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"tira" poems
Ayun,dalawang buwan na din pala ang lumipas. Pero parang taon na ang ating pinagsamahan. Yung mga usapan na minsan pareho din natin di inasahan pero yun din ang hantungan kaya masaya din na napagpaplanuhan. Mga pangarap na sa balang araw ay bibigyan natin ng katuparan. Kaya sa ngayon ang sakripisyo nang pagkakahiwalay ay abay nating nilalabanan. Ilang milya man ang ating agwat at Sierra Madre man ay nasa gitna ng ating daan hinding hindi naman natin nakakalimutan ang isat isa sa araw araw na nagdaan. Ang mundo ko ngayon ay napapalibutan ng palayan at mga simpleng mamayan ikaw naman ay nakikipagpatentero sa ka Maynilaan. Pero alam natin na darating araw na sabay nating pagsasaluhan ang agahan na aking pinagsikapan. Aaminin ko na may oras na gusto kitang kapiling upang hagkan lalo na kapag sa trabaho moy nahihirapan pero ganito talaga ang buhay aking mahal sadyang kelangan natin magtiis lumaban at magtulungan. At Sa pagsapit ng araw na tayo ay iisa na at si sinag at tala ay naglalaro na sana kasama natin sila at alala ng kanilang pagkabata. Dalawang buwan ay lumipas na at alam ko na mas mamahalin pa kita sa bawat araw buwan at taon na darating pa. Kahit pa ayaw mo kumain ng ampalaya at okra ihihiwalay ko pag ang ulam ay pakbet akin ang lahat ng tira.
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Feb 21, 2016
Feb 21, 2016 at 8:36 PM UTC
Dalawang Buwan.
Sana makapaghabi ka ng magarang tula gamit ang tira-tirang retaso ng puso ko Maiibsan ang kirot sa pagkakaalam na muling mapakikinabangan damdaming nagmistulang basahan Heto pa ang mga luma kong luha Tambak, nagkalat, 'di na alam saan nagmula Kiluhin mo na't gawing sining Nang may malugaran, sariwang luhang nagbabadya pang dumating
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Apr 23, 2016
Apr 23, 2016 at 11:26 AM UTC
Sa Pambansang Alagad ng Sining, Mula sa Pambansang Alipin ng Feelings
Heto, At may aalis na naman sa ating dalawa May maiiwan na namang mag-isa Mag-isa na pagod at wala wala sa isip, wala sa sarili Sarili na dinala mo sa iyong pag-alis sarili na dapat ipinagtira Sana nagtira kahit papaano pero naibigay na lahat sa'yo Buong puso at tanga sapagkat buo Sapagkat nagmahal minahal ka- ng totoo. Heto, Buong-buo parin, ang hinanagpis hindi ako Totoong-totoo parin, ang realidad Na kailan ma'y hindi hindi ako ang pinili mo. Heto, Ngayon wala walang-wala simula nung dinala mo ang lahat na kung ano mang meron ako meron ako na wala Noong hiningi ko pabalik sabi mo wala wala na Wala na meron Dahil naubos mo na sa pagsalba sa sarili Kinamkam Sakim Gago. Heto, Ito nalang ang natira Isang pusong bumabawi, nagpapalakas Bago Na kung sakaling sa pagbalik mo Iba Hindi na kita kailangan para buohin ako. At ikaw naman Ang maghahanap sa mga piraso ng puso monh ginamit ko para tahi-tahiin ang sarili kong winasak mo Heto pa, oh sayo na yan sayo na lahat Kahit anong yaman kaluluwa mo'y dukha Bagay sayo mga tira-tira.
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Dec 16, 2016
Dec 16, 2016 at 9:13 AM UTC
Heto
kanina habang hinihigop ko ang kapeng mainit at hinihithit ang mapait na sigarilyo habang nakaupo sa may beranda ng aming opisina napanood ko kung paano sumayaw ang mga kawayan sa saliw ng malamig na hangan humahapay ito at humahalik sa beranda at nangingiliti ang luntiang mga dahon dito humahapon ang mga ibon at dito rin gumagapang ang dagang sugapa sa basura at tira-tirang ulam habang nag-aabang ang itim na pusa na saksakan ng tahimik sa sayaw ng kawayan sa awit ng hangin sa huni ng mga ibon sa labis na pagkadiri sa dagang nuknukan ng dugyot at sa tulong ng kape at sigarilyo pinalilipas ko ang nakakainis na pagkabagot.
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Nov 3, 2017
Nov 3, 2017 at 4:54 AM UTC
Untitled
Il la traîna de force jusqu’à sa chambre Lui tira les cheveux et lui fracassa la cervelle plusieurs fois contre le carrelage froid du couloir - Carrelage de couleur marron jaune - Au passage une de ses dents du haut s’est cassée, pas grave, on dira lundi à l’école qu’elle a mangé des cailloux tout le week-end avec ses cousines Ses cousines qui par ailleurs l’ont laissée toute l’après-midi sur le toit de la voiture familiale Juste pour une histoire de garçon Et puis après tout, tu as assez bien finie, tu aurais pu atterrir dans la porcherie Pour une simple histoire de choux de Bruxelles Juste pour une histoire de choux de Bruxelles. Maman ne m’a jamais dit comment on faisait l’amour Mais maman tous les soirs me faisait l’amour (Un cri) Pour une simple histoire de choux de Bruxelles Chaque jour de la semaine maintenant je suis défoncée TOTALEMENT DEFONCEE. Mais ne t’inquiète pas, lui dit-il en la serrant encore plus fort, maman rentrera bientôt Et la petite fille qui pleurait et pleurait Sentant cette chose immonde venir s’écraser contre sa poitrine Ne t’inquiète donc pas, maman rentera bientôt Et la petite fille qui pleurait chaque minute encore plus Sentant cette chose immonde se balader contre son tout petit corps Maman rentrera bientôt ? JE N’AVAIS QUE CINQ ANS. Maman ne m’a jamais dit comment on faisait l’amour Mais maman tous les soirs me faisait l’amour (Un cri) Pour une simple histoire de choux de Bruxelles Chaque jour de la semaine maintenant je suis défoncée TOTALEMENT DEFONCEE. Elle entra à l’hôpital une nuit d’hiver Dans la voiture toute blanche il y avait de jolies lumières au-dessus de sa tête et puis aussi une jolie musique Tout allait un peu vite mais les messieurs étaient si gentils Et puis elle avait encore vomi un peu partout mais les infirmières étaient si belles et avaient les dents si blanches Elle resta une dizaine de jours dans cette chambre rose bonbon, le bras accroché à un drôle de pied en acier caillé, sa gentille maman qui continuait chaque nuit à lui faire l’amour en cachette Elle se souvient avoir failli mourir Mais après tout, tu as assez bien fini, tu aurais pu atterrir dans la porcherie Pour une simple histoire de choux de Bruxelles Juste pour une histoire de choux de Bruxelles. Maman ne m’a jamais dit comment on faisait l’amour Mais maman tous les soirs me faisait l’amour (Un cri) Pour une simple histoire de choux de Bruxelles Chaque jour de la semaine maintenant je suis défoncée TOTALEMENT DEFONCEE. A l’école elle faisait tout le temps pipi sur elle Puis elle s’est mise à se raconter des histoires, juste pour atteindre plus facilement le paradis artificiel C’était toujours mieux quand c’était maman Enfin elle ne se rappelle plus très bien Elle a tout mélangé Dans sa tête tout s’est mélangé Elle est très malheureuse encore aujourd’hui Mais après tout, elle a assez bien fini, elle aurait pu atterrir dans la porcherie Pour une simple histoire de choux de Bruxelles Juste pour une histoire de choux de Bruxelles.
