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"aimons" poems
Adieu chère maison de mes ancêtres Cette fois ci, le sort en est jeté, Les acquéreurs improbables, les propriétaires chimériques, ont consigne la somme convenue sur les fonds du notaire. Et toi, chère maison, tu vas changer de famille et d'amours. Désormais, nos enfances envolées, ne retrouveront plus le secours, des vielles boiseries et des tapisseries centenaires, de toutes ces armoire en châtaignier et ces commodes de noyer, auxquels nous rattache encor comme un fil invisible, tant de senteurs, d'images et souvenirs fanés. Et le tic-tac mélodieux de la vieille horloge dans l'entrée du 19. Et ces mansardes, chargées d'objets hétéroclites que nous aimons tant fouiller. Quant au jardin qui aurait pu être un parc, comment oublier ses massifs de groseilliers et ses fraises des bois ? Et les plants de rhubarbe, la sauge aux grandes vertus, aux dires de grand-mère. Ainsi que les allées de marguerites, attirant les abeilles, plus **** remplacées par des rosiers blancs, roses et rouges si odorants. Cette maison de famille qui résista a tant de coups du sort, a péri des impôts et des frais d'entretien du jardin, du manque de modernisation aussi. Alors que tant de logements sans âme étaient construits. Surtout de l'âge et du départ de sa chère maîtresse, ma mère, qui y avait trop froid et ne pouvait y vivre seule. Et aussi un peu, ma franchise l'admet, du manque d'initiatives et de goût pour l'association de nous tous, de notre fratrie. Certes l'on pourra trouver bien des excuses. Les uns furent trop **** les autres manquèrent de moyens. Mais dans mon fors intérieur, Je sais que cette maison manqua surtout de notre audace et de notre courage commun a la faire vivre. Aussi notre maison de famille fut comme abandonnée a son sort par ses enfants disperses par la vie. Pauvre maison, nous n'avons su te garder; puisses-tu tomber désormais dans des mains aimantes, artistes et vertes ! Paul Arrighi
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Oct 28, 2015
Oct 28, 2015 at 9:25 AM UTC
Adieu chère maison de mes ancêtres ( Good Bye, dear House, of our ancestors)
Adieu chère maison de mes ancêtres Cette fois ci, le sort en est jeté, Les acquéreurs improbables, les propriétaires chimériques, ont consigne la somme convenue sur les fonds du notaire. Et toi, chère maison, tu vas changer de famille et d'amours. Désormais, nos enfances envolées, ne retrouveront plus le secours, des vielles boiseries et des tapisseries centenaires, de toutes ces armoire en châtaignier et ces commodes de noyer, auxquels nous rattache encor comme un fil invisible, tant de senteurs, d'images et souvenirs fanés. Et le tic-tac mélodieux de la vieille horloge dans l'entrée du 19. Et ces mansardes, chargées d'objets hétéroclites que nous aimons tant fouiller. Quant au jardin qui aurait pu être un parc, comment oublier ses massifs de groseilliers et ses fraises des bois ? Et les plants de rhubarbe, la sauge aux grandes vertus, aux dires de grand-mère. Ainsi que les allées de marguerites, attirant les abeilles, plus **** remplacées par des rosiers blancs, roses et rouges si odorants. Cette maison de famille qui résista a tant de coups du sort, a péri des impôts et des frais d'entretien du jardin, du manque de modernisation aussi. Alors que tant de logements sans âme étaient construits. Surtout de l'âge et du départ de sa chère maîtresse, ma mère, qui y avait trop froid et ne pouvait y vivre seule. Et aussi un peu, ma franchise l'admet, du manque d'initiatives et de goût pour l'association de nous tous, de notre fratrie. Certes l'on pourra trouver bien des excuses. Les uns furent trop **** les autres manquèrent de moyens. Mais dans mon fors intérieur, Je sais que cette maison manqua surtout de notre audace et de notre courage commun a la faire vivre. Aussi notre maison de famille fut comme abandonnée a son sort par ses enfants disperses par la vie. Pauvre maison, nous n'avons su te garder; puisses-tu tomber désormais dans des mains aimantes, artistes et vertes ! Paul Arrighi
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Il est la première fois quand tu me regarde Et je peux voir que tu cherche pas à cacher! Je lis dans tes yeux que te souhaite une vie en deux Mais l'univers est contre nous... Nous sommes heureux avec notre petit échange de regards Chaque toucher nous réconforte et nous echanter Et comme ça, nous avons les moments les plus doux! Nous savons que nous aimons, mais nous avons peur de cette amour...
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Feb 20, 2014
Feb 20, 2014 at 3:23 PM UTC
Cache-cache de plaisir
Madame la camarde, Ne soyez pas si empressée, de venir faire vos emplettes parmi celles et ceux que nous aimons. La vie est suffisamment courte, pour que vous ne veniez en cueillir le fruit avant l’heure. Madame la camarde, Personne ne vous a invité, à trouver place aux noces de la vie. Vous n’êtes pas parmi nous bienvenue et diantre, avons assez soucis, pour butiner à nos tâches qui sont parfois nos souffrances sans vous demander ni hâte ni secours. Madame la camarde, Vous êtes vilaine et bien empressée de cheminer en curieux attelage, parfois vous avez recours à vos sœurs, dames Vieillesse et Maladie et parfois même à la Guerre qui vient ôter nos vies, plus tôt à ceux qui croient ainsi régler de mauvaises querelles. Paul Arrighi à Toulouse.
