Puis ivre chantoit la louange
De son ami le bon Bacus,
Comme sous lui furent vaincus
Les Thebains, et comme sa mere
Trop chaudement receut son pere,
Qui en lieu de faire cela
Las ! toute vive la brula.
Il chantoit la grande massue,
Et la jument de Gargantüe,
Son fils Panurge, et les païs
Des Papimanes ébaïs :
Et chantoit les Iles Hieres
Et frere Jan des autonnieres,
Et d'Episteme les combas :
Mais la mort qui ne boivoit pas
Tira le beuveur de ce monde,
Et ores le fait boire en l'onde
Qui fuit trouble dans le giron
Du large fleuve d'Acheron.
Or toi quiconques sois qui passes
Sur sa fosse repen des taces,
Repen du bril, et des flacons,
Des cervelas et des jambons,
Car si encor dessous la lame
Quelque sentiment a son ame,
Il les aime mieux que les Lis,
Tant soient ils fraichement cueillis.
1.3k
Je suis comme nulle part que je peux être.
Pourriez-vous ajouter un peu de quelque part pour moi?
Citant Rosemonde, "...chaque jour je t’aime davantage,
Aujourd’hui plus qu’hier et bien moins que demain."
Et je vous promets ce mon amour:
Peu importe qui entre dans votre vie,
Je vous aime plus que l'un d'eux,
ce est sûr.
Mar 25, 2015
Mar 25, 2015 at 1:36 PM UTC
Tout seul au plus profond d'un bois,
Dans un fouillis de ronce et d'herbe,
Se dresse, oublié, mais superbe,
Un grand vase du temps des rois.
Beau de matière et pur de ligne,
Il a pour anses deux béliers
Qu'un troupeau d'amours familiers
Enlace d'une souple vigne.
À ses bords, autrefois tout blancs,
La mousse noire append son givre ;
Une lèpre aux couleurs de cuivre
Étoile et dévore ses flancs.
Son poids a fait pencher sa base
Où gît un amas de débris,
Car il a ses angles meurtris,
Mais il tient bon, l'orgueilleux vase.
Il songe : « Autour de moi tout dort,
Que fait le monde ? Je m'ennuie,
Mon cratère est plein d'eau de pluie,
D'ombre, de rouille et de bois mort.
« Où donc aujourd'hui se promène
Le flot soyeux des courtisans ?
Je n'ai pas vu figure humaine
À mon pied depuis bien des ans. »
Pendant qu'il regrette sa gloire,
Perdu dans cet exil obscur,
Un oiseau par un trou d'azur
S'abat sur ses lèvres pour boire.
« Holà ! Manant du ciel, dis-moi,
Toi devant qui l'horizon s'ouvre,
Sais-tu ce qui se passe au Louvre ?
Je n'entends plus parler du roi.
- Ah ! Tu prends, à l'heure où nous sommes,
Dit l'autre, un bien tardif souci !
Rien n'est donc venu jusqu'ici
Des branle-bas qu'on faits les hommes ?
- Parfois un soubresaut brutal,
Des rumeurs extraordinaires,
Comme de souterrains tonnerres
Font tressaillir mon piédestal.
- C'est l'écho de leurs grands vacarmes :
Plus une tour, plus un clocher
Où l'oiseau puisse en paix nicher ;
Partout l'incendie et les armes !
« J'ai naguère, à Paris, en vain
Heurté du bec les vitres closes,
Nulle part, même aux lèvres roses,
La moindre miette de vrai pain.
« Aux mansardes des tuileries
Je logeais, le printemps passé,
Mais les flammes m'en ont chassé,
Ce n'était que feux et tueries.
« Sur le front du génie ailé
Qui plane où sombra la bastille,
J'ai voulu poser ma famille,
Mais cet asile a chancelé.
« Des murs de granit qu'on restaure
Nous sommes l'un et l'autre exclus,
Là le temps des palais n'est plus,
Et celui des nids, pas encore. »
904
Ma muse, j'ai un tout petit dilemne.
