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"tomber" poems
Es-tu capable de briser la Lune ? Es-tu capable d'éteindre le Soleil ? D'obliger le jour de dormir, De pousser la nuit au réveil ? Es-tu capable d'enterrer les étoiles ? Es-tu capable de faire voler les fleurs ? Aux oiseaux, de faire oublier le chant, Des nuages, faire arrêter les pleurs ? Es-tu capable de rendre la Terre plate ? Es-tu capable de faire tomber le ciel ? Peux-tu amputer les papillons, Et donner aux ours les ailes ? Es-tu capable de rendre la vie ? Es-tu capable de faire cesser les guerres ? Peux-tu avaler les océans ? Peux-tu balayer les déserts ? Si, ces tâches toutes simples, Tu ne peux exécuter, Comment crois-tu pouvoir Ma flamme éteindre, et mon amour tuer ?
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Oct 30, 2010
Oct 30, 2010 at 5:34 AM UTC
Es-tu Capable? (Can You?)
Alors pourquoi juste maintenant? C’était une nuit sur Bagneux Nous étions mercredi soir à la station Montparnasse-Bienvenüe Je portais ces mêmes vêtements noirs et ma veste grise achetée en Italie Il ne faisait pas trop froid Je rentrais chez moi, vingt heures Mon regard croisa celui d'une jeune femme d'à peu près mon âge Jolie, mince et calme, le visage d'opale et les deux pieds bien posés au sol Avec insistance je la regardais Elle me faisait tellement penser à celle que je n’arrive pas à être Fixant le quai d'en face Le métro était censé arriver dans une minute Quand soudain La tête me tourna Je ne contrôlais plus aucun de mes mouvements Je me suis approchée du mur, m’y suis appuyée tant bien que mal juste pour ne pas tomber Et là, je ne sais pas très bien pourquoi Mais la jeune femme que je ne cessais de regarder sauta sous la rame. L’insupportable bruit L’électricité Le corps en mille morceaux Les gens qui hurlent Le métro qui s'arrête juste devant cet embrasement Pourtant moi Moi Je ne disais rien Je m'accrochais tant que je pouvais au mur J'avais si peur de glisser à mon tour Pourquoi elle Elle était si jolie, si fine et si calme Aucune rature sur son visage d'opale Rien Tandis que moi... Ce n’était qu’une autre nuit sur Bagneux.
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May 17, 2012
May 17, 2012 at 5:43 AM UTC
Die gosse- "LAISSE LA PORTE FERMEE EN ENTRANT", extrait.
Jaques le fumeur aimait les rouler étroits Et toujours en fumait deux a la fois J'aime fumer disait il Quelle excuse futile! Le tabac et ce qu'il y ajoutait l'esclavagèrent Depuis qu'il n'utilisait plus son briquet que pour les concerts L'esclave jamais ne dort Car même la nuit il en roulait encore Dans sa chambre, à coté de la fenêtre O marchand de sable, plongez moi dans le bien-être repetait il quand il n'en pouvait plus mais ce soir la quelque chose de nouveau l'avait déplu la constatation d'un changement l'avait dégoûté L'eau de la bouteille avait noircit et maintenant sentait la bouteille qu'il prenait pour cendrier car il n'en avait pas un Fixe sur la bouteille il était terrifie de ce que lui réservait son destin Il tendit la main vers la bouteille pour alléger sa cigarette Hélas il y fit tomber sa possession la plus précieuse Il devait affronter son dégoût et chercher entre les cigarettes sinon son existence ne serait plus jamais délicieuse il coupa la bouteille en deux il chercha, chercha et chercha encore main dans le goudron mains sur le nez Maintenant Jacques pleure Aucune trace de son espoir hier, aujourd'hui et demain pour lui ont la même couleur il mourut 60 ans avant ses dernières mémoires car quand il ne pouvait plus espérer il cessa de vivre
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Sep 28, 2013
Sep 28, 2013 at 9:11 AM UTC
Jaques le fumeur
Je voulais tout supprimer et puis me pendre J’ai préféré écrire J’ai marché dix kilomètres dans un Paris assommé de tristesse J’ai vu des enfants aux crânes ruisselant de sueur, des vieux puant l’urine flétrie et des amoureux aux manches rétrécies par l’infinie similitude de leurs journées d’hiver J'ai erré dans le froid glacial d'une banlieue endormie Failli tomber trois fois Souri à une gamine en manteau couleur rose bonbon J'ai pas mangé, ingurgité un litre de vin sur le balcon des enfants morts J'ai pas parlé, je me suis juste évanouie J'ai voyagé dans vos souterrains les yeux rivés vers les étoiles Le lapin suspendu au fil à linge de la cave se vidait de son sang dans la bassine rouge Tu peux ****** sur moi, je ne dirai rien du tout Tu peux me fracasser la tête contre ton sale radiateur poussiéreux, je ne dirai rien du tout Tu peux me cracher dessus, je ne dirai rien du tout Tu peux tout me dire, je promets je ne dirai rien du tout Tu peux me frapper encore un peu, encore plus fort, tu peux te venger sur moi, sur la tête de ma sale conne de mère, je te jure, je ne dirai rien tout Je ne dirai rien du tout Embrasse-moi et puis après si tu veux, je te laisserai faire tout ce que tu veux Tu fais quoi, là Fais quelque chose, fais-moi quelque chose T'es une jolie fille, intelligente en plus, tu fais juste un peu peur de temps en temps, quand t'écris, tu fais peur Alors coupe-moi les mains Je t'en supplie, coupe-moi les mains Je promets je ne dirai rien, je ne dirai rien du tout Tu peux ****** sur moi, je ne dirai rien du tout Tu peux me fracasser la tête contre ton sale radiateur poussiéreux, je ne dirai rien du tout Tu peux me cracher dessus, je promets je ne dirai rien du tout Tu peux tout me dire, je promets je ne dirai rien du tout Tu peux me frapper encore un peu, encore plus fort, tu peux te venger sur moi, sur la tête de ma sale conne de mère, je te jure, je ne dirai rien du tout Fais- moi mal Fais- moi très mal Je ne veux juste pas y aller. (Alors sauve-la)
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Mar 25, 2012
Mar 25, 2012 at 6:49 AM UTC
030109- Journal
