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"mouvements" poems
Alors pourquoi juste maintenant? C’était une nuit sur Bagneux Nous étions mercredi soir à la station Montparnasse-Bienvenüe Je portais ces mêmes vêtements noirs et ma veste grise achetée en Italie Il ne faisait pas trop froid Je rentrais chez moi, vingt heures Mon regard croisa celui d'une jeune femme d'à peu près mon âge Jolie, mince et calme, le visage d'opale et les deux pieds bien posés au sol Avec insistance je la regardais Elle me faisait tellement penser à celle que je n’arrive pas à être Fixant le quai d'en face Le métro était censé arriver dans une minute Quand soudain La tête me tourna Je ne contrôlais plus aucun de mes mouvements Je me suis approchée du mur, m’y suis appuyée tant bien que mal juste pour ne pas tomber Et là, je ne sais pas très bien pourquoi Mais la jeune femme que je ne cessais de regarder sauta sous la rame. L’insupportable bruit L’électricité Le corps en mille morceaux Les gens qui hurlent Le métro qui s'arrête juste devant cet embrasement Pourtant moi Moi Je ne disais rien Je m'accrochais tant que je pouvais au mur J'avais si peur de glisser à mon tour Pourquoi elle Elle était si jolie, si fine et si calme Aucune rature sur son visage d'opale Rien Tandis que moi... Ce n’était qu’une autre nuit sur Bagneux.
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May 17, 2012
May 17, 2012 at 5:43 AM UTC
Die gosse- "LAISSE LA PORTE FERMEE EN ENTRANT", extrait.
Au bord du canal Saint-Martin (Paris Xème) Au bord du canal saint Martin, des mouettes piaillent au matin et les pigeons avec entrain, fondent sur les miettes de pain. Au bord du canal saint Martin, des promeneurs vont leur chemin, sous les marronniers immobiles, et s'arrêtent parfois «Chez Prune», Au bord du canal Saint-Martin, il y a des chats efflanqués, et des matous dodelinant, captant le regard des passants. Au bord du canal saint Martin, y' a des junkies à la dérive, et des bobos un peu frimeurs, longeant ses quais en leur verdeur. Au bord du canal saint Martin, des sans-logis errent en vain s’abandonnant au «sans souci», pour faire taire tous leurs ennuis. Au bord du canal saint Martin, l'on voit flotter quelques écluses, que les flâneurs et «songe creux», traversent et retraversent, sans fin, Au bord du canal saint Martin, il est aussi bien des canards dont plumage et mouvements, captent les regards des enfants. Au bord du canal saint Martin l'on aperçoit les «roubaisiennes», des pêcheurs du dimanche soir ' jouant à la pêche aux goujons. Au bord du canal saint Martin y a de l'espoir et des chagrins, des amoureux, mains dans les mains, des esseulés, dès le matin, Au bord du canal saint Martin, c'est tout près de l'hôtel du Nord, de la dégaine d'Arletty, qui tourne la tête aux titis. Au bord du canal saint Martin ce n’est pas soleil tous les matins, et faut parfois être malin, pour la bectance quand il fait faim. Au bord du canal. Saint Martin, paraitre sérieux semble vain tant les feuilles dorées tournoient et l’automne se fait câlin. Paul Arrighi
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Oct 31, 2013
Oct 31, 2013 at 11:31 AM UTC
Au bord du canal Saint-Martin (Paris Xème)
Au bord du canal Saint-Martin (Paris Xème) Au bord du canal saint Martin, des mouettes piaillent au matin et les pigeons avec entrain, fondent sur les miettes de pain. Au bord du canal saint Martin, des promeneurs vont leur chemin, sous les marronniers immobiles, et s'arrêtent parfois «Chez Prune», Au bord du canal Saint-Martin, il y a des chats efflanqués, et des matous dodelinant, captant le regard des passants. Au bord du canal saint Martin, y' a des junkies à la dérive, et des bobos un peu frimeurs, longeant ses quais en leur verdeur. Au bord du canal saint Martin, des sans-logis errent en vain s’abandonnant au «sans souci», pour faire taire tous leurs ennuis. Au bord du canal saint Martin, l'on voit flotter quelques écluses, que les flâneurs et «songe creux», traversent et retraversent, sans fin, Au bord du canal saint Martin, il est aussi bien des canards dont plumage et mouvements, captent les regards des enfants. Au bord du canal saint Martin l'on aperçoit les «roubaisiennes», des pêcheurs du dimanche soir ' jouant à la pêche aux goujons. Au bord du canal saint Martin y a de l'espoir et des chagrins, des amoureux, mains dans les mains, des esseulés, dès le matin, Au bord du canal saint Martin, c'est tout près de l'hôtel du Nord, de la dégaine d'Arletty, qui tourne la tête aux titis. Au bord du canal saint Martin ce n’est pas soleil tous les matins, et faut parfois être malin, pour la bectance quand il fait faim. Au bord du canal. Saint Martin, paraitre sérieux semble vain tant les feuilles dorées tournoient et l’automne se fait câlin. Paul Arrighi
