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"vraie" poems
Mon papa, c'est le plus fort des papas. Mon papa, c'est le plus beau des papas. Mon papa, même quand il est fatigué, on dirait Richard Gere. Mon papa, même si il est carnivore, moi, je l'aime quand même. Mon papa, quand il mange, on dirait qu'il a 5 ans, mais moi, je l'aime quand même. Mon papa, il a des voitures super cool qui font vroom. Mon papa, quand il conduit, on dirait Michel Vaillant, même pas peur. Mon papa, quand il me dit bonne nuit, j'ai même plus peur. Les monstres sous mon lit, eux, ils se désintègrent avec la force des bisous de mon papa. Mon papa, parfois, il ronfle et je l'aime quand même. Mon papa, quand on est dans la piscine, il joue au crocrodile avec nous. Mon papa, quand il porte des choses, les manches de sa chemise se déchire sous les muscles. Mon papa, avec une barbe, on dirait un homme des caverne, c'est trop cool. Mon papa, quand il fait des câlins, on disparait sous ses couches d'amour. Mon papa, quand il nous emmène faire du shopping, il supporte des heures et il sourit. Mon papa, il nous laisse faire des trucs qui lui font peur, mais il veut nous faire plaisir, alors il dit oui. Mon papa, il m'a laissé faire du saut en parachute, et je suis même pas morte. Mon papa, il râle parfois mais on sait qu'en fait, c'est parce qu'il nous aime. Mon papa, même quand il voyage, il pense à nous. Mon papa, il nous emmène en voyage avec des photos tout le temps quand il travail. Mon papa, il nous emmène en voyage tout le temps quand il est en vacances. Mon papa, il fait des trucs de papa trop génial. Par exemple, il connait nos restaurants préférés, et il sait ce qui nous fait plaisir. Alors il nous y emmène. Mon papa, même quand il est en colère, il est beau. Mon papa, quand il sourit il est comme Thor, le dieu du tonnerre, il est puissant. Du coup, parfois, ma maman elle fait un nervous break down. Parce que mon papa il est trop beau c'est même pas normal. Mon papa, il a un double menton pour que si un jour Game Of Thrones arrive dans la vraie vie, on pourra pas lui trancher la gorge. Mon papa, il fait du vélo plus vite que le Tour de France. La preuve, ca fait des années qu'ils sont en France, mon papa, lui, il est déjà à Dubai. Mon papa, parfois il oublie notre anniversaire quand on lui demande au pif, mais il oublie jamais de le souhaiter, donc on lui pardonne. Mon papa, il voyage en first class. Mon papa, il connait les aéroports mieux que James Bond. Mon papa, il regarde des series TV de jeunes. Mon papa, il porte des costards. Mon papa, il nous emmène manger des dans endroits incroyables. Mon papa, il nous emmène dans des hôtels de luxe. Mon papa, il devrait être président du monde. Mon papa, il est mieux que les autres papa parce que c'est le mien. Mon papa, il est irremplaçable. Mon papa, si on m'en donnait un autre, j'en voudrais pas. Mon papa, je veux que celui la. Mon papa il est pas toujours là, mais c'est pas grave, parce qu'il est jamais **** Mon papa, il traverse le monde mais après il nous raconte, alors c'est cool. Mon papa, il fait une super vinaigrette. Dommage que j'aime pas la vinaigrette. Mon papa, quand il fait un barbeque, ca fait beaucoup de fumée et pas beaucoup de feu, mais c'est pour mieux nous impressioner quand il fait rôtir la viande. Mon papa, il parle Anglais. Mon papa, c'est le meilleur papa du monde. Mon papa, je l'aime, même si maintenant, il a presque un demi siècle. Mon papa, c'est comme un druide. Ca meurt jamais. C'est trop cool. Mon papa, c'est comme une mode indémodable, tu veux jamais le remplacer, il est toujours tendance. Mon papa, on peut pas le comparer a une mode fashion, parce que c'est un humain. Mon papa, c'est le meilleur humain que je connaisse. Avec ma maman et ma soeur et mon chat, mais chuuuuut. C'est un secret. Mais ce que je préfère à propos de mon papa, c'est que dès que je le vois, je peux lui dire: "mon papa, je l'aime."
