"sables" poems
Je suis exatlé de voir dans ce ciel de nuit,
Auquel je dois cette plaisante fortune.
En compagnie d’étoiles clignotantes,
Subjugué par ce spectacle, j’admire ma Lune.
Lave-moi dans ton eau argentée, translucide.
Sois près de moi lors de mes blanches nuits.
Veille sur moi tel un garde sans faille.
Enveloppe-moi de murmures, un calme répit.
Ô comme tu guides les flots ardents de mon âme!
Baisse les yeux, les eaux abordent ma plage…
Érode le fardeau qui étouffe mes écueils brûlants,
Des sables noyés, oppressé, tendres otages.
Peu de nuits à présent… Épris alors que tu t’en vas.
Des brins épais et sombres de cheveux en cascades,
Dissimulent ton visage d’une manière séduisante.
Il n’en reste qu’un croissant, qui s’efface dans le noir.
Les nuits s’écoulent… Maintenant la lune se délite
M’en laissant qu’une moitié; la nuit le veut ainsi.
Reste encore, plus longtemps; ne pars pas si tôt,
Je ne me sens pas prêt à être anéanti.
Je lève la tête sans dire un mot, alors que les nuits passent.
J’ai vu mon amour lunaire se dissoudre dans l’espace.
My coeur, aussi, déchiré bout par bout…
Enfin, elle était partie; partie, sans laisser de trace.
Depuis, chaque nuit abonde de vide et de souffrance.
Je supplie les étoiles d’apaiser le vide en moi…
Mais ils se contenteraient de briller, indifférents…
Même suite à tous mes appels, mes émois.
Desormais je suis incertain sur le nombre de passages.
Les nuits n’amenèrent que l’assaut des étoiles moqueuses.
Cependant je joue des promesses celestes,
Pour le retour de ma folle quête amoureuse.
Je sais que c’est frivole de penser que je suis le seul…
C’est vrai, ils languissent; ma souffrance est la leur.
Mais c’est moi qui désire le plus ton fameux regard,
Car nos coeurs ont chanté dans toutes les couleurs.
Ma détresse à son zénith, emplis, presque brisé,
Lorsque soudain j’entends une belle chanson, lointaine.
Une chanson pareille à celle que l’on prononçât,
Encore garnie d’argent translucide, je soupire avec peine…,
“Te voilà....”
Nov 23, 2014
Nov 23, 2014 at 7:16 PM UTC
Sadie, of satin
Sables who dances the swing
Pretty little thing
May 12, 2020
May 12, 2020 at 12:26 PM UTC
A satin and reedy melody is sweeping across the soundscape and painting my world in
Traditional and elegant blacks and whites,
Sables, indigo moods, and orange skies.
Oct 30, 2015
Oct 30, 2015 at 8:56 AM UTC
(English)
silences are buried voices,
come and listen to them,
just a touch and you will see them,
burst into a thousand butterflies,
disturbed just to speak a word,
mystery in them lies..
silences are a tune,
try making them into songs,
silences are words,
try making them into sentences,
free them and they will fly away like birds..
silences are the skies,
come open your wings and fly,
silences are the touch of lies,
do you feel them, like I?
silences that lay with me,
I'll share 'em with you,
come, hold my hand,
and let me bury you,
you and I
in the sands of chimes
in the sands of time..
(French)
nos silences ..
silences sont
enterrés voix,
venir les écouter,
juste une touche et vous les
verrez,
éclater en mille papillons,
dérangé juste pour dire un mot,
mystère en eux se trouve ..
silences sont une mélodie,
essayez
en faire des chansons,
silences sont des mots,
essayez de les faire
en phrases,
libérer eux et ils vont
se envoler comme des oiseaux ..
silences sont les cieux,
viennent
ouvrir vos ailes et voler,
silences sont la touche de mensonges, ne
vous les sentez,
comme je l'ai?
silences qui se trouvaient avec moi,
Je vais 'em part avec vous,
venir,
me tenir la main,
et laissez-moi
vous enterrer,
vous et moi dans
les sables de carillons dans
les sables du temps ..
