"rappelle" poems
~ ~ (on front of envelope)
La lettre que voici, ô bon facteur,
Portez-la jusqu'à la ville de NICE,
Aux ALPES-MARITIMES (06).
Donnez-la, s'il vous plaît, au Receveur
Des Postes, au bureau de NOTRE DAME.
(Son nom? C'est MONSIEUR LUCIEN COQUELLE.
Faut-il vraiment que je vous le rappelle?)
Cette lettre est pour lui et pour sa femme.
I won't lead English postmen such a dance;
Just speed this letter on its way to FRANCE.
Sender's address you'll find on the reverse.
~ ~ (and on the back)
At Number 7 in St Swithun's Road,
Kennington, Oxford, there is the abode
Of me, Paul Hansford, writer of this verse.
- - - - - - - - - - - - -
For non-speakers of French, the first bit goes approximately -
"Dear Postman, Please take this letter to the town of Nice, in the département of Alpes-Maritimes, and give it to the postmaster at the Notre-Dame office. (His name? It's Lucien Coquelle. Do I really need to remind you?) This letter is for him and his wife."
May 20, 2016
May 20, 2016 at 3:23 PM UTC
Il la traîna de force jusqu’à sa chambre
Lui tira les cheveux et lui fracassa la cervelle plusieurs fois contre le carrelage froid du couloir
- Carrelage de couleur marron jaune -
Au passage une de ses dents du haut s’est cassée, pas grave, on dira lundi à l’école qu’elle a mangé des cailloux tout le week-end avec ses cousines
Ses cousines qui par ailleurs l’ont laissée toute l’après-midi sur le toit de la voiture familiale
Juste pour une histoire de garçon
Et puis après tout, tu as assez bien finie, tu aurais pu atterrir dans la porcherie
Pour une simple histoire de choux de Bruxelles
Juste pour une histoire de choux de Bruxelles.
Maman ne m’a jamais dit comment on faisait l’amour
Mais maman tous les soirs me faisait l’amour
(Un cri)
Pour une simple histoire de choux de Bruxelles
Chaque jour de la semaine maintenant je suis défoncée
TOTALEMENT DEFONCEE.
Mais ne t’inquiète pas, lui dit-il en la serrant encore plus fort, maman rentrera bientôt
Et la petite fille qui pleurait et pleurait
Sentant cette chose immonde venir s’écraser contre sa poitrine
Ne t’inquiète donc pas, maman rentera bientôt
Et la petite fille qui pleurait chaque minute encore plus
Sentant cette chose immonde se balader contre son tout petit corps
Maman rentrera bientôt ?
JE N’AVAIS QUE CINQ ANS.
Maman ne m’a jamais dit comment on faisait l’amour
Mais maman tous les soirs me faisait l’amour
(Un cri)
Pour une simple histoire de choux de Bruxelles
Chaque jour de la semaine maintenant je suis défoncée
TOTALEMENT DEFONCEE.
Elle entra à l’hôpital une nuit d’hiver
Dans la voiture toute blanche il y avait de jolies lumières au-dessus de sa tête et puis aussi une jolie musique
Tout allait un peu vite mais les messieurs étaient si gentils
Et puis elle avait encore vomi un peu partout mais les infirmières étaient si belles et avaient les dents si blanches
Elle resta une dizaine de jours dans cette chambre rose bonbon, le bras accroché à un drôle de pied en acier caillé, sa gentille maman qui continuait chaque nuit à lui faire l’amour en cachette
Elle se souvient avoir failli mourir
Mais après tout, tu as assez bien fini, tu aurais pu atterrir dans la porcherie
Pour une simple histoire de choux de Bruxelles
Juste pour une histoire de choux de Bruxelles.
Maman ne m’a jamais dit comment on faisait l’amour
Mais maman tous les soirs me faisait l’amour
(Un cri)
Pour une simple histoire de choux de Bruxelles
Chaque jour de la semaine maintenant je suis défoncée
TOTALEMENT DEFONCEE.
A l’école elle faisait tout le temps pipi sur elle
Puis elle s’est mise à se raconter des histoires, juste pour atteindre plus facilement le paradis artificiel
C’était toujours mieux quand c’était maman
Enfin elle ne se rappelle plus très bien
Elle a tout mélangé
Dans sa tête tout s’est mélangé
Elle est très malheureuse encore aujourd’hui
Mais après tout, elle a assez bien fini, elle aurait pu atterrir dans la porcherie
Pour une simple histoire de choux de Bruxelles
Juste pour une histoire de choux de Bruxelles.
