"coeurs" poems
I was once a boy who believed in words dipped in magic
Carefully coated with sugar
From a distance, they shimmered
whispered fog in its wake
surgically dipped into your heart at hummingbird speed
these sweet tender words were easy to swallow
however leaves a burning hole in your chest once it finds shelter in your body.
Even though your lips produced sweet words
I could never get the sour taste out of my mouth
The most you could have done was give me something to wash it down with:
the leftover tears in Samantha Thompson’s eyes
above Wedgefield’s polluted night sky
somewhere in the middle of an empty field inside his pickup truck
between the words I’m and Sorry
the cleanest and most deceitful of them all
I doubted every word.
I never cared much for the empty spaces between the lines of college-ruled paper
They are only meant to be filled with even emptier phrases
If I could, I wouldn’t fill in any spaces in the time we were together
It would only make our story much more incredulous
Adding more would make us less real.
Two hearts in love need no words
but in reality, you did most of the talking
The ***** blanket of faith
is a cocoon of words shared only between you and him.
We, however, were alien to this Earth
We dissolved amongst the shadows of light
produced from lampposts, only to be thrown back into the light
whether or not you wanted to show me who you really were
You always fancied yourself in artificial lighting compared to natural lighting
Fearing the natural light would show the colors you only kept to yourself.
Lovebug ran to each light as quickly as he could
for these lampposts can only cover so much of the unknown
We’ll be together forever
He ran to each one until he was alone
Until he couldn’t find himself
Each shadow that was passed before can be seen, traced
however his new reflection is indiscernible
You can try your hardest to look into dry puddles
only to find something that is not so concrete.
The only words worth believing in are the ones that are burnt slowly afterward
Entre deux coeurs qui s’aiment, nul besoin de paroles.
But no matter how much the lampposts grow taller,
or how the spaces between ruled-paper continue to dance, the word
love will always be the easiest word to swallow
but the hardest to digest once it rots in the thick of your stomach.
Dec 15, 2015
Dec 15, 2015 at 2:20 PM UTC
Je suis exatlé de voir dans ce ciel de nuit,
Auquel je dois cette plaisante fortune.
En compagnie d’étoiles clignotantes,
Subjugué par ce spectacle, j’admire ma Lune.
Lave-moi dans ton eau argentée, translucide.
Sois près de moi lors de mes blanches nuits.
Veille sur moi tel un garde sans faille.
Enveloppe-moi de murmures, un calme répit.
Ô comme tu guides les flots ardents de mon âme!
Baisse les yeux, les eaux abordent ma plage…
Érode le fardeau qui étouffe mes écueils brûlants,
Des sables noyés, oppressé, tendres otages.
Peu de nuits à présent… Épris alors que tu t’en vas.
Des brins épais et sombres de cheveux en cascades,
Dissimulent ton visage d’une manière séduisante.
Il n’en reste qu’un croissant, qui s’efface dans le noir.
Les nuits s’écoulent… Maintenant la lune se délite
M’en laissant qu’une moitié; la nuit le veut ainsi.
Reste encore, plus longtemps; ne pars pas si tôt,
Je ne me sens pas prêt à être anéanti.
Je lève la tête sans dire un mot, alors que les nuits passent.
J’ai vu mon amour lunaire se dissoudre dans l’espace.
My coeur, aussi, déchiré bout par bout…
Enfin, elle était partie; partie, sans laisser de trace.
Depuis, chaque nuit abonde de vide et de souffrance.
Je supplie les étoiles d’apaiser le vide en moi…
Mais ils se contenteraient de briller, indifférents…
Même suite à tous mes appels, mes émois.
Desormais je suis incertain sur le nombre de passages.
Les nuits n’amenèrent que l’assaut des étoiles moqueuses.
Cependant je joue des promesses celestes,
Pour le retour de ma folle quête amoureuse.
Je sais que c’est frivole de penser que je suis le seul…
C’est vrai, ils languissent; ma souffrance est la leur.
Mais c’est moi qui désire le plus ton fameux regard,
Car nos coeurs ont chanté dans toutes les couleurs.
Ma détresse à son zénith, emplis, presque brisé,
Lorsque soudain j’entends une belle chanson, lointaine.
Une chanson pareille à celle que l’on prononçât,
Encore garnie d’argent translucide, je soupire avec peine…,
“Te voilà....”
Nov 23, 2014
Nov 23, 2014 at 7:16 PM UTC
Freres humains qui apres nous vivez,
N'ayez les coeurs contre nous endurcis ...
Men, brother men, that after us yet live,
Let not your hearts too hard against us be;
For if some pity of us poor men ye give,
The sooner God shall take of you pity.
