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"voie" poems
~~~~English~~~~ Such beauty takes away my breath As the sunrays shine across the peaceful path The trees of this forest sway and nod in the dancing breeze Which caresses my cheeks Pastel clouds in the watercolor sky Makes the forest with its path beautiful And birds sing and warble in the tall treetops God alone creates this beauty The bluebells bordering the path Are kissed by sparkling dewdrops And snowdrops have long come out of Their veil of snow Lacy green leaves from the blowing trees Provide shade in the sweet summer And the breezes provide coolness on a hot day At this lovely place of beauty ~~~~French~~~~ Une telle beauté enlève mon souffle Comme les rayons du soleil brille à travers la voie pacifique Les arbres de cette forêt se balancent et hocher la tête dans la brise dansante Qui caresse mes joues Pastels nuages dans le ciel aquarelle Rend la forêt avec son chemin belle Et les oiseaux chantent et modulées dans les hautes cimes Dieu seul crée cette beauté Les jacinthes qui bordent le chemin Sont caressées par les gouttes de rosée mousseux Perce-neige viennent depuis longtemps de Leur voile de neige Dentelles feuilles vertes des arbres de soufflage Fournir de l'ombre en été douce Et les brises offrent fraîcheur par une chaude journée À ce bel endroit d'une beauté ~Hilda~
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Mar 12, 2013
Mar 12, 2013 at 10:32 PM UTC
The Path Of Sunrays
En 1987 J’ai joué à touche-pipi dans la caravane de mes parents Il s’appelait Nicolas et sentait bon la fleur d’oranger C’était assez agréable Nous passions des vacances dans le Cantal Il n’a cessé de pleuvoir Le camping était en pente avec en diagonale un interminable vide Mes parents jouaient aux cartes avec les parents de Nicolas Je ne sais pas qui ce jour-là a baisé qui Ceci étant Nicolas m’avait demandé si je pouvais manger un bout de sa viande avariée Je devais avoir huit ans et des poussières d’étoiles dans les yeux Le soir à l’apéritif mon père a vomi dans la bouche de la mère de Nicolas La soirée se termina ainsi Et tout le monde à bout de ses envies alla se coucher dans sa caravane respective Pause Ce furent de belles vacances
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Nov 5, 2013
Nov 5, 2013 at 7:37 AM UTC
NE PAS DESCENDRE SUR LA VOIE DANGER DE MORT- Extrait
Wee Wee Missure excusez-moi pendant que je prends un pipi gardez votre imagination les chaussures haut refaites un talon de la voie les cris si désolés j'ai un pauvre but projetait de le fixer plus **** aujourd'hui si triste que je ne garde pas de contrôle le monsieur partez s'il vous plaît envoyez-moi la facture faisante le ménage Je mendie humblement votre clémence Translater translation2.paralink excuse me while I take a *** keep your fancy high heeled shoes out of the way whoops so sorry I have a poor aim was planning to fix that later today so sad that I do not keep control mister please will you move away send the cleaning bill over to me I humbly beg your mercy Gomer LePoet...
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Mar 26, 2010
Mar 26, 2010 at 9:18 PM UTC
Wee Wee Missure
Enfin ! seul ! On n'entend plus que le roulement de quelques fiacres attardés et éreintés. Pendant quelques heures, nous posséderons le silence, sinon le repos. Enfin ! la tyrannie de la face humaine a disparu, et je ne souffrirai plus que par moi-même. Enfin ! il m'est donc permis de me délasser dans un bain de ténèbres ! D'abord, un double tour à la serrure. Il me semble que ce tour de clef augmentera ma solitude et fortifiera les barricades qui me séparent actuellement du monde. Horrible vie ! Horrible ville ! Récapitulons la journée : avoir vu plusieurs hommes de lettres, dont l'un m'a demandé si l'on pouvait aller en Russie par voie de terre (il prenait sans doute la Russie pour une île) ; avoir disputé généreusement contre le directeur d'une ***** qui à chaque objection répondait : « - C'est ici le parti des honnêtes gens, » ce qui implique que tous les autres journaux sont rédigés par des coquins ; avoir salué une vingtaine de personnes, dont quinze me sont inconnues ; avoir distribué des poignées de main dans la même proportion, et cela sans avoir pris la précaution d'acheter des gants ; être monté pour tuer le temps, pendant une averse, chez une sauteuse qui m'a prié de lui dessiner un costume de Vénustre ; avoir fait ma cour à un directeur de théâtre, qui m'a dit en me congédiant : « - Vous feriez peut-être bien de vous adresser à Z... ; c'est le plus lourd, le plus sot et le plus célèbre de tous mes auteurs, avec lui vous pourriez peut-être aboutir à quelque chose. Voyez-le, et puis nous verrons ; » m'être vanté (pourquoi ?) de plusieurs vilaines actions que je n'ai jamais commises, et avoir lâchement nié quelques autres méfaits que j'ai accomplis avec joie, délit de fanfaronnade, crime de respect humain ; avoir refusé à un ami un service facile, et donné une recommandation écrite à un parfait drôle ; ouf ! est-ce bien fini ? Mécontent de tous et mécontent de moi, je voudrais bien me racheter et m'enorgueillir un peu dans le silence et la solitude de la nuit. Âmes de ceux que j'ai aimés, âmes de ceux que j'ai chantés, fortifiez-moi, soutenez-moi, éloignez de moi le mensonge et les vapeurs corruptrices du monde, et vous, Seigneur mon Dieu ! accordez-moi la grâce de produire quelques beaux vers qui me prouvent à moi-même que je ne suis pas le dernier des hommes, que je ne suis pas inférieur à ceux que je méprise !