Sep 24, 2012
Sep 24, 2012 at 2:34 PM UTC
Romance.
Dansez, fillettes du village,
Chantez vos doux refrains d'amour :
Trop vite, hélas ! un ciel d'orage
Vient obscurcir le plus beau jour.
En vous voyant, je me rappelle
Et mes plaisirs et mes succès ;
Comme vous, j'étais jeune et belle,
Et, comme vous, je le savais.
Soudain ma blonde chevelure
Me montra quelques cheveux blancs...
J'ai vu, comme dans la nature,
L'hiver succéder au printemps.
Dansez, fillettes du village,
Chantez vos doux refrains d'amour ;
Trop vite, hélas ! un ciel d'orage
Vient obscurcir le plus beau jour.
Naïve et sans expérience,
D'amour je crus les doux serments,
Et j'aimais avec confiance...
On croit au bonheur à quinze ans !
Une fleur, par Julien cueillie,
Était le gage de sa foi ;
Mais, avant qu'elle fût flétrie,
L'ingrat ne pensait plus à moi !
Dansez, fillettes du Village,
Chantez vos doux refrains d'amour ;
Trop vite, hélas ! un ciel d'orage
Vient obscurcir le plus beau jour.
À vingt ans, un ami fidèle
Adoucit mon premier chagrin ;
J'étais triste, mais j'étais belle,
Il m'offrit son cœur et sa main.
Trop tôt pour nous vint la vieillesse ;
Nous nous aimions, nous étions vieux...
La mort rompit notre tendresse...
Mon ami fut le plus heureux !
Dansez, fillettes du village,
Chantez vos doux refrains d'amour ;
Trop vite, hélas ! un ciel d'orage
Vient obscurcir le plus beau jour.
Pour moi, n'arrêtez pas la danse ;
Le ciel est pur, je suis au port,
Aux bruyants plaisirs de l'enfance
La grand-mère sourit encor.
Que cette larme que j'efface
N'attriste pas vos jeunes cœurs :
Le soleil brille sur la glace,
L'hiver conserve quelques fleurs.
Dansez, fillettes du village,
Chantez vos doux refrains d'amour,
Et, sous un ciel exempt d'orage,
Embellissez mon dernier jour !
1.6k
Les chiens qui aboient au-dessous de ma fênetre
Me rappelle d'un autre jour
Où je suis heureuse et contente--
Où je suis captivée par l'amour.
Dans mes rêves et pensées,
Ils font une promenade;
Ils me disent, «Tu n'es pas
Tout ce qui ton façade
Laisserait les gens, qui nagent
Dans les larmes chaudes
Avec les bras flechis
Et les yeux emeraudes,
Savoir,» et puis ils partent
Pour abandonner ses raisons
De vivre, d'aimer, d'être
Et ces mots dans une combinaison.
Je crie, «Attends!» toujours,
Et toujours, ils continuent,
Et je continue à les regarder
Alors que ses ombres diminuent.
Les nuages volent au-dessus
Des choses vivantes, fières,
Et j'espère quelque jour pouvoir
Trouver mes rêves comme ces craintes découvertes.
Sep 4, 2013
Sep 4, 2013 at 8:14 PM UTC
Ouf,
L’étoile
S'est envolée
Sans un souffle
La voile
A tournée
Le décor
Du Ciel
Inondé de lune
Invite nos corps
À l’essentiel,
La douceur est à la une.
Je me rappelle
Des nuits
Solitaires
Défilant à la pelle
Suggérant l'ennui,
Débonnaire.
L’instant devient pur
Le silence ronronne
De joies éphémères,
Vive le futur
Que l’Amour fanfaronne
Été comme hiver.
Apr 26, 2015
Apr 26, 2015 at 11:01 AM UTC
tes beaux yeux bleu me rappelle du ciel
tes lèvres rouge son comme une rose en printemps
your beautiful blue eyes remind me of heaven
your red lips are like rose in the springtime
May 18, 2019
May 18, 2019 at 3:37 PM UTC
Inexplicable cœur, énigme de toi-même,
Tyran de ma raison, de la vertu que j'aime,
Ennemi du repos, amant de la douleur,
Que tu me fais de mal, inexplicable cœur !
Si l'horizon plus clair me permet de sourire,
De mon sort désarmé tu trompes le dessein ;
Dans ma sécurité tu ne vois qu'un délire ;
D'une vague frayeur tu soulèves mon sein.