Jan 15, 2015
Jan 15, 2015 at 10:19 AM UTC
**** des oiseaux, des troupeaux, des villageoises,
Je buvais, accroupi dans quelque bruyère
Entourée de tendres bois de noisetiers,
Par un brouillard d'après-midi tiède et vert.
Que pouvais-je boire dans cette jeune Oise,
Ormeaux sans voix, gazon sans fleurs, ciel couvert.
Que tirais-je à la gourde de colocase ?
Quelque liqueur d'or, fade et qui fait suer.
Tel, j'eusse été mauvaise enseigne d'auberge.
Puis l'orage changea le ciel, jusqu'au soir.
Ce furent des pays noirs, des lacs, des perches,
Des colonnades sous la nuit bleue, des gares.
L'eau des bois se perdait sur des sables vierges,
Le vent, du ciel, jetait des glaçons aux mares...
Or ! tel qu'un pêcheur d'or ou de coquillages,
Dire que je n'ai pas eu souci de boire !
1.1k
That scene at the end of “Gorky Park.”
Arkady lets the sables run free,
A Tchaikovsky soundtrack and
Irina’s voiceover: “One day . . . one day.”
Apr 2, 2015
Apr 2, 2015 at 1:50 AM UTC
Yo, señor, soy acontista.
Mi profesión es hacer disparos al aire.
Todavía no habré descendido la primera nube. 1
Mas, la delicia está en curvar el arco
y en suponer la flecha donde la clava el ojo. 2
Yo, señor, soy acontista.
¡Azores y neblíes, gerifaltes, tagres, sacres, alcotanes, halcones
acudid a la voz del acontista!
y enderecemos nuestras garras a la conquista
de las nubes, volubles como los corazones... 3
y -cual los corazones- inmutables.
Yo, señor, soy acontista.
También he sido juglar en los mesones.
Revendedor de bulas.
Tañedor de laúd.
Y tragador de fuego y engullidor de sables.
Y bufón en las ferias.
Damas de los castillos a catar diéronme frutos de acendrada virtud:
¡noches de bendición!
Otras noches fueron bien miserables.
Yo, señor, soy acontista.
También me he entretenido en cosas serias:
conocí al asno de Buridán 4
y al propio Buridán, que estuvo en la Tour de Nesle 5
(alguna vez fui con él,
pero me devolví de la poterna)
y vi ahorcar en Montfaucon 6
a Messire Enguerrand de Marigny.
Poco en letras leí... 7
mas sí he bebido buenos vinos, paladeado vianda tierna,
y comido del mejor pan.
Yo, señor, soy acontista.
Mi profesión es hacer disparos al aire.
¿Todavía no habré descendido la primera nube? 8
También soy jugador de dados
y tengo mis ribetes de asesino.
Presumo haber -en lontana ocasión- hurtádome los vasos sagrados 9
de ya no sé qué iglesia, abadía o convento.
(Creo que han sido mías varias esposas de Jesús,
cuyos votos de castidad y su amor al esposo divino
fueron plumas al viento
y golondrinas migratorias que soltaron su vuelo desde la Cruz...)
¡Azores y neblíes, gerifaltes, tagres, sacres, alfaneques, halcones:
acudid a la voz del acontista!
Y enderecemos nuestras garras y nuestros picos a la conquista
de las nubes volubles como los corazones... 10
y -cual los corazones- siempre iguales.
Yo, señor, soy acontista.
También resulto un poco lento y un mucho largo en las mis relaciones...
Juzgo que hay caso de fantasía en mi rapsodia:
pero ni yo soy Tácito, ni aquestos son Anales...
¡Tampoco he de cantar la palinodia
ni de irrumpir en monótonos trenos!
Yo, señor, soy acontista.
Nada más. Nada menos.
Y tengo sueño y tengo sed, señor. ¡Salud! ¡Y abur! señor, ¡abur! Y hasta otra vista.