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It'll be alright by the lightening it helps us walk like itself; walking up through the ceiling window of my flat we link myth and flesh amongst the cherub jokes and sinuous cloud, hands shaking pulse in the concaves, death dance and phoenix breeze, the prayer and the wet rolling down the slates harmony in our butts, rolling the storm back, and watching it all happen. The night spills its last beer like weighted sweat. The opera accepts our tickets and slices us down with gallous applause Where do our limbs stop being the night? They do not, so it seems, and spread the thunder out from our one hand to another; the nails, and skull, of one, open fist, retaken- and driven up from the worlds core, remedy in scent the talent of our blood, damming the poison, allowed to evolve inside cell and be another - celestial light, that not only drives the heard, but is at home in the energy of waking life. The lightening passing down through gelatenous night clouds, caring that there is only sense in the warmth of our mind, our synapse grace, the float of our hands moving away from the globe, un lapin mouvements de warren farmer gathering his flock as the night moves chain smoker watching you cook another reason to storm the bellowing halls, one more toast to the sodden market, brings the landscape to a halt, and strokes out its weariness as apes walk the amazonian peaks, as the sunrise settles down and into us; summits made of nothing, but the story of your day, all that makes a man know and remember that yours are always waiting and are willed by things that I will never know completely, but walk like lightening; creating, when the storm comes. Letting me know it's all **** false, if not you.
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Jul 29, 2013
Jul 29, 2013 at 4:21 PM UTC
The lightening helps us walk
It'll be alright by the lightening it helps us walk like itself; walking up through the ceiling window of my flat we link myth and flesh amongst the cherub jokes and sinuous cloud, hands shaking pulse in the concaves, death dance and phoenix breeze, the prayer and the wet rolling down the slates harmony in our butts, rolling the storm back, and watching it all happen. The night spills its last beer like weighted sweat. The opera accepts our tickets and slices us down with gallous applause Where do our limbs stop being the night? They do not, so it seems, and spread the thunder out from our one hand to another; the nails, and skull, of one, open fist, retaken- and driven up from the worlds core, remedy in scent the talent of our blood, damming the poison, allowed to evolve inside cell and be another - celestial light, that not only drives the heard, but is at home in the energy of waking life. The lightening passing down through gelatenous night clouds, caring that there is only sense in the warmth of our mind, our synapse grace, the float of our hands moving away from the globe, un lapin mouvements de warren farmer gathering his flock as the night moves chain smoker watching you cook another reason to storm the bellowing halls, one more toast to the sodden market, brings the landscape to a halt, and strokes out its weariness as apes walk the amazonian peaks, as the sunrise settles down and into us; summits made of nothing, but the story of your day, all that makes a man know and remember that yours are always waiting and are willed by things that I will never know completely, but walk like lightening; creating, when the storm comes. Letting me know it's all **** false, if not you.