Si de tes noirs soupçons l'amertume m'oppresse,
Si je veux par la fuite apaiser ton effroi,
Tu demandes du temps, quelques jours, rien ne presse ;
J'hésite, tu gémis, je cède malgré moi.
Que je crains, ô mon cœur, ce tyrannique empire !
Que d'ennuis, que de pleurs il m'a déjà coûté !
Rappelle-toi ce temps de liberté,
Ce bien perdu dont ma fierté soupire.
Tu me trahis toujours, et tu me fais pitié.
Crois-moi, rends à l'amour un sentiment trop tendre ;
Pour ton repos, si tu voulais m'entendre,
Tu n'en aurais encor que trop de la moitié !
Non, dis-tu, non, jamais ! trop faible esclave, écoute,
Écoute ! Et ma raison te pardonne et t'absout :
Rends-lui du moins les pleurs ! Tu vas céder sans doute ?
Hélas ! non ! toujours non ! Ô mon cœur ! prends donc tout.
745
Et j'ai dit dans mon coeur : Que faire de la vie ?
Irai-je encor, suivant ceux qui m'ont devancé,
Comme l'agneau qui passe où sa mère a passé,
Imiter des mortels l'immortelle folie ?
L'un cherche sur les mers les trésors de Memnom,
Et la vague engloutit ses voeux et son navire ;
Dans le sein de la gloire où son génie aspire,
L'autre meurt enivré par l'écho d'un vain nom.
Avec nos passions formant sa vaste trame,
Celui-là fonde un trône, et monte pour tomber ;
Dans des pièges plus doux aimant à succomber,
Celui-ci lit son sort dans les yeux d'une femme.
Le paresseux s'endort dans les bras de la faim ;
Le laboureur conduit sa fertile charrue ;
Le savant pense et lit, le guerrier frappe et tue ;
Le mendiant s'assied sur les bords du chemin.
Où vont-ils cependant ? Ils vont où va la feuille
Que chasse devant lui le souffle des hivers.
Ainsi vont se flétrir dans leurs travaux divers
Ces générations que le temps sème et cueille !
Ils luttaient contre lui, mais le temps a vaincu ;
Comme un fleuve engloutit le sable de ses rives,
Je l'ai vu dévorer leurs ombres fugitives.
Ils sont nés, ils sont morts : Seigneur, ont-ils vécu ?
Pour moi, je chanterai le maître que j'adore,
Dans le bruit des cités, dans la paix des déserts,
Couché sur le rivage, ou flottant sur les mers,
Au déclin du soleil, au réveil de l'aurore.
La terre m'a crié : Qui donc est le Seigneur ?
Celui dont l'âme immense est partout répandue,
Celui dont un seul pas mesure l'étendue,
Celui dont le soleil emprunte sa splendeur ;
Celui qui du néant a tiré la matière,
Celui qui sur le vide a fondé l'univers,
Celui qui sans rivage a renfermé les mers,
Celui qui d'un regard a lancé la lumière ;
Celui qui ne connaît ni jour ni lendemain,
Celui qui de tout temps de soi-même s'enfante,
Qui vit dans l'avenir comme à l'heure présente,
Et rappelle les temps échappés de sa main :
C'est lui ! c'est le Seigneur : que ma langue redise
Les cent noms de sa gloire aux enfants des mortels.
Comme la harpe d'or pendue à ses autels,
Je chanterai pour lui, jusqu'à ce qu'il me brise...
793
La Porte-Saint-Martin va donner des Mystères
Où Paris tout entier se hâte d'accourir.
Tout manque, les balcons, les loges, les parterres ;
J'ai pourtant une place et je vais vous l'offrir.
Ce théâtre où jadis je vous ai rencontrée
Me rappelle un passé bien cruel et bien doux.
C'était un soir d'été, douce et chaude soirée ;
Je m'en souviens encor : vous en souvenez-vous ?
Que de choses depuis ! - La vie est ainsi faite.
Je voulais vous avoir, vous n'avez pas voulu
Et j'ouvris devant vous oublieuse et distraite
Le livre de mon cœur où vous n'avez rien lu.
Eh bien, il est au moins un bienfait que j'implore,
Triste et suprême appel que vous fera ma voix,
Qu'une dernière fois je vous revoie encore
Aux lieux où je vous vis pour la première fois !
