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"ferais" poems
Comme des enfants, On va s’échanger des notes Où on devra cocher «oui» ou «non» Un «oui» incertain Plein d’espoirs enfantins Plein d’amour et d’entrain Un «non» angoissé Plein de noirceur tamisée Plein de déni et d’ambigüité Comme des enfants, On va jouer à cache-cache Dans nos rêves ou dans la forêt Camouflés de nuages Cachés dans le feuillage Le ferais-tu même à notre âge? Et quand tu vas poser tes yeux sur les miens J’n’hésiterai pas, j’vais prendre ta main J’n’hésiterai pas, j’vais agir plus ou moins Comme un enfant
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Dec 21, 2011
Dec 21, 2011 at 12:34 AM UTC
Comme un enfant
Je sais que tu ne peux toujours pas m'oublier, comme ta belle histoire. Tu ne peux pas oublier mon nom non plus, c'est comme chuchoter "bonsoir". Je veux oublier comment tu prononces mon nom, mais je n'arrive pas à me souvenir d'admettre que tu l'as dit le mieux. Peut-être que je le ferais enfin si seulement tu me disais aussi s'il y a quelqu'un qui pourrait t'embrasser mieux que moi. Même si mes amis me coupaient la tête parce que je pense encore à toi dix mois plus **** même si le monde entier me faisait un procès parce que je continue à essayer d'écrire sur toi après un an, je me brosserais les cheveux, remonte mes seins, je mettrais mon trousseau, réparer ma jupe je me tiendrais devant une vitre et je dirais: "Qu'ils mangent du brioche!" mais pas après que tu aies encore goûté à mon gâteau. Mais pas après que tu aies encore goûté à mon gâteau, encore et encore...
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Sep 13, 2024
Sep 13, 2024 at 12:53 AM UTC
Gâteau Gâgeaux
Prolégomènes à un poème sur la disparition de notre Chienne cocker Laïka Les Chiens et nous-mêmes Je vous ferais parvenir le poème presque prémonitoire écrit, cet été à Letia en Corse , intitule «notre chien a onze ans» (en fait elle en avait dix ans et demi). Ayant déjà eu, un chien cocker de couleur noire; lors mon enfance passée en Kabylie, répondant au nom de «Bambi» (le Faon de la bande dessinée de Walt Disney) j'ai appris à adorer nos meilleurs compagnons avec les chevaux et compte désormais les temps de la vie humaine en durées moyennes de vie passée en compagnie avec ce merveilleux et surtout si fidèle compagnon et ami de l'homme. C'est à dire que pour une durée de vie moyenne de soixante-quinze ans, au mieux, je considère qu'elle correspond à cinq temps possibles de compagnonnages et d'histoire d'amitié avec un chien (d'un âge maximal au mieux de 15 ans) Par conséquent, cinq longs temps de bonheurs nous sont donnés par la Nature pour que nous puissions bénéficier des bienfaits et de la compagnie de cet «animal», souvent bien plus «humain» et «gentil» ; hélas il faut bien l'avouer, que nombre de prétendus humains d'une cruauté inconnu dans la faune dite sauvage. Nous allons demain et dans les jours qui viennent rechercher, un nouveau compagnon pour rester dans ce cycle de vie magique que je viens de vous révéler. *** Notre chienne Cocker a déjà onze ans Elle a parcouru onze ans de sa vie de Reine, sans les soucis de l'étiquette et du labeur. Notre chienne Laïka savoure sa quiétude, mais se tient toujours près des valises et des sacs, dès qu'elle observe un zéphyr de départ, sa courte queue frétille devant sa laisse, qu’elle prend dans sa gueule comme pour nous montrer le chemin, car la « meute » doit se rendre ensemble sans jamais l'abandonner. Ses deux pattes avec lesquelles elle se hisse sur les rebords de la table pour humer les plats. Et son museau qu’elle love dans le coup de ta maîtresse pour lui signifier son amour. Chère Laïka quand tes yeux attendrissants de cocker nous fixent je demande au Destin que tu puisses nous accompagner longtemps pour notre bonheur du présent et le demain de nos vies. Seuls, ton museau blanchi et ta démarche moins vive, nous rappellent tes onze ans. Paul Arrighi.
