"chambre" poems
Les jours passent si rapidement quand la vie est à l'arrêt
Un flou de gris et de bruns
Créer un fanées bouquet incomplète
Une fois qu'ils ont donné la beauté lys blancs et des violettes magnifiques
Puis il y avait une rose
Puis il n'y avait rien
Arpenter rythme rythme rythme
Fleurs sur le plancher de la chambre
Couleur dans la poussière, les pétales en gris
Fondu la décoloration à la décoloration à la cendre
Coincé dans les images
Se cacher dans les rêves
Nuits passent si lentement quand la vie est la fugue
Courir courir courir
Laissant mon bouquet fané.
Days pass so quickly when life is standing still
A blur of grays and browns
Creating a withered, incomplete bouquet
Once they gave beauty, white lilies and magnificent violets
Then there was a rose
Then there was nothing
Pacing, pacing, pacing, pacing
Flowers on the bedroom floor
Color into dust, petals into gray
Fading, fading, fading to ash
Lingering in pictures
Hiding in dreams
Nights pass so slowly when life is running away
Running, running, running,
Leaving my withered bouquet.
Nov 22, 2011
Nov 22, 2011 at 9:56 PM UTC
Il la traîna de force jusqu’à sa chambre
Lui tira les cheveux et lui fracassa la cervelle plusieurs fois contre le carrelage froid du couloir
- Carrelage de couleur marron jaune -
Au passage une de ses dents du haut s’est cassée, pas grave, on dira lundi à l’école qu’elle a mangé des cailloux tout le week-end avec ses cousines
Ses cousines qui par ailleurs l’ont laissée toute l’après-midi sur le toit de la voiture familiale
Juste pour une histoire de garçon
Et puis après tout, tu as assez bien finie, tu aurais pu atterrir dans la porcherie
Pour une simple histoire de choux de Bruxelles
Juste pour une histoire de choux de Bruxelles.
Maman ne m’a jamais dit comment on faisait l’amour
Mais maman tous les soirs me faisait l’amour
(Un cri)
Pour une simple histoire de choux de Bruxelles
Chaque jour de la semaine maintenant je suis défoncée
TOTALEMENT DEFONCEE.
Mais ne t’inquiète pas, lui dit-il en la serrant encore plus fort, maman rentrera bientôt
Et la petite fille qui pleurait et pleurait
Sentant cette chose immonde venir s’écraser contre sa poitrine
Ne t’inquiète donc pas, maman rentera bientôt
Et la petite fille qui pleurait chaque minute encore plus
Sentant cette chose immonde se balader contre son tout petit corps
Maman rentrera bientôt ?
JE N’AVAIS QUE CINQ ANS.
Maman ne m’a jamais dit comment on faisait l’amour
Mais maman tous les soirs me faisait l’amour
(Un cri)
Pour une simple histoire de choux de Bruxelles
Chaque jour de la semaine maintenant je suis défoncée
TOTALEMENT DEFONCEE.
Elle entra à l’hôpital une nuit d’hiver
Dans la voiture toute blanche il y avait de jolies lumières au-dessus de sa tête et puis aussi une jolie musique
Tout allait un peu vite mais les messieurs étaient si gentils
Et puis elle avait encore vomi un peu partout mais les infirmières étaient si belles et avaient les dents si blanches
Elle resta une dizaine de jours dans cette chambre rose bonbon, le bras accroché à un drôle de pied en acier caillé, sa gentille maman qui continuait chaque nuit à lui faire l’amour en cachette
Elle se souvient avoir failli mourir
Mais après tout, tu as assez bien fini, tu aurais pu atterrir dans la porcherie
Pour une simple histoire de choux de Bruxelles
Juste pour une histoire de choux de Bruxelles.
Maman ne m’a jamais dit comment on faisait l’amour
Mais maman tous les soirs me faisait l’amour
(Un cri)
Pour une simple histoire de choux de Bruxelles
Chaque jour de la semaine maintenant je suis défoncée
TOTALEMENT DEFONCEE.
A l’école elle faisait tout le temps pipi sur elle
Puis elle s’est mise à se raconter des histoires, juste pour atteindre plus facilement le paradis artificiel
C’était toujours mieux quand c’était maman
Enfin elle ne se rappelle plus très bien
Elle a tout mélangé
Dans sa tête tout s’est mélangé
Elle est très malheureuse encore aujourd’hui
Mais après tout, elle a assez bien fini, elle aurait pu atterrir dans la porcherie
Pour une simple histoire de choux de Bruxelles
Juste pour une histoire de choux de Bruxelles.