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À une heure du matin
Enfin ! seul ! On n'entend plus que le roulement de quelques fiacres attardés et éreintés. Pendant quelques heures, nous posséderons le silence, sinon le repos. Enfin ! la tyrannie de la face humaine a disparu, et je ne souffrirai plus que par moi-même. Enfin ! il m'est donc permis de me délasser dans un bain de ténèbres ! D'abord, un double tour à la serrure. Il me semble que ce tour de clef augmentera ma solitude et fortifiera les barricades qui me séparent actuellement du monde. Horrible vie ! Horrible ville ! Récapitulons la journée : avoir vu plusieurs hommes de lettres, dont l'un m'a demandé si l'on pouvait aller en Russie par voie de terre (il prenait sans doute la Russie pour une île) ; avoir disputé généreusement contre le directeur d'une ***** qui à chaque objection répondait : « - C'est ici le parti des honnêtes gens, » ce qui implique que tous les autres journaux sont rédigés par des coquins ; avoir salué une vingtaine de personnes, dont quinze me sont inconnues ; avoir distribué des poignées de main dans la même proportion, et cela sans avoir pris la précaution d'acheter des gants ; être monté pour tuer le temps, pendant une averse, chez une sauteuse qui m'a prié de lui dessiner un costume de Vénustre ; avoir fait ma cour à un directeur de théâtre, qui m'a dit en me congédiant : « - Vous feriez peut-être bien de vous adresser à Z... ; c'est le plus lourd, le plus sot et le plus célèbre de tous mes auteurs, avec lui vous pourriez peut-être aboutir à quelque chose. Voyez-le, et puis nous verrons ; » m'être vanté (pourquoi ?) de plusieurs vilaines actions que je n'ai jamais commises, et avoir lâchement nié quelques autres méfaits que j'ai accomplis avec joie, délit de fanfaronnade, crime de respect humain ; avoir refusé à un ami un service facile, et donné une recommandation écrite à un parfait drôle ; ouf ! est-ce bien fini ? Mécontent de tous et mécontent de moi, je voudrais bien me racheter et m'enorgueillir un peu dans le silence et la solitude de la nuit. Âmes de ceux que j'ai aimés, âmes de ceux que j'ai chantés, fortifiez-moi, soutenez-moi, éloignez de moi le mensonge et les vapeurs corruptrices du monde, et vous, Seigneur mon Dieu ! accordez-moi la grâce de produire quelques beaux vers qui me prouvent à moi-même que je ne suis pas le dernier des hommes, que je ne suis pas inférieur à ceux que je méprise !
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Infatuation I've notice u b4 walking my way  With Plenty attempts 4 me to say hey  But my reluctance always seems to let u get away Who r u really -it's a mystery to me  Ur Beauty and gracefulness is all I c  I often look in the mirror to practice my conversation U know a brief introduction a bit of charm and a little persuasion   Wht Eva the occasion ur always dress the part I know a women like u have broken many hearts Where do I start when I do get ur attention  Should I voie my good qualities or share my intentions And that is only to insure u be treated like the goddess u r  Do I have to possess a significant income jewelry or a fancy car Well thts just something u would have to c for urself Come b a part of this voyage me & u no one else ****** Cupid ur a muthafucka got me all tangled in my emotions sounding like a sucka  But *** it I can't keep this feeling inside  Got to lay it all out on the table -I got nothing hide  Wht qualities make u boo -is my question to u  I mean who r u really and wht r u into It's like a riddle w/no answers a mystery w/no clue And at the end of the day I'm gonna be me and ur gonna be you  But all this information I just keep inside And it is because of tht reason why I write this scribe  To gain ur attention I have had many occasions But when ur near it's like my mind go on vacation  So with tht being said u keep me in amazement  And until I build up my courage just consider this an INFATUATION                  By: @mr_p3rs0nality
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Nov 22, 2010
Nov 22, 2010 at 2:23 AM UTC
Infactuation.........
Infatuation I've notice u b4 walking my way  With Plenty attempts 4 me to say hey  But my reluctance always seems to let u get away Who r u really -it's a mystery to me  Ur Beauty and gracefulness is all I c  I often look in the mirror to practice my conversation U know a brief introduction a bit of charm and a little persuasion   Wht Eva the occasion ur always dress the part I know a women like u have broken many hearts Where do I start when I do get ur attention  Should I voie my good qualities or share my intentions And that is only to insure u be treated like the goddess u r  Do I have to possess a significant income jewelry or a fancy car Well thts just something u would have to c for urself Come b a part of this voyage me & u no one else ****** Cupid ur a muthafucka got me all tangled in my emotions sounding like a sucka  But *** it I can't keep this feeling inside  Got to lay it all out on the table -I got nothing hide  Wht qualities make u boo -is my question to u  I mean who r u really and wht r u into It's like a riddle w/no answers a mystery w/no clue And at the end of the day I'm gonna be me and ur gonna be you  But all this information I just keep inside And it is because of tht reason why I write this scribe  To gain ur attention I have had many occasions But when ur near it's like my mind go on vacation  So with tht being said u keep me in amazement  And until I build up my courage just consider this an INFATUATION                  By: @mr_p3rs0nality
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Liberté Egalité Fraternité, le vrai Triptyque Républicain En hommage à nos ancêtres qui surent être ambitieux et fonder un triptyque toujours primordial, jamais accompli ni vraiment réalisé. LIBERTE ! Frêle comme doigts d’enfants, Plus précieuse qu’un diamant, Ton seul parfum nous enivre Et comme, un bon vin, nous grise. Tu es hymne à la vie Qui fait lever des envies. Tu suscite des passions, Libère des émotions. Tu fus conquise de haute lutte Par nos ancêtres en tumulte. Ils nous donnèrent pour mission D’en multiplier les brandons. A trop de Peuples, elle fait défaut. Elle ne supporte aucun bâillon Car si l’être vit bien de pain, Il veut aussi choisir son chemin. Si tous les pouvoirs la craignent, Ma, si belle, tu charmes et envoute, Mets les tyrans en déroute, Sœur de Marianne la belle. *** EGALITE ! Elle fut la devise d’Athènes, Et révérée par les Romains. Elle naquit en 89, avec la liberté du Peuple, Est fille de Révolution. Elle abolit les distinctions Séparant les êtres sans raison. Ouvre la voie à tous talents Sans s’encombrer de parchemins. C’est un alcool enivrant Que l’égalité des droits. C’est aussi une promesse De secourir celui qui choit. Si l’égalité fait tant peur, C’est que son regard de lynx Perce les supercheries Et voit les hommes tels qu’ils sont. FRATERNITE ! Elle coule, coule comme le miel, Nectar de la ruche humaine. Elle sait embellir nos vies, Et faire reculer la grisaille, Du calcul, froid et égoïste. Dans la devise Républicaine Elle tient la baguette de l’orchestre. Comme un peintre inspiré, elle met, Sur la toile, vive et vermillon. Elle nous incite à l’humanisme. Elle est petite fille de 89, fille de quarante –huit Mais sut renaître en 68. Elle est crainte par les puissants, Qui n’ont jamais connu qu’argent, C’est pourtant une essence rare. Dans les temps durs, elle se cache, Mais vient ouvrir la porte Au Résistant pourchassé. Elle n’hésite pas aujourd’hui À secourir un «sans papier» Sa sœur est générosité. Elle est la valeur suprême, Qui rend possible le «vivre ensemble» Et permet même au solitaire De faire battre un cœur solidaire. La fraternité reste la vraie conquête de l’humain. Paul d’Aubin (Paul Arrighi) à Toulouse; France.
