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"perce" poems
~-English-~ The Beauty Of Flowers (Multiple Tankas I) A field of tulips Is where I laid down to sleep And dream a sweet dream Dew sparkled on the tulips And fell upon my fair cheeks In the shady woods Ladyslipper Orchids grow Near a babbling brook. Yellows and Pinks standing tall With ferns spreading all around. Beside the ocean The hibiscus are blooming Such a sweet perfume Lingers on the salty breeze Such beautiful rainbow hues Snowdrops are the first To appear blooming in frost Pure white heads nodding. Cold hardy and full of life, They offer a hope of Spring. Beside the farmhouse Gardenias are blooming White satin blossoms Their perfume is breathtaking Rain-washed petals of fragrance ~Timothy & Marian~ ~-French-~ La beauté des fleurs (plusieurs Tankas je) Un champ de tulipes Est où j'ai prévue de dormir Et un doux rêve Rosée brillait sur les tulipes Et tomba sur mes joues justes Dans les bois ombragés Ladyslipper orchidées poussent Près d'un petit ruisseau. Jaunes et roses debout Avec fougères répand tout autour. À côté de l'océan L'hibiscus sont en fleurs Tel un doux parfum S'attarde sur la brise salée Ces teintes belle arc-en-ciel Perce-neige est les premiers À comparaître fleurissant en gel Têtes blanches pures hochant la tête. Résistantes au froid et pleine de vie, Ils offrent un espoir de printemps. À côté de la ferme Gardénias sont en fleurs Fleurs de satin blancs Leur parfum est à couper le souffle Pétales restés du parfum ~ Timothy et Marian ~
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Jan 10, 2014
Jan 10, 2014 at 6:25 PM UTC
The Beauty Of Flowers (Multiple Tankas I)
~-English-~ The Beauty Of Flowers (Multiple Tankas I) A field of tulips Is where I laid down to sleep And dream a sweet dream Dew sparkled on the tulips And fell upon my fair cheeks In the shady woods Ladyslipper Orchids grow Near a babbling brook. Yellows and Pinks standing tall With ferns spreading all around. Beside the ocean The hibiscus are blooming Such a sweet perfume Lingers on the salty breeze Such beautiful rainbow hues Snowdrops are the first To appear blooming in frost Pure white heads nodding. Cold hardy and full of life, They offer a hope of Spring. Beside the farmhouse Gardenias are blooming White satin blossoms Their perfume is breathtaking Rain-washed petals of fragrance ~Timothy & Marian~ ~-French-~ La beauté des fleurs (plusieurs Tankas je) Un champ de tulipes Est où j'ai prévue de dormir Et un doux rêve Rosée brillait sur les tulipes Et tomba sur mes joues justes Dans les bois ombragés Ladyslipper orchidées poussent Près d'un petit ruisseau. Jaunes et roses debout Avec fougères répand tout autour. À côté de l'océan L'hibiscus sont en fleurs Tel un doux parfum S'attarde sur la brise salée Ces teintes belle arc-en-ciel Perce-neige est les premiers À comparaître fleurissant en gel Têtes blanches pures hochant la tête. Résistantes au froid et pleine de vie, Ils offrent un espoir de printemps. À côté de la ferme Gardénias sont en fleurs Fleurs de satin blancs Leur parfum est à couper le souffle Pétales restés du parfum ~ Timothy et Marian ~
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~~~~English~~~~ Such beauty takes away my breath As the sunrays shine across the peaceful path The trees of this forest sway and nod in the dancing breeze Which caresses my cheeks Pastel clouds in the watercolor sky Makes the forest with its path beautiful And birds sing and warble in the tall treetops God alone creates this beauty The bluebells bordering the path Are kissed by sparkling dewdrops And snowdrops have long come out of Their veil of snow Lacy green leaves from the blowing trees Provide shade in the sweet summer And the breezes provide coolness on a hot day At this lovely place of beauty ~~~~French~~~~ Une telle beauté enlève mon souffle Comme les rayons du soleil brille à travers la voie pacifique Les arbres de cette forêt se balancent et hocher la tête dans la brise dansante Qui caresse mes joues Pastels nuages dans le ciel aquarelle Rend la forêt avec son chemin belle Et les oiseaux chantent et modulées dans les hautes cimes Dieu seul crée cette beauté Les jacinthes qui bordent le chemin Sont caressées par les gouttes de rosée mousseux Perce-neige viennent depuis longtemps de Leur voile de neige Dentelles feuilles vertes des arbres de soufflage Fournir de l'ombre en été douce Et les brises offrent fraîcheur par une chaude journée À ce bel endroit d'une beauté ~Hilda~
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Mar 12, 2013
Mar 12, 2013 at 10:32 PM UTC
The Path Of Sunrays
Liberté Egalité Fraternité, le vrai Triptyque Républicain En hommage à nos ancêtres qui surent être ambitieux et fonder un triptyque toujours primordial, jamais accompli ni vraiment réalisé. LIBERTE ! Frêle comme doigts d’enfants, Plus précieuse qu’un diamant, Ton seul parfum nous enivre Et comme, un bon vin, nous grise. Tu es hymne à la vie Qui fait lever des envies. Tu suscite des passions, Libère des émotions. Tu fus conquise de haute lutte Par nos ancêtres en tumulte. Ils nous donnèrent pour mission D’en multiplier les brandons. A trop de Peuples, elle fait défaut. Elle ne supporte aucun bâillon Car si l’être vit bien de pain, Il veut aussi choisir son chemin. Si tous les pouvoirs la craignent, Ma, si belle, tu charmes et envoute, Mets les tyrans en déroute, Sœur de Marianne la belle. *** EGALITE ! Elle fut la devise d’Athènes, Et révérée par les Romains. Elle naquit en 89, avec la liberté du Peuple, Est fille de Révolution. Elle abolit les distinctions Séparant les êtres sans raison. Ouvre la voie à tous talents Sans s’encombrer de parchemins. C’est un alcool enivrant Que l’égalité des droits. C’est aussi une promesse De secourir celui qui choit. Si l’égalité fait tant peur, C’est que son regard de lynx Perce les supercheries Et voit les hommes tels qu’ils sont. FRATERNITE ! Elle coule, coule comme le miel, Nectar de la ruche humaine. Elle sait embellir nos vies, Et faire reculer la grisaille, Du calcul, froid et égoïste. Dans la devise Républicaine Elle tient la baguette de l’orchestre. Comme un peintre inspiré, elle met, Sur la toile, vive et vermillon. Elle nous incite à l’humanisme. Elle est petite fille de 89, fille de quarante –huit Mais sut renaître en 68. Elle est crainte par les puissants, Qui n’ont jamais connu qu’argent, C’est pourtant une essence rare. Dans les temps durs, elle se cache, Mais vient ouvrir la porte Au Résistant pourchassé. Elle n’hésite pas aujourd’hui À secourir un «sans papier» Sa sœur est générosité. Elle est la valeur suprême, Qui rend possible le «vivre ensemble» Et permet même au solitaire De faire battre un cœur solidaire. La fraternité reste la vraie conquête de l’humain. Paul d’Aubin (Paul Arrighi) à Toulouse; France.
