Hello Poetry
Submit your work and get some sparkles! Create free account
"soupirer" poems
Il y a une route devant moi À côté du feu Il faut que je marche Vite Il faut que j'aille peur En espérant de vivre En essayant de soupirer Toujours À côté du feu
0
Sep 10, 2015
Sep 10, 2015 at 11:11 PM UTC
La route
Je ne songeais pas à Rose ; Rose au bois vint avec moi ; Nous parlions de quelque chose, Mais je ne sais plus de quoi. J'étais froid comme les marbres ; Je marchais à pas distraits ; Je parlais des fleurs, des arbres Son oeil semblait dire : " Après ? " La rosée offrait ses perles, Le taillis ses parasols ; J'allais ; j'écoutais les merles, Et Rose les rossignols. Moi, seize ans, et l'air morose ; Elle, vingt ; ses yeux brillaient. Les rossignols chantaient Rose Et les merles me sifflaient. Rose, droite sur ses hanches, Leva son beau bras tremblant Pour prendre une mûre aux branches Je ne vis pas son bras blanc. Une eau courait, fraîche et creuse, Sur les mousses de velours ; Et la nature amoureuse Dormait dans les grands bois sourds. Rose défit sa chaussure, Et mit, d'un air ingénu, Son petit pied dans l'eau pure Je ne vis pas son pied nu. Je ne savais que lui dire ; Je la suivais dans le bois, La voyant parfois sourire Et soupirer quelquefois. Je ne vis qu'elle était belle Qu'en sortant des grands bois sourds. " Soit ; n'y pensons plus ! " dit-elle. Depuis, j'y pense toujours. Paris, juin 1831.
0
1.4k
Vieille chanson du jeune temps
Le sourire d'une femme au printemps est plus joli Que le reflet dansant des tulipes jaunes de l'étang Comme a dit l'autre: son visage est enjolivé et poli Avec du sirop de miel. Elle a vraiment un sourire charmant. Oh! Printemps, la plus belle des quatre saisons Cela fait grand plaisir de la voir coiffée en jaune Couleur de l'espoir, jolie couleur de la moisson Les pétales pétillent dans l'air et les cloches chantonnent. Non, ce n'est pas un rêve, elle est vraiment magnifique Elle est vêtue d'un sourire qui inspire et qui fait soupirer Les hommes qui aiment tout ce qui est beau et classique. Cette femme a les mains entrelacées sur sa cuisse droite Comme un mannequin qu'on applaudit sur la piste réservée Pour les plus belles femmes de l'histoire de notre planète. P.S. Translation of 'The Radiant Smile Of A Woman' in French. Copyright © May 2018, Hébert Logerie, Tous droits réservés Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs livres de poésie.
0
Nov 29, 2024
Nov 29, 2024 at 10:24 PM UTC
Le Sourire Radieux D'Une Femme
Mélancolie est au fond de mon cœur ; De chants joyeux n'ai pas la fantaisie ; Plaintes, soupirs, accents de la douleur, Voilà les chants de la mélancolie. Cesse, ô ma voix ! cesse de soupirer Chanson d'amour où peignais mon martyre : À d'autres vers j'ai vu Daphné sourire. Tais-toi, ma lyre ! Ah ! laisse-moi pleurer ! Plus ne prétends en langage des dieux Chanter Daphné, chanter ma vive flamme : Chanson d'amour irait jusqu'à ses yeux ; Chanson d'amour n'irait plus à son âme. Hier encor l'entendais assurer Qu'un seul berger faisait chanson jolie : C'est mon rival. Toi, que l'ingrate oublie, Tais-toi, ma lyre ! Ah ! laisse-moi pleurer ! Si bien sentir vaut mieux que bien chanter, Si bien aimer vaut mieux que bien le dire, Las ! mieux que moi pouvait-on mériter Le seul suffrage auquel ma muse aspire ? Mais nouveauté, je le veux déclarer, Séduit souvent la plus sage bergère. Puisque Daphné comme une autre est légère, Tais-toi, ma lyre ! Ah ! laisse-moi pleurer ! Quoi, vous allez la chercher malgré moi, Vers indiscrets, enfants de jalousie ! Daphné vous lit : dieux ! quel est mon effroi ! Daphné sourit : dieux ! ma peine est finie ! Plus la douleur ne me doit tourmenter ; À mon rival retournez, ma tristesse. Mes vers encor plairaient à ma maîtresse ? Tais-toi, chagrin ! Ah ! laisse-moi chanter ! Écrit en 1789.