Here are we five or six strung up, you see,
And here the flesh that all too well we fed
Bit by bit eaten and rotten, rent and shred,
And we the bones grow dust and ash withal;
Let no man laugh at us discomforted,
But pray to God that he forgive us all.
If we call on you, brothers, to forgive,
Ye should not hold our prayer in scorn, though we
Were slain by law; ye know that all alive
Have not wit always to walk righteously;
Make therefore intercession heartily
With him that of a virgin's womb was bred,
That his grace be not as a dr-y well-head
For us, nor let hell's thunder on us fall;
We are dead, let no man harry or vex us dead,
But pray to God that he forgive us all.
The rain has washed and laundered us all five,
And the sun dried and blackened; yea, perdie,
Ravens and pies with beaks that rend and rive
Have dug our eyes out, and plucked off for fee
Our beards and eyebrows; never we are free,
Not once, to rest; but here and there still sped,
Driven at its wild will by the wind's change led,
More pecked of birds than fruits on garden-wall;
Men, for God's love, let no gibe here be said,
But pray to God that he forgive us all.
Prince Jesus, that of all art lord and head,
Keep us, that hell be not our bitter bed;
We have nought to do in such a master's hall.
Be not ye therefore of our fellowhead,
But pray to God that he forgive us all.
Algernon Charles Swinburne, trans.
3.1k
Rien n'est jamais acquis à l'homme Ni sa force
Ni sa faiblesse ni son coeur Et quand il croit
Ouvrir ses bras son ombre est celle d'une croix
Et quand il croit serrer son bonheur il le broie
Sa vie est un étrange et douloureux divorce
Il n'y a pas d'amour heureux
Sa vie Elle ressemble à ces soldats sans armes
Qu'on avait habillés pour un autre destin
À quoi peut leur servir de se lever matin
Eux qu'on retrouve au soir désoeuvrés incertains
Dites ces mots Ma vie Et retenez vos larmes
Il n'y a pas d'amour heureux
Mon bel amour mon cher amour ma déchirure
Je te porte dans moi comme un oiseau blessé
Et ceux-là sans savoir nous regardent passer
Répétant après moi les mots que j'ai tressés
Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent
Il n'y a pas d'amour heureux
Le temps d'apprendre à vivre il est déjà trop ****
Que pleurent dans la nuit nos coeurs à l'unisson
Ce qu'il faut de malheur pour la moindre chanson
Ce qu'il faut de regrets pour payer un frisson
Ce qu'il faut de sanglots pour un air de guitare
Il n'y a pas d'amour heureux.
2.3k
call him a southern charmer
or call him a handsome *******
I don’t care what he goes by
I don’t want his supposedly perfect body
haunting your own.
All that choking distance,
now his indifference
steals the greenery
that grows alongside
the trellis of your skinny ribs
all that putrid poison
i’d honestly
enjoy (much too much)
ripping out his tongue
& feeding it to the crows
at least they would feel full
version française
*Qu’il se prénomme charmeur sudiste
ou qu’on le nomme bourreau des coeurs
Qu’importe,
le fantôme de son corps
Ne te fera pas passer
le Styx
Toute cette distance, etouffante
Et maintenant, l’indiférence
ont parasité la vigne-vierge
qui poussait, bruissante,
sur le trellis de tes frèles côtes
Tant de poison putride…
Qu’honnetement,
Je jouis déjà (puissament, bruyamment)
des lambeaux déchiquetés de sa langue,
en pâture, pour le plaisir des corbeaux.
Aux moins eux n’auraient plus faim.*
Apr 24, 2013
Apr 24, 2013 at 5:05 AM UTC
Quand nous habitions tous ensemble
Sur nos collines d'autrefois,
Où l'eau court, où le buisson tremble,
Dans la maison qui touche aux bois,
Elle avait dix ans, et moi trente ;
J'étais pour elle l'univers.
Oh ! comme l'herbe est odorante
Sous les arbres profonds et verts !
Elle faisait mon sort prospère,
Mon travail léger, mon ciel bleu.
Lorsqu'elle me disait : Mon père,
Tout mon coeur s'écriait : Mon Dieu !
À travers mes songes sans nombre,
J'écoutais son parler joyeux,
Et mon front s'éclairait dans l'ombre
À la lumière de ses yeux.
Elle avait l'air d'une princesse
Quand je la tenais par la main.
Elle cherchait des fleurs sans cesse
Et des pauvres dans le chemin.
Elle donnait comme on dérobe,
En se cachant aux yeux de tous.
Oh ! la belle petite robe
Qu'elle avait, vous rappelez-vous ?
Le soir, auprès de ma bougie,
Elle jasait à petit bruit,
Tandis qu'à la vitre rougie
Heurtaient les papillons de nuit.
Les anges se miraient en elle.
Que son bonjour était charmant !
Le ciel mettait dans sa prunelle
Ce regard qui jamais ne ment.
