"tambour" poems
Along the endless primal shore
I walk across the sandy floor
To quest the riddle of the door
The seed of life's infinite core
Countless waves bring the force of rhyme
To all the colors that I find
Reflecting in the sea of time
The yesterdays it leaves behind
The puzzle melds into collage
The vagaries of truth's mirage
What culmination could assuage
It's mighty rambling barrage
The repetitions cycle on
To form the tambour of the dawn
I sing a simple flowing song
Of what I'd be before too long
Feb 14, 2016
Feb 14, 2016 at 1:25 PM UTC
Le Baiser de ton rêve
Est celui de l'Amour !
Le jour, le jour se lève,
Clairons, voici le jour !
Le Baiser de mon rêve
Est celui de l'Amour !
Enfin, le jour se lève !
Clairons, voici le jour !
La caresse royale
Est celle de l'Amour.
Battez la générale,
Battez, battez, tambour !
Car l'Amour est horrible
Au gouffre de son jour !
Pour le tir à la cible
Battez, battez, tambour.
Sa caresse est féline
Comme le point du jour :
Pour gravir la colline
Battez, battez, tambour !
Sa caresse est câline
Comme le flot du jour :
Pour gravir la colline,
Battez, battez, tambour.
Sa caresse est énorme
Comme l'éclat du jour :
Pour les rangs que l'on forme,
Battez, battez, tambour !
Sa caresse vous touche
Comme l'onde et le feu ;
Pour tirer la cartouche,
Battez, battez un peu.
Son Baiser vous enlace
Comme l'onde et le feu :
Pour charger la culasse,
Battez, battez un peu.
Sa Caresse se joue
Comme l'onde et le feu :
Tambour, pour mettre en joue,
Battez, battez un peu.
Sa caresse est terrible
Comme l'onde et le feu :
Pour le cœur trop sensible
Battez, battez un peu.
Sa caresse est horrible,
Comme l'onde et le feu :
Pour ajuster la cible,
Restez, battez un peu.
Cette Caresse efface
Tout, sacré nom de Dieu !
Pour viser bien en face,
Battez, battez un peu.
Son approche vous glace
Comme ses feux passés :
Pour viser bien en face
Cessez.
Car l'Amour est plus belle
Que son plus bel amour :
Battez pour la gamelle,
Battez, battez tambour,
Toute horriblement belle
Au milieu de sa cour :
Sonnez la boute-selle,
Trompettes de l'Amour !
L'arme la plus habile
Est celle de l'Amour :
Pour ma belle, à la ville,
Battez, battez tambour !
Car elle est moins cruelle
Que la clarté du jour :
Sonnez la boute-selle,
Trompettes de l'Amour !
L'amour est plus docile
Que son plus tendre amour :
Pour ma belle, à la ville,
Battez, battez tambour.
Elle est plus difficile
À plier que le jour :
Pour la mauvaise ville,
Battez, battez tambour.
Nul n'est plus difficile
À payer de retour :
Pour la guerre civile,
Battez, battez tambour.
Le Baiser le plus large
Est celui de l'Amour :
Pour l'amour et la charge,
Battez, battez tambour.
Le Baiser le plus tendre
Est celui de l'Amour,
Battez pour vous défendre,
Battez, battez tambour.
Le Baiser le plus chaste
Est celui de l'Amour :
Amis, la terre est vaste,
En avant, le tambour.
Le Baiser le plus grave
Est celui de l'Amour :
Battez, pour l'homme brave,
Battez, battez tambour.
Le Baiser qui se fâche
Est celui de l'Amour :
Battez pour l'homme lâche,
Battez, battez tambour.
Le Baiser le plus mâle
Est celui de l'Amour :
Pour le visage pâle
Battez, battez tambour.
La Caresse en colère
Est celle de l'Amour :
Car l'Amour, c'est la guerre,
Battez, battez tambour.
Le Baiser qu'on redoute
Est celui de l'Amour :
Pour écarter le doute,
Battez, battez tambour.
L'art de jouir ensemble
Est celui de l'Amour :
Or, mourir lui ressemble :
Battez, battez tambour.
L'art de mourir ensemble
Est celui de l'Amour :
Battez fort pour qui tremble,
Battez, battez tambour.