Sep 24, 2012
Sep 24, 2012 at 2:34 PM UTC
Je suis tres fatigue. Je veux dormir. Où est le lit? J'aime sommeil. Je vais a ma chambre. Je n'aime pas travailler. Je veux ai fermé mes yeux et serais reves. Bonne nuit, au revoir.
Apr 20, 2010
Apr 20, 2010 at 6:14 PM UTC
Le nom du court métrage c'est Miction Première.
Le personnage: un homme nu. On ne voit de lui que ses deux membres du bas et son membre viril
Les décors : une chambre de jeune femme bourrée de livres sur l'art et les oiseaux
Un matelas queen size sur un lit en bois verni couvert d'un drap rose et deux oreillers roses
Au mur un tableau
On entend le bruit des pales d'un ventilateur.
Près de la fenêtre un fauteuil en velours rouge. La lumière de la nuit filtre par les persiennes.
Une armoire occupe tout le pan du mur à côté de la porte de la chambre. Cette armoire possède un grand miroir.
A la droite du lit il y a une table de nuit ou se trouve un portable branché sur son chargeur.
Juste à côté de la chambre c'est la salle de bains close par une porte
Dans cette salle de bains il y a une ****** italienne, un évier, une cuvette d'aisance, un bidet. Les murs sont en faïence bleue.
Le script: Il est entre trois heures et trois heures et demie du matin
Un homme se réveille et saisit son portable. Cette lumière éclaire la pièce et donne l"heure
L'homme qui était allongé sur le côté est désormais allongé sur le dos.
On ne voit de lui que son sexe qui frétille dans un demi-sommeil au-dessus d'une forêt de poils blancs
Sa peau est aussi noire que la nuit est bleue.
Il dort nu, se lève.
Et se dirige vers les toilettes en tâtonnant
Il allume la lumière qui inonde la pièce.
Et se présente au-dessus de la cuvette
Où il satisfait un besoin naturel.
Il pisse en un long jet de 45 secondes
Colorant l'eau transparente de la cuvette
D'un jaune mordoré
On entend clairement le bruit d'un ruisseau ou d'une source qui se déverse
Puis la chasse est actionnée
Et on voit le sexe qui palpite pendant que ses eaux disparaissent dans la fosse septique
Tandis que perle la dernière goutte d'urine.
Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 6:01 AM UTC
Jaques le fumeur aimait les rouler étroits
Et toujours en fumait deux a la fois
J'aime fumer disait il
Quelle excuse futile!
Le tabac et ce qu'il y ajoutait l'esclavagèrent
Depuis qu'il n'utilisait plus son briquet que pour les concerts
L'esclave jamais ne dort
Car même la nuit il en roulait encore
Dans sa chambre, à coté de la fenêtre
O marchand de sable, plongez moi dans le bien-être
repetait il quand il n'en pouvait plus
mais ce soir la quelque chose de nouveau l'avait déplu
la constatation d'un changement l'avait dégoûté
L'eau de la bouteille avait noircit et maintenant sentait
la bouteille qu'il prenait pour cendrier car il n'en avait pas un
Fixe sur la bouteille il était terrifie de ce que lui réservait son destin
Il tendit la main vers la bouteille pour alléger sa cigarette
Hélas il y fit tomber sa possession la plus précieuse
Il devait affronter son dégoût et chercher entre les cigarettes
sinon son existence ne serait plus jamais délicieuse
il coupa la bouteille en deux
il chercha, chercha et chercha encore
main dans le goudron
mains sur le nez
Maintenant Jacques pleure
Aucune trace de son espoir
hier, aujourd'hui et demain pour lui ont la même couleur
il mourut 60 ans avant ses dernières mémoires
car quand il ne pouvait plus espérer
il cessa de vivre
Sep 28, 2013
Sep 28, 2013 at 9:11 AM UTC
heavy head
raise the lever
open eyes receive
light transmissions
signal time and space
je me reveille dans une chambre
qui ne me connait pas
j'attendais la vie me lève
mais il n'a jamais fait
Aug 16, 2018
Aug 16, 2018 at 10:48 AM UTC
Mon Père, ce grand Chêne,
Je le croyais indéracinable, en ses terres,
Comme ce chêne Corse, sur la roche, poussé.
Il nous semblait si grand, il paraissait si fort,
Si longtemps résistant aux grands vents de la vie,
Sous les châtaigneraies et parmi les bruyères,
Il marchait, puis rêvait.