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May 6, 2014
May 6, 2014 at 8:07 AM UTC
Liberté Egalité Fraternité, le vrai Triptyque Républicain
Liberté Egalité Fraternité, le vrai Triptyque Républicain En hommage à nos ancêtres qui surent être ambitieux et fonder un triptyque toujours primordial, jamais accompli ni vraiment réalisé. LIBERTE ! Frêle comme doigts d’enfants, Plus précieuse qu’un diamant, Ton seul parfum nous enivre Et comme, un bon vin, nous grise. Tu es hymne à la vie Qui fait lever des envies. Tu suscite des passions, Libère des émotions. Tu fus conquise de haute lutte Par nos ancêtres en tumulte. Ils nous donnèrent pour mission D’en multiplier les brandons. A trop de Peuples, elle fait défaut. Elle ne supporte aucun bâillon Car si l’être vit bien de pain, Il veut aussi choisir son chemin. Si tous les pouvoirs la craignent, Ma, si belle, tu charmes et envoute, Mets les tyrans en déroute, Sœur de Marianne la belle. *** EGALITE ! Elle fut la devise d’Athènes, Et révérée par les Romains. Elle naquit en 89, avec la liberté du Peuple, Est fille de Révolution. Elle abolit les distinctions Séparant les êtres sans raison. Ouvre la voie à tous talents Sans s’encombrer de parchemins. C’est un alcool enivrant Que l’égalité des droits. C’est aussi une promesse De secourir celui qui choit. Si l’égalité fait tant peur, C’est que son regard de lynx Perce les supercheries Et voit les hommes tels qu’ils sont. FRATERNITE ! Elle coule, coule comme le miel, Nectar de la ruche humaine. Elle sait embellir nos vies, Et faire reculer la grisaille, Du calcul, froid et égoïste. Dans la devise Républicaine Elle tient la baguette de l’orchestre. Comme un peintre inspiré, elle met, Sur la toile, vive et vermillon. Elle nous incite à l’humanisme. Elle est petite fille de 89, fille de quarante –huit Mais sut renaître en 68. Elle est crainte par les puissants, Qui n’ont jamais connu qu’argent, C’est pourtant une essence rare. Dans les temps durs, elle se cache, Mais vient ouvrir la porte Au Résistant pourchassé. Elle n’hésite pas aujourd’hui À secourir un «sans papier» Sa sœur est générosité. Elle est la valeur suprême, Qui rend possible le «vivre ensemble» Et permet même au solitaire De faire battre un cœur solidaire. La fraternité reste la vraie conquête de l’humain. Paul d’Aubin (Paul Arrighi) à Toulouse; France.
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~~~~~English~~~~~~ Spring is on its way All the coldness has banished Like the dark thick gloom. ~~~~~~French~~~~~~ Le printemps est sur la bonne voie Toute la froideur a banni Comme l'obscurité épaisse noire. ~Hilda~
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Feb 26, 2013
Feb 26, 2013 at 6:28 PM UTC
Spring (Haiku)
*je n’ai pensé jamais que a la fois toi et moi avons choisi cette voie je n’ai pensé jamais que a la fois toi et moi avons choisi le chemin serieux je ne peux pas croire mais, aussi je ne peux croire que tu existes parce que je vis dans un rêve tous les jours dans mon propre monde alors, qu’importe? la vie est le risque et le risque est la vie*
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Mar 15, 2014
Mar 15, 2014 at 7:11 AM UTC
C'est la vie
J'aime la façon que vous me regardez, Vos yeux si brillants et bleus. J'aime la façon que vous m'embrassez, Vos lèvres si molles et lisses. J'aime la façon que vous me rendez si heureux, Et les façons que vous vous montrez se soucient. J'aime la façon que vous dites, "je Vous aime," Et la voie vous êtes toujours là. J'aime la façon que vous me touchez, Toujours en envoyant des fraîcheurs en bas mon épine dorsale. Je l'aime vous êtes avec moi, Et content que vous soyez les miens.
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Oct 25, 2011
Oct 25, 2011 at 1:53 PM UTC
j'aime tu..
il joue sur son luth des lunes ambrées tournent en rond une par une la jongleuse les lance une voie lactée opalescente le clair de lune haletante la jongleuse se noie ~~~ he's playing the lute. she takes the amber moons turning round and round, she juggles. one by one, they turn into a milky way, opalescent, the moonlight - a lake, for the juggler to drown.
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Dec 31, 2015
Dec 31, 2015 at 4:58 AM UTC
al'ud
Pas à pas. Ô Femme, l’Ange Gardien de mon cœur Je te poursuivrais jusqu’au chemin du bonheur Je ferais d’énormes sacrifices pour rejoindre ta route Je t'en supplie de n’avoir absolument aucun doute Je te retrouverai parce que je t’aime tant, je t’aime Je m’en ficherai de toutes sortes de problèmes Souviens-toi de la jolie chanson d’Alain Barrière Je franchirai les frontières et briserai des barrières Pour t’exhumer, t’enchérir et t’aimer davantage Comme cela a été fait à travers les âges Si tu ne me revenais pas, si tu ne me revenais Toi et moi n’aurions jamais, jamais la paix Pas au pas, pas à pas, à petit et grand pas Toi et moi serons ensemble sous un nouveau toit. Malgré marées, vents et ouragans : je t’aime Et je ne vais pas hurler et crier que je t’aime. Femme, femme de mon cœur, si tu ne me revenais Pas à pas, je fouillerais les encyclopédies des secrets Pour trouver la porte de ton cœur et la clé de ton âme Je franchirai bravement toutes les frontières. Ô Femme ! Femme de mon être, je suis prêt pour être critiqué Flétri, censuré, canonné, voire crucifié et cloué Comme cela été fait à travers les ages Pour ressusciter l’amour et t’aimer davantage Je t’en prie de nourrir aucun, aucun doute Puisque tu seras seule sur ma voie, sur ma route Si tu ne me revenais pas, si tu ne me revenais Toi et moi n’aurions jamais, jamais la paix Pas au pas, pas à pas, à petit ou grand pas Toi et moi porterons ensemble la même croix. Malgré la pluie, le vent et le tonnerre : je t’aime Et je vais rigoler, rire, et sourire parce que je t’aime. P.S. Hommage à Alain Bellec (Barrière), un grand chanteur et poète. Copyright © Décembre 2004, Hébert Logerie, Tous droits réservés Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs livres de poésie.