Le Baiser le plus calme
Est celui de l'Amour :
Car la paix, c'est sa palme,
Battez, battez tambour.
La souffrance, la pire,
Est d'être sans l'Amour :
Battez, pour qu'elle expire,
Battez, battez tambour.
Le Baiser qui délivre
Est celui de l'Amour :
Battez pour qui veut vivre,
Battez, battez tambour.
La Caresse éternelle
Est celle de l'Amour :
Battez, la mort est belle,
Battez, battez tambour.
La guerre est la plus large
Des portes de l'Amour :
Pour l'assaut et la charge,
Battez, battez tambour.
La porte la plus sainte
Est celle de la mort :
Pour étouffer la plainte
Battez, battez plus fort.
L'atteinte la moins grave
Est celle de la mort :
L'amour est au plus brave,
La Victoire... au plus fort !
1.7k
Noirs de loupes, grêlés, les yeux cerclés de bagues
Vertes, leurs doigts boulus crispés à leurs fémurs,
Le sinciput plaqué de hargnosités vagues
Comme les floraisons lépreuses des vieux murs ;
Ils ont greffé dans des amours épileptiques
Leur fantasque ossature aux grands squelettes noirs
De leurs chaises ; leurs pieds aux barreaux rachitiques
S'entrelacent pour les matins et pour les soirs !
Ces vieillards ont toujours fait tresse avec leurs sièges,
Sentant les soleils vifs percaliser leur peau,
Ou, les yeux à la vitre où se fanent les neiges,
Tremblant du tremblement douloureux du crapaud.
Et les Sièges leur ont des bontés : culottée
De brun, la paille cède aux angles de leurs reins ;
L'âme des vieux soleils s'allume, emmaillotée
Dans ces tresses d'épis où fermentaient les grains.
Et les Assis, genoux aux dents, verts pianistes,
Les dix doigts sous leur siège aux rumeurs de tambour,
S'écoutent clapoter des barcarolles tristes,
Et leurs caboches vont dans des roulis d'amour.
- Oh ! ne les faites pas lever ! C'est le naufrage...
Ils surgissent, grondant comme des chats giflés,
Ouvrant lentement leurs omoplates, ô rage !
Tout leur pantalon bouffe à leurs reins boursouflés.
Et vous les écoutez, cognant leurs têtes chauves,
Aux murs sombres, plaquant et plaquant leurs pieds tors,
Et leurs boutons d'habit sont des prunelles fauves
Qui vous accrochent l'oeil du fond des corridors !
Puis ils ont une main invisible qui tue :
Au retour, leur regard filtre ce venin noir
Qui charge l'oeil souffrant de la chienne battue,
Et vous suez, pris dans un atroce entonnoir.
Rassis, les poings noyés dans des manchettes sales,
Ils songent à ceux-là qui les ont fait lever
Et, de l'aurore au soir, des grappes d'amygdales
Sous leurs mentons chétifs s'agitent à crever.
Quand l'austère sommeil a baissé leurs visières,
Ils rêvent sur leur bras de sièges fécondés,
De vrais petits amours de chaises en lisière
Par lesquelles de fiers bureaux seront bordés ;
Des fleurs d'encre crachant des pollens en virgule
Les bercent, le long des calices accroupis
Tels qu'au fil des glaïeuls le vol des libellules
- Et leur membre s'agace à des barbes d'épis.
1.4k
Is it just I who awakes
To the pounding buffets on the tambour?
Bellowing howls of the morrow
Faint spasms in the mind?
Does our nervous tension beckon
At the crepuscular beams
Of a pristine new day?
My chest will skip to tremor,
My legs will fail and stumble
I can’t sustain the efforts necessary in this society.
I wouldn't blame a parent,
Teacher or friend are not at fault
None but I, in my strength’s demise
Am to blame for these miseries of failure.
Jul 21, 2014
Jul 21, 2014 at 2:52 PM UTC
À J. G. F.
Je te frapperai sans colère
Et sans haine, comme un boucher,
Comme Moïse le rocher !
Et je ferai de ta paupière,
Pour abreuver mon Saharah,
Jaillir les eaux de la souffrance.
Mon désir gonflé d'espérance
Sur tes pleurs salés nagera
Comme un vaisseau qui prend le large,
Et dans mon coeur qu'ils soûleront
Tes chers sanglots retentiront
Comme un tambour qui bat la charge !