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Sep 19, 2014
Sep 19, 2014 at 12:08 PM UTC
Mon papa
Mon papa, c'est le plus fort des papas. Mon papa, c'est le plus beau des papas. Mon papa, même quand il est fatigué, on dirait Richard Gere. Mon papa, même si il est carnivore, moi, je l'aime quand même. Mon papa, quand il mange, on dirait qu'il a 5 ans, mais moi, je l'aime quand même. Mon papa, il a des voitures super cool qui font vroom. Mon papa, quand il conduit, on dirait Michel Vaillant, même pas peur. Mon papa, quand il me dit bonne nuit, j'ai même plus peur. Les monstres sous mon lit, eux, ils se désintègrent avec la force des bisous de mon papa. Mon papa, parfois, il ronfle et je l'aime quand même. Mon papa, quand on est dans la piscine, il joue au crocrodile avec nous. Mon papa, quand il porte des choses, les manches de sa chemise se déchire sous les muscles. Mon papa, avec une barbe, on dirait un homme des caverne, c'est trop cool. Mon papa, quand il fait des câlins, on disparait sous ses couches d'amour. Mon papa, quand il nous emmène faire du shopping, il supporte des heures et il sourit. Mon papa, il nous laisse faire des trucs qui lui font peur, mais il veut nous faire plaisir, alors il dit oui. Mon papa, il m'a laissé faire du saut en parachute, et je suis même pas morte. Mon papa, il râle parfois mais on sait qu'en fait, c'est parce qu'il nous aime. Mon papa, même quand il voyage, il pense à nous. Mon papa, il nous emmène en voyage avec des photos tout le temps quand il travail. Mon papa, il nous emmène en voyage tout le temps quand il est en vacances. Mon papa, il fait des trucs de papa trop génial. Par exemple, il connait nos restaurants préférés, et il sait ce qui nous fait plaisir. Alors il nous y emmène. Mon papa, même quand il est en colère, il est beau. Mon papa, quand il sourit il est comme Thor, le dieu du tonnerre, il est puissant. Du coup, parfois, ma maman elle fait un nervous break down. Parce que mon papa il est trop beau c'est même pas normal. Mon papa, il a un double menton pour que si un jour Game Of Thrones arrive dans la vraie vie, on pourra pas lui trancher la gorge. Mon papa, il fait du vélo plus vite que le Tour de France. La preuve, ca fait des années qu'ils sont en France, mon papa, lui, il est déjà à Dubai. Mon papa, parfois il oublie notre anniversaire quand on lui demande au pif, mais il oublie jamais de le souhaiter, donc on lui pardonne. Mon papa, il voyage en first class. Mon papa, il connait les aéroports mieux que James Bond. Mon papa, il regarde des series TV de jeunes. Mon papa, il porte des costards. Mon papa, il nous emmène manger des dans endroits incroyables. Mon papa, il nous emmène dans des hôtels de luxe. Mon papa, il devrait être président du monde. Mon papa, il est mieux que les autres papa parce que c'est le mien. Mon papa, il est irremplaçable. Mon papa, si on m'en donnait un autre, j'en voudrais pas. Mon papa, je veux que celui la. Mon papa il est pas toujours là, mais c'est pas grave, parce qu'il est jamais **** Mon papa, il traverse le monde mais après il nous raconte, alors c'est cool. Mon papa, il fait une super vinaigrette. Dommage que j'aime pas la vinaigrette. Mon papa, quand il fait un barbeque, ca fait beaucoup de fumée et pas beaucoup de feu, mais c'est pour mieux nous impressioner quand il fait rôtir la viande. Mon papa, il parle Anglais. Mon papa, c'est le meilleur papa du monde. Mon papa, je l'aime, même si maintenant, il a presque un demi siècle. Mon papa, c'est comme un druide. Ca meurt jamais. C'est trop cool. Mon papa, c'est comme une mode indémodable, tu veux jamais le remplacer, il est toujours tendance. Mon papa, on peut pas le comparer a une mode fashion, parce que c'est un humain. Mon papa, c'est le meilleur humain que je connaisse. Avec ma maman et ma soeur et mon chat, mais chuuuuut. C'est un secret. Mais ce que je préfère à propos de mon papa, c'est que dès que je le vois, je peux lui dire: "mon papa, je l'aime."