Comme un oiseau blessé qui vient, l'aile meurtrie,
Mourir près de son nid, au bord de son ruisseau.
Qu'ainsi mon pauvre amour, brisé par vous, Marie.
Vienne chercher sa tombe auprès de son berceau !
723
(Vergiss mein nicht)
(Paroles faites sur la musique de Mozart)
Rappelle-toi, quand l'Aurore craintive
Ouvre au Soleil son palais enchanté ;
Rappelle-toi, lorsque la nuit pensive
Passe en rêvant sous son voile argenté ;
A l'appel du plaisir lorsque ton sein palpite,
Aux doux songes du soir lorsque l'ombre t'invite,
Ecoute au fond des bois
Murmurer une voix :
Rappelle-toi.
Rappelle-toi, lorsque les destinées
M'auront de toi pour jamais séparé,
Quand le chagrin, l'exil et les années
Auront flétri ce coeur désespéré ;
Songe à mon triste amour, songe à l'adieu suprême !
L'absence ni le temps ne sont rien quand on aime.
Tant que mon coeur battra,
Toujours il te dira
Rappelle-toi.
Rappelle-toi, quand sous la froide terre
Mon coeur brisé pour toujours dormira ;
Rappelle-toi, quand la fleur solitaire
Sur mon tombeau doucement s'ouvrira.
Je ne te verrai plus ; mais mon âme immortelle
Reviendra près de toi comme une soeur fidèle.
Ecoute, dans la nuit,
Une voix qui gémit :
Rappelle-toi.
716
Homme, qui que tu sois, regarde Eve et Marie,
Et comparant ta mère à celle du Sauveur,
Vois laquelle des deux en est le plus chérie,
Et du Père Eternel gagne mieux la faveur.
L'une à peine respire et la voilà rebelle,
L'autre en obéissance est sans compassion ;
L'une nous fait bannir, par l'autre on nous rappelle ;
L'une apporte le mal, l'autre la guérison.
L'une attire sur nous la nuit et la tempête,
Et l'autre rend le calme et le jour aux mortels ;
L'une cède au serpent, l'autre en brise la tête ;
Met à bas son empire et détruit ses autels.
L'une a toute sa race au démon asservie,
L'autre rompt l'esclavage où furent ses aïeux
Par l'une vient la mort et par l'autre la vie,
L'une ouvre les enfers et l'autre ouvre les cieux.
Cette Ève cependant qui nous engage aux flammes
Au point qu'elle est bornée est sans corruption
Et la Vierge " bénie entre toutes les femmes. "
Serait-elle moins pure en sa conception ?
Non, non, n'en croyez rien, et tous tant que nous sommes
Publions le contraire à toute heure, en tout lieu :
Ce que Dieu donne bien à la mère des hommes,
Ne le refusons pas à la Mère de Dieu.
669
J'ai toujours sous la main
Une ou deux molécules de ma muse effervescente,
Sa poudrière et sa houppe pour le teint.
Et quand vient le boléro de la migraine
Et que l'hallali explose dans ma tête en pleine chasse à courre
Et que c'est la curée chaude
Je rappelle la meute des mots chiens et taureaux
Et je transforme en plein couvent les kilomètres de petit-lait entier en fa dièse mineur
De ma Decatur ecclésiastique
En AOP.
AOP,
C'est Aspirine et Antimoine,
Les deux vocalises de ma muse,
Deux sœurs siamoises,
Deux divas effervescentes de Cadix
Que nul bistouri ne peut disjoindre
Quand en duo, aveugles, elles dansent leur boléro dans un bain d'encre
Allegretto con moto
Au son des cors de chasse
Au lieu des castagnettes.
Ces deux divas sont une lettre d'indulgence,
Un passeport incunable pour le paradis,
Dont je suis l'enlumineur, le rubricateur, l'imprimeur, le relieur
Et l'auteur.
J'imprime à grand tirage leur psautier poisseux sur deux colonnes
Et quarante deux lignes
Oct 26, 2019
Oct 26, 2019 at 9:00 AM UTC
Que ce rameau béni protège ta demeure !
L'ange du souvenir me l'a donné pour toi :
Toi qui n'aimes pas que l'on pleure,
Sois heureux, plus heureux que moi !
Écoute : À ce rameau j'attache une espérance :
L'ange qui me conduit sait mon cœur comme toi ;
S'il a bien compris ma souffrance,
Sois heureux, plus heureux que moi !
