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"nez" poems
Inspired by a vintage ****** postcard from the 1920s - 30s: The Muse sits resplendent caressed in sepia tones and pastel cream gilded with the glaze of a bygone era her silk Charleston negligee worn proud like a vintage ornament perched on an aesthetically pleasing shapely pert insolent ***** blossomed with tiny beads of sweat the heat of such anticipation entices the pearls of the ****** to pamper and pleasure their perversions etched as if in a radiance of candlelight the flickering limbs pulse their bloom nimble fingers of dancing shadows cupping the feline curves of a chaise longue the purposefully out of place set piece the fantasy of a gentleman's reading room caked in casked sherry and Nat Sherman cigar infused aromas her elegant pose sumptuous reclining elbow length satin gloves sensually wrapped in wanton desire two fingers clasp a Sorbranie Black Russian smoked like a sultry gypsy with a fervent demeanour from a silver opera cigarette holder beckoning with the cats eyes of mischief over Pinced nez eyeglasses with a fascination imbibed in the praxis of passion the peach skin of refulgent youth directs the viewer downwards, slowly survey each contour of olive skin and stroke every hidden cleft of fabric to glimpse the nubile thighs of grace leading the eye to the arch of an ankle slipped like a fitted glove nestled in the cleavage of her calf and the chastity of future wonderment the forgotten photograph captures a period in time the memories of the muse now in motionless existence a demure allure forever frozen once lost, but now never forgotten
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Dec 1, 2012
Dec 1, 2012 at 2:40 AM UTC
Decadence of a Muse
Inspired by a vintage ****** postcard from the 1920s - 30s: The Muse sits resplendent caressed in sepia tones and pastel cream gilded with the glaze of a bygone era her silk Charleston negligee worn proud like a vintage ornament perched on an aesthetically pleasing shapely pert insolent ***** blossomed with tiny beads of sweat the heat of such anticipation entices the pearls of the ****** to pamper and pleasure their perversions etched as if in a radiance of candlelight the flickering limbs pulse their bloom nimble fingers of dancing shadows cupping the feline curves of a chaise longue the purposefully out of place set piece the fantasy of a gentleman's reading room caked in casked sherry and Nat Sherman cigar infused aromas her elegant pose sumptuous reclining elbow length satin gloves sensually wrapped in wanton desire two fingers clasp a Sorbranie Black Russian smoked like a sultry gypsy with a fervent demeanour from a silver opera cigarette holder beckoning with the cats eyes of mischief over Pinced nez eyeglasses with a fascination imbibed in the praxis of passion the peach skin of refulgent youth directs the viewer downwards, slowly survey each contour of olive skin and stroke every hidden cleft of fabric to glimpse the nubile thighs of grace leading the eye to the arch of an ankle slipped like a fitted glove nestled in the cleavage of her calf and the chastity of future wonderment the forgotten photograph captures a period in time the memories of the muse now in motionless existence a demure allure forever frozen once lost, but now never forgotten
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Muse Reine Tu veux et tu exiges que je me retienne Que je ne m'exhibe pas au tout venant Et que je ne bande que sur ordre exprès de toi Le cachet de la poste faisant foi A la minute heure seconde que tu t'es choisie Pour me déguster à distance. Tu dis que c'est la présence et non l'absence qui te stimule Et tu me dis que je te manque et que ma présence volcanique Te couvre de toutes parts en dépit de la distance. Moi je m'interroge Et je pense que c'est cette absence qui te met en transe Et je veux t'aimer profondément dans cette distance Comme tu n'as jamais été aimée. désirée, choyée, goûtée, savourée Léchée, embrassée, pénétrée, visitée, hantée, caressée, avalée, touchée Consommée, étreinte, engrossée, jouie, priée, chantée, dénudée Comblée, tétée, mordillée, mouillées, aspergé, respectée Mais pour cela il faut que ton âme et chair soient à nu Et la nudité dans la distance passe par la photographie ou la vidéo Et si tu veux que l'oiseau te respecte Il faut que tu le fasses voler et siffler d'aise à ta vue Car il n'aspire qu'à cela soir et matin : Voler au-dessus de tes collines et tes plaines Plonger dans tes lacs et rivières Nager dans tes eaux poissonneuses Plonger son bec dans ta chair ouverte et complice Et en tirer des petits poissons multicolores et chanteurs Chuchoter à ton oreille Les mots qui te font fondre de rires et de désir Ma muse précieuse et généreuse... Alors pour t'être agréable ma bien-aimée C 'est promis juré craché Désormais je ne banderai plus que des yeux Je ne banderai plus que des lèvres Tu pourras me bander les yeux et me bâillonner les lèvres Tant que tu voudras Je banderai encore Et si cela ne suffit pas Pour te prouver mon amour Je banderai aussi des oreilles et du nez Je banderai des mains et des doigts de pieds Je banderai de ma langue Mi pangolin mi orphie Je banderai de mon ombre Une fois deux fois trois fois Autant de fois qu'il le faudra Ce ne sera jamais dans le vide Car je banderai en toi Et même l'air qui t'environne Le soleil et la lune banderont de concert Jusqu'à ce que nous soyons orphies nues, chair et arêtes en rut, Sublimement réunis pour notre danse farandole et tantrique Enfin retrouvée.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 6:27 AM UTC
Je bande des yeux, je bande des lèvres
Muse Reine Tu veux et tu exiges que je me retienne Que je ne m'exhibe pas au tout venant Et que je ne bande que sur ordre exprès de toi Le cachet de la poste faisant foi A la minute heure seconde que tu t'es choisie Pour me déguster à distance. Tu dis que c'est la présence et non l'absence qui te stimule Et tu me dis que je te manque et que ma présence volcanique Te couvre de toutes parts en dépit de la distance. Moi je m'interroge Et je pense que c'est cette absence qui te met en transe Et je veux t'aimer profondément dans cette distance Comme tu n'as jamais été aimée. désirée, choyée, goûtée, savourée Léchée, embrassée, pénétrée, visitée, hantée, caressée, avalée, touchée Consommée, étreinte, engrossée, jouie, priée, chantée, dénudée Comblée, tétée, mordillée, mouillées, aspergé, respectée Mais pour cela il faut que ton âme et chair soient à nu Et la nudité dans la distance passe par la photographie ou la vidéo Et si tu veux que l'oiseau te respecte Il faut que tu le fasses voler et siffler d'aise à ta vue Car il n'aspire qu'à cela soir et matin : Voler au-dessus de tes collines et tes plaines Plonger dans tes lacs et rivières Nager dans tes eaux poissonneuses Plonger son bec dans ta chair ouverte et complice Et en tirer des petits poissons multicolores et chanteurs Chuchoter à ton oreille Les mots qui te font fondre de rires et de désir Ma muse précieuse et généreuse... Alors pour t'être agréable ma bien-aimée C 'est promis juré craché Désormais je ne banderai plus que des yeux Je ne banderai plus que des lèvres Tu pourras me bander les yeux et me bâillonner les lèvres Tant que tu voudras Je banderai encore Et si cela ne suffit pas Pour te prouver mon amour Je banderai aussi des oreilles et du nez Je banderai des mains et des doigts de pieds Je banderai de ma langue Mi pangolin mi orphie Je banderai de mon ombre Une fois deux fois trois fois Autant de fois qu'il le faudra Ce ne sera jamais dans le vide Car je banderai en toi Et même l'air qui t'environne Le soleil et la lune banderont de concert Jusqu'à ce que nous soyons orphies nues, chair et arêtes en rut, Sublimement réunis pour notre danse farandole et tantrique Enfin retrouvée.