Ne suis-je pas un faux accord
Dans la divine symphonie,
Grâce à la vorace Ironie
Qui me secoue et qui me mord ?
Elle est dans ma voix, la criarde !
C'est tout mon sang, ce poison noir !
Je suis le sinistre miroir
Où la mégère se regarde.
Je suis la plaie et le couteau !
Je suis le soufflet et la joue !
Je suis les membres et la roue,
Et la victime et le bourreau !
Je suis de mon coeur le vampire,
- Un de ces grands abandonnés
Au rire éternel condamnés,
Et qui ne peuvent plus sourire !
1.1k
Ce doit être bon de mourir,
D'expirer, oui, de rendre l'âme,
De voir enfin les cieux s'ouvrir ;
Oui, bon de rejeter sa flamme
Hors d'un corps las qui va pourrir ;
Oui, ce doit être bon, Madame,
Ce doit être bon de mourir !
Bon, comme de faire l'amour,
L'amour avec vous, ma Mignonne,
Oui, la nuit, au lever du jour,
Avec ton âme qui rayonne,
Ton corps royal comme une cour ;
Ce doit être bon, ma Mignonne,
Oui, comme de faire l'amour ;
Bon, comme alors que bat mon cœur,
Pareil au tambour qui défile,
Un tambour qui revient vainqueur,
D'arracher le voile inutile
Que retenait ton doigt moqueur,
De t'emporter comme une ville
Sous le feu roulant de mon cœur ;
De faire s'étendre ton corps,
Dont le soupirail s'entrebâille.
Dans de délicieux efforts,
Ainsi qu'une rose défaille
Et va se fondre en parfums forts,
Et doux, comme un beau feu de paille ;
De faire s'étendre ton corps ;
De faire ton âme jouir,
Ton âme aussi belle à connaître,
Que tout ton corps à découvrir ;
De regarder par la fenêtre
De tes yeux ton amour fleurir,
Fleurir dans le fond de ton être
De faire ton âme jouir ;
D'être à deux une seule fleur,
Fleur hermaphrodite, homme et femme,
De sentir le pistil en pleur,
Sous l'étamine toute en flamme,
Oui d'être à deux comme une fleur,
Une grande fleur qui se pâme,
Qui se pâme dans la chaleur.
Oui, bon, comme de voir tes yeux
Humides des pleurs de l'ivresse,
Quand le double jeu sérieux
Des langues que la bouche presse,
Fait se révulser jusqu'aux cieux,
Dans l'appétit de la caresse,
Les deux prunelles de tes yeux ;
De jouir des mots que ta voix
Me lance, comme des flammèches,
Qui, me brûlant comme tes doigts,
M'entrent au cœur comme des flèches,
Tandis que tu mêles ta voix
Dans mon oreille que tu lèches,
À ton souffle chaud que je bois ;
Comme de mordre tes cheveux,
Ta toison brune qui ruisselle,
Où s'étalent tes flancs nerveux,
Et d'empoigner les poils de celle
La plus secrète que je veux,
Avec les poils de ton aisselle,
Mordiller comme tes cheveux ;
D'étreindre délicatement
Tes flancs nus comme pour des luttes,
D'entendre ton gémissement
Rieur comme ce chant des flûtes,
Auquel un léger grincement
Des dents se mêle par minutes,
D'étreindre délicatement,
De presser ta croupe en fureur
Sous le désir qui la cravache
Comme une jument d'empereur,
Tes seins où ma tête se cache
Dans la délicieuse horreur
Des cris que je... que je t'arrache
Du fond de ta gorge en fureur ;
Ce doit être bon de mourir,
Puisque faire ce que l'on nomme
L'amour, impérieux plaisir
De la femme mêlée à l'homme,
C'est doux à l'instant de jouir,
C'est bon, dis-tu, c'est bon... oui... comme,
Comme si l'on allait mourir ?