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La Rivière de Cassis roule ignorée En des vaux étranges : La voix de cent corbeaux l'accompagne, vraie Et bonne voix d'anges : Avec les grands mouvements des sapinaies Quand plusieurs vents plongent. Tout roule avec des mystères révoltants De campagnes d'anciens temps ; De donjons visités, de parcs importants : C'est en ces bords qu'on entend Les passions mortes des chevaliers errants : Mais que salubre est le vent ! Que le piéton regarde à ces claires-voies : Il ira plus courageux. Soldats des forêts que le Seigneur envoie, Chers corbeaux délicieux ! Faites fuir d'ici le paysan matois Qui trinqué d'un moignon vieux.
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La rivière de Cassis
J'avoue J'ai mal compris sa beauté Sa voix tremblante Sa bouche timide Ses lèvres émues Ses yeux noirs La peau bronzée brillante Les mouvements de son corps Et tout ça, et tout ça Mais surtout Sa voix tremblante Et ses yeux noirs J'ai mal compris tout ça. Tout ça j'ai mal compris Parce que L'amour n'est qu'un écho dans lumière Mais qu'en vérité L'écho de la lumière n'existe pas.
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May 17, 2017
May 17, 2017 at 2:41 PM UTC
J'AVOUE
Pour les yeux de souveraine un coup de crayon pour redessiner les sourcils Une couche légère de mascara sur les cils des pointes à la racine Un petit gris léger sur les coins internes et externes de l 'oeil Et une couleur rose sur les paupières mobiles Et du khôl pour illuminer ce regard envoûtant de sirène qui hypnotise Les phalènes jusqu'au fin fond de sa mer d'airain Sans oublier le rouge à lèvres aubergine Kiotis Paris made in France Pour hydrater et satiner le cuivre de ses lèvres : Mon féminin céleste zéro fausse note est vite prête En deux temps trois mouvements Et des secondes interminables Il n 'est jamais trop **** pour Désirée et ses mille épigones : Judith, parée, poudrée, maquillée, parfumée Hérodiade, ****** et dressée sur son trente-et-un Eve, coiffée, habillée, décolletée, Sapphô, culottée, chaussée, toilettée Pandore, prête à jaillir de jour comme de nuit Hélène, légère comme un papillon Cléopatre fraîche comme la rosée : Pulchra Fatale et Désirée Elle est belle, elle est wow, elle est elles toutes en Une enrobée C'est l'ombre plurimillénaire romantique de Balkis, reine du Matin, C'est l'ombre plurimillénaire romantique de Makéda, reine du Midi C'est l'ombre plurimillénaire décadente de Salomè, reine du Soir Quelque part ressuscitée Et je l 'aime comme elle est Chaque jour que le soleil fait Jette un baiser couleur de belle lune de miel A ma sirène métissée de Matin, Midi, Soir ! Ce n'est pas pour rien que ma Pulchra est fille de Mnèmosuné Fille de Wainaha , saint dragon hémiarite Par son don de seconde vue Ma sulamite débusque au quart de tour les artifices, Les cernes, les imperfections, les camouflages Les faux cils, les faux ongles, les faux saints Et les faux poètes, les faux salomons et leurs fausses huppes Et leurs chants libertins en hexamètres dactyliques Au son de leur phorminx d'occasion Eh oui Ma Désirée est Pulchra authentique et fatale Elle chante tentatrice avec Kiotis Son cantique des cantiques ad libitum "Je suis bien, je suis wow , je supervise Et je m'aime comme je suis "
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Aug 22, 2019
Aug 22, 2019 at 1:59 AM UTC
Wow !