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Jan 13, 2016
Jan 13, 2016 at 10:00 AM UTC
Notre chienne Cocker a déjà onze ans
Prolégomènes à un poème sur la disparition de notre Chienne cocker Laïka Les Chiens et nous-mêmes Je vous ferais parvenir le poème presque prémonitoire écrit, cet été à Letia en Corse , intitule «notre chien a onze ans» (en fait elle en avait dix ans et demi). Ayant déjà eu, un chien cocker de couleur noire; lors mon enfance passée en Kabylie, répondant au nom de «Bambi» (le Faon de la bande dessinée de Walt Disney) j'ai appris à adorer nos meilleurs compagnons avec les chevaux et compte désormais les temps de la vie humaine en durées moyennes de vie passée en compagnie avec ce merveilleux et surtout si fidèle compagnon et ami de l'homme. C'est à dire que pour une durée de vie moyenne de soixante-quinze ans, au mieux, je considère qu'elle correspond à cinq temps possibles de compagnonnages et d'histoire d'amitié avec un chien (d'un âge maximal au mieux de 15 ans) Par conséquent, cinq longs temps de bonheurs nous sont donnés par la Nature pour que nous puissions bénéficier des bienfaits et de la compagnie de cet «animal», souvent bien plus «humain» et «gentil» ; hélas il faut bien l'avouer, que nombre de prétendus humains d'une cruauté inconnu dans la faune dite sauvage. Nous allons demain et dans les jours qui viennent rechercher, un nouveau compagnon pour rester dans ce cycle de vie magique que je viens de vous révéler. *** Notre chienne Cocker a déjà onze ans Elle a parcouru onze ans de sa vie de Reine, sans les soucis de l'étiquette et du labeur. Notre chienne Laïka savoure sa quiétude, mais se tient toujours près des valises et des sacs, dès qu'elle observe un zéphyr de départ, sa courte queue frétille devant sa laisse, qu’elle prend dans sa gueule comme pour nous montrer le chemin, car la « meute » doit se rendre ensemble sans jamais l'abandonner. Ses deux pattes avec lesquelles elle se hisse sur les rebords de la table pour humer les plats. Et son museau qu’elle love dans le coup de ta maîtresse pour lui signifier son amour. Chère Laïka quand tes yeux attendrissants de cocker nous fixent je demande au Destin que tu puisses nous accompagner longtemps pour notre bonheur du présent et le demain de nos vies. Seuls, ton museau blanchi et ta démarche moins vive, nous rappellent tes onze ans. Paul Arrighi.
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Pas à pas. Ô Femme, l’Ange Gardien de mon cœur Je te poursuivrais jusqu’au chemin du bonheur Je ferais d’énormes sacrifices pour rejoindre ta route Je t'en supplie de n’avoir absolument aucun doute Je te retrouverai parce que je t’aime tant, je t’aime Je m’en ficherai de toutes sortes de problèmes Souviens-toi de la jolie chanson d’Alain Barrière Je franchirai les frontières et briserai des barrières Pour t’exhumer, t’enchérir et t’aimer davantage Comme cela a été fait à travers les âges Si tu ne me revenais pas, si tu ne me revenais Toi et moi n’aurions jamais, jamais la paix Pas au pas, pas à pas, à petit et grand pas Toi et moi serons ensemble sous un nouveau toit. Malgré marées, vents et ouragans : je t’aime Et je ne vais pas hurler et crier que je t’aime. Femme, femme de mon cœur, si tu ne me revenais Pas à pas, je fouillerais les encyclopédies des secrets Pour trouver la porte de ton cœur et la clé de ton âme Je franchirai bravement toutes les frontières. Ô Femme ! Femme de mon être, je suis prêt pour être critiqué Flétri, censuré, canonné, voire crucifié et cloué Comme cela été fait à travers les ages Pour ressusciter l’amour et t’aimer davantage Je t’en prie de nourrir aucun, aucun doute Puisque tu seras seule sur ma voie, sur ma route Si tu ne me revenais pas, si tu ne me revenais Toi et moi n’aurions jamais, jamais la paix Pas au pas, pas à pas, à petit ou grand pas Toi et moi porterons ensemble la même croix. Malgré la pluie, le vent et le tonnerre : je t’aime Et je vais rigoler, rire, et sourire parce que je t’aime. P.S. Hommage à Alain Bellec (Barrière), un grand chanteur et poète. Copyright © Décembre 2004, Hébert Logerie, Tous droits réservés Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs livres de poésie.