1.1k
Along the endless primal shore
I walk across the sandy floor
To quest the riddle of the door
The seed of life's infinite core
Countless waves bring the force of rhyme
To all the colors that I find
Reflecting in the sea of time
The yesterdays it leaves behind
The puzzle melds into collage
The vagaries of truth's mirage
What culmination could assuage
It's mighty rambling barrage
The repetitions cycle on
To form the tambour of the dawn
I sing a simple flowing song
Of what I'd be before too long
Jan 17, 2013
Jan 17, 2013 at 5:10 PM UTC
I like your hands because your middle finger is the prettiest
I like your eyes because there's a ring of forest green smoke around a pool of olive oil
I like the way your skin smells—
I can't even describe it—
it smells warm and it smells of you
I like your hair because it's layered like down feathers, it dances when you move
I like your feet because you can spread your toes out like a duck's webbed feet
I like your milky skin because you can see the tendrils of blue veins map across your neck and inner wrists
I like the shape of your face
I like your hair because I can't stop touching it
I like those birthmarks on either of your hands that can be connected together
I like how your cheek is soft and doughy
I like the shape of your eyes, the size of your palms
I love your voice, the distinguishable sound, the perfect tambour of your tone I could listen to you speak all night, all day
I like your strong hands and your lean muscular body
I like the way you toss back your head when you laugh sometimes
I like the lull of your heartbeat when my sleepy head is on your chest
You have five fingers on each hand just like me
Feb 12, 2012
Feb 12, 2012 at 5:49 PM UTC
Réveillez-vous, assez de honte !
Bravez boulets et biscayens.
Il est temps qu'enfin le flot monte.
Assez de honte, citoyens !
Troussez les manches de la blouse.
Les hommes de quatre-vingt-douze
Affrontaient vingt rois combattants.
Brisez vos fers, forcez vos geôles !
Quoi ! vous avez peur de ces drôles !
Vos pères bravaient les titans !
Levez-vous ! foudroyez et la horde et le maître !
Vous avez Dieu pour vous et contre vous le prêtre
Dieu seul est souverain.
Devant lui nul n'est fort et tous sont périssables.
Il chasse comme un chien le grand tigre des sables
Et le dragon marin ;
Rien qu'en soufflant dessus, comme un oiseau d'un arbre,
Il peut faire envoler de leur temple de marbre
Les idoles d'airain.
Vous n'êtes pas armés ? qu'importe !
Prends ta fourche, prends ton marteau !
Arrache le gond de ta porte,
Emplis de pierres ton manteau !
Et poussez le cri d'espérance !
Redevenez la grande France !
Redevenez le grand Paris !
Délivrez, frémissants de rage,
Votre pays de l'esclavage,
Votre mémoire du mépris !
Quoi ! faut-il vous citer les royalistes même ?
On était grand aux jours de la lutte suprême.
Alors, que voyait-on ?
La bravoure, ajoutant à l'homme une coudée,
Etait dans les deux camps. N'est-il pas vrai, Vendée,
Ô dur pays breton ?
Pour vaincre un bastion, pour rompre une muraille,
Pour prendre cent canons vomissant la mitraille.
Il suffit d'un bâton !
Si dans ce cloaque ou demeure,
Si cela dure encore un jour,
Si cela dure encore une heure,
Je brise clairon et tambour,
Je flétris ces pusillanimes,
Ô vieux peuple des jours sublimes,
Géants à qui nous les mêlions,
Je les laisse trembler leurs fièvres,
Et je déclare que ces lièvres
Ne sont pas vos fils, ô lions !
Jersey, le 15 janvier 1853.
811
Que je sois un fou, qu'on le dise,
Je trouve ça tout naturel,
Ayant eu ma part de bêtise
Et commis plus d'une sottise,
Depuis que je suis... temporel.
Je suis un fou, quel avantage,
Madame ! un fou, songez-y bien,
Peut crier... se tromper d'étage,
Vous proposer... le mariage,
On ne lui dira jamais rien,
C'est un fou ; mais lui peut tout dire,
Lâcher parfois un terme vil,
Dans ce cas le mieux c'est d'en rire,
Se fâcher serait du délire,
À quoi cela servirait-il ?
C'est un fou. Si c'est un bonhomme
Laissant les gens à leurs métiers,
Peu contrariant, calme... en somme,
Distinguant un nez d'une pomme,
On lui pardonne volontiers.
Donc, je suis fou, je le révèle.