Je voulais tout supprimer et puis me pendre J’ai préféré écrire J’ai marché dix kilomètres dans un Paris assommé de tristesse J’ai vu des enfants aux crânes ruisselant de sueur, des vieux puant l’urine flétrie et des amoureux aux manches rétrécies par l’infinie similitude de leurs journées d’hiver J'ai erré dans le froid glacial d'une banlieue endormie Failli tomber trois fois Souri à une gamine en manteau couleur rose bonbon J'ai pas mangé, ingurgité un litre de vin sur le balcon des enfants morts J'ai pas parlé, je me suis juste évanouie J'ai voyagé dans vos souterrains les yeux rivés vers les étoiles Le lapin suspendu au fil à linge de la cave se vidait de son sang dans la bassine rouge Tu peux ****** sur moi, je ne dirai rien du tout Tu peux me fracasser la tête contre ton sale radiateur poussiéreux, je ne dirai rien du tout Tu peux me cracher dessus, je ne dirai rien du tout Tu peux tout me dire, je promets je ne dirai rien du tout Tu peux me frapper encore un peu, encore plus fort, tu peux te venger sur moi, sur la tête de ma sale conne de mère, je te jure, je ne dirai rien tout Je ne dirai rien du tout Embrasse-moi et puis après si tu veux, je te laisserai faire tout ce que tu veux Tu fais quoi, là Fais quelque chose, fais-moi quelque chose T'es une jolie fille, intelligente en plus, tu fais juste un peu peur de temps en temps, quand t'écris, tu fais peur Alors coupe-moi les mains Je t'en supplie, coupe-moi les mains Je promets je ne dirai rien, je ne dirai rien du tout Tu peux ****** sur moi, je ne dirai rien du tout Tu peux me fracasser la tête contre ton sale radiateur poussiéreux, je ne dirai rien du tout Tu peux me cracher dessus, je promets je ne dirai rien du tout Tu peux tout me dire, je promets je ne dirai rien du tout Tu peux me frapper encore un peu, encore plus fort, tu peux te venger sur moi, sur la tête de ma sale conne de mère, je te jure, je ne dirai rien du tout Fais- moi mal Fais- moi très mal Je ne veux juste pas y aller. (Alors sauve-la)
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Adieu chère maison de mes ancêtres Cette fois ci, le sort en est jeté, Les acquéreurs improbables, les propriétaires chimériques, ont consigne la somme convenue sur les fonds du notaire. Et toi, chère maison, tu vas changer de famille et d'amours. Désormais, nos enfances envolées, ne retrouveront plus le secours, des vielles boiseries et des tapisseries centenaires, de toutes ces armoire en châtaignier et ces commodes de noyer, auxquels nous rattache encor comme un fil invisible, tant de senteurs, d'images et souvenirs fanés. Et le tic-tac mélodieux de la vieille horloge dans l'entrée du 19. Et ces mansardes, chargées d'objets hétéroclites que nous aimons tant fouiller. Quant au jardin qui aurait pu être un parc, comment oublier ses massifs de groseilliers et ses fraises des bois ? Et les plants de rhubarbe, la sauge aux grandes vertus, aux dires de grand-mère. Ainsi que les allées de marguerites, attirant les abeilles, plus **** remplacées par des rosiers blancs, roses et rouges si odorants. Cette maison de famille qui résista a tant de coups du sort, a péri des impôts et des frais d'entretien du jardin, du manque de modernisation aussi. Alors que tant de logements sans âme étaient construits. Surtout de l'âge et du départ de sa chère maîtresse, ma mère, qui y avait trop froid et ne pouvait y vivre seule. Et aussi un peu, ma franchise l'admet, du manque d'initiatives et de goût pour l'association de nous tous, de notre fratrie. Certes l'on pourra trouver bien des excuses. Les uns furent trop **** les autres manquèrent de moyens. Mais dans mon fors intérieur, Je sais que cette maison manqua surtout de notre audace et de notre courage commun a la faire vivre. Aussi notre maison de famille fut comme abandonnée a son sort par ses enfants disperses par la vie. Pauvre maison, nous n'avons su te garder; puisses-tu tomber désormais dans des mains aimantes, artistes et vertes ! Paul Arrighi
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Oct 28, 2015
Oct 28, 2015 at 9:25 AM UTC
Adieu chère maison de mes ancêtres ( Good Bye, dear House, of our ancestors)
Adieu chère maison de mes ancêtres Cette fois ci, le sort en est jeté, Les acquéreurs improbables, les propriétaires chimériques, ont consigne la somme convenue sur les fonds du notaire. Et toi, chère maison, tu vas changer de famille et d'amours. Désormais, nos enfances envolées, ne retrouveront plus le secours, des vielles boiseries et des tapisseries centenaires, de toutes ces armoire en châtaignier et ces commodes de noyer, auxquels nous rattache encor comme un fil invisible, tant de senteurs, d'images et souvenirs fanés. Et le tic-tac mélodieux de la vieille horloge dans l'entrée du 19. Et ces mansardes, chargées d'objets hétéroclites que nous aimons tant fouiller. Quant au jardin qui aurait pu être un parc, comment oublier ses massifs de groseilliers et ses fraises des bois ? Et les plants de rhubarbe, la sauge aux grandes vertus, aux dires de grand-mère. Ainsi que les allées de marguerites, attirant les abeilles, plus **** remplacées par des rosiers blancs, roses et rouges si odorants. Cette maison de famille qui résista a tant de coups du sort, a péri des impôts et des frais d'entretien du jardin, du manque de modernisation aussi. Alors que tant de logements sans âme étaient construits. Surtout de l'âge et du départ de sa chère maîtresse, ma mère, qui y avait trop froid et ne pouvait y vivre seule. Et aussi un peu, ma franchise l'admet, du manque d'initiatives et de goût pour l'association de nous tous, de notre fratrie. Certes l'on pourra trouver bien des excuses. Les uns furent trop **** les autres manquèrent de moyens. Mais dans mon fors intérieur, Je sais que cette maison manqua surtout de notre audace et de notre courage commun a la faire vivre. Aussi notre maison de famille fut comme abandonnée a son sort par ses enfants disperses par la vie. Pauvre maison, nous n'avons su te garder; puisses-tu tomber désormais dans des mains aimantes, artistes et vertes ! Paul Arrighi
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Déchirement les rideaux, tomber autour de vos chevilles. Ouvrez la porte et le laisser entrer, tomber autour de vos chevilles. Verser le thé et déposer le sucre, laisser tomber autour de vos chevilles. Permettez-moi de gagner, et permettez-moi de perdre, Je vais tomber autour de vos chevilles. *ENGLISH TRANSLATION: Tearing the curtains fall around your ankles. Open the door and let him in to fall around your ankles. Pour the tea and drop sugar, let it fall around your ankles. Let me win, let me lose, I will fall around your ankles.