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May 6, 2014
May 6, 2014 at 8:07 AM UTC
Liberté Egalité Fraternité, le vrai Triptyque Républicain
Liberté Egalité Fraternité, le vrai Triptyque Républicain En hommage à nos ancêtres qui surent être ambitieux et fonder un triptyque toujours primordial, jamais accompli ni vraiment réalisé. LIBERTE ! Frêle comme doigts d’enfants, Plus précieuse qu’un diamant, Ton seul parfum nous enivre Et comme, un bon vin, nous grise. Tu es hymne à la vie Qui fait lever des envies. Tu suscite des passions, Libère des émotions. Tu fus conquise de haute lutte Par nos ancêtres en tumulte. Ils nous donnèrent pour mission D’en multiplier les brandons. A trop de Peuples, elle fait défaut. Elle ne supporte aucun bâillon Car si l’être vit bien de pain, Il veut aussi choisir son chemin. Si tous les pouvoirs la craignent, Ma, si belle, tu charmes et envoute, Mets les tyrans en déroute, Sœur de Marianne la belle. *** EGALITE ! Elle fut la devise d’Athènes, Et révérée par les Romains. Elle naquit en 89, avec la liberté du Peuple, Est fille de Révolution. Elle abolit les distinctions Séparant les êtres sans raison. Ouvre la voie à tous talents Sans s’encombrer de parchemins. C’est un alcool enivrant Que l’égalité des droits. C’est aussi une promesse De secourir celui qui choit. Si l’égalité fait tant peur, C’est que son regard de lynx Perce les supercheries Et voit les hommes tels qu’ils sont. FRATERNITE ! Elle coule, coule comme le miel, Nectar de la ruche humaine. Elle sait embellir nos vies, Et faire reculer la grisaille, Du calcul, froid et égoïste. Dans la devise Républicaine Elle tient la baguette de l’orchestre. Comme un peintre inspiré, elle met, Sur la toile, vive et vermillon. Elle nous incite à l’humanisme. Elle est petite fille de 89, fille de quarante –huit Mais sut renaître en 68. Elle est crainte par les puissants, Qui n’ont jamais connu qu’argent, C’est pourtant une essence rare. Dans les temps durs, elle se cache, Mais vient ouvrir la porte Au Résistant pourchassé. Elle n’hésite pas aujourd’hui À secourir un «sans papier» Sa sœur est générosité. Elle est la valeur suprême, Qui rend possible le «vivre ensemble» Et permet même au solitaire De faire battre un cœur solidaire. La fraternité reste la vraie conquête de l’humain. Paul d’Aubin (Paul Arrighi) à Toulouse; France.
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it's the clavicles her the inching of the (her)the vulnerable teasing the at the edges pink the trimmed in neatness the amble of girlness palish ******* just and softer coiling hushed by an inch of boyness) she(the)her(the) by the way sir(the) i 'er the gonna perce ya a radiant by the folding o' yer faultless gleaming (spear to plunge) your heart and ***** a rill to let of crimson mangé
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Jul 31, 2013
Jul 31, 2013 at 1:51 PM UTC
Untitled
- Qu'es-tu, passant ? Le bois est sombre, Les corbeaux volent en grand nombre, Il va pleuvoir. - Je suis celui qui va dans l'ombre, Le Chasseur Noir ! Les feuilles des bois, du vent remuées, Sifflent... on dirait Qu'un sabbat nocturne emplit de huées Toute la forêt ; Dans une clairière au sein des nuées La lune apparaît. - Chasse le daim, chasse la biche, Cours dans les bois, cours dans la friche, Voici le soir. Chasse le czar, chasse l'Autriche, Ô Chasseur Noir ! Les feuilles des bois - Souffle en ton cor, boucle ta guêtre, Chasse les cerfs qui viennent paître Près du manoir. Chasse le roi, chasse le prêtre, Ô Chasseur Noir ! Les feuilles des bois - Il tonne, il pleut, c'est le déluge. Le renard fuit, pas de refuge Et pas d'espoir ! Chasse l'espion, chasse le juge, Ô Chasseur Noir ! Les feuilles des bois - Tous les démons de saint-Antoine Bondissent dans la folle avoine Sans t'émouvoir ; Chasse l'abbé, chasse le moine, Ô Chasseur Noir ! Les feuilles des bois - Chasse les ours ! ta meute jappe. Que pas un sanglier n'échappe ! Fais ton devoir ! Chasse César, chasse le pape, Ô Chasseur Noir ! Les feuilles des bois - Le loup de ton sentier s'écarte. Que ta meute à sa suite parte ! Cours ! fais-le choir ! Chasse le brigand Bonaparte, Ô Chasseur Noir ! Les feuilles des bois, du vent remuées, Tombent... on dirait Que le sabbat sombre aux rauques huées À fui la forêt ; Le clair chant du coq perce les nuées ; Ciel ! l'aube apparaît ! Tout reprend sa forme première. Tu redeviens la France altière Si belle à voir, L'ange blanc vêtu de lumière, Ô Chasseur Noir ! Les feuilles des bois, du vent remuées, Tombent... on dirait Que le sabbat sombre aux rauques huées À fui la forêt ; Le clair chant du coq perce les nuées, Ciel ! l'aube apparaît ! Jersey, le 22 octobre 1852.
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Le chasseur noir
- Qu'es-tu, passant ? Le bois est sombre, Les corbeaux volent en grand nombre, Il va pleuvoir. - Je suis celui qui va dans l'ombre, Le Chasseur Noir ! Les feuilles des bois, du vent remuées, Sifflent... on dirait Qu'un sabbat nocturne emplit de huées Toute la forêt ; Dans une clairière au sein des nuées La lune apparaît. - Chasse le daim, chasse la biche, Cours dans les bois, cours dans la friche, Voici le soir. Chasse le czar, chasse l'Autriche, Ô Chasseur Noir ! Les feuilles des bois - Souffle en ton cor, boucle ta guêtre, Chasse les cerfs qui viennent paître Près du manoir. Chasse le roi, chasse le prêtre, Ô Chasseur Noir ! Les feuilles des bois - Il tonne, il pleut, c'est le déluge. Le renard fuit, pas de refuge Et pas d'espoir ! Chasse l'espion, chasse le juge, Ô Chasseur Noir ! Les feuilles des bois - Tous les démons de saint-Antoine Bondissent dans la folle avoine Sans t'émouvoir ; Chasse l'abbé, chasse le moine, Ô Chasseur Noir ! Les feuilles des bois - Chasse les ours ! ta meute jappe. Que pas un sanglier n'échappe ! Fais ton devoir ! Chasse César, chasse le pape, Ô Chasseur Noir ! Les feuilles des bois - Le loup de ton sentier s'écarte. Que ta meute à sa suite parte ! Cours ! fais-le choir ! Chasse le brigand Bonaparte, Ô Chasseur Noir ! Les feuilles des bois, du vent remuées, Tombent... on dirait Que le sabbat sombre aux rauques huées À fui la forêt ; Le clair chant du coq perce les nuées ; Ciel ! l'aube apparaît ! Tout reprend sa forme première. Tu redeviens la France altière Si belle à voir, L'ange blanc vêtu de lumière, Ô Chasseur Noir ! Les feuilles des bois, du vent remuées, Tombent... on dirait Que le sabbat sombre aux rauques huées À fui la forêt ; Le clair chant du coq perce les nuées, Ciel ! l'aube apparaît ! Jersey, le 22 octobre 1852.