Oh ! je l'avais, si jeune encore,
Vue apparaître en mon destin !
C'était l'enfant de mon aurore,
Et mon étoile du matin !
Quand la lune claire et sereine
Brillait aux cieux, dans ces beaux mois,
Comme nous allions dans la plaine !
Comme nous courions dans les bois !
Puis, vers la lumière isolée
Étoilant le logis obscur,
Nous revenions par la vallée
En tournant le coin du vieux mur ;
Nous revenions, coeurs pleins de flamme,
En parlant des splendeurs du ciel.
Je composais cette jeune âme
Comme l'abeille fait son miel.
Doux ange aux candides pensées,
Elle était gaie en arrivant... -
Toutes ces choses sont passées
Comme l'ombre et comme le vent !
À Villequier, le 4 septembre 1844.
1.4k
La vie est un ensemble de hauts et de bas..
il n'y a rien qui puisse changer cela..
Tu n'as qu'a vivre correctement et tu gagneras ce combat..
La vie est remplie de surprise..
Tu peux etre riche et quand tu t'attends le moin,tout se volatise..
Tu peux etre pauvre et quand tu prend ton destin en main,tout se stabilise..
La vie,ce n'est pas avoir et obtenir
mais,plutot etre et devenir..
c'est comme ca que tu resteras a jamais dans des coeurs comme un souvenir..
La vie est un miracle..
avec confiance, evites les obstacles,
car ce n'est pas en regardant le spectacle,
que tu pourra etre au pinacle..
La vie est un mystere..
resoudre la a la facon adventuriere,
et de toi,tu seras fiere..
La vie n'est pas toujours celle qu'on esperer,
mais tant qu'on a la chance de respirer,
tant qu'on a le pouvoir de perseverer,
une vie meilleure,rien ne pourra en empecher..
Ne baisse jamais tes bras..
car ton jour viendra..
Tu peux te trouver confronter a de nombreuses problemes,
pensant toujours a te sortir de ces dilemmes..
Mais n'oublie jamais que tes problemes,
peut importe lesquels,
peuvent etre vaincus par ton perseverance graduel..
car la vie est belle..
Mar 8, 2016
Mar 8, 2016 at 11:45 AM UTC
Comment est ce pour le début parfait à votre mardi?Uber - magnifique détails .les murs du Belmont Center et une robe BHLDN qui vous coupera le souffle briques apparentes .Un combo assez étonnant .non?Eh bien.c'est exactement ce que nous avons pour vous aujourd'hui.un amour - fest romantique conçu par Sara Gillianne Mariages \u0026Événements et capturé en belles images par Jessi Field.Voir tous ici .\u003cp\u003e
un film fou frais de
http://modedomicile.com
chrisdscott Photographie ?Oui robe ceremonie fille .s'il vous plaît.S'il vous plaît mettre à jour votre browserColorsSeasonsFallSettingsUrban SpaceStylesRomanticRustic Elegance
" La maison est où notre amour réside ; Quatre murs .deux coeurs . "
Cela a commencé comme un simple vision dans ma tête .comme je l'imagine la plupart le font .Il est spécial pour moi que parce que mon inspiration robe de mariée courte vient de ma propre relation .Comme une famille de militaires .nos racines sont là où nous avons planté nos pieds .Cela change souvent dans cette situation .Accueil devint où nous nous sommes retrouvés .aussi longtemps que nous étions ensemble .C'est cette notion romantique qui m'a gardé à la terre et est le même que celui qui a inspiré ce tournage .Parfois .tout ce que vous avez vraiment besoin est amour robe ceremonie fille ( et quatre murs ) pour être vraiment «maison».
L'équipe réunie pour ce tournage était tout simplement incroyable .C'était comme des étoiles alignées et tout était comme nous l'avions espéré dans le processus de planification .
Ce tournage était vraiment un rêve devenu réalité pour moi .et j'aime que j'ai eu l' occasion de montrer notre talent local.
Photographie : Jessi Field | Cinématographie : chrisdscott Photographie | Conception de l'événement: Sara Gillianne Mariages et Evénements | Fleurs : Supposey florale de mariage | robe : BHLDN | gâteau de mariage: Kiley Sellette | Réception Lieu: Le Centre Belmont | Maquillage: SarahPeake | cheveux : Maxine Lyvers | Articles faits à la main : Déclarations YOUnique | Hommes : Tenue de soirée de Gent | Modèle: Haven Turner | Modèle: Landon Tewers | Locations Vintage : hemstitch Location de cruBHLDN est un membre de notre Look Book .Pour plus d'informations sur la façon dont les membres sont choisis .cliquez ici
Jul 13, 2014
Jul 13, 2014 at 10:27 PM UTC
On days like today,
the sun lost,
the sky grey,
it resonates.