Nous l'avons, Madame, en dormant,
Comme dit l'autre, échappé belle ;
J'aime mieux être un sans cervelle
Que d'être un sage, assurément.
Songez donc ! si j'étais un sage,
Je fuirais les joyeux dîners ;
Je n'oserais voir ton corsage ;
J'aurais un triste et long visage
Et des lunettes sur le nez ;
Mais, je ne suis qu'un fou, je danse,
Je tambourine avec mes doigts
Sur la vitre de l'existence.
Qu'on excuse mon insistance,
C'est un fou qu'il faut que je sois !
C'est trop fort, me dit tout le monde,
Qu'est-ce que vous nous chantez là ?
Pourquoi donc, partout à la ronde,
À la brune comme à la blonde,
Parler de la sorte ? - Ah ! voilà !
Je vais même plus **** personne
Ne pourra jamais me guérir,
Ni la sagesse qui sermonne,
Ni le bon Dieu, ni la Sorbonne,
Et c'est fou que je veux mourir.
C'est fou que je mourrai du reste,
Mais oui, Madame, j'en suis sûr,
Et d'abord... de ton moindre geste,
Fou... de ton passage céleste
Qui laisse un parfum de fruit mûr,
De ton allure alerte et franche,
Oui, fou d'amour, oui, fou d'amour,
Fou de ton sacré... coup de hanche,
Qui vous fiche au cœur la peur... blanche,
Mieux... qu'un roulement de tambour ;
Fou de ton petit pied qui vole
Et que je suivrais n'importe où,
Je veux dire... au Ciel ;... ma parole !
J'admire qu'on ne soit pas folle,
Je plains celui qui n'est pas fou.
713
(extrait)
II
Oh ! Paris est la cité mère !
Paris est le lieu solennel
Où le tourbillon éphémère
Tourne sur un centre éternel !
Paris ! feu sombre ou pure étoile !
Morne Isis couverte d'un voile !
Araignée à l'immense toile
Où se prennent les nations !
Fontaine d'urnes obsédée !
Mamelle sans cesse inondée
Où pour se nourrir de l'idée
Viennent les générations !
Quand Paris se met à l'ouvrage
Dans sa forge aux mille clameurs,
A tout peuple, heureux, brave ou sage,
Il prend ses lois, ses dieux, ses moeurs.
Dans sa fournaise, pêle-mêle,
Il fond, transforme et renouvelle
Cette science universelle
Qu'il emprunte à tous les humains ;
Puis il rejette aux peuples blêmes
Leurs sceptres et leurs diadèmes,
Leurs préjugés et leurs systèmes,
Tout tordus par ses fortes mains !
Paris, qui garde, sans y croire,
Les faisceaux et les encensoirs,
Tous les matins dresse une gloire,
Eteint un soleil tous les soirs ;
Avec l'idée, avec le glaive,
Avec la chose, avec le rêve,
Il refait, recloue et relève
L'échelle de la terre aux cieux ;
Frère des Memphis et des Romes,
Il bâtit au siècle où nous sommes
Une Babel pour tous les hommes,
Un Panthéon pour tous les dieux !
Ville qu'un orage enveloppe !
C'est elle, hélas ! qui, nuit et jour,
Réveille le géant Europe
Avec sa cloche et son tambour !
Sans cesse, qu'il veille ou qu'il dorme,
Il entend la cité difforme
Bourdonner sur sa tête énorme
Comme un essaim dans la forêt.
Toujours Paris s'écrie et gronde.
Nul ne sait, question profonde !
Ce que perdrait le bruit du monde
Le jour où Paris se tairait !
687
« Tout fait l'amour. » Et moi, j'ajoute,
Lorsque tu dis : « Tout fait l'amour » :
Même le pas avec la route,
La baguette avec le tambour.
Même le doigt avec la bague,
Même la rime et la raison,
Même le vent avec la vague,
Le regard avec l'horizon.
Même le rire avec la bouche,
Même l'osier et le couteau,
Même le corps avec la couche,
Et l'enclume sous le marteau.
Même le fil avec la toile
Même la terre avec le ver,
Le bâtiment avec l'étoile,
Et le soleil avec la mer.
Comme la fleur et comme l'arbre,
Même la cédille et le ç,
Même l'épitaphe et le marbre,
La mémoire avec le passé.