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Jul 10, 2010
Jul 10, 2010 at 8:46 AM UTC
Autour des chevilles (Fall Around Your Ankles)
C'est vrai, je suis épileptique, Je peux tomber trois fois par jour D'une fenêtre, d'un portique, Et d'une cloche de l'Amour. Mais... quel est cet air de reproche ? Ça ne fait que trois ? J'ai péché Et d'un joli quartier de roche, Où j'étais doucement niché. Je tombe, tombe, tombe, tombe, Ça fait bien quatre cette fois, Si j'étais un mort dans sa tombe, J'en tomberais... sur tous les toits. C'est du moins ce que j'entends dire, Et qu'un petit bruit, dans un coin, A jadis tenté d'introduire En ton délicieux Bourgoin. La chose, hélas ! n'est pas nouvelle, Et tous, des facteurs aux abbés, Ont des potins dans leur cervelle ; Les bras ne m'en sont pas tombés. Ils sont là, non **** de ma bouche, Je vous le dis sans embarras ; Je souffre un peu si l'on y touche, Surtout avec des doigts trop gras. Ça n'a pas troublé ma pensée.
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Cru
À chaque année J’vais suspendre mes espoirs et mes voeux Sous forme de boules colorées et de flocons plastifiés Sur une succession de branches fossilisées Des espoirs qu’un jour j’vais t’revoir Des voeux de santé et de prospérité J’suis un peu égoïste donc j’vais accrocher Beaucoup moins de voeux que d’espoirs J’vais envelopper mon coeur et ma tête Dans des rubans festifs et du papier crêpé Tu pourras choisir entre mon coeur insensible Ou ma tête confuse et inintelligible Des sociétés de flocons blanc Tombent du ciel et j’sais pas Tomber m’a pas l’air si pire Quand tu resplendis en atterrissant
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Dec 21, 2011
Dec 21, 2011 at 12:33 AM UTC
À chaque année
There are many things that you could teach me.       to snowboard       to be good at Mario Kart       to laugh and have fun on my own       to kiss with passion       to let my walls down There are some things that I could teach you.       to drive a stick-shift       to do Pre-Calc       to speak French       to love other sports There are things we could help each other on.       to get better at soccer       to fix cars Mario Kart is your SPECIALTY-as you say. I've been driving a manual for three years. I know about classic cars. You know about new ones under the classic name. I'd like to say that maybe we could have deeper conversations, but we already do that now. What could beat the PG-13 discussions we have? If anyone took them out of context, they'd be rated X. By our word choice. But within context, they're perfectly harmless. We make plans but if we're gonna do anything you might as well fill those shoes and take care of me. Because I'd do the same for you. Parce, bébé, je pense que je suis tomber pour vous.
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Feb 26, 2014
Feb 26, 2014 at 11:36 AM UTC
We're Making Our Way Down
Tu as essayé, essayé Et tu as pleuré Tu n'as jamais abandonné Tu as trouvé l'espoir En dernier recours Parce que tu as lutté Jusqu'à la dernière goutte de sang Jusqu'à la dernière nuance du temps. Tu es mon Ange, mon Héros Tu as refusé de tomber dans des étaux Tu as pleuré, pleuré Et essayé, essayé De réussir contre tous mauvais coups Tu avais un style fort, doux et fou Tu as essayé, essayé Et tu as pleuré. Les Héros pleurent aussi Et les Anges pleurent aussi Tu es un modèle pour moi Je respecte ton courage et ton émoi Tu es mon inspiration Ma force et ma passion Tu as essayé et pleuré Et moi aussi, j'ai essayé et j’ai pleuré. P.S. Hommage À Mon Amour. Translation of ‘ Tried And Cried’, by Hébert Logerie. Copyright © Septembre 2025 Hébert Logerie, Tous droits réservés. Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poésie.