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Dec 22, 2024
Dec 22, 2024 at 9:05 PM UTC
Si Tu Ne Me Revenais
Pas à pas. Ô Femme, l’Ange Gardien de mon cœur Je te poursuivrais jusqu’au chemin du bonheur Je ferais d’énormes sacrifices pour rejoindre ta route Je t'en supplie de n’avoir absolument aucun doute Je te retrouverai parce que je t’aime tant, je t’aime Je m’en ficherai de toutes sortes de problèmes Souviens-toi de la jolie chanson d’Alain Barrière Je franchirai les frontières et briserai des barrières Pour t’exhumer, t’enchérir et t’aimer davantage Comme cela a été fait à travers les âges Si tu ne me revenais pas, si tu ne me revenais Toi et moi n’aurions jamais, jamais la paix Pas au pas, pas à pas, à petit et grand pas Toi et moi serons ensemble sous un nouveau toit. Malgré marées, vents et ouragans : je t’aime Et je ne vais pas hurler et crier que je t’aime. Femme, femme de mon cœur, si tu ne me revenais Pas à pas, je fouillerais les encyclopédies des secrets Pour trouver la porte de ton cœur et la clé de ton âme Je franchirai bravement toutes les frontières. Ô Femme ! Femme de mon être, je suis prêt pour être critiqué Flétri, censuré, canonné, voire crucifié et cloué Comme cela été fait à travers les ages Pour ressusciter l’amour et t’aimer davantage Je t’en prie de nourrir aucun, aucun doute Puisque tu seras seule sur ma voie, sur ma route Si tu ne me revenais pas, si tu ne me revenais Toi et moi n’aurions jamais, jamais la paix Pas au pas, pas à pas, à petit ou grand pas Toi et moi porterons ensemble la même croix. Malgré la pluie, le vent et le tonnerre : je t’aime Et je vais rigoler, rire, et sourire parce que je t’aime. P.S. Hommage à Alain Bellec (Barrière), un grand chanteur et poète. Copyright © Décembre 2004, Hébert Logerie, Tous droits réservés Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs livres de poésie.
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Ah ! Si j'étais le cher petit enfant Qu'on aime bien, mais qui pleure souvent, *** comme un charme, Sans une larme, J'écouterais chanter l'heure et le vent... (Je dis cela pour le petit enfant). Si je logeais dans ce mouvant berceau, Pour mériter qu'on m'apporte un cerceau, Je serais sage Comme une image, Et je ferais moins de bruit qu'un oiseau... (Je dis cela pour l'enfant du berceau). Ah ! Si j'étais le blanc nourrisson, Pour qui je fais cette belle chanson, Tranquille à l'ombre, Comme au bois sombre, Je rêverais que j'entends le pinson... (Je dis cela pour le blanc nourrisson). Ah ! si j'étais l'ami des blancs poussins Dormant entre eux, doux et vivants coussins Sans que je pleure, J'irais sur l'heure Faire chorus avec ces petits saints... (Je dis cela pour l'ami des poussins). Si le cheval demandait à nous voir, Riant d'aller nager à l'abreuvoir, Fermant le gîte, Je crierais vite : « Demain l'enfant pourra vous recevoir !... » (Je dis cela pour l'enfant qu'il vient voir). Si j'entendais les loups hurler dehors Bien défendu par les grands et les forts, Fier comme un homme Qui fait un somme, Je répondrais : « Passez, Messieurs, je dors !... » (Je dis cela pour les loups du dehors). On n'entendit plus rien dans la maison, Ni le rouet, ni l'égale chanson ; La mère ardente, Fine et prudente, Fit l'endormie auprès de la cloison, Et suspendit tout bruit dans la maison.
