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"promets" poems
Je voulais tout supprimer et puis me pendre J’ai préféré écrire J’ai marché dix kilomètres dans un Paris assommé de tristesse J’ai vu des enfants aux crânes ruisselant de sueur, des vieux puant l’urine flétrie et des amoureux aux manches rétrécies par l’infinie similitude de leurs journées d’hiver J'ai erré dans le froid glacial d'une banlieue endormie Failli tomber trois fois Souri à une gamine en manteau couleur rose bonbon J'ai pas mangé, ingurgité un litre de vin sur le balcon des enfants morts J'ai pas parlé, je me suis juste évanouie J'ai voyagé dans vos souterrains les yeux rivés vers les étoiles Le lapin suspendu au fil à linge de la cave se vidait de son sang dans la bassine rouge Tu peux ****** sur moi, je ne dirai rien du tout Tu peux me fracasser la tête contre ton sale radiateur poussiéreux, je ne dirai rien du tout Tu peux me cracher dessus, je ne dirai rien du tout Tu peux tout me dire, je promets je ne dirai rien du tout Tu peux me frapper encore un peu, encore plus fort, tu peux te venger sur moi, sur la tête de ma sale conne de mère, je te jure, je ne dirai rien tout Je ne dirai rien du tout Embrasse-moi et puis après si tu veux, je te laisserai faire tout ce que tu veux Tu fais quoi, là Fais quelque chose, fais-moi quelque chose T'es une jolie fille, intelligente en plus, tu fais juste un peu peur de temps en temps, quand t'écris, tu fais peur Alors coupe-moi les mains Je t'en supplie, coupe-moi les mains Je promets je ne dirai rien, je ne dirai rien du tout Tu peux ****** sur moi, je ne dirai rien du tout Tu peux me fracasser la tête contre ton sale radiateur poussiéreux, je ne dirai rien du tout Tu peux me cracher dessus, je promets je ne dirai rien du tout Tu peux tout me dire, je promets je ne dirai rien du tout Tu peux me frapper encore un peu, encore plus fort, tu peux te venger sur moi, sur la tête de ma sale conne de mère, je te jure, je ne dirai rien du tout Fais- moi mal Fais- moi très mal Je ne veux juste pas y aller. (Alors sauve-la)
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Mar 25, 2012
Mar 25, 2012 at 6:49 AM UTC
030109- Journal
Je voulais tout supprimer et puis me pendre J’ai préféré écrire J’ai marché dix kilomètres dans un Paris assommé de tristesse J’ai vu des enfants aux crânes ruisselant de sueur, des vieux puant l’urine flétrie et des amoureux aux manches rétrécies par l’infinie similitude de leurs journées d’hiver J'ai erré dans le froid glacial d'une banlieue endormie Failli tomber trois fois Souri à une gamine en manteau couleur rose bonbon J'ai pas mangé, ingurgité un litre de vin sur le balcon des enfants morts J'ai pas parlé, je me suis juste évanouie J'ai voyagé dans vos souterrains les yeux rivés vers les étoiles Le lapin suspendu au fil à linge de la cave se vidait de son sang dans la bassine rouge Tu peux ****** sur moi, je ne dirai rien du tout Tu peux me fracasser la tête contre ton sale radiateur poussiéreux, je ne dirai rien du tout Tu peux me cracher dessus, je ne dirai rien du tout Tu peux tout me dire, je promets je ne dirai rien du tout Tu peux me frapper encore un peu, encore plus fort, tu peux te venger sur moi, sur la tête de ma sale conne de mère, je te jure, je ne dirai rien tout Je ne dirai rien du tout Embrasse-moi et puis après si tu veux, je te laisserai faire tout ce que tu veux Tu fais quoi, là Fais quelque chose, fais-moi quelque chose T'es une jolie fille, intelligente en plus, tu fais juste un peu peur de temps en temps, quand t'écris, tu fais peur Alors coupe-moi les mains Je t'en supplie, coupe-moi les mains Je promets je ne dirai rien, je ne dirai rien du tout Tu peux ****** sur moi, je ne dirai rien du tout Tu peux me fracasser la tête contre ton sale radiateur poussiéreux, je ne dirai rien du tout Tu peux me cracher dessus, je promets je ne dirai rien du tout Tu peux tout me dire, je promets je ne dirai rien du tout Tu peux me frapper encore un peu, encore plus fort, tu peux te venger sur moi, sur la tête de ma sale conne de mère, je te jure, je ne dirai rien du tout Fais- moi mal Fais- moi très mal Je ne veux juste pas y aller. (Alors sauve-la)
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Idole de ma vie, Mon tourment, mon plaisir, Dis-moi si ton envie S'accorde à mon désir ? Comme je t'aime en mes beaux jours, Je veux t'aimer toujours. Donne-moi l'espérance ; Je te l'offre en retour. Apprends-moi la constance ; Je t'apprendrai l'amour. Comme je t'aime en mes beaux jours, Je veux t'aimer toujours. Sois d'un cœur qui t'adore L'unique souvenir ; Je te promets encore Ce que j'ai d'avenir. Comme je t'aime en mes beaux jours, Je veux t'aimer toujours. Vers ton âme attirée Par le plus doux transport, Sur ta bouche adorée Laisse-moi dire encor : Comme je t'aime en mes beaux jours, Je veux t'aimer toujours.