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Sep 3, 2025
Sep 3, 2025 at 9:22 AM UTC
Essais Et Pleurs
même pas une heure plutôt je me disais que j'avais envie d'écrire quelque choses, mais que l'inspiration me venais d'habitude sous la forme d'un mal, ce qui ne m'arrivait pas ces derniers temps.. il faut faire attention a ce que l'on souhaite.. je confirme! donc comme a chaque fois que je me trouve en manque d'inspiration tu viens de m'administrer une belle gifle "émotionnelle" comme d'habitude pour me remettre a mes mots. je dois admettre que cette fois ci tu m'as surprise! je me suis habituer a tes conneries depuis un long temps maintenant et rien de ce que tu fessais dernièrement m'as déranger ou étonner parce que je sais que tu n'es qu'un enfant qui ne peut se retenir de faire ses bêtises mesquines, alors j'ai développer une sorte d'immunité et d'indifférence contre toi. mais cette fois si même si ta bêtise n'était pas aussi grave que les autre, ça m'a vraiment choquée! peut être que c'est parce que je commençais enfin a refaire confiance en toi, peut être c'est parce que je croyais que tu avait grandis ou peut être parce que je commence a tomber encore plus amoureuse de toi mais dans tout les cas ça m'as carrément niquer l'esprit et maintenant ce n'es même pas de la haine que je ressens pour toi c'est rien parce que c'est ce que tu mérite et ce que tu vaux.. un rien :)
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Aug 21, 2014
Aug 21, 2014 at 5:43 AM UTC
va te faire foutre
Partir, c'est dur. Mais pas quand c'est facile. Regarder est facile, mais pas quand c'est dur. Des morceaux de la pomme sont toujours là. Sur la table, il est encore plus claire. S'il vous plaît ne me laissez pas tomber. *ENGLISH TRANSLATION: Leaving is hard. But not when it's easy. Watching is easy, but not when it's hard. Pieces of the apple are still here. On the table makes it even clearer. Please don't let me fall.
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Jul 12, 2010
Jul 12, 2010 at 1:59 PM UTC
Des morceaux de Apple (Pieces of the Apple)
Le Poirier de la  "Casalonga" Il était long comme l'espoir, Lové sur le mur de granit Qu’il entourait de ses grands bras. Il semblait un serpent narquois, Et n'était certes pas très beau, Mais, bien le meilleur des poiriers. Quand venaient les jours de Juillet Les poires commençaient à tomber, D’abord, bien vertes de couleur ; Puis, aux premières journées d'août, Les tendres et jaunes à croquer Comme de grandes plaines de blé. L'on pouvait entendre tomber Ses poires avec un bruit mat, Qui pleuvaient drues, même la nuit Et tapissaient le sol herbeux. C'était la saison des gâteaux, Des confitures et des compotes. Les abeilles venaient butiner Les poires qui jonchaient le sol Et voletaient autour des mains Des gourmets venant soupeser Les plus fermes et les moins brisées. Qui tombaient parfois de bien haut. Cher Poirier, vaillant ouvrier, Aux branches tant ployées de fruits Que tu en paraissais voûté, Tu nous donnais sans rechigner Tant de poires, au parfum vanille Bien plus que nous pouvions manger. Paul Arrighi ( Corse /Corsica)
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Aug 11, 2016
Aug 11, 2016 at 8:20 AM UTC
Le Poirier de la "Casalonga"
Je peux emporter votre douleur encore une fois vous vous sentez comme retomber dans le même lit c'était presque facile de tomber en amour avec moi comme je t'aime , mais vous ne serez jamais m'aimer comme que vous êtes un ange et je suis Satan spawn Très chers mère Marie veuillez me pardonner votre favori pécheur car je suis maintenant n'est plus capable de faire la lumière dans ce monde de la sombre et froide Blackhearts timide que j'adore
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Dec 13, 2013
Dec 13, 2013 at 2:00 PM UTC
Je suis désolé que im pas désolé
Rien n'est précaire comme vivre Rien comme être n'est passager C'est un peu fondre pour le givre Et pour le vent être léger J'arrive où je suis étranger Un jour tu passes la frontière D'où viens-tu mais où vas-tu donc Demain qu'importe et qu'importe hier Le coeur change avec le chardon Tout est sans rime ni pardon Passe ton doigt là sur ta tempe Touche l'enfance de tes yeux Mieux vaut laisser basses les lampes La nuit plus longtemps nous va mieux C'est le grand jour qui se fait vieux Les arbres sont beaux en automne Mais l'enfant qu'est-il devenu Je me regarde et je m'étonne De ce voyageur inconnu De son visage et ses pieds nus Peu a peu tu te fais silence Mais pas assez vite pourtant Pour ne sentir ta dissemblance Et sur le toi-même d'antan Tomber la poussière du temps C'est long vieillir au bout du compte Le sable en fuit entre nos doigts C'est comme une eau froide qui monte C'est comme une honte qui croît Un cuir à crier qu'on corroie C'est long d'être un homme une chose C'est long de renoncer à tout Et sens-tu les métamorphoses Qui se font au-dedans de nous Lentement plier nos genoux Ô mer amère ô mer profonde Quelle est l'heure de tes marées Combien faut-il d'années-secondes À l'homme pour l'homme abjurer Pourquoi pourquoi ces simagrées Rien n'est précaire comme vivre Rien comme être n'est passager C'est un peu fondre pour le givre Et pour le vent être léger J'arrive où je suis étranger.
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J'arrive où je suis étranger
Lent, Conseillez-vous Munissez-vous de clairvoyance Seul, pendant un instant Laisse faire Concrète De maniere a obtenir un creux Tonalité Très perdu Portez cela plus **** Animer vos doigts fissurés Ouvrez a tête Enfouissez le son Apaisé Flottante Sur le bord de L'incertitude Tomber en amour Avec les vagues
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Oct 12, 2014
Oct 12, 2014 at 7:58 PM UTC
La Lune Librement
I want to kiss a boy. I want to kiss a girl. I just want to know what it feels like to have a connection with someone.
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Jun 25, 2015
Jun 25, 2015 at 1:24 PM UTC
tomber en amour
Allons, ange déchu, ferme ton aile rose ; Ôte ta robe blanche et tes beaux rayons d'or ; Il faut, du haut des cieux où tendait ton essor, Filer comme une étoile, et tomber dans la prose. Il faut que sur le sol ton pied d'oiseau se pose. Marche au lieu de voler : il n'est pas temps encor ; Renferme dans ton coeur l'harmonieux trésor ; Que ta harpe un moment se détende et repose. Ô pauvre enfant du ciel, tu chanterais en vain Ils ne comprendraient pas ton langage divin ; À tes plus doux accords leur oreille est fermée ! Mais, avant de partir, mon bel ange à l'oeil bleu, Va trouver de ma part ma pâle bien-aimée, Et pose sur son front un long baiser d'adieu !