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Nov 12, 2015
Nov 12, 2015 at 3:04 PM UTC
Madame la camarde
Il avait l'âme aride et vaine de sa mère, L'œil froid du dieu voleur qui marche à reculons ; Il promenait sa grâce, insouciante, altière, Et les nymphes disaient : « Quel marbre nous aimons ! » Un jour que cet enfant d'Hermès et d'Aphrodite Méprisait Salmacis, nymphe du mont Ida, La vierge, l'embrassant d'une étreinte subite, Pénétra son beau corps si bien qu'elle y resta ! De surprise et d'horreur ses divines compagnes, Qui dans cet être unique en reconnaissaient deux, Comme un sphinx égaré dans leurs chastes montagnes, Fuyaient ce double faune au visage douteux. La volupté souffrait dans sa prunelle étrange, Il faisait des serments d'une hésitante voix ; L'amour et le dédain par un hideux mélange Dans son vague sourire étaient peints à la fois. Son inutile sein n'offrait ni lait ni flamme ; En s'y posant, l'oreille, hélas ! eût découvert Un cœur d'homme où chantait un pauvre cœur de femme, Comme un oiseau perdu dans un temple désert. Ô symbole effrayant de ces unions louches Où l'un des deux amants, sans joie et sans désir, Fuit le regard de l'autre ; où l'une des deux bouches En goûtant les baisers sent l'autre les subir !
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Hermaphrodite
Sonnet. Ils me disent, tes yeux, clairs comme le cristal : " Pour toi, bizarre amant, quel est donc mon mérite ? " - Sois charmante et tais-toi ! Mon coeur, que tout irrite, Excepté la candeur de l'antique animal, Ne veut pas te montrer son secret infernal, Berceuse dont la main aux longs sommeils m'invite, Ni sa noire légende avec la flamme écrite. Je hais la passion et l'esprit me fait mal ! Aimons-nous doucement. L'Amour dans sa guérite, Ténébreux, embusqué, bande son arc fatal. Je connais les engins de son vieil arsenal : Crime, horreur et folie ! - Ô pâle marguerite ! Comme moi n'es-tu pas un soleil automnal, Ô ma si blanche, ô ma si froide Marguerite ?
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Sonnet d'automne
«Lorsque s’en vient le soir…» ( When the evening is falling down) Les soirs du presqu’automne, sont nimbés de cette magnificence de la Nature qui sourds et qui mâture. C’est un temps particulièrement propice pour la méditation et l’éveil. Il est bel et bon de se réfugier aux côtés du tronc d´un grand arbre  ou de respirer sur son balcon, au soir d’une journée ardente et brûlante de chaleur et de penser aux destinées des êtres que nous avons aimés, que nous aimons et aussi à celles et ceux qui viendront après nous, si nous savons leur faire une place et agissons pour ne pas laisser trop saccager notre «commune Planète» que nous avons seulement reçu «en indivis». Il faut parfois faire «silence en soi» pour mieux comprendre les attentes et les rêves des autres, forcément différents des nôtres, ce qui est cependant une vraie chance. Je me plais à imaginer la beauté vive des jours de la fin de l’été décliner, bien trop vite, et je pense au caractère prométhéen de nombre des projets humains : philosophiques, politiques et même scientifiques en me disant : «Pourvu que nous ne passions pas à côté de l’essentiel ?» c’est à dire, de ce sourire tranquille du Monde, de sa beauté cosmique qui nous trouble et nous déchire,  nous   dévoilant  ces infinis en perpétuel chaos, que nous ne connaîtrons jamais complètement, mais qui nous incitent à penser, à rechercher et à entreprendre et suscitent  ce besoin de créer des civilisations plus «Humaines » et mieux «Humanistes », tirant les être vers le haut plutôt que de les rabaisser et de se perdre dans des  attitudes de «fermeture » ou pire de mépris, en exaspérant leurs peurs et la nôtre. Vous conviendrez que le lent raccourcissement des journées nous offre cette joie simple, goûter la fin du jour en pensant déjà au nouveau jour qui se lèvera demain et nous offrira, à son tour, la magnificence de ses couleurs, de ses opportunités, des moments de si doux bonheurs et de plaisirs pensifs. Paul Arrighi
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Sep 16, 2016
Sep 16, 2016 at 2:45 PM UTC
«Lorsque s’en vient le soir...» ( When the evening is falling down)
«Lorsque s’en vient le soir…» ( When the evening is falling down) Les soirs du presqu’automne, sont nimbés de cette magnificence de la Nature qui sourds et qui mâture. C’est un temps particulièrement propice pour la méditation et l’éveil. Il est bel et bon de se réfugier aux côtés du tronc d´un grand arbre  ou de respirer sur son balcon, au soir d’une journée ardente et brûlante de chaleur et de penser aux destinées des êtres que nous avons aimés, que nous aimons et aussi à celles et ceux qui viendront après nous, si nous savons leur faire une place et agissons pour ne pas laisser trop saccager notre «commune Planète» que nous avons seulement reçu «en indivis». Il faut parfois faire «silence en soi» pour mieux comprendre les attentes et les rêves des autres, forcément différents des nôtres, ce qui est cependant une vraie chance. Je me plais à imaginer la beauté vive des jours de la fin de l’été décliner, bien trop vite, et je pense au caractère prométhéen de nombre des projets humains : philosophiques, politiques et même scientifiques en me disant : «Pourvu que nous ne passions pas à côté de l’essentiel ?» c’est à dire, de ce sourire tranquille du Monde, de sa beauté cosmique qui nous trouble et nous déchire,  nous   dévoilant  ces infinis en perpétuel chaos, que nous ne connaîtrons jamais complètement, mais qui nous incitent à penser, à rechercher et à entreprendre et suscitent  ce besoin de créer des civilisations plus «Humaines » et mieux «Humanistes », tirant les être vers le haut plutôt que de les rabaisser et de se perdre dans des  attitudes de «fermeture » ou pire de mépris, en exaspérant leurs peurs et la nôtre. Vous conviendrez que le lent raccourcissement des journées nous offre cette joie simple, goûter la fin du jour en pensant déjà au nouveau jour qui se lèvera demain et nous offrira, à son tour, la magnificence de ses couleurs, de ses opportunités, des moments de si doux bonheurs et de plaisirs pensifs. Paul Arrighi