On days like today,
tragedy wreaks havoc,
plaguing minds,
fuelling hatred,
breeding violence.
On days like today,
the focus seemingly
shifts.
115,200 heartbeats,
all taken.
On days like today,
human loss
should be at the forefront,
plaguing our souls,
willing us to do better.
Nous sommes avec vous,
Le monde devrait réunir avec l'amour dans nos coeurs.
Nov 14, 2015
Nov 14, 2015 at 11:49 AM UTC
Je ne veux plus aimer que ma mère Marie.
Tous les autres amours sont de commandement.
Nécessaires qu'ils sont, ma mère seulement
Pourra les allumer aux coeurs qui l'ont chérie.
C'est pour Elle qu'il faut chérir mes ennemis,
C'est par Elle que j'ai voué ce sacrifice,
Et la douceur de coeur et le zèle au service,
Comme je la priais, Elle les a permis ...
C'est par Elle que j'ai voulu de ces chagrins,
C'est pour Elle que j'ai mon coeur dans les Cinq Plaies,
Et tous ces bons efforts vers les croix et les claies,
Comme je l'invoquais, Elle en ceignit mes reins.
Je ne veux plus penser qu'à ma mère Marie,
Siège, de la Sagesse et source des pardons,
Mère de France aussi, de qui nous attendons
Inébranlablement l'honneur de la patrie.
Marie Immaculée, amour essentiel,
Logique de la foi cordiale et vivace,
En vous aimant qu'est-il de bon que je ne fasse,
En vous aimant du seul amour, Porte du ciel ?
1.1k
Le brouillard est froid, la bruyère est grise ;
Les troupeaux de boeufs vont aux abreuvoirs ;
La lune, sortant des nuages noirs,
Semble une clarté qui vient par surprise.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
Le voyageur marche et la lande est brune ;
Une ombre est derrière, une ombre est devant ;
Blancheur au couchant, lueur au levant ;
Ici crépuscule, et là clair de lune.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
La sorcière assise allonge sa lippe ;
L'araignée accroche au toit son filet ;
Le lutin reluit dans le feu follet
Comme un pistil d'or dans une tulipe.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
On voit sur la mer des chasse-marées ;
Le naufrage guette un mât frissonnant ;
Le vent dit : demain ! l'eau dit : maintenant !
Les voix qu'on entend sont désespérées.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
Le coche qui va d'Avranche à Fougère
Fait claquer son fouet comme un vif éclair ;
Voici le moment où flottent dans l'air
Tous ces bruits confus que l'ombre exagère.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
Dans les bois profonds brillent des flambées ;
Un vieux cimetière est sur un sommet ;
Où Dieu trouve-t-il tout ce noir qu'il met
Dans les coeurs brisés et les nuits tombées ?
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
Des flaques d'argent tremblent sur les sables ;
L'orfraie est au bord des talus crayeux ;
Le pâtre, à travers le vent, suit des yeux
Le vol monstrueux et vague des diables.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
Un panache gris sort des cheminées ;
Le bûcheron passe avec son fardeau ;
On entend, parmi le bruit des cours d'eau,
Des frémissements de branches traînées.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
La faim fait rêver les grands loups moroses ;
La rivière court, le nuage fuit ;
Derrière la vitre où la lampe luit,
Les petits enfants ont des têtes roses.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
1.1k
La nature est pleine d'amour,
Jeanne, autour de nos humbles joies ;
Et les fleurs semblent tour à tour
Se dresser pour que tu les voies.
Vive Angélique ! à bas Orgon !
L'hiver, qu'insultent nos huées,
Recule, et son profil bougon
Va s'effaçant dans les nuées.
La sérénité de nos coeurs,
Où chantent les bonheurs sans nombre,
Complète, en ces doux mois vainqueurs,
L'évanouissement de l'ombre.
Juin couvre de fleurs les sommets,
Et dit partout les mêmes choses ;
Mais est-ce qu'on se plaint jamais
De la prolixité des roses ?
L'hirondelle, sur ton front pur,
Vient si près de tes yeux fidèles
Qu'on pourrait compter dans l'azur
Toutes les plumes de ses ailes.
Ta grâce est un rayon charmant ;
Ta jeunesse, enfantine encore,
Éclaire le bleu firmament,
Et renvoie au ciel de l'aurore.
De sa ressemblance avec toi
Le lys pur sourit dans sa gloire ;
Ton âme est une urne de foi
Où la colombe voudrait boire.
1k
Carmen est maigre - un trait de bistre
Cerne son oeil de gitana ;
Ses cheveux sont d'un noir sinistre ;
Sa peau, le diable la tanna.
