"lunette" poems
Moving from left to left, the light
is heavy on the Dome, and coarse.
One small lunette turns it aside
and blankly stares off to the side
like a big white old wall-eyed horse.
On the east steps the Air Force Band
in uniforms of Air Force blue
is playing hard and loud, but--queer--
the music doesn't quite come through.
It comes in snatches, dim then keen,
then mute, and yet there is no breeze.
The giant trees stand in between.
I think the trees must intervene,
catching the music in their leaves
like gold-dust, till each big leaf sags.
Unceasingly the little flags
feed their limp stripes into the air,
and the band's efforts vanish there.
Great shades, edge over,
give the music room.
The gathered brasses want to go
boom--boom.
1.8k
You who have never known the loveliness of love,
Gather your heads on the torn pillow’s edge of mud,
Under the wood-tar shadows of camphor-aided sleep,
Where your low-flung groans are starvations of sound,
And the amputated clouds, insinuated with gangrene
And blood-stained woods, are still bound to the shooting
Stars that fell beside you and flung up hissing rays of grass.
Parents of the midnight sky, the stolen stars of your children
Open their broken mouths to the battlefield heart of trespass.
To their soldiers’ eyes, the floor of heaven is uncut grass,
Wet with rain and mold and the unlifted wings of Pegasus,
Whose unearthly hoof to unearthly earth scuffs the clod
Of the lunette for the cannons to divulge the great, stuttering
Coda of everything old, malformed of breath and bone.
Some grass somewhere will now seem the hair of a sweetheart,
And those dead eyes will aways stare, too fond of love unknown.
So the dead soldier and grass and sky conspire to hold a woman,
So the soldier makes the truce between earth and sky,
Between man and the divine, though the chestnut trees
In red human tongues, pay their deep-forested encomium to distance,
In misspilled gorgeousness like Apollo surveying his own tomb.
Jul 30, 2019
Jul 30, 2019 at 2:38 PM UTC
Le Pont sur le Liamone entre Arbori et Vico
Nous venions du «clos d'Alzetto»,
Domaine réputé en Corse,
Passant par Arbori et Ampigna
Sur une route plus noueuse,
Qu'une couleuvre se tortillant.
Le couvert boisé tempérait
Le soleil qui dardait la lunette
Et la nature semblait impénétrable,
Comme dans les maquis
De Prosper Mérimée.
Il ne manquait, dans nombre d'endroits
Faits pour l'embuscade,
Que la lueur d'acier
Du canon d'un fusil,
Lorsqu'apparut un pont génois
Haut dresse sur le Liamone.
La route, pour franchir la rivière
Faisait un coude
Et nous sortirent de l'auto
Saisis par le charme du lieu,
pour jeter des regards,
Portant au **** du cours du torrent,
sur les à pics de la rivière,
A la fois tumultueuse et grondante
Avec ses bassins de granit
Sculptés dans le cours du fleuve,
Et baignés d'eaux vertes sur fonds mauves,
Qui semblaient réclame
leur trophée
De nageurs et nageuses
Pour tenir compagnie
A ses truites fario
Si bien cachées,
Dans les cavités de granit.
Et au génie tutélaire
De ce haut Liamone,
Qui règne sur ces torrents
de Montagne
en donnant,
Depuis des temps immémoriaux.
Un spectacle si rare et saisissant,
Qu'il emplit les esprits
D'une sensation de contempler,
L'un de ces objet d'art,
Façonné par notre mère la Nature.
Et levant les yeux nous vîmes,
Planer l'aigle royal,
Paraissant ainsi saluer,
L’altière grandeur de ces lieux.
Paul Arrighi
Aug 19, 2016
Aug 19, 2016 at 5:28 AM UTC
Un couloir de carrelage
Windows 95
Lumière turquoise
Mouette virtuelle
Soudain un glitch
Statue de marbre
Triste seul
Salle d'ordinateur
Il s'étrangle dans ses files
Si bien qu'il na jamais vu ses amis
Lunette de cristal
Serveur de ferraille
Larme du corps
Il y m'est tous ses efforts
Incompris lâche et tourmenté
Religion planqué
Tous à genoux devant lui
Hacker des PC inactif
Et modérateur soumis
Solitude parcourue de références
Incompris par les autres.
Et admirer par les uns
Des yeux triste et pétillant le suivent
Pendouillent de droit à gauche
Le long de son câble Internet...
May 14, 2017
May 14, 2017 at 7:45 AM UTC
Un chat sauvage et grand chasseur
S'établit, pour faire bombance,
Dans le parc d'un jeune seigneur
Où lapins et perdrix étaient en abondance.
Là, ce nouveau Nembrod, la nuit comme le jour,
A la course, à l'affût également habile,
Poursuivait, attendait, immolait tour-à-tour
Et quadrupède et volatile.