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À cette terre, où l'on ploie Sa tente au déclin du jour, Ne demande pas la joie. Contente-toi de l'amour ! Excepté lui, tout s'efface. La vie est un sombre lieu Où chaque chose qui passe Ébauche l'homme pour Dieu. L'homme est l'arbre à qui la sève Manque avant qu'il soit en fleur. Son sort jamais ne s'achève Que du côté du malheur. Tous cherchent la joie ensemble ; L'esprit rit à tout venant ; Chacun tend sa main qui tremble Vers quelque objet rayonnant. Mais vers toute âme, humble ou fière, Le malheur monte à pas lourds, Comme un spectre aux pieds de pierre ; Le reste flotte toujours ! Tout nous manque, hormis la peine ! Le bonheur, pour l'homme en pleurs, N'est qu'une figure vaine De choses qui sont ailleurs. L'espoir c'est l'aube incertaine ; Sur notre but sérieux C'est la dorure lointaine D'un rayon mystérieux. C'est le reflet, brume ou flamme, Que dans leur calme éternel Versent d'en haut sur notre âme Les félicités du ciel. Ce sont les visions blanches Qui, jusqu'à nos yeux maudits, Viennent à travers les branches Des arbres du paradis ! C'est l'ombre que sur nos grèves Jettent ces arbres charmants Dont l'âme entend dans ses rêves Les vagues frissonnements ! Ce reflet des biens sans nombre, Nous l'appelons le bonheur ; Et nous voulons saisir l'ombre Quand la chose est au Seigneur ! Va, si haut nul ne s'élève ; Sur terre il faut demeurer ; On sourit de ce qu'on rêve, Mais ce qu'on a, fait pleurer. Puisqu'un Dieu saigne au Calvaire, Ne nous plaignons pas, crois-moi. Souffrons ! c'est la loi sévère. Aimons ! c'est la douce loi. Aimons ! soyons deux ! Le sage N'est pas seul dans son vaisseau. Les deux yeux font le visage ; Les deux ailes font l'oiseau. Soyons deux ! - Tout nous convie À nous aimer jusqu'au soir. N'ayons à deux qu'une vie ! N'ayons à deux qu'un espoir ! Dans ce monde de mensonges, Moi, j'aimerai mes douleurs, Si mes rêves sont tes songes, Si mes larmes sont tes pleurs ! Le 20 mai 1838.
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À cette terre, où l'on ploie
À cette terre, où l'on ploie Sa tente au déclin du jour, Ne demande pas la joie. Contente-toi de l'amour ! Excepté lui, tout s'efface. La vie est un sombre lieu Où chaque chose qui passe Ébauche l'homme pour Dieu. L'homme est l'arbre à qui la sève Manque avant qu'il soit en fleur. Son sort jamais ne s'achève Que du côté du malheur. Tous cherchent la joie ensemble ; L'esprit rit à tout venant ; Chacun tend sa main qui tremble Vers quelque objet rayonnant. Mais vers toute âme, humble ou fière, Le malheur monte à pas lourds, Comme un spectre aux pieds de pierre ; Le reste flotte toujours ! Tout nous manque, hormis la peine ! Le bonheur, pour l'homme en pleurs, N'est qu'une figure vaine De choses qui sont ailleurs. L'espoir c'est l'aube incertaine ; Sur notre but sérieux C'est la dorure lointaine D'un rayon mystérieux. C'est le reflet, brume ou flamme, Que dans leur calme éternel Versent d'en haut sur notre âme Les félicités du ciel. Ce sont les visions blanches Qui, jusqu'à nos yeux maudits, Viennent à travers les branches Des arbres du paradis ! C'est l'ombre que sur nos grèves Jettent ces arbres charmants Dont l'âme entend dans ses rêves Les vagues frissonnements ! Ce reflet des biens sans nombre, Nous l'appelons le bonheur ; Et nous voulons saisir l'ombre Quand la chose est au Seigneur ! Va, si haut nul ne s'élève ; Sur terre il faut demeurer ; On sourit de ce qu'on rêve, Mais ce qu'on a, fait pleurer. Puisqu'un Dieu saigne au Calvaire, Ne nous plaignons pas, crois-moi. Souffrons ! c'est la loi sévère. Aimons ! c'est la douce loi. Aimons ! soyons deux ! Le sage N'est pas seul dans son vaisseau. Les deux yeux font le visage ; Les deux ailes font l'oiseau. Soyons deux ! - Tout nous convie À nous aimer jusqu'au soir. N'ayons à deux qu'une vie ! N'ayons à deux qu'un espoir ! Dans ce monde de mensonges, Moi, j'aimerai mes douleurs, Si mes rêves sont tes songes, Si mes larmes sont tes pleurs ! Le 20 mai 1838.
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Your lull of silence and solace Charming, fearful and young Laying me. Scared, still and tolerant To sleep I say fearful as it is due to your passion I say charming as there is no better And I say I am scared only out of my ignorance For I had always doubted and feared your love Until I was ambushed, in shelter Under peerless stars as witness You found me in hiding It was then that I broke The madness turned me pale Making me realize that you were the only one for me And so I say with hope That you will listen without doubt “Je m’abandonne à toi, mon amant fou. Alors aimons-nous maintenant comme jamais auparavant.” And you with but a smile fall on to me Burning me down with a love of your beauty It was then I realized I should have given in earlier To this sublime horror that is you, my lover.
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Jan 26, 2015
Jan 26, 2015 at 12:04 PM UTC
Insane lovers
Nous nous battons pour protéger ceux que nous aimons; et nous sacrifier à notre tour. Le heurtoir en argent posé sur la porte de la mort s'est égratigné et s'est usé dans ma main. Dans la mort, nous trouvons la paix, mais dans la vie, nous trouvons l'amour. Avec cela, vous ne pouvez pas gagner la guerre, mais soyez assuré que vous gagnerez la bataille en cours Et, la bataille sera gagnée, pas avec des chiffres, mais avec la volonté pure Tant que vous ne tombez pas en proie aux mains égoïstes de la cupidité Et même si ces mains vous dévoraient, vos grands héritages survivront dans ceux qui vous ont connu Et le baiser doux de la mort sera juste un autre tourneur de page dans votre histoire sans fin. Car une histoire, aussi importante que la tienne, ne meurt jamais; il est seulement oublié dans la bibliothèque d'un esprit Pourtant, je promets de rester et de garder les pages de tomber entre les mains de la carie Car même si ces pages tombent, elles seront rappelées et surveillées; regardé par ceux qui vous regardaient avant Parce que ces souvenirs ont été conçus par le seul amour intouchable par les mains du temps.