Il est écrit qu'il y a en tout et pour tout neuf muses
Qui ont pour nom par ordre alphabétique
Calliope, Clio, Erato, Euterpe
Melpomène, Polymnie, Terspichore, Thalia et Uranie
Nulle trace d'Aura.
Es-tu vraiment celle que tu prétends être ?
Aimes-tu vraiment le chant de deux voix qui s'alternent ?
Et dans le cas où tu serais bien l'une des neuf
Pourquoi m'as-tu dit que tu étais le huit ?
Si je te pose la question
C'est que j'avais accès à ton site sur muses.com/aura
et j'ai égaré mon mot de passe.
Tu sais, ce mot de passe sécurisé
Qui nous permettait de nous exhiber tranquillement
A l'abri des regards indiscrets.
Je ne me souviens pas s'il y avait douze, quatorze ou vingt caractères.
mais il y en avait plus que huit
Il était fort et aléatoire
Entre majuscules, minuscules, symboles et chiffres
Impossible à craquer
C'était mieux que Fort Knox
Dedans tu avais mis ton âge, ton poids, ta taille, ta pointure
Et les lettres, arbmu et umz
Et un symbole étrange un t avec une virgule souscrite.
J'ai appelé à gauche et à droite les Muses pour retrouver ta trace,
Je t'ai googlisé. En vain.
Es tu vraiment ma Muse ou Furie ?
Par acquit de conscience j 'ai vérifié les noms des Furies
Tisiphone, Mégère et Alecton.
Et j'en reviens à la seule et unique question :
Qui es-tu ? Mon ombre, certes, mais encore ?
J'ai rêvé que tu étais astronaute et moi Martien.
Tu m'avais réduit de la taille d'un minuscule atome
Que tu gardais bien au chaud dans son berceau
Au fond de la planète Utérus.
Et tu m'allaitais d'eau de vie de mirabelle et me berçais
De câlins sucrés. Et je gazouillais
En regardant tes yeux, Aura,
A l'époque rouges jaunes orange bleus
Puis un jour tes yeux sont passé au vert
Et tu m'as sevré sans un mot, sans une parole.
Tu m'as mis hors du miroir
Et tu m'as dit d'aller caresser l'oiseau.
Et depuis j'erre comme un bateau ivre
Mais revenons à nos orphies :
Le mot de passe !!!
Pour simplifier je te propose
Qu'on efface tout ça et qu'on mette à la place
Juste une phrase comme :
Amant alterna camenae (Virg. egl III,59)
Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 11:41 AM UTC
J'ai dans mon coeur, dont tout voile s'écarte,
Deux bancs d'ivoire, une table en cristal,
Où sont assis, tenant chacun leur carte,
Ton faux amour et mon amour loyal.
J'ai dans mon coeur, dans mon coeur diaphane,
Ton nom chéri qu'enferme un coffret d'or ;
Prends-en la clef, car nulle main profane
Ne doit l'ouvrir ni ne l'ouvrit encor.
Fouille mon coeur, ce coeur que tu dédaignes
Et qui pourtant n'est peuplé que de toi,
Et tu verras, mon amour, que tu règnes
Sur un pays dont nul homme n'est roi !
777
Ô pucelle plus tendre
Qu'un beau bouton vermeil
Que le rosier engendre
Au lever du soleil,
D'une part verdissant
De l'autre rougissant !
Plus fort que le lierre
Qui se gripe à l'entour
Du chesne aimé, qu'il serre
Enlassé de maint tour,
Courbant ses bras épars
Sus luy de toutes parts,
Serrez mon col, maistresse,
De vos deux bras pliez ;
D'un neud qui tienne et presse
Doucement me liez ;
Un baiser mutuel
Nous soit perpetuel.
