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"juans" poems
oh, san juans, your riches beckon your wealth, your beauty calls your waveless, salty waters blue my heart since childhood draws your waters lap at darkened rock 'round islands, bays and inlets fill with returning salmon teeming your breaking waters thrill your tide, oh ever river changing charges muddy oyster flats your thriving pods of orca leap o'er spray in mid-air acrobats from seabed swift, cold and deep  the lushness of your green hills rise  your sun falls fleet like shooting star your sparkling waters mesmerize sailing craft from ’neath horizon angels spread their wings of color skirt your shoals and ply your straits find safety anchored in your harbors  oh, san juans, your wonder waits your treasure and your magic calls your waveless, crystal waters blue my heart since youth still draws calls me to return each year to dip my paddle deep when life averts the journey there in dreams you beckon while i sleep
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Oct 14, 2013
Oct 14, 2013 at 2:22 AM UTC
oh, san juans
I sailed a laser in the horseshoe bay of an island in the San Juans The wind was blowing from the south at twenty knots or so, it felt like fifty on my cheeks As I headed upwind and felt the vessel heel, my toes dug past their strap, I leaned to level 'til My face was sprinkled with the spray, my hair was trailing in the wake And geese did glide not far away, just above the crests, honking as I flew along and just behind them Skipping now and then, my windswept face like a stone
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Mar 6, 2010
Mar 6, 2010 at 7:24 AM UTC
Chasing Geese
La spirale sans fin dans le vide s'enfonce ; Tout autour, n'attendant qu'une fausse réponse Pour vous pomper le sang, Sur leurs grands piédestaux semés d'hiéroglyphes, Des sphinx aux seins pointus, aux doigts armés de griffes, Roulent leur oeil luisant. En passant devant eux, à chaque pas l'on cogne Des os demi-rongés, des restes de charogne, Des crânes sonnant creux. On voit de chaque trou sortir des jambes raides ; Des apparitions monstrueusement laides Fendent l'air ténébreux. C'est ici que l'énigme est encor sans Oedipe, Et qu'on attend toujours le rayon qui dissipe L'antique obscurité. C'est ici que la mort propose son problème, Et que le voyageur, devant sa face blême, Recule épouvanté. Ah ! Que de nobles coeurs et que d'âmes choisies, Vainement, à travers toutes les poésies, Toutes les passions, Ont poursuivi le mot de la page fatale, Dont les os gisent là sans pierre sépulcrale Et sans inscriptions ! Combien, dons juans obscurs, ont leurs listes remplies Et qui cherchent encor ! Que de lèvres pâlies Sous les plus doux baisers, Et qui n'ont jamais pu se joindre à leur chimère ! Que de désirs au ciel sont remontés de terre Toujours inapaisés ! Il est des écoliers qui voudraient tout connaître, Et qui ne trouvent pas pour valet et pour maître De Méphistophélès. Dans les greniers, il est des Faust sans Marguerite, Dont l'enfer ne veut pas et que Dieu déshérite ; Tous ceux-là, plaignez-les ! Car ils souffrent un mal, hélas ! Inguérissable ; Ils mêlent une larme à chaque grain de sable Que le temps laisse choir. Leur coeur, comme une orfraie au fond d'une ruine, Râle piteusement dans leur maigre poitrine L'hymne du désespoir. Leur vie est comme un bois à la fin de l'automne, Chaque souffle qui passe arrache à leur couronne Quelque reste de vert, Et leurs rêves en pleurs s'en vont fendant les nues, Silencieux, pareils à des files de grues Quand approche l'hiver. Leurs tourments ne sont point redits par le poète Martyrs de la pensée, ils n'ont pas sur leur tête L'auréole qui luit ; Par les chemins du monde ils marchent sans cortège, Et sur le sol glacé tombent comme la neige Qui descend dans la nuit.