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Apr 16, 2018
Apr 16, 2018 at 6:25 PM UTC
History Lesson
VI. Le soleil s'est couché ce soir dans les nuées ; Demain viendra l'orage, et le soir, et la nuit ; Puis l'aube, et ses clartés de vapeurs obstruées ; Puis les nuits, puis les jours, pas du temps qui s'enfuit ! Tous ces jours passeront ; ils passeront en foule Sur la face des mers, sur la face des monts, Sur les fleuves d'argent, sur les forêts où roule Comme un hymne confus des morts que nous aimons. Et la face des eaux, et le front des montagnes, Ridés et non vieillis, et les bois toujours verts S'iront rajeunissant ; le fleuve des campagnes Prendra sans cesse aux monts le flot qu'il donne aux mers. Mais moi, sous chaque jour courbant plus bas ma tête, Je passe, et, refroidi sous ce soleil joyeux, Je m'en irai bientôt, au milieu de la fête, Sans que rien manque au monde, immense et radieux ! Avril 1829.
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Soleils couchants (VI)
Marie, baisez-moi ; non, ne me baisez pas, Mais tirez-moi le coeur de votre douce haleine ; Non, ne le tirez pas, mais hors de chaque veine Sucez-moi toute l'âme éparse entre vos bras ; Non, ne la sucez pas ; car après le trépas Que serais-je sinon une semblance vaine, Sans corps, dessus la rive, où l'amour ne démène (Pardonne-moi, Pluton) qu'en feintes ses ébats ? Pendant que nous vivons, entr'aimons-nous, Marie, Amour ne règne pas sur la troupe blêmie Des morts, qui sont sillés d'un long somme de fer. C'est abus que Pluton ait aimé Proserpine ; Si doux soin n'entre point en si dure poitrine : Amour règne en la terre et non point en enfer.
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Marie, baisez-moi ; non, ne me baisez pas
La pendule, sonnant minuit, Ironiquement nous engage A nous rappeler quel usage Nous fîmes du jour qui s'enfuit : - Aujourd'hui, date fatidique, Vendredi, treize, nous avons, Malgré tout ce que nous savons, Mené le train d'un hérétique ; Nous avons blasphémé Jésus, Des Dieux le plus incontestable ! Comme un parasite à la table De quelque monstrueux Crésus, Nous avons, pour plaire à la brute, Digne vassale des Démons, Insulté ce que nous aimons Et flatté ce qui nous rebute ; Contristé, servile bourreau Le faible qu'à tort on méprise ; Salué l'énorme Bêtise, La Bêtise au front de taureau ; Baisé la stupide Matière Avec grande dévotion, Et de la putréfaction Béni la blafarde lumière ; Enfin, nous avons, pour noyer Le vertige dans le délire, Nous, prêtre orgueilleux de la Lyre, Dont la gloire est de déployer L'ivresse des choses funèbres, Bu sans soif et mangé sans faim !... - Vite soufflons la lampe, afin De nous cacher dans les ténèbres !
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L'examen de minuit
Les longs rideaux de blanche mousseline Que la lueur pâle de la veilleuse Fait fluer comme une vague opaline Dans l'ombre mollement mystérieuse, Les grands rideaux du grand lit d'Adeline Ont entendu, Claire, ta voix rieuse, Ta douce voix argentine et câline Qu'une autre voix enlace, furieuse. « Aimons, aimons ! » disaient vos voix mêlées, Claire, Adeline, adorables victimes Du noble vœu de vos âmes sublimes. Aimez, aimez ! ô chères Esseulées, Puisqu'en ces jours de malheur, vous encore, Le glorieux Stigmate vous décore.
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Per amica silentia
*true solidarity true care true love as they burn candles hold up pens and give moments of silence true creatures of god true creatures of peace a living example of love and peace they hold their signs high that say je suis charlie i am charlie as they cry out in defiance condemning the gun massacre of charlie hebdo and friends without pointing fingers i say to you nous nous suocion we care nous aimons we love nous nous we feel 'entaint avec vous *were with you
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Jan 8, 2015
Jan 8, 2015 at 10:38 AM UTC
the day after
Que ton âme soit blanche ou noire, Que fait ? Ta peau de jeune ivoire Est rose et blanche et jaune un peu. Elle sent bon, ta chair, perverse Ou non, que fait ? puisqu'elle berce La mienne de chair, nom de Dieu ! Elle la berce, ma chair folle, Ta folle de chair, ma parole La plus sacrée ! - et que donc bien ! Et la mienne, grâce à la tienne, Quelque réserve qui la tienne, Elle s'en donne, nom d'un chien ! Quant à nos âmes, dis, Madame, Tu sais, mon âme et puis ton âme, Nous en moquons-nous ? Que non pas ! Seulement nous sommes au monde. Ici-bas, sur la terre ronde, Et non au ciel, mais ici-bas. Or, ici-bas, faut qu'on profite Du plaisir qui passe si vite Et du bonheur de se pâmer, Aimons, ma petite méchante, Telle l'eau va, tel l'oiseau chante, Et tels, nous ne devons qu'aimer.