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Salut ! bois couronnés d'un reste de verdure ! Feuillages jaunissants sur les gazons épars ! Salut, derniers beaux jours ! Le deuil de la nature Convient à la douleur et plaît à mes regards ! Je suis d'un pas rêveur le sentier solitaire, J'aime à revoir encor, pour la dernière fois, Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière Perce à peine à mes pieds l'obscurité des bois ! Oui, dans ces jours d'automne où la nature expire, A ses regards voilés, je trouve plus d'attraits, C'est l'adieu d'un ami, c'est le dernier sourire Des lèvres que la mort va fermer pour jamais ! Ainsi, prêt à quitter l'horizon de la vie, Pleurant de mes longs jours l'espoir évanoui, Je me retourne encore, et d'un regard d'envie Je contemple ses biens dont je n'ai pas joui ! Terre, soleil, vallons, belle et douce nature, Je vous dois une larme aux bords de mon tombeau ; L'air est si parfumé ! la lumière est si pure ! Aux regards d'un mourant le soleil est si beau ! Je voudrais maintenant vider jusqu'à la lie Ce calice mêlé de nectar et de fiel ! Au fond de cette coupe où je buvais la vie, Peut-être restait-il une goutte de miel ? Peut-être l'avenir me gardait-il encore Un retour de bonheur dont l'espoir est perdu ? Peut-être dans la foule, une âme que j'ignore Aurait compris mon âme, et m'aurait répondu ? La fleur tombe en livrant ses parfums au zéphire ; A la vie, au soleil, ce sont là ses adieux ; Moi, je meurs; et mon âme, au moment qu'elle expire, S'exhale comme un son triste et mélodieux.
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L'automne
Salut ! bois couronnés d'un reste de verdure ! Feuillages jaunissants sur les gazons épars ! Salut, derniers beaux jours ! Le deuil de la nature Convient à la douleur et plaît à mes regards ! Je suis d'un pas rêveur le sentier solitaire, J'aime à revoir encor, pour la dernière fois, Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière Perce à peine à mes pieds l'obscurité des bois ! Oui, dans ces jours d'automne où la nature expire, A ses regards voilés, je trouve plus d'attraits, C'est l'adieu d'un ami, c'est le dernier sourire Des lèvres que la mort va fermer pour jamais ! Ainsi, prêt à quitter l'horizon de la vie, Pleurant de mes longs jours l'espoir évanoui, Je me retourne encore, et d'un regard d'envie Je contemple ses biens dont je n'ai pas joui ! Terre, soleil, vallons, belle et douce nature, Je vous dois une larme aux bords de mon tombeau ; L'air est si parfumé ! la lumière est si pure ! Aux regards d'un mourant le soleil est si beau ! Je voudrais maintenant vider jusqu'à la lie Ce calice mêlé de nectar et de fiel ! Au fond de cette coupe où je buvais la vie, Peut-être restait-il une goutte de miel ? Peut-être l'avenir me gardait-il encore Un retour de bonheur dont l'espoir est perdu ? Peut-être dans la foule, une âme que j'ignore Aurait compris mon âme, et m'aurait répondu ? La fleur tombe en livrant ses parfums au zéphire ; A la vie, au soleil, ce sont là ses adieux ; Moi, je meurs; et mon âme, au moment qu'elle expire, S'exhale comme un son triste et mélodieux.
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Une silhouette Devant la grande mosquée Une ombre se perd Fusée propulsée Les petits bras D'un bébé porté Une mère basse **** de l'ancienne église Eclate de rire Des terrasses pleines La marque d'un violon Redessine un visage Une goute de vin En plein coeur de mon esprit Perce un gout amer   Ma route s’en va Vers des océans Devenus pierre Dans la nuit Le cavalier trouve La poudre colorée   Les humains sont Une tapisserie Sans motifs La route du vin Trompé de chemin Je vais et viens Dans le metro Le charbon s'entasse Pour ses vacances
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Feb 24, 2017
Feb 24, 2017 at 5:23 AM UTC
Rires insensés
Malheureux comme les pierres triste au possible l'homme maigre le pupitre à musique aurait voulu périr Quel froid Le vent me perce à l'endroit des feuilles des oreilles mortes Seul comment battre la semelle Sur quel pied danser toute la semaine Le silence à n'en plus finir Pour tromper l'hiver jamais un mot tendre L'ombre de l'âme de l'ami L'écriture Rien que l'adresse Mon sang ne ferait qu'un tour Les sons se perdent dans l'espace. comme des doigts gelés Plus rien qu'un patin abandonné sur la glace Le quidam On voit le jour au travers.