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Les être, le cosmos, la terre et le vin (Dédié à l’incomparable génie Charles Baudelaire) Les ceps murissent longuement sous l’énigmatique lueur des cieux, irisés par les ondes astrales du Cosmos et ses grands vents de feu. Des gelées de janvier aux averses d’avril, le vigneron soigne ses vignes. qui souffrent des fournaises de l’été jusqu’à la bouilloire dorée de l’automne. Le vin est d’abord fruit des astres et des cieux, mais aussi de la patience et de l’art du vigneron. Il y a une magie du vin qui vient sceller les noces mystiques de l’azur, de la terre, du cosmos et des graves. Il existe dans le vin comme une consécration des noces d’or de la terre, des pierres et de l’azur, Qui lui donne son caractère âpre ou velouté, son goût inimitable, sa vraie signature, son héraldique. Un palais exercé saura toujours en déceler l’empreinte pour y trouver sa genèse et gouter ses merveilles. Mais c’est le vigneron qui consacre ces noces avec son savoir, son doigté, sa manière d’opérer le grand œuvre des vendanges. Le choix de la date des vendanges dépend de l’intuition humaine et correspond au sacre de l’automne. Au moment où les grappes pèsent et ou les raisins sont gonflés comme de lourds pendentifs, alors que les raisins mûrs sont prêts à sortir de leur enveloppe dorée pour se transformer en élixir. Le vigneron prend la décision sacrale de celle dont dépend la qualité du vin à naître. Et les vendanges vont se mener dans une atmosphère d’excitation et de sentiment de franchissement du danger. Désormais le vin sorti du pressoir va murir dans des barriques de chêne Le bois peut apporter sa chauffe méthodique afin que se mêlent au jus des arômes de bois et de forêts, C’est sûr, cette année, les forces de la nature et de l’Homme nous préparent un grand vin. Aussi quel honneur et quel rite magique que d’en boire les premières gorgées dans des coupes d’argent ou des verres de cristal, avant même que le vin ne soit fait et tiré pour en détecter les grands traits et les failles. Enfin, vient le moment de boire, comme une élévation des cœurs et des esprits. L’on ne boit bien qu’en groupe, qu’avec de vrais amis, sa chérie ou des belles. Boire c’est d’abord humer et découvrir par le nez les secrets d’un terroir et des pampres, puis humecter ses lèvres afin de s’imprégner des sucs et des saveurs, et puis boire surtout, c’est œuvre de finesse, d’expression de l’Esprit et de bonne humeur; qu’il y ait de l’ivresse, fort bien, mais jamais d’ivrognerie Paul Arrighi ; Toulouse(France), le 3 novembre 2013
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Nov 4, 2013
Nov 4, 2013 at 10:36 AM UTC
Les être, le cosmos, la terre et le vin (Dédié à l’incomparable génie Charles Baudelaire)
Les être, le cosmos, la terre et le vin (Dédié à l’incomparable génie Charles Baudelaire) Les ceps murissent longuement sous l’énigmatique lueur des cieux, irisés par les ondes astrales du Cosmos et ses grands vents de feu. Des gelées de janvier aux averses d’avril, le vigneron soigne ses vignes. qui souffrent des fournaises de l’été jusqu’à la bouilloire dorée de l’automne. Le vin est d’abord fruit des astres et des cieux, mais aussi de la patience et de l’art du vigneron. Il y a une magie du vin qui vient sceller les noces mystiques de l’azur, de la terre, du cosmos et des graves. Il existe dans le vin comme une consécration des noces d’or de la terre, des pierres et de l’azur, Qui lui donne son caractère âpre ou velouté, son goût inimitable, sa vraie signature, son héraldique. Un palais exercé saura toujours en déceler l’empreinte pour y trouver sa genèse et gouter ses merveilles. Mais c’est le vigneron qui consacre ces noces avec son savoir, son doigté, sa manière d’opérer le grand œuvre des vendanges. Le choix de la date des vendanges dépend de l’intuition humaine et correspond au sacre de l’automne. Au moment où les grappes pèsent et ou les raisins sont gonflés comme de lourds pendentifs, alors que les raisins mûrs sont prêts à sortir de leur enveloppe dorée pour se transformer en élixir. Le vigneron prend la décision sacrale de celle dont dépend la qualité du vin à naître. Et les vendanges vont se mener dans une atmosphère d’excitation et de sentiment de franchissement du danger. Désormais le vin sorti du pressoir va murir dans des barriques de chêne Le bois peut apporter sa chauffe méthodique afin que se mêlent au jus des arômes de bois et de forêts, C’est sûr, cette année, les forces de la nature et de l’Homme nous préparent un grand vin. Aussi quel honneur et quel rite magique que d’en boire les premières gorgées dans des coupes d’argent ou des verres de cristal, avant même que le vin ne soit fait et tiré pour en détecter les grands traits et les failles. Enfin, vient le moment de boire, comme une élévation des cœurs et des esprits. L’on ne boit bien qu’en groupe, qu’avec de vrais amis, sa chérie ou des belles. Boire c’est d’abord humer et découvrir par le nez les secrets d’un terroir et des pampres, puis humecter ses lèvres afin de s’imprégner des sucs et des saveurs, et puis boire surtout, c’est œuvre de finesse, d’expression de l’Esprit et de bonne humeur; qu’il y ait de l’ivresse, fort bien, mais jamais d’ivrognerie Paul Arrighi ; Toulouse(France), le 3 novembre 2013
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Jaques le fumeur aimait les rouler étroits Et toujours en fumait deux a la fois J'aime fumer disait il Quelle excuse futile! Le tabac et ce qu'il y ajoutait l'esclavagèrent Depuis qu'il n'utilisait plus son briquet que pour les concerts L'esclave jamais ne dort Car même la nuit il en roulait encore Dans sa chambre, à coté de la fenêtre O marchand de sable, plongez moi dans le bien-être repetait il quand il n'en pouvait plus mais ce soir la quelque chose de nouveau l'avait déplu la constatation d'un changement l'avait dégoûté L'eau de la bouteille avait noircit et maintenant sentait la bouteille qu'il prenait pour cendrier car il n'en avait pas un Fixe sur la bouteille il était terrifie de ce que lui réservait son destin Il tendit la main vers la bouteille pour alléger sa cigarette Hélas il y fit tomber sa possession la plus précieuse Il devait affronter son dégoût et chercher entre les cigarettes sinon son existence ne serait plus jamais délicieuse il coupa la bouteille en deux il chercha, chercha et chercha encore main dans le goudron mains sur le nez Maintenant Jacques pleure Aucune trace de son espoir hier, aujourd'hui et demain pour lui ont la même couleur il mourut 60 ans avant ses dernières mémoires car quand il ne pouvait plus espérer il cessa de vivre
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Sep 28, 2013
Sep 28, 2013 at 9:11 AM UTC
Jaques le fumeur
Under the family banner talking about my nana who was not fat, I would say more rounded than that and a Victorian lass pince nez on her nose and a tin of snuff,a pinch of which went.. but that enough.. Did I say,she was not fat? she was grounded in the roots of cotton mills and rolling hills and hobnailed clogs and miners boots,she's now long gone but fair play to her, she lived a good few years after reaching ninety one,I guess it was the Mackeson that helped her to live so very long. Grandad,dad of my dad fought in the great war which brought him ****** all except a medal from the military for being outstanding in the fields of bravery,he battled Passchendaele each and every day until like all good men and soldiers he faded,faded slowly,slowly,slowly and marched quite vaguely somewhere far away. My dad was a great dad a wait and then we'll see dad,a make your Sunday tea dad,but you never see the greatness when you're stood upon its shoulder,that only happens if you're lucky when you get a little older and I'm older now,able to look back and see how this family handed down to me,that look back into history.....
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Jun 9, 2014
Jun 9, 2014 at 7:53 AM UTC
Unfinished...