Parfois, il m'amenait, dans son refuge,
y faisait provision de «corned-beef» et de lait
en boite "gloria", et aussi de «bastelles»,
et ces repas hâtifs me semblaient un festin.
Mais plus que tout, je goûtais si belle liberté.
Disparues les contraintes.
D'un pas de montagnard, il nous menait, souvent,
En ces lieux de granit, qui semblaient son domaine.
Il me mit dans les mains, sa fine carabine,
dont j'aimais le canon à l’acier effilé ;
mais avant que je presse, le geai était parti.
Il ne me gronda pas.
Le soir, si peu dormeurs, avec Régis, mon frère,
dans la chambre aux obus, des tués de quatorze,
dont un panier d'osier exhalait tant les truites,
Nous le savions dormir dans la chambre à côté,
nous ne cherchions pas trop, sommeil prompt à venir.
Je lisais de vieux livre.
Et puis nous descendions, furtifs vers la rivière,
encaissé dans les roches le «Fiume grosso» grondait.
Mon père nous racontait qu'il y avait dormi
avec quelques amis, à la flambée des feux.
Et le bruit lancinant était une musique
qui malgré le soleil nous tenait éveillé.
Magie des eaux profondes.
Quand un jour de détresse, je perdis «Nils le prince»
ressentant mon chagrin, il me facilita
L’achat d'un jeune chien, je l'ai encore au cœur,
ce cadeau si exquis, qui fut baume sur plaie
Merci de m'avoir fait, ce présent plein d'amour.
La tendresse d'un père.
Il vécut si longtemps, que je ne prêtais guère,
attention au torrent qui se faisait ruisseau,
aux blancs cheveux venus, au dos un peu voûté,
tant les fils ont besoin de croire invincible
Le père qui fut grand à l’aube de leurs vies.
Besoin de protection.
Un père est une force qui paraît infinie
pour le jeune enfant qui en a tant besoin
peut être imaginaire, qui soutient et le guide.
Alors devenu homme, il découvre un soir
que le chêne vacille, s'appuie sur une canne.
Il est désormais seul.
Paul d'Aubin – Toulouse,
«Poésie élégiaque»,
En l'honneur de son père André Dominique,
dit, Candria », décédé le 29 novembre 2010.»
Oct 31, 2013
Oct 31, 2013 at 2:41 PM UTC
l'ombre de l'objet
devint cette chambre,
plein d'hiver et les lueurs,
jaunes et vertes.
où sont les nuits dans lesquelles j'aimais rêver?
un soleil passait,
l'ombre changée en
géométries intarissables;
je ne parle pas
devant les rivières,
elles voient le ciel,
repartir pour toujours,
sans bruit.
j'eus le temps de poser mes yeux
sur l'angle fugitif de l'ombre,
inversée,
et
j'étais sur la terre,
être de verre,
sur ce bord même de l'abîme;
vide, entre glace et sommeil.
Mar 27, 2013
Mar 27, 2013 at 4:36 AM UTC
J'ai trouvé du bleu dans mon tiroir
Avec ma chaleur j'ai essayé de le rendre rouge
Mais aucune chose bouge
Avec mon indifférence J'ai essayé de le rendre jaune
Une lumière éblouit la chambre
L'ardeur me fait dissoudre
L'absence me fait affaiblir
Jul 1, 2014
Jul 1, 2014 at 6:58 AM UTC
Psyché dans ma chambre est entrée,
Et j'ai dit à ce papillon :
- « Nomme-moi la chose sacrée.
« Est-ce l'ombre ? est-ce le rayon ?
« Est-ce la musique des lyres ?
« Est-ce le parfum de la fleur ?
« Quel est entre tous les délires
« Celui qui fait l'homme meilleur ?
« Quel est l'encens ? quelle est la flamme ?
« Et l'organe de l'avatar,
« Et pour les souffrants le dictame,
« Et pour les heureux le nectar ?
« Enseigne-moi ce qui fait vivre,
« Ce qui fait que l'oeil brille et voit !
« Enseigne-moi l'endroit du livre
« Où Dieu pensif pose son doigt.
« Qu'est-ce qu'en sortant de l'Érèbe
« Dante a trouvé de plus complet ?
« Quel est le mot des sphinx de Thèbe
« Et des ramiers du Paraclet ?
« Quelle est la chose, humble et superbe,
« Faite de matière et d'éther,
« Où Dieu met le plus de son verbe
« Et l'homme le plus de sa chair ?
« Quel est le pont que l'esprit montre,
« La route de la fange au ciel,
« Où Vénus Astarté rencontre
« À mi-chemin Ithuriel ?