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Pour endormir l'enfant
Allongé sur le sol, la tête dans les étoiles Des mouvements de va-et-vient et mon cœur qui s’emballe Ma fréquence respiratoire, graduellement, accélère Des gémissements m’échappent, j’ai besoin d’air Plus long que bon Suis-je parfois amené à penser Quand proche de l’abandon Je sens mes bras tressaillir, prêts à lâcher Un assortiment, lentement, se diversifie et se développe Tant qu’il pourrait en remplir une échoppe Attraction, passion, bouffée de neurotransmetteurs Si je le pouvais, je le ferais durer des heures L’environnement disparaît inéluctablement Derrière un voile de sueur et de concentration Un événement moins futile qu’il ne paraît initialement Amenant la réalité a largement dépassé la fiction Puisque rien ne vaut le fait d’être dans l’action Et d’en ressentir directement tous les frissons Mes pensées lentement s’évaporent puis se condensent Formant un épais nuage qui obstrue toute forme d’illumination Et projette un voile sombre et dense Recouvrant délicatement ma raison Faisant ainsi que tout importe, sauf la compréhension De ce qui excite ma tendre dévotion
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May 8, 2021
May 8, 2021 at 5:28 PM UTC
La timbale
je veux te voir, et si ta voix me le disait un jour, je veux te voir, que de déserts je m'en ferais revenir, au mirage de ton regard! hélas, mon ombre s'est éprise de moi et toi, tu ne le sauras pas, que moi, je te l'aurais dit, je veux te voir.
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Feb 28, 2016
Feb 28, 2016 at 6:47 PM UTC
Untitled
L'être que j'adore en ce monde, Eût-il les pieds noirs et des poux, C'est le mendiant, il m'inonde Le cœur d'une extase profonde ; Je lui baiserais les genoux. D'abord il convient de vous dire Que si je ne l'adorais pas, Ça ferait peut-être sourire ; On penserait : Hé ! le bon sire ! Il a le « trac » pour ses ducats. Il a peur de faire l'aumône, Ou qu'on le vole, il a raison Dans la vie, ah ! tout n'est pas jaune, Et mon ami le plus béjaune Ne viendrait pas à la maison. Ou, s'il venait, il voudrait faire, Tout comme moi, les mêmes frais, Nous compterions, quelle misère ! Et s'il me cassait, quoi ? son verre ? Ah ! la tête que je ferais ! Je parlerais de ma famille Tant, que c'en serait Han-Mer-Dent : « J'ai ma femme, mon fils, ma fille ; Oui, la petite est très gentille, Mais ça coûte. - C'est évident ! » Le mendiant, qu'est-ce qu'il coûte ? Titus disait : un heureux jour. Quand nous verrons plus d'une goutte, Chacun trouvera sur sa route Qu'avec cet homme, on fait l'amour. Je l'aime, comme une parente, Pauvre... mais ça... c'est un détail..., D'une façon bien différente. Si j'avais mille francs de rente. Je lui donnerais... du travail. Je lui dirais : Tu vas me faire Un bonhomme sur ce papier. - « Monsieur, je ne dessine guère, » Alors... de me foutre en colère, Trouves-tu cela trop... pompier ? Il dessinerait son bonhomme Bien ou mal, naturellement. Je dirais : Combien ? - « Telle somme. » Et je paierais ; c'est presque, en somme, Ce que fait le Gouvernement. Le mendiant, mais c'est mon frère ! Comment, mon frère ? Mais, c'est moi. Je commence par me la faire, La charité, la chose est claire. Tu te la fais aussi, va, Toi. Moi, souvent « je me le demande » Et demande, quand ça me plaît. Et bien ! pour ma langue gourmande, Plus que la vôtre n'est normande, Si saint Pierre ouvrait son volet Seulement pour une seconde : Si je suis là, si je le vois, Bien que je doute qu'il réponde, Je lui demande la plus ronde Des lunes qui rient dans les bois. Et si, - surprise ! et joie extrême ! - J'entends : « tiens ! enfant, la voici ! » Comme avec tes baisers que j'aime, Je me barbouille tout de crème, Sans seulement dire : merci.