0
882
La jalousie
En vain le jour succède au jour, Ils glissent sans laisser de trace ; Dans mon âme rien ne t'efface, Ô dernier songe de l'amour ! Je vois mes rapides années S'accumuler derrière moi, Comme le chêne autour de soi Voit tomber ses feuilles fanées. Mon front est blanchi par le temps ; Mon sang refroidi coule à peine, Semblable à cette onde qu'enchaîne Le souffle glacé des autans. Mais ta jeune et brillante image, Que le regret vient embellir, Dans mon sein ne saurait vieillir Comme l'âme, elle n'a point d'âge. Non, tu n'as pas quitté mes yeux ; Et quand mon regard solitaire Cessa de te voir sur la terre, Soudain je te vis dans les cieux. Là, tu m'apparais telle encore Que tu fus à ce dernier jour, Quand vers ton céleste séjour Tu t'envolas avec l'aurore. Ta pure et touchante beauté Dans les cieux même t'a suivie ; Tes yeux, où s'éteignait la vie, Rayonnent d'immortalité ! Du zéphyr l'amoureuse haleine Soulève encor tes longs cheveux ; Sur ton sein leurs flots onduleux Retombent en tresses d'ébène, L'ombre de ce voile incertain Adoucit encor ton image, Comme l'aube qui se dégage Des derniers voiles du matin. Du soleil la céleste flamme Avec les jours revient et fuit ; Mais mon amour n'a pas de nuit, Et tu luis toujours sur mon âme. C'est toi que j'entends, que je vois, Dans le désert, dans le nuage ; L'onde réfléchit ton image ; Le zéphyr m'apporte ta voix. Tandis que la terre sommeille, Si j'entends le vent soupirer, Je crois t'entendre murmurer Des mots sacrés à mon oreille. Si j'admire ces feux épars Qui des nuits parsèment le voile, Je crois te voir dans chaque étoile Qui plaît le plus à mes regards. Et si le souffle du zéphyr M'enivre du parfum des fleurs. Dans ses plus suaves odeurs C'est ton souffle que je respire. C'est ta main qui sèche mes pleurs, Quand je vais, triste et solitaire, Répandre en secret ma prière Près des autels consolateurs. Quand je dors, tu veilles dans l'ombre ; Tes ailes reposent sur moi ; Tous mes songes viennent de toi, Doux comme le regard d'une ombre. Pendant mon sommeil, si ta main De mes jours déliait la trame, Céleste moitié de mon âme, J'irais m'éveiller dans ton sein ! Comme deux rayons de l'aurore, Comme deux soupirs confondus, Nos deux âmes ne forment plus Qu'une âme, et je soupire encore !
0
865
Souvenir
En vain le jour succède au jour, Ils glissent sans laisser de trace ; Dans mon âme rien ne t'efface, Ô dernier songe de l'amour ! Je vois mes rapides années S'accumuler derrière moi, Comme le chêne autour de soi Voit tomber ses feuilles fanées. Mon front est blanchi par le temps ; Mon sang refroidi coule à peine, Semblable à cette onde qu'enchaîne Le souffle glacé des autans. Mais ta jeune et brillante image, Que le regret vient embellir, Dans mon sein ne saurait vieillir Comme l'âme, elle n'a point d'âge. Non, tu n'as pas quitté mes yeux ; Et quand mon regard solitaire Cessa de te voir sur la terre, Soudain je te vis dans les cieux. Là, tu m'apparais telle encore Que tu fus à ce dernier jour, Quand vers ton céleste séjour Tu t'envolas avec l'aurore. Ta pure et touchante beauté Dans les cieux même t'a suivie ; Tes yeux, où s'éteignait la vie, Rayonnent d'immortalité ! Du zéphyr l'amoureuse haleine Soulève encor tes longs cheveux ; Sur ton sein leurs flots onduleux Retombent en tresses d'ébène, L'ombre de ce voile incertain Adoucit encor ton image, Comme l'aube qui se dégage Des derniers voiles du matin. Du soleil la céleste flamme Avec les jours revient et fuit ; Mais mon amour n'a pas de nuit, Et tu luis toujours sur mon âme. C'est toi que j'entends, que je vois, Dans le désert, dans le nuage ; L'onde réfléchit ton image ; Le zéphyr m'apporte ta voix. Tandis que la terre sommeille, Si j'entends le vent soupirer, Je crois t'entendre murmurer Des mots sacrés à mon oreille. Si j'admire ces feux épars Qui des nuits parsèment le voile, Je crois te voir dans chaque étoile Qui plaît le plus à mes regards. Et si le souffle du zéphyr M'enivre du parfum des fleurs. Dans ses plus suaves odeurs C'est ton souffle que je respire. C'est ta main qui sèche mes pleurs, Quand je vais, triste et solitaire, Répandre en secret ma prière Près des autels consolateurs. Quand je dors, tu veilles dans l'ombre ; Tes ailes reposent sur moi ; Tous mes songes viennent de toi, Doux comme le regard d'une ombre. Pendant mon sommeil, si ta main De mes jours déliait la trame, Céleste moitié de mon âme, J'irais m'éveiller dans ton sein ! Comme deux rayons de l'aurore, Comme deux soupirs confondus, Nos deux âmes ne forment plus Qu'une âme, et je soupire encore !