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Le serment
Je suis comme nulle part que je peux être. Pourriez-vous ajouter un peu de quelque part pour moi? Citant Rosemonde, "...chaque jour je t’aime davantage, Aujourd’hui plus qu’hier et bien moins que demain." Et je vous promets ce mon amour: Peu importe qui entre dans votre vie, Je vous aime plus que l'un d'eux, ce est sûr.
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Mar 25, 2015
Mar 25, 2015 at 1:36 PM UTC
Mon Amour
yeah, I know the feeling a constant battle between the superiority and inferiority complexes it's enough to send us over the edge (we wish) - but the beauty is I am here with you you are not alone no matter how hard you push everyone away I will never ever leave you, my darling - I promise.
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Nov 2, 2012
Nov 2, 2012 at 2:16 AM UTC
Je Promets
Fable XI, Livre I. Un bon chien de berger, au coin d'une forêt, Rencontre un jour un chien d'arrêt. On a bientôt fait connaissance. À quelques pas, d'abord, on s'est considéré, L'oreille en l'air ; puis on s'avance ; Puis, en virant la queue, on flaire, on est flairé ; Puis enfin l'entretien commence. Vous, ici ! dit avec un ris des plus malins, Au gardeur de brebis, le coureur de lapins ; Qui vous amène au bois ? Si j'en crois votre race, Mon ami, ce n'est pas la chasse. Tant pis ! c'est un métier si noble pour un chien ! Il exige, il est vrai, l'esprit et le courage, Un nez aussi fin que le mien, Et quelques mois d'apprentissage. S'il est ainsi, répond, d'un ton simple et soumis, Au coureur de lapins, le gardeur de brebis, Je bénis d'autant plus le sort qui nous rassemble. Un loup, la terreur du canton, Vient de nous voler un mouton ; Son fort est près d'ici, donnons-lui chasse ensemble. Si vous avez quelque loisir, Je vous promets gloire et plaisir, Les loups se battent à merveille ; Vingt fois par eux au cou je me suis vu saisir ; Mais on peut au fermier rapporter leurs oreilles ; Notre porte en fait foi. Marchons donc. Qui fut pris ? Ce fut le chien d'arrêt. Moins courageux que traître, Comme aux lapins, parfois il chassait aux perdrix ; Mais encor fallait-il qu'il fût avec son maître. « Serviteur ; à ce jeu je n'entends rien du tout. J'aime la chasse et non la guerre : Tu cours sur l'ennemi debout, Et moi j'attends qu'il soit par terre. »
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Le chien de chasse et le chien de berger
Fable XI, Livre I. Un bon chien de berger, au coin d'une forêt, Rencontre un jour un chien d'arrêt. On a bientôt fait connaissance. À quelques pas, d'abord, on s'est considéré, L'oreille en l'air ; puis on s'avance ; Puis, en virant la queue, on flaire, on est flairé ; Puis enfin l'entretien commence. Vous, ici ! dit avec un ris des plus malins, Au gardeur de brebis, le coureur de lapins ; Qui vous amène au bois ? Si j'en crois votre race, Mon ami, ce n'est pas la chasse. Tant pis ! c'est un métier si noble pour un chien ! Il exige, il est vrai, l'esprit et le courage, Un nez aussi fin que le mien, Et quelques mois d'apprentissage. S'il est ainsi, répond, d'un ton simple et soumis, Au coureur de lapins, le gardeur de brebis, Je bénis d'autant plus