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Adieux à la poésie
En vain le jour succède au jour, Ils glissent sans laisser de trace ; Dans mon âme rien ne t'efface, Ô dernier songe de l'amour ! Je vois mes rapides années S'accumuler derrière moi, Comme le chêne autour de soi Voit tomber ses feuilles fanées. Mon front est blanchi par le temps ; Mon sang refroidi coule à peine, Semblable à cette onde qu'enchaîne Le souffle glacé des autans. Mais ta jeune et brillante image, Que le regret vient embellir, Dans mon sein ne saurait vieillir Comme l'âme, elle n'a point d'âge. Non, tu n'as pas quitté mes yeux ; Et quand mon regard solitaire Cessa de te voir sur la terre, Soudain je te vis dans les cieux. Là, tu m'apparais telle encore Que tu fus à ce dernier jour, Quand vers ton céleste séjour Tu t'envolas avec l'aurore. Ta pure et touchante beauté Dans les cieux même t'a suivie ; Tes yeux, où s'éteignait la vie, Rayonnent d'immortalité ! Du zéphyr l'amoureuse haleine Soulève encor tes longs cheveux ; Sur ton sein leurs flots onduleux Retombent en tresses d'ébène, L'ombre de ce voile incertain Adoucit encor ton image, Comme l'aube qui se dégage Des derniers voiles du matin. Du soleil la céleste flamme Avec les jours revient et fuit ; Mais mon amour n'a pas de nuit, Et tu luis toujours sur mon âme. C'est toi que j'entends, que je vois, Dans le désert, dans le nuage ; L'onde réfléchit ton image ; Le zéphyr m'apporte ta voix. Tandis que la terre sommeille, Si j'entends le vent soupirer, Je crois t'entendre murmurer Des mots sacrés à mon oreille. Si j'admire ces feux épars Qui des nuits parsèment le voile, Je crois te voir dans chaque étoile Qui plaît le plus à mes regards. Et si le souffle du zéphyr M'enivre du parfum des fleurs. Dans ses plus suaves odeurs C'est ton souffle que je respire. C'est ta main qui sèche mes pleurs, Quand je vais, triste et solitaire, Répandre en secret ma prière Près des autels consolateurs. Quand je dors, tu veilles dans l'ombre ; Tes ailes reposent sur moi ; Tous mes songes viennent de toi, Doux comme le regard d'une ombre. Pendant mon sommeil, si ta main De mes jours déliait la trame, Céleste moitié de mon âme, J'irais m'éveiller dans ton sein ! Comme deux rayons de l'aurore, Comme deux soupirs confondus, Nos deux âmes ne forment plus Qu'une âme, et je soupire encore !
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Souvenir
En vain le jour succède au jour, Ils glissent sans laisser de trace ; Dans mon âme rien ne t'efface, Ô dernier songe de l'amour ! Je vois mes rapides années S'accumuler derrière moi, Comme le chêne autour de soi Voit tomber ses feuilles fanées. Mon front est blanchi par le temps ; Mon sang refroidi coule à peine, Semblable à cette onde qu'enchaîne Le souffle glacé des autans. Mais ta jeune et brillante image, Que le regret vient embellir, Dans mon sein ne saurait vieillir Comme l'âme, elle n'a point d'âge. Non, tu n'as pas quitté mes yeux ; Et quand mon regard solitaire Cessa de te voir sur la terre, Soudain je te vis dans les cieux. Là, tu m'apparais telle encore Que tu fus à ce dernier jour, Quand vers ton céleste séjour Tu t'envolas avec l'aurore. Ta pure et touchante beauté Dans les cieux même t'a suivie ; Tes yeux, où s'éteignait la vie, Rayonnent d'immortalité ! Du zéphyr l'amoureuse haleine Soulève encor tes longs cheveux ; Sur ton sein leurs flots onduleux Retombent en tresses d'ébène, L'ombre de ce voile incertain Adoucit encor ton image, Comme l'aube qui se dégage Des derniers voiles du matin. Du soleil la céleste flamme Avec les jours revient et fuit ; Mais mon amour n'a pas de nuit, Et tu luis toujours sur mon âme. C'est toi que j'entends, que je vois, Dans le désert, dans le nuage ; L'onde réfléchit ton image ; Le zéphyr m'apporte ta voix. Tandis que la terre sommeille, Si j'entends le vent soupirer, Je crois t'entendre murmurer Des mots sacrés à mon oreille. Si j'admire ces feux épars Qui des nuits parsèment le voile, Je crois te voir dans chaque étoile Qui plaît le plus à mes regards. Et si le souffle du zéphyr M'enivre du parfum des fleurs. Dans ses plus suaves odeurs C'est ton souffle que je respire. C'est ta main qui sèche mes pleurs, Quand je vais, triste et solitaire, Répandre en secret ma prière Près des autels consolateurs. Quand je dors, tu veilles dans l'ombre ; Tes ailes reposent sur moi ; Tous mes songes viennent de toi, Doux comme le regard d'une ombre. Pendant mon sommeil, si ta main De mes jours déliait la trame, Céleste moitié de mon âme, J'irais m'éveiller dans ton sein ! Comme deux rayons de l'aurore, Comme deux soupirs confondus, Nos deux âmes ne forment plus Qu'une âme, et je soupire encore !