Dame Maladie lâchez moi donc un peu ! Dame Maladie vous fûtes une compagne, Empressée, aux soins jaloux. Souvent c'était le nez coulant, plus que nature. qui  donnait  au sinus, brûlures de vinaigre. Enfant c'était l'asthme, d'étouffements suivis, M'empêchant de dormir, autrement qu'en fauteuil. Puis dans les années ou tant de sots font carrière, Ce fut la Melancholia et des longues angoisses, La sensation terrible de ne pouvoir écrire, En tout cas au rythme que l'on m'avait fixé, et les conseil idiots, de tant de bien-portants, souvent suivi de honte de me voir méprisé. Puis vint cet eczéma comme une fournaise, Faisant brûler la peau, comme de,  feu Nessus, La tunique brûlante, puis l'envie de gratter, Qui soulage la peine avant de l'aggraver. et mon corps désormais, prenant peur du salé de la mer, dont enfant j'aimais tant à chevaucher les vagues. Quelques années plus **** l'intestin, à son tour, Vint s'occuper de moi et me tenir prostré, Car riz, charbon et coing restaient insuffisants, Pour stopper les coliques qui me tenaient chez moi, la position couchée devenant un refuge, et seule la lecture me tenait compagnie. Certes la Médecine est une grande Dame. Que j'appris a connaître au delà du commun. Elle sait bien soulager mais rarement guérir. Et sa fréquentation n'admet point le divorce. Un jour, peut être, hélas, mes sens s'apaiseront. Mais pour un long sommeil qui se nomme la Mort, Paul Arrighi
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Jan 22, 2015
Jan 22, 2015 at 12:13 PM UTC
Dame Maladie lâchez moi donc un peu ! ( Misses Disease dont pester of me)
Si d'un mort qui pourri repose Nature engendre quelque chose, Et si la generation Se fait de la corruption, Une vigne prendra naissance De l'estomac et de la pance Du bon Rabelais, qui boivoit Tousjours ce pendant qu'il vivoit La fosse de sa grande gueule Eust plus beu de vin toute seule (L'epuisant du nez en deus cous) Qu'un porc ne hume de lait dous, Qu'Iris de fleuves, ne qu'encore De vagues le rivage more. Jamais le Soleil ne l'a veu s Tant fût-il matin, qu'il n'eut beu, Et jamais au soir la nuit noire Tant fut **** ne l'a veu sans boire. Car, alteré, sans nul sejour Le gallant boivoit nuit et jour. Mais quand l'ardante Canicule Ramenoit la saison qui brule, Demi-nus se troussoit les bras, Et se couchoit tout plat à bas Sur la jonchée, entre les taces : Et parmi des escuelles grasses Sans nulle honte se touillant, Alloit dans le vin barbouillant Comme une grenouille en sa fange Puis ivre chantoit la louange De son ami le bon Bacus, Comme sous lui furent vaincus Les Thebains, et comme sa mere Trop chaudement receut son pere, Qui en lieu de faire cela Las ! toute vive la brula. Il chantoit la grande massue, Et la jument de Gargantüe, Son fils Panurge, et les païs Des Papimanes ébaïs : Et chantoit les Iles Hieres Et frere Jan des autonnieres, Et d'Episteme les combas : Mais la mort qui ne boivoit pas Tira le beuveur de ce monde, Et ores le fait boire en l'onde Qui fuit trouble dans le giron Du large fleuve d'Acheron. Or toi quiconques sois qui passes Sur sa fosse repen des taces, Repen du bril, et des flacons, Des cervelas et des jambons, Car si encor dessous la lame Quelque sentiment a son ame, Il les aime mieux que les Lis, Tant soient ils fraichement cueillis.
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Epitaphe de François Rabelais
Si d'un mort qui pourri repose Nature engendre quelque chose, Et si la generation Se fait de la corruption, Une vigne prendra naissance De l'estomac et de la pance Du bon Rabelais, qui boivoit Tousjours ce pendant qu'il vivoit La fosse de sa grande gueule Eust plus beu de vin toute seule (L'epuisant du nez en deus cous) Qu'un porc ne hume de lait dous, Qu'Iris de fleuves, ne qu'encore De vagues le rivage more. Jamais le Soleil ne l'a veu s Tant fût-il matin, qu'il n'eut beu, Et jamais au soir la nuit noire Tant fut **** ne l'a veu sans boire. Car, alteré, sans nul sejour Le gallant boivoit nuit et jour. Mais quand l'ardante Canicule Ramenoit la saison qui brule, Demi-nus se troussoit les bras, Et se couchoit tout plat à bas Sur la jonchée, entre les taces : Et parmi des escuelles grasses Sans nulle honte se touillant, Alloit dans le vin barbouillant Comme une grenouille en sa fange Puis ivre chantoit la louange De son ami le bon Bacus, Comme sous lui furent vaincus Les Thebains, et comme sa mere Trop chaudement receut son pere, Qui en lieu de faire cela Las ! toute vive la brula. Il chantoit la grande massue, Et la jument de Gargantüe, Son fils Panurge, et les païs Des Papimanes ébaïs : Et chantoit les Iles Hieres Et frere Jan des autonnieres, Et d'Episteme les combas : Mais la mort qui ne boivoit pas Tira le beuveur de ce monde, Et ores le fait boire en l'onde Qui fuit trouble dans le giron Du large fleuve d'Acheron. Or toi quiconques sois qui passes Sur sa fosse repen des taces, Repen du bril, et des flacons, Des cervelas et des jambons, Car si encor dessous la lame Quelque sentiment a son ame, Il les aime mieux que les Lis, Tant soient ils fraichement cueillis.
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Rentrez sortez discorde. Je saigne du nez. Et mes globules meurent en paix. La fenêtre illumine ma corde. Ma vie marginale. Couleur rose de pastel. Douleur du cœur mal réelle. Lit pour faire du sale. Je sais qu'on ne se connaît pas. Sortez de ce salon. Mon image mon rond. Spam de panique je ne suis plus là. L'ambulance arrive. Je n'ai plus de vie. Tout le monde crie. Couleur vive. Discorde rentrez sortez. Discorde mort reporté.
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May 14, 2017
May 14, 2017 at 7:26 AM UTC
(:( D I S C O R D E ):)
Bien **** quand il se sent l'estomac écoeuré, Le frère Milotus, un oeil à la lucarne D'où le soleil, clair comme un chaudron récuré, Lui darde une migraine et fait son regard darne, Déplace dans les draps son ventre de curé. Il se démène sous sa couverture grise Et descend, ses genoux à son ventre tremblant, Effaré comme un vieux qui mangerait sa prise, Car il lui faut, le poing à l'anse d'un *** blanc, À ses reins largement retrousser sa chemise ! Or il s'est accroupi, frileux, les doigts de pied Repliés, grelottant au clair soleil qui plaque Des jaunes de brioche aux vitres de papier ; Et le nez du bonhomme où s'allume la laque Renifle aux rayons, tel qu'un charnel polypier Le bonhomme mijote au feu, bras tordus, lippe Au ventre : il sent glisser ses cuisses dans le feu, Et ses chausses roussir, et s'éteindre sa pipe ; Quelque chose comme un oiseau remue un peu À son ventre serein comme un monceau de tripe ! Autour dort un fouillis de meubles abrutis Dans des haillons de crasse et sur de sales ventres ; Des escabeaux, crapauds étranges, sont blottis Aux coins noirs : des buffets ont des gueules de chantres Qu'entrouvre un sommeil plein d'horribles appétits. L'écoeurante chaleur gorge la chambre étroite ; Le cerveau du bonhomme est bourré de chiffons. Il écoute les poils pousser dans sa peau moite, Et parfois, en hoquets fort gravement bouffons S'échappe, secouant son escabeau qui boite... Et le soir aux rayons de lune, qui lui font Aux contours du cul des bavures de lumière, Une ombre avec détails s'accroupit, sur un fond De neige rose ainsi qu'une rose trémière... Fantasque, un nez poursuit Vénus au ciel profond.