Les femmes disent qu'elle est laide,
Mais tous les hommes en sont fous ;
Et l'archevêque de Tolède
Chante la messe à ses genoux ;
Car sur sa nuque d'ambre fauve
Se tord un énorme chignon
Qui, dénoué, fait dans l'alcôve
Une mante à son corps mignon,
Et, parmi sa pâleur, éclate
Une bouche aux rires vainqueurs,
Piment rouge, fleur écarlate,
Qui prend sa pourpre au sang des coeurs.
Ainsi faite, la moricaude
Bat les plus altières beautés,
Et de ses yeux la lueur chaude
Rend la flamme aux satiétés.
Elle a dans sa laideur piquante
Un grain de sel de cette mer
D'où jaillit nue et provocante,
L'âcre Vénus du gouffre amer.
987
I.
Aimez bien vos amours ; aimez l'amour qui rêve
Une rose à la lèvre et des fleurs dans les yeux ;
C'est lui que vous cherchez quand votre avril se lève,
Lui dont reste un parfum quand vos ans se font vieux.
Aimez l'amour qui joue au soleil des peintures,
Sous l'azur de la Grèce, autour de ses autels,
Et qui déroule au ciel la tresse et les ceintures,
Ou qui vide un carquois sur des coeurs immortels.
Aimez l'amour qui parle avec la lenteur basse
Des Ave Maria chuchotés sous l'arceau ;
C'est lui que vous priez quand votre tête est lasse,
Lui dont la voix vous rend le rythme du berceau.
Aimez l'amour que Dieu souffla sur notre fange,
Aimez l'amour aveugle, allumant son flambeau,
Aimez l'amour rêvé qui ressemble à notre ange,
Aimez l'amour promis aux cendres du tombeau !
Aimez l'antique amour du règne de Saturne,
Aimez le dieu charmant, aimez le dieu caché,
Qui suspendait, ainsi qu'un papillon nocturne,
Un baiser invisible aux lèvres de Psyché !
Car c'est lui dont la terre appelle encore la flamme,
Lui dont la caravane humaine allait rêvant,
Et qui, triste d'errer, cherchant toujours une âme,
Gémissait dans la lyre et pleurait dans le vent.
Il revient ; le voici : son aurore éternelle
A frémi comme un monde au ventre de la nuit,
C'est le commencement des rumeurs de son aile ;
Il veille sur le sage, et la vierge le suit.
Le songe que le jour dissipe au coeur des femmes,
C'est ce Dieu. Le soupir qui traverse les bois,
C'est ce Dieu. C'est ce Dieu qui tord les oriflammes
Sur les mâts des vaisseaux et des faîtes des toits.
Il palpite toujours sous les tentes de toile,
Au fond de tous les cris et de tous les secrets ;
C'est lui que les lions contemplent dans l'étoile ;
L'oiseau le chante au loup qui le hurle aux forêts.
La source le pleurait, car il sera la mousse,
Et l'arbre le nommait, car il sera le fruit,
Et l'aube l'attendait, lui, l'épouvante douce
Qui fera reculer toute ombre et toute nuit.
Le voici qui retourne à nous, son règne est proche,
Aimez l'amour, riez ! Aimez l'amour, chantez !
Et que l'écho des bois s'éveille dans la roche,
Amour dans les déserts, amour dans les cités !
Amour sur l'Océan, amour sur les collines !
Amour dans les grands lys qui montent des vallons !
Amour dans la parole et les brises câlines !
Amour dans la prière et sur les violons !
Amour dans tous les coeurs et sur toutes les lèvres !
Amour dans tous les bras, amour dans tous les doigts !
Amour dans tous les seins et dans toutes les fièvres !
Amour dans tous les yeux et dans toutes les voix !
Amour dans chaque ville : ouvrez-vous, citadelles !
Amour dans les chantiers : travailleurs, à genoux !
Amour dans les couvents : anges, battez des ailes !
Amour dans les prisons : murs noirs, écroulez-vous !
II.
Mais adorez l'Amour terrible qui demeure
Dans l'éblouissement des futures Sions,
Et dont la plaie, ouverte encor, saigne à toute heure
Sur la croix, dont les bras s'ouvrent aux nations.
1.1k
Sonnet.
Nous aurons des lits pleins d'odeurs légères,
Des divans profonds comme des tombeaux,
Et d'étranges fleurs sur des étagères,
Ecloses pour nous sous des cieux plus beaux.
Usant à l'envi leurs chaleurs dernières,
Nos deux coeurs seront deux vastes flambeaux,
Qui réfléchiront leurs doubles lumières
Dans nos deux esprits, ces miroirs jumeaux.
Un soir fait de rose et de bleu mystique,
Nous échangerons un éclair unique,
Comme un long sanglot, tout chargé d'adieux ;
Et plus **** un Ange, entr'ouvrant les portes,
Viendra ranimer, fidèle et joyeux,
Les miroirs ternis et les flammes mortes.