Ny le temps, ny l'envie
D'autre amour desirer,
Ne pourra point ma vie
De vos lévres tirer ;
Ainsi serrez demourrons,
Et baisant nous mourrons.
En mesme an et mesne heure,
Et en même saison,
Irons voir la demeure
De la palle maison,
Et les champs ordonnez
Aux amants fortunez.
Amour par les fleurettes
Du printemps éternel
Voirra nos amourettes
Sous le bois maternel ;
Là nous sçaurons combien
Les amants ont de bien.
Le long des belles plaines
Et parmy les prez vers
Les rives sonnent pleines
De maints accords divers ;
L'un joue, et l'autre au son
Danse d'une chanson.
Là le beau ciel décueuvre
Tousjours un front benin,
Sur les fleurs la couleuvre
Ne ***** son venin,
Et tousjours les oyseaux
Chantent sur les rameaux ;
Tousjours les vens y sonnent
Je ne sçay quoy de doux,
Et les lauriers y donnent
Tousjours ombrages moux ;
Tousjours les belles fleurs
Y gardent leurs couleurs.
Parmy le grand espace
De ce verger heureux,
Nous aurons tous deux place
Entre les amoureux,
Et comme eux sans soucy
Nous aimerons aussi.
Nulle amie ancienne
Ne se dépitera,
Quand de la place sienne
Pour nous deux s'ostera,
Non celles dont les yeux
Prirent le cœur des dieux.
849
Marie, qui voudrait votre beau nom tourner,
Il trouverait Aimer : aimez-moi donc, Marie,
Faites cela vers moi dont votre nom vous prie,
Votre amour ne se peut en meilleur lieu donner.
S'il vous plaît pour jamais un plaisir demener,
Aimez-moi, nous prendrons les plaisirs de la vie,
Pendus l'un l'autre au col, et jamais nulle envie
D'aimer en autre lieu ne nous pourra mener.
Si faut-il bien aimer au monde quelque chose :
Celui qui n'aime point, celui-là se propose
Une vie d'un Scythe, et ses jours veut passer
Sans goûter la douceur des douceurs la meilleure.
Eh, qu'est-il rien de doux sans Vénus ? las ! à l'heure
Que je n'aimerai point, puissé-je trépasser !
787
Take my breath away
Shake the ground beneath my feet
Let the earth swallow me alive
I want to sink inside so deep
I am split between moments
Stuck between the cracks
made inside time
Un corps ici
Une âme là-bas
Une tête ailleurs
Et des pensées nulle part
And just like that
Moments are no more
And memories are forevermore
Inside an oblivious mind
There but not there
I don't know what to do
I don't know what to be
I don't know who to be
¿Que Voy a Hacer?
It's not like I want to run away
But I so don't want be here
Jan 1, 2015
Jan 1, 2015 at 12:31 PM UTC
Que je hais cet art de pédant,
Cette logique captieuse,
Qui d'une chose claire en fait une douteuse,
D'un principe erroné tire subtilement
Une conséquence trompeuse,
Et raisonne en déraisonnant !
Les grecs ont inventé cette belle manière.
Ils ont fait plus de mal qu'ils ne croyaient en faire.
Que Dieu leur donne paix ! Il s'agit d'un renard,
Grand argumentateur, célèbre babillard,
Et qui montrait la rhétorique.
Il tenait école publique,
Avait des écoliers qui payaient en poulets.
Un d'eux qu'on destinait à plaider au palais
Devait payer son maître à la première cause
Qu'il gagnerait : ainsi la chose
Avait été réglée et d'une et d'autre part.
Son cours étant fini, mon écolier renard
Intente un procès à son maître,
Disant qu'il ne doit rien. Devant le léopard
Tous les deux s'en vont comparaître.