La molécule avec l'atome,
La chaleur et le mouvement,
L'un des deux avec l'autre tome,
Fût-il détruit complètement.
Un anneau même avec sa chaîne,
Quand il en serait détaché,
Tout enfin, excepté la Haine,
Et le cœur qu'Elle a débauché.
Oui, tout fait l'amour sous les ailes
De l'Amour, comme en son Palais,
Même les tours des citadelles
Avec la grêle des boulets.
Même les cordes de la harpe
Avec la phalange du doigt,
Même le bras avec l'écharpe,
Et la colonne avec le toit.
Le coup d'ongle ou le coup de griffe,
Tout, enfin tout dans l'univers,
Excepté la joue et la gifle,
Car... dans ce cas l'est à l'envers.
Et (dirait le latin honnête
Parlant des choses de Vénus)
Comme la queue avec la tête,
Comme le membre avec l'anus.
400
Sonnet.
Pour soulever un poids si lourd,
Sisyphe, il faudrait ton courage !
Bien qu'on ait du coeur à l'ouvrage,
L'Art est long et le Temps est court.
**** des sépultures célèbres,
Vers un cimetière isolé,
Mon coeur, comme un tambour voilé,
Va battant des marches funèbres.
- Maint joyau dort enseveli
Dans les ténèbres et l'oubli,
Bien **** des pioches et des sondes ;
Mainte fleur épanche à regret
Son parfum doux comme un secret
Dans les solitudes profondes.
370
Should thine rhymes be a labyrinth and divulge such complexities that one cant comprehend
Or should they flow and elegance as if written from Shakesperian pen
Or should they be simpler and have no tambour
And use little words that we can understand faster
No-blunt-short they should be
Without those silly metaphors and similes
Or should they articulate messages veiled amongst words and phrases
And have us concealed in our thoughts for ages
Should they be pretty and make us smile with their giddy jokes
Or ugly and make us frown because the truth makes you choke
Better yet happy they should be like ice cream on a summers day
Or sad like a breakup on February's special day
Whatever path you choose to believe
A poem not meant for you are words fit for me
Let A poem be and let it words breath
Nov 12, 2014
Nov 12, 2014 at 8:03 PM UTC
Along the endless primal shore
I walk across the sandy floor
To quest the riddle of the door
The seed of life's infinite core
Countless waves bring the force of rhyme
To all the colors that I find
Reflecting in the sea of time
The yesterdays it leaves behind
The puzzle melds into collage
The vagaries of truth's mirage
What culmination could assuage
It's mighty rambling barrage
The repetitions cycle on
To form the tambour of the dawn
I sing a simple flowing song
Of what I'd be before too long
Jul 26, 2019
Jul 26, 2019 at 8:00 PM UTC
Je ne crains pas les coups du sort,
Je ne crains rien, ni les supplices,
Ni la dent du serpent qui mord,
Ni le poison dans les calices,
Ni les voleurs qui fuient le jour,
Ni les sbires ni leurs complices,
Si je suis avec mon Amour.
Je me ris du bras le plus fort,
Je me moque bien des malices,
De la haine en fleur qui se tord,
Plus caressante que les lices ;
Je pourrais faire mes délices
De la guerre au bruit du tambour,
De l'épée aux froids artifices,
Si je suis avec mon Amour.
Haine qui guette et chat qui dort
N'ont point pour moi de maléfices ;
Je regarde en face la mort,
Les malheurs, les maux, les sévices ;
Je braverais, étant sans vices,
Les rois, au milieu de leur cour,
Les chefs, au front de leurs milices,
Si je suis avec mon Amour.
ENVOI.
Blanche Amie aux noirs cheveux lisses,
Nul Dieu n'est assez puissant pour
Me dire : « Il faut que tu pâlisses »,
Si je suis avec mon Amour.
361
Souvent, à la clarté rouge d'un réverbère
Dont le vent bat la flamme et tourmente le verre,
Au coeur d'un vieux faubourg, labyrinthe fangeux
Où l'humanité grouille en ferments orageux,
On voit un chiffonnier qui vient, hochant la tête
Butant, et se cognant aux murs comme un poète,
Et sans prendre souci des mouchards, ses sujets,
Épanche tout son coeur en glorieux projets.