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Les être, le cosmos, la terre et le vin (Dédié à l’incomparable génie Charles Baudelaire) Les ceps murissent longuement sous l’énigmatique lueur des cieux, irisés par les ondes astrales du Cosmos et ses grands vents de feu. Des gelées de janvier aux averses d’avril, le vigneron soigne ses vignes. qui souffrent des fournaises de l’été jusqu’à la bouilloire dorée de l’automne. Le vin est d’abord fruit des astres et des cieux, mais aussi de la patience et de l’art du vigneron. Il y a une magie du vin qui vient sceller les noces mystiques de l’azur, de la terre, du cosmos et des graves. Il existe dans le vin comme une consécration des noces d’or de la terre, des pierres et de l’azur, Qui lui donne son caractère âpre ou velouté, son goût inimitable, sa vraie signature, son héraldique. Un palais exercé saura toujours en déceler l’empreinte pour y trouver sa genèse et gouter ses merveilles. Mais c’est le vigneron qui consacre ces noces avec son savoir, son doigté, sa manière d’opérer le grand œuvre des vendanges. Le choix de la date des vendanges dépend de l’intuition humaine et correspond au sacre de l’automne. Au moment où les grappes pèsent et ou les raisins sont gonflés comme de lourds pendentifs, alors que les raisins mûrs sont prêts à sortir de leur enveloppe dorée pour se transformer en élixir. Le vigneron prend la décision sacrale de celle dont dépend la qualité du vin à naître. Et les vendanges vont se mener dans une atmosphère d’excitation et de sentiment de franchissement du danger. Désormais le vin sorti du pressoir va murir dans des barriques de chêne Le bois peut apporter sa chauffe méthodique afin que se mêlent au jus des arômes de bois et de forêts, C’est sûr, cette année, les forces de la nature et de l’Homme nous préparent un grand vin. Aussi quel honneur et quel rite magique que d’en boire les premières gorgées dans des coupes d’argent ou des verres de cristal, avant même que le vin ne soit fait et tiré pour en détecter les grands traits et les failles. Enfin, vient le moment de boire, comme une élévation des cœurs et des esprits. L’on ne boit bien qu’en groupe, qu’avec de vrais amis, sa chérie ou des belles. Boire c’est d’abord humer et découvrir par le nez les secrets d’un terroir et des pampres, puis humecter ses lèvres afin de s’imprégner des sucs et des saveurs, et puis boire surtout, c’est œuvre de finesse, d’expression de l’Esprit et de bonne humeur; qu’il y ait de l’ivresse, fort bien, mais jamais d’ivrognerie Paul Arrighi ; Toulouse(France), le 3 novembre 2013
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Nov 4, 2013
Nov 4, 2013 at 10:36 AM UTC
Les être, le cosmos, la terre et le vin (Dédié à l’incomparable génie Charles Baudelaire)
Les être, le cosmos, la terre et le vin (Dédié à l’incomparable génie Charles Baudelaire) Les ceps murissent longuement sous l’énigmatique lueur des cieux, irisés par les ondes astrales du Cosmos et ses grands vents de feu. Des gelées de janvier aux averses d’avril, le vigneron soigne ses vignes. qui souffrent des fournaises de l’été jusqu’à la bouilloire dorée de l’automne. Le vin est d’abord fruit des astres et des cieux, mais aussi de la patience et de l’art du vigneron. Il y a une magie du vin qui vient sceller les noces mystiques de l’azur, de la terre, du cosmos et des graves. Il existe dans le vin comme une consécration des noces d’or de la terre, des pierres et de l’azur, Qui lui donne son caractère âpre ou velouté, son goût inimitable, sa vraie signature, son héraldique. Un palais exercé saura toujours en déceler l’empreinte pour y trouver sa genèse et gouter ses merveilles. Mais c’est le vigneron qui consacre ces noces avec son savoir, son doigté, sa manière d’opérer le grand œuvre des vendanges. Le choix de la date des vendanges dépend de l’intuition humaine et correspond au sacre de l’automne. Au moment où les grappes pèsent et ou les raisins sont gonflés comme de lourds pendentifs, alors que les raisins mûrs sont prêts à sortir de leur enveloppe dorée pour se transformer en élixir. Le vigneron prend la décision sacrale de celle dont dépend la qualité du vin à naître. Et les vendanges vont se mener dans une atmosphère d’excitation et de sentiment de franchissement du danger. Désormais le vin sorti du pressoir va murir dans des barriques de chêne Le bois peut apporter sa chauffe méthodique afin que se mêlent au jus des arômes de bois et de forêts, C’est sûr, cette année, les forces de la nature et de l’Homme nous préparent un grand vin. Aussi quel honneur et quel rite magique que d’en boire les premières gorgées dans des coupes d’argent ou des verres de cristal, avant même que le vin ne soit fait et tiré pour en détecter les grands traits et les failles. Enfin, vient le moment de boire, comme une élévation des cœurs et des esprits. L’on ne boit bien qu’en groupe, qu’avec de vrais amis, sa chérie ou des belles. Boire c’est d’abord humer et découvrir par le nez les secrets d’un terroir et des pampres, puis humecter ses lèvres afin de s’imprégner des sucs et des saveurs, et puis boire surtout, c’est œuvre de finesse, d’expression de l’Esprit et de bonne humeur; qu’il y ait de l’ivresse, fort bien, mais jamais d’ivrognerie Paul Arrighi ; Toulouse(France), le 3 novembre 2013