J'ai respiré l'encens de ce vieux sanctuaire,
Et je m'y suis assise, et j'ai prié pour toi ;
Je n'ai dit que cette prière :
Sois heureux, plus heureux que moi !
Pour passer près de toi j'ai fait un long voyage ;
Mais l'ange me rappelle et veut m'ôter à toi.
Adieu... Donne-moi du courage :
Sois heureux, plus heureux que moi !
608
C'est à Rouen, votre Rouen, Madame,
Qu'on brûla... (je fais un impair !)
Mais Marseille ! c'est une femme
Qui se lève, au bord de la mer !
Le Havre a votre amour, et d'une ;
Son port, et de deux ; qu'il soit fier !
Mais Marseille ! c'est une brune
Qui sourit, au bord de la mer !
Comme le fauve qu'il rappelle,
Lyon porte beau, par un temps clair ;
Mais Marseille ! est une « bien belle »
Qu'on salue, an bord de la mer ;
Les vignes où vole la grive
Près de Dijon n'ont pas le ver ;
Mais Marseille ! est une « bien vive »
Qui chantonne, au bord de la mer ;
Bordeaux, avec sa gloire éparse
Sur vingt océans, a grand air !
Mais Marseille ! c'est une garce
Qui vous grise, au bord de la mer ;
Le beffroi d'Arras se redresse
Comme la hune au vent d'hiver ;
Mais Marseille ! est une bougresse,
Qui tempête, au bord de la mer ;
Laval est un duc, ma Mignonne,
Dont le poiré n'est pas amer ;
Mais Marseille ! est une « bien bonne »
Qui se calme, au bord de la mer ;
Toulouse est un ténor qui traîne
Où frise peut-être un peu l'r...
Mais Marseille ! est une sirène
Qui chuchotte, au bord de la mer ;
Clermont a ses volcans où rôde
Le souvenir d'un feu d'enfer ;
Mais Marseille ! est une « bien chaude »
Qui vous baise, au bord de la mer ;
Grenoble a Bayard, la prouesse
Faite homme et l'honneur fait de fer ;
Mais Marseille est une déesse
Qu'on adore, au bord de la mer ;
Toulon aura l'âme sereine
Quand on aura purgé son air ;
Mais Marseille, elle, est une reine
Qui se couche au bord de la mer !
Elle adore Paris, Madame,
Paris est l'homme qu'il lui faut,
Car Marseille, c'est une femme
Qui n'a pas le moindre défaut.
Paris, le lui rend bien, du reste,
Il lui dit : Si tu t'asseyais ?
Car Marseille n'a pas la peste
Et n'a plus l'accent marseillais !
618
Un Barde a vu sa reine fugitive :
Il dit qu'un luth, exprimant sa douleur,
De son retour avertissait la rive
Où la rappelle un trône... ou le malheur.
Lorsque sa voix, et peut-être ses larmes,
Faisaient pleurer les tristes matelots,
Elle n'oppose à de perfides armes
Que ce murmure apporté par les flots :
« God save the king !
J'avais quitté les liens de l'enfance,
Pour me parer des chaînes de l'amour :
Aimer son maître est sans doute une offense,
Puisqu'à ma vie il n'a souri qu'un jour.
Lorsque des pleurs roulaient sous ma paupière
Et retombaient lentement sur mon cœur,
Mon cœur tout bas mêlait à sa prière
Cette prière encor pour mon vainqueur :
God save the king !
Seule souvent au berceau de sa fille,
Formant des vœux qui n'étaient plus pour moi,
Je lui disais : « A ma noble famille
Mon jeune ***** n'offrira-t-il que toi ! »
Cachant alors mes pleurs sous ma couronne,
D'un chant d'amour je berçais son sommeil ;
Et de ce chant, dont la rive résonne,
Ma voix toujours salua son réveil :
God save the king !
Sur mon front triste, abattu, mais sans crainte,
On cherche en vain la trace d'un remord :
Jamais mon front n'en recevra l'empreinte,
Et je la laisse à qui rêve ma mort.
Qu'au moins la mort m'attende à ton rivage,
Ô beau pays qui vis mes plus beaux jours !
En d'autres jours si tu vois mon naufrage,
Dis que ta reine au moins chanta toujours :
God save the king ! »
622
Entrez dans les palais grands ouverts à la foule ;
Un jour limpide y luit, l'heure paisible y coule,
Le pied rit au miroir des parquets précieux,
Et **** dans le plafonds aussi hauts que les cieux,
Bleu séjour de la muse et du Dieu sous les voiles,
L'œil voit trembler des chars, des luths et des étoiles.