1.2k
Le brouillard est froid, la bruyère est grise ;
Les troupeaux de boeufs vont aux abreuvoirs ;
La lune, sortant des nuages noirs,
Semble une clarté qui vient par surprise.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
Le voyageur marche et la lande est brune ;
Une ombre est derrière, une ombre est devant ;
Blancheur au couchant, lueur au levant ;
Ici crépuscule, et là clair de lune.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
La sorcière assise allonge sa lippe ;
L'araignée accroche au toit son filet ;
Le lutin reluit dans le feu follet
Comme un pistil d'or dans une tulipe.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
On voit sur la mer des chasse-marées ;
Le naufrage guette un mât frissonnant ;
Le vent dit : demain ! l'eau dit : maintenant !
Les voix qu'on entend sont désespérées.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
Le coche qui va d'Avranche à Fougère
Fait claquer son fouet comme un vif éclair ;
Voici le moment où flottent dans l'air
Tous ces bruits confus que l'ombre exagère.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
Dans les bois profonds brillent des flambées ;
Un vieux cimetière est sur un sommet ;
Où Dieu trouve-t-il tout ce noir qu'il met
Dans les coeurs brisés et les nuits tombées ?
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
Des flaques d'argent tremblent sur les sables ;
L'orfraie est au bord des talus crayeux ;
Le pâtre, à travers le vent, suit des yeux
Le vol monstrueux et vague des diables.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
Un panache gris sort des cheminées ;
Le bûcheron passe avec son fardeau ;
On entend, parmi le bruit des cours d'eau,
Des frémissements de branches traînées.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
La faim fait rêver les grands loups moroses ;
La rivière court, le nuage fuit ;
Derrière la vitre où la lampe luit,
Les petits enfants ont des têtes roses.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
1.1k
Il est plus d'un silence, il est plus d'une nuit,
Car chaque solitude a son propre mystère :
Les bois ont donc aussi leur façon de se taire
Et d'être obscurs aux yeux que le rêve y conduit.
On sent dans leur silence errer l'âme du bruit,
Et dans leur nuit filtrer des sables de lumière.
Leur mystère est vivant : chaque homme à sa manière
Selon ses souvenirs l'éprouve et le traduit.
La nuit des bois fait naître une aube de pensées ;
Et, favorable au vol des strophes cadencées,
Leur silence est ailé comme un oiseau qui dort.
Et le cœur dans les bois se donne sans effort :
Leur nuit rend plus profonds les regards qu'on y lance,
Et les aveux d'amour se font de leur silence.
919
Souvent Bounaberdi, sultan des francs d'Europe,
Que comme un noir manteau le semoun enveloppe,
Monte, géant lui-même, au front d'un mont géant,
D'où son regard, errant sur le sable et sur l'onde,
Embrasse d'un coup d'œil les deux moitiés du monde
Gisantes à ses pieds dans l'abîme béant.
Il est seul et debout sur ce sublime faîte.
À sa droite couché, le désert qui le fête
D'un nuage de poudre importune ses yeux ;
À sa gauche la mer, dont jadis il fut l'hôte,
Elève jusqu'à lui sa voix profonde et haute,
Comme aux pieds de son maître aboie un chien joyeux.
Et le vieil empereur, que tout à tour réveille
Ce nuage à ses yeux, ce bruit à son oreille,
Rêve, et, comme à l'amante on voit songer l'amant,
Croit que c'est une armée, invisible et sans nombre,
Qui fait cette poussière et ce bruit pour son ombre,
Et sous l'horizon gris passe éternellement !
Prière.
Oh ! quand tu reviendras rêver sur la montagne,
Bounaberdi ! regarde un peu dans la campagne
Ma tente qui blanchit dans les sables grondants ;
Car je suis libre et pauvre, un arabe du Caire,
Et quand j'ai dit : Allah ! mon bon cheval de guerre
Vole, et sous sa paupière a deux charbons ardents !
Novembre 1828.
779
Réveillez-vous, assez de honte !
Bravez boulets et biscayens.
Il est temps qu'enfin le flot monte.
Assez de honte, citoyens !
Troussez les manches de la blouse.
Les hommes de quatre-vingt-douze
Affrontaient vingt rois combattants.
Brisez vos fers, forcez vos geôles !
Quoi ! vous avez peur de ces drôles !
Vos pères bravaient les titans !
Levez-vous ! foudroyez et la horde et le maître !