830
Ils marchaient à côté l'un de l'autre ; des danses
Troublaient le bois joyeux ; ils marchaient, s'arrêtaient,
Parlaient, s'interrompaient, et, pendant les silences,
Leurs bouches se taisant, leurs âmes chuchotaient.
Ils songeaient ; ces deux coeurs, que le mystère écoute,
Sur la création au sourire innocent
Penchés, et s'y versant dans l'ombre goutte à goutte,
Disaient à chaque fleur quelque chose en passant.
Elle sait tous les noms des fleurs qu'en sa corbeille
Mai nous rapporte avec la joie et les beaux jours ;
Elle les lui nommait comme eût fait une abeille,
Puis elle reprenait : « Parlons de nos amours.
Je suis en haut, je suis en bas », lui disait-elle,
« Et je veille sur vous, d'en bas comme d'en haut. »
Il demandait comment chaque plante s'appelle,
Se faisant expliquer le printemps mot à mot.
Ô champs ! il savourait ces fleurs et cette femme.
Ô bois ! ô prés ! nature où tout s'absorbe en un,
Le parfum de la fleur est votre petite âme,
Et l'âme de la femme est votre grand parfum !
La nuit tombait ; au tronc d'un chêne, noir pilastre,
Il s'adossait pensif ; elle disait : « Voyez
Ma prière toujours dans vos cieux comme un astre,
Et mon amour toujours comme un chien à tes pieds. »
Juin 18...
845
(À un poète exilé)
Généreux favoris des filles de mémoire,
Deux sentiers différents devant vous vont s'ouvrir :
L'un conduit au bonheur, l'autre mène à la gloire ;
Mortels, il faut choisir.
Ton sort, ô Manoel, suivit la loi commune ;
La muse t'enivra de précoces faveurs ;
Tes jours furent tissus de gloire et d'infortune,
Et tu verses des pleurs !
Rougis plutôt, rougis d'envier au vulgaire
Le stérile repos dont son coeur est jaloux
Les dieux ont fait pour lui tous les biens de la terre,
Mais la lyre est à nous.
Les siècles sont à toi, le monde est ta patrie.
Quand nous ne sommes plus, notre ombre a des autels
Où le juste avenir prépare à ton génie
Des honneurs immortels.
Ainsi l'aigle superbe au séjour du tonnerre
S'élance ; et, soutenant son vol audacieux,
Semble dire aux mortels : je suis né sur la terre,
Mais je vis dans les cieux.
Oui, la gloire t'attend ; mais arrête, et contemple
A quel prix on pénètre en ses parvis sacrés ;
Vois : l'infortune, assise à la porte du temple,
En garde les degrés.
Ici, c'est ce vieillard que l'ingrate Ionie
A vu de mers en mers promener ses malheurs :
Aveugle, il mendiait au prix de son génie
Un pain mouillé de pleurs.
Là, le Tasse, brûlé d'une flamme fatale,
Expiant dans les fers sa gloire et son amour,
Quand il va recueillir la palme triomphale,
Descend au noir séjour.
Partout des malheureux, des proscrits, des victimes,
Luttant contre le sort ou contre les bourreaux ;
On dirait que le ciel aux coeurs plus magnanimes
Mesure plus de maux.
Impose donc silence aux plaintes de ta lyre,
Des coeurs nés sans vertu l'infortune est l'écueil ;
Mais toi, roi détrôné, que ton malheur t'inspire
Un généreux orgueil !
Que t'importe après tout que cet ordre barbare
T'enchaîne **** des bords qui furent ton berceau ?
Que t'importe en quels lieux le destin te prépare
Un glorieux tombeau ?
Ni l'exil, ni les fers de ces tyrans du Tage
N'enchaîneront ta gloire aux bords où tu mourras :
Lisbonne la réclame, et voilà l'héritage
Que tu lui laisseras !
Ceux qui l'ont méconnu pleureront le grand homme ;
Athène à des proscrits ouvre son Panthéon ;
Coriolan expire, et les enfants de Rome
Revendiquent son nom.
Aux rivages des morts avant que de descendre,
Ovide lève au ciel ses suppliantes mains :
Aux Sarmates grossiers il a légué sa cendre,
Et sa gloire aux Romains.
862
Faire renaitre
l'Arc en Ciel
dans nos coeurs
colorer nos vies
de chacune de ses couleurs
sept
Une pour chaque jour de la semaine
Je décoche une de mes fleches
Pour le bonheur sur cette Terre
Que la paix est l'Amour
recouvrent l'Univers
Vibration d'Unité
Entre les peuples
Comme un pont jeté
sur l'Humanité
d'amour d'amitié
de fraternité
Que la beauté de la vie
Inonde la Terre
A travers la résonnance Arc-enCiel
caro royer
Dec 30, 2016
Dec 30, 2016 at 3:38 AM UTC
J'ai rencontré sur la terre où je passe
Plus d'un abîme où je tombais, seigneur !