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Oui, vous avez un ange ; un jeune ange qui pleure ; Il pleure, car il aime... et vous ne pleurez pas ; Il s'en plaint doucement dans le ciel, puis dans l'heure, Quand elle sonne triste à ralentir vos pas. Voyez comme il vous donne et couve sous son aile Des mots harmonieux tièdes d'âme et d'encens : Et, quand vous les prenez dans sa main fraternelle, Comme ils forment aux yeux de célestes accents. Nous avons tous notre ange, et je tiens de ma mère, Qu'on ne marche pas seul dans une voie amère. Le rayon de soleil qui passe et vient vous voir, L'haleine de vos fleurs que vous buvez le soir ; Un pauvre qui bénit votre obole furtive, Dont la prière à Dieu s'achève moins plaintive ; La fraîche voix d'enfant qui vous jette : Bonjour ! Comptez que c'est votre ange et votre ange d'amour ! D'autres fois, je croyais qu'on nous coupait les ailes, Pour nous faire oublier le chemin des oiseaux. Puis, qu'elles renaissaient plus vives et plus belles, Quand nous avions marché longtemps, quand les roseaux Ne se relevaient plus près des dormantes eaux : Nous remontions alors raconter nos voyages Aux frères parcourant leurs villes de nuages ; Et las de cette terre où tombent toutes fleurs, Nous chantions au soleil avec des voix sans pleurs ! Rêves d'enfant pensif et bercé de prières, Dont quelque doux cantique assoupit les paupières ; Indigent, mais comblé de biens mystérieux, Au foyer calme et nu qu'ornait le buis pieux ! À présent je suis femme à la terre exilée, Descendue à l'école où vous brûlez vos jours ; Toujours en pénitence ou d'un livre accablée, N'apprenant rien du monde et l'épelant toujours ! Ce livre, c'est ma vie et ses mobiles pages Où le cyprès serpente à chaque ligne. Eh quoi ! N'avez-vous pas des pleurs à cacher comme moi, Sous l'album périssable et lourd de trop d'images ? Dans ces jours embaumés respirés par le cœur, N'avez-vous pas aussi vu tomber bien des roses ? N'aviez-vous pas choisi parmi ces frêles choses, Un intime trésor qui s'appela : Malheur ! Mais je crois ! mais quelque ange à l'aveugle écolière, Ouvre parfois son aile et sa pitié de feu : Il me laisse à genoux ; mais il desserre un peu L'anneau qui **** de lui me retient prisonnière !
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L'ange gardien
Oui, vous avez un ange ; un jeune ange qui pleure ; Il pleure, car il aime... et vous ne pleurez pas ; Il s'en plaint doucement dans le ciel, puis dans l'heure, Quand elle sonne triste à ralentir vos pas. Voyez comme il vous donne et couve sous son aile Des mots harmonieux tièdes d'âme et d'encens : Et, quand vous les prenez dans sa main fraternelle, Comme ils forment aux yeux de célestes accents. Nous avons tous notre ange, et je tiens de ma mère, Qu'on ne marche pas seul dans une voie amère. Le rayon de soleil qui passe et vient vous voir, L'haleine de vos fleurs que vous buvez le soir ; Un pauvre qui bénit votre obole furtive, Dont la prière à Dieu s'achève moins plaintive ; La fraîche voix d'enfant qui vous jette : Bonjour ! Comptez que c'est votre ange et votre ange d'amour ! D'autres fois, je croyais qu'on nous coupait les ailes, Pour nous faire oublier le chemin des oiseaux. Puis, qu'elles renaissaient plus vives et plus belles, Quand nous avions marché longtemps, quand les roseaux Ne se relevaient plus près des dormantes eaux : Nous remontions alors raconter nos voyages Aux frères parcourant leurs villes de nuages ; Et las de cette terre où tombent toutes fleurs, Nous chantions au soleil avec des voix sans pleurs ! Rêves d'enfant pensif et bercé de prières, Dont quelque doux cantique assoupit les paupières ; Indigent, mais comblé de biens mystérieux, Au foyer calme et nu qu'ornait le buis pieux ! À présent je suis femme à la terre exilée, Descendue à l'école où vous brûlez vos jours ; Toujours en pénitence ou d'un livre accablée, N'apprenant rien du monde et l'épelant toujours ! Ce livre, c'est ma vie et ses mobiles pages Où le cyprès serpente à chaque ligne. Eh quoi ! N'avez-vous pas des pleurs à cacher comme moi, Sous l'album périssable et lourd de trop d'images ? Dans ces jours embaumés respirés par le cœur, N'avez-vous pas aussi vu tomber bien des roses ? N'aviez-vous pas choisi parmi ces frêles choses, Un intime trésor qui s'appela : Malheur ! Mais je crois ! mais quelque ange à l'aveugle écolière, Ouvre parfois son aile et sa pitié de feu : Il me laisse à genoux ; mais il desserre un peu L'anneau qui **** de lui me retient prisonnière !
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(Sur la conquête de la Franche-Comté.) Quelle rapidité, de conquête en conquête, En dépit des hivers guident tes étendards ? Et quel dieu dans tes yeux tient cette foudre prête Qui fait tomber les murs d'un seul de tes regards ? A peine tu parais qu'une province entière Rend hommage à tes lys, et justice à tes droits ; Et ta course en neuf jours achève une carrière Que l'on verrait coûter un siècle à d'autres rois. En vain pour l'applaudir ma muse impatiente, Attendant ton retour, prête l'oreille au bruit ; Ta vitesse l'accable, et sa plus haute attente Ne peut imaginer ce que ton bras produit. Mon génie, étonné de ne pouvoir te suivre, En perd haleine et force ; et mon zèle confus, Bien qu'il t'ait consacré ce qui me reste à vivre, S'épouvante, t'admire, et n'ose rien de plus. Je rougis de me taire, et d'avoir tant à dire ; Mais c'est le seul parti que je puisse choisir : Grand roi, pour me donner quelque loisir d'écrire, Daigne prendre pour vaincre un peu plus de loisir !
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Au Roi
La mort vient dégager de la vile matière Notre esprit, souffle de la pur divinité, Et l'ombre des tombeaux nous cache une lumière Dont nos yeux ne pourraient soutenir la clarté. La mort vient délivrer notre âme prisonnière Et lui faire connaître enfin la liberté, Nous mourons, c'est la vie ; et notre heure dernière Est le premier moment de l'immortalité. Ah ! ne redoutons pas de tomber dans l'abîme Où paraît s'engloutir à jamais l'être humain, Le trépas nous promet l'éternel lendemain ; Et par un privilège éclatant et sublime, Quand il meurt ici-bas, l'homme naît dans le ciel Car Dieu le fait mourir pour le rendre immortel.