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Que ton âme soit blanche ou noire
Aimons toujours ! Aimons encore ! Quand l'amour s'en va, l'espoir fuit. L'amour, c'est le cri de l'aurore, L'amour c'est l'hymne de la nuit. Ce que le flot dit aux rivages, Ce que le vent dit aux vieux monts, Ce que l'astre dit aux nuages, C'est le mot ineffable : Aimons ! L'amour fait songer, vivre et croire. Il a pour réchauffer le coeur, Un rayon de plus que la gloire, Et ce rayon c'est le bonheur ! Aime ! qu'on les loue ou les blâme, Toujours les grand coeurs aimeront : Joins cette jeunesse de l'âme A la jeunesse de ton front ! Aime, afin de charmer tes heures ! Afin qu'on voie en tes beaux yeux Des voluptés intérieures Le sourire mystérieux ! Aimons-nous toujours davantage ! Unissons-nous mieux chaque jour. Les arbres croissent en feuillage ; Que notre âme croisse en amour ! Soyons le miroir et l'image ! Soyons la fleur et le parfum ! Les amants, qui, seuls sous l'ombrage, Se sentent deux et ne sont qu'un ! Les poètes cherchent les belles. La femme, ange aux chastes faveurs, Aime à rafraîchir sous ses ailes Ces grand fronts brûlants et rêveurs. Venez à nous, beautés touchantes ! Viens à moi, toi, mon bien, ma loi ! Ange ! viens à moi quand tu chantes, Et, quand tu pleures, viens à moi ! Nous seuls comprenons vos extases. Car notre esprit n'est point moqueur ; Car les poètes sont les vases Où les femmes versent leur coeurs. Moi qui ne cherche dans ce monde Que la seule réalité, Moi qui laisse fuir comme l'onde Tout ce qui n'est que vanité, Je préfère aux biens dont s'enivre L'orgueil du soldat ou du roi, L'ombre que tu fais sur mon livre Quand ton front se penche sur moi. Toute ambition allumée Dans notre esprit, brasier subtil, Tombe en cendre ou vole en fumée, Et l'on se dit : " Qu'en reste-t-il ? " Tout plaisir, fleur à peine éclose Dans notre avril sombre et terni, S'effeuille et meurt, lis, myrte ou rose, Et l'on se dit : " C'est donc fini ! " L'amour seul reste. Ô noble femme Si tu veux dans ce vil séjour, Garder ta foi, garder ton âme, Garder ton Dieu, garde l'amour ! Conserve en ton coeur, sans rien craindre, Dusses-tu pleurer et souffrir, La flamme qui ne peut s'éteindre Et la fleur qui ne peut mourir !
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Aimons toujours ! Aimons encore
Aimons toujours ! Aimons encore ! Quand l'amour s'en va, l'espoir fuit. L'amour, c'est le cri de l'aurore, L'amour c'est l'hymne de la nuit. Ce que le flot dit aux rivages, Ce que le vent dit aux vieux monts, Ce que l'astre dit aux nuages, C'est le mot ineffable : Aimons ! L'amour fait songer, vivre et croire. Il a pour réchauffer le coeur, Un rayon de plus que la gloire, Et ce rayon c'est le bonheur ! Aime ! qu'on les loue ou les blâme, Toujours les grand coeurs aimeront : Joins cette jeunesse de l'âme A la jeunesse de ton front ! Aime, afin de charmer tes heures ! Afin qu'on voie en tes beaux yeux Des voluptés intérieures Le sourire mystérieux ! Aimons-nous toujours davantage ! Unissons-nous mieux chaque jour. Les arbres croissent en feuillage ; Que notre âme croisse en amour ! Soyons le miroir et l'image ! Soyons la fleur et le parfum ! Les amants, qui, seuls sous l'ombrage, Se sentent deux et ne sont qu'un ! Les poètes cherchent les belles. La femme, ange aux chastes faveurs, Aime à rafraîchir sous ses ailes Ces grand fronts brûlants et rêveurs. Venez à nous, beautés touchantes ! Viens à moi, toi, mon bien, ma loi ! Ange ! viens à moi quand tu chantes, Et, quand tu pleures, viens à moi ! Nous seuls comprenons vos extases. Car notre esprit n'est point moqueur ; Car les poètes sont les vases Où les femmes versent leur coeurs. Moi qui ne cherche dans ce monde Que la seule réalité, Moi qui laisse fuir comme l'onde Tout ce qui n'est que vanité, Je préfère aux biens dont s'enivre L'orgueil du soldat ou du roi, L'ombre que tu fais sur mon livre Quand ton front se penche sur moi. Toute ambition allumée Dans notre esprit, brasier subtil, Tombe en cendre ou vole en fumée, Et l'on se dit : " Qu'en reste-t-il ? " Tout plaisir, fleur à peine éclose Dans notre avril sombre et terni, S'effeuille et meurt, lis, myrte ou rose, Et l'on se dit : " C'est donc fini ! " L'amour seul reste. Ô noble femme Si tu veux dans ce vil séjour, Garder ta foi, garder ton âme, Garder ton Dieu, garde l'amour ! Conserve en ton coeur, sans rien craindre, Dusses-tu pleurer et souffrir, La flamme qui ne peut s'éteindre Et la fleur qui ne peut mourir !
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Vrai, nous avons trop d'esprit. Chérie ! Je crois que mal nous en prit, Chérie ! D'ainsi lutter corps à corps Encore ! Sans repos et sans remords Encore ! Plus, n'est-ce pas ? de ces luttes Sans but, Plus de ces mauvaises flûtes. Ce luth, Ô ce luth de bien se faire Tel air, Toujours vibrant, chanson hère Dans l'air ! Et n'ayons plus d'esprit, T'en prie ! Tu vois que mal nous en prit... T'en prie. Soyons bons tout bêtement, Charmante, Aimons-nous aimablement M'amante !
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Vrai, nous avons trop d'esprit
Tant de fois s'appointer, tant de fois se fascher, Tant de fois rompre ensemble et puis se renoüer, Tantost blasmer Amour et tantost le loüer, Tant de fois se fuyr, tant de fois se chercher, Tant de fois se monstrer, tant de fois se cacher, Tantost se mettre au joug, tantost le secouer, Advouer sa promesse et la desadvouer, Sont signes que l'Amour de pres nous vient toucher. L'inconstance amoureuse est marque d'amitié. Si donc tout à la fois avoir haine et pitié, Jurer, se parjurer, sermens faicts et desfaicts, Esperer son espoir, confort sans reconfort Sont vrais signes d'amour, nous entr'aimons bien fort, Car nous avons tousjours ou la guerre, ou la paix.