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Sep 24, 2012
Sep 24, 2012 at 2:34 PM UTC
"Des choux de Bruxelles"- 180109- Journal
Il la traîna de force jusqu’à sa chambre Lui tira les cheveux et lui fracassa la cervelle plusieurs fois contre le carrelage froid du couloir - Carrelage de couleur marron jaune - Au passage une de ses dents du haut s’est cassée, pas grave, on dira lundi à l’école qu’elle a mangé des cailloux tout le week-end avec ses cousines Ses cousines qui par ailleurs l’ont laissée toute l’après-midi sur le toit de la voiture familiale Juste pour une histoire de garçon Et puis après tout, tu as assez bien finie, tu aurais pu atterrir dans la porcherie Pour une simple histoire de choux de Bruxelles Juste pour une histoire de choux de Bruxelles. Maman ne m’a jamais dit comment on faisait l’amour Mais maman tous les soirs me faisait l’amour (Un cri) Pour une simple histoire de choux de Bruxelles Chaque jour de la semaine maintenant je suis défoncée TOTALEMENT DEFONCEE. Mais ne t’inquiète pas, lui dit-il en la serrant encore plus fort, maman rentrera bientôt Et la petite fille qui pleurait et pleurait Sentant cette chose immonde venir s’écraser contre sa poitrine Ne t’inquiète donc pas, maman rentera bientôt Et la petite fille qui pleurait chaque minute encore plus Sentant cette chose immonde se balader contre son tout petit corps Maman rentrera bientôt ? JE N’AVAIS QUE CINQ ANS. Maman ne m’a jamais dit comment on faisait l’amour Mais maman tous les soirs me faisait l’amour (Un cri) Pour une simple histoire de choux de Bruxelles Chaque jour de la semaine maintenant je suis défoncée TOTALEMENT DEFONCEE. Elle entra à l’hôpital une nuit d’hiver Dans la voiture toute blanche il y avait de jolies lumières au-dessus de sa tête et puis aussi une jolie musique Tout allait un peu vite mais les messieurs étaient si gentils Et puis elle avait encore vomi un peu partout mais les infirmières étaient si belles et avaient les dents si blanches Elle resta une dizaine de jours dans cette chambre rose bonbon, le bras accroché à un drôle de pied en acier caillé, sa gentille maman qui continuait chaque nuit à lui faire l’amour en cachette Elle se souvient avoir failli mourir Mais après tout, tu as assez bien fini, tu aurais pu atterrir dans la porcherie Pour une simple histoire de choux de Bruxelles Juste pour une histoire de choux de Bruxelles. Maman ne m’a jamais dit comment on faisait l’amour Mais maman tous les soirs me faisait l’amour (Un cri) Pour une simple histoire de choux de Bruxelles Chaque jour de la semaine maintenant je suis défoncée TOTALEMENT DEFONCEE. A l’école elle faisait tout le temps pipi sur elle Puis elle s’est mise à se raconter des histoires, juste pour atteindre plus facilement le paradis artificiel C’était toujours mieux quand c’était maman Enfin elle ne se rappelle plus très bien Elle a tout mélangé Dans sa tête tout s’est mélangé Elle est très malheureuse encore aujourd’hui Mais après tout, elle a assez bien fini, elle aurait pu atterrir dans la porcherie Pour une simple histoire de choux de Bruxelles Juste pour une histoire de choux de Bruxelles.
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Elsa Angélica Reina de la luna de la medianoche, Anticuerpos de la oscuridad Mi amour 'mío desmayo suave, Elsa Angélica Affuse abajo alma mía ¿En castellano Ourn del yacía Para que todos seeith en la página corriente principal, Picotazos Cassia, sudor convento Multa de goteo entre las líneas Estamos espíritu de la antigüedad en la búsqueda foulard En donde otros de a nosotros arte ciego Elsa Angélica Glaive al dolor de la mina Me sanó con tu canto América Sólo soy una bestia volvió esclavo noble Una visita obligada española a la mirada del poeta .... Elsa Angélica Ingrowing enamorada Ourn Me Inhale a tu café almizcle, En donde se tira por el empuje decisivo Y de la celestiales nuestras de por amanecer y al atardecer .... Me Kyanize, voy de Kudo thou No lasitud, no hay gruñidos larrup Calles de pasillo caballerosidad dorada Capa del sol, con Ourn propia sonrisa de Sólo una luna de un sol en la trayectoria de directos Sin dolor, ni la ira, libre al fin .... Sintiendo la explosión universal, Almas que pasan, entrelazados como uno !!!!!! ( Spanish version) ( English translated) Elsa Angelica Queen of midnight moon, Antibody of darkness Mi amour' of mine gentle swoon, Elsa Angelica Affuse down mine soul Wherein ourn castellan lay's For all to seeith on mainstream page, Cassia pecks, convent sweat Drip's fine between the lines We're spirit's of old in foulard quest Wherein other's to us art blind Elsa Angelica Glaive to mine pain's Healed me by thy Latin chant I'm just a beast turned noble slave A Spanish must to poet's glance.... Elsa Angelica Ingrowing in ourn love Inhale me to thy coffee musk, Wherein were pulling by crucial ****** And the celestial's our's by dawn and dusk.... Kyanize me, I'll kudo's thou No lassitude, no larrup growls Streets of gilded chivalry aisle Cloak the sun, with ourn own smile's Just a moon an sun in direct path's No hurt, nor anger, free at last.... Feeling the universal blast Souls to pass, entwined as one!!!!!!