« Quelle est la clef splendide et sombre,
« Comme aux élus chère aux maudits,
« Avec laquelle on ferme l'ombre
« Et l'on ouvre le paradis ?
« Qu'est-ce qu'Orphée et Zoroastre,
« Et Christ que Jean vint suppléer,
« En mêlant la rose avec l'astre,
« Auraient voulu pouvoir créer ?
« Puisque tu viens d'en haut, déesse,
« Ange, peut-être le sais-tu ?
« Ô Psyché ! quelle est la sagesse ?
« Ô Psyché ! quelle est la vertu ?
« Qu'est-ce que, pour l'homme et la terre,
« L'infini sombre a fait de mieux ?
« Quel est le chef-d'oeuvre du père ?
« Quel est le grand éclair des cieux ? »
Posant sur mon front, sous la nue,
Ses ailes qu'on ne peut briser,
Entre lesquelles elle est nue,
Psyché m'a dit : C'est le baiser.
1k
Bien **** quand il se sent l'estomac écoeuré,
Le frère Milotus, un oeil à la lucarne
D'où le soleil, clair comme un chaudron récuré,
Lui darde une migraine et fait son regard darne,
Déplace dans les draps son ventre de curé.
Il se démène sous sa couverture grise
Et descend, ses genoux à son ventre tremblant,
Effaré comme un vieux qui mangerait sa prise,
Car il lui faut, le poing à l'anse d'un *** blanc,
À ses reins largement retrousser sa chemise !
Or il s'est accroupi, frileux, les doigts de pied
Repliés, grelottant au clair soleil qui plaque
Des jaunes de brioche aux vitres de papier ;
Et le nez du bonhomme où s'allume la laque
Renifle aux rayons, tel qu'un charnel polypier
Le bonhomme mijote au feu, bras tordus, lippe
Au ventre : il sent glisser ses cuisses dans le feu,
Et ses chausses roussir, et s'éteindre sa pipe ;
Quelque chose comme un oiseau remue un peu
À son ventre serein comme un monceau de tripe !
Autour dort un fouillis de meubles abrutis
Dans des haillons de crasse et sur de sales ventres ;
Des escabeaux, crapauds étranges, sont blottis
Aux coins noirs : des buffets ont des gueules de chantres
Qu'entrouvre un sommeil plein d'horribles appétits.
L'écoeurante chaleur gorge la chambre étroite ;
Le cerveau du bonhomme est bourré de chiffons.
Il écoute les poils pousser dans sa peau moite,
Et parfois, en hoquets fort gravement bouffons
S'échappe, secouant son escabeau qui boite...
Et le soir aux rayons de lune, qui lui font
Aux contours du cul des bavures de lumière,
Une ombre avec détails s'accroupit, sur un fond
De neige rose ainsi qu'une rose trémière...
Fantasque, un nez poursuit Vénus au ciel profond.
985
Le Démon, dans ma chambre haute,
Ce matin est venu me voir,
Et, tâchant à me prendre en faute,
Me dit : " Je voudrais bien savoir,
Parmi toutes les belles choses
Dont est fait son enchantement,
Parmi les objets noirs ou roses
Qui composent son corps charmant,
Quel est le plus doux. " - Ô mon âme !
Tu répondis à l'Abhorré :
" Puisqu'en Elle tout est dictame,
Rien ne peut être préféré.
Lorsque tout me ravit, j'ignore
Si quelque chose me séduit.
Elle éblouit comme l'Aurore
Et console comme la Nuit ;
Et l'harmonie est trop exquise,
Qui gouverne tout son beau corps,
Pour que l'impuissante analyse
En note les nombreux accords.
Ô métamorphose mystique
De tous mes sens fondus en un !
Son haleine fait la musique,
Comme sa voix fait le parfum ! "
832
Les mansardes de Luchon
C'était un peu comme la proue du vaisseau amiral,
et ses petits fanaux clignant de l'œil, la nuit,
luisant sur la maison comme des lumignons
Et son toit bleu d’ardoises en était embelli
et mieux, nous étions hauts, aussi hauts que la vie.
Ces «Mansardes» nous y dormions durant les saisons des curistes,
y montant doucement, respectant les consignes,
de traiter dignement les précieux locataires.
Pour Régis et pour moi, c'étaient douces manies
que nous nous gardions, de contrarier en vain.
Dans la chambrette blanche austère ou je dormais
les livres me tombaient des yeux bien après la lumière
et j'écoutais aussi, les pas sur les trottoirs
des passants noctambules qui passaient en riant
et je scrutais aussi les fenêtres d'en face.