Il prête des serments, dicte des lois sublimes,
Terrasse les méchants, relève les victimes,
Et sous le firmament comme un dais suspendu
S'enivre des splendeurs de sa propre vertu.
Oui, ces gens harcelés de chagrins de ménage,
Moulus par le travail et tourmentés par l'âge,
Éreintés et pliant sous un tas de débris,
Vomissement confus de l'énorme Paris,
Reviennent, parfumés d'une odeur de futailles,
Suivis de compagnons, blanchis dans les batailles
Dont la moustache pend comme les vieux drapeaux.
Les bannières, les fleurs et les arcs triomphaux
Se dressent devant eux, solennelle magie !
Et dans l'étourdissante et lumineuse orgie
Des clairons, du soleil, des cris et du tambour,
Ils apportent la gloire au peuple ivre d'amour !
C'est ainsi qu'à travers l'Humanité frivole
Le vin roule de l'or, éblouissant Pactole ;
Par le gosier de l'homme il chante ses exploits
Et règne par ses dons ainsi que les vrais rois.
Pour noyer la rancoeur et bercer l'indolence
De tous ces vieux maudits qui meurent en silence,
Dieu, touché de remords, avait fait le sommeil ;
L'Homme ajouta le Vin, fils sacré du Soleil !
373
LE SÉNAT.
Vibrez, trombone et chanterelle !
Les oiseaux chantent dans les nids.
La joie est chose naturelle.
Que Magnan danse la trénis
Et Saint-Arnaud la pastourelle !
LES CAVES DE LILLE.
Miserere !
Miserere !
LE CONSEIL D'ÉTAT.
Des lampions dans les charmilles !
Des lampions dans les buissons !
Mêlez vous, sabres et mantilles !
Chantez en choeur, les beaux garçons !
Dansez en rond, les belles filles !
xxLES GRENIERS DE ROUEN.
Miserere !
Miserere !
LE CORPS LÉGISLATIF.
Jouissons ! l'amour nous réclame.
Chacun, pour devenir meilleur,
Cueille son miel, nourrit son âme,
L'abeille aux lèvres de la fleur,
Le sage aux lèvres de la femme !
xBRUXELLES, LONDRES,BELLE-ISLE, JERSEY.
Miserere !
Miserere !
L'HÔTEL DE VILLE.
L'empire se met aux croisées
Rions, jouons, soupons, dînons.
Des pétards aux Champs-Elysées !
A l'oncle il fallait des canons,
Il faut au neveu des fusées.
LES PONTONS.
Miserere !
Miserere !
L'ARMÉE.
Pas de scrupules ! pas de morgue !
A genoux ! un bedeau paraît.
Le tambour obéit à l'orgue.
Notre ardeur sort du cabaret,
Et notre gloire est à la morgue.
LAMBESSA.
Miserere !
Miserere !
LA MAGISTRATURE.
Mangeons, buvons, tout le conseille !
Heureux l'ami du raisin mûr,
Qui toujours, riant sous sa treille,
Trouve une grappe sur son mur
Et dans sa cave une bouteille !
CAYENNE.
Miserere !
Miserere !
LES ÉVÊQUES.
Jupiter l'ordonne, on révère
Le succès, sur le trône assis.
Trinquons ! Le prêtre peu sévère
Vide son âme de soucis
Et de vin vieux emplit son verre !
LE CIMETIÈRE MONTMARTRE.
Miserere !
Miserere !
Jersey, le 7 avril.
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L'odeur qui émane de ta peau, brillante sous les rayons du soleil
Adoucit mes narines, par lesquelles l'air frais des montagnes s'y mélange
J'ai aimé te prendre dans mes bras hier, t'enlacer
Lorsque les feuilles des arbres ainsi que ses grandes branches
nous protégeaient naturellement de la pluie battante
Cette face de ton visage que tu collais contre mon torse et
ma main passante sur ta nuque au travers de tes cheveux noirs humides
J'avais comme l'impression que nos corps étaient enracinés ensemble
Que de la terre, s'échappait une énergie transcendante qui renforçait nos émotions
Le silence des hommes qui laisse la parole à la nature vieille et dominante
Du milieu de cette vaste forêt, la composition de la cascade à distance
des lourdes gouttes d'eau tombantes, glissantes sur les immenses feuilles
des oiseaux, rois, et de ton cœur battant à rythme régulier mais avec
l'intensité d'un coup de tambour donné lors d'un carnaval
Nos corps en vibraient.