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Accroupissement
Bien **** quand il se sent l'estomac écoeuré, Le frère Milotus, un oeil à la lucarne D'où le soleil, clair comme un chaudron récuré, Lui darde une migraine et fait son regard darne, Déplace dans les draps son ventre de curé. Il se démène sous sa couverture grise Et descend, ses genoux à son ventre tremblant, Effaré comme un vieux qui mangerait sa prise, Car il lui faut, le poing à l'anse d'un *** blanc, À ses reins largement retrousser sa chemise ! Or il s'est accroupi, frileux, les doigts de pied Repliés, grelottant au clair soleil qui plaque Des jaunes de brioche aux vitres de papier ; Et le nez du bonhomme où s'allume la laque Renifle aux rayons, tel qu'un charnel polypier Le bonhomme mijote au feu, bras tordus, lippe Au ventre : il sent glisser ses cuisses dans le feu, Et ses chausses roussir, et s'éteindre sa pipe ; Quelque chose comme un oiseau remue un peu À son ventre serein comme un monceau de tripe ! Autour dort un fouillis de meubles abrutis Dans des haillons de crasse et sur de sales ventres ; Des escabeaux, crapauds étranges, sont blottis Aux coins noirs : des buffets ont des gueules de chantres Qu'entrouvre un sommeil plein d'horribles appétits. L'écoeurante chaleur gorge la chambre étroite ; Le cerveau du bonhomme est bourré de chiffons. Il écoute les poils pousser dans sa peau moite, Et parfois, en hoquets fort gravement bouffons S'échappe, secouant son escabeau qui boite... Et le soir aux rayons de lune, qui lui font Aux contours du cul des bavures de lumière, Une ombre avec détails s'accroupit, sur un fond De neige rose ainsi qu'une rose trémière... Fantasque, un nez poursuit Vénus au ciel profond.
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You've been with me from the start,   Our distance couldn't be shorter but we are so far apart . I miss the times we would sing for no reason. I miss our poems written almost by our feelings. We found happiness in the compositions of our plain but looking back I'm clearly not the same. The world is hardening me, It broke my dome protecting my reality. I lost the trust, the bank is closed, Even in lust the lack of love shows Because for one you need the other. Injaka turned  into strays my brothers, I now call them cain But how was I able? I was their dawg...see now I had no seat at the table. I'm  confused I don't know what to do, I know it is because I'm losing you. Want to go back to the old days so we can do it the old ways. how are we in the same place but I can barely rocognize your face? The cities lights dazzal my sight The cold numbs me on these city nights The monotony is draining my will to fight i see this when i think "What would i even write?". I wonder how you'd feel if you could see the new me. I do know one thing I  miss you, the old Manezi.
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Jun 26, 2016
Jun 26, 2016 at 3:52 PM UTC
Nez boy//Chronomentrophobia
Sur la corde tendue un jeune voltigeur Apprenait à danser ; et déjà son adresse, Ses tours de force, de souplesse, Faisaient venir maint spectateur. Sur son étroit chemin on le voit qui s'avance, Le balancier en main, l'air libre, le corps droit, Hardi, léger autant qu'adroit ; Il s'élève, descend, va, vient, plus haut s'élance, Retombe, remonte en cadence, Et, semblable à certains oiseaux Qui rasent en volant la surface des eaux, Son pied touche, sans qu'on le voie, À la corde qui plie et dans l'air le renvoie. Notre jeune danseur, tout fier de son talent, Dit un jour : à quoi bon ce balancier pesant Qui me fatigue et m'embarrasse ? Si je dansais sans lui, j'aurais bien plus de grâce, De force et de légèreté. Aussitôt fait que dit. Le balancier jeté, Notre étourdi chancelle, étend les bras, et tombe. Il se cassa le nez, et tout le monde en rit. Jeunes gens, jeunes gens, ne vous a-t-on pas dit Que sans règle et sans frein tôt ou **** on succombe ? La vertu, la raison, les lois, l'autorité, Dans vos désirs fougueux vous causent quelque peine ; C'est le balancier qui vous gêne, Mais qui fait votre sûreté.
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Le danseur de corde et le balancier
I. Le nez rouge, la face blême, Sur un pupitre de glaçons, L'Hiver exécute son thème Dans le quatuor des saisons. Il chante d'une voix peu sûre Des airs vieillots et chevrotants ; Son pied glacé bat la mesure Et la semelle en même temps ; Et comme Haendel, dont la perruque Perdait sa farine en tremblant, Il fait envoler de sa nuque La neige qui la poudre à blanc. II. Dans le bassin des Tuileries, Le cygne s'est pris en nageant, Et les arbres, comme aux féeries, Sont en filigrane d'argent. Les vases ont des fleurs de givre, Sous la charmille aux blancs réseaux ; Et sur la neige on voit se suivre Les pas étoilés des oiseaux. Au piédestal où, court-vêtue, Vénus coudoyait Phocion, L'Hiver a posé pour statue La Frileuse de Clodion. III. Les femmes passent sous les arbres En martre, hermine et menu-vair, Et les déesses, frileux marbres, Ont pris aussi l'habit d'hiver. La Vénus Anadyomène Est en pelisse à capuchon ; Flore, que la brise malmène, Plonge ses mains dans son manchon. Et pour la saison, les bergères De Coysevox et de Coustou, Trouvant leurs écharpes légères, Ont des boas autour du cou. IV. Sur la mode Parisienne Le Nord pose ses manteaux lourds, Comme sur une Athénienne Un Scythe étendrait sa peau d'ours. Partout se mélange aux parures Dont Palmyre habille l'Hiver, Le faste russe des fourrures Que parfume le vétyver. Et le Plaisir rit dans l'alcôve Quand, au milieu des Amours nus, Des poils roux d'une bête fauve Sort le torse blanc de Vénus. V. Sous le voile qui vous protège, Défiant les regards jaloux, Si vous sortez par cette neige, Redoutez vos pieds andalous ; La neige saisit comme un moule L'empreinte de ce pied mignon Qui, sur le tapis blanc qu'il foule, Signe, à chaque pas, votre nom. Ainsi guidé, l'époux morose Peut parvenir au nid caché Où, de froid la joue encor rose, A l'Amour s'enlace Psyché.
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Fantaisies d'hiver
I. Le nez rouge, la face blême, Sur un pupitre de glaçons, L'Hiver exécute son thème Dans le quatuor des saisons. Il chante d'une voix peu sûre Des airs vieillots et chevrotants ; Son pied glacé bat la mesure Et la semelle en même temps ; Et comme Haendel, dont la perruque Perdait sa farine en tremblant, Il fait envoler de sa nuque La neige qui la poudre à blanc. II. Dans le bassin des Tuileries, Le cygne s'est pris en nageant, Et les arbres, comme aux féeries, Sont en filigrane d'argent. Les vases ont des fleurs de givre, Sous la charmille aux blancs réseaux ; Et sur la neige on voit se suivre Les pas étoilés des oiseaux. Au piédestal où, court-vêtue, Vénus coudoyait Phocion, L'Hiver a posé pour statue La Frileuse de Clodion. III. Les femmes passent sous les arbres En martre, hermine et menu-vair, Et les déesses, frileux marbres, Ont pris aussi l'habit d'hiver. La Vénus Anadyomène Est en pelisse à capuchon ; Flore, que la brise malmène, Plonge ses mains dans son manchon. Et pour la saison, les bergères De Coysevox et de Coustou, Trouvant leurs écharpes légères, Ont des boas autour du cou. IV. Sur la mode Parisienne Le Nord pose ses manteaux lourds, Comme sur une Athénienne Un Scythe étendrait sa peau d'ours. Partout se mélange aux parures Dont Palmyre habille l'Hiver, Le faste russe des fourrures Que parfume le vétyver. Et le Plaisir rit dans l'alcôve Quand, au milieu des Amours nus, Des poils roux d'une bête fauve Sort le torse blanc de Vénus. V. Sous le voile qui vous protège, Défiant les regards jaloux, Si vous sortez par cette neige, Redoutez vos pieds andalous ; La neige saisit comme un moule L'empreinte de ce pied mignon Qui, sur le tapis blanc qu'il foule, Signe, à chaque pas, votre nom. Ainsi guidé, l'époux morose Peut parvenir au nid caché Où, de froid la joue encor rose, A l'Amour s'enlace Psyché.