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L'immortalité
Et j'ai dit dans mon coeur : Que faire de la vie ? Irai-je encor, suivant ceux qui m'ont devancé, Comme l'agneau qui passe où sa mère a passé, Imiter des mortels l'immortelle folie ? L'un cherche sur les mers les trésors de Memnom, Et la vague engloutit ses voeux et son navire ; Dans le sein de la gloire où son génie aspire, L'autre meurt enivré par l'écho d'un vain nom. Avec nos passions formant sa vaste trame, Celui-là fonde un trône, et monte pour tomber ; Dans des pièges plus doux aimant à succomber, Celui-ci lit son sort dans les yeux d'une femme. Le paresseux s'endort dans les bras de la faim ; Le laboureur conduit sa fertile charrue ; Le savant pense et lit, le guerrier frappe et tue ; Le mendiant s'assied sur les bords du chemin. Où vont-ils cependant ? Ils vont où va la feuille Que chasse devant lui le souffle des hivers. Ainsi vont se flétrir dans leurs travaux divers Ces générations que le temps sème et cueille ! Ils luttaient contre lui, mais le temps a vaincu ; Comme un fleuve engloutit le sable de ses rives, Je l'ai vu dévorer leurs ombres fugitives. Ils sont nés, ils sont morts : Seigneur, ont-ils vécu ? Pour moi, je chanterai le maître que j'adore, Dans le bruit des cités, dans la paix des déserts, Couché sur le rivage, ou flottant sur les mers, Au déclin du soleil, au réveil de l'aurore. La terre m'a crié : Qui donc est le Seigneur ? Celui dont l'âme immense est partout répandue, Celui dont un seul pas mesure l'étendue, Celui dont le soleil emprunte sa splendeur ; Celui qui du néant a tiré la matière, Celui qui sur le vide a fondé l'univers, Celui qui sans rivage a renfermé les mers, Celui qui d'un regard a lancé la lumière ; Celui qui ne connaît ni jour ni lendemain, Celui qui de tout temps de soi-même s'enfante, Qui vit dans l'avenir comme à l'heure présente, Et rappelle les temps échappés de sa main : C'est lui ! c'est le Seigneur : que ma langue redise Les cent noms de sa gloire aux enfants des mortels. Comme la harpe d'or pendue à ses autels, Je chanterai pour lui, jusqu'à ce qu'il me brise...
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Stances
Et j'ai dit dans mon coeur : Que faire de la vie ? Irai-je encor, suivant ceux qui m'ont devancé, Comme l'agneau qui passe où sa mère a passé, Imiter des mortels l'immortelle folie ? L'un cherche sur les mers les trésors de Memnom, Et la vague engloutit ses voeux et son navire ; Dans le sein de la gloire où son génie aspire, L'autre meurt enivré par l'écho d'un vain nom. Avec nos passions formant sa vaste trame, Celui-là fonde un trône, et monte pour tomber ; Dans des pièges plus doux aimant à succomber, Celui-ci lit son sort dans les yeux d'une femme. Le paresseux s'endort dans les bras de la faim ; Le laboureur conduit sa fertile charrue ; Le savant pense et lit, le guerrier frappe et tue ; Le mendiant s'assied sur les bords du chemin. Où vont-ils cependant ? Ils vont où va la feuille Que chasse devant lui le souffle des hivers. Ainsi vont se flétrir dans leurs travaux divers Ces générations que le temps sème et cueille ! Ils luttaient contre lui, mais le temps a vaincu ; Comme un fleuve engloutit le sable de ses rives, Je l'ai vu dévorer leurs ombres fugitives. Ils sont nés, ils sont morts : Seigneur, ont-ils vécu ? Pour moi, je chanterai le maître que j'adore, Dans le bruit des cités, dans la paix des déserts, Couché sur le rivage, ou flottant sur les mers, Au déclin du soleil, au réveil de l'aurore. La terre m'a crié : Qui donc est le Seigneur ? Celui dont l'âme immense est partout répandue, Celui dont un seul pas mesure l'étendue, Celui dont le soleil emprunte sa splendeur ; Celui qui du néant a tiré la matière, Celui qui sur le vide a fondé l'univers, Celui qui sans rivage a renfermé les mers, Celui qui d'un regard a lancé la lumière ; Celui qui ne connaît ni jour ni lendemain, Celui qui de tout temps de soi-même s'enfante, Qui vit dans l'avenir comme à l'heure présente, Et rappelle les temps échappés de sa main : C'est lui ! c'est le Seigneur : que ma langue redise Les cent noms de sa gloire aux enfants des mortels. Comme la harpe d'or pendue à ses autels, Je chanterai pour lui, jusqu'à ce qu'il me brise...
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Ouvre ton aile au vent, mon beau ramier sauvage, Laisse à mes doigts brisés ton anneau d'esclavage ! Tu n'as que trop pleuré ton élément, l'amour ; Sois heureux comme lui : sauve-toi sans retour ! Que tu montes la nue, ou que tu rases l'onde, Souviens-toi de l'esclave en traversant le monde : L'esclave t'affranchit pour te rendre à l'amour ; Quitte-moi comme lui : sauve-toi sans retour ! Va retrouver dans l'air la volupté de vivre ! Va boire les baisers de Dieu, qui te délivre ! Ruisselant de soleil et plongé dans l'amour, Va-t-en ! Va-t-en ! Va-t-en ! Sauve-toi sans retour ! Moi, je garde l'anneau ; je suis l'oiseau sans ailes. Les tiennes vont aux cieux ; mon âme est devant elles. Va ! Je les sentirai frissonner dans l'amour ! Mon ramier, sois béni ! Sauve-toi sans retour ! Va demander pardon pour les faiseurs de chaînes ; En fuyant les bourreaux, laisse tomber les haines. Va plus haut que la mort, emporté dans l'amour ; Sois clément comme lui... sauve-toi sans retour !