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Jun 26, 2015
Jun 26, 2015 at 4:53 PM UTC
Romanticismo universal (poema dedicación / canción al amor mío ( Universal romance, dedication poem/song to mine love) spanish dialect...
Elsa Angélica Reina de la luna de la medianoche, Anticuerpos de la oscuridad Mi amour 'mío desmayo suave, Elsa Angélica Affuse abajo alma mía ¿En castellano Ourn del yacía Para que todos seeith en la página corriente principal, Picotazos Cassia, sudor convento Multa de goteo entre las líneas Estamos espíritu de la antigüedad en la búsqueda foulard En donde otros de a nosotros arte ciego Elsa Angélica Glaive al dolor de la mina Me sanó con tu canto América Sólo soy una bestia volvió esclavo noble Una visita obligada española a la mirada del poeta .... Elsa Angélica Ingrowing enamorada Ourn Me Inhale a tu café almizcle, En donde se tira por el empuje decisivo Y de la celestiales nuestras de por amanecer y al atardecer .... Me Kyanize, voy de Kudo thou No lasitud, no hay gruñidos larrup Calles de pasillo caballerosidad dorada Capa del sol, con Ourn propia sonrisa de Sólo una luna de un sol en la trayectoria de directos Sin dolor, ni la ira, libre al fin .... Sintiendo la explosión universal, Almas que pasan, entrelazados como uno !!!!!! ( Spanish version) ( English translated) Elsa Angelica Queen of midnight moon, Antibody of darkness Mi amour' of mine gentle swoon, Elsa Angelica Affuse down mine soul Wherein ourn castellan lay's For all to seeith on mainstream page, Cassia pecks, convent sweat Drip's fine between the lines We're spirit's of old in foulard quest Wherein other's to us art blind Elsa Angelica Glaive to mine pain's Healed me by thy Latin chant I'm just a beast turned noble slave A Spanish must to poet's glance.... Elsa Angelica Ingrowing in ourn love Inhale me to thy coffee musk, Wherein were pulling by crucial ****** And the celestial's our's by dawn and dusk.... Kyanize me, I'll kudo's thou No lassitude, no larrup growls Streets of gilded chivalry aisle Cloak the sun, with ourn own smile's Just a moon an sun in direct path's No hurt, nor anger, free at last.... Feeling the universal blast Souls to pass, entwined as one!!!!!!
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*minahal mo ako na parang asong sabik sa buto. kahit tira- tira ng mga taong mahal ko, kinakagat mo.*
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Nov 12, 2015
Nov 12, 2015 at 8:58 PM UTC
Rabis
Tila totoo ang aking sapantaha Pag-ibig mo'y nasa kaniya na Dati'y nasa akin pa Ngayo'y nanlilimos kahit tira tira. Lokohin man ang sarili Sabihin mang hindi na ikaw Hindi mabibilang sa daliri Ang patuloy na pag-alala sa iyo sa araw araw. Tila totoo ang aking sapantaha Sariwa pa sa aking mga ala ala Noong tayo'y naguunahan sa pagbibisekleta Tayo lang dalawa sapagkat tahimik ang kalsada. Sumobra ako sa patakbo Dahilan upang matumba ako Inalalayan at nag-alala ka ng husto Pagkatapos no'n ay sabay tayong humalakhak dahil sa katangahan ko Araw-araw mo akong pinapaligaya Sa mga mensahe **** nakakatawa Hindi tayo nagsasawa sa isa't isa Iyon ang aking sapantaha. Ganoon tayo kasaya Kahit isaw at kwek kwek lang ang meryenda Hindi nasa meryenda ang aking kasiyahan Nasa taong kasama ko na gusto kong maging kasintahan. Ang sarap balik balikan Mga panahong buo pa ang ating samahan Kay bilis lamang magbago ang ihip ng hangin Kasabay no'n ay wala ka na pala sa akin. Tila totoo ang aking sapantaha Hindi dapat ako masyadong nagtiwala Sa katulad **** magaling magpatawa Dahil isa lang pa lang biro ang lahat ng iyong ipinadama.
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May 15, 2020
May 15, 2020 at 12:31 PM UTC
Sapantaha
Estoy escribiendo un poema que no es igual a como lo pensé cuando yacía en el suelo, aplastada por la decepción. Edificio en renta. Todo o en partes. Esto soy yo. El eso inamovible, certero, negado, obstinada a ser un edificio que pertenece al pasado y que se ha desmembrado por la frase que lo ofrece al mercado, cruel patrón. Pude ser piedra colgada, piedra salvaje, piedra que vive su eterna vida sintiendo el aire del cambio, pero soy edificio de oficinas y huelo a abandono y a derrota. ¿Dónde, en la ciudad, te encuentras? Mi única esperanza ha quedado en estado larvario, un negativo separado de la tira, un pedazo rebelde y estúpido que se negó a tomar color. En las manos tengo mi castigo. Vestigio de lo que fue. Amigos que envejecieron, ventanas ominosas, pedazos de espejo que refleja a alguien que conoces pero que dejo de existir. El aire, el sol, las voces de la gente que pasa por la acera, todo sabe a fracaso, a proyecto a medias, a polvo que se acumula, a lejanía, a algo que se ha estirado más allá de lo que puede, a alguien que grita porque ya no puede hacer nada más. La ciudad (nueva, antigua) sigue vacía. La plaza cívica, el pequeño restaurant, la banca fría de piedra que no lo parecía, la fuente. Mi única esperanza se tiñó de colores falsos. Mi único puente se venció antes de que pudiera cruzarlo. ¿Dónde, en el mundo, te encuentras? Esta es mi expiación. Lágrimas que no corren, una pluma que sólo existe para escribir esto, uñas de color papel, labios que hablan otro idioma. *Where, in my life, are you? What a sad, pathetic life, I say to myself (that only being who can hear me) what a sad situation, what a sad beginning, middle and, end. Where are you? Cause I miss you. I do miss you. I do miss you a lot.* Esta es mi rendición.
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Oct 29, 2012
Oct 29, 2012 at 4:07 PM UTC
Edificio en renta. Todo o en partes.
