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'Pleasures are like photographs: in the presence of the person we love, we take only negatives, which we develop later, at home, when we have at our disposal once more our inner dark room, the door of which it is strictly forbidden to open while others are present.”
― Marcel Proust, In the Shadow of Young Girls in Flower
If you like Pina Coladas, getting caught in the rain,
the endless rain, the purple rain...
If you like Special Brew, well, no-one actually likes Special Brew,
but if there's times you'll do anything to misconstrue pain.

If you like Pina Coladas sharing a bath,
if your heart's been smithereened but you still like a laugh,
if sometimes you feel like you're still 16
and no-one wants to dance, then I'm the love

who's bit bananas, bit vanilla, prudish heart true,
I'm the lover it'd hurt to hurt you.
My exes said they loved me, but they all had X-ies.
Sensitive guys just ain't ****.

If you like making love at midnight in the dunes at Walberswick,
if you think you'll never meet anyone interesting on the internet,
if you've put 'non-smoker' but when you get let down you seek
cigarettes, then reply on OKCupid and we'll quit regrets.

If you think short guys ain't worth ****,
but you must admit you're a manlet magnet,
well, I walked the eggshell vale from l'homlette to Hamlet,
the razor's edge of the quietus a bare bodkin makes

to meet a sensimilla Ophelia too ******
on sadness to be near the lake this late.
I'll throw the rubber ring of love like a bouquet, catch it!
It's yours.
But sensitive guys just ain't **** no more.

I'll throw that life-preserver of love tho' I throw like a girl,
and Pina Coladas leave me cold like the rain.
But reply on OKCupid and for the 1st time in les temps perdu,
let's feel like French teens frenchying by banks of the Seine

(if you 'll settle for  picnic by the Broads, Norfolk don't have a cape).
Don't make me feel like Gimli from Tolkien, who his battleaxe
contemplates
for chap of below average height's bare bodkin escape, ay?
Like sensitive guys just ain't **** these days.
maggie W Aug 2015
How many is a few? According to an online forum, it means 2-3 .So here I go
Typhoon hits Taiwan today, so I can’t go anywhere but stay at home all day reading and watching movie (Wild Tales). I think should start reading Swann’s Way again. I was quite interested in Proust in my junior year, cause one time my ex said something I called ‘words of wisdom’ ,which echoed with Proust’s words about sleeping. Maybe they are completely unrelated, but while reading Proust I was unconsciously analyzing the reading in Proust’s way: comparing someone I know in real life with the characters in the book; or maybe I was just putting on airs by showing that I know the (far-fetched) relation between what ******* my ex said and Proust’s words… The wind is getting stronger and stronger now and I am wondering where you are. On this lame typhoon day I’m suffocated by the boredom and humidity. I call it poetic nothingness.
sorry not a poem.It's a series of my diaries when Josh tole me he'd"be out of touch for a few days"
Andy Hunter Apr 2015
A Jurassic forest - a
tense moment watching
my T Rex, grazing lightly
on the jugular

vein of some docile lizard, with
a toothy grin, when
Alan's mum stomped into the room
bellowing dinner

time and the intervening million
years or so turned
in a whirl of pages, tumbling
legs and screaming kids, and a jumble

of Alphabetti Spaghetti tubes, limp
in their bloodied ketchup pool,
clearly out-flavoured
the remembrance

of things
past.
AndSoOn Nov 2014
C’était encore un de ces mois incertains, indécis, entre l’hiver et le printemps. Comme s’ils avaient choisi de nous laisser dans ce froid fatiguant , tout en nous permettant de redécouvrir les couleurs de la nature, Mars, et peut-être Avril, étaient mes mois favoris. Par ma fenêtre, je voyais la nuit endormir en douceur le monde extérieur. C’était encore tôt. L’été s’approchait et la nuit se faisait de plus en plus tardive. Quelques fois, j’hésitais : étais-ce un supplice ou un bonheur ?  La nuit était pour moi un cocon où le froid, les cris et les colères n’étaient pas présents. Et soudain, le vent soufflait dans le jardin, forçant le bois de mes murs à résister, comme pour repousser cet air presque violent. Je souris encore en entendant le craquement du bois contre le vent. J’avais ce sentiment de paix. Peut-être était-ce moi qui redécouvrait les petits plaisirs de la vie ou tout simplement le bois qui me montrait son soutien et sa présence par un petit chuchotement comme un signe de vie. Dans ces moments, je m’enterrais dans mes duvets d’hiver que Maman allait bientôt remplacer par d’autres moins chauds. Que je détestais ces duvets si froids, si plats et si peu accueillants. Mais pendant le mois de mars, ou le mois d’avril, je pouvais encore me blottir dans les gros bras de ma couette. La solitude en devenait moins pesante. Il y avait moi, le bois, le vent, mon duvet.

Ce que je préférais c’était les orages. En plus du vent, les murs de ma chambre devaient combattre la pluie et le tonnerre. Ce concert de bruits naturels était un de mes meilleurs somnifères. Ma chambre était sous les toits. Elle l’est encore. Allongée sur mon lit, je me laissais bercer par la fatigue, perdant mon regard de plus en plus lourd dans les lattes du plafond. Le bruit de la pluie résonnait si délicieusement dans le cocon que je m’étais construit. La pluie sonne encore comme autrefois : un bruit de clavier ou de triangle. C’était un bruit exquis, rare et faible. Elle était là la beauté de ce son. Sa faiblesse le rendait indispensable. Les instruments à vent s’ajoutaient avec magie, suivis des percussions tremblantes créées par le tonnerre. Et l’orchestre devenait apaisant. Je pouvais sentir la pluie s’infiltrer entre les tuiles. Je l’entendais glisser comme au ralentit jusqu’à ce qu’une goutte imaginaire tombe sur mon visage.

Je n’arrivais jamais à complètement apprécier ces moments. J’avais tant envie qu’ils durent à jamais que je résistais au sommeil jusqu’à en souffrir. La fatigue avait cette force que la pluie et le vent ne possédaient pas. Elle pouvait me rendre si lourde et si crispée. En m’en souvenant, je la trouve en quelques points perverse. Elle est à la fois celle qui vous endort et celle qui vous maintient éveillé. Je ne pouvais que garder les yeux ouverts tellement l’envie d’écouter ces sons merveilleux m’obsédait. Mon corps se fatiguait à défaut de pouvoir se crisper. Et je devais abandonner, dans l’espoir que le beau temps ne s’attarde pas. Malgré cela, je pouvais encore rester là, à peine présente, perdue entre la léthargie de mon corps et la vivacité de mon esprit. Je pouvais imaginer avoir les yeux ouverts, les oreilles attentives. Enfin, la paix reprenait le dessus.
Inspired by Proust

— The End —