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Dec 22, 2024
Dec 22, 2024 at 9:05 PM UTC
Si Tu Ne Me Revenais
Pas à pas. Ô Femme, l’Ange Gardien de mon cœur Je te poursuivrais jusqu’au chemin du bonheur Je ferais d’énormes sacrifices pour rejoindre ta route Je t'en supplie de n’avoir absolument aucun doute Je te retrouverai parce que je t’aime tant, je t’aime Je m’en ficherai de toutes sortes de problèmes Souviens-toi de la jolie chanson d’Alain Barrière Je franchirai les frontières et briserai des barrières Pour t’exhumer, t’enchérir et t’aimer davantage Comme cela a été fait à travers les âges Si tu ne me revenais pas, si tu ne me revenais Toi et moi n’aurions jamais, jamais la paix Pas au pas, pas à pas, à petit et grand pas Toi et moi serons ensemble sous un nouveau toit. Malgré marées, vents et ouragans : je t’aime Et je ne vais pas hurler et crier que je t’aime. Femme, femme de mon cœur, si tu ne me revenais Pas à pas, je fouillerais les encyclopédies des secrets Pour trouver la porte de ton cœur et la clé de ton âme Je franchirai bravement toutes les frontières. Ô Femme ! Femme de mon être, je suis prêt pour être critiqué Flétri, censuré, canonné, voire crucifié et cloué Comme cela été fait à travers les ages Pour ressusciter l’amour et t’aimer davantage Je t’en prie de nourrir aucun, aucun doute Puisque tu seras seule sur ma voie, sur ma route Si tu ne me revenais pas, si tu ne me revenais Toi et moi n’aurions jamais, jamais la paix Pas au pas, pas à pas, à petit ou grand pas Toi et moi porterons ensemble la même croix. Malgré la pluie, le vent et le tonnerre : je t’aime Et je vais rigoler, rire, et sourire parce que je t’aime. P.S. Hommage à Alain Bellec (Barrière), un grand chanteur et poète. Copyright © Décembre 2004, Hébert Logerie, Tous droits réservés Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs livres de poésie.
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Aux étoiles j'ai dit un soir : « Vous ne paraissez pas heureuses ; Vos lueurs, dans l'infini noir, Ont des tendresses douloureuses ; « Et je crois voir au firmament Un deuil blanc mené par des vierges Qui portent d'innombrables cierges Et se suivent languissamment. « Êtes-vous toujours en prière ? Êtes-vous des astres blessés ? Car ce sont des pleurs de lumière, Non des rayons, que vous versez. « Vous, les étoiles, les aïeules Des créatures et des dieux, Vous avez des pleurs dans les yeux... » Elles m'ont dit : « Nous sommes seules... « Chacune de nous est très **** Des sœurs dont tu la crois voisine ; Sa clarté caressante et fine Dans sa patrie est sans témoin ; « Et l'intime ardeur de ses flammes Expire aux cieux indifférents. » Je leur ai dit : « Je vous comprends ! Car vous ressemblez à des âmes : « Ainsi que vous, chacune luit **** des sœurs qui semblent près d'elle, Et la solitaire immortelle Brûle en silence dans la nuit. »
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La voie lactée
Hummmm. Mon Immortelle, mes aïeux ! Comme tu es appétissante ! Je n'en crois pas mes yeux ! J'ai agrandi ta photo jusqu'à ce qu'elle crève l 'écran. J 'aurais pu t'embrasser si je l 'avais voulu, Tellement tu étais proche, magnifiée ! Mais je me suis retenu et j 'ai décidé de détourner le regard de ta chair et de me concentrer sur les accessoires car le risque d'atteindre une illumination visuelle à distance aurait été grand si j 'avais seulement pris le temps de m'attarder Une demi-seconde sur le lac de tes yeux profonds et la moue sur tes lèvres couleur aubergine Je me suis donc consacré exclusivement à l 'examen minutieux, Détail après détail,   de tes accessoires, de tes épices. Oh ne m'en veux pas Si ce n 'était pas toi, la déesse, que je regardais défiler Sur l 'écran à vitesse lente chevauchant une tigresse blanche Mais tes accessoires Et tes accessoires en disent long sur ton essentiel ! Ce sont des accessoires magiques, physiques, magnétiques, chimiques Un simple verre de vin de letchi devient entre tes doigts du divin jus de jade Tes boucles d'oreille et ton collier  d'argent assorti d'une fleur blanche odorante majestueuse! Jasmin ? Frangipanier ? Rose ? Orchidée ? Lotus ? Dis moi ! Tes bagues dorées au majeur et à l 'annulaire, main droite comme main gauche, deux par main Des fleurs, encore des boutons de fleurs ! De veuvage ? De mariage ? De fiançailles ? Tes deux bracelets  d'argent au poignet gauche Sans oublier ta robe bleue imprimée à fleurs Et tes mocassins bleus assortis. Et ton pantalon blanc bien évidemment ! Laissons de côté ce sublime rouge à lèvres couleur aubergine ! Bref j 'ai passé en ***** tout ce qui t'enlumine et t'illumine Sans être toi tout en étant toi. Comme ton sac en bandoulière et ce verre de vin de letchi ou de jade que tu presses entre tes doigts. Tes accessoires sont la voie royale vers ton essentiel ! Et je sais désormais que tu es fleur caméléon, Je sais les couleurs de ta quintessence : Tigresse de jade blanc aux oreilles et au cou Dorée au bout des doigts et marron et blanche sur fond bleu, Toute de lianes et feuilles et clochettes Toute fleurs de  safran, gingembre, curcuma Piment, tamarin et cannelle Des épaules aux cuisses ! Me voilà bien avancé, n 'est-ce pas, ma fleur, Dragon de jade, sur ton chemin de Compostelle ! ?