Les gardes épiaient l'insolent braconnier ;
Mais, dans le fort du bois caché près d'un terrier,
Le drôle trompait leur adresse.
Cependant il craignait d'être pris à la fin,
Et se plaignait que la vieillesse
Lui rendît l'oeil moins sûr, moins fin.
Ce penser lui causait souvent de la tristesse ;
Lorsqu'un jour il rencontre un petit tuyau noir
Garni par ses deux bouts de deux glaces bien nettes :
C'était une de ces lunettes
Faites pour l'opéra, que par hasard, un soir,
Le maître avait perdue en ce lieu solitaire.
Le chat d'abord la considère,
La touche de sa griffe, et de l'extrémité
La fait à petits coups rouler sur le côté,
Court après, s'en saisit, l'agite, la remue,
Etonné que rien n'en sortît.
Il s'avise à la fin d'appliquer à sa vue
Le verre d'un des bouts, c'était le plus petit.
Alors il aperçoit sous la verte coudrette
Un lapin que ses yeux tout seuls ne voyaient pas.
Ah ! Quel trésor ! Dit-il en serrant sa lunette,
Et courant au lapin qu'il croit à quatre pas.
Mais il entend du bruit ; il reprend sa machine,
S'en sert par l'autre bout, et voit dans le lointain
Le garde qui vers lui chemine.
Pressé par la peur, par la faim,
Il reste un moment incertain,
Hésite, réfléchit, puis de nouveau regarde :
Mais toujours le gros bout lui montre **** le garde,
Et le petit tout près lui fait voir le lapin.
Croyant avoir le temps, il va manger la bête ;
Le garde est à vingt pas qui vous l'ajuste au front,
Lui met deux balles dans la tête,
Et de sa peau fait un manchon.
Chacun de nous a sa lunette,
Qu'il retourne suivant l'objet ;
On voit là-bas ce qui déplaît,
On voit ici ce qu'on souhaite.
407
La terre est au soleil ce que l'homme est à l'ange.
L'un est fait de splendeur ; l'autre est pétri de fange.
Toute étoile est soleil ; tout astre est paradis.
Autour des globes purs sont les mondes maudits ;
Et dans l'ombre, où l'esprit voit mien que la lunette,
Le soleil paradis traîne l'enfer planète.
L'ange habitant de l'astre est faillible ; et, séduit,
Il peut devenir l'homme habitant de la nuit.
Voilà ce que le vent m'a dit sur la montagne.
Tout globe obscur gémit ; toute terre est un bagne
Où la vie en pleurant, jusqu'au jour du réveil,
Vient écrouer l'esprit qui tombe du soleil.
Plus le globe est lointain, plus le bagne est terrible.
La mort est là, vannant les âmes dans un crible,
Qui juge, et, de la vie invisible témoin,
Rapporte l'ange à l'astre ou le jette plus ****
Ô globes sans rayons et presque sans aurores !
Enorme Jupiter fouetté de météores,
Mars qui semble de **** la bouche d'un volcan,
Ô nocturne Uranus, ô Saturne au carcan !
Châtiments inconnus ! rédemptions ! mystères !
Deuils ! ô lunes encor plus mortes que les terres !
Ils souffrent ; ils sont noirs ; et qui sait ce qu'ils font ?
L'ombre entend par moments leur cri rauque et profond,
Comme on entend, le soir, la plainte des cigales.
Mondes spectres, tirant des chaînes inégales,
Ils vont, blêmes, pareils au rêve qui s'enfuit.
Rougis confusément d'un reflet dans la nuit,
Implorant un messie, espérant des apôtres,
Seuls, séparés, les uns en amère des autres,
Tristes, échevelés par des souffles hagards,
Jetant à la clarté de farouches regards,
Ceux-ci, vagues, roulant dans les profondeurs mornes,
Ceux-là, presque engloutis dans l'infini sans bornes,
Ténébreux, frissonnants, froids, glacés, pluvieux
Autour du paradis ils tournent envieux ;
Et, du soleil, parmi les brumes et les ombres,
On voit passer au **** toutes ces faces sombres.
Novembre 1840.
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Has anyone ever told you the origin of stargazing? I learned it's truth after gazing into your eyes. Each an ingress into a star scape of ineffable beauty. Irises the deepest of blues. Pupils as abyssal as the infinite embrace. Combined at just the right angle. The stars shine brighter in your lunette than they do on any clear night sky. What answers might I find if I keep looking into them?
The meaning of life?
Discovery?
Love maybe?
Secrets diffinetely secrets.
Yours, Mine, The world's, The universe's.
And if I am really lucky.
I might even find me.
Wishing on a star to earn your heart.
That is atleast my hope.
Jun 5, 2019
Jun 5, 2019 at 4:44 PM UTC