Grand-Mère ronflait parfois dans la chambre à côté
Avec son poudrier et son eau de Cologne
exhalant des senteurs de rose et de vanille.
Dans la chambre à côte était Régis, mon frère
Qui me passait parfois la B.D, «Blé le roc».
Oh, comme je les aimais, ces modestes mansardes,
Nous étions jeunes alors, et tout était diamant :
Filles des locataires aux cheveux dénoués
ou bien nos jeux guerriers et nos arcs et nos lances
et ces folles lectures menées jusqu'au petit matin.
Paul Arrighi
Dec 16, 2015
Dec 16, 2015 at 4:26 PM UTC
J'ai l'âme, pour un lit, de regrets si touchée,
Que nul homme jamais ne fera que j'approche
De la chambre amoureuse, encore moins de la couche
Où je vis ma maîtresse, au mois de Mai couchée.
Un somme languissant la tenait mi-penchée
Dessus le coude droit, fermant sa belle bouche
Et ses yeux, dans lesquels l'archer Amour se couche,
Ayant toujours la flèche à la corde encochée :
Sa tête, en ce beau mois, sans plus, était couverte
D'un riche escofion (1) ouvré de soie verte,
Où les Grâces venaient à l'envie se nicher ;
Puis, en ses beaux cheveux, choisissaient leur demeure.
J'en ai tel souvenir que je voudrais qu'à l'heure
Mon cœur pour n'y penser plus devenu rocher.
1. Escofion est une coiffe de femme.
821
L'espoir luit comme un brin de paille dans l'étable.
Que crains-tu de la guêpe ivre de son vol fou ?
Vois, le soleil toujours poudroie à quelque trou.
Que ne t'endormais-tu, le coude sur la table ?
Pauvre âme pâle, au moins cette eau du puits glacé,
Bois-la. Puis dors après. Allons, tu vois, je reste,
Et je dorloterai les rêves de ta sieste,
Et tu chantonneras comme un enfant bercé.
Midi sonne. De grâce, éloignez-vous, madame.
Il dort. C'est étonnant comme les pas de femme
Résonnent au cerveau des pauvres malheureux.
Midi sonne. J'ai fait arroser dans la chambre.
Va, dors ! L'espoir luit comme un caillou dans un creux.
Ah ! quand refleuriront les roses de septembre !
836
Le toit s'égaie et rit.
ANDRÉ CHÉNIER.
Lorsque l'enfant paraît, le cercle de famille
Applaudit à grands cris.
Son doux regard qui brille
Fait briller tous les yeux,
Et les plus tristes fronts, les plus souillés peut-être,
Se dérident soudain à voir l'enfant paraître,
Innocent et joyeux.
Soit que juin ait verdi mon seuil, ou que novembre
Fasse autour d'un grand feu vacillant dans la chambre
Les chaises se toucher,
Quand l'enfant vient, la joie arrive et nous éclaire.
On rit, on se récrie, on l'appelle, et sa mère
Tremble à le voir marcher.
Quelquefois nous parlons, en remuant la flamme,
De patrie et de Dieu, des poètes, de l'âme
Qui s'élève en priant ;
L'enfant paraît, adieu le ciel et la patrie
Et les poètes saints ! la grave causerie
S'arrête en souriant.
La nuit, quand l'homme dort, quand l'esprit rêve, à l'heure
Où l'on entend gémir, comme une voix qui pleure,
L'onde entre les roseaux,
Si l'aube tout à coup là-bas luit comme un phare,
Sa clarté dans les champs éveille une fanfare
De cloches et d'oiseaux.
Enfant, vous êtes l'aube et mon âme est la plaine
Qui des plus douces fleurs embaume son haleine
Quand vous la respirez ;
Mon âme est la forêt dont les sombres ramures
S'emplissent pour vous seul de suaves murmures
Et de rayons dorés !
Car vos beaux yeux sont pleins de douceurs infinies,
Car vos petites mains, joyeuses et bénies,
N'ont point mal fait encor ;
Jamais vos jeunes pas n'ont touché notre fange,
Tête sacrée ! enfant aux cheveux blonds ! bel ange
À l'auréole d'or !
Vous êtes parmi nous la colombe de l'arche.
Vos pieds tendres et purs n'ont point l'âge où l'on marche.
Vos ailes sont d'azur.
Sans le comprendre encor vous regardez le monde.
Double virginité ! corps où rien n'est immonde,
Âme où rien n'est impur !