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La spirale sans fin
La spirale sans fin dans le vide s'enfonce ; Tout autour, n'attendant qu'une fausse réponse Pour vous pomper le sang, Sur leurs grands piédestaux semés d'hiéroglyphes, Des sphinx aux seins pointus, aux doigts armés de griffes, Roulent leur oeil luisant. En passant devant eux, à chaque pas l'on cogne Des os demi-rongés, des restes de charogne, Des crânes sonnant creux. On voit de chaque trou sortir des jambes raides ; Des apparitions monstrueusement laides Fendent l'air ténébreux. C'est ici que l'énigme est encor sans Oedipe, Et qu'on attend toujours le rayon qui dissipe L'antique obscurité. C'est ici que la mort propose son problème, Et que le voyageur, devant sa face blême, Recule épouvanté. Ah ! Que de nobles coeurs et que d'âmes choisies, Vainement, à travers toutes les poésies, Toutes les passions, Ont poursuivi le mot de la page fatale, Dont les os gisent là sans pierre sépulcrale Et sans inscriptions ! Combien, dons juans obscurs, ont leurs listes remplies Et qui cherchent encor ! Que de lèvres pâlies Sous les plus doux baisers, Et qui n'ont jamais pu se joindre à leur chimère ! Que de désirs au ciel sont remontés de terre Toujours inapaisés ! Il est des écoliers qui voudraient tout connaître, Et qui ne trouvent pas pour valet et pour maître De Méphistophélès. Dans les greniers, il est des Faust sans Marguerite, Dont l'enfer ne veut pas et que Dieu déshérite ; Tous ceux-là, plaignez-les ! Car ils souffrent un mal, hélas ! Inguérissable ; Ils mêlent une larme à chaque grain de sable Que le temps laisse choir. Leur coeur, comme une orfraie au fond d'une ruine, Râle piteusement dans leur maigre poitrine L'hymne du désespoir. Leur vie est comme un bois à la fin de l'automne, Chaque souffle qui passe arrache à leur couronne Quelque reste de vert, Et leurs rêves en pleurs s'en vont fendant les nues, Silencieux, pareils à des files de grues Quand approche l'hiver. Leurs tourments ne sont point redits par le poète Martyrs de la pensée, ils n'ont pas sur leur tête L'auréole qui luit ; Par les chemins du monde ils marchent sans cortège, Et sur le sol glacé tombent comme la neige Qui descend dans la nuit.
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A spray of sparrows ascend from the seed splashed garden floor perching high in the delicate branches of my heart together we warble our Ode to Spring Spicy Concador lilies open their fragrant parasols in curly vernal tresses Jasmine petals tucked between the crease of her ample ***** wafts deliriously making us all a wee bit tipsy Sticky sap of love oozes from secret orifices and long slender tree limbs Hibiscus donned in frilly Easter bonnets and climbing red swashbuckling Don Juans dance around Her graceful ankles The garden is suddenly So alive So very pregnant Zeppelin shaped dragonflies buzz softly past our upturned lips Spring's milk and honey kisses showers the earth blessing our burgeoning Spirits
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Apr 4, 2018
Apr 4, 2018 at 8:37 PM UTC
Persephone's Kiss
There was a kind breeze in the sweltering inferno of an August Summer day in Palm Bay, Florida Penelope the climbing orphan rose gazed up at me gratefully as I trimmed away the last of the blue sky vine Now she could ascend in all her purple glory The breeze followed me to the jhoola. As i sat swinging on the soft comfortable cushions, I was thrilled to observe that our white French trellis was finally adorning herself with romantic red roses Like a little love chateau in gay Paris climbing Don Juans serenaded her vinyl bodice in bold, flamboyant, valentine red Out the corner of my eye I spotted the handsome but shy red cardinal swaying between the branches of our hibiscus bush located close to the lantern shaped red bird feeder Dewy sweetness of the moment filled my heart leaning back in the swing, I thought to myself: "This is certainly turning out to be a bright Red-Letter Day!"
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Aug 26, 2018
Aug 26, 2018 at 1:42 PM UTC
Valentines in August