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Personne pâle
I Que m'importe que tu sois sage ? Sois belle ! et sois triste ! Les pleurs Ajoutent un charme au visage, Comme le fleuve au paysage ; L'orage rajeunit les fleurs. Je t'aime surtout quand la joie S'enfuit de ton front terrassé ; Quand ton coeur dans l'horreur se noie ; Quand sur ton présent se déploie Le nuage affreux du passé. Je t'aime quand ton grand oeil verse Une eau chaude comme le sang ; Quand, malgré ma main qui te berce, Ton angoisse, trop lourde, perce Comme un râle d'agonisant. J'aspire, volupté divine ! Hymne profond, délicieux ! Tous les sanglots de ta poitrine, Et crois que ton coeur s'illumine Des perles que versent tes yeux ! II Je sais que ton coeur, qui regorge De vieux amours déracinés, Flamboie encor comme une forge, Et que tu couves sous ta gorge Un peu de l'orgueil des damnés ; Mais tant, ma chère, que tes rêves N'auront pas reflété l'Enfer, Et qu'en un cauchemar sans trêves, Songeant de poisons et de glaives, Eprise de poudre et de fer, N'ouvrant à chacun qu'avec crainte, Déchiffrant le malheur partout, Te convulsant quand l'heure tinte, Tu n'auras pas senti l'étreinte De l'irrésistible Dégoût, Tu ne pourras, esclave reine Qui ne m'aimes qu'avec effroi, Dans l'horreur de la nuit malsaine, Me dire, l'âme de cris pleine : " Je suis ton égale, Ô mon Roi ! "
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Madrigal triste
Quelle soirée ! ô dieu ! que j'ai souffert ! Dans un trouble charmant je suivais l'Espérance ; Elle enchantait pour moi les apprêts du concert, Et je devais y pleurer ton absence. Dans la foule cent fois j'ai cru t'apercevoir ; Mes vœux toujours trahis n'embrassaient que ton ombre ; L'amour me la laissait tout à coup entrevoir, Pour l'entraîner bientôt vers le coin le plus sombre. Séduite par mon cœur toujours plus agité, Je voyais dans le vague errer ta douce image, Comme un astre chéri, qu'enveloppe un nuage, Par des rayons douteux perce l'obscurité. Pour la première fois insensible à les charmes, Art d'Orphée, art du cœur, j'ai méconnu ta loi : J'étais toute à l'Amour, lui seul régnait sur moi, Et le cruel faisait couler mes larmes ! D'un chant divin goûte-t-on la douceur Lorsqu'on attend la voix de celui que l'on aime ? Je craignais ton charme suprême, II nourrissait trop ma langueur. Les sons d'une harpe plaintive En frappant sur mon sein le faisaient tressaillir ; Ils fatiguaient mon oreille attentive, Et je me sentais défaillir. Et toi ! que faisais-tu, mon idole chérie, Quand ton absence éternisait le jour ? Quand je donnais tout mon être à l'amour, M'as-tu donné ta rêverie ? As-tu gémi de la longueur du temps ? D'un soir... d'un siècle écoulé pour attendre ? Non ! son poids douloureux accable le plus tendre ; Seule, j'en ai compté les heures, les instants : J'ai langui sans bonheur, de moi-même arrachée ; Et toi, tu ne m'as point cherchée ! Mais quoi ! L'impatience a soulevé mon sein, Et, lasse de rougir de ma tendre infortune, Je me dérobe à ce bruyant essaim Des papillons du soir, dont l'hommage importune. L'heure, aujourd'hui si lente à s'écouler pour moi, Ne marche pas encore avec plus de vitesse ; Mais je suis seule au moins, seule avec ma tristesse, Et je trace, en rêvant, cette lettre pour toi, Pour toi, que j'espérais, que j'accuse, que j'aime ! Pour toi, mon seul désir, mon tourment, mon bonheur ! Mais je ne veux la livrer qu'à toi-même, Et tu la liras sur mon cœur.
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Le concert
Quelle soirée ! ô dieu ! que j'ai souffert ! Dans un trouble charmant je suivais l'Espérance ; Elle enchantait pour moi les apprêts du concert, Et je devais y pleurer ton absence. Dans la foule cent fois j'ai cru t'apercevoir ; Mes vœux toujours trahis n'embrassaient que ton ombre ; L'amour me la laissait tout à coup entrevoir, Pour l'entraîner bientôt vers le coin le plus sombre. Séduite par mon cœur toujours plus agité, Je voyais dans le vague errer ta douce image, Comme un astre chéri, qu'enveloppe un nuage, Par des rayons douteux perce l'obscurité. Pour la première fois insensible à les charmes, Art d'Orphée, art du cœur, j'ai méconnu ta loi : J'étais toute à l'Amour, lui seul régnait sur moi, Et le cruel faisait couler mes larmes ! D'un chant divin goûte-t-on la douceur Lorsqu'on attend la voix de celui que l'on aime ? Je craignais ton charme suprême, II nourrissait trop ma langueur. Les sons d'une harpe plaintive En frappant sur mon sein le faisaient tressaillir ; Ils fatiguaient mon oreille attentive, Et je me sentais défaillir. Et toi ! que faisais-tu, mon idole chérie, Quand ton absence éternisait le jour ? Quand je donnais tout mon être à l'amour, M'as-tu donné ta rêverie ? As-tu gémi de la longueur du temps ? D'un soir... d'un siècle écoulé pour attendre ? Non ! son poids douloureux accable le plus tendre ; Seule, j'en ai compté les heures, les instants : J'ai langui sans bonheur, de moi-même arrachée ; Et toi, tu ne m'as point cherchée ! Mais quoi ! L'impatience a soulevé mon sein, Et, lasse de rougir de ma tendre infortune, Je me dérobe à ce bruyant essaim Des papillons du soir, dont l'hommage importune. L'heure, aujourd'hui si lente à s'écouler pour moi, Ne marche pas encore avec plus de vitesse ; Mais je suis seule au moins, seule avec ma tristesse, Et je trace, en rêvant, cette lettre pour toi, Pour toi, que j'espérais, que j'accuse, que j'aime ! Pour toi, mon seul désir, mon tourment, mon bonheur ! Mais je ne veux la livrer qu'à toi-même, Et tu la liras sur mon cœur.