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Tant de fois s'appointer, tant de fois se fascher
Nos parents sont nos anges , [ nos modèles [ de sage La Nature a su le faire Parfois on même hérité de leur [ savoir-faire Nous aimons Nos Parents qui nous guident , [ nous [ conduisent Nos parents sont forts [ Se sont des [ battants Nos parents sont courageaux [ et bravent Ils ne reculent devant rien Pour nous ils sacrifient leur [biens Nos parents sont bons [ ils se soucient [ de nous Nos parents sont bons [ ils méritent [ notre Respect Nos parents ne nous demandent [ rien en retour Le retour qu'on les dois c'est [ la Soumission [ et l'obéissance. Comme au Dieu d' omniscience. Nos parents veulent qu'on soit : Conscient et non feniant respecteux et non Insouscieux Créé par Dieu pour nous { Conduire Ils jouent bien leur rôle il faut { l'endeduire C'est pour sa que pour nous, En tant que leur Bambins Leur perte eux ces êtres {Magnifique Es une avalanche catastrophique Pour ceux qui ne joue pas leur { rôle durant { leur { pèlerinage Ils laissent des coquilles vides {S'il faut en { faire une {image Dieu du ciel Est notre père des siècles Dieu aujourd'hui Nous appelle tous à une vie en Lui
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Dec 12, 2019
Dec 12, 2019 at 5:09 PM UTC
NOS PARENTS SONT DES DONS DE DIEU
Oh ! Quand donc aurez-vous fini, petits oiseaux, De jaser au milieu des branches et des eaux, Que nous nous expliquions et que je vous querelle ? Rouge-gorge, verdier, fauvette, tourterelle, Oiseaux, je vous entends, je vous connais. Sachez Que je ne suis pas dupe, ô doux ténors cachés, De votre mélodie et de votre langage. Celle que j'aime est **** et pense à moi ; je gage, O rossignol dont l'hymne, exquis et gracieux, Donne un frémissement à l'astre dans les cieux, Que ce que tu dis là, c'est le chant de son âme. Vous guettez les soupirs de l'homme et de la femme, Oiseaux ; Quand nous aimons et quand nous triomphons, Quand notre être, tout bas, s'exhale en chants profonds, Vous, attentifs, parmi les bois inaccessibles, Vous saisissez au vol ces strophes invisibles, Et vous les répétez tout haut, comme de vous ; Et vous mêlez, pour rendre encor l'hymne plus doux, A la chanson des coeurs, le battement des ailes ; Si bien qu'on vous admire, écouteurs infidèles, Et que le noir sapin murmure aux vieux tilleuls : « Sont-ils charmants d'avoir trouvé cela tout seuls ! » Et que l'eau, palpitant sous le chant qui l'effleure, Baise avec un sanglot le beau saule qui pleure ; Et que le dur tronc d'arbre a des airs attendris ; Et que l'épervier rêve, oubliant la perdrix ; Et que les loups s'en vont songer auprès des louves ! « Divin ! » dit le hibou ; le moineau dit : « Tu trouves ? » Amour, lorsqu'en nos coeurs tu te réfugias, L'oiseau vint y puiser ; ce sont ces plagiats, Ces chants qu'un rossignol, belles, prend sur vos bouches, Qui font que les grands bois courbent leurs fronts farouches, Et que les lourds rochers, stupides et ravis, Se penchent, les laissant piller le chènevis, Et ne distinguent plus, dans leurs rêves étranges, La langue des oiseaux de la langue des anges. Caudebec, septembre 183...
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En écoutant les oiseaux
Oh ! Quand donc aurez-vous fini, petits oiseaux, De jaser au milieu des branches et des eaux, Que nous nous expliquions et que je vous querelle ? Rouge-gorge, verdier, fauvette, tourterelle, Oiseaux, je vous entends, je vous connais. Sachez Que je ne suis pas dupe, ô doux ténors cachés, De votre mélodie et de votre langage. Celle que j'aime est **** et pense à moi ; je gage, O rossignol dont l'hymne, exquis et gracieux, Donne un frémissement à l'astre dans les cieux, Que ce que tu dis là, c'est le chant de son âme. Vous guettez les soupirs de l'homme et de la femme, Oiseaux ; Quand nous aimons et quand nous triomphons, Quand notre être, tout bas, s'exhale en chants profonds, Vous, attentifs, parmi les bois inaccessibles, Vous saisissez au vol ces strophes invisibles, Et vous les répétez tout haut, comme de vous ; Et vous mêlez, pour rendre encor l'hymne plus doux, A la chanson des coeurs, le battement des ailes ; Si bien qu'on vous admire, écouteurs infidèles, Et que le noir sapin murmure aux vieux tilleuls : « Sont-ils charmants d'avoir trouvé cela tout seuls ! » Et que l'eau, palpitant sous le chant qui l'effleure, Baise avec un sanglot le beau saule qui pleure ; Et que le dur tronc d'arbre a des airs attendris ; Et que l'épervier rêve, oubliant la perdrix ; Et que les loups s'en vont songer auprès des louves ! « Divin ! » dit le hibou ; le moineau dit : « Tu trouves ? » Amour, lorsqu'en nos coeurs tu te réfugias, L'oiseau vint y puiser ; ce sont ces plagiats, Ces chants qu'un rossignol, belles, prend sur vos bouches, Qui font que les grands bois courbent leurs fronts farouches, Et que les lourds rochers, stupides et ravis, Se penchent, les laissant piller le chènevis, Et ne distinguent plus, dans leurs rêves étranges, La langue des oiseaux de la langue des anges. Caudebec, septembre 183...