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Le mendiant
L'être que j'adore en ce monde, Eût-il les pieds noirs et des poux, C'est le mendiant, il m'inonde Le cœur d'une extase profonde ; Je lui baiserais les genoux. D'abord il convient de vous dire Que si je ne l'adorais pas, Ça ferait peut-être sourire ; On penserait : Hé ! le bon sire ! Il a le « trac » pour ses ducats. Il a peur de faire l'aumône, Ou qu'on le vole, il a raison Dans la vie, ah ! tout n'est pas jaune, Et mon ami le plus béjaune Ne viendrait pas à la maison. Ou, s'il venait, il voudrait faire, Tout comme moi, les mêmes frais, Nous compterions, quelle misère ! Et s'il me cassait, quoi ? son verre ? Ah ! la tête que je ferais ! Je parlerais de ma famille Tant, que c'en serait Han-Mer-Dent : « J'ai ma femme, mon fils, ma fille ; Oui, la petite est très gentille, Mais ça coûte. - C'est évident ! » Le mendiant, qu'est-ce qu'il coûte ? Titus disait : un heureux jour. Quand nous verrons plus d'une goutte, Chacun trouvera sur sa route Qu'avec cet homme, on fait l'amour. Je l'aime, comme une parente, Pauvre... mais ça... c'est un détail..., D'une façon bien différente. Si j'avais mille francs de rente. Je lui donnerais... du travail. Je lui dirais : Tu vas me faire Un bonhomme sur ce papier. - « Monsieur, je ne dessine guère, » Alors... de me foutre en colère, Trouves-tu cela trop... pompier ? Il dessinerait son bonhomme Bien ou mal, naturellement. Je dirais : Combien ? - « Telle somme. » Et je paierais ; c'est presque, en somme, Ce que fait le Gouvernement. Le mendiant, mais c'est mon frère ! Comment, mon frère ? Mais, c'est moi. Je commence par me la faire, La charité, la chose est claire. Tu te la fais aussi, va, Toi. Moi, souvent « je me le demande » Et demande, quand ça me plaît. Et bien ! pour ma langue gourmande, Plus que la vôtre n'est normande, Si saint Pierre ouvrait son volet Seulement pour une seconde : Si je suis là, si je le vois, Bien que je doute qu'il réponde, Je lui demande la plus ronde Des lunes qui rient dans les bois. Et si, - surprise ! et joie extrême ! - J'entends : « tiens ! enfant, la voici ! » Comme avec tes baisers que j'aime, Je me barbouille tout de crème, Sans seulement dire : merci.