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Fable VI, Livre IV. Or çà, mes amis, essayons De vous redire en vers tout ce que la chandelle Disait naguère en prose, en voyant ses rayons Porter jusqu'à six pas la lumière autour d'elle. « Ce n'est pas tout-à-fait la clarté du soleil, Et je n'éclaire pas une sphère aussi grande. À cela près, je le demande, xxMon rôle au sien n'est-il pas tout pareil ? À votre gré, monsieur, à votre goût, madame, Écrivez, jouez ou lisez, Tricotez, brodez ou cousez, À qui veut en user je prodigue ma flamme. Vous blâmez le soleil de trop tôt se coucher, De se lever trop **** ; qu'il dorme en paix sous l'onde, Et l'on ne saura pas s'il est nuit en ce monde, Pour peu qu'on ait pris place à cette table ronde, Et que l'on pense à me moucher. » Cependant le soleil, averti par les heures, Plus alerte et plus radieux, Avait abandonné les humides demeures, Et ses premiers rayons doraient déjà les cieux. À mesure qu'il perce et dissipe les voiles Par la nuit étendus sur le monde obscurci, Voyez-vous pâlir les étoiles ? Les étoiles, la lune, et la chandelle aussi ! Ainsi, dans mainte académie, Passez-moi la comparaison, Le faux esprit s'éclipse auprès de la raison ; Le bel esprit s'éclipse à côté du génie. « Mon enfant, » dit l'astre du jour, En plaignant sa rivale à demi consumée De perdre sa gloire en fumée, « Veux-tu de ton triomphe assurer le retour : Fais tout fermer, porte, fenêtre, Volets surtout ; fais que la nuit Règne à jamais dans ce réduit : La nuit te fait briller ; je la fais disparaître. »
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Le soleil et la chandelle
Fable VI, Livre IV. Or çà, mes amis, essayons De vous redire en vers tout ce que la chandelle Disait naguère en prose, en voyant ses rayons Porter jusqu'à six pas la lumière autour d'elle. « Ce n'est pas tout-à-fait la clarté du soleil, Et je n'éclaire pas une sphère aussi grande. À cela près, je le demande, xxMon rôle au sien n'est-il pas tout pareil ? À votre gré, monsieur, à votre goût, madame, Écrivez, jouez ou lisez, Tricotez, brodez ou cousez, À qui veut en user je prodigue ma flamme. Vous blâmez le soleil de trop tôt se coucher, De se lever trop **** ; qu'il dorme en paix sous l'onde, Et l'on ne saura pas s'il est nuit en ce monde, Pour peu qu'on ait pris place à cette table ronde, Et que l'on pense à me moucher. » Cependant le soleil, averti par les heures, Plus alerte et plus radieux, Avait abandonné les humides demeures, Et ses premiers rayons doraient déjà les cieux. À mesure qu'il perce et dissipe les voiles Par la nuit étendus sur le monde obscurci, Voyez-vous pâlir les étoiles ? Les étoiles, la lune, et la chandelle aussi ! Ainsi, dans mainte académie, Passez-moi la comparaison, Le faux esprit s'éclipse auprès de la raison ; Le bel esprit s'éclipse à côté du génie. « Mon enfant, » dit l'astre du jour, En plaignant sa rivale à demi consumée De perdre sa gloire en fumée, « Veux-tu de ton triomphe assurer le retour : Fais tout fermer, porte, fenêtre, Volets surtout ; fais que la nuit Règne à jamais dans ce réduit : La nuit te fait briller ; je la fais disparaître. »
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Dancing Desire/Désire dansant_ Chest to chest I gently rest My heart On the beat Of your heartbeat Peau contre peau Mon coeur, doucement Se repose contre Le rythme De ton coeur My secrets shine Enchanted music Along the symphonic Mild and melodic Lines of your lips Mes secrets brillent Musique magique Le long des symphoniques Douces et mélodiques Lignes de tes lèvres The handsomeness Of your proud eyes Pierces the skies Of my pleasures Tender treasures La délicatesse De tes yeux fiers Perce les ciels De mes plaisirs Trésors de tendresses Passionately And endlessly In this blissful Embrace I trace Your soft face Passionnément Et éternellement Dans ce paysage Je trace les traits De ton doux visage The dance goes on Over and over Oh my lover As we hold on To each other On danse encore Encore et encore Oh mon amour En se tenant L’un contre l’autre The night draws near So do her sands We touch this time With our hands Realm of the rhyme La nuit est proche Ses sables approchent Nous touchons de nos doigts Le temps, royaume De la rime My secrets shine Enchanted music Along the symphonic Mild and melodic Lines of your lips Mes secrets brillent Musique magique Le long des symphoniques Douces et mélodiques Lignes de tes lèvres The stars cannot The dust will not Or so it seems Destroy our dreams Lost in the streams Les étoiles ne vont pas La poussière ne va pas Il semblerait du moins Détruire nos lendemains Perdus dans les courants In the motion Of this passion In your fusion You feel the heat Hold to the beat En mouvement De cette passion Dans ta fusion Suis le rythme De cette heure Let the peaceful Night wrap its shade So we can fade Away graceful Within our bodies. Laisse la calme nuit Nous voiler Gracieusement nous laisser Disparaitre au **** dans l’or De nos corps. February, 23 2015 23 Février 2015 University of California, Riverside Université de Californie, Riverside
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Nov 28, 2015
Nov 28, 2015 at 6:43 AM UTC
To Aaron,À Aaron,
Dancing Desire/Désire dansant_ Chest to chest I gently rest My heart On the beat Of your heartbeat Peau contre peau Mon coeur, doucement Se repose contre Le rythme De ton coeur My secrets shine Enchanted music Along the symphonic Mild and melodic Lines of your lips Mes secrets brillent Musique magique Le long des symphoniques Douces et mélodiques Lignes de tes lèvres The handsomeness Of your proud eyes Pierces the skies Of my pleasures Tender treasures La délicatesse De tes yeux fiers Perce les ciels De mes plaisirs Trésors de tendresses Passionately And endlessly In this blissful Embrace I trace Your soft face Passionnément Et éternellement Dans ce paysage Je trace les traits De ton doux visage The dance goes on Over and over Oh my lover As we hold on To each other On danse encore Encore et encore Oh mon amour En se tenant L’un contre l’autre The night draws near So do her sands We touch this time With our hands Realm of the rhyme La nuit est proche Ses sables approchent Nous touchons de nos doigts Le temps, royaume De la rime My secrets shine Enchanted music Along the symphonic Mild and melodic Lines of your lips Mes secrets brillent Musique magique Le long des symphoniques Douces et mélodiques Lignes de tes lèvres The stars cannot The dust will not Or so it seems Destroy our dreams Lost in the streams Les étoiles ne vont pas La poussière ne va pas Il semblerait du moins Détruire nos lendemains Perdus dans les courants In the motion Of this passion In your fusion You feel the heat Hold to the beat En mouvement De cette passion Dans ta fusion Suis le rythme De cette heure Let the peaceful Night wrap its shade So we can fade Away graceful Within our bodies. Laisse la calme nuit Nous voiler Gracieusement nous laisser Disparaitre au **** dans l’or De nos corps. February, 23 2015 23 Février 2015 University of California, Riverside Université de Californie, Riverside
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They were fighting here Living here Enveloped in a life That none have since seen And I work here I watch as they fight My nose drips My eyes water as I see their bodies fall to the ground Their brothers, fathers, best friends die before them. I wade into the shallows of time I push against its thick film But i cannot pass I can do nothing but watch as they fight, suffer, and lose.
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Jul 8, 2013
Jul 8, 2013 at 3:04 PM UTC
Nez Perce
Rues, campagnes, où courais-je ? Les glaces me chassaient aux tournants vers d'autres mares. Les boulevards verts ! Jadis, j'admirais sans baisser les paupières, mais le soleil n'est plus un hortensia. La victoria joue au char symbolique : Flore et cette fille aux lèvres pâles. Trop de luxe pour une prairie sans prétention : aux pavois, les drapeaux ! toutes les amantes seront aux fenêtres. En mon honneur ? Vous vous trompez. Le jour me pénètre. Que me veulent les miroirs blancs et ces femmes croisées ? Mensonge ou jeu ? Mon sang n'a pas cette couleur. Sur le bitume flambant de Mars, ô perce-neiges ! tout le monde a compris mon cœur. J'ai eu honte, j'ai eu honte, oh !