Monseigneur, disait l'écolier,
Si je gagne, c'est clair, je ne dois rien payer ;
Si je perds, nulle est sa créance :
Car il convient que l'échéance
N'en devait arriver qu'après
Le gain de mon premier procès ;
Or, ce procès perdu, je suis quitte, je pense :
Mon dilemme est certain. Nenni,
Répondait aussitôt le maître :
Si vous perdez, payez, la loi l'ordonne ainsi ;
Si vous gagnez, sans plus remettre,
Payez, car vous avez signé
Promesse de payer au premier plaid gagné :
Vous y voilà. Je crois l'argument sans réponse.
Chacun attend alors que le juge prononce,
Et l'auditoire s'étonnait
Qu'il n'y jetât pas son bonnet.
Le léopard rêveur prit enfin la parole :
Hors de cour, leur dit-il ; défense à l'écolier
De continuer son métier,
Au maître de tenir école.
708
Marie, vous avez la joue aussi vermeille
Qu'une rose de mai, vous avez les cheveux
De couleur de châtaigne, entrefrisés de noeuds,
Gentement tortillés tout autour de l'oreille.
Quand vous étiez petite, une mignarde abeille
Dans vos lèvres forma son doux miel savoureux,
Amour laissa ses traits dans vos yeux rigoureux,
Pithon vous fit la voix à nulle autre pareille.
Vous avez les tétins comme deux monts de lait,
Qui pommellent ainsi qu'au printemps nouvelet
Pommellent deux boutons que leur châsse environne.
De Junon sont vos bras, des Grâces votre sein,
Vous avez de l'Aurore et le front, et la main,
Mais vous avez le coeur d'une fière lionne.
680
Mère, quel doux chant me réveille ?
Minuit ! c'est l'heure où l'on sommeille.
Qui peut, pour moi, venir si ****
Veiller et chanter à l'écart ?
Dors, mon enfant, dors ! c'est un rêve.
En silence la nuit s'achève,
Mon front repose auprès du tien,
Je l'embrasse et je n'entends rien.
Nul ne donne de sérénade
À toi, ma pauvre enfant malade !
Ô mère ! ils descendent des cieux,
Ces sons, ces chants harmonieux ;
Nulle voix d'homme n'est si belle,
Et c'est un ange qui m'appelle !
Le soleil brille, il m'éblouit...
Adieu, ma mère, bonne nuit !
Le lendemain, quand vint l'aurore,
La blanche enfant dormait encore ;
Sa mère l'appelle en pleurant,
Nul baiser n'éveille l'enfant...
Son âme s'était envolée
Quand les chants l'avaient appelée.
634
Promène-moi au long du fleuve
Inonde-moi à la rive
La reliure du livre,
Mainte fois épanoui comme
L'envergure d'une danseuse,
Déchirée par la pluie
Interpelle mon nom
Sur tes lèvres noyés,
et que je ne manque le chaos qui
m'attendait d'ailleurs, hier soir
Hommage d'un papillon,
Choyé par la lueur clignotante,
Un mensonge, une trahison atroce
Que quiconque n'essaie de dévorer ma démise
Je ne suis que vent, tempête, ouragan
Une bête ensorcelée,
Éternelle à la douleur
Puisse que tenace de jeunesse,
Et crise de nulle part,
Nous entrelace les mains dans la terre
Faites que je me retrouve six pieds sous la mer
Perdre sa langue,
Que sois chose plus pire
Que perdre sa voix,
Et ne plus pouvoir dormir
Toute qu'une brume
Triomphant l'aube, et
La chair de mon sang
Aussi fatal que le sifflement,
Le sifflement du vent
Dec 12, 2020
Dec 12, 2020 at 3:33 PM UTC
Trébuchant,
Ne va nulle part.
Perdu de désespoir,
Perdu dans le chagrin.
Trébuchant en rond,
Ne pas me réveiller de mon rêve.
Perdu dans mes pensées,
Perdu dans le passé.
Trébuchant à impuissant,
Pas capable de guérir mon cœur.
Perdu dans les émotions,
Perdu dans l'angoisse.
Trébuchant vers nulle part,
Ne sachant pas comment se lever.