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Il y a plus de faiblesse que de raison À être humiliés de ce qui nous manque. Vauvenargues. Or, je suppose que nous sommes, Madame, dans votre salon : On parle chiffres, rentes, sommes : « Je suis le plus pauvre des hommes, J'ai dans ma bourse un seul doublon », Vous dis-je, tout-à-coup, sans cause. Cela vous fait ouvrir les yeux, Et vous me dites, un peu... rose ; « Que c'est bête, un homme qui pose Pour être pauvre et que c'est vieux ! Posez plutôt pour être riche, Ce sera tout aussi hideux ; Mais dès l'instant que l'on s'affiche, Il vaut encor mieux, ... » Je m'en fiche ! Je veux, moi, poser pour les deux, « Comment, pour les deux ? » Mais, sans doute ; Supposons qu'à travers les bois Nous ayons l'une et l'autre route. Ou bien... deux cloches... qu'on écoute... Pour toutes les deux à la fois. Oui, pour deux qui seraient comme une Au bourg de Fouilly-les-merdeux, Dans le clocher de la Commune ; Laquelle, n'étant pas commune, Serait, je dis bien, comme deux. Ou comme cent, ou comme mille... Ça dépend de la qualité. Mon doublon, lui, n'est point débile, Et les marchandes de la ville L'ont trouvé bon, en vérité. « Mais, si vous aviez la paire, est-ce Que cela... ne vous dirait rien ? » Si !... j'en ferais part... à la Presse ; À la condition expresse Que je conserverais le mien. Car, une quelconque, de paire, Serait-elle trois avec six Zéros, alignés par Ampère, Je m'en fous comme de mon père, S'il s'en fout comme de son fils. « Vous allez trop **** prenez garde ! On pourrait se moquer de vous. Vous criez plus fort que la garde. Voyez, je crois qu'on nous regarde. - Puisque je vous dis : je m'en fou ! » Et tenez ! sortons... dans la rue, Ou mieux... dans votre appartement, Vous pourriez faire, toute nue, Si vous le passiez en ***** Baisser les yeux au régiment ! Eh bien ! pour vous donner la preuve, Que je ne suis rien qu'un... doublon, Quand vous seriez pucelle ou veuve, Nous allons le f... à l'épreuve. . . . . . . . . . . . . . . . . Quand je vous dis, il est très bon.
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Toute nue
Il y a plus de faiblesse que de raison À être humiliés de ce qui nous manque. Vauvenargues. Or, je suppose que nous sommes, Madame, dans votre salon : On parle chiffres, rentes, sommes : « Je suis le plus pauvre des hommes, J'ai dans ma bourse un seul doublon », Vous dis-je, tout-à-coup, sans cause. Cela vous fait ouvrir les yeux, Et vous me dites, un peu... rose ; « Que c'est bête, un homme qui pose Pour être pauvre et que c'est vieux ! Posez plutôt pour être riche, Ce sera tout aussi hideux ; Mais dès l'instant que l'on s'affiche, Il vaut encor mieux, ... » Je m'en fiche ! Je veux, moi, poser pour les deux, « Comment, pour les deux ? » Mais, sans doute ; Supposons qu'à travers les bois Nous ayons l'une et l'autre route. Ou bien... deux cloches... qu'on écoute... Pour toutes les deux à la fois. Oui, pour deux qui seraient comme une Au bourg de Fouilly-les-merdeux, Dans le clocher de la Commune ; Laquelle, n'étant pas commune, Serait, je dis bien, comme deux. Ou comme cent, ou comme mille... Ça dépend de la qualité. Mon doublon, lui, n'est point débile, Et les marchandes de la ville L'ont trouvé bon, en vérité. « Mais, si vous aviez la paire, est-ce Que cela... ne vous dirait rien ? » Si !... j'en ferais part... à la Presse ; À la condition expresse Que je conserverais le mien. Car, une quelconque, de paire, Serait-elle trois avec six Zéros, alignés par Ampère, Je m'en fous comme de mon père, S'il s'en fout comme de son fils. « Vous allez trop **** prenez garde ! On pourrait se moquer de vous. Vous criez plus fort que la garde. Voyez, je crois qu'on nous regarde. - Puisque je vous dis : je m'en fou ! » Et tenez ! sortons... dans la rue, Ou mieux... dans votre appartement, Vous pourriez faire, toute nue, Si vous le passiez en ***** Baisser les yeux au régiment ! Eh bien ! pour vous donner la preuve, Que je ne suis rien qu'un... doublon, Quand vous seriez pucelle ou veuve, Nous allons le f... à l'épreuve. . . . . . . . . . . . . . . . . Quand je vous dis, il est très bon.