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HARMODIUS La nuit vient. Vénus brille. L'ÉPÉE Harmodius, c'est l'heure ! LA BORNE DU CHEMIN Le tyran va passer. HARMODIUS J'ai froid, rentrons. UN TOMBEAU Demeure. HARMODIUS Qu'es-tu ? LE TOMBEAU Je suis la tombe. - Exécute, ou péris. UN NAVIRE A L'HORIZON Je suis la tombe aussi, j'emporte les proscrits. L'ÉPÉE Attendons le tyran. HARMODIUS J'ai froid. Quel vent ! LE VENT Je passe. Mon bruit est une voix. Je sème dans l'espace Les cris des exilés, de misère expirants, Qui sans pain, sans abri, sans amis, sans parents, Meurent en regardant du côté de la Grèce. VOIX DANS L'AIR Némésis ! Némésis ! lève-toi, vengeresse ! L'ÉPÉE C'est l'heure. Profitons de l'ombre qui descend. LA TERRE Je suis pleine de morts. LA MER Je suis rouge de sang. Les fleuves m'ont porté des cadavres sans nombre. LA TERRE Les morts saignent pendant qu'on adore son ombre. À chaque pas qu'il fait sous le clair firmament, Je les sens s'agiter en moi confusément. UN FORÇAT Je suis forçat, voici la chaîne que je porte, Hélas ! pour n'avoir pas chassé **** de ma porte Un proscrit qui fuyait, noble et pur citoyen. L'ÉPÉE Ne frappe pas au cœur, tu ne trouverais rien. LA LOI J'étais la loi, je suis un spectre. Il m'a tuée. LA JUSTICE De moi, prêtresse, il fait une prostituée. LES OISEAUX Il a retiré l'air des cieux, et nous fuyons. LA LIBERTÉ Je m'enfuis avec eux ; - ô terre sans rayons, Grèce, adieu ! UN VOLEUR Ce tyran, nous l'aimons. Car ce maître Que respecte le juge et qu'admire le prêtre, Qu'on accueille partout de cris encourageants, Est plus pareil à nous qu'à vous, honnêtes gens. LE SERMENT Dieux puissants ! à jamais fermez toutes les bouches ! La confiance est morte au fond des cœurs farouches. Homme, tu mens ! Soleil, tu mens ! Cieux, vous mentez ! Soufflez, vents de la nuit ! emportez, emportez L'honneur et la vertu, cette sombre chimère ! LA PATRIE Mon fils, je suis aux fers ! Mon fils, je suis ta mère ! Je tends les bras vers toi du fond de ma prison. HARMODIUS Quoi ! le frapper, la nuit, rentrant dans sa maison ! Quoi ! devant ce ciel noir, devant ces mers sans borne ! Le poignarder, devant ce gouffre obscur et morne, En présence de l'ombre et de l'immensité ! LA CONSCIENCE Tu peux tuer cet homme avec tranquillité. Jersey, le 25 octobre.
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Le bord de la mer
HARMODIUS La nuit vient. Vénus brille. L'ÉPÉE Harmodius, c'est l'heure ! LA BORNE DU CHEMIN Le tyran va passer. HARMODIUS J'ai froid, rentrons. UN TOMBEAU Demeure. HARMODIUS Qu'es-tu ? LE TOMBEAU Je suis la tombe. - Exécute, ou péris. UN NAVIRE A L'HORIZON Je suis la tombe aussi, j'emporte les proscrits. L'ÉPÉE Attendons le tyran. HARMODIUS J'ai froid. Quel vent ! LE VENT Je passe. Mon bruit est une voix. Je sème dans l'espace Les cris des exilés, de misère expirants, Qui sans pain, sans abri, sans amis, sans parents, Meurent en regardant du côté de la Grèce. VOIX DANS L'AIR Némésis ! Némésis ! lève-toi, vengeresse ! L'ÉPÉE C'est l'heure. Profitons de l'ombre qui descend. LA TERRE Je suis pleine de morts. LA MER Je suis rouge de sang. Les fleuves m'ont porté des cadavres sans nombre. LA TERRE Les morts saignent pendant qu'on adore son ombre. À chaque pas qu'il fait sous le clair firmament, Je les sens s'agiter en moi confusément. UN FORÇAT Je suis forçat, voici la chaîne que je porte, Hélas ! pour n'avoir pas chassé **** de ma porte Un proscrit qui fuyait, noble et pur citoyen. L'ÉPÉE Ne frappe pas au cœur, tu ne trouverais rien. LA LOI J'étais la loi, je suis un spectre. Il m'a tuée. LA JUSTICE De moi, prêtresse, il fait une prostituée. LES OISEAUX Il a retiré l'air des cieux, et nous fuyons. LA LIBERTÉ Je m'enfuis avec eux ; - ô terre sans rayons, Grèce, adieu ! UN VOLEUR Ce tyran, nous l'aimons. Car ce maître Que respecte le juge et qu'admire le prêtre, Qu'on accueille partout de cris encourageants, Est plus pareil à nous qu'à vous, honnêtes gens. LE SERMENT Dieux puissants ! à jamais fermez toutes les bouches ! La confiance est morte au fond des cœurs farouches. Homme, tu mens ! Soleil, tu mens ! Cieux, vous mentez ! Soufflez, vents de la nuit ! emportez, emportez L'honneur et la vertu, cette sombre chimère ! LA PATRIE Mon fils, je suis aux fers ! Mon fils, je suis ta mère ! Je tends les bras vers toi du fond de ma prison. HARMODIUS Quoi ! le frapper, la nuit, rentrant dans sa maison ! Quoi ! devant ce ciel noir, devant ces mers sans borne ! Le poignarder, devant ce gouffre obscur et morne, En présence de l'ombre et de l'immensité ! LA CONSCIENCE Tu peux tuer cet homme avec tranquillité. Jersey, le 25 octobre.