le sort qui nous rassemble. Un loup, la terreur du canton, Vient de nous voler un mouton ; Son fort est près d'ici, donnons-lui chasse ensemble. Si vous avez quelque loisir, Je vous promets gloire et plaisir, Les loups se battent à merveille ; Vingt fois par eux au cou je me suis vu saisir ; Mais on peut au fermier rapporter leurs oreilles ; Notre porte en fait foi. Marchons donc. Qui fut pris ? Ce fut le chien d'arrêt. Moins courageux que traître, Comme aux lapins, parfois il chassait aux perdrix ; Mais encor fallait-il qu'il fût avec son maître. « Serviteur ; à ce jeu je n'entends rien du tout. J'aime la chasse et non la guerre : Tu cours sur l'ennemi debout, Et moi j'attends qu'il soit par terre. »
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Ores l'effroi et ores l'espérance De tous côtés se campent en mon cœur : Ni l'un ni l'autre au combat n'est vainqueur, Pareils en force et en persévérance. Ores douteux, ores pleins d'assurance, Entre l'espoir et le froid de la peur, Heureusement de moi-même trompeur, Au cœur captif je promets délivrance. Verrai-je point avant mourir le temps, Que je tondrai la fleur de son printemps, Sous qui ma vie à l'ombrage demeure ? Verrai-je point qu'en ses bras enlacé, Recru d'amour, tout pantois et lassé, D'un beau trépas entre ses bras je meure ?
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Ores l'effroi et ores l'espérance
Près des ruisseaux, près des cascades, Dans les champs d'oliviers fleuris, Sur les rochers, sous les arcades Dont le temps sape les débris, Sous les murs du vieux monastère. Dans le bois qu'aime le mystère, Sous l'ombre du pin solitaire, Sous le platane aux frais abris ; A l'heure où, sous l'humble chaumière. Le chevrier prend son repas, A l'heure où brille la lumière, A l'heure où le jour ne luit pas ; L'été, quand sous le vert ombrage Tu viens t'asseoir après l'ouvrage : L'hiver, par le froid, par l'orage ; Toujours, partout, je suis tes pas. Lorsque les cloches argentines Réveillent l'oiseau dans son nid, C'est moi qui te suis à matines : Et quand la prière finit. Au sortir du temple gothique, C'est moi qui vais sous le portique T'offrir, suivant l'usage antique. L'eau sainte et le rameau bénit. Quand, vers la fin de la journée, Tu vas près du saint tribunal, Devant l'ermite prosternée. Incliner ton front virginal, C'est moi qui d'un air humble et tendre. Quand l'Angélus s'est fait entendre, Esclave assidu, vais t'attendre Auprès du confessionnal. Viens, je te dirai le cantique Que je suis allé, ce matin. Choisir pour toi dans la boutique D'un colporteur napolitain, Et contre la dent meurtrière Des loups errants dans la clairière, Je t'apprendrai quelle prière Il faut réciter en latin. Je mettrai dans ton oratoire Un missel à fermoirs dorés, Où des moines ont peint l'histoire De nos anciens livres sacrés ; Des apôtres les douze images, La bonne Vierge, et les trois Mages Au Christ apportant leurs hommages, Et baisant ses pieds adorés. Oh, regarde-moi sans colère ! Promets-moi que tu m'aimeras : Ne me défends pas de te plaire, Laisse-toi serrer dans mes bras ! Que cette froideur t'abandonne ; A péché secret Dieu pardonne, Et je mettrai sur ta madone Le voile que tu quitteras.