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Pur jeudi
Toi qui du jour mourant consoles la nature, Parais, flambeau des nuits, lève-toi dans les cieux ; Etends autour de moi, sur la pâle verdure, Les douteuses clartés d'un jour mystérieux ! Tous les infortunés chérissent ta lumière ; L'éclat brillant du jour repousse leurs douleurs : Aux regards du soleil ils ferment leur paupière, Et rouvrent devant toi leurs yeux noyés de pleurs. Viens guider mes pas vers la tombe Où ton rayon s'est abaissé, Où chaque soir mon genou tombe Sur un saint nom presque effacé. Mais quoi ! la pierre le repousse !... J'entends !... oui ! des pas sur la mousse ! Un léger souffle a murmuré ; Mon oeil se trouble, je chancelle : Non, non, ce n'est plus toi ; c'est elle Dont le regard m'a pénétré !... Est-ce bien toi ? toi qui t'inclines Sur celui qui fut ton amant ? Parle ; que tes lèvres divines Prononcent un mot seulement. Ce mot que murmurait ta bouche Quand, planant sur ta sombre couche, La mort interrompit ta voix. Sa bouche commence... Ah ! j'achève : Oui, c'est toi ! ce n'est point un rêve ! Anges du ciel, je la revois !... Ainsi donc l'ardente prière Perce le ciel et les enfers ! Ton âme a franchi la barrière Qui sépare deux univers ! Gloire à ton nom, Dieu qui l'envoie ! Ta grâce a permis que je voie Ce que mes yeux cherchaient toujours. Que veux-tu ? faut-il que je meure ? Tiens, je te donne pour cette heure Toutes les heures de mes jours ! Mais quoi ! sur ce rayon déjà l'ombre s'envole ! Pour un siècle de pleurs une seule parole ! Est-ce tout ?... C'est assez ! Astre que j'ai chanté, J'en bénirai toujours ta pieuse clarté, Soit que dans nos climats, empire des orages, Comme un vaisseau voguant sur la mer des nuages, Tu perces rarement la triste obscurité ; Soit que sous ce beau ciel, propice à ta lumière, Dans un limpide azur poursuivant ta carrière, Des couleurs du matin tu dores les coteaux ; Ou que, te balançant sur une mer tranquille, Et teignant de tes feux sa surface immobile, Tes rayons argentés se brisent dans les eaux !
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Apparition
Toi qui du jour mourant consoles la nature, Parais, flambeau des nuits, lève-toi dans les cieux ; Etends autour de moi, sur la pâle verdure, Les douteuses clartés d'un jour mystérieux ! Tous les infortunés chérissent ta lumière ; L'éclat brillant du jour repousse leurs douleurs : Aux regards du soleil ils ferment leur paupière, Et rouvrent devant toi leurs yeux noyés de pleurs. Viens guider mes pas vers la tombe Où ton rayon s'est abaissé, Où chaque soir mon genou tombe Sur un saint nom presque effacé. Mais quoi ! la pierre le repousse !... J'entends !... oui ! des pas sur la mousse ! Un léger souffle a murmuré ; Mon oeil se trouble, je chancelle : Non, non, ce n'est plus toi ; c'est elle Dont le regard m'a pénétré !... Est-ce bien toi ? toi qui t'inclines Sur celui qui fut ton amant ? Parle ; que tes lèvres divines Prononcent un mot seulement. Ce mot que murmurait ta bouche Quand, planant sur ta sombre couche, La mort interrompit ta voix. Sa bouche commence... Ah ! j'achève : Oui, c'est toi ! ce n'est point un rêve ! Anges du ciel, je la revois !... Ainsi donc l'ardente prière Perce le ciel et les enfers ! Ton âme a franchi la barrière Qui sépare deux univers ! Gloire à ton nom, Dieu qui l'envoie ! Ta grâce a permis que je voie Ce que mes yeux cherchaient toujours. Que veux-tu ? faut-il que je meure ? Tiens, je te donne pour cette heure Toutes les heures de mes jours ! Mais quoi ! sur ce rayon déjà l'ombre s'envole ! Pour un siècle de pleurs une seule parole ! Est-ce tout ?... C'est assez ! Astre que j'ai chanté, J'en bénirai toujours ta pieuse clarté, Soit que dans nos climats, empire des orages, Comme un vaisseau voguant sur la mer des nuages, Tu perces rarement la triste obscurité ; Soit que sous ce beau ciel, propice à ta lumière, Dans un limpide azur poursuivant ta carrière, Des couleurs du matin tu dores les coteaux ; Ou que, te balançant sur une mer tranquille, Et teignant de tes feux sa surface immobile, Tes rayons argentés se brisent dans les eaux !
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Sonnet. Toi que tes grands aïeux, du fond de leur sommeil, Accablent sous le poids d'une illustre mémoire, Tu n'auras pas senti ton nom dans la nuit noire Éclore, et comme une aube y faire un point vermeil ! Je te plains, car peut-être à tes aïeux pareil, Tu les vaux, mais le monde ébloui n'y peut croire : Ton mérite rayonne indistinct dans leur gloire, Satellite abîmé dans l'éclat d'un soleil. Ah ! L'enfant dont la souche est dans l'ombre perdue, Peut du moins arracher au séculaire oubli Le nom qu'il y ramasse encore enseveli ; Dans la durée immense et l'immense étendue Son étoile, qui perce où d'autres ont pâli, Peut luire par soi-même et n'est point confondue !
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Les fils
Étoiles, qui d'en haut voyez valser les mondes, Faites pleuvoir sur moi, de vos paupières blondes, Vos pleurs de diamant ; Lune, lis de la nuit, fleur du divin parterre, Verse-moi tes rayons, ô blanche solitaire, Du fond du firmament ! Oeil ouvert sans repos au milieu de l'espace, Perce, soleil puissant, ce nuage qui passe ! Que je te voie encor ; Aigles, vous qui fouettez le ciel à grands coups d'ailes, Griffons au vol de feu, rapides hirondelles, Prêtez-moi votre essor ! Vents, qui prenez aux fleurs leurs âmes parfumées Et les aveux d'amour aux bouches bien-aimées ; Air sauvage des monts, Encor tout imprégné des senteurs du mélèze ; Brise de l'Océan où l'on respire à l'aise, Emplissez mes poumons ! Avril, pour m'y coucher, m'a fait un tapis d'herbe ; Le lilas sur mon front s'épanouit en gerbe, Nous sommes au printemps. Prenez-moi dans vos bras, doux rêves du poète, Entre vos seins polis posez ma pauvre tête Et bercez-moi longtemps. **** de moi, cauchemars, spectres des nuits ! Les roses, Les femmes, les chansons, toutes les belles choses Et tous les beaux amours, Voilà ce qu'il me faut. Salut, ô muse antique, Muse au frais laurier vert, à la blanche tunique, Plus jeune tous les jours ! Brune aux yeux de lotus, blonde à paupière noire, Ô Grecque de Milet, sur l'escabeau d'ivoire Pose tes beaux pieds nus ; Que d'un nectar vermeil la coupe se couronne ! Je bois à ta beauté d'abord, blanche Théone, Puis aux dieux inconnus. Ta gorge est plus lascive et plus souple que l'onde ; Le lait n'est pas si pur et la pomme est moins ronde. Allons, un beau baiser ! Hâtons-nous, hâtons-nous ! Notre vie, ô Théone, Est un cheval ailé que le Temps éperonne, Hâtons-nous d'en user. Chantons Io, Péan !... Mais quelle est cette femme Si pâle sous son voile ? Ah ! c'est toi, vieille infâme ! Je vois ton crâne ras ; Je vois tes grands yeux creux, prostituée immonde, Courtisane éternelle environnant le monde Avec tes maigres bras !