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Au premier regard Une photo noir et blanc Révélée d'une pellicule Kodak Ilford Agfa Fuji 50 asa Qui flotte dans un bain d'arrêt entre alcalin et câlin. Au deuxième regard Un sourire mutin tatin Mâtin lutin satin Qui dévoile des fossettes sans retouches. Au troisième regard Un film ancien Hitchkock, Preminguer Une héroïne, une sainte Jeanne d'Arc . Au quatrième regard Le désir d'en savoir plus Sur cette Jean Seberg ressuscitée, Reine de Saba virtuelle. Regard sur le texte court et concis : "Cherche homme vrai et honnête A vingt kilomètres maximum." Au sixième regard Regard sur moi même dans le miroir Vrai? Honnête? En tout cas pas faux ni malhonnête. Ni faux nez ni faux profil. Et une interrogation. Vrai et honnête égale nu et sincère ? Au septième regard j'ai eu envie de vous dire Que j'existais à 20 kilomètres de vous Et je me suis présenté sur papuer glacé Et vous m'avez dit tout simplement A bientôt. Deux petits mots si simples Une préposition et un adverbe Porteurs de tant de sens propres et figurés. Ainsi commence notre aventure Et je nous souhaite bon vent Mutin satin mâtin lutin tatin Et des milliers d'autres regards Nus et sincères Ou pour utiliser votre syntaxe Vrais et honnêtes.
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Sep 2, 2019
Sep 2, 2019 at 11:34 PM UTC
A bientôt
Fable XI, Livre I. Un bon chien de berger, au coin d'une forêt, Rencontre un jour un chien d'arrêt. On a bientôt fait connaissance. À quelques pas, d'abord, on s'est considéré, L'oreille en l'air ; puis on s'avance ; Puis, en virant la queue, on flaire, on est flairé ; Puis enfin l'entretien commence. Vous, ici ! dit avec un ris des plus malins, Au gardeur de brebis, le coureur de lapins ; Qui vous amène au bois ? Si j'en crois votre race, Mon ami, ce n'est pas la chasse. Tant pis ! c'est un métier si noble pour un chien ! Il exige, il est vrai, l'esprit et le courage, Un nez aussi fin que le mien, Et quelques mois d'apprentissage. S'il est ainsi, répond, d'un ton simple et soumis, Au coureur de lapins, le gardeur de brebis, Je bénis d'autant plus le sort qui nous rassemble. Un loup, la terreur du canton, Vient de nous voler un mouton ; Son fort est près d'ici, donnons-lui chasse ensemble. Si vous avez quelque loisir, Je vous promets gloire et plaisir, Les loups se battent à merveille ; Vingt fois par eux au cou je me suis vu saisir ; Mais on peut au fermier rapporter leurs oreilles ; Notre porte en fait foi. Marchons donc. Qui fut pris ? Ce fut le chien d'arrêt. Moins courageux que traître, Comme aux lapins, parfois il chassait aux perdrix ; Mais encor fallait-il qu'il fût avec son maître. « Serviteur ; à ce jeu je n'entends rien du tout. J'aime la chasse et non la guerre : Tu cours sur l'ennemi debout, Et moi j'attends qu'il soit par terre. »
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Le chien de chasse et le chien de berger
Fable XI, Livre I. Un bon chien de berger, au coin d'une forêt, Rencontre un jour un chien d'arrêt. On a bientôt fait connaissance. À quelques pas, d'abord, on s'est considéré, L'oreille en l'air ; puis on s'avance ; Puis, en virant la queue, on flaire, on est flairé ; Puis enfin l'entretien commence. Vous, ici ! dit avec un ris des plus malins, Au gardeur de brebis, le coureur de lapins ; Qui vous amène au bois ? Si j'en crois votre race, Mon ami, ce n'est pas la chasse. Tant pis ! c'est un métier si noble pour un chien ! Il exige, il est vrai, l'esprit et le courage, Un nez aussi fin que le mien, Et quelques mois d'apprentissage. S'il est ainsi, répond, d'un ton simple et soumis, Au coureur de lapins, le gardeur de brebis, Je bénis d'autant plus le sort qui nous rassemble. Un loup, la terreur du canton, Vient de nous voler un mouton ; Son fort est près d'ici, donnons-lui chasse ensemble. Si vous avez quelque loisir, Je vous promets gloire et plaisir, Les loups se battent à merveille ; Vingt fois par eux au cou je me suis vu saisir ; Mais on peut au fermier rapporter leurs oreilles ; Notre porte en fait foi. Marchons donc. Qui fut pris ? Ce fut le chien d'arrêt. Moins courageux que traître, Comme aux lapins, parfois il chassait aux perdrix ; Mais encor fallait-il qu'il fût avec son maître. « Serviteur ; à ce jeu je n'entends rien du tout. J'aime la chasse et non la guerre : Tu cours sur l'ennemi debout, Et moi j'attends qu'il soit par terre. »
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Parqués entre des bancs de chêne, aux coins d'église Qu'attiédit puamment leur souffle, tous leurs yeux Vers le choeur ruisselant d'orrie et la maîtrise Aux vingt gueules gueulant les cantiques pieux ; Comme un parfum de pain humant l'odeur de cire, Heureux, humiliés comme des chiens battus, Les Pauvres au bon Dieu, le patron et le sire, Tendent leurs oremus risibles et têtus. Aux femmes, c'est bien bon de faire des bancs lisses, Après les six jours noirs ou Dieu les fait souffrir ! Elles bercent, tordus dans d'étranges pelisses, Des espèces d'enfants qui pleurent à mourir. Leurs seins crasseux dehors, ces mangeuses de soupe, Une prière aux yeux et ne priant jamais, Regardent parader mauvaisement un groupe De gamines avec leurs chapeaux déformés. Dehors, le froid, la faim, l'homme en ribote : C'est bon. Encore une heure ; après, les maux sans noms ! - Cependant, alentour, geint, nasille, chuchote Une collection de vieilles à fanons : Ces effarés y sont et ces épileptiques Dont on se détournait hier aux carrefours ; Et, fringalant du nez dans des missels antiques, Ces aveugles qu'un chien introduit dans les cours. Et tous, bavant la foi mendiante et stupide, Récitent la complainte infinie à Jésus, Qui rêve en haut, jauni par le vitrail livide, **** des maigres mauvais et des méchants pansus, **** des senteurs de viande et d'étoffes moisies, Farce prostrée et sombre aux gestes repoussants ; - Et l'oraison fleurit d'expressions choisies, Et les mysticités prennent des tons pressants, Quand, des nefs où périt le soleil, plis de soie Banals, sourires verts, les Dames des quartiers Distingués, - ô Jésus ! - les malades du foie Font baiser leurs longs doigts jaunes aux bénitiers.