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L'esclave et l'oiseau
Volez, nobles coursiers, franchissez la distance ! Pour le prix disputé, luttez avec constance ! Sous un soleil de feu, le sol est éclatant ; Pour vous voir aujourd'hui, tout est bruit et lumière ; Ainsi qu'un flot d'encens, la légère poussière, Devant vos pas, s'envole au but qui vous attend. Que l'air rapide et vif, soulevant vos poitrines, S'échappe palpitant de vos larges narines ! Laissez sous l'éperon votre flanc s'entr'ouvrir... Volez, nobles coursiers, dussiez-vous en mourir ! Au milieu des bravos, votre course s'achève ; Le silence revient - puis, je pense et je rêve... Notre vie est l'arène où se hâtent nos pas ; Nous volons vers le but que l'on ne connaît pas. Fatigués, épuisés, prêts à tomber, qu'importe ! Nous marchons à grands pas, le torrent nous emporte. Oubliant le passé, repoussant le présent, Nos regards inquiets se portent en avant ; Rien n'est beau que plus **** et notre flanc palpite, Sous l'éperon caché qui nous dit : « Marche vite ! » Nous marchons. - Quelquefois, à travers les déserts, Une oasis répand ses parfums dans les airs, Un doux chant retentit sur le bord de la route : L'oasis, on la fuit ; le chant, nul ne l'écoute. Sans garder du chemin regret ou souvenir, D'un avide regard, on cherche l'avenir ; L'avenir, c'est le but ! l'avenir, c'est la vie ! Bientôt, à notre gré, la distance est franchie ; Haletants de la course, épuisés de l'effort, Nous touchons l'avenir... L'avenir, c'est la mort ! Qu'ai-je dit ? - Ô mon Dieu ! toi qui m'entends, pardonne !... L'avenir, c'est le ciel, où ton soleil rayonne Sans que la nuit succède à l'éclat d'un beau jour, Sans que l'oubli succède aux paroles d'amour ! L'avenir, c'est le ciel où s'arrête l'orage ! C'est le port qui reçoit les débris du naufrage ; C'est la fin des regrets ; c'est l'éternel printemps ; C'est l'ange dont la voix a de divins accents. L'avenir, ô mon Dieu ! c'est la sainte auréole Que pose sur nos fronts ta main qui nous console. Oui, marchons ! et vers toi levant souvent les yeux, Avançons vers le but que nous montrent les cieux. Chut ! voici le signal, franchissez la distance. Volez, nobles coursiers, luttez avec constance ! Sous un soleil de feu, le sol est éclatant ; Pour vous voir aujourd'hui, tout est bruit et lumière ; Ainsi qu'un flot d'encens, la légère poussière, Devant vos pas, s'envole au but qui vous attend. Que l'air rapide et vif, soulevant vos poitrines, S'échappe palpitant de vos larges narines ! Laissez sous l'éperon votre flanc s'entr'ouvrir... Volez, nobles coursiers, dussiez-vous en mourir !
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Une course au Champs de Mars
Volez, nobles coursiers, franchissez la distance ! Pour le prix disputé, luttez avec constance ! Sous un soleil de feu, le sol est éclatant ; Pour vous voir aujourd'hui, tout est bruit et lumière ; Ainsi qu'un flot d'encens, la légère poussière, Devant vos pas, s'envole au but qui vous attend. Que l'air rapide et vif, soulevant vos poitrines, S'échappe palpitant de vos larges narines ! Laissez sous l'éperon votre flanc s'entr'ouvrir... Volez, nobles coursiers, dussiez-vous en mourir ! Au milieu des bravos, votre course s'achève ; Le silence revient - puis, je pense et je rêve... Notre vie est l'arène où se hâtent nos pas ; Nous volons vers le but que l'on ne connaît pas. Fatigués, épuisés, prêts à tomber, qu'importe ! Nous marchons à grands pas, le torrent nous emporte. Oubliant le passé, repoussant le présent, Nos regards inquiets se portent en avant ; Rien n'est beau que plus **** et notre flanc palpite, Sous l'éperon caché qui nous dit : « Marche vite ! » Nous marchons. - Quelquefois, à travers les déserts, Une oasis répand ses parfums dans les airs, Un doux chant retentit sur le bord de la route : L'oasis, on la fuit ; le chant, nul ne l'écoute. Sans garder du chemin regret ou souvenir, D'un avide regard, on cherche l'avenir ; L'avenir, c'est le but ! l'avenir, c'est la vie ! Bientôt, à notre gré, la distance est franchie ; Haletants de la course, épuisés de l'effort, Nous touchons l'avenir... L'avenir, c'est la mort ! Qu'ai-je dit ? - Ô mon Dieu ! toi qui m'entends, pardonne !... L'avenir, c'est le ciel, où ton soleil rayonne Sans que la nuit succède à l'éclat d'un beau jour, Sans que l'oubli succède aux paroles d'amour ! L'avenir, c'est le ciel où s'arrête l'orage ! C'est le port qui reçoit les débris du naufrage ; C'est la fin des regrets ; c'est l'éternel printemps ; C'est l'ange dont la voix a de divins accents. L'avenir, ô mon Dieu ! c'est la sainte auréole Que pose sur nos fronts ta main qui nous console. Oui, marchons ! et vers toi levant souvent les yeux, Avançons vers le but que nous montrent les cieux. Chut ! voici le signal, franchissez la distance. Volez, nobles coursiers, luttez avec constance ! Sous un soleil de feu, le sol est éclatant ; Pour vous voir aujourd'hui, tout est bruit et lumière ; Ainsi qu'un flot d'encens, la légère poussière, Devant vos pas, s'envole au but qui vous attend. Que l'air rapide et vif, soulevant vos poitrines, S'échappe palpitant de vos larges narines ! Laissez sous l'éperon votre flanc s'entr'ouvrir... Volez, nobles coursiers, dussiez-vous en mourir !
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