Perdu dans ma douleur,
Perdu dans ma culpabilité.
Trébuchant à amer,
Ne sachant pas quoi faire ensuite.
Perdu dans les conneries,
Perdu dans la colère.
Trébuchant pour décliner,
Ne sachant pas comment se libérer.
Perdu dans la confusion,
Perdu dans l'illusion.
Trébuchant de détresse,
Ne sachant pas pourquoi je t'aime.
Perdu avec les démons,
Perdu dans le bourbier.
Trébuchant à rien,
Ne connaissant pas la vraie dévotion.
Perdu dans mon tourment,
Perdu dans le non-sens.
Trébuchant sur le désordre,
Ne sachant pas comment riposter.
Perdu dans le chaos,
Perdu dans la fureur.
Trébuchant à l'agonie,
Ne sachant pas comment changer de cap.
Perdu dans un gros gâchis,
Perdu dans des blessures silencieuses.
Trébuchant vers la destruction,
Ne sachant pas se tenir debout.
Perdu dans l'isolement,
Perdu dans la désillusion.
Trébuchant jusqu'à l'extinction,
Peu importe où je me retrouve.
Perdu dans la dévastation,
Perdu en ruine.
Réveille-toi, réveille-toi,
Levez-vous, levez-vous,
Grandir, grandir,
Lève-toi, lève-toi,
Battez-vous, battez-vous,
Contre-attaque, contre-attaque,
Envolez-vous maintenant, envolez-vous maintenant.
Fermez la porte… Libérez-vous.
Dec 10, 2019
Dec 10, 2019 at 11:24 AM UTC
(A repost of an older poem, SILENCE, this time in french.
Please scroll down lower for the .english version...)
je
sentir
vous
tous
sur moi,
et encore, vous
un r e nulle part
n e r. C'est l'
q u i e u t d e que
b r i n g s à l'esprit tout
il est à propos de vous. vous
s'animer si je regarde vers le haut
le plafond, ou directement à travers
t h e murs, je ferme les yeux et je
vous trouverez toujours là. À ce stade, pas
la moindre s o u n d pourrait briser
le flux des souvenirs, ni ne pouvait distraire
la sérénité que j'ai toujours connu quand je suis seul,
pour, c'est dans le silence, que je vous trouve plus proche de moi ...
(Publié 1997)
Sally
Droits d'auteur 2014
Rosalia Rosario A.Bayan
:::::::::::::::::::
SILENCE...
I
feel
you all
over me,
and yet, you
a r e nowhere
n e a r. It is the
q u i e t u d e that
b r i n g s to mind all
there is about you. You
come alive whether I look up
the ceiling, or straight through
t h e walls, I close my eyes, a n d
I still find you there. At this p o i n t,
even the slightest sound couldn't shatter
the flow of m e m o r i e s, nor could it distract
the serenity I have always known when I'm alone,
for, it is in S I L E N C E that I find you closest to me...
(Published 1997)
Sally
Copyright 2014
Rosalia Rosario A.Bayan
Jun 12, 2017
Jun 12, 2017 at 11:58 PM UTC
Tout amoureux, de sa maîtresse,
Sur son coeur ou dans son tiroir,
Possède un gage qu'il caresse
Aux jours de regret ou d'espoir.
L'un d'une chevelure noire,
Par un sourire encouragé,
A pris une boucle que moire
Un reflet bleu d'aile de geai.
L'autre a, sur un cou blanc qui ploie,
Coupé par derrière un flocon
Retors et fin comme la soie
Que l'on dévide du cocon.
Un troisième, au fond d'une boîte,
Reliquaire du souvenir,
Cache un gant blanc, de forme étroite,
Où nulle main ne peut tenir.
Cet autre, pour s'en faire un charme,
Dans un sachet, d'un chiffre orné,
Coud des violettes de Parme,
Frais cadeau qu'on reprend fané.