Lors, d'un long cri j'appelais dans l'espace
Mon Dieu, mon père, ou quelque ange sauveur.
Doux et penché sur l'abîme funeste,
Un envoyé du tribunal céleste
Venait toujours, fidèle à votre loi :
Qu'il soit béni ! Mon Dieu, payez pour moi.
J'ai rencontré sur la terre où je pleure
Des yeux mouillés de prière et d'espoir :
À leurs regards souvent j'oubliais l'heure ;
Dans ces yeux-là, mon Dieu, j'ai cru vous voir.
Le ciel s'y meut comme dans vos étoiles,
C'est votre livre entr'ouvert et sans voiles,
Ils m'ont appris la charité, la foi.
Qu'ai-je rendu ? Mon Dieu, payez pour moi.
J'ai rencontré sur la terre où je chante
Des coeurs vibrants, juges harmonieux
Muse cachée et qui de peu s'enchante,
Ecoutant bien pour faire chanter mieux.
Divine aumône, adorable indulgence,
Trésor tombé dans ma fière indigence,
Suffrage libre, ambition de roi,
Vous êtes Dieu ! Mon Dieu ! Payez pour moi.
J'ai rencontré jour par jour sur la terre
Des malheureux le troupeau grossissant ;
J'ai vu languir dans son coin solitaire,
Comme un ramier, l'orphelin pâlissant ;
J'ai regardé ces frères de mon âme,
Puis, j'ai caché mes yeux avec effroi ;
Mon coeur nageait dans les pleurs et la flamme :
Regardez-les, mon Dieu ! Donnez pour moi.
709
Ni de son chef le trésor crépelu,
Ni de son ris l'une et l'autre fossette,
Ni l'embonpoint de sa gorge grassette,
Ni son menton rondement fosselu,
Ni son bel oeil que les miens ont voulu
Choisir pour prince à mon âme sujette,
Ni son beau sein dont l'Archerot me jette
Le plus aigu de son trait émoulu,
Ni son beau corps, le logis des Charites,
Ni ses beautés en mille coeurs écrites,
N'ont esclavé ma libre affection.
Seul son esprit, où tout le ciel abonde,
Et les torrents de sa douce faconde,
Me font mourir pour sa perfection.
635
À l’aube de la fin
À la limite de ma foi
J’ai éraflé la démesure de ma faim,
Je me suis corrompue tant de fois
Dans la tristesse des beaux jours
L’insatisfaction y règne
Dans l’Empire de mes amours
Ce sont vos coeurs qui saignent
J’annonce sans présomption
Qu’à l’intérieur tout est vide
Vos paroles ne provoquent plus passion
La saveur des miennes est aride
Dec 10, 2017
Dec 10, 2017 at 5:41 PM UTC
Je veux te raconter, ô molle enchanteresse !
Les diverses beautés qui parent ta jeunesse ;
Je veux te peindre ta beauté,
Où l'enfance s'allie à la maturité.
Quand tu vas balayant l'air de ta jupe large,
Tu fais l'effet d'un beau vaisseau qui prend le large,
Chargé de toile, et va roulant
Suivant un rythme doux, et paresseux, et lent.
Sur ton cou large et rond, sur tes épaules grasses,
Ta tête se pavane avec d'étranges grâces ;
D'un air placide et triomphant
Tu passes ton chemin, majestueuse enfant.
Je veux te raconter, ô molle enchanteresse !
Les diverses beautés qui parent ta jeunesse ;
Je veux te peindre ta beauté,
Où l'enfance s'allie à la maturité.
Ta gorge qui s'avance et qui pousse la moire,
Ta gorge triomphante est une belle armoire
Dont les panneaux bombés et clairs
Comme les boucliers accrochent des éclairs,
Boucliers provoquants, armés de pointes roses !
Armoire à doux secrets, pleine de bonnes choses,
De vins, de parfums, de liqueurs
Qui feraient délirer les cerveaux et les coeurs !
Quand tu vas balayant l'air de ta jupe large,
Tu fais l'effet d'un beau vaisseau qui prend le large,
Chargé de toile, et va roulant
Suivant un rythme doux, et paresseux, et lent.
Tes nobles jambes, sous les volants qu'elles chassent,
Tourmentent les désirs obscurs et les agacent,
Comme deux sorcières qui font
Tourner un philtre noir dans un vase profond.
Tes bras, qui se joueraient des précoces hercules,
Sont des boas luisants les solides émules,
Faits pour serrer obstinément,
Comme pour l'imprimer dans ton coeur, ton amant.