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(Qui avait laissé prendre le feu à ses habits.) Ce feu, quels torts a-t-il donc faits À votre Laure, qui se fâche ? Plein de respect pour ses attraits, Il n'en veut qu'à ce qui les cache. De jamais le lui reprocher, Pour moi, je me ferais scrupule. Qui craint que le feu ne le brûle Ne doit pas trop s'en approcher. Joigne les effets aux menaces ; Tant d'imprudence est à punir : À l'étourdie, à l'avenir, Ne laissez que l'habit des Grâces. Cette sage sévérité En nous trouvera des apôtres. Refusez-lui la charité, Ce sera la faire à bien d'autres. Écrit en 1790.
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À la maman d'une petite fille
Non, tu n'auras pas mon bouquet Traite-moi de capricieuse, De volage, d'ambitieuse, D'esprit léger, vain ou coquet ; Non, tu n'auras pas mon bouquet. Comme l'incarnat du plaisir, On dit qu'il sied à ma figure : Veux-tu de ma simple parure Ôter ce qui peut l'embellir, Comme l'incarnat du plaisir ? Je veux le garder sur mon cœur ; Il est aussi pur que mon âme ; Un soupir, un souffle de flamme En pourrait ternir la fraîcheur : Je veux le garder sur mon cœur. Non, non, point de bouquet pour toi : L'éclat de la rose est trop tendre ; Demain tu pourrais me le rendre ; Demain... qu'en ferais-je ? dis-moi. Non, non, point de bouquet pour toi.
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Le bouquet
Je suis bien ignorant, Madame : Je ne sais si j'ai quatre mains, Si je n'ai qu'un corps ou qu'une âme, Ou quatre pieds sur les chemins. Je ne sais pas si j'ai deux queues, Et deux têtes, il se pourrait ; Mais je ne ferais pas trois lieues Pour prendre au vol ce beau secret. Je ne sais si j'ai quatre joues, Sous quatre-z-yeux ou sous deux nez, Comme ceux avec qui tu joues, Sans gestes trop désordonnés. Je ne sais pas si j'ai six... couilles Ou six ou sept, entendons-nous, Ké-ke-ça peut vous fiche... arsouilles, Je ne couche pas avec vous. Toi, dont le lit doré sait faire Magnifiquement son devoir, Peut-être, tu n'as qu'un ovaire... Je ne tiens pas à le savoir. J'ignore encor... si... dans les fesses, S'effeuille la rose des vents, Car celles sur qui tu t'affaisses... Je consulterai les savants. Je ne sais rien de rien des choses, J'aime à bâiller, même au grand jour, Mieux que l'huître et plus que les roses Qui n'en font pas moins bien l'amour. Je ne sais rien... qu'un peu... l'histoire De la France... el de ses succès, Or, ce n'est pas très méritoire, Je suis républicain français. Je crois savoir qu'elle s'ébauche Avec les Gaulois, et les Francs, Ces Germains de la couille gauche, Qui ne me sont indifférents. Qu'elle se précise au bruit... juste, Que fit en s'ouvrant sans façons Le soldat, dont Clovis, auguste, Fendit... le vase de Soissons, Qu'elle s'étend, sous sa courtine Que les Lys brodent à l'envi, Jusqu'au règne de Valentine, Sous le nez de Monsieur Grévy.