Continue reading...
72
A la nuit satine la belle Orion se mire dans l'air frissonnant des sables constellés, et sur les rives lactées où coule le Nil, je me pavane le nez dans les étoiles, suivant des yeux les volutes sorcières d'un havane suave embaumant Misraïm. Qu'ont-ils raconté ces hommes, venant de Mars, lorsqu'ils débarquèrent de leurs vaisseaux, fuyant leur terre moribonde ? Et quel espoir oublié chérissaient-ils que garde en son ventre le sphinx immobile ? Mon vieux Samir reprenons une rasade de ce doux Rhum couleur d'ambre parfumé de santal et laissons sous le sable soupirer ce mystère qui sommeille.
0
Feb 16, 2025
Feb 16, 2025 at 4:28 PM UTC
Samir
Prière aux innocents. Beaux innocents, morts à minuit, Réveillés quand la lune luit ! Descendez sur mon front qui pleure Et sauvez-moi d'entendre l'heure. L'heure qui sonne fait souffrir Quand la vie est triste à mourir ; C'est l'espérance qui nous quitte, C'est le pouls du temps qui bat vite. Petits trépassés de minuit, Endormez mon coeur qui me nuit ! Pudiques sanglots de vos mères, Doux fruits des voluptés amères, Soufflez dans mon sort pâlissant De la foi le feu tout puissant : La foi ! c'est l'haleine des anges, C'est l'amour, sans flammes étranges. Beaux petits anges de minuit, Epurez mon coeur qui me nuit ! Fleurs entre le ciel et la tombe, Portez à Dieu l'âme qui tombe ; Parlez à la reine des cieux Des pleurs qui rougissent mes yeux ; Ramassez la fleur de la terre Qui meurt foulée et solitaire. Beaux petits enfants de minuit, Relevez mon coeur qui me nuit ! La terre a séché mon haleine ; Je parle et je m'entends à peine. Ecoutez : j'ai perdu l'accent Du ciel, d'où votre vol descend. Chantez mon nom seul à ma mère, Pour qu'il rentre dans sa prière. Beaux innocents, morts à minuit, Desserrez mon coeur qui me nuit ! Sur votre jeune aile qui vole Elevez ma faible parole : Il faut que je pleure trop bas Puisque le ciel ne m'entend pas. Mais quoi ? N'entend-il pas la feuille Gémir, quand l'orage la cueille ? Enfants réveillés à minuit, Apaisez mon coeur qui me nuit ! Dites-moi si dans votre monde La mémoire est calme et profonde ; Déchirez mon obscurité, Rayons blancs de l'éternité ; Vous tous qui m'avez entendue, Répondez-moi : suis-je perdue ? ... Beaux petits enfants de minuit, Eclairez mon coeur qui me nuit ! Planez sur les maisons fermées De nos jeunes soeurs bien-aimées ; Que les vierges n'entendent pas Le démon soupirer tout bas ! A minuit, les maisons ouvertes Présagent tant de tombes vertes ! Heureux enfants morts à minuit, Eteignez mon coeur qui me nuit !
