"pute" poems
Au temps
Au temps où l'on va toujours plus vite, pour en gagner
Autant de temps à perdre devant la télé
Quand les pieds d'argile ont des chaussures en croco
Au temps de la guerre des égos
À celui passé à l'usine, qui roule sa bosse
Quand c'est tout ce qu'on apprends à nos gosses
Fais de l'argent, entres dans le moule
À l'heure où notre joli navire coule
Quand les recherches les plus subventionnées sont militaires
Quand l'homme avance un pas en avant, deux pas en arrière
Quand on a plus que jamais tous du sang sur nos doigts
Là où on trouve moins d'eau que de soda
À l'heure des strings et des braguettes
Quand la pucelle à honte de l'être
Quand on fait l'amour à des images, à du kevlar
À l'heure où l'art fait sa pute, et au street art
Aux endettés que le temps presse
Aux laodicéens qui pensent boire de l'eau fraiche
Au temps passé en emmenant nos valeurs
Au temps modernes, au temps perdu, au temps qui fait peur
Au temps qui veut m'arracher ce que j'ai de plus précieux
Ma sauvagerie, ma liberté, comme la prunelle de mes yeux
Au temps, à ses aiguilles qu'on ne peut casser,
Qui passent sur nous comme on laboure un champ
Plient et tâchent une peau tant de fois griffée,
Puis laissent à nos yeux que le blanc
Au temps qui nous abimes, qui passe et nous emporte l'un après l'autre
Au temps des idoles et des rois, au temps des apôtres
Au temps qui passe et estompe nos mirages
Qui file tout le temps, qui jauni nos images
Qui nous vieilli, nous flétris, nous habitue
Qui nous ternis, nous aigris, puis qui nous tue.
Au temps qui ne s'est pas passé comme prévu
Aux tremblotants, au temps qui nous fait perdre la vue
Aux palpitants qui s'arrêtent
Aux pétillants qui naissent
À ceux qui ont tant passé à contre courant, au monuments
Qui résistent contre le vent, qui malgré tout et pour autant
Au temps.
Jul 6, 2014
Jul 6, 2014 at 2:13 PM UTC
It’s true she’s been cleaning her closets.
Sweeping was never her favorite, but
Her fingers have been caressing
The handle of a broom for some time,
Chipping splinters and flinching at
Closed doors.
It’s true she cried when dust
Bloomed from hinges unmoved.
It melted black down her cheeks
And has stayed there since.
It’s true she’s been walking alone,
Trailing her splinter-laden nails and
Wading through sunshine.
Night is cold but closets are colder;
She wraps up in city sounds furred
By the dark and billowing like smoke
And thinks only I know my body now.
It’s true she could have stayed fondling
Brooms and dreaming of housewives
Straining bellies with chunks of aorta
And muttering songs over the dishes:
*Il m’a attaché à ton lit/
Une jolie petite pute soumis.*
But the throat sticks, the tune
Tasting worse by the day and
There is hope in an empty closet.
It’s true she’s been trembling less
With the world’s turning.
Winter has let go her hair and slumps
On her back with a chilly satisfaction
But she wipes the fog from her
Eyes and whispers to her flesh:
*Swallow your heart
Relish the burning
And watch spring blooms turn to jasmine.*
Jan 27, 2011
Jan 27, 2011 at 7:50 PM UTC
I like cats
They are very cute.
You can put them in hats
But sometimes they pute.
It always smells bad.
And you cannot react
Because you cannot get mad
And they sometimes attach.
Jun 4, 2013
Jun 4, 2013 at 8:52 PM UTC
The emerald stones embroidered into this pouch glitter
by the light of the flames that engulf this city
a baby shoe, tied in a bag of silk
hangs delicately round my neck
my pendant to bring me back to you one day
the sanctified emblem of hope:
el zapato de bebé de una niña robada
a locket, the other half of which you carry
my two identities lost in a crusade de fuego y sogas
One, the baby taken
The other a woman stolen
Mort à la pute! une sorcière! le gitan doit mourir.
my sentence carried out as you watch
just moments after we reunite again
only to have to say Dja devlesa!
My face lit by the burning cathedral
Then slackened by the tightening rope.
Aug 4, 2019
Aug 4, 2019 at 10:49 PM UTC