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Je ne suis plus de ces esprits philosophiques, Et ce n'est pas de morale que tu te piques Deux admirables conditions pour l'amour Tel que nous l'entendrons, c'est-à-dire sans tour Aucun de bête convenance ou de limites, Mais chaud, rieur - et zut à tous us hypocrites ! Aimons gaîment Et franchement. J'ai reconnu que la vertu, quand s'agit d'Elles, Est duperie et que la plupart d'elles ont Raison de s'en passer, nous prenant pour modèles : Si bien qu'il est très bien de faire comme font Les bonnes bêtes de la terre et les célestes, N'est-ce pas ? prompts moineaux, n'est-ce pas, les cerfs prestes. Aimons bien fort Jusqu'à la mort. Pratique mon bon conseil et reste amusante. S'il se peut, sois-le plus encore et représente Toi bien que c'est ta loi d'être pour nous charmer Et la fleur n'est pas plus faite pour se fermer Que vos cœurs et vos sens, ô nos belles amies... Tête en l'air, sens au clair, vos « pudeurs » endormies, Aimons dûment Et verdement.
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Je ne suis plus de ces esprits philosophiques
Pendant que la mer gronde et que les vagues roulent, Et que sur l'horizon les tumultes s'écroulent, Ce veilleur, le poète, est monté sur sa tour. Ce qu'il veut, c'est qu'enfin la concorde ait son tour. Jadis, dans les temps noirs comme ceux où nous sommes, Le poète pensif ne se mêlait aux hommes Que pour les désarmer et leur verser son coeur ; Il aimait le vaincu sans haïr le vainqueur ; Il suppliait l'armée, il suppliait la ville ; Aux vivants aveuglés par la guerre civile Il montrait la clarté du vrai, du grand, du beau, Etant plus qu'eux tourné du côté du tombeau ; Et cet homme, au milieu d'un monde inexorable, Etait le messager de la paix vénérable. Il criait : N'a-t-on point assez souffert, hélas ! Ne serons-nous pas bons à force d'être las ? C'était la fonction de cette voix qui passe De demander à tous, pour tous, Paix ! Pitié ! Grâce ! Les devoirs sont encor les mêmes aujourd'hui. Le poète, humble jonc, a son coeur pour appui. Il veut que l'homme vive, il veut que l'homme crée. Le ciel, cette demeure inconnue et sacrée, Prouve par sa beauté l'éternelle douceur ; La poésie au front lumineux est la soeur De la clémence, étant la soeur de l'harmonie ; Elle affirme le vrai que la colère nie, Et le vrai c'est l'espoir, le vrai c'est la bonté ; Le grand rayon de l'art c'est la fraternité. À quoi bon aggraver notre sort par la haine ? Oh ! si l'homme pouvait écouter la géhenne, Si l'on savait la langue obscure des enfers, - De cette profondeur pleine du bruit des fers, De ce chaos hurlant d'affreuses destinées, De tous ces pauvres coeurs, de ces bouches damnées, De ces pleurs, de ces maux sans fin, de ces courroux, On entendrait sortir ce chant sombre : Aimons-nous ! L'ouragan, l'océan, la tempête, l'abîme, Et le peuple, ont pour loi l'apaisement sublime, Et, quand l'heure est venue enfin de s'épouser, Le gouffre éperdu donne à la terre un baiser ! Car rien n'est forcené, terrible, effréné, libre, Convulsif, effaré, fou, que pour l'équilibre ; Car il faut que tout cède aux branches du compas ; Car l'indignation des flots ne dure pas, L'écume est furieuse et n'est pas éternelle ; Le plus fauve aquilon demande à ployer l'aile ; Toute nuit mène à l'aube, et le soleil est sûr ; Tout orage finit par ce pardon, l'azur.
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Pendant que la mer gronde
Pendant que la mer gronde et que les vagues roulent, Et que sur l'horizon les tumultes s'écroulent, Ce veilleur, le poète, est monté sur sa tour. Ce qu'il veut, c'est qu'enfin la concorde ait son tour. Jadis, dans les temps noirs comme ceux où nous sommes, Le poète pensif ne se mêlait aux hommes Que pour les désarmer et leur verser son coeur ; Il aimait le vaincu sans haïr le vainqueur ; Il suppliait l'armée, il suppliait la ville ; Aux vivants aveuglés par la guerre civile Il montrait la clarté du vrai, du grand, du beau, Etant plus qu'eux tourné du côté du tombeau ; Et cet homme, au milieu d'un monde inexorable, Etait le messager de la paix vénérable. Il criait : N'a-t-on point assez souffert, hélas ! Ne serons-nous pas bons à force d'être las ? C'était la fonction de cette voix qui passe De demander à tous, pour tous, Paix ! Pitié ! Grâce ! Les devoirs sont encor les mêmes aujourd'hui. Le poète, humble jonc, a son coeur pour appui. Il veut que l'homme vive, il veut que l'homme crée. Le ciel, cette demeure inconnue et sacrée, Prouve par sa beauté l'éternelle douceur ; La poésie au front lumineux est la soeur De la clémence, étant la soeur de l'harmonie ; Elle affirme le vrai que la colère nie, Et le vrai c'est l'espoir, le vrai c'est la bonté ; Le grand rayon de l'art c'est la fraternité. À quoi bon aggraver notre sort par la haine ? Oh ! si l'homme pouvait écouter la géhenne, Si l'on savait la langue obscure des enfers, - De cette profondeur pleine du bruit des fers, De ce chaos hurlant d'affreuses destinées, De tous ces pauvres coeurs, de ces bouches damnées, De ces pleurs, de ces maux sans fin, de ces courroux, On entendrait sortir ce chant sombre : Aimons-nous ! L'ouragan, l'océan, la tempête, l'abîme, Et le peuple, ont pour loi l'apaisement sublime, Et, quand l'heure est venue enfin de s'épouser, Le gouffre éperdu donne à la terre un baiser ! Car rien n'est forcené, terrible, effréné, libre, Convulsif, effaré, fou, que pour l'équilibre ; Car il faut que tout cède aux branches du compas ; Car l'indignation des flots ne dure pas, L'écume est furieuse et n'est pas éternelle ; Le plus fauve aquilon demande à ployer l'aile ; Toute nuit mène à l'aube, et le soleil est sûr ; Tout orage finit par ce pardon, l'azur.
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