À nouveau je ressentais que nous faisions partie de quelque chose
Bien au-delà de notre compréhension : notre essence même
Nous, Êtres.
La prochaine fois, sur tes lèvres qui n'attirent que convoitise à mes yeux
J'y déposerai les miennes, si tu me le permets
Car du fond de mon âme,
je te désire
J'ai à tes côtés de l'appétit pour la vie,
qui m'apparaît alors comme infinie.
Feb 28, 2025
Feb 28, 2025 at 1:02 PM UTC
Nous lisons dans Legrand du Saulle
Que le crétin a du goût pour
L'arithmétique... tiens ! c'est drôle !
Et la musique... du tambour.
Qu'il a du goût pour la peinture ;
J'en ai fait... pas... beaucoup, beaucoup,
Mais Henri Laujol s'aventure
Jusqu'à me trouver quelque goût.
J'aime beaucoup l'arithmétique ;
Ne disons pas cela trop haut ;
Mais la musique ! Oh ! la musique !
Je suis peut-être un idiot.
Cependant, je vis tout de même,
Je ne m'en porte pas plus mal,
Et puis... quand c'est Vous que l'on aime,
Se croire idiot... serait mal.
Et j'embrasse Legrand du Saulle
Pour n'avoir pas dit qu'un crétin
Peut faire en vers planter un saule
Bien connu du Quartier Latin.
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under this gray forgotten sky
I look to the ground and take flight
I reply to a distant call
of a deserved lonesome exodus
minimum quantum spaces
freedom in the first moments
voices and lights in the lips of a child
that takes life and peace from the breast of the world
under this gray forgotten sky
I look to the ground and take flight
I turn back I'm alone
but I do not fear this solo drum
and absorbed in my infinite intimacy
I migrate to the wild
sanctuary that will save my soul
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sotto questo cielo grigio dimenticato
guardo a terra e prendo il volo
ad una chiamata remota rispondo
di un meritato esodo solitario
minimi spazi quantici
libertà dei primi momenti
voci e luci nelle labbra di un bambino
che prende vita e pace dal seno del mondo
sotto questo cielo grigio dimenticato
fisso la terra e prendo il volo
guardo indietro sono solo
ma non temo questo rullo di tamburo
ed assorto nella mia infinita intimità
migro verso il selvatico
santuario che salverà la mia anima
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bajo este olvidado cielo gris
miro el suelo e inicio el vuelo
respondo una llamada lejana
de un merecido éxodo solitario
mínimos espacios cuánticos
libertad de los primeros momentos
voces y luces en los labios de un niño
eso agarra la vida y la paz del seno del mundo
bajo este olvidado cielo gris
miro la tierra e inicio el vuelo
me doy vuelta, estoy solo
pero no temo este rollo
de tambor
y absorto en mi infinita intimidad
migro a la naturaleza
santuario que mi alma salvará
...
sous ce ciel gris oublié
Je regarde le sol et commence le vol
Je réponds à un appel distant
d'un exode solitaire bien mérité
espaces quantiques minimaux
la liberté des premiers instants
voix et lumières sur les lèvres d'un enfant
qui saisit la vie et la paix du sein du monde
sous ce ciel gris oublié
Je regarde la terre et je commence le vol
Je me retourne, je suis seul
mais je ne crains pas ce rouleau
tambour
et absorbé dans mon intimité infinie
Je migre vers la nature
sanctuaire que sauvera mon âme
Sep 5, 2018
Sep 5, 2018 at 4:33 PM UTC
Along the endless primal shore
I walk across the sandy floor
To quest the riddle of the door
The seed of life's infinite core
Countless waves bring the force of rhyme
To all the colors that I find
Reflecting in the sea of time
The yesterdays it leaves behind
The puzzle melds into collage
The vagaries of truth's mirage
What culmination could assuage
It's mighty rambling barrage
The repetitions cycle on
To form the tambour of the dawn
I sing a simple flowing song
Of what I'd be before too long
Oct 25, 2023
Oct 25, 2023 at 5:40 AM UTC