Sous la voûte, sur les paliers,
Par les rampes en fleurs et les grands escaliers,
Un courant d'air vaste circule,
Et douce est la fraîcheur où vous marchez,
Parmi le peuple blanc des marbres recherchés :
Saluez, c'est Vénus ; admirez, c'est Hercule !
Comme vous reposez les yeux,
Ô blancheur sombre des musées !
La fièvre de nos sens expire dans ces lieux,
Et nos âmes y sont largement amusées.
Ô génie, ô lent créateur,
Comme Dieu fait courir la sève dans les arbres,
Tu fais courir la vie aux lignes des beaux marbres ;
Et sur la pierre, à la hauteur
Des bras de la statue ou du col de l'amphore,
L'œil croit voir voltiger encore
Les mains illustres du sculpteur.
Alors notre cœur se rappelle
Le temps d'Auguste, l'âge où florissait Apelle !
Tout ceux dont un laurier pressait le front puissant,
Le pnyx sonore où rit la troupe des esclaves,
Les toges du forum, les plis des laticlaves,
César spirituelI Sophocle éblouissant !
Rome, Athène ! O palais que la colline élève !
Vous, Romains, vous sculptez à la pointe du glaive ;
Et vous qui soupez chez les dieux,
Vous possédez la grâce et vous la versez toute,
Athéniens, et c'est chez vous que l'âme écoute
Le grand hymne muet qui chante pour les yeux,
Le long des lignes, sous la voûte
De vos temples mélodieux.
Des anciens, endormis au bruit frais des fontaines,
Les âmes en rêvait se promènent ici,
Caressant tous les fronts d'un regret adouci,
Et font, sur les lèvres hautaines
Des Romains et des Grecs et de Tibère aussi,
Chuchoter un long flot de paroles lointaines.
Ô belle antiquité, toute nouvelle encor !
Berce-nous de tes bons murmures,
Comme une abeille d'or,
Que l'été de Paris prendrait aux roses mûres
Pour la jeter en Prairial,
Grisée
Et bourdonnante, autour de la salle apaisée,
Où, visiteur royal,
Par la vitre embrasée au feu de ses prouesses,
Le baiser du soleil vient dorer les déesses.
701
J'aime d'un fol amour les monts fiers et sublimes !
Les plantes n'osent pas poser leurs pieds frileux
Sur le linceul d'argent qui recouvre leurs cimes ;
Le soc s'émousserait à leurs pics anguleux.
Ni vigne aux bras lascifs, ni blés dorés, ni seigles ;
Rien qui rappelle l'homme et le travail maudit.
Dans leur air libre et pur nagent des essaims d'aigles,
Et l'écho du rocher siffle l'air du bandit.
Ils ne rapportent rien et ne sont pas utiles ;
Ils n'ont que leur beauté, je le sais, c'est bien peu ;
Mais, moi, je les préfère aux champs gras et fertiles,
Qui sont si **** du ciel qu'on n'y voit jamais Dieu !
493
Hirondelle ! hirondelle ! hirondelle !
Est-il au monde un coeur fidèle ?
Ah ! s'il en est un, dis-le moi,
J'irai le chercher avec toi.
Sous le soleil ou le nuage,
Guidée à ton vol qui fend l'air,
Je te suivrai dans le voyage
Rapide et haut comme l'éclair.
Hirondelle ! hirondelle ! hirondelle !
Est-il au monde un coeur fidèle ?
Ah ! s'il en est un, dis-le moi,
J'irai le chercher avec toi.
Tu sais qu'aux fleurs de ma fenêtre
Ton nid chante depuis trois ans,
Et quand tu viens le reconnaître
Mes droits ne te sont pas pesants.
Hirondelle ! hirondelle ! hirondelle !
Est-il au monde un coeur fidèle ?
Ah ! s'il en est un, dis-le moi,
J'irai le chercher avec toi.
Je ne rappelle rien, j'aspire
Comme un des tiens dans la langueur,
Dont la solitude soupire
Et demande un coeur pour un coeur.
Hirondelle ! hirondelle ! hirondelle !
Est-il au monde un coeur fidèle ?
Ah ! s'il en est un, dis-le moi,
J'irai le chercher avec toi.
Allons vers l'idole rêvée,
Au Nord, au Sud, à l'Orient :
Du bonheur de l'avoir trouvée
Je veux mourir en souriant.