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Les pauvres à l'église
Parqués entre des bancs de chêne, aux coins d'église Qu'attiédit puamment leur souffle, tous leurs yeux Vers le choeur ruisselant d'orrie et la maîtrise Aux vingt gueules gueulant les cantiques pieux ; Comme un parfum de pain humant l'odeur de cire, Heureux, humiliés comme des chiens battus, Les Pauvres au bon Dieu, le patron et le sire, Tendent leurs oremus risibles et têtus. Aux femmes, c'est bien bon de faire des bancs lisses, Après les six jours noirs ou Dieu les fait souffrir ! Elles bercent, tordus dans d'étranges pelisses, Des espèces d'enfants qui pleurent à mourir. Leurs seins crasseux dehors, ces mangeuses de soupe, Une prière aux yeux et ne priant jamais, Regardent parader mauvaisement un groupe De gamines avec leurs chapeaux déformés. Dehors, le froid, la faim, l'homme en ribote : C'est bon. Encore une heure ; après, les maux sans noms ! - Cependant, alentour, geint, nasille, chuchote Une collection de vieilles à fanons : Ces effarés y sont et ces épileptiques Dont on se détournait hier aux carrefours ; Et, fringalant du nez dans des missels antiques, Ces aveugles qu'un chien introduit dans les cours. Et tous, bavant la foi mendiante et stupide, Récitent la complainte infinie à Jésus, Qui rêve en haut, jauni par le vitrail livide, **** des maigres mauvais et des méchants pansus, **** des senteurs de viande et d'étoffes moisies, Farce prostrée et sombre aux gestes repoussants ; - Et l'oraison fleurit d'expressions choisies, Et les mysticités prennent des tons pressants, Quand, des nefs où périt le soleil, plis de soie Banals, sourires verts, les Dames des quartiers Distingués, - ô Jésus ! - les malades du foie Font baiser leurs longs doigts jaunes aux bénitiers.
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Fable XVII, Livre II. À qui diable en veut cet Anglais ? Il sort du lit avant l'aurore, Laisse dormir sa femme, éveille ses valets, Et court déjà les champs qu'il n'est pas jour encore. Le silence a fui **** des bois ; Comme ceux des murs où nous sommes, Leur écho redit à la fois Les jurements, les cris, les voix Des chiens, des chevaux et des hommes. Mais quoi ! le limier est lâché ; Sur ses pas, en hurlant, le chien courant détale : La queue en l'air, le nez à la terre attaché, Des bassets suit la meute intrépide et bancale. Un commun espoir les soutient. On trotte, on court, on va, l'on vient ; On se rejoint, on se sépare ; On presse, on retient son essor, Au gré des sons bruyants du cor, Au caprice de la fanfare. Point de repos : bêtes et gens, À qui mieux mieux chacun s'excite. Mais tombe enfin qui va si vite ; Tout l'équipage est sur les dents. Couvert d'écume et de fumée, Le coursier du maître est rendu ; Plus d'un chien haletant sur l'herbe est étendu, Et de sa gueule en feu pend sa langue enflammée. Milord, qui de chemise a besoin de changer, Et lentement chez soi retourne à la nuit noire, À passé le jour sans manger, Et, qui pis est pour lui, sans boire ! Et pourquoi tant de bruit, tant de soins, tant de mal ? Pour forcer un triste animal Qui perd, aussitôt qu'on l'attrape, Le prix qu'il semble avoir alors qu'il nous échappe ; Et, **** de nous valoir ce qu'il nous a coûté, N'offre à l'heureux vainqueur de tous ses stratagèmes, Qu'un mets auquel deux fois on n'a jamais goûté, Et dont les chiens à jeun ne veulent pas eux-mêmes ! Toi qui possèdes la grandeur, Et t'es éreinté sur sa trace, S'il se peut, parle avec candeur ; As-tu fait plus heureuse chasse ?
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La chasse au renard
Fable XVII, Livre II. À qui diable en veut cet Anglais ? Il sort du lit avant l'aurore, Laisse dormir sa femme, éveille ses valets, Et court déjà les champs qu'il n'est pas jour encore. Le silence a fui **** des bois ; Comme ceux des murs où nous sommes, Leur écho redit à la fois Les jurements, les cris, les voix Des chiens, des chevaux et des hommes. Mais quoi ! le limier est lâché ; Sur ses pas, en hurlant, le chien courant détale : La queue en l'air, le nez à la terre attaché, Des bassets suit la meute intrépide et bancale. Un commun espoir les soutient. On trotte, on court, on va, l'on vient ; On se rejoint, on se sépare ; On presse, on retient son essor, Au gré des sons bruyants du cor, Au caprice de la fanfare. Point de repos : bêtes et gens, À qui mieux mieux chacun s'excite. Mais tombe enfin qui va si vite ; Tout l'équipage est sur les dents. Couvert d'écume et de fumée, Le coursier du maître est rendu ; Plus d'un chien haletant sur l'herbe est étendu, Et de sa gueule en feu pend sa langue enflammée. Milord, qui de chemise a besoin de changer, Et lentement chez soi retourne à la nuit noire, À passé le jour sans manger, Et, qui pis est pour lui, sans boire ! Et pourquoi tant de bruit, tant de soins, tant de mal ? Pour forcer un triste animal Qui perd, aussitôt qu'on l'attrape, Le prix qu'il semble avoir alors qu'il nous échappe ; Et, **** de nous valoir ce qu'il nous a coûté, N'offre à l'heureux vainqueur de tous ses stratagèmes, Qu'un mets auquel deux fois on n'a jamais goûté, Et dont les chiens à jeun ne veulent pas eux-mêmes ! Toi qui possèdes la grandeur, Et t'es éreinté sur sa trace, S'il se peut, parle avec candeur ; As-tu fait plus heureuse chasse ?
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Carnaval. Venise pour le bal s'habille. De paillettes tout étoilé, Scintille, fourmille et babille Le carnaval bariolé. Arlequin, nègre par son masque, Serpent par ses mille couleurs, Rosse d'une note fantasque Cassandre son souffre-douleurs. Battant de l'aile avec sa manche Comme un pingouin sur un écueil, Le blanc Pierrot, par une blanche, Passe la tête et cligne l'oeil. Le Docteur bolonais rabâche Avec la basse aux sons traînés ; Polichinelle, qui se fâche, Se trouve une croche pour nez. Heurtant Trivelin qui se mouche Avec un trille extravagant, A Colombine Scaramouche Rend son éventail ou son gant. Sur une cadence se glisse Un domino ne laissant voir Qu'un malin regard en coulisse Aux paupières de satin noir. Ah ! fine barbe de dentelle, Que fait voler un souffle pur, Cet arpège m'a dit : C'est elle ! Malgré tes réseaux, j'en suis sûr, Et j'ai reconnu, rose et fraîche, Sous l'affreux profil de carton, Sa lèvre au fin duvet de pêche, Et la mouche de son menton.
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Sur le Carnaval de Venise III
Que je sois un fou, qu'on le dise, Je trouve ça tout naturel, Ayant eu ma part de bêtise Et commis plus d'une sottise, Depuis que je suis... temporel. Je suis un fou, quel avantage, Madame ! un fou, songez-y bien, Peut crier... se tromper d'étage, Vous proposer... le mariage, On ne lui dira jamais rien, C'est un fou ; mais lui peut tout dire, Lâcher parfois un terme vil, Dans ce cas le mieux c'est d'en rire, Se fâcher serait du délire, À quoi cela servirait-il ? C'est un fou. Si c'est un bonhomme Laissant les gens à leurs métiers, Peu contrariant, calme... en somme, Distinguant un nez d'une pomme, On lui pardonne volontiers. Donc, je suis fou, je le révèle. Nous l'avons, Madame, en dormant, Comme dit l'autre, échappé belle ; J'aime mieux être un sans cervelle Que d'être un sage, assurément. Songez donc ! si j'étais un sage, Je fuirais les joyeux dîners ; Je n'oserais voir ton corsage ; J'aurais un triste et long visage Et des lunettes sur le nez ; Mais, je ne suis qu'un fou, je danse, Je tambourine avec mes doigts Sur la vitre de l'existence. Qu'on excuse mon insistance, C'est un fou qu'il faut que je sois ! C'est trop fort, me dit tout le monde, Qu'est-ce que vous nous chantez là ? Pourquoi donc, partout à la ronde, À la brune comme à la blonde, Parler de la sorte ? - Ah ! voilà ! Je vais même plus **** personne Ne pourra jamais me guérir, Ni la sagesse qui sermonne, Ni le bon Dieu, ni la Sorbonne, Et c'est fou que je veux mourir. C'est fou que je mourrai du reste, Mais oui, Madame, j'en suis sûr, Et d'abord... de ton moindre geste, Fou... de ton passage céleste Qui laisse un parfum de fruit mûr, De ton allure alerte et franche, Oui, fou d'amour, oui, fou d'amour, Fou de ton sacré... coup de hanche, Qui vous fiche au cœur la peur... blanche, Mieux... qu'un roulement de tambour ; Fou de ton petit pied qui vole Et que je suivrais n'importe où, Je veux dire... au Ciel ;... ma parole ! J'admire qu'on ne soit pas folle, Je plains celui qui n'est pas fou.