Pour les yeux de souveraine un coup de crayon pour redessiner les sourcils Une couche légère de mascara sur les cils des pointes à la racine Un petit gris léger sur les coins internes et externes de l 'oeil Et une couleur rose sur les paupières mobiles Et du khôl pour illuminer ce regard envoûtant de sirène qui hypnotise Les phalènes jusqu'au fin fond de sa mer d'airain Sans oublier le rouge à lèvres aubergine Kiotis Paris made in France Pour hydrater et satiner le cuivre de ses lèvres : Mon féminin céleste zéro fausse note est vite prête En deux temps trois mouvements Et des secondes interminables Il n 'est jamais trop **** pour Désirée et ses mille épigones : Judith, parée, poudrée, maquillée, parfumée Hérodiade, ****** et dressée sur son trente-et-un Eve, coiffée, habillée, décolletée, Sapphô, culottée, chaussée, toilettée Pandore, prête à jaillir de jour comme de nuit Hélène, légère comme un papillon Cléopatre fraîche comme la rosée : Pulchra Fatale et Désirée Elle est belle, elle est wow, elle est elles toutes en Une enrobée C'est l'ombre plurimillénaire romantique de Balkis, reine du Matin, C'est l'ombre plurimillénaire romantique de Makéda, reine du Midi C'est l'ombre plurimillénaire décadente de Salomè, reine du Soir Quelque part ressuscitée Et je l 'aime comme elle est Chaque jour que le soleil fait Jette un baiser couleur de belle lune de miel A ma sirène métissée de Matin, Midi, Soir ! Ce n'est pas pour rien que ma Pulchra est fille de Mnèmosuné Fille de Wainaha , saint dragon hémiarite Par son don de seconde vue Ma sulamite débusque au quart de tour les artifices, Les cernes, les imperfections, les camouflages Les faux cils, les faux ongles, les faux saints Et les faux poètes, les faux salomons et leurs fausses huppes Et leurs chants libertins en hexamètres dactyliques Au son de leur phorminx d'occasion Eh oui Ma Désirée est Pulchra authentique et fatale Elle chante tentatrice avec Kiotis Son cantique des cantiques ad libitum "Je suis bien, je suis wow , je supervise Et je m'aime comme je suis "
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Tout explose, Tout explose encore une fois. Le rocher dégringole et accélère Et mon coeur se fend en trois. Tout éclate, Tout éclate de lumière Au frôlement de la divine soie, Aux souvenirs que l'on enterre. À l'approche d'une pente abrupte, Que les milles nerfs défaillissent. Le chemin juste toujours glisse Au printemps et ses ruptures. Tout s'échappe, Tout s'échappe, surtout soi-même, En mouvements de laisser-faire; La volonté, un grand dilemme. Tout s'impose, Tout s'impose comme une claque; N'ayant rien à faire pour diviser La rivière, la mer et les lacs. À l'approche des turbulences, Les milles clin d'oeils sourissent; Au sommet un tableau s’esquisse: Du présent, le soleil à l'horizon.
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Dec 8, 2019
Dec 8, 2019 at 11:24 PM UTC
Turbulences (2016) [FR]
Un port est un séjour charmant pour une âme fatiguée des luttes de la vie. L'ampleur du ciel, l'architecture mobile des nuages, les colorations changeantes de la mer, le scintillement des phares, sont un prisme merveilleusement propre à amuser les yeux sans jamais les lasser. Les formes élancées des navires, au gréement compliqué, auxquels la houle imprime des oscillations harmonieuses, servent à entretenir dans l'âme le goût du rythme et de la beauté. Et puis, surtout, il y a une sorte de plaisir mystérieux et aristocratique pour celui qui n'a plus ni curiosité ni ambition, à contempler, couché dans le belvédère ou accoudé sur le môle, tous ces mouvements de ceux qui partent et de ceux qui reviennent, de ceux qui ont encore la force de vouloir, le désir de voyager ou de s'enrichir.