Estoy escribiendo un poema que no es igual a como lo pensé cuando yacía en el suelo, aplastada por la decepción. Edificio en renta. Todo o en partes. Esto soy yo. El eso inamovible, certero, negado, obstinada a ser un edificio que pertenece al pasado y que se ha desmembrado por la frase que lo ofrece al mercado, cruel patrón. Pude ser piedra colgada, piedra salvaje, piedra que vive su eterna vida sintiendo el aire del cambio, pero soy edificio de oficinas y huelo a abandono y a derrota. ¿Dónde, en la ciudad, te encuentras? Mi única esperanza ha quedado en estado larvario, un negativo separado de la tira, un pedazo rebelde y estúpido que se negó a tomar color. En las manos tengo mi castigo. Vestigio de lo que fue. Amigos que envejecieron, ventanas ominosas, pedazos de espejo que refleja a alguien que conoces pero que dejo de existir. El aire, el sol, las voces de la gente que pasa por la acera, todo sabe a fracaso, a proyecto a medias, a polvo que se acumula, a lejanía, a algo que se ha estirado más allá de lo que puede, a alguien que grita porque ya no puede hacer nada más. La ciudad (nueva, antigua) sigue vacía. La plaza cívica, el pequeño restaurant, la banca fría de piedra que no lo parecía, la fuente. Mi única esperanza se tiñó de colores falsos. Mi único puente se venció antes de que pudiera cruzarlo. ¿Dónde, en el mundo, te encuentras? Esta es mi expiación. Lágrimas que no corren, una pluma que sólo existe para escribir esto, uñas de color papel, labios que hablan otro idioma. *Where, in my life, are you? What a sad, pathetic life, I say to myself (that only being who can hear me) what a sad situation, what a sad beginning, middle and, end. Where are you? Cause I miss you. I do miss you. I do miss you a lot.* Esta es mi rendición.
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Soterrados locais de nascimento, Por entre as brumas do chorar ficaram Perdidos neste Tempo que não tem espaço Achados no centro do Lodo que encontraram. Espécie de dor ridicularizado ao Poente Loucura mórbida de um Amor quase doente Pisados por uma crença animal Enganados por uma vida que não é real. E aqueles que com uma corda fazem o seu caminho E na árvore penduram a sua alma devagarinho Morte lenta para quem a tem Muito Rápida para quem a vê. E não sabemos nos que também morremos aos poucos A cada dia perdemos um pedaço de carne do Ser Por cada noite gasta um turbilhão de vidas por nascer. E se somos a carne do pobre pensante Achemo-nos dignos de crer na inexistência do senhor Que pensa que nos tem mais que amor Que nos da e tira o fôlego só por crer. E na missa ajoelhados os pobres coitados Rezando cada um para a a sua amargura Filhos de um pai que não os segura Descendentes dos filhos da Terra, mortais. E aos *** elevam os braços por Ele E matam e esfolam os seus irmãos em seu nome E dizem que ele é Amor, e paz, e compaixão E por pecarem e errarem pedem perdão. E esta vida a que condenados somos Sem pedirmos o nascer nem o morrer Vamos todos em fila para a câmara ardente Não vendo nunca o nosso expoente. Procuramos o eterno sentir e o poder Não sabendo realmente o que é viver E a cada fôlego perdemos as forças E a esperança num futuro sossega-nos a morte. E para aqueles que iluminado esta o caminho A morte é mais rápida que o dia A luz mostra a direcção a tomar E o sentido da rua é ficar sem Ar. Definhar.
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Jul 7, 2012
Jul 7, 2012 at 9:07 PM UTC
Definhar
Soterrados locais de nascimento, Por entre as brumas do chorar ficaram Perdidos neste Tempo que não tem espaço Achados no centro do Lodo que encontraram. Espécie de dor ridicularizado ao Poente Loucura mórbida de um Amor quase doente Pisados por uma crença animal Enganados por uma vida que não é real. E aqueles que com uma corda fazem o seu caminho E na árvore penduram a sua alma devagarinho Morte lenta para quem a tem Muito Rápida para quem a vê. E não sabemos nos que também morremos aos poucos A cada dia perdemos um pedaço de carne do Ser Por cada noite gasta um turbilhão de vidas por nascer. E se somos a carne do pobre pensante Achemo-nos dignos de crer na inexistência do senhor Que pensa que nos tem mais que amor Que nos da e tira o fôlego só por crer. E na missa ajoelhados os pobres coitados Rezando cada um para a a sua amargura Filhos de um pai que não os segura Descendentes dos filhos da Terra, mortais. E aos *** elevam os braços por Ele E matam e esfolam os seus irmãos em seu nome E dizem que ele é Amor, e paz, e compaixão E por pecarem e errarem pedem perdão. E esta vida a que condenados somos Sem pedirmos o nascer nem o morrer Vamos todos em fila para a câmara ardente Não vendo nunca o nosso expoente. Procuramos o eterno sentir e o poder Não sabendo realmente o que é viver E a cada fôlego perdemos as forças E a esperança num futuro sossega-nos a morte. E para aqueles que iluminado esta o caminho A morte é mais rápida que o dia A luz mostra a direcção a tomar E o sentido da rua é ficar sem Ar. Definhar.
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La lune est coutumière De naître tous les mois : Mais quand notre lumière Est éteinte une fois, Sans nos yeux réveiller, Faut longtemps sommeiller. Tandis que vivons ores, Un baiser donnez-moi, Donnez-m'en mille encore, Amour n'a point de loi : A sa divinité Convient l'infinité. En vous baisant, Maîtresse, Vous m'avez entamé La langue chanteresse De votre nom aimé. Quoi ! est-ce là le prix Du travail qu'elle a pris ? Elle, par qui vous êtes Déesse entre les Dieux, Qui vos beautés parfaites Célébrait jusqu'aux Cieux, Ne faisant l'air, sinon Bruire de votre nom ? De votre belle face, Le beau logis d'Amour, Où Vénus et la Grâce Ont choisi leur séjour, Et de votre œil qui fait Le soleil moins parfait ; De votre sein d'ivoire Par deux ondes secous (1) Elle chantait la gloire, Ne chantant rien que vous : Maintenant en saignant, De vous se va plaignant. Las ! de petite chose Je me plains sans raison, Non de la plaie enclose Au cœur sans guérison, Que l'Archerocux M'y tira de vos yeux. 1. Secous : Secoué.