Hirondelle ! hirondelle ! hirondelle !
Est-il au monde un coeur fidèle ?
Ah ! s'il en est un, dis-le moi !
J'irai le chercher avec toi !
505
rappelle-toi Barbara
ce nom qui résonne comme un chant lointain
un homme français t’a vue sous la pluie battante
et voilà qu’une rencontre fugace devient éternelle
il ne t’a jamais parlé
jamais touché
mais dans ses vers
tu es gravée
une passante
une silhouette éphémère
transformée en immortelle lumière
mais moi, je me demande
en silence et souvent
si mon existence s’efface
ils m'ont parlé
ils m'ont touchée
ils m'ont même embrassée
mais jamais ils ne m'ont écrite
pas un vers
pas une strophe
pas une empreinte dans leurs mots
je me retiens
je me cache
je me replie
rappele-moi Barbara
comment est-ce d'être aimée comme ça?
Jan 8, 2025
Jan 8, 2025 at 1:42 AM UTC
Parmi les marbres qu'on renomme
Sous le ciel d'Athène ou de Rome,
Je prends le plus pur, le plus blanc,
Je le taille et puis je l'étale
Dans ta pose d'Horizontale
Soulevée... un peu... sur le flanc...
Voici la tête qui se dresse,
Qu'une ample chevelure presse,
Le cou blanc, dont le pur contour
Rappelle à l'œil qui le contemple
Une colonne, au front d'un temple,
Le plus beau temple de l'Amour !
Voici la gorge féminine,
Le bout des seins sur la poitrine
Délicatement accusé,
Les épaules, le dos, le ventre
Où le nombril se renfle et rentre
Comme un tourbillon apaisé.
Voici le bras plein qui s'allonge ;
Voici, comme on les voit en songe,
Les deux petites mains d'Éros,
Le bassin immense, les hanches,
Et les adorablement blanches
Et fermes fesses de Paros.
Voici le mont au fond des cuisses
Les plus fortes pour que tu puisses
Porter les neuf mois de l'enfant ;
Et voici tes jambes parfaites...
Et, pour les sonnets des poètes,
Voici votre pied triomphant.
Pas plus grande que Cléopâtre
Pour qui deux peuples vont se battre,
Voici la Femme dont le corps
Fait sur les gestes et les signes
Courir la musique des lignes
En de magnifiques accords.
Je m'élance comme un barbare,
J'abats la tête, le pied rare,
Les mains... et puis... au bout d'un an...
Lorsque sa gloire est colossale,
Je la dispose en une salle,
La plus riche du Vatican.
488
Dans Mon Lit
je viens de réveiller
mes rêves étaient une sensation tristes
et étaient trop supporter
mais je ne peux pas souvenir quoi ils ont été
je me rappelle dernier nuit, mes larmes sont tombés
sur mon lit, parmi les draps et j'ai dormi
avec mes échecs en formulaire liquide
mes yeux étaient bouffies et mouillés
j'ai réveillé en l'obscurité, et je peux sentir
mes gonflés, séches yeux et mon vide espirit
J'ai allongé dans le silence sans bouger
jusqu'a j'ai souvenu pourquoi j'ai pleure
j'ai espéré que si j'ai sans bouger
le souvenir ne serait jamais revenir
et que réalité serait s'effondre
puis être rebati encore sans cette
mais, ce n'a pas été ca façon
et j'ai dû bouger toujours
j'ai dû revenir au réalité j'ai cassé
et recolle les morceaux
Apr 22, 2024
Apr 22, 2024 at 7:46 PM UTC
Plates-bandes d'amarantes jusqu'à
L'agréable palais de Jupiter.
- Je sais que c'est Toi qui, dans ces lieux,
Mêles ton bleu presque de Sahara !
Puis, comme rose et sapin du soleil
Et liane ont ici leurs jeux enclos,
Cage de la petite veuve !...
Quelles
Troupes d'oiseaux, ô ia io, ia io !...
- Calmes maisons, anciennes passions !
Kiosque de la Folle par affection.
Après les fesses des rosiers, balcon
Ombreux et très bas de la Juliette.
- La Juliette, ça rappelle l'Henriette,
Charmante station du chemin de fer,
Au coeur d'un mont, comme au fond d'un verger
Où mille diables bleus dansent dans l'air !
Banc vert où chante au paradis d'orage,
Sur la guitare, la blanche Irlandaise.