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Fou
Que je sois un fou, qu'on le dise, Je trouve ça tout naturel, Ayant eu ma part de bêtise Et commis plus d'une sottise, Depuis que je suis... temporel. Je suis un fou, quel avantage, Madame ! un fou, songez-y bien, Peut crier... se tromper d'étage, Vous proposer... le mariage, On ne lui dira jamais rien, C'est un fou ; mais lui peut tout dire, Lâcher parfois un terme vil, Dans ce cas le mieux c'est d'en rire, Se fâcher serait du délire, À quoi cela servirait-il ? C'est un fou. Si c'est un bonhomme Laissant les gens à leurs métiers, Peu contrariant, calme... en somme, Distinguant un nez d'une pomme, On lui pardonne volontiers. Donc, je suis fou, je le révèle. Nous l'avons, Madame, en dormant, Comme dit l'autre, échappé belle ; J'aime mieux être un sans cervelle Que d'être un sage, assurément. Songez donc ! si j'étais un sage, Je fuirais les joyeux dîners ; Je n'oserais voir ton corsage ; J'aurais un triste et long visage Et des lunettes sur le nez ; Mais, je ne suis qu'un fou, je danse, Je tambourine avec mes doigts Sur la vitre de l'existence. Qu'on excuse mon insistance, C'est un fou qu'il faut que je sois ! C'est trop fort, me dit tout le monde, Qu'est-ce que vous nous chantez là ? Pourquoi donc, partout à la ronde, À la brune comme à la blonde, Parler de la sorte ? - Ah ! voilà ! Je vais même plus **** personne Ne pourra jamais me guérir, Ni la sagesse qui sermonne, Ni le bon Dieu, ni la Sorbonne, Et c'est fou que je veux mourir. C'est fou que je mourrai du reste, Mais oui, Madame, j'en suis sûr, Et d'abord... de ton moindre geste, Fou... de ton passage céleste Qui laisse un parfum de fruit mûr, De ton allure alerte et franche, Oui, fou d'amour, oui, fou d'amour, Fou de ton sacré... coup de hanche, Qui vous fiche au cœur la peur... blanche, Mieux... qu'un roulement de tambour ; Fou de ton petit pied qui vole Et que je suivrais n'importe où, Je veux dire... au Ciel ;... ma parole ! J'admire qu'on ne soit pas folle, Je plains celui qui n'est pas fou.
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Fable V, Livre IV. Don pourceau, lâché dans la plaine, S'émancipait à travers choux, Flairant, fouillant dans tous les trous, Et, dans l'espoir de quelque aubaine, Mettant tout sens dessus dessous. Du fait sa noble espèce est assez coutumière. Or donc, après avoir ravagé maint terrier, Saccagé mainte fourmilière, Ecrasé mainte taupinière, Mon galant va dans un guêpier Donner la tête la première. Vous devinez comment il y fut accueilli. En un clin d'œil son nez immonde, Par la peuplade furibonde, De toutes parts est assailli. Malgré l'épais abri du lard qui l'environne, Ce pauvre nez paya pour toute la personne, Et fut par l'aiguillon chatouillé jusqu'au bout. Étourdis, prenez-y donc garde ! Vous voyez que l'on se hasarde À mettre ainsi le nez partout.
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Le cochon et le guêpier
They were fighting here Living here Enveloped in a life That none have since seen And I work here I watch as they fight My nose drips My eyes water as I see their bodies fall to the ground Their brothers, fathers, best friends die before them. I wade into the shallows of time I push against its thick film But i cannot pass I can do nothing but watch as they fight, suffer, and lose.
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Jul 8, 2013
Jul 8, 2013 at 3:04 PM UTC
Nez Perce
Quel temps de chien ! - il pleut, il neige ; Les cochers, transis sur leur siège, Ont le nez bleu. Par ce vilain soir de décembre, Qu'il ferait bon garder la chambre, Devant son feu ! A l'angle de la cheminée La chauffeuse capitonnée Vous tend les bras Et semble avec une caresse Vous dire comme une maîtresse, " Tu resteras ! " Un papier rose à découpures, Comme un sein blanc sous des guipures. Voile à demi Le globe laiteux de la lampe Dont le reflet au plafond rampe, Tout endormi. On n'entend rien dans le silence Que le pendule qui balance Son disque d'or, Et que le vent qui pleure et rôde, Parcourant, pour entrer en fraude, Le corridor. C'est bal à l'ambassade anglaise ; Mon habit noir est sur la chaise, Les bras ballants ; Mon gilet bâille et ma chemise Semble dresser, pour être mise, Ses poignets blancs. Les brodequins à pointe étroite Montrent leur vernis qui miroite, Au feu placés ; A côté des minces cravates S'allongent comme des mains plates Les gants glacés. Il faut sortir ! - quelle corvée ! Prendre la file à l'arrivée Et suivre au pas Les coupés des beautés altières Portant blasons sur leurs portières Et leurs appas. Rester debout contre une porte A voir se ruer la cohorte Des invités ; Les vieux museaux, les frais visages, Les fracs en coeur et les corsages Décolletés ; Les dos où fleurit la pustule, Couvrant leur peau rouge d'un tulle Aérien ; Les dandys et les diplomates, Sur leurs faces à teintes mates, Ne montrant rien. Et ne pouvoir franchir la haie Des douairières aux yeux d'orfraie Ou de vautour, Pour aller dire à son oreille Petite, nacrée et vermeille, Un mot d'amour ! Je n'irai pas ! - et ferai mettre Dans son bouquet un bout de lettre A l'Opéra. Par les violettes de Parme, La mauvaise humeur se désarme : Elle viendra ! J'ai là l'Intermezzo de Heine, Le Thomas Grain-d'Orge de Taine, Les deux Goncourt ; Le temps, jusqu'à l'heure où s'achève Sur l'oreiller l'idée en rêve, Me sera court.