Vous avez Dieu pour vous et contre vous le prêtre
Dieu seul est souverain.
Devant lui nul n'est fort et tous sont périssables.
Il chasse comme un chien le grand tigre des sables
Et le dragon marin ;
Rien qu'en soufflant dessus, comme un oiseau d'un arbre,
Il peut faire envoler de leur temple de marbre
Les idoles d'airain.
Vous n'êtes pas armés ? qu'importe !
Prends ta fourche, prends ton marteau !
Arrache le gond de ta porte,
Emplis de pierres ton manteau !
Et poussez le cri d'espérance !
Redevenez la grande France !
Redevenez le grand Paris !
Délivrez, frémissants de rage,
Votre pays de l'esclavage,
Votre mémoire du mépris !
Quoi ! faut-il vous citer les royalistes même ?
On était grand aux jours de la lutte suprême.
Alors, que voyait-on ?
La bravoure, ajoutant à l'homme une coudée,
Etait dans les deux camps. N'est-il pas vrai, Vendée,
Ô dur pays breton ?
Pour vaincre un bastion, pour rompre une muraille,
Pour prendre cent canons vomissant la mitraille.
Il suffit d'un bâton !
Si dans ce cloaque ou demeure,
Si cela dure encore un jour,
Si cela dure encore une heure,
Je brise clairon et tambour,
Je flétris ces pusillanimes,
Ô vieux peuple des jours sublimes,
Géants à qui nous les mêlions,
Je les laisse trembler leurs fièvres,
Et je déclare que ces lièvres
Ne sont pas vos fils, ô lions !
Jersey, le 15 janvier 1853.
812
Es ésta entonces la ávida vida abierta
a todos los insólitos vientos del Azar,
a todos los sólitos vientos
pregustados?
¿Es ésta?
¿Y aquí pensé encallar?
¿Aquí pensé afincar el anda?
¿y, por siempre, fijar
la vagabunda nao?
-Para, con la ánima despierta,
y en el tufo salino y en los vientos insólitos,
desaforados, turbulentos,
(con el sutil oído, con la aguda nariz -unánimes
acólitos-)
captar, captar, captar
la ciencia del fugado mar?
¿Es ésta, es ésta,
ánima mía,
corazón mío, espíritu mío, -sitibundos-,
corazón mío, espíritu mío, -errantes-,
frenéticos, vagabundos, 1
vaga mundos
desalados,
-es ésta,
es ésta entonces la ávida vida, soberana
de toda la cosa terrena y de la sideral y de lo que ideó el ensueño?
La ávida vida abierta como los fijos ojos
horadantes y como los oídos -caracoles profundos-
y el pensieroso ceño,
y la frente, -campana:
y la frente -campana- para albergar los aladíneos despojos
de las piraterías y los asaltos inverecundos:
los sables de abordaje -azules- de sangre rojos;
los labios -rojos- azules de mares y mundos;
los dedos enjoyados de acariciar la hembra (en cuyos lientos,
madorosos, musgosos refugios perfumados
descubrieran maravillosos Eldorados
y de abenuz y múrice deleitables portentos...)
Es ésta, es ésta
ánima mía sitibunda,
corazón mío, espíritu mío -ardientes,
insaturables, inextinguibles, indómitos, eternos insurgentes-,
¿es ésta entonces la ávida vida soberana,
y soberana de toda la cosa terrenal y sideral, o que soñó -cogitabunda-
la grávida campana
pletórica de fantasías indehiscentes?
La ávida vida abierta como los horadantes
fijos ojos insomnes y vigías
y los oídos, caracoles,
y la frente, campana:
y la boca, que al mar hurtó salobre aliento;
y la melena, ansia de fugas a los vientos errantes;
y el espíritu, al mar y al viento y a los soles
de oro y a las noches de terciopelo endrino,
-la libertad, la música recóndita y el encanto marino:
oh cazador de efímeros arreboles!
Oh cazador de efímeros arreboles,
de bocas y de ensueños que el deseo satura
de no sabido hechizo! 2
Oh cazador de arreboles efímeros,
de espíritus y sexos que el deseo enaltece
-transitorio- y que abaja el hastío;
oh cazador de nubes, navegador de nubes,
cabalgador dc sombras, propugnador de olvido,
domeñador de vientos!