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Aug 27, 2019
Aug 27, 2019 at 5:18 AM UTC
Accessoires
Hummmm. Mon Immortelle, mes aïeux ! Comme tu es appétissante ! Je n'en crois pas mes yeux ! J'ai agrandi ta photo jusqu'à ce qu'elle crève l 'écran. J 'aurais pu t'embrasser si je l 'avais voulu, Tellement tu étais proche, magnifiée ! Mais je me suis retenu et j 'ai décidé de détourner le regard de ta chair et de me concentrer sur les accessoires car le risque d'atteindre une illumination visuelle à distance aurait été grand si j 'avais seulement pris le temps de m'attarder Une demi-seconde sur le lac de tes yeux profonds et la moue sur tes lèvres couleur aubergine Je me suis donc consacré exclusivement à l 'examen minutieux, Détail après détail,   de tes accessoires, de tes épices. Oh ne m'en veux pas Si ce n 'était pas toi, la déesse, que je regardais défiler Sur l 'écran à vitesse lente chevauchant une tigresse blanche Mais tes accessoires Et tes accessoires en disent long sur ton essentiel ! Ce sont des accessoires magiques, physiques, magnétiques, chimiques Un simple verre de vin de letchi devient entre tes doigts du divin jus de jade Tes boucles d'oreille et ton collier  d'argent assorti d'une fleur blanche odorante majestueuse! Jasmin ? Frangipanier ? Rose ? Orchidée ? Lotus ? Dis moi ! Tes bagues dorées au majeur et à l 'annulaire, main droite comme main gauche, deux par main Des fleurs, encore des boutons de fleurs ! De veuvage ? De mariage ? De fiançailles ? Tes deux bracelets  d'argent au poignet gauche Sans oublier ta robe bleue imprimée à fleurs Et tes mocassins bleus assortis. Et ton pantalon blanc bien évidemment ! Laissons de côté ce sublime rouge à lèvres couleur aubergine ! Bref j 'ai passé en ***** tout ce qui t'enlumine et t'illumine Sans être toi tout en étant toi. Comme ton sac en bandoulière et ce verre de vin de letchi ou de jade que tu presses entre tes doigts. Tes accessoires sont la voie royale vers ton essentiel ! Et je sais désormais que tu es fleur caméléon, Je sais les couleurs de ta quintessence : Tigresse de jade blanc aux oreilles et au cou Dorée au bout des doigts et marron et blanche sur fond bleu, Toute de lianes et feuilles et clochettes Toute fleurs de  safran, gingembre, curcuma Piment, tamarin et cannelle Des épaules aux cuisses ! Me voilà bien avancé, n 'est-ce pas, ma fleur, Dragon de jade, sur ton chemin de Compostelle ! ?
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Sur la corde tendue un jeune voltigeur Apprenait à danser ; et déjà son adresse, Ses tours de force, de souplesse, Faisaient venir maint spectateur. Sur son étroit chemin on le voit qui s'avance, Le balancier en main, l'air libre, le corps droit, Hardi, léger autant qu'adroit ; Il s'élève, descend, va, vient, plus haut s'élance, Retombe, remonte en cadence, Et, semblable à certains oiseaux Qui rasent en volant la surface des eaux, Son pied touche, sans qu'on le voie, À la corde qui plie et dans l'air le renvoie. Notre jeune danseur, tout fier de son talent, Dit un jour : à quoi bon ce balancier pesant Qui me fatigue et m'embarrasse ? Si je dansais sans lui, j'aurais bien plus de grâce, De force et de légèreté. Aussitôt fait que dit. Le balancier jeté, Notre étourdi chancelle, étend les bras, et tombe. Il se cassa le nez, et tout le monde en rit. Jeunes gens, jeunes gens, ne vous a-t-on pas dit Que sans règle et sans frein tôt ou **** on succombe ? La vertu, la raison, les lois, l'autorité, Dans vos désirs fougueux vous causent quelque peine ; C'est le balancier qui vous gêne, Mais qui fait votre sûreté.
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Le danseur de corde et le balancier
Voie lactée ô sœur lumineuse Des blancs ruisseaux de Chanaan Et des corps blancs des amoureuses Nageurs morts suivrons-nous d'ahan Ton cours vers d'autres nébuleuses Les démons du hasard selon Le chant du firmament nous mènent A sons perdus leurs violons Font danser notre race humaine Sur la descente à reculons Destins destins impénétrables Rois secoués par la folie Et ces grelottantes étoiles De fausses femmes dans vos lits Aux déserts que l'histoire accable Luitpold le vieux prince régent Tuteur de deux royautés folles Sanglote-t-il en y songeant Quand vacillent les lucioles Mouches dorées de la Saint-Jean Près d'un château sans châtelaine La barque aux barcarols chantants Sur un lac blanc et sous l'haleine Des vents qui tremblent au printemps Voguait cygne mourant sirène Un jour le roi dans l'eau d'argent Se noya puis la bouche ouverte Il s'en revint en surnageant Sur la rive dormir inerte Face tournée au ciel changeant Juin ton soleil ardente lyre Brûle mes doigts endoloris Triste et mélodieux délire J'erre à travers mon beau Paris Sans avoir le cœur d'y mourir Les dimanches s'y éternisent Et les orgues de Barbarie Y sanglotent dans les cours grises Les fleurs aux balcons de Paris Penchent comme la tour de Pise Soirs de Paris ivres du gin Flambant de l'électricité Les tramways feux verts sur l'échine Musiquent au long des portées De rails leur folie de machines Les cafés gonflés de fumée Crient tout l'amour de leurs tziganes De tous leurs siphons enrhumés De leurs garçons vêtus d'un pagne Vers toi toi que j'ai tant aimée Moi qui sais des lais pour les reines Les complaintes de mes années Des hymnes d'esclave aux murènes La romance du mal aimé Et des chansons pour les sirènes.