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Liberté Egalité Fraternité, le vrai Triptyque Républicain En hommage à nos ancêtres qui surent être ambitieux et fonder un triptyque toujours primordial, jamais accompli ni vraiment réalisé. LIBERTE ! Frêle comme doigts d’enfants, Plus précieuse qu’un diamant, Ton seul parfum nous enivre Et comme, un bon vin, nous grise. Tu es hymne à la vie Qui fait lever des envies. Tu suscite des passions, Libère des émotions. Tu fus conquise de haute lutte Par nos ancêtres en tumulte. Ils nous donnèrent pour mission D’en multiplier les brandons. A trop de Peuples, elle fait défaut. Elle ne supporte aucun bâillon Car si l’être vit bien de pain, Il veut aussi choisir son chemin. Si tous les pouvoirs la craignent, Ma, si belle, tu charmes et envoute, Mets les tyrans en déroute, Sœur de Marianne la belle. *** EGALITE ! Elle fut la devise d’Athènes, Et révérée par les Romains. Elle naquit en 89, avec la liberté du Peuple, Est fille de Révolution. Elle abolit les distinctions Séparant les êtres sans raison. Ouvre la voie à tous talents Sans s’encombrer de parchemins. C’est un alcool enivrant Que l’égalité des droits. C’est aussi une promesse De secourir celui qui choit. Si l’égalité fait tant peur, C’est que son regard de lynx Perce les supercheries Et voit les hommes tels qu’ils sont. FRATERNITE ! Elle coule, coule comme le miel, Nectar de la ruche humaine. Elle sait embellir nos vies, Et faire reculer la grisaille, Du calcul, froid et égoïste. Dans la devise Républicaine Elle tient la baguette de l’orchestre. Comme un peintre inspiré, elle met, Sur la toile, vive et vermillon. Elle nous incite à l’humanisme. Elle est petite fille de 89, fille de quarante –huit Mais sut renaître en 68. Elle est crainte par les puissants, Qui n’ont jamais connu qu’argent, C’est pourtant une essence rare. Dans les temps durs, elle se cache, Mais vient ouvrir la porte Au Résistant pourchassé. Elle n’hésite pas aujourd’hui À secourir un «sans papier» Sa sœur est générosité. Elle est la valeur suprême, Qui rend possible le «vivre ensemble» Et permet même au solitaire De faire battre un cœur solidaire. La fraternité reste la vraie conquête de l’humain. Paul d’Aubin (Paul Arrighi) à Toulouse; France.
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May 6, 2014
May 6, 2014 at 8:07 AM UTC
Liberté Egalité Fraternité, le vrai Triptyque Républicain
Liberté Egalité Fraternité, le vrai Triptyque Républicain En hommage à nos ancêtres qui surent être ambitieux et fonder un triptyque toujours primordial, jamais accompli ni vraiment réalisé. LIBERTE ! Frêle comme doigts d’enfants, Plus précieuse qu’un diamant, Ton seul parfum nous enivre Et comme, un bon vin, nous grise. Tu es hymne à la vie Qui fait lever des envies. Tu suscite des passions, Libère des émotions. Tu fus conquise de haute lutte Par nos ancêtres en tumulte. Ils nous donnèrent pour mission D’en multiplier les brandons. A trop de Peuples, elle fait défaut. Elle ne supporte aucun bâillon Car si l’être vit bien de pain, Il veut aussi choisir son chemin. Si tous les pouvoirs la craignent, Ma, si belle, tu charmes et envoute, Mets les tyrans en déroute, Sœur de Marianne la belle. *** EGALITE ! Elle fut la devise d’Athènes, Et révérée par les Romains. Elle naquit en 89, avec la liberté du Peuple, Est fille de Révolution. Elle abolit les distinctions Séparant les êtres sans raison. Ouvre la voie à tous talents Sans s’encombrer de parchemins. C’est un alcool enivrant Que l’égalité des droits. C’est aussi une promesse De secourir celui qui choit. Si l’égalité fait tant peur, C’est que son regard de lynx Perce les supercheries Et voit les hommes tels qu’ils sont. FRATERNITE ! Elle coule, coule comme le miel, Nectar de la ruche humaine. Elle sait embellir nos vies, Et faire reculer la grisaille, Du calcul, froid et égoïste. Dans la devise Républicaine Elle tient la baguette de l’orchestre. Comme un peintre inspiré, elle met, Sur la toile, vive et vermillon. Elle nous incite à l’humanisme. Elle est petite fille de 89, fille de quarante –huit Mais sut renaître en 68. Elle est crainte par les puissants, Qui n’ont jamais connu qu’argent, C’est pourtant une essence rare. Dans les temps durs, elle se cache, Mais vient ouvrir la porte Au Résistant pourchassé. Elle n’hésite pas aujourd’hui À secourir un «sans papier» Sa sœur est générosité. Elle est la valeur suprême, Qui rend possible le «vivre ensemble» Et permet même au solitaire De faire battre un cœur solidaire. La fraternité reste la vraie conquête de l’humain. Paul d’Aubin (Paul Arrighi) à Toulouse; France.
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O vraie et lamentable image de la vie ! La joie entre par où la douleur est sortie ! Le bonheur prend le lit d'où fuit le désespoir ! À ce qui naît le jour Dieu fait place le soir ; La coupe de la vie a toujours même dose, Mais une main la prend quand l'autre la dépose, Hélas ! et si notre œil pouvait parfois sonder Ces coupes de bonheur qui semblent déborder, Ne trouverions-nous pas que chaque joie humaine Des cendres et des pleurs d'un autre est toujours pleine ? Du village de sa naissance, le 20 juillet 1800.