Celui-ci baise la pantoufle
Que Cendrillon perdit un soir ;
Et celui-ci conserve un souffle
Dans la barbe d'un masque noir.
Moi, je n'ai ni boucle lustrée,
Ni gant, ni bouquet, ni soulier,
Mais je garde, empreinte adorée
Une larme sur un papier :
Pure rosée, unique goutte,
D'un ciel d'azur tombée un jour,
Joyau sans prix, perle dissoute
Dans la coupe de mon amour !
Et, pour moi, cette obscure tache
Reluit comme un écrin d'Ophyr,
Et du vélin bleu se détache,
Diamant éclos d'un saphir.
Cette larme, qui fait ma joie,
Roula, trésor inespéré,
Sur un de mes vers qu'elle noie,
D'un oeil qui n'a jamais pleuré !
411
n'ira jamais nulle part où tu ne veux pas et quand tu pleureras je sauverai chaque larme
Oct 12, 2021
Oct 12, 2021 at 12:05 PM UTC
À Madame De La Briche.
Vous, de qui les attraits, la modeste douceur,
Savent tout obtenir et n'osent rien prétendre,
Vous que l'on ne peut voir sans devenir plus tendre,
Et qu'on ne peut aimer sans devenir meilleur,
Je vous respecte trop pour parler de vos charmes,
De vos talents, de votre esprit...
Vous aviez déjà peur ; bannissez vos alarmes,
C'est de vos vertus qu' il s'agit.
Je veux peindre en mes vers des mères le modèle,
Le sarigue, animal peu connu parmi nous,
Mais dont les soins touchants et doux,
Dont la tendresse maternelle,
Seront de quelque prix pour vous.
Le fond du conte est véritable :
Buffon m'en est garant ; qui pourrait en douter ?
D'ailleurs tout dans ce genre a droit d'être croyable,
Lorsque c'est devant vous qu'on peut le raconter.
Maman, disait un jour à la plus tendre mère
Un enfant péruvien sur ses genoux assis,
Quel est cet animal qui, dans cette bruyère,
Se promène avec ses petits ?
Il ressemble au renard. Mon fils, répondit-elle,
Du sarigue c'est la femelle ;
Nulle mère pour ses enfants
N'eut jamais plus d'amour, plus de soins vigilants.
La nature a voulu seconder sa tendresse,
Et lui fit près de l'estomac
Une poche profonde, une espèce de sac,
Où ses petits, quand un danger les presse,
Vont mettre à couvert leur faiblesse.
Fais du bruit, tu verras ce qu' ils vont devenir.
L'enfant frappe des mains ; la sarigue attentive
Se dresse, et, d'une voix plaintive,
Jette un cri ; les petits aussitôt d'accourir,
Et de s'élancer vers la mère,
En cherchant dans son sein leur retraite ordinaire.
La poche s'ouvre, les petits
En un moment y sont blottis,
Ils disparaissent tous ; la mère avec vitesse
S'enfuit emportant sa richesse.
La péruvienne alors dit à l'enfant surpris :
Si jamais le sort t'est contraire,
Souviens-toi du sarigue, imite-le, mon fils :
L'asile le plus sûr est le sein d'une mère.
360
Rondeau.
Il est aisé de plaire à qui veut plaire.
D'un ignorant un bavard écouté,
D'un journaliste un rimailleur vanté,
Sans nulle peine y trouvent leur affaire.
Louer un sot, c'est pure charité.
Une Araminte à demi centenaire
Dans son miroir voit un portrait flatté.
De nos bas bleus si l'éloge est à faire,
Il est aisé.
Mais, s'il faut peindre avec sincérité
L'air simple et bon, la grâce involontaire,
L'esprit facile et la raison sévère,
D'un double charme entourant la beauté,
D'un tel portrait, certe, on ne dira guère :
Il est aisé !
320
Mon cœur n'est nulle part
Il est dans ma poitrine.