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Le port
Allongé sur le sol, la tête dans les étoiles Des mouvements de va-et-vient et mon cœur qui s’emballe Ma fréquence respiratoire, graduellement, accélère Des gémissements m’échappent, j’ai besoin d’air Plus long que bon Suis-je parfois amené à penser Quand proche de l’abandon Je sens mes bras tressaillir, prêts à lâcher Un assortiment, lentement, se diversifie et se développe Tant qu’il pourrait en remplir une échoppe Attraction, passion, bouffée de neurotransmetteurs Si je le pouvais, je le ferais durer des heures L’environnement disparaît inéluctablement Derrière un voile de sueur et de concentration Un événement moins futile qu’il ne paraît initialement Amenant la réalité a largement dépassé la fiction Puisque rien ne vaut le fait d’être dans l’action Et d’en ressentir directement tous les frissons Mes pensées lentement s’évaporent puis se condensent Formant un épais nuage qui obstrue toute forme d’illumination Et projette un voile sombre et dense Recouvrant délicatement ma raison Faisant ainsi que tout importe, sauf la compréhension De ce qui excite ma tendre dévotion
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May 8, 2021
May 8, 2021 at 5:28 PM UTC
La timbale
20th September 2016 C'était l'odeur de l'eau de cologne, du tabac, de l'air pollué qui m'enivraient C'était le ciel en pleine nuit et nos doigts entremêlés qui m'évadaient Il est étrange l'univers où deux âmes solitaires Se rencontrent, non pas pour le plaisir de la chair Où même les grands silences deviennent succulents Puisqu'ils sont comblés par les tendres mouvements De ses lèvres contre les miennes De ma langue sur la sienne Où seuls comptent les minutes qu'il nous reste Alors que l'on fixe le noir infini et céleste En espérant avoir le droit privilégié d'une pause Juste un simple arrêt bref dans le temps pour que je puisse écrire notre histoire en prose
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Nov 23, 2017
Nov 23, 2017 at 7:57 PM UTC
an old poem
Au coin de ma lucarne, j’aperçois la verdure, Les couleurs naturelles, et le gris des voitures. J’entrevois toute la faune dansant main dans la main Sans poser de question sur le jour qu’est demain. Les oiseaux et leurs chants raviveront en moi Des souvenirs et des vues de ce qu’était autrefois. Les arbres et leurs mouvements me feront me souvenir Des longs moments passés à pleurer et à rire. Les sons sourds et les bruits qui surviennent tout le soir, Les crissements et les coups qui sévissent dans le noir, N’empêcheront pas mon âme d’échapper à leurs voix. Mais quoi que disent leurs bouches, et quoi que pointent leurs doigts, Je resterai heureux, et j’affronterai les ombres, Je resterai debout, à regarder les arbres.
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Sep 16, 2018
Sep 16, 2018 at 8:22 AM UTC
Souffle
Je connais un charmant ivrogne, Autant vous le nommer, ma foi ! Dire que vous avez la trogne, Ce serait mentir sans vergogne. Pourtant, un soir, écoutez-moi ! Vous aviez bu trop de champagne, Ça se lisait dans vos yeux pers. Vous battiez un peu la campagne, Sans feuille de figuier ni pagne À votre esprit, vraiment, sans pairs. Et vous me dérouliez le thème De tous les jolis mouvements Que votre corps sait bien que j'aime. J'étais, d'ailleurs, ivre moi-même, Au Bon-Bock, tu vois si je mens. La brasserie était houleuse, On aurait dit, sur l'Hellespont, D'une cabine nuageuse, Quand l'eau, changée en Maufrigneuse, Choque les gens dans l'entrepont. Vous aviez l'air *** d'une chatte Qui joue et sent son ongle armé, Forte, ambigüe, et délicate, Comme une rime sous la patte Magistrale de Mallarmé ! Je flottais comme la moustache De Paul Verlaine au plectre d'or, Je voyais couleur de pistache ; Camille agitait sa cravache, Sur je ne sais plus quel butor ; Si bien qu'au milieu des querelles Je vous retrouvai sur un banc, Dans l'attitude de ces Belles Que Forain, dans ses aquarelles, Habille d'un bout de ruban. Tu t'endormais sur mon épaule. Alors, je fis signe au cocher. Ces choses-là, c'est toujours drôle ! J'entrais d'autant mieux dans ce rôle Que j'aurais eu peine à marcher ; Quand on nous déposa sur terre, Vous fîtes un léger faux pas, Le seul qu'on vous vit jamais faire ; Encor, même à l'œil trop sévère, Peut-être ne l'était-il pas ? Car, dans l'ombre où s'éteint le rêve De mes désirs réalisés, Ton ivresse que l'Art relève Ouvrait, ô noble Fille d'Ève, La volière à tous les baisers !