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Jocelyn, le 20 juillet 1800
La Rivière de Cassis roule ignorée En des vaux étranges : La voix de cent corbeaux l'accompagne, vraie Et bonne voix d'anges : Avec les grands mouvements des sapinaies Quand plusieurs vents plongent. Tout roule avec des mystères révoltants De campagnes d'anciens temps ; De donjons visités, de parcs importants : C'est en ces bords qu'on entend Les passions mortes des chevaliers errants : Mais que salubre est le vent ! Que le piéton regarde à ces claires-voies : Il ira plus courageux. Soldats des forêts que le Seigneur envoie, Chers corbeaux délicieux ! Faites fuir d'ici le paysan matois Qui trinqué d'un moignon vieux.
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La rivière de Cassis
Je te veux Comme le nageur a soif d’air Je te rêve   Comme la flamme rêve le ciel Je t’adore Ma folie, La coleur vraie de mon coeur
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Nov 19, 2018
Nov 19, 2018 at 6:59 AM UTC
L'inévitable
«Lorsque s’en vient le soir…» ( When the evening is falling down) Les soirs du presqu’automne, sont nimbés de cette magnificence de la Nature qui sourds et qui mâture. C’est un temps particulièrement propice pour la méditation et l’éveil. Il est bel et bon de se réfugier aux côtés du tronc d´un grand arbre  ou de respirer sur son balcon, au soir d’une journée ardente et brûlante de chaleur et de penser aux destinées des êtres que nous avons aimés, que nous aimons et aussi à celles et ceux qui viendront après nous, si nous savons leur faire une place et agissons pour ne pas laisser trop saccager notre «commune Planète» que nous avons seulement reçu «en indivis». Il faut parfois faire «silence en soi» pour mieux comprendre les attentes et les rêves des autres, forcément différents des nôtres, ce qui est cependant une vraie chance. Je me plais à imaginer la beauté vive des jours de la fin de l’été décliner, bien trop vite, et je pense au caractère prométhéen de nombre des projets humains : philosophiques, politiques et même scientifiques en me disant : «Pourvu que nous ne passions pas à côté de l’essentiel ?» c’est à dire, de ce sourire tranquille du Monde, de sa beauté cosmique qui nous trouble et nous déchire,  nous   dévoilant  ces infinis en perpétuel chaos, que nous ne connaîtrons jamais complètement, mais qui nous incitent à penser, à rechercher et à entreprendre et suscitent  ce besoin de créer des civilisations plus «Humaines » et mieux «Humanistes », tirant les être vers le haut plutôt que de les rabaisser et de se perdre dans des  attitudes de «fermeture » ou pire de mépris, en exaspérant leurs peurs et la nôtre. Vous conviendrez que le lent raccourcissement des journées nous offre cette joie simple, goûter la fin du jour en pensant déjà au nouveau jour qui se lèvera demain et nous offrira, à son tour, la magnificence de ses couleurs, de ses opportunités, des moments de si doux bonheurs et de plaisirs pensifs. Paul Arrighi
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Sep 16, 2016
Sep 16, 2016 at 2:45 PM UTC
«Lorsque s’en vient le soir...» ( When the evening is falling down)
«Lorsque s’en vient le soir…» ( When the evening is falling down) Les soirs du presqu’automne, sont nimbés de cette magnificence de la Nature qui sourds et qui mâture. C’est un temps particulièrement propice pour la méditation et l’éveil. Il est bel et bon de se réfugier aux côtés du tronc d´un grand arbre  ou de respirer sur son balcon, au soir d’une journée ardente et brûlante de chaleur et de penser aux destinées des êtres que nous avons aimés, que nous aimons et aussi à celles et ceux qui viendront après nous, si nous savons leur faire une place et agissons pour ne pas laisser trop saccager notre «commune Planète» que nous avons seulement reçu «en indivis». Il faut parfois faire «silence en soi» pour mieux comprendre les attentes et les rêves des autres, forcément différents des nôtres, ce qui est cependant une vraie chance. Je me plais à imaginer la beauté vive des jours de la fin de l’été décliner, bien trop vite, et je pense au caractère prométhéen de nombre des projets humains : philosophiques, politiques et même scientifiques en me disant : «Pourvu que nous ne passions pas à côté de l’essentiel ?» c’est à dire, de ce sourire tranquille du Monde, de sa beauté cosmique qui nous trouble et nous déchire,  nous   dévoilant  ces infinis en perpétuel chaos, que nous ne connaîtrons jamais complètement, mais qui nous incitent à penser, à rechercher et à entreprendre et suscitent  ce besoin de créer des civilisations plus «Humaines » et mieux «Humanistes », tirant les être vers le haut plutôt que de les rabaisser et de se perdre dans des  attitudes de «fermeture » ou pire de mépris, en exaspérant leurs peurs et la nôtre. Vous conviendrez que le lent raccourcissement des journées nous offre cette joie simple, goûter la fin du jour en pensant déjà au nouveau jour qui se lèvera demain et nous offrira, à son tour, la magnificence de ses couleurs, de ses opportunités, des moments de si doux bonheurs et de plaisirs pensifs. Paul Arrighi
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Sonnet. Un ange furieux fond du ciel comme un aigle, Du mécréant saisit à plein poing les cheveux, Et dit, le secouant : " Tu connaîtras la règle ! (Car je suis ton bon Ange, entends-tu ?) Je le veux ! Sache qu'il faut aimer, sans faire la grimace, Le pauvre, le méchant, le tortu, l'hébété, Pour que tu puisses faire, à Jésus, quand il passe, Un tapis triomphal avec ta charité. Tel est l'Amour ! Avant que ton coeur ne se blase, A la gloire de Dieu rallume ton extase ; C'est la Volupté vraie aux durables appas !" Et l'Ange, châtiant autant, ma foi ! qu'il aime, De ses poings de géant torture l'anathème ; Mais le **** répond toujours : " Je ne veux pas !"