0
458
Croyance populaire
Prière aux innocents. Beaux innocents, morts à minuit, Réveillés quand la lune luit ! Descendez sur mon front qui pleure Et sauvez-moi d'entendre l'heure. L'heure qui sonne fait souffrir Quand la vie est triste à mourir ; C'est l'espérance qui nous quitte, C'est le pouls du temps qui bat vite. Petits trépassés de minuit, Endormez mon coeur qui me nuit ! Pudiques sanglots de vos mères, Doux fruits des voluptés amères, Soufflez dans mon sort pâlissant De la foi le feu tout puissant : La foi ! c'est l'haleine des anges, C'est l'amour, sans flammes étranges. Beaux petits anges de minuit, Epurez mon coeur qui me nuit ! Fleurs entre le ciel et la tombe, Portez à Dieu l'âme qui tombe ; Parlez à la reine des cieux Des pleurs qui rougissent mes yeux ; Ramassez la fleur de la terre Qui meurt foulée et solitaire. Beaux petits enfants de minuit, Relevez mon coeur qui me nuit ! La terre a séché mon haleine ; Je parle et je m'entends à peine. Ecoutez : j'ai perdu l'accent Du ciel, d'où votre vol descend. Chantez mon nom seul à ma mère, Pour qu'il rentre dans sa prière. Beaux innocents, morts à minuit, Desserrez mon coeur qui me nuit ! Sur votre jeune aile qui vole Elevez ma faible parole : Il faut que je pleure trop bas Puisque le ciel ne m'entend pas. Mais quoi ? N'entend-il pas la feuille Gémir, quand l'orage la cueille ? Enfants réveillés à minuit, Apaisez mon coeur qui me nuit ! Dites-moi si dans votre monde La mémoire est calme et profonde ; Déchirez mon obscurité, Rayons blancs de l'éternité ; Vous tous qui m'avez entendue, Répondez-moi : suis-je perdue ? ... Beaux petits enfants de minuit, Eclairez mon coeur qui me nuit ! Planez sur les maisons fermées De nos jeunes soeurs bien-aimées ; Que les vierges n'entendent pas Le démon soupirer tout bas ! A minuit, les maisons ouvertes Présagent tant de tombes vertes ! Heureux enfants morts à minuit, Eteignez mon coeur qui me nuit !
Continue reading...
59
Céleste fille du poète, La vie est un hymne à deux voix. Son front sur le tien se reflète, Sa lyre chante sous tes doigts. Sur tes yeux quand sa bouche pose Le baiser calme et sans frisson, Sur ta paupière blanche et rose Le doux baiser à plus de son. Dans ses bras quand il te soulève Pour te montrer au ciel jaloux, On croit voir son plus divin rêve Qu'il caresse sur ses genoux ! Quand son doigt te permet de lire Les vers qu'il vient de soupirer, On dirait l'âme de sa lyre Qui se penche pour l'inspirer. Il récite ; une larme brille Dans tes yeux attachés sur lui. Dans cette larme de sa fille Son cœur nage ; sa gloire a lui ! Du chant que ta bouche répète Son cœur ému jouit deux fois. Céleste fille du poète, La vie est une hymne à deux voix.
0
395
À un enfant, fille du poète
Vous aviez l'âge où flotte encore La double natte sur le dos, Mais où l'enfant qu'elle décore Sent le prix de pareils fardeaux ; L'âge où l'œil déjà nous évite, Quand, sous des vêtements moins courts, Devant sa mère, droit et vite, On va tous les matins au cours ; Où déjà l'on pince les lèvres Au tutoiement d'un grand garçon, Lasse un peu des tendresses mièvres Pour la poupée au cœur de son. Alors mon idéal suprême N'était pas l'inouï bonheur, En aimant, d'être aimé moi-même, Mais d'en mourir avec honneur, De vous arracher votre estime Sous les tenailles des bourreaux, Dans un martyre magnanime, Car les enfants sont des héros ! Si les enfants ont l'air timide, C'est qu'ils n'osent que soupirer, Se sentant le cœur intrépide, Mais trop humble pour espérer. Comme un page épris d'une reine, Je n'avais d'autre ambition Que de ramasser dans l'arène Votre gant au pied d'un lion. Mais une demoiselle sage Ne laisse pas traîner son gant. Le vôtre, un jour, sur mon passage Échappa de vos doigts pourtant. Oh ! Ce fut bien involontaire ! Mais j'en frémis. Comment laisser Sous vos yeux votre gant par terre, Quand je n'avais qu'à me baisser ? C'était au parloir du collège, Pas un lion sur mon chemin. - « Allons, courage ! » me disais-je, Le devoir me poussait la main ; Mais mon trouble demandait grâce Au défi de ce gant perdu, Et c'est le dernier de ma classe, Madame, qui vous l'a rendu.
0
313
Fort en thème