Sur ton cou large et rond, sur tes épaules grasses,
Ta tête se pavane avec d'étranges grâces ;
D'un air placide et triomphant
Tu passes ton chemin, majestueuse enfant.
702
Oisive jeunesse
A tout asservie,
Par délicatesse
J'ai perdu ma vie.
Ah ! Que le temps vienne
Où les coeurs s'éprennent.
Je me suis dit : laisse,
Et qu'on ne te voie :
Et sans la promesse
De plus hautes joies.
Que rien ne t'arrête,
Auguste retraite.
J'ai tant fait patience
Qu'à jamais j'oublie ;
Craintes et souffrances
Aux cieux sont parties.
Et la soif malsaine
Obscurcit mes veines.
Ainsi la prairie
A l'oubli livrée,
Grandie, et fleurie
D'encens et d'ivraies
Au bourdon farouche
De cent sales mouches.
Ah ! Mille veuvages
De la si pauvre âme
Qui n'a que l'image
De la Notre-Dame !
Est-ce que l'on prie
La Vierge Marie ?
Oisive jeunesse
A tout asservie,
Par délicatesse
J'ai perdu ma vie.
Ah ! Que le temps vienne
Où les coeurs s'éprennent !
582
Le bal champêtre est sous la tente.
On prend en vain des airs moqueurs ;
Toute une musique flottante
Passe des oreilles aux coeurs.
On entre, on fait cette débauche
De voir danser en plein midi
Près d'une Madelon point gauche
Un Gros-Pierre point engourdi.
On regarde les marrons frire ;
La bière mousse, et les plateaux
Offrent aux dents pleines de rire
Des mosaïques de gâteaux.
Le soir on va dîner sur l'herbe ;
On est *** content, berger, roi,
Et, sans savoir comment, superbe,
Et tendre, sans savoir pourquoi.
Feuilles vertes et nappes blanches ;
Le couchant met le bois en feu ;
La joie ouvre ses ailes franches :
Comme le ciel immense est bleu !
489
Voici juin. Le moineau raille
Dans les champs les amoureux ;
Le rossignol de muraille
Chante dans son nid pierreux.
Les herbes et les branchages,
Pleins de soupirs et d'abois,
Font de charmants rabâchages
Dans la profondeur des bois.
La grive et la tourterelle
Prolongent, dans les nids sourds,
La ravissante querelle
Des baisers et des amours.
Sous les treilles de la plaine,
Dans l'antre où verdit l'osier,
Virgile enivre Silène,
Et Rabelais Grandgousier.
O Virgile, verse à boire !
Verse à boire, ô Rabelais !
La forêt est une gloire ;
La caverne est un palais !
Il n'est pas de lac ni d'île
Qui ne nous prenne au gluau,
Qui n'improvise une idylle,
Ou qui ne chante un duo.
Car l'amour chasse aux bocages,
Et l'amour pêche aux ruisseaux,
Car les belles sont les cages
Dont nos coeurs sont les oiseaux.
De la source, sa cuvette,
La fleur, faisant son miroir,
Dit : -Bonjour,- à la fauvette,
Et dit au hibou : -Bonsoir.
Le toit espère la gerbe,
Pain d'abord et chaume après ;
La croupe du boeuf dans l'herbe
Semble un mont dans les forêts.
L'étang rit à la macreuse,
Le pré rit au loriot,
Pendant que l'ornière creuse
Gronde le lourd chariot.
L'or fleurit en giroflée ;
L'ancien zéphyr fabuleux
Souffle avec sa joue enflée
Au fond des nuages bleus.
Jersey, sur l'onde docile,
Se drape d'un beau ciel pur,
Et prend des airs de Sicile
Dans un grand haillon d'azur.
Partout l'églogue est écrite :
Même en la froide Albion,
L'air est plein de Théocrite,
Le vent sait par coeur Bion,
Et redit, mélancolique,
La chanson que fredonna
Moschus, grillon bucolique
De la cheminée Etna.
L'hiver tousse, vieux phtisique,
Et s'en va; la brume fond ;
Les vagues font la musique
Des vers que les arbres font.
Toute la nature sombre
Verse un mystérieux jour ;
L'âme qui rêve a plus d'ombre
Et la fleur a plus d'amour.
L'herbe éclate en pâquerettes ;
Les parfums, qu'on croit muets,
Content les peines secrètes
Des liserons aux bleuets.
Les petites ailes blanches
Sur les eaux et les sillons
S'abattent en avalanches ;
Il neige des papillons.
Et sur la mer, qui reflète
L'aube au sourire d'émail,
La bruyère violette
Met au vieux mont un camail ;
Afin qu'il puisse, à l'abîme
Qu'il contient et qu'il bénit,
Dire sa messe sublime
Sous sa mitre de granit.
Granville, juin 1836.
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