Puis, de la salle à manger guyanaise,
Bavardage des enfants et des cages.
Fenêtre du duc qui fais que je pense
Au poison des escargots et du buis
Qui dort ici-bas au soleil.
Et puis
C'est trop beau ! trop ! Gardons notre silence.
- Boulevard sans mouvement ni commerce,
Muet, tout drame et toute comédie,
Réunion des scènes infinie
Je te connais et t'admire en silence.
410
Ma sœur, il ne faut me blâmer
Si ma tristesse est sans colère :
Je ne peux me sauver d'aimer,
Et celui qui m'aima ne doit plus me déplaire.
Laissez d'un retour imprévu,
Laissez-moi goûter tous les charmes.
Hélas ! j'ai retrouvé des larmes ;
Mais je l'ai vu !
Si vous saviez quel doux transport
Se répand dans l'âme agitée,
Quand celui qui fit notre sort
Ranime, en s'y montrant, une fête attristée !
Que je l'aime ! il est revenu.
Je ne sens plus sa froide absence ;
Lui n'a pas senti ma présence ;
Mais je l'ai vu !
Ma sœur, quel plaisir douloureux
Le bonheur perdu laisse encore !
Quel charme de revoir heureux
L'objet, l'unique objet qu'on pleure et qu'on adore !
Ce sourire si bien connu
Nous rappelle tant d'espérance !
Il réveille aussi la souffrance ;
Mais je l'ai vu !
Peut-être est-il quelques beaux jours
Cachés dans ma mélancolie ;
Peut-être il sait aimer toujours ;
Et moi, je ne saurai jamais comme on oublie ;
Enfin, si d'un trait plus aigu
L'insensé frappait ma tendresse,
Pleurez sur sa faible maîtresse...
Mais je l'ai vu !
317
Allô lo la vie? Tu m’entends ?
Ça capte très mal
Si tu m’entends, peux tu me dire pourquoi tu es si triste ?
Je ne te reproche rien, mais tu ne fais jamais aucun effort...
Pourquoi compliqué autant les choses ?
J’étais si heureuse, amoureuse, il me disait qu’il m’aimait et c’était tout ce qui pouvais me rendre joyeuse...
Allô la vie? Tu es en ligne?
Dis moi, pourquoi cet accident ?
Je ne me rappelle pas pourquoi, dis moi
Qu’ai je fais de mal pour mériter ça?
Mon corps sans vie
Étendu sur le sol
Les urgences arrivent
Ils essayent de me réanimer en vain..
Allô ? ...ALLÔ?!
...je dois raccrocher, la mort m’appelle
May 20, 2018
May 20, 2018 at 5:32 PM UTC
Si les liens des coeurs ne sont pas des mensonges,
Oh ! dites, vous devez avoir eu de doux songes,
Je n'ai fait que rêver de vous toute la nuit.
Et nous nous aimions tant ! vous me disiez : « Tout fuit,
Tout s'éteint, tout s'en va ; ta seule image reste. »
Nous devions être morts dans ce rêve céleste ;
Il semblait que c'était déjà le paradis.
Oh ! oui, nous étions morts, bien sûr ; je vous le dis.
Nous avions tous les deux la forme de nos âmes.
Tout ce que, l'un de l'autre, ici-bas nous aimâmes
Composait notre corps de flamme et de rayons,
Et, naturellement, nous nous reconnaissions.
Il nous apparaissait des visages d'aurore
Qui nous disaient : « C'est moi ! » la lumière sonore
Chantait ; et nous étions des frissons et des voix.
Vous me disiez : « Écoute ! » et je répondais : « Vois ! »
Je disais : « Viens-nous-en dans les profondeurs sombres ;
Vivons ; c'est autrefois que nous étions des ombres. »
Et, mêlant nos appels et nos cris : « Viens ! oh ! viens !
Et moi, je me rappelle, et toi, tu te souviens. »
Éblouis, nous chantions : « C'est nous-mêmes qui sommes
Tout ce qui nous semblait, sur la terre des hommes,
Bon, juste, grand, sublime, ineffable et charmant ;
Nous sommes le regard et le rayonnement ;
Le sourire de l'aube et l'odeur de la rose,
C'est nous ; l'astre est le nid où notre aile se pose ;
Nous avons l'infini pour sphère et pour milieu,
L'éternité pour l'âge ; et, notre amour, c'est Dieu. »
Paris, juin 18...
325