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"grandir" poems
Le présent se fait vide et triste, Ô mon amie, autour de nous ; Combien peu de passé subsiste ! Et ceux qui restent changent tous. Nous ne voyons plus sans envie Les yeux de vingt ans resplendir, Et combien sont déjà sans vie Des yeux qui nous ont vus grandir ! Que de jeunesse emporte l'heure, Qui n'en rapporte jamais rien ! Pourtant quelque chose demeure : Je t'aime avec mon cœur ancien, Mon vrai cœur, celui qui s'attache Et souffre depuis qu'il est né, Mon cœur d'enfant, le cœur sans tache Que ma mère m'avait donné ; Ce cœur où plus rien ne pénètre, D'où plus rien désormais ne sort ; Je t'aime avec ce que mon être A de plus fort contre la mort ; Et, s'il peut braver la mort même, Si le meilleur de l'homme est tel Que rien n'en périsse, je t'aime Avec ce que j'ai d'immortel.
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Ce qui dure
À Mademoiselle Marie Laurencin. Frôlée par les ombres des morts Sur l'herbe où le jour s'exténue L'arlequine s'est mise nue Et dans l'étang mire son corps Un charlatan crépusculaire Vante les tours que l'on va faire Le ciel sans teinte est constellé D'astres pâles comme du lait Sur les tréteaux l'arlequin blême Salue d'abord les spectateurs Des sorciers venus de Bohême Quelques fées et les enchanteurs Ayant décroché une étoile Il la manie à bras tendu Tandis que des pieds un pendu Sonne en mesure les cymbales L'aveugle berce un bel enfant La biche passe avec ses faons Le nain regarde d'un air triste Grandir l'arlequin trismégiste.
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Crépuscule
Petit, j’ai bien oublié de prendre mon temps, J’ai oublié de penser et de réfléchir. Oublié de m'arrêter, voulant réussir, Courant tête baissée, vivant l’insant présent. L’instant d’après j’avais muri, je n’vivais plus, C’était bien mieux que ça car je me transcendais, Et même tout ce que je voulais me souriait, C’était bien, j’étais content, mais si j’avais su... Si j'avais su que ma vie n’était pas tout’tracée, J’aurais pris le temps de venir vous enlacer. Mais j’ai oublié de grandir, c’est pas pratique. J’aurais voulu vous le dire, j’crois pas aux malheurs, J’crois pas aux miracles, ni à la pleine lueur. Je suis maître de ma vie, ce jusqu’au portique. J’en ai marre ce ces faux discours patriotiques, J’ai oublié qu’il n’y’a pas que les filles qui pleurent. J’ai oublié aussi de faire preuve de douceur Dans notre monde fait de catastrophes climatiques. Étant enfant j'étais carrément perturbé, Rempli de questions que je n’osais pas poser. Maint’nant, j’sais qu’pour réussir faut être couillu, J’ai trop pensé au plan que j’utiliserais, Comme si grâce à ça, toute ma vie changeait. Je voulais écrire de beaux textes, rien n’est perdu. Avoir un avenir, des projets, c’est séduisant, J’ai aussi oublié ce que c’est de souffrir, Pourtant j’ai décidé que j’allais m’en sortir, Et j’vais oublier d’oublier, dès maintenant.
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Oct 20, 2017
Oct 20, 2017 at 8:03 AM UTC
Oublier
Trébuchant, Ne va nulle part. Perdu de désespoir, Perdu dans le chagrin. Trébuchant en rond, Ne pas me réveiller de mon rêve. Perdu dans mes pensées, Perdu dans le passé. Trébuchant à impuissant, Pas capable de guérir mon cœur. Perdu dans les émotions, Perdu dans l'angoisse. Trébuchant vers nulle part, Ne sachant pas comment se lever. Perdu dans ma douleur, Perdu dans ma culpabilité. Trébuchant à amer, Ne sachant pas quoi faire ensuite. Perdu dans les conneries, Perdu dans la colère. Trébuchant pour décliner, Ne sachant pas comment se libérer. Perdu dans la confusion, Perdu dans l'illusion. Trébuchant de détresse, Ne sachant pas pourquoi je t'aime. Perdu avec les démons, Perdu dans le bourbier. Trébuchant à rien, Ne connaissant pas la vraie dévotion. Perdu dans mon tourment, Perdu dans le non-sens. Trébuchant sur le désordre, Ne sachant pas comment riposter. Perdu dans le chaos, Perdu dans la fureur. Trébuchant à l'agonie, Ne sachant pas comment changer de cap. Perdu dans un gros gâchis, Perdu dans des blessures silencieuses. Trébuchant vers la destruction, Ne sachant pas se tenir debout. Perdu dans l'isolement, Perdu dans la désillusion. Trébuchant jusqu'à l'extinction, Peu importe où je me retrouve. Perdu dans la dévastation, Perdu en ruine. Réveille-toi, réveille-toi, Levez-vous, levez-vous, Grandir, grandir, Lève-toi, lève-toi, Battez-vous, battez-vous, Contre-attaque, contre-attaque, Envolez-vous maintenant, envolez-vous maintenant. Fermez la porte… Libérez-vous.