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À sa maîtresse
Celui qui croyait au ciel Celui qui n'y croyait pas Tous deux adoraient la belle (*) Prisonnière des soldats Lequel montait à l'échelle Et lequel guettait en bas Celui qui croyait au ciel Celui qui n'y croyait pas Qu'importe comment s'appelle Cette clarté sur leur pas Que l'un fut de la chapelle Et l'autre s'y dérobât Celui qui croyait au ciel Celui qui n'y croyait pas Tous les deux étaient fidèles Des lèvres du coeur des bras Et tous les deux disaient qu'elle Vive et qui vivra verra Celui qui croyait au ciel Celui qui n'y croyait pas Quand les blés sont sous la grêle Fou qui fait le délicat Fou qui songe à ses querelles Au coeur du commun combat Celui qui croyait au ciel Celui qui n'y croyait pas Du haut de la citadelle La sentinelle tira Par deux fois et l'un chancelle L'autre tombe qui mourra Celui qui croyait au ciel Celui qui n'y croyait pas Ils sont en prison Lequel À le plus triste grabat Lequel plus que l'autre gèle Lequel préfère les rats Celui qui croyait au ciel Celui qui n'y croyait pas Un rebelle est un rebelle Deux sanglots font un seul glas Et quand vient l'aube cruelle Passent de vie à trépas Celui qui croyait au ciel Celui qui n'y croyait pas Répétant le nom de celle Qu'aucun des deux ne trompa Et leur sang rouge ruisselle Même couleur même éclat Celui qui croyait au ciel Celui qui n'y croyait pas Il coule il coule il se mêle À la terre qu'il aima Pour qu'à la saison nouvelle Mûrisse un raisin muscat Celui qui croyait au ciel Celui qui n'y croyait pas L'un court et l'autre a des ailes De Bretagne ou du Jura Et framboise ou mirabelle Le grillon rechantera Dites flûte ou violoncelle Le double amour qui brûla L'alouette et l'hirondelle La rose et le réséda. * La France.
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La Rose et le Réséda
Celui qui croyait au ciel Celui qui n'y croyait pas Tous deux adoraient la belle (*) Prisonnière des soldats Lequel montait à l'échelle Et lequel guettait en bas Celui qui croyait au ciel Celui qui n'y croyait pas Qu'importe comment s'appelle Cette clarté sur leur pas Que l'un fut de la chapelle Et l'autre s'y dérobât Celui qui croyait au ciel Celui qui n'y croyait pas Tous les deux étaient fidèles Des lèvres du coeur des bras Et tous les deux disaient qu'elle Vive et qui vivra verra Celui qui croyait au ciel Celui qui n'y croyait pas Quand les blés sont sous la grêle Fou qui fait le délicat Fou qui songe à ses querelles Au coeur du commun combat Celui qui croyait au ciel Celui qui n'y croyait pas Du haut de la citadelle La sentinelle tira Par deux fois et l'un chancelle L'autre tombe qui mourra Celui qui croyait au ciel Celui qui n'y croyait pas Ils sont en prison Lequel À le plus triste grabat Lequel plus que l'autre gèle Lequel préfère les rats Celui qui croyait au ciel Celui qui n'y croyait pas Un rebelle est un rebelle Deux sanglots font un seul glas Et quand vient l'aube cruelle Passent de vie à trépas Celui qui croyait au ciel Celui qui n'y croyait pas Répétant le nom de celle Qu'aucun des deux ne trompa Et leur sang rouge ruisselle Même couleur même éclat Celui qui croyait au ciel Celui qui n'y croyait pas Il coule il coule il se mêle À la terre qu'il aima Pour qu'à la saison nouvelle Mûrisse un raisin muscat Celui qui croyait au ciel Celui qui n'y croyait pas L'un court et l'autre a des ailes De Bretagne ou du Jura Et framboise ou mirabelle Le grillon rechantera Dites flûte ou violoncelle Le double amour qui brûla L'alouette et l'hirondelle La rose et le réséda. * La France.
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Al pie de tu cadáver sólo llora tu hija. Nadie te pone amor, ni flores, ni recuerdos. Desnuda estás, y sola, entre cuatro paredes altas, altas y solas, sin penas y sin duelos. Ni una silla siquiera, ni un banco en que la gente si llegara a mirarte se sentara en silencio. Arden las cuatro velas y arden las paredes con una llama fría, un apagado incendio. El hospital es tierno y son tiernas las manos que te han puesto bonita en tu vestido viejo. Tu nariz se adelgaza y tu blancura crece, se derrama en tu piel como un viento. Arañas, caen arañas del techo, caen cenizas, papeles, sombras, trapos, caen del cielo, rosas que Dios te tira, ángeles en pedazos, y sueños.
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La hermana rosa
Si d'un mort qui pourri repose Nature engendre quelque chose, Et si la generation Se fait de la corruption, Une vigne prendra naissance De l'estomac et de la pance Du bon Rabelais, qui boivoit Tousjours ce pendant qu'il vivoit La fosse de sa grande gueule Eust plus beu de vin toute seule (L'epuisant du nez en deus cous) Qu'un porc ne hume de lait dous, Qu'Iris de fleuves, ne qu'encore De vagues le rivage more. Jamais le Soleil ne l'a veu s Tant fût-il matin, qu'il n'eut beu, Et jamais au soir la nuit noire Tant fut **** ne l'a veu sans boire. Car, alteré, sans nul sejour Le gallant boivoit nuit et jour. Mais quand l'ardante Canicule Ramenoit la saison qui brule, Demi-nus se troussoit les bras, Et se couchoit tout plat à bas Sur la jonchée, entre les taces : Et parmi des escuelles grasses Sans nulle honte se touillant, Alloit dans le vin barbouillant Comme une grenouille en sa fange Puis ivre chantoit la louange De son ami le bon Bacus, Comme sous lui furent vaincus Les Thebains, et comme sa mere Trop chaudement receut son pere, Qui en lieu de faire cela Las ! toute vive la brula. Il chantoit la grande massue, Et la jument de Gargantüe, Son fils Panurge, et les païs Des Papimanes ébaïs : Et chantoit les Iles Hieres Et frere Jan des autonnieres, Et d'Episteme les combas : Mais la mort qui ne boivoit pas Tira le beuveur de ce monde, Et ores le fait boire en l'onde Qui fuit trouble dans le giron Du large fleuve d'Acheron. Or toi quiconques sois qui passes Sur sa fosse repen des taces, Repen du bril, et des flacons, Des cervelas et des jambons, Car si encor dessous la lame Quelque sentiment a son ame, Il les aime mieux que les Lis, Tant soient ils fraichement cueillis.