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Gris
Je connais un charmant ivrogne, Autant vous le nommer, ma foi ! Dire que vous avez la trogne, Ce serait mentir sans vergogne. Pourtant, un soir, écoutez-moi ! Vous aviez bu trop de champagne, Ça se lisait dans vos yeux pers. Vous battiez un peu la campagne, Sans feuille de figuier ni pagne À votre esprit, vraiment, sans pairs. Et vous me dérouliez le thème De tous les jolis mouvements Que votre corps sait bien que j'aime. J'étais, d'ailleurs, ivre moi-même, Au Bon-Bock, tu vois si je mens. La brasserie était houleuse, On aurait dit, sur l'Hellespont, D'une cabine nuageuse, Quand l'eau, changée en Maufrigneuse, Choque les gens dans l'entrepont. Vous aviez l'air *** d'une chatte Qui joue et sent son ongle armé, Forte, ambigüe, et délicate, Comme une rime sous la patte Magistrale de Mallarmé ! Je flottais comme la moustache De Paul Verlaine au plectre d'or, Je voyais couleur de pistache ; Camille agitait sa cravache, Sur je ne sais plus quel butor ; Si bien qu'au milieu des querelles Je vous retrouvai sur un banc, Dans l'attitude de ces Belles Que Forain, dans ses aquarelles, Habille d'un bout de ruban. Tu t'endormais sur mon épaule. Alors, je fis signe au cocher. Ces choses-là, c'est toujours drôle ! J'entrais d'autant mieux dans ce rôle Que j'aurais eu peine à marcher ; Quand on nous déposa sur terre, Vous fîtes un léger faux pas, Le seul qu'on vous vit jamais faire ; Encor, même à l'œil trop sévère, Peut-être ne l'était-il pas ? Car, dans l'ombre où s'éteint le rêve De mes désirs réalisés, Ton ivresse que l'Art relève Ouvrait, ô noble Fille d'Ève, La volière à tous les baisers !
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Le ciel si pâle et les arbres si grêles Semblent sourire à nos costumes clairs Qui vont flottant légers avec des airs De nonchalance et des mouvements d'ailes. Et le vent doux ride l'humble bassin, Et la lueur du soleil qu'atténue L'ombre des bas tilleuls de l'avenue Nous parvient bleue et mourante à dessein. Trompeurs exquis et coquettes charmantes, Coeurs tendres mais affranchis du serment, Nous devisons délicieusement, Et les amants lutinent les amantes De qui la main imperceptible sait Parfois donner un souffle qu'on échange Contre un baiser sur l'extrême phalange Du petit doigt, et comme la chose est Immensément excessive et farouche, On est puni par un regard très sec, Lequel contraste, au demeurant, avec La moue assez clémente de la bouche.
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À la promenade
Paris Paris est grandiose Je vois Paris en une fleur d'avril d'un jardin bien soigne Dans sa couleur rosee je le vois En la saveur du vin le plus delicieux du monde je bois la finesse de Paris Dan son bouquet je le bois Avec la degustation de delicats fromages je me transporte a Paris Avec je me transporte a toi Je demeure a Paris guand je visite un muse d'art et guand je lis un poeme d'amor Dans ces moments je suis a Paris Cette cite est tous les mouvements que nous admirons dans l'art Elle est la culture dynamique L'art pour l'art meme..c'est Paris.
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Apr 10, 2017
Apr 10, 2017 at 10:18 PM UTC
Paris