Il est si beau, l'enfant, avec son doux sourire,
Sa douce bonne foi, sa voix qui veut tout dire,
Ses pleurs vite apaisés,
Laissant errer sa vue étonnée et ravie,
Offrant de toutes parts sa jeune âme à la vie
Et sa bouche aux baisers !
Seigneur ! préservez-moi, préservez ceux que j'aime,
Frères, parents, amis, et mes ennemis même
Dans le mal triomphants,
De jamais voir, Seigneur ! l'été sans fleurs vermeilles,
La cage sans oiseaux, la ruche sans abeilles,
La maison sans enfants !
Mai 1830.
844
My premiere deduction was, he deceived with each
Word, that cold-hearted viper, with poisonous zeal
Looking sidelong to observe the mechanics of his deed
On my life, and lips that slander scarce fit to conceal
A forked tongue behind fangs no less infamous or real
Than the impish minions which follow Mephistopheles.
What else might he be primed to strike with his cadre?
What, barring to ambush with his lies, or set upon any
Traveler who may take notice to his presence that day
Upon the deserted road? I gathered what evil cackle
Would uproar, which staff shall pen my last will,
For entertainment in the arenose, unclean witch's cave.
Jan 3, 2016
Jan 3, 2016 at 7:08 PM UTC
Voyager seul est triste, et j'ai passé la nuit
Dans une étrange hôtellerie.
À la plus vieille chambre un enfant m'a conduit,
De galerie en galerie.
Je me suis étendu sur un grand lit carré
Flanqué de lions héraldiques ;
Un rideau blanc tombait à longs plis, bigarré
Du reflet des vitraux gothiques.
J'étais là, recevant, muet et sans bouger,
Les philtres que la lune envoie,
Quand j'ouïs un murmure, un froissement léger,
Comme fait l'ongle sur la soie ;
Puis comme un battement de fléaux sourds et prompts
Dans des granges très éloignées ;
Puis on eût dit, plus près, le han des bûcherons
Tour à tour lançant leurs cognées ;
Puis un long roulement, un vaste branle-bas,
Pareil au bruit d'un char de tôle
Attelé d'un dragon toujours fumant et las,
Qui souffle à chaque effort d'épaule ;
Puis soudain serpenta dans l'infini du soir
Un sifflement lugubre, intense,
Comme le cri perçant d'une âme au désespoir
En fuite par le vide immense.
Or, c'était un convoi que j'entendais courir
À toute vapeur dans la plaine.
Il passa, laissant **** derrière lui mourir
Son fracas et sa rouge haleine.
Le passage du monstre un moment ébranla
Les carreaux étroits des fenêtres,
Fit geindre un clavecin poudreux qui dormait là
Et frémir des portraits d'ancêtres ;
Sur la tapisserie Actéon tressaillit,
Diane contracta les lèvres ;
Un plâtras détaché du haut du mur faillit
Briser l'horloge de vieux sèvres.
Ce fut tout. Le silence aux voûtes du plafond
Replia lentement son aile,
Et la nuit, arrachée à son rêve profond,
Se redrapa plus solennelle.
Mais mon cœur remué ne se put assoupir :
J'écoutais toujours dans l'espace
Cette course effrénée et ce strident soupir,
Image d'un siècle qui passe.
713
Dans les serres silencieuses
Où l'hiver invite à s'asseoir,
Sous un jour blême comme un soir
Fument les plantes précieuses.
L'une, raide, élançant tout droit
Sa tige aux longues feuilles sèches,
Darde au plafond, comme des flèches,
Les pointes d'un calice étroit.
Une autre, géante à chair grasse,
Que hérissent de durs piquants,
Ne sourit que tous les cinq ans
Dans une éclosion sans grâce.
Une autre, molle en ses efforts,
Grimpe au vitrail, et la captive
Regarde en pitié l'herbe active
Qui tient tête au vent du dehors.
Pas un souffle ici, rien ne bouge ;
Toutes versent avec lenteur,
À flots lourds, la fade senteur
De leur floraison fixe et rouge.
Celui qu'elles charment d'abord,
Dans cet air qui bientôt lui pèse,
Envahi par un grand malaise,
Descend de l'ivresse à la mort.
Ah ! Que mille fois plus aimée
La violette, fleur des bois !
Et que plus saine mille fois
La chambre qu'elle a parfumée !
Son baume, **** d'appesantir,
Allège et fait l'âme nouvelle ;
Mais fine, il faut s'approcher d'elle,
La baiser, pour la bien sentir.