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Le rebelle
You, my love, are the fleur-de-lis.                  The offspring of innocence                   The embodiment of purity                              Silk are your eyes        For they look on with such suppleness       The lustre of your soul is reflected through those windows                            Fair is your heart             For it reverberates much passion                Much tenderness; much hope                          It loves profound          With the suave movements of your heartbeat                Another tender petal falls         A touch softer than a summer's evening breeze     Warmer than early morning's first rays     More comforting than a new-born's first   motherly embrace      A touch more hauntingly beautiful than nature's grace          Une petite fleur, merveilleuse et vraie                       Fragrance of divinity                           Simplistic beauty      Constantly blooming; forever beguiling          You, my darling, are the fleur-de-lis.
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Feb 17, 2017
Feb 17, 2017 at 2:58 PM UTC
Lily
Trébuchant, Ne va nulle part. Perdu de désespoir, Perdu dans le chagrin. Trébuchant en rond, Ne pas me réveiller de mon rêve. Perdu dans mes pensées, Perdu dans le passé. Trébuchant à impuissant, Pas capable de guérir mon cœur. Perdu dans les émotions, Perdu dans l'angoisse. Trébuchant vers nulle part, Ne sachant pas comment se lever. Perdu dans ma douleur, Perdu dans ma culpabilité. Trébuchant à amer, Ne sachant pas quoi faire ensuite. Perdu dans les conneries, Perdu dans la colère. Trébuchant pour décliner, Ne sachant pas comment se libérer. Perdu dans la confusion, Perdu dans l'illusion. Trébuchant de détresse, Ne sachant pas pourquoi je t'aime. Perdu avec les démons, Perdu dans le bourbier. Trébuchant à rien, Ne connaissant pas la vraie dévotion. Perdu dans mon tourment, Perdu dans le non-sens. Trébuchant sur le désordre, Ne sachant pas comment riposter. Perdu dans le chaos, Perdu dans la fureur. Trébuchant à l'agonie, Ne sachant pas comment changer de cap. Perdu dans un gros gâchis, Perdu dans des blessures silencieuses. Trébuchant vers la destruction, Ne sachant pas se tenir debout. Perdu dans l'isolement, Perdu dans la désillusion. Trébuchant jusqu'à l'extinction, Peu importe où je me retrouve. Perdu dans la dévastation, Perdu en ruine. Réveille-toi, réveille-toi, Levez-vous, levez-vous, Grandir, grandir, Lève-toi, lève-toi, Battez-vous, battez-vous, Contre-attaque, contre-attaque, Envolez-vous maintenant, envolez-vous maintenant. Fermez la porte… Libérez-vous.
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Dec 10, 2019
Dec 10, 2019 at 11:24 AM UTC
"Trébuchant et Perdu"
Trébuchant, Ne va nulle part. Perdu de désespoir, Perdu dans le chagrin. Trébuchant en rond, Ne pas me réveiller de mon rêve. Perdu dans mes pensées, Perdu dans le passé. Trébuchant à impuissant, Pas capable de guérir mon cœur. Perdu dans les émotions, Perdu dans l'angoisse. Trébuchant vers nulle part, Ne sachant pas comment se lever. Perdu dans ma douleur, Perdu dans ma culpabilité. Trébuchant à amer, Ne sachant pas quoi faire ensuite. Perdu dans les conneries, Perdu dans la colère. Trébuchant pour décliner, Ne sachant pas comment se libérer. Perdu dans la confusion, Perdu dans l'illusion. Trébuchant de détresse, Ne sachant pas pourquoi je t'aime. Perdu avec les démons, Perdu dans le bourbier. Trébuchant à rien, Ne connaissant pas la vraie dévotion. Perdu dans mon tourment, Perdu dans le non-sens. Trébuchant sur le désordre, Ne sachant pas comment riposter. Perdu dans le chaos, Perdu dans la fureur. Trébuchant à l'agonie, Ne sachant pas comment changer de cap. Perdu dans un gros gâchis, Perdu dans des blessures silencieuses. Trébuchant vers la destruction, Ne sachant pas se tenir debout. Perdu dans l'isolement, Perdu dans la désillusion. Trébuchant jusqu'à l'extinction, Peu importe où je me retrouve. Perdu dans la dévastation, Perdu en ruine. Réveille-toi, réveille-toi, Levez-vous, levez-vous, Grandir, grandir, Lève-toi, lève-toi, Battez-vous, battez-vous, Contre-attaque, contre-attaque, Envolez-vous maintenant, envolez-vous maintenant. Fermez la porte… Libérez-vous.