Oh cazador de arreboles efímeros,
argonauta en océanos de sónes,
y en piélagos de ritmos
argonauta, y en noches de pasión y de perfumes
sexüales...! ¡oh noches de terciopelo endrino!
Es ésta entonces la ávida vida abierta
y a todos los milagros y a todos los portentos
y maravillas?
¿y a toda la cotidiana cosecha
pregustada?
¿o a lo que sembró el Azar?
¿o a todos los prodigios y a todos los mirajes
embaidores, y espejismos aladinescos, y señuelos,
e indehiscentes fantasías?
¿Es ésta, es ésta,
ánima mía,
corazón mío, espíritu mío -jamás, jamás saciados!-,
corazón mío, espíritu mío -satisfechos nunca!-
¿es ésta entonces la ávida vida de mis sueños,
la ávida vida soberana
de toda la cosa terrena y sideral o que ideó mi cogitar?
¿Es ésta?
¿Es ésta?
¿Y aquí pensé encallar?
822
Dancing Desire/Désire dansant_
Chest to chest
I gently rest
My heart
On the beat
Of your heartbeat
Peau contre peau
Mon coeur, doucement
Se repose contre
Le rythme
De ton coeur
My secrets shine
Enchanted music
Along the symphonic
Mild and melodic
Lines of your lips
Mes secrets brillent
Musique magique
Le long des symphoniques
Douces et mélodiques
Lignes de tes lèvres
The handsomeness
Of your proud eyes
Pierces the skies
Of my pleasures
Tender treasures
La délicatesse
De tes yeux fiers
Perce les ciels
De mes plaisirs
Trésors de tendresses
Passionately
And endlessly
In this blissful
Embrace I trace
Your soft face
Passionnément
Et éternellement
Dans ce paysage
Je trace les traits
De ton doux visage
The dance goes on
Over and over
Oh my lover
As we hold on
To each other
On danse encore
Encore et encore
Oh mon amour
En se tenant
L’un contre l’autre
The night draws near
So do her sands
We touch this time
With our hands
Realm of the rhyme
La nuit est proche
Ses sables approchent
Nous touchons de nos doigts
Le temps, royaume
De la rime
My secrets shine
Enchanted music
Along the symphonic
Mild and melodic
Lines of your lips
Mes secrets brillent
Musique magique
Le long des symphoniques
Douces et mélodiques
Lignes de tes lèvres
The stars cannot
The dust will not
Or so it seems
Destroy our dreams
Lost in the streams
Les étoiles ne vont pas
La poussière ne va pas
Il semblerait du moins
Détruire nos lendemains
Perdus dans les courants
In the motion
Of this passion
In your fusion
You feel the heat
Hold to the beat
En mouvement
De cette passion
Dans ta fusion
Suis le rythme
De cette heure
Let the peaceful
Night wrap its shade
So we can fade
Away graceful
Within our bodies.
Laisse la calme nuit
Nous voiler
Gracieusement nous laisser
Disparaitre au **** dans l’or
De nos corps.
February, 23 2015
23 Février 2015
University of California, Riverside
Université de Californie, Riverside
Nov 28, 2015
Nov 28, 2015 at 6:43 AM UTC
A la nuit satine
la belle Orion se mire
dans l'air frissonnant
des sables constellés,
et sur les rives lactées
où coule le Nil,
je me pavane
le nez dans les étoiles,
suivant des yeux
les volutes sorcières
d'un havane suave
embaumant Misraïm.
Qu'ont-ils raconté
ces hommes, venant de Mars,
lorsqu'ils débarquèrent
de leurs vaisseaux,
fuyant leur terre moribonde ?
Et quel espoir oublié
chérissaient-ils
que garde en son ventre
le sphinx immobile ?
Mon vieux Samir
reprenons une rasade
de ce doux Rhum
couleur d'ambre
parfumé de santal
et laissons sous le sable
soupirer ce mystère
qui sommeille.
Feb 16, 2025
Feb 16, 2025 at 4:28 PM UTC
Quickened quicksand putrified as blackened pepper,
Doth thou remember?