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Voie lactée (2)
Voie lactée ô sœur lumineuse Des blancs ruisseaux de Chanaan Et des corps blancs des amoureuses Nageurs morts suivrons-nous d'ahan Ton cours vers d'autres nébuleuses Les démons du hasard selon Le chant du firmament nous mènent A sons perdus leurs violons Font danser notre race humaine Sur la descente à reculons Destins destins impénétrables Rois secoués par la folie Et ces grelottantes étoiles De fausses femmes dans vos lits Aux déserts que l'histoire accable Luitpold le vieux prince régent Tuteur de deux royautés folles Sanglote-t-il en y songeant Quand vacillent les lucioles Mouches dorées de la Saint-Jean Près d'un château sans châtelaine La barque aux barcarols chantants Sur un lac blanc et sous l'haleine Des vents qui tremblent au printemps Voguait cygne mourant sirène Un jour le roi dans l'eau d'argent Se noya puis la bouche ouverte Il s'en revint en surnageant Sur la rive dormir inerte Face tournée au ciel changeant Juin ton soleil ardente lyre Brûle mes doigts endoloris Triste et mélodieux délire J'erre à travers mon beau Paris Sans avoir le cœur d'y mourir Les dimanches s'y éternisent Et les orgues de Barbarie Y sanglotent dans les cours grises Les fleurs aux balcons de Paris Penchent comme la tour de Pise Soirs de Paris ivres du gin Flambant de l'électricité Les tramways feux verts sur l'échine Musiquent au long des portées De rails leur folie de machines Les cafés gonflés de fumée Crient tout l'amour de leurs tziganes De tous leurs siphons enrhumés De leurs garçons vêtus d'un pagne Vers toi toi que j'ai tant aimée Moi qui sais des lais pour les reines Les complaintes de mes années Des hymnes d'esclave aux murènes La romance du mal aimé Et des chansons pour les sirènes.
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Les marronniers de la terrasse Vont bientôt fleurir, à Saint-Jean, La villa d'où la vue embrasse Tant de monts bleus coiffés d'argent. La feuille, hier encor pliée Dans son étroit corset d'hiver, Met sur la branche déliée Les premières touches de vert. Mais en vain le soleil excite La sève des rameaux trop lents ; La fleur retardataire hésite A faire voir ses thyrses blancs. Pourtant le pêcher est tout rose, Comme un désir de la pudeur, Et le pommier, que l'aube arrose, S'épanouit dans sa candeur. La véronique s'aventure Près des boutons d'or dans les prés, Les caresses de la nature Hâtent les germes rassurés. Il me faut retourner encore Au cercle d'enfer où je vis ; Marronniers, pressez-vous d'éclore Et d'éblouir mes yeux ravis. Vous pouvez sortir pour la fête Vos girandoles sans péril, Un ciel bleu luit sur votre faîte Et déjà mai talonne avril. Par pitié, donnez cette joie Au poète dans ses douleurs, Qu'avant de s'en aller, il voie Vos feux d'artifice de fleurs. Grands marronniers de la terrasse, Si fiers de vos splendeurs d'été, Montrez-vous à moi dans la grâce Qui précède votre beauté. Je connais vos riches livrées, Quand octobre, ouvrant son essor, Vous met des tuniques pourprées, Vous pose des couronnes d'or. Je vous ai vus, blanches ramées, Pareils aux dessins que le froid Aux vitres d'argent étamées Trace, la nuit, avec son doigt. Je sais tous vos aspects superbes, Arbres géants, vieux marronniers, Mais j'ignore vos fraîches gerbes Et vos arômes printaniers. Adieu, je pars lassé d'attendre ; Gardez vos bouquets éclatants ! Une autre fleur suave et tendre, Seule à mes yeux fait le printemps. Que mai remporte sa corbeille ! Il me suffit de cette fleur ; Toujours pour l'âme et pour l'abeille Elle a du miel pur dans le coeur. Par le ciel d'azur ou de brume Par la chaude ou froide saison, Elle sourit, charme et parfume, Violette de la maison !
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La fleur qui fait le printemps
Les marronniers de la terrasse Vont bientôt fleurir, à Saint-Jean, La villa d'où la vue embrasse Tant de monts bleus coiffés d'argent. La feuille, hier encor pliée Dans son étroit corset d'hiver, Met sur la branche déliée Les premières touches de vert. Mais en vain le soleil excite La sève des rameaux trop lents ; La fleur retardataire hésite A faire voir ses thyrses blancs. Pourtant le pêcher est tout rose, Comme un désir de la pudeur, Et le pommier, que l'aube arrose, S'épanouit dans sa candeur. La véronique s'aventure Près des boutons d'or dans les prés, Les caresses de la nature Hâtent les germes rassurés. Il me faut retourner encore Au cercle d'enfer où je vis ; Marronniers, pressez-vous d'éclore Et d'éblouir mes yeux ravis. Vous pouvez sortir pour la fête Vos girandoles sans péril, Un ciel bleu luit sur votre faîte Et déjà mai talonne avril. Par pitié, donnez cette joie Au poète dans ses douleurs, Qu'avant de s'en aller, il voie Vos feux d'artifice de fleurs. Grands marronniers de la terrasse, Si fiers de vos splendeurs d'été, Montrez-vous à moi dans la grâce Qui précède votre beauté. Je connais vos riches livrées, Quand octobre, ouvrant son essor, Vous met des tuniques pourprées, Vous pose des couronnes d'or. Je vous ai vus, blanches ramées, Pareils aux dessins que le froid Aux vitres d'argent étamées Trace, la nuit, avec son doigt. Je sais tous vos aspects superbes, Arbres géants, vieux marronniers, Mais j'ignore vos fraîches gerbes Et vos arômes printaniers. Adieu, je pars lassé d'attendre ; Gardez vos bouquets éclatants ! Une autre fleur suave et tendre, Seule à mes yeux fait le printemps. Que mai remporte sa corbeille ! Il me suffit de cette fleur ; Toujours pour l'âme et pour l'abeille Elle a du miel pur dans le coeur. Par le ciel d'azur ou de brume Par la chaude ou froide saison, Elle sourit, charme et parfume, Violette de la maison !