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À Gianetta
Près des ruisseaux, près des cascades, Dans les champs d'oliviers fleuris, Sur les rochers, sous les arcades Dont le temps sape les débris, Sous les murs du vieux monastère. Dans le bois qu'aime le mystère, Sous l'ombre du pin solitaire, Sous le platane aux frais abris ; A l'heure où, sous l'humble chaumière. Le chevrier prend son repas, A l'heure où brille la lumière, A l'heure où le jour ne luit pas ; L'été, quand sous le vert ombrage Tu viens t'asseoir après l'ouvrage : L'hiver, par le froid, par l'orage ; Toujours, partout, je suis tes pas. Lorsque les cloches argentines Réveillent l'oiseau dans son nid, C'est moi qui te suis à matines : Et quand la prière finit. Au sortir du temple gothique, C'est moi qui vais sous le portique T'offrir, suivant l'usage antique. L'eau sainte et le rameau bénit. Quand, vers la fin de la journée, Tu vas près du saint tribunal, Devant l'ermite prosternée. Incliner ton front virginal, C'est moi qui d'un air humble et tendre. Quand l'Angélus s'est fait entendre, Esclave assidu, vais t'attendre Auprès du confessionnal. Viens, je te dirai le cantique Que je suis allé, ce matin. Choisir pour toi dans la boutique D'un colporteur napolitain, Et contre la dent meurtrière Des loups errants dans la clairière, Je t'apprendrai quelle prière Il faut réciter en latin. Je mettrai dans ton oratoire Un missel à fermoirs dorés, Où des moines ont peint l'histoire De nos anciens livres sacrés ; Des apôtres les douze images, La bonne Vierge, et les trois Mages Au Christ apportant leurs hommages, Et baisant ses pieds adorés. Oh, regarde-moi sans colère ! Promets-moi que tu m'aimeras : Ne me défends pas de te plaire, Laisse-toi serrer dans mes bras ! Que cette froideur t'abandonne ; A péché secret Dieu pardonne, Et je mettrai sur ta madone Le voile que tu quitteras.
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Nous nous battons pour protéger ceux que nous aimons; et nous sacrifier à notre tour. Le heurtoir en argent posé sur la porte de la mort s'est égratigné et s'est usé dans ma main. Dans la mort, nous trouvons la paix, mais dans la vie, nous trouvons l'amour. Avec cela, vous ne pouvez pas gagner la guerre, mais soyez assuré que vous gagnerez la bataille en cours Et, la bataille sera gagnée, pas avec des chiffres, mais avec la volonté pure Tant que vous ne tombez pas en proie aux mains égoïstes de la cupidité Et même si ces mains vous dévoraient, vos grands héritages survivront dans ceux qui vous ont connu Et le baiser doux de la mort sera juste un autre tourneur de page dans votre histoire sans fin. Car une histoire, aussi importante que la tienne, ne meurt jamais; il est seulement oublié dans la bibliothèque d'un esprit Pourtant, je promets de rester et de garder les pages de tomber entre les mains de la carie Car même si ces pages tombent, elles seront rappelées et surveillées; regardé par ceux qui vous regardaient avant Parce que ces souvenirs ont été conçus par le seul amour intouchable par les mains du temps.
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Apr 16, 2018
Apr 16, 2018 at 6:25 PM UTC
History Lesson
Je t'aime ma chère, Et j'ai besoin de savoir comment vas-tu ? Tu me manques, ma belle, Et je veux ta compagnie. Pas seulement pour quelques années, Mais pour toute une vie. Ta vie est la mienne, Et ma vie est à toi. Arrête d'être si égoïste, Laisse-moi être à toi pour toujours. Je vous promets que je ne vous découragerai jamais, Et je ne limiterai pas ta vie. Je ne suis pas si vieux, Pourquoi te sens-tu déconnecté ? How are you? I love you, my darling, And I need to know how are you? I miss you baby, And I want your company. Not just for a few years, But for a lifetime. Your life is mine, And my life is yours. Stop being so egoistic, Let me be forever yours. I promise that you I'll never discourage, And your life I'll never restrict. I'm not that old, Why do you feel disconnected?
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Jun 1, 2024
Jun 1, 2024 at 4:39 AM UTC
Comment allez vous ? | How are you?