Or art thou to young to forget?
Propagation stuns contagiously,
Raging promoter's think hastily,
How provision like they are!!!!!!!
Swell in their heads,
Like a baby still unfed,
Feet stuck in state shoes like old southern style pickled jars!!
The puncture of force trembles to the gravitational world,
Where men art small,
Women art tall,
Dancing on tables of wine and pearls!!!
Moody atmosphere here is monosonic,
Monopilizers monstrous to federal gain!!
Some socks stay threaded,
While bedsheets they use for you to hang!!!
Misconcieve your own livings,
Give your own thanksgiving,
For you stole thine native land!!!
No change to stay at large,
Mitigater of quickened sand......
May 14, 2015
May 14, 2015 at 12:13 PM UTC
Dieu dit un jour à son soleil :
- Toi par qui mon nom luit, toi que ma droite envoie
Porter à l'univers ma splendeur et ma joie,
Pour que l'immensité me loue à son réveil ;
De ces dons merveilleux que répand ta lumière,
De ces pas de géant que tu fais dans les cieux,
De ces rayons vivants que boit chaque paupière,
Lequel te rend, dis-moi, dans toute ta carrière,
Plus semblable à moi-même et plus grand à tes yeux ?
Le soleil répondit en se voilant la face :
- Ce n'est point d'éclairer l'immensurable espace,
De faire étinceler les sables des déserts,
De fondre du Liban la couronne de glace,
Ni de me contempler dans le miroir des mers,
Ni d'écumer de feu sur les vagues des airs :
Mais c'est de me glisser aux fentes de la pierre
Du cachot où languit le captif dans sa tour,
Et d'y sécher des pleurs au bord d'une paupière
Que réjouit dans l'ombre un seul rayon du jour !
- Bien ! reprit Jéhovah ; c'est comme mon amour !
Ce que dit le rayon au Bienfaiteur suprême,
Moi, l'insecte chantant, je le dis à moi-même.
Ce qui donne à ma lyre un frisson de bonheur,
Ce n'est point de frémir au vain souffle de la gloire,
Ni de jeter au temps un nom pour sa mémoire,
Ni de monter au ciel dans un hymne vainqueur ;
Mais c'est de résonner, dans la nuit du mystère,
Pour l'âme sans écho d'un pauvre solitaire
Qui n'a qu'un son lointain pour tout bruit sur la terre,
Et d'y glisser ma voix par les fentes du cœur.
433
Plus je t'observe
Plus je te contourne
Plus je te cisèle à distance
Dans le marbre de Carrara
Plus il m'apparaît
Sans équivoque
Que debout ou assise
Allongée ou dans un étrange lotus
De dos ou de profil
Nue ou endormie
Cartomancienne ou bohémienne
Tu es mon rêve fait femme
Le portrait craché de ma Muse.
Partout où le vent me porte
Je te vois flâner dans l'ombre de mes pas
Un jour tu es Madone et tu me souris
De ton piédestal de croix et de chapelets
De bougies et d'encens qui brûlent
L'instant d'après, cantatrice tu entonnes
En soprano lyrique les grands airs de l'opéra
Tu es fille de roi, tu es esclave
Tu es servante mais toujours amoureuse.
J'essaie de façonner dans la glaise
Une à une les courbes parfaites
Dont t'as doté la nature
Et je ne vois que chair généreuse et souple
Cuisses ouvertes et offertes
Nonchalantes et sensuelles
Je te vois forte et légère
Bien ancrée à la terre comme au ciel
Et même si je t'habille c'est nue que je te vois
Que je te détaille sous ton masque
Et que j'essaie de reproduire la lumière
Qui nimbe ton corps.
Et surtout je vois ton âme
Inlassablement charnelle :
Tes seins qui éclatent dans leur corset de soie
Tes yeux qui sourient des larmes de joie
Tes bras qui font des arabesques
Tes fesses pulpeuses et fraîches
Qui chevauchent les chevaux en transe
Ta bouche qui mordille la peau des nuages
Tes pieds de Gradiva qui s'enfoncent dans les sables mouvants
Et tes mains qui me font signe au ****
De chanter ta gloire éternelle.