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Oui, vous avez un ange ; un jeune ange qui pleure ; Il pleure, car il aime... et vous ne pleurez pas ; Il s'en plaint doucement dans le ciel, puis dans l'heure, Quand elle sonne triste à ralentir vos pas. Voyez comme il vous donne et couve sous son aile Des mots harmonieux tièdes d'âme et d'encens : Et, quand vous les prenez dans sa main fraternelle, Comme ils forment aux yeux de célestes accents. Nous avons tous notre ange, et je tiens de ma mère, Qu'on ne marche pas seul dans une voie amère. Le rayon de soleil qui passe et vient vous voir, L'haleine de vos fleurs que vous buvez le soir ; Un pauvre qui bénit votre obole furtive, Dont la prière à Dieu s'achève moins plaintive ; La fraîche voix d'enfant qui vous jette : Bonjour ! Comptez que c'est votre ange et votre ange d'amour ! D'autres fois, je croyais qu'on nous coupait les ailes, Pour nous faire oublier le chemin des oiseaux. Puis, qu'elles renaissaient plus vives et plus belles, Quand nous avions marché longtemps, quand les roseaux Ne se relevaient plus près des dormantes eaux : Nous remontions alors raconter nos voyages Aux frères parcourant leurs villes de nuages ; Et las de cette terre où tombent toutes fleurs, Nous chantions au soleil avec des voix sans pleurs ! Rêves d'enfant pensif et bercé de prières, Dont quelque doux cantique assoupit les paupières ; Indigent, mais comblé de biens mystérieux, Au foyer calme et nu qu'ornait le buis pieux ! À présent je suis femme à la terre exilée, Descendue à l'école où vous brûlez vos jours ; Toujours en pénitence ou d'un livre accablée, N'apprenant rien du monde et l'épelant toujours ! Ce livre, c'est ma vie et ses mobiles pages Où le cyprès serpente à chaque ligne. Eh quoi ! N'avez-vous pas des pleurs à cacher comme moi, Sous l'album périssable et lourd de trop d'images ? Dans ces jours embaumés respirés par le cœur, N'avez-vous pas aussi vu tomber bien des roses ? N'aviez-vous pas choisi parmi ces frêles choses, Un intime trésor qui s'appela : Malheur ! Mais je crois ! mais quelque ange à l'aveugle écolière, Ouvre parfois son aile et sa pitié de feu : Il me laisse à genoux ; mais il desserre un peu L'anneau qui **** de lui me retient prisonnière !
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L'ange gardien
Oui, vous avez un ange ; un jeune ange qui pleure ; Il pleure, car il aime... et vous ne pleurez pas ; Il s'en plaint doucement dans le ciel, puis dans l'heure, Quand elle sonne triste à ralentir vos pas. Voyez comme il vous donne et couve sous son aile Des mots harmonieux tièdes d'âme et d'encens : Et, quand vous les prenez dans sa main fraternelle, Comme ils forment aux yeux de célestes accents. Nous avons tous notre ange, et je tiens de ma mère, Qu'on ne marche pas seul dans une voie amère. Le rayon de soleil qui passe et vient vous voir, L'haleine de vos fleurs que vous buvez le soir ; Un pauvre qui bénit votre obole furtive, Dont la prière à Dieu s'achève moins plaintive ; La fraîche voix d'enfant qui vous jette : Bonjour ! Comptez que c'est votre ange et votre ange d'amour ! D'autres fois, je croyais qu'on nous coupait les ailes, Pour nous faire oublier le chemin des oiseaux. Puis, qu'elles renaissaient plus vives et plus belles, Quand nous avions marché longtemps, quand les roseaux Ne se relevaient plus près des dormantes eaux : Nous remontions alors raconter nos voyages Aux frères parcourant leurs villes de nuages ; Et las de cette terre où tombent toutes fleurs, Nous chantions au soleil avec des voix sans pleurs ! Rêves d'enfant pensif et bercé de prières, Dont quelque doux cantique assoupit les paupières ; Indigent, mais comblé de biens mystérieux, Au foyer calme et nu qu'ornait le buis pieux ! À présent je suis femme à la terre exilée, Descendue à l'école où vous brûlez vos jours ; Toujours en pénitence ou d'un livre accablée, N'apprenant rien du monde et l'épelant toujours ! Ce livre, c'est ma vie et ses mobiles pages Où le cyprès serpente à chaque ligne. Eh quoi ! N'avez-vous pas des pleurs à cacher comme moi, Sous l'album périssable et lourd de trop d'images ? Dans ces jours embaumés respirés par le cœur, N'avez-vous pas aussi vu tomber bien des roses ? N'aviez-vous pas choisi parmi ces frêles choses, Un intime trésor qui s'appela : Malheur ! Mais je crois ! mais quelque ange à l'aveugle écolière, Ouvre parfois son aile et sa pitié de feu : Il me laisse à genoux ; mais il desserre un peu L'anneau qui **** de lui me retient prisonnière !
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Nuit, des amours ministre et sergente fidèle Des arrêts de Venus, et des saintes lois d'elle, Qui secrète accompagne L'impatient ami de l'heure accoutumée, Ô l'aimée des Dieux, mais plus encore aimée Des étoiles compagnes, Nature de tes dons adore l'excellence, Tu caches les plaisirs dessous muet silence Que l'amour jouissante Donne, quand ton obscur étroitement assemble Les amants embrassés, et qu'ils tombent ensemble Sous l'ardeur languissante. Lorsque l'amie main court par la cuisse, et ores Par les tétins, auxquels ne se compare encore Nul ivoire qu'on voie, Et la langue en errant sur la joue, et la face, Plus d'odeurs, et de fleurs, là naissantes, amasse Que I'Orient n'envoie. C'est toi qui les soucis, et les gênes mordantes, Et tout le soin enclos en nos âmes ardentes Par ton présent arraches. C'est toi qui rends la vie aux vergers qui languissent, Aux jardins la rosée, et aux cieux qui noircissent Les idoles attaches. Mais, si te plaît déesse une fin à ma peine, Et donte sous mes bras celle qui est tant pleine De menaces cruelles. Afin que de ses yeux (yeux qui captifs me tiennent) Les trop ardents flambeaux plus brûler ne me viennent Le fond de mes mouelles.