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Ignorant
Je suis bien ignorant, Madame : Je ne sais si j'ai quatre mains, Si je n'ai qu'un corps ou qu'une âme, Ou quatre pieds sur les chemins. Je ne sais pas si j'ai deux queues, Et deux têtes, il se pourrait ; Mais je ne ferais pas trois lieues Pour prendre au vol ce beau secret. Je ne sais si j'ai quatre joues, Sous quatre-z-yeux ou sous deux nez, Comme ceux avec qui tu joues, Sans gestes trop désordonnés. Je ne sais pas si j'ai six... couilles Ou six ou sept, entendons-nous, Ké-ke-ça peut vous fiche... arsouilles, Je ne couche pas avec vous. Toi, dont le lit doré sait faire Magnifiquement son devoir, Peut-être, tu n'as qu'un ovaire... Je ne tiens pas à le savoir. J'ignore encor... si... dans les fesses, S'effeuille la rose des vents, Car celles sur qui tu t'affaisses... Je consulterai les savants. Je ne sais rien de rien des choses, J'aime à bâiller, même au grand jour, Mieux que l'huître et plus que les roses Qui n'en font pas moins bien l'amour. Je ne sais rien... qu'un peu... l'histoire De la France... el de ses succès, Or, ce n'est pas très méritoire, Je suis républicain français. Je crois savoir qu'elle s'ébauche Avec les Gaulois, et les Francs, Ces Germains de la couille gauche, Qui ne me sont indifférents. Qu'elle se précise au bruit... juste, Que fit en s'ouvrant sans façons Le soldat, dont Clovis, auguste, Fendit... le vase de Soissons, Qu'elle s'étend, sous sa courtine Que les Lys brodent à l'envi, Jusqu'au règne de Valentine, Sous le nez de Monsieur Grévy.
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Ma Dame ne donne pas Des baisers, mais des appas Qui seuls nourrissent mon âme, Les biens dont les Dieux sont sous, Du Nectar, du sucre doux, De la cannelle et du bâme (1), Du thym, du lis, de la rose, Entre les lèvres écloses Fleurante en toutes saisons, Et du miel tel qu'en Hymette (2) La desrobe-fleur avette Remplit ses douces maisons. O dieux, que j'ai de plaisir Quand je sens mon col saisir De ses bras en mainte sorte ! Sur moi se laissant courber, D'yeux clos je la vois tomber Sur mon sein à demi-morte. Puis mettant la bouche sienne Tout à plat dessus la mienne, Me mord et je la remords : Je lui darde, elle me darde Sa languette frétillarde, Puis en ses bras je m'endors. D'un baiser mignard et long Me resuce l'âme adonc (3), Puis en soufflant la repousse, La resuce encore un coup, La ressoude (4) tout à coup Avec son haleine douce. Tout ainsi les colombelles Trémoussant un peu des ailes Avidement se vont baisant, Après que l'oiseuse glace A quitté la froide place Au Printemps doux et plaisant. Hélas! mais tempère un peu Les biens dont je suis repu, Tempère un peu ma liesse (5) : Tu me ferais immortel. Hé ! je ne veux être tel Si tu n'es aussi Déesse. 1. Bâme : Baume parfumé très agréable. 2. Hymette : Le mont Hymette est un massif grec connu pour son miel. 3. Adonc : En ce moment, alors. 4. Ressoude : Se réunir, être soudé ensemble. 5. Liesse : Joie.
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À sa maîtresse (II)
Fable XV, Livre II. « Que fais-tu donc en ce bourbier, Où je te vois vautré sans cesse ? » Au pourceau disait le coursier. « Ce que j'y fais ? parbleu ! j'engraisse ; Et tu ne ferais pas très mal, Poursuivait l'immonde animal, D'en faire autant : parfois la guerre Accroît le renom d'un héros, De qui l'embonpoint n'accroît guère ; Tu n'as que la peau sur les os. - Cela se peut ; mais, de ma vie, Ton sort ne tentera mon cœur : J'aime mieux maigrir dans l'honneur Que d'engraisser dans l'infamie. »
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Le cheval et le pourceau