Inconstance, affreux sentiment, Je t'implorais, je te déteste. Si d'un nouvel amour tu me fais un tourment, N'est-ce pas ajouter au tourment qui me reste ? Pour me venger d'un cruel abandon, Offre un autre secours à ma fierté confuse ; Tu flattes mon orgueil, tu séduis ma raison ; Mais mon cœur est plus tendre, il échappe à ta ruse. Oui, prête à m'engager en de nouveaux liens, Je tremble d'être heureuse, et je verse des larmes ; Oui, je sens que mes pleurs avaient pour moi des charmes, Et que mes maux étaient mes biens. Si tu veux m'égarer dans l'amour que j'inspire, Si tu ne veux changer ton ivresse en remords, Arrache donc mon âme à ses premiers transports, À ce tourment aimé que rien ne peut décrire. Me sera-t-il payé, même par le bonheur ? Pour le goûter jamais mon âme est trop sensible ; Je la donne au plaisir; une pente invincible La ramène vers la douleur. Comme un rêve mélancolique, Le souvenir de mes amours Trouble mes nuits, voile mes jours. II est éteint ce feu, ce charme unique, Éteint par toi, cruelle. En vain à mes genoux Tu promets d'enchaîner un amant plus aimable, Ce cœur blessé, dont l'amour est jaloux, Donne encore un regret, un soupir au coupable. Qu'il m'était cher ! que je l'aimais ! Que par un doux empire il m'avait asservie ! Ah ! Je devais l'aimer toute ma vie, Ou ne le voir jamais ! Que méchamment il m'a trompée ! Se peut-il que son âme en fût préoccupée, Quand je donnais à son bonheur Tous les battements de mon cœur ! Dieu ! comment se peut-il qu'une bouche si tendre Par un charme imposteur égare la vertu ? Si ce n'est dans l'amour, où pouvait-il le prendre, Quand il disait : « Je t'aime ; m'aimes-tu ? » Ô fatale inconstance ! ô tourment de mon âme ! Qu'as-tu fait de la sienne, et qu'as-tu fait de moi ? Non, ce n'est pas l'Amour, ce n'est pas lui, c'est toi Qui de nos jours heureux as désuni la flamme. Je ne pouvais le croire : un triste étonnement Au cœur le plus sensible ôtait le sentiment. Mes pleurs se desséchaient à leur source brûlante, Mon sang ne coulait plus ; j'étais pâle, mourante ; Mes yeux désenchantés repoussaient l'avenir : Tout semblait m'échapper, tout, jusqu'au souvenir. Mais il revient, rien ne l'efface ; La douleur en fuyant laisse encore une trace. Si tu m'as vue un jour me troubler à ta voix, C'est que tu l'imitais, cet accent que j'adore. Oui, cet accent me trouble encore, Et mon cœur fut créé pour n'aimer qu'une fois.
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L'inconstance
Inconstance, affreux sentiment, Je t'implorais, je te déteste. Si d'un nouvel amour tu me fais un tourment, N'est-ce pas ajouter au tourment qui me reste ? Pour me venger d'un cruel abandon, Offre un autre secours à ma fierté confuse ; Tu flattes mon orgueil, tu séduis ma raison ; Mais mon cœur est plus tendre, il échappe à ta ruse. Oui, prête à m'engager en de nouveaux liens, Je tremble d'être heureuse, et je verse des larmes ; Oui, je sens que mes pleurs avaient pour moi des charmes, Et que mes maux étaient mes biens. Si tu veux m'égarer dans l'amour que j'inspire, Si tu ne veux changer ton ivresse en remords, Arrache donc mon âme à ses premiers transports, À ce tourment aimé que rien ne peut décrire. Me sera-t-il payé, même par le bonheur ? Pour le goûter jamais mon âme est trop sensible ; Je la donne au plaisir; une pente invincible La ramène vers la douleur. Comme un rêve mélancolique, Le souvenir de mes amours Trouble mes nuits, voile mes jours. II est éteint ce feu, ce charme unique, Éteint par toi, cruelle. En vain à mes genoux Tu promets d'enchaîner un amant plus aimable, Ce cœur blessé, dont l'amour est jaloux, Donne encore un regret, un soupir au coupable. Qu'il m'était cher ! que je l'aimais ! Que par un doux empire il m'avait