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Epitaphe de François Rabelais
Si d'un mort qui pourri repose Nature engendre quelque chose, Et si la generation Se fait de la corruption, Une vigne prendra naissance De l'estomac et de la pance Du bon Rabelais, qui boivoit Tousjours ce pendant qu'il vivoit La fosse de sa grande gueule Eust plus beu de vin toute seule (L'epuisant du nez en deus cous) Qu'un porc ne hume de lait dous, Qu'Iris de fleuves, ne qu'encore De vagues le rivage more. Jamais le Soleil ne l'a veu s Tant fût-il matin, qu'il n'eut beu, Et jamais au soir la nuit noire Tant fut **** ne l'a veu sans boire. Car, alteré, sans nul sejour Le gallant boivoit nuit et jour. Mais quand l'ardante Canicule Ramenoit la saison qui brule, Demi-nus se troussoit les bras, Et se couchoit tout plat à bas Sur la jonchée, entre les taces : Et parmi des escuelles grasses Sans nulle honte se touillant, Alloit dans le vin barbouillant Comme une grenouille en sa fange Puis ivre chantoit la louange De son ami le bon Bacus, Comme sous lui furent vaincus Les Thebains, et comme sa mere Trop chaudement receut son pere, Qui en lieu de faire cela Las ! toute vive la brula. Il chantoit la grande massue, Et la jument de Gargantüe, Son fils Panurge, et les païs Des Papimanes ébaïs : Et chantoit les Iles Hieres Et frere Jan des autonnieres, Et d'Episteme les combas : Mais la mort qui ne boivoit pas Tira le beuveur de ce monde, Et ores le fait boire en l'onde Qui fuit trouble dans le giron Du large fleuve d'Acheron. Or toi quiconques sois qui passes Sur sa fosse repen des taces, Repen du bril, et des flacons, Des cervelas et des jambons, Car si encor dessous la lame Quelque sentiment a son ame, Il les aime mieux que les Lis, Tant soient ils fraichement cueillis.
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un niño hunde la mano en su fiebre y saca astros que tira al aire / y ninguno ve yo tampoco los veo / yo sólo veo un niño con fiebre que tiene los ojos cerrados y ve animalitos que pasan por el cielo pacen en su temblor yo no veo esos animalitos / yo veo al niño que ve animalitos y me pregunto por qué esto pasa hoy ¿pasaría otra cosa ayer? / ¿se sacaría el niño mucha pena del alma ayer? / yo sólo sé que el niño tiene fiebre tiene el alma cerrada y la hunde en las cenizas que dejará porque ardió pero ¿es así? / ¿hunde su alma en las cenizas de sí / un árbol mira detrás de la ventana al sol hay sol / detrás de la ventana hay un árbol en la calle ahora por la calle pasa un niño con una mano en el bolsillo del pantalón está contento y saca la mano del bolsillo abre la mano y suelta fiebres que ninguno ve yo tampoco las veo / yo sólo veo su palma abierta a la luz y él / ¿qué ve? ¿ve bueyes que tiran del sol? yo no sé nada / no sé qué ve el niño de la mano en el pantalón ni el niño que tiene fiebre y ve los huesos del Atlántico y los huesos de todos los mares revueltos en su corazón yo no veo nada / no sé nada ni sé en qué día nací / conozco la fecha pero no el día en que nací ¿o ese día es este día en que muero por enésima vez? ¿es este día en que todos los que han muerto se vuelven a morir conmigo? / ¿o yo con ellos? ¿en esta luz dulcísima y abierta? / ¿y qué hace el niño con esta luz en su palma? ¿mientras todos trabajan para hacer dinero fuera de esta luz? ¿encerrados afuera de esta luz que es imposible mirar sin una luz adentro? / ¿sin un amor con pena adentro? ahora pasan las cartas que nunca me escribiste hijo / vos / que tanto nacés de esta luz / tus cartas tienen fiebres de las que no sé nada y nunca sabré nada / parecen pajaritos que vuelan con su serenidad astros que tiraste al aire y ninguno ve / yo no los veo ni los ve mi dolor inseguro pensabas en una vida más limpia que ésta una vida que se podía lavar tender al sol de tu bondad / una vida llena de rostros como viajes ¿dónde están esos rostros / esos viajes? la vida está desnuda como un mar sin orillas y no puedo volver la vida atrás llevarla hasta tu cuna ni llevarla adelante / yo soy menos real que la mesa donde como yo como para ser real como el árbol detrás de la ventana ahora un niño se le paró al lado / saca la mano del bolsillo del pantalón abre su palma a la luz y piensa que la muerte es la muerte y no más que eso
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Niños
un niño hunde la mano en su fiebre y saca astros que tira al aire / y ninguno ve yo tampoco los veo / yo sólo veo un niño con fiebre que tiene los ojos cerrados y ve animalitos que pasan por el cielo pacen en su temblor yo no veo esos animalitos / yo veo al niño que ve animalitos y me pregunto por qué esto pasa hoy ¿pasaría otra cosa ayer? / ¿se sacaría el niño mucha pena del alma ayer? / yo sólo sé que el niño tiene fiebre tiene el alma cerrada y la hunde en las cenizas que dejará porque ardió pero ¿es así? / ¿hunde su alma en las cenizas de sí / un árbol mira detrás de la ventana al sol hay sol / detrás de la ventana hay un árbol en la calle ahora por la calle pasa un niño con una mano en el bolsillo del pantalón está contento y saca la mano del bolsillo abre la mano y suelta fiebres que ninguno ve yo tampoco las veo / yo sólo veo su palma abierta a la luz y él / ¿qué ve? ¿ve bueyes que tiran del sol? yo no sé nada / no sé qué ve el niño de la mano en el pantalón ni el niño que tiene fiebre y ve los huesos del Atlántico y los huesos de todos los mares revueltos en su corazón yo no veo nada / no sé nada ni sé en qué día nací / conozco la fecha pero no el día en que nací ¿o ese día es este día en que muero por enésima vez? ¿es este día en que todos los que han muerto se vuelven a morir conmigo? / ¿o yo con ellos? ¿en esta luz dulcísima y abierta? / ¿y qué hace el niño con esta luz en su palma? ¿mientras todos trabajan para hacer dinero fuera de esta luz? ¿encerrados afuera de esta luz que es imposible mirar sin una luz adentro? / ¿sin un amor con pena adentro? ahora pasan las cartas que nunca me escribiste hijo / vos / que tanto nacés de esta luz / tus cartas tienen fiebres de las que no sé nada y nunca sabré nada / parecen pajaritos que vuelan con su serenidad astros que tiraste al aire y ninguno ve / yo no los veo ni los ve mi dolor inseguro pensabas en una vida más limpia que ésta una vida que se podía lavar tender al sol de tu bondad / una vida llena de rostros como viajes ¿dónde están esos rostros / esos viajes? la vida está desnuda como un mar sin orillas y no puedo volver la vida atrás llevarla hasta tu cuna ni llevarla adelante / yo soy menos real que la mesa donde como yo como para ser real como el árbol detrás de la ventana ahora un niño se le paró al lado / saca la mano del bolsillo del pantalón abre su palma a la luz y piensa que la muerte es la muerte y no más que eso
