"libitum" poems
Muffled moaning
Rhythmic, robotic
Bleeding through walls
Is that what I sound like?
It doesn't sound fun
It sounds quite boring
Repetitive squeaks
In 3/4 time
I'd use rubato
I'd be espressivo
No etudes for me
Just ad libitum
But for now I lay
Sexiled to the couch
Wishing I had someone
To make music with
Feb 19, 2015
Feb 19, 2015 at 12:24 AM UTC
Pour les yeux de souveraine un coup de crayon pour redessiner les sourcils
Une couche légère de mascara sur les cils des pointes à la racine
Un petit gris léger sur les coins internes et externes de l 'oeil
Et une couleur rose sur les paupières mobiles
Et du khôl pour illuminer ce regard envoûtant de sirène qui hypnotise
Les phalènes jusqu'au fin fond de sa mer d'airain
Sans oublier le rouge à lèvres aubergine
Kiotis Paris made in France
Pour hydrater et satiner le cuivre de ses lèvres :
Mon féminin céleste zéro fausse note est vite prête
En deux temps trois mouvements
Et des secondes interminables
Il n 'est jamais trop **** pour Désirée et ses mille épigones :
Judith, parée, poudrée, maquillée, parfumée
Hérodiade, ****** et dressée sur son trente-et-un
Eve, coiffée, habillée, décolletée,
Sapphô, culottée, chaussée, toilettée
Pandore, prête à jaillir de jour comme de nuit
Hélène, légère comme un papillon
Cléopatre fraîche comme la rosée :
Pulchra Fatale et Désirée
Elle est belle, elle est wow, elle est elles toutes en Une enrobée
C'est l'ombre plurimillénaire romantique de Balkis, reine du Matin,
C'est l'ombre plurimillénaire romantique de Makéda, reine du Midi
C'est l'ombre plurimillénaire décadente de Salomè, reine du Soir
Quelque part ressuscitée
Et je l 'aime comme elle est
Chaque jour que le soleil fait
Jette un baiser couleur de belle lune de miel
A ma sirène métissée de Matin, Midi, Soir !
Ce n'est pas pour rien que ma Pulchra est fille de Mnèmosuné
Fille de Wainaha , saint dragon hémiarite
Par son don de seconde vue
Ma sulamite débusque au quart de tour les artifices,
Les cernes, les imperfections, les camouflages
Les faux cils, les faux ongles, les faux saints
Et les faux poètes, les faux salomons et leurs fausses huppes
Et leurs chants libertins en hexamètres dactyliques
Au son de leur phorminx d'occasion
Eh oui Ma Désirée est Pulchra authentique et fatale
Elle chante tentatrice avec Kiotis
Son cantique des cantiques ad libitum
"Je suis bien, je suis wow , je supervise
Et je m'aime comme je suis "
Aug 22, 2019
Aug 22, 2019 at 1:59 AM UTC
Entre le sac et le ressac
Ma muse nage nue
Au cœur des vagues
De neige immortelle
De la nuit tropicale.
C'est un mélange de sirène
Et de sauterelle
A la queue papillonnante bleue verte et grise
Qui plonge à intervalles réguliers
Dans le sauna des abysses
A la recherche des sources chaudes
Des volcans sous-marins
Où dorment les champignons sauvages
Et où paissent les rennes
En attendant le moka saveur airelles
D'un Petit Prince abscons portant masque, palmes et tuba
Qui danse la rumba cubaine.
Quand ma très chère se déhanche
Elle skie elle patine elle surfe
Elle nage elle plonge elle sue
Entre les battements de conga,
Les glissés et les déliés de son partenaire
Tout en tricotant des pas humides de calypso vierge
Ad libitum.
Sep 29, 2019
Sep 29, 2019 at 7:48 AM UTC
Il y a bien huit milliards d'années lumière
Huit cents millions de lustres
Huit cents mille siècles
Huit cents quatre-vingt-huit ans
Huit mois
Huit jours
Huit heures
Huit minutes
Et huit secondes
Nous étions le même corps
La même lune mathusalémique
En orbite autour de Saturne
Puis le grand horloger des Dioscures
Dans son grand égarement
Nous a déclarés péchés capitaux,
Luxure et gourmandise,
Et nous a séparés. Tu te souviens ?
Désormais tu es Epiméthée, Titan qui réfléchit après coup
Et moi Janus, bifrons ou quadrifrons, dieu des portes et des entrées
Aux visages qui se dévisagent
Et nous continuons sur la même orbite
En fer à cheval
Toi intérieure, moi extérieure
Et inversement
Tous les quatre ans
Jusqu'à la fin des temps.
Si l'on en croit Newton
"Deux corps s'attirent en raison directe de leur masse
Et en raison inverse du carré de leur distance "
Je suis comme toi couvert de cratères
Castor, Idas, Lynceus et Phoibe
Et chaque seconde me rapproche
De tes merveilleuses boursouflures
Pollux et Hilairea.
Ad libitum nous échangeons nos orbites jumelles
Et poursuivons notre ballet gravitationnel
Entre cosinus et sinus,
Constante et tangente,
Exponentielle et dérive,
En attendant la mutuelle collision,
La chevauchée céleste de nos hypoténuses
Sans jamais perdre de vue la donnée mathématique :
La primitive de x au carré
Vaut un tiers de x au cube
A une constante près.
Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 5:52 AM UTC
It hurts so bad like a vulcano that keeps calm but just want the lava to cover it all
to swallow the core
vanish
disappear
be a breath
be a feather
I loathe all the ivy of this hell
I wish a " pretty girl" could be enough to light my pages
but so many sighs are unwritten
I am sieving the tiny gleams in the aching paper
I am shielding my words
holding my tongue
taping my mouth and my wings too
choking my soul for fear of being loved for fear of being hated too
numb and bleak as hell like the title of my heart book
I take credit for every spot of blood for every scar
it is all mine
Even the rain
Is it such a piece of cake to fly away from your own claws
Yet I don't want to die so let her torture me ad libitum
so I am never approach
ed
so I am drifting
on the ocean of nothing
knots and pieces of mirror
there are so many thorns under the coton of my dresses
when she asks for something
does she want to save me
I doubt her words
I doubt her face
Even her eyes can lie
There is nothing to read between lines
I am fallen from the nest
licking my wounds in the corner of my room
unable to breathe willingly
Everything is artificial and mostly hurtful
If only I could be a fool again maybe you would read and laugh more as we turn the pages(...)
Jun 3, 2016
Jun 3, 2016 at 3:18 AM UTC
One’s body is the beast of the soul ad libitum
Skimmed, tamed, frustrated, desires-damned
Learning in its sweet but furious rebellion
It is made of skin-dust in the stream, alluvium
Of a deep sinuous river, element of passion
Imperfect orb yet proud matter of perfection
Placed at the center of your senses, riotous jewelry
Bedecking, centerpiece of your dominant chest.
Veiled during our rites, silent under the canopy
You seize against your mouth my finery, lover, my fest…
The liquid gemstones give way and the string
Weaves itself again, lightning bolt around you
The palace is shaken by an echo, noblest equilibrium
Hidden crater, fusions, explosions and a blue lava ring
Slowly spread until the delta of your Nile…
Our flesh collide. Then, an unbridled pulsation rises, a mile
Away from the mountains of our erected temples
Swimming against the black tide of our Aegean seas…
In a white morning’s gleam, we have lost to our bodies
Hand-to-hand, in love, in a mutual fantasy.
Translated and adapted on July 9, 2015.
Nov 28, 2015
Nov 28, 2015 at 6:21 AM UTC
gathered the storms,
and gathered the winds
of undying suffering.
sufferings of pleasure,
psychedelics of exalted warmth
stalked and stumbled
around the planetary man;
the dying and the undying
the man and the un-man
both together excited to the darkest night.
who lost is unknown to me;
the wall blears the boundary.
unfixed the shape,
darkness deepens the dancing dolphins;
sanity swirls,
words skip the stray lips
as if forgotten bones collapse and crumble.
seaming with flabby fragments
the mouth of Thermopylae.
drawing a stick out of spillikins.
there remains the tongue-tied taciturn;
as if dead and done to bones.
Nov 17, 2019
Nov 17, 2019 at 2:23 PM UTC
Quand tu ris je frissonne et je danse
Je pleure à chaudes larmes, je tournoie
A gorge déployée
Je me désopile.
Quand tu ris c'est Vénus qui me chevauche
Et me vénère !
C'est comme un rire aphrodisiaque
Un rire interdit
Un rire noir qui bouillonne
à petit feu et qui enfle sa pulpe d'ébène
pour accueillir le parfum du musc.
Je me sens alors privilégié
Appelle-moi ton Empereur de Chine
Je suis consommateur captif de ce rire.
Rare
Quand tu ris tu éclates
Tu meurs
Tu ****** sur toi
Tu te plies
Tu te dérides
Tu es hilare !
Quand tu ris
Tous tes jardins secrets
S'enivrent et se font jour
A travers tes lèvres et tes dents
On voit apparaître des elfes et des lutins
Qui frissonnent aux toiles d'araignées
Tendues au fond de ta gorge
Pour que ton rire parte ad libitum
Et finisse en soupir.
Quand tu ris tu respires
Mieux tu inspires
Et quand ton rire expire
C'est pour renaître bientôt
Comme une chute du Zambèze
Dont on ne connait pas la source
Quand tu ris c'est le signal,
Muse vénérée,
Alors je me marre
Je m'amarre à tes eaux pour m'asperger de toi
Et me contaminer de ton fou rire vénérien.
Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 6:56 AM UTC
Je te dis Vous
Ta Majesté
Car vous êtes plurielle
Je vous dis tu
Votre Seigneurie
Car tu es singulière.
Tu ou vous
Vous ou tu
Êtes la dyade
La deuxième personne
Les sœurs siamoises
Démultipliées dans le labyrinthe
De la conjugaison
À tous les temps du verbe et de la chair
Et c'est pour cette raison unique
Que je vous t'aime
Et que je te vous aime
Dodécaphoniquement
Et que je vous conjugue
Et que je vous hume les notes du cou
Et que je te renifle les lunes en rut
Et que les temps s'abolissent
Que les silences deviennent bis
Et les pauses deviennent ut
Et que les dièses et les bémols ouvrent
Les clés de fa et les portées
Et que moderato cantabile je respire
Les noires et les blanches
Les croches et les rondes
Du bas du dos de dentelle
De votre tienne excellence
Ad libitum...
Nov 18, 2019
Nov 18, 2019 at 4:54 AM UTC