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Étoiles
Étoiles, qui d'en haut voyez valser les mondes, Faites pleuvoir sur moi, de vos paupières blondes, Vos pleurs de diamant ; Lune, lis de la nuit, fleur du divin parterre, Verse-moi tes rayons, ô blanche solitaire, Du fond du firmament ! Oeil ouvert sans repos au milieu de l'espace, Perce, soleil puissant, ce nuage qui passe ! Que je te voie encor ; Aigles, vous qui fouettez le ciel à grands coups d'ailes, Griffons au vol de feu, rapides hirondelles, Prêtez-moi votre essor ! Vents, qui prenez aux fleurs leurs âmes parfumées Et les aveux d'amour aux bouches bien-aimées ; Air sauvage des monts, Encor tout imprégné des senteurs du mélèze ; Brise de l'Océan où l'on respire à l'aise, Emplissez mes poumons ! Avril, pour m'y coucher, m'a fait un tapis d'herbe ; Le lilas sur mon front s'épanouit en gerbe, Nous sommes au printemps. Prenez-moi dans vos bras, doux rêves du poète, Entre vos seins polis posez ma pauvre tête Et bercez-moi longtemps. **** de moi, cauchemars, spectres des nuits ! Les roses, Les femmes, les chansons, toutes les belles choses Et tous les beaux amours, Voilà ce qu'il me faut. Salut, ô muse antique, Muse au frais laurier vert, à la blanche tunique, Plus jeune tous les jours ! Brune aux yeux de lotus, blonde à paupière noire, Ô Grecque de Milet, sur l'escabeau d'ivoire Pose tes beaux pieds nus ; Que d'un nectar vermeil la coupe se couronne ! Je bois à ta beauté d'abord, blanche Théone, Puis aux dieux inconnus. Ta gorge est plus lascive et plus souple que l'onde ; Le lait n'est pas si pur et la pomme est moins ronde. Allons, un beau baiser ! Hâtons-nous, hâtons-nous ! Notre vie, ô Théone, Est un cheval ailé que le Temps éperonne, Hâtons-nous d'en user. Chantons Io, Péan !... Mais quelle est cette femme Si pâle sous son voile ? Ah ! c'est toi, vieille infâme ! Je vois ton crâne ras ; Je vois tes grands yeux creux, prostituée immonde, Courtisane éternelle environnant le monde Avec tes maigres bras !
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Sur la bruyère arrosée De rosée ; Sur le buisson d'églantier ; Sur les ombreuses futaies ; Sur les haies Croissant au bord du sentier ; Sur la modeste et petite Marguerite, Qui penche son front rêvant ; Sur le seigle, verte houle Qui déroule Le caprice ailé du vent ; Sur les prés, sur la colline Qui s'incline Vers le champ bariolé De pittoresques guirlandes ; Sur les landes ; Sur le grand orme isolé, La demoiselle se berce ; Et s'il perce Dans la brume, au bord du ciel, Un rayon d'or qui scintille, Elle brille Comme un regard d'Ariel. Traversant, près des charmilles, Les familles Des bourdonnants moucherons, Elle se mêle à leur ronde Vagabonde, Et comme eux décrit des ronds. Bientôt elle vole et joue Sur la roue Du jet d'eau qui, s'élançant Dans les airs, retombe, roule Et s'écoule En un ruisseau bruissant. Plus rapide que la brise, Elle frise, Dans son vol capricieux, L'eau transparente où se mire Et s'admire Le saule au front soucieux ; Où, s'entr'ouvrant blancs et jaunes, Près des aunes, Les deux nénuphars en fleurs, Au gré du flot qui gazouille Et les mouille, Étalent leurs deux couleurs ; Où se baigne le nuage ; Où voyage Le ciel d'été souriant ; Où le soleil plonge, tremble, Et ressemble Au beau soleil d'Orient. Et quand la grise hirondelle Auprès d'elle Passe, et ride à plis d'azur, Dans sa chasse circulaire, L'onde claire, Elle s'enfuit d'un vol sûr. Bois qui chantent, fraîches plaines D'odeurs pleines, Lacs de moire, coteaux bleus, Ciel où le nuage passe, Large espace, Monts aux rochers anguleux, Voilà l'immense domaine Où promène Ses caprices, fleur des airs, La demoiselle nacrée, Diaprée De reflets roses et verts. Dans son étroite famille, Quelle fille N'a pas vingt fois souhaité, Rêveuse, d'être comme elle Demoiselle, Demoiselle en liberté ?
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La demoiselle
Sur la bruyère arrosée De rosée ; Sur le buisson d'églantier ; Sur les ombreuses futaies ; Sur les haies Croissant au bord du sentier ; Sur la modeste et petite Marguerite, Qui penche son front rêvant ; Sur le seigle, verte houle Qui déroule Le caprice ailé du vent ; Sur les prés, sur la colline Qui s'incline Vers le champ bariolé De pittoresques guirlandes ; Sur les landes ; Sur le grand orme isolé, La demoiselle se berce ; Et s'il perce Dans la brume, au bord du ciel, Un rayon d'or qui scintille, Elle brille Comme un regard d'Ariel. Traversant, près des charmilles, Les familles Des bourdonnants moucherons, Elle se mêle à leur ronde Vagabonde, Et comme eux décrit des ronds. Bientôt elle vole et joue Sur la roue Du jet d'eau qui, s'élançant Dans les airs, retombe, roule Et s'écoule En un ruisseau bruissant. Plus rapide que la brise, Elle frise, Dans son vol capricieux, L'eau transparente où se mire Et s'admire Le saule au front soucieux ; Où, s'entr'ouvrant blancs et jaunes, Près des aunes, Les deux nénuphars en fleurs, Au gré du flot qui gazouille Et les mouille, Étalent leurs deux couleurs ; Où se baigne le nuage ; Où voyage Le ciel d'été souriant ; Où le soleil plonge, tremble, Et ressemble Au beau soleil d'Orient. Et quand la grise hirondelle Auprès d'elle Passe, et ride à plis d'azur, Dans sa chasse circulaire, L'onde claire, Elle s'enfuit d'un vol sûr. Bois qui chantent, fraîches plaines D'odeurs pleines, Lacs de moire, coteaux bleus, Ciel où le nuage passe, Large espace, Monts aux rochers anguleux, Voilà l'immense domaine Où promène Ses caprices, fleur des airs, La demoiselle nacrée, Diaprée De reflets roses et verts. Dans son étroite famille, Quelle fille N'a pas vingt fois souhaité, Rêveuse, d'être comme elle Demoiselle, Demoiselle en liberté ?