asservie ! Ah ! Je devais l'aimer toute ma vie, Ou ne le voir jamais ! Que méchamment il m'a trompée ! Se peut-il que son âme en fût préoccupée, Quand je donnais à son bonheur Tous les battements de mon cœur ! Dieu ! comment se peut-il qu'une bouche si tendre Par un charme imposteur égare la vertu ? Si ce n'est dans l'amour, où pouvait-il le prendre, Quand il disait : « Je t'aime ; m'aimes-tu ? » Ô fatale inconstance ! ô tourment de mon âme ! Qu'as-tu fait de la sienne, et qu'as-tu fait de moi ? Non, ce n'est pas l'Amour, ce n'est pas lui, c'est toi Qui de nos jours heureux as désuni la flamme. Je ne pouvais le croire : un triste étonnement Au cœur le plus sensible ôtait le sentiment. Mes pleurs se desséchaient à leur source brûlante, Mon sang ne coulait plus ; j'étais pâle, mourante ; Mes yeux désenchantés repoussaient l'avenir : Tout semblait m'échapper, tout, jusqu'au souvenir. Mais il revient, rien ne l'efface ; La douleur en fuyant laisse encore une trace. Si tu m'as vue un jour me troubler à ta voix, C'est que tu l'imitais, cet accent que j'adore. Oui, cet accent me trouble encore, Et mon cœur fut créé pour n'aimer qu'une fois.
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Tu dis que mes délires D'orphie volante Pour attendrir ta chair de conque Sont nuls et non avenus. Et que le chemin qui mène A la crête du mont de Vénus Est ardu et pentu et glissant Surtout pour celui qui grimpe à bicyclette. Je serais vantard Je ne serais que vent fripon et couillonnade Et tu n'as nul besoin de la marchandise Que je te présente fraîche et dispose sur l'étal Avec ce bec aux dents soi-disant acérées. Je te promets pourtant de t'attendrir J'ai la recette : elle est rare et je te l'offre C'est une recette simple et infaillible Comme gage de notre désir de nous fondre dans nos ombres Je te chante en latin lubricus Première classe des adjectifs masculins, Nominatif singulier Comme l'ont chanté avant moi Tacite, Horace, Virgile, Pline Ovide et autres Qui est la racine de lubrique Et qui veut dire glissant C'est-à-dire lisse, poli, gluant, dangereux, périlleux, coulant, Insaisissable, fuyant, inconstant, incertain, décevant, trompeur, séduisant, Chancelant, disposé, prêt à, hasardeux, délicat et mobile Si l'on en croit le Gaffiot de 1934 Et je m'enroule en Aspidelaps lubricus Serpent corail venimeux autour de ton ombre Souffre donc que je te lustre de l'antidote De mon ombre glissante Et c'est dans l'ombre de nos ombres Que nous sommes lubriques Que nous sommes lumière Haletant, bavant, buvant goutte à goutte Nos cantiques les plus luxurieux. Ce sont comme des envies de femme enceinte Irrépressibles Inexplicables Incompréhensibles Et pourtant sourdes et réelles Incontournables Je veux que ces envies jaillissent De nos inconsciences charnelles Et prolifèrent, nous mordent Nous griffent, nous lacèrent Nous démantibulent. Nos pondaisons ne sont jamais stériles. Nos jaunes pochés éclatent Dans l'eau bouillante de nos verbes De toutes les couleurs de l'arc en ciel Et nos coquilles ont toutes les formes géométriques Et s'imbriquent Comme par miracle Comme des poupées-gigognes.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 11:33 AM UTC
Délires d'orphie