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Desnúdate Desnuda tus miedos frente al espejo deja caer tu cabello cobrizo sobre tus hombros y tus lágrimas amargas rodar por tus mejillas Desnuda tus alegrías y tira la ira sobre la cama que en el piso yazca tu tristeza, a tus pies y bajo el tocador Desnuda tus pasiones y envuélvete con ellas palpa tu figura con delicadeza y lujuria que los besos de otros labios te recuerden que eres pura Desnúdate en la cama y vístete con el calor de otros brazos con el roce de otra piel con la respiración pesada de otros pulmones y el ritmo de otro corazón Desnúdate bajo la lluvia con el frío de cada gota con lágrimas en los ojos y el dolor familiar de las heridas de antaño Desnúdate de noche en la oscuridad de tu cuarto Desnúdate de día y que el sol toque tus piernas que la sombra busque tus nalgas y haga relucir tus senos Desnúdate para ti Desnúdate por ti Desnúdate al completo y permítete sentir la brisa en tu piel la tierra en tus pies el amor en tu corazón y la vida en tu ser
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Jul 13, 2017
Jul 13, 2017 at 2:35 AM UTC
Desnúdate
She is so firme in her style in her life. She comes from a familia Pachucos and Pachuca she's living in culture. She's a firme hyna in the streets in EL Chuco. Every Vato riding in there Ranfla playing those oldies rola in the radio. She was raised and taught by her Jefita and by her Jefito and specially by her grandparents of the ways to be the perfect loyal honest Street Smart Pachuca. She lived in the varrio that were so many winos and tecatos. Mostly everyday in the early hours in the morning afternoon to the evening till the sun sets almost 24/7 there is always somebody getting hurt and there is always tira around the Varrio. The nights with smell like grifo.She becoming a True Firme Pachuca she is also aguas in the Varrio. She never back down from a fight but she never lost a fight. She always had young vatos and zafado ruco always looking at her and always trying to ask her out on dates. So kindly say no thank you but she always had eyes for a younger Vato same age as her. She was all in love with this one Vato. This Vato was well-known he had the baddest Bomba in EL CHUCO. Every Sunday she'll go to the cruise on Texas Street known as The Heritage Cruise where all the lowriders and all the Pachucos go and represent. Every time she sees this Young Vato her eyes would light up the night sky. She loved his Style so much she never said a word to anybody she was so in love with him. He had noticed her so many times the way she dresses the way she walks the way she talks the way she represents as a classy Pachuca. She was always into Ranfla and Bomba since she was a little girl. Her grandfather her father taught her to fix and paint cars. But she love those classic old style cars especially those Lowrider cars. Every September in El Chuco there's always the greatest car show we're all cars classics bikes a family events in the park. she loved going to Lincoln Park.. It was a family tradition from generation two generation to go to the show. She knew the man that she loved would be there......To be continued part 1
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Sep 1, 2017
Sep 1, 2017 at 2:36 PM UTC
The Unknown Pachuca
She is so firme in her style in her life. She comes from a familia Pachucos and Pachuca she's living in culture. She's a firme hyna in the streets in EL Chuco. Every Vato riding in there Ranfla playing those oldies rola in the radio. She was raised and taught by her Jefita and by her Jefito and specially by her grandparents of the ways to be the perfect loyal honest Street Smart Pachuca. She lived in the varrio that were so many winos and tecatos. Mostly everyday in the early hours in the morning afternoon to the evening till the sun sets almost 24/7 there is always somebody getting hurt and there is always tira around the Varrio. The nights with smell like grifo.She becoming a True Firme Pachuca she is also aguas in the Varrio. She never back down from a fight but she never lost a fight. She always had young vatos and zafado ruco always looking at her and always trying to ask her out on dates. So kindly say no thank you but she always had eyes for a younger Vato same age as her. She was all in love with this one Vato. This Vato was well-known he had the baddest Bomba in EL CHUCO. Every Sunday she'll go to the cruise on Texas Street known as The Heritage Cruise where all the lowriders and all the Pachucos go and represent. Every time she sees this Young Vato her eyes would light up the night sky. She loved his Style so much she never said a word to anybody she was so in love with him. He had noticed her so many times the way she dresses the way she walks the way she talks the way she represents as a classy Pachuca. She was always into Ranfla and Bomba since she was a little girl. Her grandfather her father taught her to fix and paint cars. But she love those classic old style cars especially those Lowrider cars. Every September in El Chuco there's always the greatest car show we're all cars classics bikes a family events in the park. she loved going to Lincoln Park.. It was a family tradition from generation two generation to go to the show. She knew the man that she loved would be there......To be continued part 1
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De vez en cuando la alegría tira piedritas contra mi ventana quiere avisarme que está ahí esperando pero me siento calmo casi diría ecuánime voy a guardar la angustia en un escondite y luego a tenderme cara al techo que es una posición gallarda y cómoda para filtrar noticias y creerlas quién sabe dónde quedan mis próximas huellas ni cuándo mi historia va a ser computada quién sabe qué consejos voy a inventar aún y qué atajo hallaré para no seguirlos está bien no jugaré al desahucio no tatuaré el recuerdo con olvidos mucho queda por decir y callar y también quedan uvas para llenar la boca está bien me doy por persuadido que la alegría no tire más piedritas abriré la ventana abriré la ventana.
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Piedritas en la ventana
Hirió blandamente el aire Con su dulce voz Narcisa, Y él le repitió los ecos Por boca de las heridas. De los celestiales Ejes El rápido curso fija, Y en los Elementos cesa la discordia nunca unida. Al dulce imán de su voz Quisieran, por asistirla, Firmamento ser el Móvil, El Sol ser estrella fija. Tan bella, sobre canora, Que el amor dudoso admira, Si se deben sus arpones A sus ecos, o a su vista. Porque tan confusamente Hiere, que no se averigua, si está en la voz la hermosura, O en los ojos la armonía. Homicidas sus facciones El mortal cambio ejercitan; Voces, que alteran los ojos Rayos que el labio fulmina. Quién podrá vivir seguro, si su hermosura Divina Con los ojos y las voces Duplicadas armas vibra. El Mar la admira Sirena, Y con sus marinas Ninfas Le da en lenguas de las Aguas Alabanzas cristalinas: Pero Fabio que es el blanco Adonde las flecha tira, Así le dijo, culpando De superfluas sus heridas: No dupliques las armas, Bella homicida, que está ociosa la muerte Donde no hay vida.