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Sur les tuiles où se hasarde Le chat guettant l'oiseau qui boit, De mon balcon une mansarde Entre deux tuyaux s'aperçoit. Pour la parer d'un faux bien-être, Si je mentais comme un auteur, Je pourrais faire à sa fenêtre Un cadre de pois de senteur, Et vous y montrer Rigolette Riant à son petit miroir, Dont le tain rayé ne reflète Que la moitié de son oeil noir ; Ou, la robe encor sans agrafe, Gorge et cheveux au vent, Margot Arrosant avec sa carafe Son jardin planté dans un *** ; Ou bien quelque jeune poète Qui scande ses vers sibyllins, En contemplant la silhouette De Montmartre et de ses moulins. Par malheur, ma mansarde est vraie ; Il n'y grimpe aucun liseron, Et la vitre y fait voir sa taie, Sous l'ais verdi d'un vieux chevron. Pour la grisette et pour l'artiste, Pour le veuf et pour le garçon, Une mansarde est toujours triste : Le grenier n'est beau qu'en chanson. Jadis, sous le comble dont l'angle Penchait les fronts pour le baiser, L'amour, content d'un lit de sangle, Avec Suzon venait causer. Mais pour ouater notre joie, Il faut des murs capitonnés, Des flots de dentelle et de soie, Des lits par Monbro festonnés. Un soir, n'étant pas revenue, Margot s'attarde au mont Breda, Et Rigolette entretenue N'arrose plus son réséda. Voilà longtemps que le poète, Las de prendre la rime au vol, S'est fait reporter de gazette, Quittant le ciel pour l'entresol. Et l'on ne voit contre la vitre Qu'une vieille au maigre profil, Devant Minet, qu'elle chapitre, Tirant sans cesse un bout de fil.
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La mansarde
Sur les tuiles où se hasarde Le chat guettant l'oiseau qui boit, De mon balcon une mansarde Entre deux tuyaux s'aperçoit. Pour la parer d'un faux bien-être, Si je mentais comme un auteur, Je pourrais faire à sa fenêtre Un cadre de pois de senteur, Et vous y montrer Rigolette Riant à son petit miroir, Dont le tain rayé ne reflète Que la moitié de son oeil noir ; Ou, la robe encor sans agrafe, Gorge et cheveux au vent, Margot Arrosant avec sa carafe Son jardin planté dans un *** ; Ou bien quelque jeune poète Qui scande ses vers sibyllins, En contemplant la silhouette De Montmartre et de ses moulins. Par malheur, ma mansarde est vraie ; Il n'y grimpe aucun liseron, Et la vitre y fait voir sa taie, Sous l'ais verdi d'un vieux chevron. Pour la grisette et pour l'artiste, Pour le veuf et pour le garçon, Une mansarde est toujours triste : Le grenier n'est beau qu'en chanson. Jadis, sous le comble dont l'angle Penchait les fronts pour le baiser, L'amour, content d'un lit de sangle, Avec Suzon venait causer. Mais pour ouater notre joie, Il faut des murs capitonnés, Des flots de dentelle et de soie, Des lits par Monbro festonnés. Un soir, n'étant pas revenue, Margot s'attarde au mont Breda, Et Rigolette entretenue N'arrose plus son réséda. Voilà longtemps que le poète, Las de prendre la rime au vol, S'est fait reporter de gazette, Quittant le ciel pour l'entresol. Et l'on ne voit contre la vitre Qu'une vieille au maigre profil, Devant Minet, qu'elle chapitre, Tirant sans cesse un bout de fil.
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C'est le chien de Jean de Nivelle Qui mord sous l'œil même du guet Le chat de la mère Michel ; François-les-bas-bleus s'en égaie. La Lune à l'écrivain public Dispense sa lumière obscure Où Médor avec Angélique Verdissent sur le pauvre mur. Et voici venir La Ramée Sacrant en bon soldat du Roy. Sous son habit blanc mal famé, Son cœur ne se tient pas de joie, Car la boulangère... - Elle ? - Oui dam ! Bernant Lustucru, son vieil homme, A tantôt couronné sa flamme... Enfants, Dominus vobiscum ! Place ! en sa longue robe bleue Toute en satin qui fait frou-frou, C'est une impure, palsembleu ! Dans sa chaise qu'il faut qu'on loue Fût-on philosophe ou grigou, Car tant d'or s'y relève en bosse Que ce luxe insolent bafoue Tout le papier de monsieur Loss ! Arrière ! robin crotté ! place, Petit courtaud, petit abbé, Petit poète jamais las De la rime non attrapée ! Voici que la nuit vraie arrive... Cependant jamais fatigué D'être inattentif et naïf François-les-bas-bleus s'en égaie.