Tu dis que mes délires D'orphie volante Pour attendrir ta chair de conque Sont nuls et non avenus. Et que le chemin qui mène A la crête du mont de Vénus Est ardu et pentu et glissant Surtout pour celui qui grimpe à bicyclette. Je serais vantard Je ne serais que vent fripon et couillonnade Et tu n'as nul besoin de la marchandise Que je te présente fraîche et dispose sur l'étal Avec ce bec aux dents soi-disant acérées. Je te promets pourtant de t'attendrir J'ai la recette : elle est rare et je te l'offre C'est une recette simple et infaillible Comme gage de notre désir de nous fondre dans nos ombres Je te chante en latin lubricus Première classe des adjectifs masculins, Nominatif singulier Comme l'ont chanté avant moi Tacite, Horace, Virgile, Pline Ovide et autres Qui est la racine de lubrique Et qui veut dire glissant C'est-à-dire lisse, poli, gluant, dangereux, périlleux, coulant, Insaisissable, fuyant, inconstant, incertain, décevant, trompeur, séduisant, Chancelant, disposé, prêt à, hasardeux, délicat et mobile Si l'on en croit le Gaffiot de 1934 Et je m'enroule en Aspidelaps lubricus Serpent corail venimeux autour de ton ombre Souffre donc que je te lustre de l'antidote De mon ombre glissante Et c'est dans l'ombre de nos ombres Que nous sommes lubriques Que nous sommes lumière Haletant, bavant, buvant goutte à goutte Nos cantiques les plus luxurieux. Ce sont comme des envies de femme enceinte Irrépressibles Inexplicables Incompréhensibles Et pourtant sourdes et réelles Incontournables Je veux que ces envies jaillissent De nos inconsciences charnelles Et prolifèrent, nous mordent Nous griffent, nous lacèrent Nous démantibulent. Nos pondaisons ne sont jamais stériles. Nos jaunes pochés éclatent Dans l'eau bouillante de nos verbes De toutes les couleurs de l'arc en ciel Et nos coquilles ont toutes les formes géométriques Et s'imbriquent Comme par miracle Comme des poupées-gigognes.
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Tu m'as frappé, c'est ridicule, Je l'ai battue et c'est affreux : Je m'en repens et tu m'en veux. C'est bien, c'est selon la formule. Je n'avais qu'à me tenir coi Sous l'aimable averse des gifles De ta main experte en mornifles, Sans même demander pourquoi. Et toi, ton droit, ton devoir même, Au risque de t'exténuer, Il serait de continuer De façon extrême et suprême... Seulement, ô ne m'en veux plus, Encore que ce fût un crime De t'avoir faite ma victime... Dis, plus de refus absolus, Bats-moi, petite, comme plâtre, Mais ensuite viens me baiser, Pas ? quel besoin d'éterniser Une querelle trop folâtre. Pour se brouiller plus d'un instant, Le temps de nous faire une moue Qu'éteint un bécot sur la joue, Puis sur la bouche en attendant Mieux encor, n'est-ce pas, gamine ? Promets-le-moi sans biaiser. C'est convenu ? Oui ? Puis-je oser ? Allons, plus de ta grise mine !
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Tu m'as frappé, c'est ridicule
Si je veux que ma destinée ne soit pas semblable à  un jour de pluie Je dois pas investir dans un parapluie Mais plustot prendre ce que je considère comme la petite chose que je fais maintenant au sérieux, Elle doit être productive pas seulement en billets Elle doit aussi sinon donner du sens a ma vie Je dois me dire qu'un jour je regarderai derrière et avec un sourire je benirai Dieu pour la force qu'il m'a donné de tenir bon Il ya que Lui mon Abris mon Défenseur mon admirable Conseiller A cela je doit ajouter Que je raconterai mon Histoire pour encourager Que j'écrirais ma bibliographie pour aménager les esprits Je donnerai mon témoignage pour inspirer Et je prendrai  exemple sur moi-même pour aspirer a plus grand Aujourd'hui je suis convaincue que Je ne dois pas lire les bibliographie de mes patriarches pour comprendre la clé de leur succès Je dois les lire  pour avoir un aperçu des obstacles et des monstres auquelles je ferai face pendant mon ascension, et m'attendre a ce que les miens soit plus féroces Ou prier pour cela Aujourd'hui je demande a la vie de ne pas me sourir Je lui promets que demain je lui sourirait en lui disant merci de n'avoir pas été facile avec moi D'avoir été un enseignant impartiale
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Sep 20, 2021
Sep 20, 2021 at 2:35 AM UTC
Ma Vie de demain Tome 2