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Ora pro nobis ! I. Ma fille, va prier ! - Vois, la nuit est venue. Une planète d'or là-bas perce la nue ; La brume des coteaux fait trembler le contour ; À peine un char lointain glisse dans l'ombre... Écoute ! Tout rentre et se repose ; et l'arbre de la route Secoue au vent du soir la poussière du jour ! Le crépuscule, ouvrant la nuit qui les recèle, Fait jaillir chaque étoile en ardente étincelle ; L'occident amincit sa frange de carmin ; La nuit de l'eau dans l'ombre argente la surface ; Sillons, sentiers, buissons, tout se mêle et s'efface ; Le passant inquiet doute de son chemin. Le jour est pour le mal, la fatigue et la haine. Prions, voici la nuit ! la nuit grave et sereine ! Le vieux pâtre, le vent aux brèches de la tour, Les étangs, les troupeaux avec leur voix cassée, Tout souffre et tout se plaint. La nature lassée A besoin de sommeil, de prière et d'amour ! C'est l'heure où les enfants parlent avec les anges. Tandis que nous courons à nos plaisirs étranges, Tous les petits enfants, les yeux levés au ciel, Mains jointes et pieds nus, à genoux sur la pierre, Disant à la même heure une même prière, Demandent pour nous grâce au père universel ! Et puis ils dormiront. - Alors, épars dans l'ombre, Les rêves d'or, essaim tumultueux, sans nombre, Qui naît aux derniers bruits du jour à son déclin, Voyant de **** leur souffle et leurs boucles vermeilles, Comme volent aux fleurs de joyeuses abeilles, Viendront s'abattre en foule à leurs rideaux de lin ! Ô sommeil du berceau ! prière de l'enfance ! Voix qui toujours caresse et qui jamais n'offense ! Douce religion, qui s'égaye et qui rit ! Prélude du concert de la nuit solennelle ! Ainsi que l'oiseau met sa tête sous son aile, L'enfant dans la prière endort son jeune esprit ! Juin 1830.
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La prière pour tous
Ora pro nobis ! I. Ma fille, va prier ! - Vois, la nuit est venue. Une planète d'or là-bas perce la nue ; La brume des coteaux fait trembler le contour ; À peine un char lointain glisse dans l'ombre... Écoute ! Tout rentre et se repose ; et l'arbre de la route Secoue au vent du soir la poussière du jour ! Le crépuscule, ouvrant la nuit qui les recèle, Fait jaillir chaque étoile en ardente étincelle ; L'occident amincit sa frange de carmin ; La nuit de l'eau dans l'ombre argente la surface ; Sillons, sentiers, buissons, tout se mêle et s'efface ; Le passant inquiet doute de son chemin. Le jour est pour le mal, la fatigue et la haine. Prions, voici la nuit ! la nuit grave et sereine ! Le vieux pâtre, le vent aux brèches de la tour, Les étangs, les troupeaux avec leur voix cassée, Tout souffre et tout se plaint. La nature lassée A besoin de sommeil, de prière et d'amour ! C'est l'heure où les enfants parlent avec les anges. Tandis que nous courons à nos plaisirs étranges, Tous les petits enfants, les yeux levés au ciel, Mains jointes et pieds nus, à genoux sur la pierre, Disant à la même heure une même prière, Demandent pour nous grâce au père universel ! Et puis ils dormiront. - Alors, épars dans l'ombre, Les rêves d'or, essaim tumultueux, sans nombre, Qui naît aux derniers bruits du jour à son déclin, Voyant de **** leur souffle et leurs boucles vermeilles, Comme volent aux fleurs de joyeuses abeilles, Viendront s'abattre en foule à leurs rideaux de lin ! Ô sommeil du berceau ! prière de l'enfance ! Voix qui toujours caresse et qui jamais n'offense ! Douce religion, qui s'égaye et qui rit ! Prélude du concert de la nuit solennelle ! Ainsi que l'oiseau met sa tête sous son aile, L'enfant dans la prière endort son jeune esprit ! Juin 1830.
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III. Les deux amants, sous la nue, Songent, charmants et vermeils... - L'immensité continue Ses semailles de soleils. À travers le ciel sonore, Tandis que, du haut des nuits, Pleuvent, poussière d'aurore, Les astres épanouis, Tant de feux tombants qui perce Le zénith vaste et bruni, Braise énorme que disperse L'encensoir de l'infini ; En bas, parmi la rosée, Étalant l'arum, l'oeillet, La pervenche, la pensée, Le lys, lueur de juillet, De brume à demi noyée, Au centre de la forêt, La prairie est déployée, Et frissonne, et l'on dirait Que la terre, sous les voiles Des grands bois mouillés de pleurs, Pour recevoir les étoiles Tend son tablier de fleurs.
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Les étoiles filantes (III)
Merci, poète ! - au seuil de mes lares pieux, Comme un hôte divin, tu viens et te dévoiles ; Et l'auréole d'or de tes vers radieux Brille autour de mon nom comme un cercle d'étoiles. Chante ! Milton chantait ; chante ! Homère a chanté. Le poète des sens perce la triste brume ; L'aveugle voit dans l'ombre un monde de clarté. Quand l'oeil du corps s'éteint, l'oeil de l'esprit s'allume. Paris, mai 1842.
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À un poète aveugle
Tandis qu'à leurs oeuvres perverses Les hommes courent haletants, Mars qui rit, malgré les averses, Prépare en secret le printemps. Pour les petites pâquerettes, Sournoisement lorsque tout dort, Il repasse des collerettes Et cisèle des boutons d'or. Dans le verger et dans la vigne, Il s'en va, furtif perruquier, Avec une houppe de cygne, Poudrer à frimas l'amandier. La nature au lit se repose ; Lui descend au jardin désert, Et lace les boutons de rose Dans leur corset de velours vert. Tout en composant des solfèges, Qu'aux merles il siffle à mi-voix, Il sème aux prés les perce-neiges Et les violettes aux bois. Sur le cresson de la fontaine Où le cerf boit, l'oreille au guet, De sa main cachée il égrène Les grelots d'argent du muguet. Sous l'herbe, pour que tu la cueilles, Il met la fraise au teint vermeil, Et te tresse un chapeau de feuilles Pour te garantir du soleil. Puis, lorsque sa besogne est faite, Et que son règne va finir, Au seuil d'avril tournant la tête, Il dit : " Printemps, tu peux venir ! "
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Premier sourire du printemps