Le creux de ta nuque qui m'encourage
Et m'invite à l'envol vers toi
Et cette vulve souveraine au delà des monts et des mers
Qui m'attire comme un aimant invisible
Vers ton royaume et me charrie dans le flot
De tes désirs les plus innommables.
Finalement jour après nuit je m'accroche
Aux fils de tes cheveux tressés
En une longue natte de poissons gigotants
Et de fruits odorants
Pour m'accueillir à ton balcon
Et je grimpe comme un funambule
Pour te rejoindre
Tu m'encourages de la parole de ton coeur
Et le vent souffle et il ne reste que peu d'espace
A parcourir pour vaincre la distance
Qui nous sépare et nous lie
Indissociablement l'un dans l'autre.
Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 6:41 AM UTC
Je t'ai rêvée, câline
Ogresse minérale,
Gazeuse et animale
Frémissante,
Offerte au sac et ressac des sables noirs,
Volcanique baïne !
J'ai cherché dans l'écume les coquelicots
Et les abeilles entre les raisiniers bord-de-mer
Je n'ai vu que lave moutonnante
Et crabes-violonistes qui jouaient au cerf-volant.
J'ai cherché le marbre des bas-reliefs en ruine
C'étaient les éclats de tes mille yeux
De cristal épars sur l'estran
Qui me brûlaient comme des phares engloutis
Dans un cimetière sous-marin.
Et soudain dans une déferlante
Surgie d'un galet bien lisse
J'ai vu les vingt-six os de ton pied droit
Reconnaissable entre tous
Juché sur ses orteils
Et j'ai crié : Apsara !
J'ai crié Zoé !
J 'ai crié Gradiva !
Et nous avons dansé et tournoyé
Au-dessus des trous noirs !
Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:01 PM UTC
Ce nuage est bien noir : - sur le ciel il se roule,
Comme sur les galets de la côte une houle.
L'ouragan l'éperonne, il s'avance à grands pas.
- A le voir ainsi fait, on dirait, n'est-ce pas ?
Un beau cheval arabe, à la crinière brune,
Qui court et fait voler les sables de la dune.
Je crois qu'il va pleuvoir : - la bise ouvre ses flancs,
Et par la déchirure il sort des éclairs blancs.
Rentrons. - Au bord des toits la frêle girouette
D'une minute à l'autre en grinçant pirouette,
Le martinet, sentant l'orage, près du sol
Afin de l'éviter rabat son léger vol ;
- Des arbres du jardin les cimes tremblent toutes.
La pluie ! - Oh ! voyez donc comme les larges gouttes
Glissent de feuille en feuille et passent à travers
La tonnelle fleurie et les frais arceaux verts !
Des marches du perron en longues cascatelles,
Voyez comme l'eau tombe, et de blanches dentelles
Borde les frontons gris ! - Dans les chemins sablés,
Les ruisseaux en torrents subitement gonflés
Avec leurs flots boueux mêlés de coquillages
Entraînent sans pitié les fleurs et les feuillages ;
Tout est perdu : - Jasmins aux pétales nacrés,
Belles-de-nuit fuyant l'astre aux rayons dorés,
Volubilis chargés de cloches et de vrilles,
Roses de tous pays et de toutes famines,
Douces filles de Juin, frais et riant trésor !
La mouche que l'orage arrête en son essor,
Le faucheux aux longs pieds et la fourmi se noient
Dans cet autre océan dont les vagues tournoient.
- Que faire de soi-même et du temps, quand il pleut
Comme pour un nouveau déluge, et qu'on ne peut
Aller voir ses amis et qu'il faut qu'on demeure ?
Les uns prennent un livre en main afin que l'heure
Hâte son pas boiteux, et dans l'éternité
Plonge sans peser trop sur leur oisiveté ;
Les autres gravement font de la politique,
Sur l'ouvrage du jour exercent leur critique ;
Ceux-ci causent entre eux de chiens et de chevaux,
De femmes à la mode et d'opéras nouveaux ;
Ceux-là du coin de l'oeil se mirent dans la glace,
Débitent des fadeurs, des bons mots à la glace,
Ou, du binocle armés, regardent un tableau.