677
À l'Hôtel de l'Univers et de l'Aveyron
Le Métropolitain passe par la fenêtre
La fille aux-yeux-de-sol m'y rejoindra peut-être
Mon cœur
Que lui dirons-nous quand nous la verrons
Compte les fleurs ma chère
Compte les fleurs du mur
Mon cœur est en jachères
Attention
L'escalier est peu sûr
Que n'es-tu la vachère
Qui mène les amants en Mésopotamie.
639
Enfant aux airs d'impératrice,
Colombe aux regards de faucon,
Tu me hais, mais c'est mon caprice,
De me planter sous ton balcon.
Là, je veux, le pied sur la borne,
Pinçant les nerfs, tapant le bois,
Faire luire à ton carreau morne
Ta lampe et ton front à la fois.
Je défends à toute guitare
De bourdonner aux alentours.
Ta rue est à moi : - je la barre
Pour y chanter seul mes amours,
Et je coupe les deux oreilles
Au premier racleur de jambon
Qui devant la chambre où tu veilles
Braille un couplet mauvais ou bon.
Dans sa gaine mon couteau bouge ;
Allons, qui veut de l'incarnat ?
A son jabot qui veut du rouge
Pour faire un bouton de grenat ?
Le sang dans les veines s'ennuie,
Car il est fait pour se montrer ;
Le temps est noir, gare la pluie !
Poltrons, hâtez-vous de rentrer.
Sortez, vaillants ! sortez, bravaches !
L'avant-bras couvert du manteau,
Que sur vos faces de gavaches
J'écrive des croix au couteau !
Qu'ils s'avancent ! seuls ou par bande,
De pied ferme je les attends.
A ta gloire il faut que je fende
Les naseaux de ces capitans.
Au ruisseau qui gêne ta marche
Et pourrait salir tes pieds blancs,
Corps du Christ ! je veux faire une arche
Avec les côtes des galants.
Pour te prouver combien je t'aime,
Dis, je tuerai qui tu voudras :
J'attaquerai Satan lui-même,
Si pour linceul j'ai tes deux draps.
Porte sourde ! - Fenêtre aveugle !
Tu dois pourtant ouïr ma voix ;
Comme un taureau blessé je beugle,
Des chiens excitant les abois !
Au moins plante un clou dans ta porte :
Un clou pour accrocher mon coeur.
A quoi sert que je le remporte
Fou de rage, mort de langueur ?
693
Quel temps de chien ! - il pleut, il neige ;
Les cochers, transis sur leur siège,
Ont le nez bleu.
Par ce vilain soir de décembre,
Qu'il ferait bon garder la chambre,
Devant son feu !
A l'angle de la cheminée
La chauffeuse capitonnée
Vous tend les bras
Et semble avec une caresse
Vous dire comme une maîtresse,
" Tu resteras ! "
Un papier rose à découpures,
Comme un sein blanc sous des guipures.
Voile à demi
Le globe laiteux de la lampe
Dont le reflet au plafond rampe,
Tout endormi.
On n'entend rien dans le silence
Que le pendule qui balance
Son disque d'or,
Et que le vent qui pleure et rôde,
Parcourant, pour entrer en fraude,
Le corridor.
C'est bal à l'ambassade anglaise ;
Mon habit noir est sur la chaise,
Les bras ballants ;
Mon gilet bâille et ma chemise
Semble dresser, pour être mise,
Ses poignets blancs.
Les brodequins à pointe étroite
Montrent leur vernis qui miroite,
Au feu placés ;
A côté des minces cravates
S'allongent comme des mains plates
Les gants glacés.
Il faut sortir ! - quelle corvée !
Prendre la file à l'arrivée
Et suivre au pas
Les coupés des beautés altières
Portant blasons sur leurs portières
Et leurs appas.
Rester debout contre une porte
A voir se ruer la cohorte
Des invités ;
Les vieux museaux, les frais visages,
Les fracs en coeur et les corsages
Décolletés ;
Les dos où fleurit la pustule,
Couvrant leur peau rouge d'un tulle
Aérien ;
Les dandys et les diplomates,
Sur leurs faces à teintes mates,
Ne montrant rien.
Et ne pouvoir franchir la haie
Des douairières aux yeux d'orfraie
Ou de vautour,
Pour aller dire à son oreille
Petite, nacrée et vermeille,
Un mot d'amour !
Je n'irai pas ! - et ferai mettre
Dans son bouquet un bout de lettre
A l'Opéra.
Par les violettes de Parme,
La mauvaise humeur se désarme :
Elle viendra !