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Letra para cantar
Comme un chevreuil, quand le printemps destruit L'oyseux crystal de la morne gelée, Pour mieulx brouster l'herbette emmielée Hors de son boys avec l'Aube s'en fuit, Et seul, et seur, loing de chiens et de bruit, Or sur un mont, or dans une vallée, Or pres d'une onde à l'escart recelée, Libre follastre où son pied le conduit ; De retz ne d'arc sa liberté n'a crainte, Sinon alors que sa vie est attainte, D'un trait meurtrier empourpré de son sang : Ainsi j'alloy sans espoyr de dommage, Le jour qu'un oeil sur l'avril de mon age Tira d'un coup mille traitz dans mon flanc.
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Comme un chevreuil, quand le printemps destruit
A celui dont le ciel a maudit les mirettes, Comme vieil oiseau à l’aile artificielle. Vole, bien peu adroit, accepte mais rejette, En deuil de la clarté, et pleure sa lourde attelle. Celui qui en dépit des voix et des regards Ne tira pas la bride, au quadruple galop S’enfonça dans le trou, la vie et son traquenard. Et maintenant de son être recherche les morceaux. Enfin, l’exotique reptile, exhibant ses atouts : Sombres et ternes couleurs ornent son capuchon, Pourtant si attirantes, quand il se tient debout. Il porte ce qu’il trouve beau, c’est sa grande conviction. Volatile épuisé, serpent ou équidé, Le bipède leur donnera sa petite mine d’or, Dans son pelage blanc, coton immaculé. L’Homme vit uniquement pour défier la mort.
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Sep 16, 2018
Sep 16, 2018 at 8:06 AM UTC
La Lentille
Dança à chuva nas lágrimas que jamais vais poder suster. Tira da terra os nutrientes para o teu eu interior. Acende uma chama para que possas ver o caminho. Sente o vento para desfrutares da liberdade da vida. Para que possas conhecer o Espírito “vive” os elementos e vive a vida em harmonia. Conheces o Espírito?
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Jan 26, 2013
Jan 26, 2013 at 6:26 PM UTC
O Espírito
Como horribles batracios a la atmósfera, suben visajes lúgubres al labio. Por el Sahara azul de la Substancia camina un verso gris, un dromedario. Fosforece un mohín de sueños crueles. Y el ciego que murió lleno de voces de nieve. Y madrugar, poeta, nómada, al crudísimo día de ser hombre. Las.Horas van febriles, y en los ángulos abortan rubios siglos de ventura. Quién tira tanto el hilo; quién descuelga sin piedad nuestros nervios, cordeles ya gastados, a la tumba? Amor! Y tú también. Pedradas negras se engendran en tu máscara y la rompen. La tumba es todavía un **** de mujer que atrae al hombre!
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Desnudo en barro
dança à chuva das lágrimas que jamais vais poder suster. tira da terra os nutrientes para o teu eu interior. acende uma chama para que possas ver o caminho. sente o vento para desfrutares da liberdade da vida. para que possas conhecer o espírito “vive” os elementos e vive a vida em harmonia. conheces o espírito?
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Feb 26, 2015
Feb 26, 2015 at 5:13 PM UTC
O Espírito
Su luna de pergamino Preciosa tocando viene por un anfibio sendero de cristales y laureles. El silencio sin estrellas, huyendo del sonsonete, cae donde el mar bate y canta su noche llena de peces. En los picos de la sierra los carabineros duermen guardando las blancas torres donde viven los ingleses. Y los gitanos del agua levantan por distraerse, glorietas de caracolas y ramas de pino verde. Su luna de pergamino Preciosa tocando viene. Al verla se ha levantado el viento que nunca duerme. San Cristobalón desnudo, lleno de lenguas celestes, mira la niña tocando una dulce gaita ausente. Niña, deja que levante tu vestido para verte. Abre en mis dedos antiguos la rosa azul de tu vientre. Preciosa tira el pandero y corre sin detenerse. El viento-hombrón la persigue con una espada caliente. Frunce su rumor el mar. Los olivos palidecen. Cantan las flautas de umbría y el liso gong de la nieve. ¡Preciosa, corre, Preciosa, que te coge el viento verde! ¡Preciosa, corre, Preciosa! ¡Míralo por dónde viene! Sátiro de estrellas bajas con sus lenguas relucientes. Preciosa, llena de miedo, entra en la casa que tiene, más arriba de los pinos, el cónsul de los ingleses. Asustados por los gritos tres carabineros vienen, sus negras capas ceñidas y los gorros en las sienes. El inglés da a la gitana un vaso de tibia leche, y una copa de ginebra que Preciosa no se bebe. Y mientras cuenta, llorando, su aventura a aquella gente, en las tejas de pizarra el viento, furioso, muerde.
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Preciosa y el aire
Su luna de pergamino Preciosa tocando viene por un anfibio sendero de cristales y laureles. El silencio sin estrellas, huyendo del sonsonete, cae donde el mar bate y canta su noche llena de peces. En los picos de la sierra los carabineros duermen guardando las blancas torres donde viven los ingleses. Y los gitanos del agua levantan por distraerse, glorietas de caracolas y ramas de pino verde. Su luna de pergamino Preciosa tocando viene. Al verla se ha levantado el viento que nunca duerme. San Cristobalón desnudo, lleno de lenguas celestes, mira la niña tocando una dulce gaita ausente. Niña, deja que levante tu vestido para verte. Abre en mis dedos antiguos la rosa azul de tu vientre. Preciosa tira el pandero y corre sin detenerse. El viento-hombrón la persigue con una espada caliente. Frunce su rumor el mar. Los olivos palidecen. Cantan las flautas de umbría y el liso gong de la nieve. ¡Preciosa, corre, Preciosa, que te coge el viento verde! ¡Preciosa, corre, Preciosa! ¡Míralo por dónde viene! Sátiro de estrellas bajas con sus lenguas relucientes. Preciosa, llena de miedo, entra en la casa que tiene, más arriba de los pinos, el cónsul de los ingleses. Asustados por los gritos tres carabineros vienen, sus negras capas ceñidas y los gorros en las sienes. El inglés da a la gitana un vaso de tibia leche, y una copa de ginebra que Preciosa no se bebe. Y mientras cuenta, llorando, su aventura a aquella gente, en las tejas de pizarra el viento, furioso, muerde.
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