- Moi, j'écoute le son de l'eau tombant dans l'eau.
457
Il naît sous le soleil de nobles créatures
Unissant ici-bas tout ce qu'on peut rêver,
Corps de fer, cœur de flamme, admirables natures.
Dieu semble les produire afin de se prouver ;
Il prend, pour les pétrir, une argile plus douce,
Et souvent passe un siècle à les parachever.
Il met, comme un sculpteur, l'empreinte de son pouce
Sur leurs fronts rayonnants de la gloire des cieux,
Et l'ardente auréole en gerbes d'or y pousse.
Ces hommes-là s'en vont, calmes et radieux,
Sans quitter un instant leur pose solennelle,
Avec l'œil immobile et le maintien des dieux.
Leur moindre fantaisie est une œuvre éternelle ;
Tout cède devant eux ; les sables inconstants
Gardent leurs pas empreints, comme un airain fidèle.
Ne leur donnez qu'un jour ou donnez-leur cent ans,
L'orage ou le repos, la palette ou le glaive :
Ils mèneront à bout, leurs destins éclatants.
Leur existence étrange est le réel du rêve :
Ils exécuteront votre plan idéal,
Comme un maître savant le croquis d'un élève ;
Vos désirs inconnus, sous l'arceau triomphal
Dont votre esprit en songe arrondissait la voûte,
Passent assis en croupe au dos de leur cheval.
D'un pied sûr, jusqu'au bout ils ont suivi la route
Où, dès les premiers pas, vous vous êtes assis,
N'osant prendre une branche au carrefour du doute.
De ceux-là chaque peuple en compte cinq ou six,
Cinq ou six tout au plus, dans les siècles prospères,
Types toujours vivants dont on fait des récits.
Nature avare, ô toi, si féconde en vipères,
En serpents, en crapauds tout gonflés de venins,
Si prompte à repeupler tes immondes repaires,
Pour tant d'animaux vils, d'idiots et de nains,
Pour tant d'avortements et d'œuvres imparfaites,
Tant de monstres impurs échappés de tes mains,
Nature, tu nous dois encore bien des poètes !
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Tout beau, fauve grondeur, demeure dans ton antre,
Il n'est pas temps encore ; couche-toi sur le ventre ;
De ta queue aux crins roux flagelle-toi les flancs,
Comme un sphinx accroupi dans les sables brûlants,
Sur l'oreiller velu de tes pattes croisées
Pose ton mufle énorme, aux babines froncées ;
Dors et prends patience, ô lion du désert ;
Demain, César le veut, de ton cachot ouvert,
Demain tu sauteras dans la pleine lumière,
Au beau milieu du Cirque, aux yeux de Rome entière,
Et de tous les côtés les applaudissements
Répondront comme un chœur à tes grommèlements.
On te tient en réserve une vierge chrétienne,
Plus blanche mille fois que la Vénus païenne ;
Tu pourras à loisir, de tes griffes de fer,
Rayer ce dos d'ivoire et cette belle chair ;
Tu boiras ce sang pur, vermeil comme la rose :
Ne frotte plus ton nez contre la grille close,
Songe, sous ta crinière, au plaisir de ronger
Un beau corps tout vivant, et de pouvoir plonger
Dans le gouffre béant de ta gueule qui fume,
Une tête où déjà l'auréole s'allume.
Le Belluaire ainsi gourmande son lion,
Et le lion fait trêve à sa rébellion.
Mais toi, sauvage amour, qui, la prunelle en flamme,
Rugis affreusement dans l'antre de mon âme,
Je n'ai pas de victime à promettre à ta faim,
Ni d'esclave chrétienne à te jeter demain ;
Tâche de t'apaiser, ou je m'en vais te clore
Dans un lieu plus profond et plus sinistre encore ;
A quoi bon te débattre et grincer et hurler ?
Le temps n'est pas venu de te démuseler.
En attendant le jour de revoir la lumière,
Silencieusement, à l'angle d'une pierre,
Ou contre les barreaux de ton noir souterrain,
Aiguise le tranchant de tes ongles d'airain.
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