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Dec 10, 2019
Dec 10, 2019 at 11:24 AM UTC
"Trébuchant et Perdu"
Trébuchant, Ne va nulle part. Perdu de désespoir, Perdu dans le chagrin. Trébuchant en rond, Ne pas me réveiller de mon rêve. Perdu dans mes pensées, Perdu dans le passé. Trébuchant à impuissant, Pas capable de guérir mon cœur. Perdu dans les émotions, Perdu dans l'angoisse. Trébuchant vers nulle part, Ne sachant pas comment se lever. Perdu dans ma douleur, Perdu dans ma culpabilité. Trébuchant à amer, Ne sachant pas quoi faire ensuite. Perdu dans les conneries, Perdu dans la colère. Trébuchant pour décliner, Ne sachant pas comment se libérer. Perdu dans la confusion, Perdu dans l'illusion. Trébuchant de détresse, Ne sachant pas pourquoi je t'aime. Perdu avec les démons, Perdu dans le bourbier. Trébuchant à rien, Ne connaissant pas la vraie dévotion. Perdu dans mon tourment, Perdu dans le non-sens. Trébuchant sur le désordre, Ne sachant pas comment riposter. Perdu dans le chaos, Perdu dans la fureur. Trébuchant à l'agonie, Ne sachant pas comment changer de cap. Perdu dans un gros gâchis, Perdu dans des blessures silencieuses. Trébuchant vers la destruction, Ne sachant pas se tenir debout. Perdu dans l'isolement, Perdu dans la désillusion. Trébuchant jusqu'à l'extinction, Peu importe où je me retrouve. Perdu dans la dévastation, Perdu en ruine. Réveille-toi, réveille-toi, Levez-vous, levez-vous, Grandir, grandir, Lève-toi, lève-toi, Battez-vous, battez-vous, Contre-attaque, contre-attaque, Envolez-vous maintenant, envolez-vous maintenant. Fermez la porte… Libérez-vous.
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Ma chatte est vieux et ma autre chatte est vieux et je suis vieillis chaque jour
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May 4, 2014
May 4, 2014 at 7:34 PM UTC
grandir
De 0 à 10 ans, on met 10 ans à grandir. De 10 à 20 ans, on met 10 ans à comprendre qui on devient. De 20 à 30 ans, on passe 10 ans à faire la fête. De 30 à 40 ans, on met 10 ans à créer une famille. De 40 à 50 ans, on met 10 ans à comprendre qui on est. De 50 à 60 ans, on met 10 ans à comprendre ce qu’on est devenu. De 60 à 70 ans, on met 10 ans à comprendre ce que l’on n'est plus. De 70 à 80 ans, on met 10 ans à accepter qu’on ne comprends plus ce qu’il y a à comprendre. À partir de 80 ans, on met le temps qu’il faut pour attendre et comprendre qu’il n’y a rien à comprendre. Juste à vivre...
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Mar 31, 2020
Mar 31, 2020 at 4:15 AM UTC
Cycle(s)
Amor, ch'a null' amato amar perdona, Mi prese del costui placer si forte Che, come vedi, ancor non m'abbandona. DANTE. Contempler dans son bain sans voiles Une fille aux yeux innocents ; Suivre de **** de blanches voiles ; Voir au ciel briller les étoiles Et sous l'herbe les vers luisants ; Voir autour des mornes idoles Des sultanes danser en rond ; D'un bal compter les girandoles ; La nuit, voir sur l'eau les gondoles Fuir avec une étoile au front ; Regarder la lune sereine ; Dormir sous l'arbre du chemin ; Être le roi lorsque la reine, Par son sceptre d'or souveraine, L'est aussi par sa blanche main ; Ouïr sur les harpes jalouses Se plaindre la romance en pleurs ; Errer, pensif, sur les pelouses, Le soir, lorsque les andalouses De leurs balcons jettent des fleurs ; Rêver, tandis que les rosées Pleuvent d'un beau ciel espagnol, Et que les notes embrasées S'épanouissent en fusées Dans la chanson du rossignol ; Ne plus se rappeler le nombre De ses jours, songes oubliés ; Suivre fuyant dans la nuit sombre Un Esprit qui traîne dans l'ombre Deux sillons de flamme à ses pieds ; Des boutons d'or qu'avril étale Dépouiller le riche gazon ; Voir, après l'absence fatale, Enfin, de sa ville natale Grandir la flèche à l'horizon ; Non, tout ce qu'a la destinée De bien réels ou fabuleux N'est rien pour mon âme enchaînée Quand tu regardes inclinée Mes yeux noirs avec tes yeux bleus ! Septembre 1831.
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Contempler dans son bain sans voiles
Un vide viscéral. La promesse d’une nuit, Prendre la forme de l’arbre pour grandir, Dessiner un cercle sur le bitume, Se mordre, Mordre l’autre. Rendre à l’oiseau sa liberté Puis la reprendre, Le regarder dans les yeux Alors qu’il dit quelque chose. Souvent, Je me noie dans mon désordre. Parfois, je pardonne À Zoula d’être morte.
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Aug 1, 2024
Aug 1, 2024 at 7:56 AM UTC
Vide
Sonnet. Les lignes du labour dans les champs en automne Fatiguent l'œil, qu'à peine un toit fumant distrait, Et la voûte du ciel tout entière apparaît, Bornant d'un cercle nu la plaine monotone. En des âges perdus dont la vieillesse étonne Là même a dû grandir une vierge forêt, Où le chant des oiseaux sonore et pur vibrait, Avec l'hymne qu'au vent le clair feuillage entonne ! Les poètes chagrins redemandent aux bras Qui font ce plat désert sous des rayons sans voile La verte nuit des bois que le soleil étoile ; Ils pleurent, oubliant, dans leurs soupirs ingrats, Que des mornes sillons sort le pain qui féconde Leurs cerveaux, dont le rêve est plus beau que le monde !
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Chagrin d'automne