J'aurais aimé le mettre chaud quelque part
Mais puisqu'il rempli sa fonction primaire ,
Sa me va .
Mon coeur n'est nulle pas
Il est dans ma poitrine .
Hélas il a grandit si vite , mon chauffage interne ne lui suffit plus .
Puis qu'il ne va pas mourir dhypothermie
Je dormirai du moins avec un œil.
Je ne trouve plus mon cœur
On s'est disputer lui est moi
Et il s'est exilé :
Il estimais que je ne faisait pas assez d'effort .
Et moi :
Que ses demandes défiai la raison
Et s'éloignait de la logique .
S'il devrait mourir, je perdrai le sommeil
Je dormirai du moins avec un œil.
Jan 9, 2023
Jan 9, 2023 at 4:08 PM UTC
Sonnet.
Océan, que vaux-tu dans l'infini du monde ?
Toi, si large à nos yeux enchaînés sur tes bords,
Mais étroit pour notre âme aux rebelles essors,
Qui, du haut des soleils te mesure et te sonde ;
Presque éternel pour nous plus instables que l'onde,
Mais pourtant, comme nous, œuvre et jouet des sorts,
Car tu nous vois mourir, mais des astres sont morts,
Et nulle éternité dans les jours ne se fonde.
Comme une vaste armée où l'héroïsme bout
Marche à l'assaut d'un mur, tu viens heurter la roche,
Mais la roche est solide et reparaît debout.
Va, tu n'es cru géant que du nain qui t'approche :
Ah ! Je t'admirais trop, le ciel me le reproche,
Il me dit : « Rien n'est grand ni puissant que le Tout ! »
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Chanson IV.
Plus étroit que la vigne à l'Ormeau se marie,
De bras souplement forts,
Du lien de tes mains, maîtresse, je te prie,
Enlace-moi le corps.
Et feignant de dormir, d'une mignarde face
Sur mon front penche-toi ;
Inspire, en me baisant, ton haleine et ta grâce
Et ton cœur dedans moi.
Puis appuyant ton sein sur le mien qui se pâme,
Pour mon mal apaiser,
Serre plus fort mon col, et me redonne l'âme
Par l'esprit d'un baiser.
Si tu me fais ce bien, par tes yeux je te jure,
Serment qui m'est si cher,
Que de tes bras aimez jamais autre aventure
Ne pourra m'arracher.
Mais souffrant doucement le joug de ton Empire,
Tant soit-il rigoureux,
Dans les champs Élysez un même navire
Nous passera tous deux.
Là, morts de trop aimer, sous les branches Myrtilles
Nous verrons tous les jours
Les anciens Héros auprès des Héroïnes
Ne parler que d'amours.
Tantôt nous danserons par les fleurs des rivages
Sous maints accords divers,
Tantôt lassés du bal irons sous les ombrages
Des Lauriers toujours verts ;
Où le mollet Zéphyr en haletant secoue
De soupirs printaniers
Ores les Orangers, ores mignard se joue
Entre les Citronniers.
Là du plaisant Avril la saison immortelle
Sans échange le suit :
La terre, sans labeur, de sa grasse mamelle,
Toute chose y produit.
D'en bas la troupe sainte autrefois amoureuse,
Nous honorant sur tous,
Viendra nous saluer, s'estimant bienheureuse
De s'accointer (1) de nous.
Puis nous faisant asseoir dessus l'herbe fleurie,
De toutes au milieu,
Nulle, en se retirant, ne sera point marrie
De nous quitter son lieu ;
Non celle (2) qu'un Taureau sous une peau menteuse
Emporta par la mer ;
Non celle (3) qu'Apollon vu, vierge dépiteuse,
En Laurier se former ;
Ni celles qui s'en vont toutes tristes ensemble,
Artemise et Didon ;
Ni cette belle Grecque, à qui ta beauté semble
Comme tu fais de nom.
1. S'accointer : S'approcher, se lier.
2. Europe.
3. Daphné.
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