J'ai là l'Intermezzo de Heine,
Le Thomas Grain-d'Orge de Taine,
Les deux Goncourt ;
Le temps, jusqu'à l'heure où s'achève
Sur l'oreiller l'idée en rêve,
Me sera court.
647
Chanson d'automne.
Déjà plus d'une feuille sèche
Parsème les gazons jaunis ;
Soir et matin, la brise est fraîche,
Hélas ! les beaux jours sont finis !
On voit s'ouvrir les fleurs que garde
Le jardin, pour dernier trésor :
Le dahlia met sa cocarde
Et le souci sa toque d'or.
La pluie au bassin fait des bulles ;
Les hirondelles sur le toit
Tiennent des conciliabules :
Voici l'hiver, voici le froid !
Elles s'assemblent par centaines,
Se concertant pour le départ.
L'une dit : " Oh ! que dans Athènes
Il fait bon sur le vieux rempart !
" Tous les ans j'y vais et je niche
Aux métopes du Parthénon.
Mon nid bouche dans la corniche
Le trou d'un boulet de canon. "
L'autre : " J'ai ma petite chambre
A Smyrne, au plafond d'un café.
Les Hadjis comptent leurs grains d'ambre
Sur le seuil d'un rayon chauffé.
" J'entre et je sors, accoutumée
Aux blondes vapeurs des chibouchs,
Et parmi les flots de fumée,
Je rase turbans et tarbouchs. "
Celle-ci : " J'habite un triglyphe
Au fronton d'un temple, à Balbeck.
Je m'y suspends avec ma griffe
Sur mes petits au large bec. "
Celle-là : " Voici mon adresse :
Rhodes, palais des chevaliers ;
Chaque hiver, ma tente s'y dresse
Au chapiteau des noirs piliers. "
La cinquième : " Je ferai halte,
Car l'âge m'alourdit un peu,
Aux blanches terrasses de Malte,
Entre l'eau bleue et le ciel bleu. "
La sixième : " Qu'on est à l'aise
Au Caire, en haut des minarets !
J'empâte un ornement de glaise,
Et mes quartiers d'hiver sont prêts. "
" A la seconde cataracte,
Fait la dernière, j'ai mon nid ;
J'en ai noté la place exacte,
Dans le pschent d'un roi de granit. "
Toutes : " Demain combien de lieues
Auront filé sous notre essaim,
Plaines brunes, pics blancs, mers bleues
Brodant d'écume leur bassin ! "
Avec cris et battements d'ailes,
Sur la moulure aux bords étroits,
Ainsi jasent les hirondelles,
Voyant venir la rouille aux bois.
Je comprends tout ce qu'elles disent,
Car le poète est un oiseau ;
Mais, captif ses élans se brisent
Contre un invisible réseau !
Des ailes ! des ailes ! des ailes !
Comme dans le chant de Ruckert,
Pour voler, là-bas avec elles
Au soleil d'or, au printemps vert !
649
Sous les draps de ta pyramide
On a vue en 3D sur la mangrove
Rhomboïde
De rhizomes entrelacés
À perte de vue.
Et j'essaie le sabre aux lèvres
Grâce à mon géo-radar
De me frayer un chemin dans le feu inextricable
Vers ta chambre nuptiale
D'eau enchevêtrée d'éclairs et de lave en fusion.
Sous les draps de ta pyramide
J'emprunte ta face Nord
À travers une oubliette à l'abri des regards
Des crabes et des salamandres
J'emprunte la descenderie
Et au bout du couloir
Me voici à l'antichambre
Et un sphynx exige de moi un mot de passe
Pour accéder au nec plus ultra de tes entrailles.
Et je dis : soldat du feu !
Et ce que je croyais être un simple feu de broussailles
De mangle rouge momifié
Se révèle un feu de jungle folle
Où sauterelles et criquets grésillent
Sous les flammes humides de ta chrysalide.
Et j'ouvre ma pompe et j'arrose
De mon eau de rose ton sanctuaire
De fleur de grenade inviolée
Et je comble ta faim
D'un bon mortier fait de venin de sable et de sève d'argile
Montante et descendante
Que tu dégustes en te pourléchant les lèvres.
Pour ne pas en perdre une miette.
Nov 2, 2019
Nov 2, 2019 at 5:36 AM UTC
I woke
withal
the rain
-like snow-
It fell in
ablutions
around me
Paris
est-ce que
voudrais
boire une
verre de vin?
Sucia
ciudad
llena de
las filles y
los hombres
y moi
Dans mon
chambre
-alone-
despierto
Dec 2, 2014
Dec 2, 2014 at 7:33 PM UTC