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Le chien de Jean de Nivelle
Le poème éploré se lamente ; le drame Souffre, et par vingt acteurs répand à flots son âme ; Et la foule accoudée un moment s'attendrie, Puis reprend : « Bah ! l'auteur est un homme d'esprit, Qui, sur de faux héros lançant de faux tonnerres, Rit de nous voir pleurer leurs maux imaginaires. Ma femme, calme-toi ; sèche tes yeux, ma soeur. » La foule a tort : l'esprit c'est le coeur ; le penseur Souffre de sa pensée et se brûle à sa flamme. Le poète a saigné le sang qui sort du drame ; Tous ces êtres qu'il fait l'étreignent de leurs noeuds ; Il tremble en eux, il vit en eux, il meurt en eux ; Dans sa création le poète tressaille ; Il est elle ; elle est lui ; quand dans l'ombre, il travaille, Il pleure, et s'arrachant les entrailles, les met Dans son drame, et, sculpteur, seul sur son noir sommet Pétrit sa propre chair dans l'argile sacrée ; Il y renaît sans cesse, et ce songeur qui crée Othello d'une larme, Alceste d'un sanglot, Avec eux pêle-mêle en ses oeuvres éclôt. Dans sa genèse immense et vraie, une et diverse, Lui, le souffrant du mal éternel, il se verse, Sans épuiser son flanc d'où sort une clarté. Ce qui fait qu'il est dieu, c'est plus d'humanité. Il est génie, étant, plus que les autres, homme. Corneille est à Rouen, mais son âme est à Rome ; Son front des vieux Catons porte le mâle ennui. Comme Shakspeare est pâle ! avant Hamlet, c'est lui Que le fantôme attend sur l'âpre plate-forme, Pendant qu'à l'horizon surgit la lune énorme. Du mal dont rêve Argan, Poquelin est mourant ; Il rit : oui, peuple, il râle ! Avec Ulysse errant, Homère éperdu fuit dans la brume marine. Saint Jean frissonne : au fond de sa sombre poitrine, L'Apocalypse horrible agite son tocsin. Eschyle ! Oreste marche et rugit dans ton sein, Et c'est, ô noir poète à la lèvre irritée, Sur ton crâne géant qu'est cloué Prométhée. Paris, janvier 1834.
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Le poème éploré se lamente
Le poème éploré se lamente ; le drame Souffre, et par vingt acteurs répand à flots son âme ; Et la foule accoudée un moment s'attendrie, Puis reprend : « Bah ! l'auteur est un homme d'esprit, Qui, sur de faux héros lançant de faux tonnerres, Rit de nous voir pleurer leurs maux imaginaires. Ma femme, calme-toi ; sèche tes yeux, ma soeur. » La foule a tort : l'esprit c'est le coeur ; le penseur Souffre de sa pensée et se brûle à sa flamme. Le poète a saigné le sang qui sort du drame ; Tous ces êtres qu'il fait l'étreignent de leurs noeuds ; Il tremble en eux, il vit en eux, il meurt en eux ; Dans sa création le poète tressaille ; Il est elle ; elle est lui ; quand dans l'ombre, il travaille, Il pleure, et s'arrachant les entrailles, les met Dans son drame, et, sculpteur, seul sur son noir sommet Pétrit sa propre chair dans l'argile sacrée ; Il y renaît sans cesse, et ce songeur qui crée Othello d'une larme, Alceste d'un sanglot, Avec eux pêle-mêle en ses oeuvres éclôt. Dans sa genèse immense et vraie, une et diverse, Lui, le souffrant du mal éternel, il se verse, Sans épuiser son flanc d'où sort une clarté. Ce qui fait qu'il est dieu, c'est plus d'humanité. Il est génie, étant, plus que les autres, homme. Corneille est à Rouen, mais son âme est à Rome ; Son front des vieux Catons porte le mâle ennui. Comme Shakspeare est pâle ! avant Hamlet, c'est lui Que le fantôme attend sur l'âpre plate-forme, Pendant qu'à l'horizon surgit la lune énorme. Du mal dont rêve Argan, Poquelin est mourant ; Il rit : oui, peuple, il râle ! Avec Ulysse errant, Homère éperdu fuit dans la brume marine. Saint Jean frissonne : au fond de sa sombre poitrine, L'Apocalypse horrible agite son tocsin. Eschyle ! Oreste marche et rugit dans ton sein, Et c'est, ô noir poète à la lèvre irritée, Sur ton crâne géant qu'est cloué Prométhée. Paris, janvier 1834.
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