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La bonne soirée
Quel temps de chien ! - il pleut, il neige ; Les cochers, transis sur leur siège, Ont le nez bleu. Par ce vilain soir de décembre, Qu'il ferait bon garder la chambre, Devant son feu ! A l'angle de la cheminée La chauffeuse capitonnée Vous tend les bras Et semble avec une caresse Vous dire comme une maîtresse, " Tu resteras ! " Un papier rose à découpures, Comme un sein blanc sous des guipures. Voile à demi Le globe laiteux de la lampe Dont le reflet au plafond rampe, Tout endormi. On n'entend rien dans le silence Que le pendule qui balance Son disque d'or, Et que le vent qui pleure et rôde, Parcourant, pour entrer en fraude, Le corridor. C'est bal à l'ambassade anglaise ; Mon habit noir est sur la chaise, Les bras ballants ; Mon gilet bâille et ma chemise Semble dresser, pour être mise, Ses poignets blancs. Les brodequins à pointe étroite Montrent leur vernis qui miroite, Au feu placés ; A côté des minces cravates S'allongent comme des mains plates Les gants glacés. Il faut sortir ! - quelle corvée ! Prendre la file à l'arrivée Et suivre au pas Les coupés des beautés altières Portant blasons sur leurs portières Et leurs appas. Rester debout contre une porte A voir se ruer la cohorte Des invités ; Les vieux museaux, les frais visages, Les fracs en coeur et les corsages Décolletés ; Les dos où fleurit la pustule, Couvrant leur peau rouge d'un tulle Aérien ; Les dandys et les diplomates, Sur leurs faces à teintes mates, Ne montrant rien. Et ne pouvoir franchir la haie Des douairières aux yeux d'orfraie Ou de vautour, Pour aller dire à son oreille Petite, nacrée et vermeille, Un mot d'amour ! Je n'irai pas ! - et ferai mettre Dans son bouquet un bout de lettre A l'Opéra. Par les violettes de Parme, La mauvaise humeur se désarme : Elle viendra ! J'ai là l'Intermezzo de Heine, Le Thomas Grain-d'Orge de Taine, Les deux Goncourt ; Le temps, jusqu'à l'heure où s'achève Sur l'oreiller l'idée en rêve, Me sera court.
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O' Salty tear, a mere clear drop you are You've emerged for a million different reasons many of which only the shedder knows for you've emerged in all seasons. The season of sadness or reason of joy The tears of grief and the tears of joy You and your unalloyed saline taste Thou art' but an emotional waste. O' Salty tear each time you drop into oblivion why not vanish away with your shedder's grief? I tell you O' tear if you take my opinion oughtn't you grant your shedder full relief? Ah, but thou seem a ceaseless ocean in reserve and store No one can be sure, he'll cry no more When you trickle down those sad upturned lips we know destiny perhaps made those painful slips! You are the raindrops of a grief-clouded heart You do emerge when two lovers have to part Help your shedder turn over a new leaf so you're associated less with grief. I've watched many a jilted lover weep all alone by the seaside so sorrowfully and watched tears glide down noses or pince-nez as their salty tears merged with the salty sea. O' Salty tear but it's time you learnt to wash away all and any melancholy from your shedder's heart and be such a buddy who never wishes to meet again the tearful shedder from whom you depart
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Dec 6, 2024
Dec 6, 2024 at 9:53 AM UTC
O' salty tear
Boo rustles the lace curtains. They sometimes move to the slightest¬¬ dance of the wind. The white shade slides them gently some nights A moonlit soft skritching of plastic O-rings On the brass bar as he peeks out. The outside drowns his words. A blank eye longs for the day while his Shuttered windows whisper a breathy wail. A hail of silent words secreted in trained night-clown smiles. The streets deny it. He hears the truth tap at his walls, It drives a pince-nez melody in his darkened cell, A rhythm wailing in noon darkness. His darkling thoughts push the delete button, Push them away like buzzing flies Where she lies famished in her casket Sere, sullen creature drained. Yet another shallow shade of existence. Emily’s world where did, did not happen— Behind the nailed-shut doors Truths pranced once in verdant forests. *Deny them exit, they screamed. Keep them safe in their hidey-holes. Wrap them in the black ink of dashed hopes. With unspoken words –* *Not here, Where spirits, their spirits whimper.* Not here, Secreted behind the drapes, Boo moans Caresses his chalky skin, Behind the windows And behind the sealed doors Wrapped in an airless tomb with Emily, In a secret- secured world beyond their grasp.
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May 13, 2015
May 13, 2015 at 9:56 AM UTC
In Secret-Secured World They Lie
A la nuit satine la belle Orion se mire dans l'air frissonnant des sables constellés, et sur les rives lactées où coule le Nil, je me pavane le nez dans les étoiles, suivant des yeux les volutes sorcières d'un havane suave embaumant Misraïm. Qu'ont-ils raconté ces hommes, venant de Mars, lorsqu'ils débarquèrent de leurs vaisseaux, fuyant leur terre moribonde ? Et quel espoir oublié chérissaient-ils que garde en son ventre le sphinx immobile ? Mon vieux Samir reprenons une rasade de ce doux Rhum couleur d'ambre parfumé de santal et laissons sous le sable soupirer ce mystère qui sommeille.
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Feb 16, 2025
Feb 16, 2025 at 4:28 PM UTC
Samir
Deux jeunes bacheliers logés chez un docteur Y travaillaient avec ardeur A se mettre en état de prendre leurs licences. Là, du matin au soir, en public disputant, Prouvant, divisant, ergotant Sur la nature et ses substances, L'infini, le fini, l'âme, la volonté, Les sens, le libre arbitre et la nécessité, Ils en étaient bientôt à ne plus se comprendre : Même par là souvent l'on dit qu'ils commençaient, Mais c'est alors qu ils se poussaient Les plus beaux arguments ; qui venait les entendre Bouche béante demeurait, Et leur professeur même en extase admirait. Une nuit qu'ils dormaient dans le grenier du maître Sur un grabat commun, voilà mes jeunes gens Qui, dans un rêve, pensent être A se disputer sur les bancs. Je démontre, dit l'un. Je distingue, dit l'autre. Or, voici mon dilemme. Ergo, voici le nôtre... A ces mots, nos rêveurs, criants, gesticulants, Au lieu de s'en tenir aux simples arguments D'Aristote ou de Scot, soutiennent leur dilemme De coups de poing bien assenés Sur le nez. Tous deux sautent du lit dans une rage extrême, Se saisissent par les cheveux, Tombent, et font tomber pêle-mêle avec eux Tous les meubles qu'ils ont, deux chaises, une table, Et quatre in-folios écrits sur parchemin. Le professeur arrive, une chandelle en main, A ce tintamarre effroyable : Le diable est donc ici ! Dit-il tout hors de soi : Comment ! Sans y voir clair et sans savoir pourquoi, Vous vous battez ainsi ! Quelle mouche vous pique ? Nous ne nous battons point, disent-ils ; jugez mieux : C'est que nous repassons tous deux Nos leçons de métaphysique.
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Les deux bacheliers
Deux jeunes bacheliers logés chez un docteur Y travaillaient avec ardeur A se mettre en état de prendre leurs licences. Là, du matin au soir, en public disputant, Prouvant, divisant, ergotant Sur la nature et ses substances, L'infini, le fini, l'âme, la volonté, Les sens, le libre arbitre et la nécessité, Ils en étaient bientôt à ne plus se comprendre : Même par là souvent l'on dit qu'ils commençaient, Mais c'est alors qu ils se poussaient Les plus beaux arguments ; qui venait les entendre Bouche béante demeurait, Et leur professeur même en extase admirait. Une nuit qu'ils dormaient dans le grenier du maître Sur un grabat commun, voilà mes jeunes gens Qui, dans un rêve, pensent être A se disputer sur les bancs. Je démontre, dit l'un. Je distingue, dit l'autre. Or, voici mon dilemme. Ergo, voici le nôtre... A ces mots, nos rêveurs, criants, gesticulants, Au lieu de s'en tenir aux simples arguments D'Aristote ou de Scot, soutiennent leur dilemme De coups de poing bien assenés Sur le nez. Tous deux sautent du lit dans une rage extrême, Se saisissent par les cheveux, Tombent, et font tomber pêle-mêle avec eux Tous les meubles qu'ils ont, deux chaises, une table, Et quatre in-folios écrits sur parchemin. Le professeur arrive, une chandelle en main, A ce tintamarre effroyable : Le diable est donc ici ! Dit-il tout hors de soi : Comment ! Sans y voir clair et sans savoir pourquoi, Vous vous battez ainsi ! Quelle mouche vous pique ? Nous ne nous battons point, disent-ils ; jugez mieux : C'est que nous repassons tous deux Nos leçons de métaphysique.
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