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Hymne à la nuit
Abandon de soi A la lumière d'un clair de lune Démission Rupture A la faveur d'un clair obscur Se retirer A pas feutrés dans le silence en partance vers la voie lactée Départ pour un ailleurs aux confins des mondes Déployer ses ailes Prendre son envol vers d'autres rivages Abolition du temps et de ce passage Ultime voyage Dans le sillage des Etoiles caro royer
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Dec 30, 2016
Dec 30, 2016 at 3:23 AM UTC
Dernier voyage
Abandon de soi A la lumière d'un clair de lune Démission Rupture à la faveur d'un clair obscur S e retirer à pas feutrés en silence vers la voie lactée Départ pour un ailleurs aux confins des mondes Déployer ses ailes Prendre son envol vers d'autres rives-âge Abolition du temps et de son passage Dans le sillage des Etoiles Ultime voyage
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Jan 11, 2017
Jan 11, 2017 at 1:06 PM UTC
Untitled
Si tous les astres, ô nature, Trompant la main qui les conduit, S'entre-choquaient par aventure Pour se dissoudre dans la nuit ; Ou comme une flotte qui sombre, Si ces foyers, grands et petits, Lentement dévorés par l'ombre, Y disparaissaient engloutis, Tu pourrais repeupler l'abîme, Et rallumer un firmament Plus somptueux et plus sublime, Avec la terre seulement ! Car il te suffirait, pour rendre À l'infini tous ses flambeaux, D'y secouer l'humaine cendre Qui sommeille au fond des tombeaux, La cendre des cœurs innombrables, Enfouis, mais brûlants toujours, Où demeurent inaltérables Dans la mort d'immortels amours. Sous la terre, dont les entrailles Absorbent les cœurs trépassés, En six mille ans de funérailles Quels trésors de flamme amassés ! Combien dans l'ombre sépulcrale Dorment d'invisibles rayons ! Quelle semence sidérale Dans la poudre des passions ! Ah ! Que sous la voûte infinie Périssent les anciens soleils, Avec les éclairs du génie Tu feras des midis pareils ; Tu feras des nuits populeuses, Des nuits pleines de diamants, En leur donnant pour nébuleuses Tous les rêves des cœurs aimants ; Les étoiles plus solitaires, Éparses dans le sombre azur, Tu les feras des cœurs austères Où veille un feu profond et sûr ; Et tu feras la blanche voie Qui nous semble un ruisseau lacté, De la pure et sereine joie Des cœurs morts avant leur été ; Tu feras jaillir tout entière L'antique étoile de Vénus D'un atome de la poussière Des cœurs qu'elle embrasa le plus ; Et les fermes cœurs, pour l'attaque Et la résistance doués, Reformeront le zodiaque Où les titans furent cloués ! Pour moi-même enfin, grain de sable Dans la multitude des morts, Si ce que j'ai d'impérissable Doit scintiller au ciel d'alors, Qu'un astre généreux renaisse De mes cendres à leur réveil ! Rallume au feu de ma jeunesse Le plus clair, le plus chaud soleil ! Rendant sa flamme primitive À Sirius, des nuits vainqueur, Fais-en la pourpre encor plus vive Avec tout le sang de mon cœur !
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Sursum corda
Si tous les astres, ô nature, Trompant la main qui les conduit, S'entre-choquaient par aventure Pour se dissoudre dans la nuit ; Ou comme une flotte qui sombre, Si ces foyers, grands et petits, Lentement dévorés par l'ombre, Y disparaissaient engloutis, Tu pourrais repeupler l'abîme, Et rallumer un firmament Plus somptueux et plus sublime, Avec la terre seulement ! Car il te suffirait, pour rendre À l'infini tous ses flambeaux, D'y secouer l'humaine cendre Qui sommeille au fond des tombeaux, La cendre des cœurs innombrables, Enfouis, mais brûlants toujours, Où demeurent inaltérables Dans la mort d'immortels amours. Sous la terre, dont les entrailles Absorbent les cœurs trépassés, En six mille ans de funérailles Quels trésors de flamme amassés ! Combien dans l'ombre sépulcrale Dorment d'invisibles rayons ! Quelle semence sidérale Dans la poudre des passions ! Ah ! Que sous la voûte infinie Périssent les anciens soleils, Avec les éclairs du génie Tu feras des midis pareils ; Tu feras des nuits populeuses, Des nuits pleines de diamants, En leur donnant pour nébuleuses Tous les rêves des cœurs aimants ; Les étoiles plus solitaires, Éparses dans le sombre azur, Tu les feras des cœurs austères Où veille un feu profond et sûr ; Et tu feras la blanche voie Qui nous semble un ruisseau lacté, De la pure et sereine joie Des cœurs morts avant leur été ; Tu feras jaillir tout entière L'antique étoile de Vénus D'un atome de la poussière Des cœurs qu'elle embrasa le plus ; Et les fermes cœurs, pour l'attaque Et la résistance doués, Reformeront le zodiaque Où les titans furent cloués ! Pour moi-même enfin, grain de sable Dans la multitude des morts, Si ce que j'ai d'impérissable Doit scintiller au ciel d'alors, Qu'un astre généreux renaisse De mes cendres à leur réveil ! Rallume au feu de ma jeunesse Le plus clair, le plus chaud soleil ! Rendant sa flamme primitive À Sirius, des nuits vainqueur, Fais-en la pourpre encor plus vive Avec tout le sang de mon cœur !
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Oisive jeunesse A tout asservie, Par délicatesse J'ai perdu ma vie. Ah ! Que le temps vienne Où les coeurs s'éprennent. Je me suis dit : laisse, Et qu'on ne te voie : Et sans la promesse De plus hautes joies. Que rien ne t'arrête, Auguste retraite. J'ai tant fait patience Qu'à jamais j'oublie ; Craintes et souffrances Aux cieux sont parties. Et la soif malsaine Obscurcit mes veines. Ainsi la prairie A l'oubli livrée, Grandie, et fleurie D'encens et d'ivraies Au bourdon farouche De cent sales mouches. Ah ! Mille veuvages De la si pauvre âme Qui n'a que l'image De la Notre-Dame ! Est-ce que l'on prie La Vierge Marie ? Oisive jeunesse A tout asservie, Par délicatesse J'ai perdu ma vie. Ah ! Que le temps vienne Où les coeurs s'éprennent !
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Chanson de la plus haute tour
Toi qui du jour mourant consoles la nature, Parais, flambeau des nuits, lève-toi dans les cieux ; Etends autour de moi, sur la pâle verdure, Les douteuses clartés d'un jour mystérieux ! Tous les infortunés chérissent ta lumière ; L'éclat brillant du jour repousse leurs douleurs : Aux regards du soleil ils ferment leur paupière, Et rouvrent devant toi leurs yeux noyés de pleurs. Viens guider mes pas vers la tombe Où ton rayon s'est abaissé, Où chaque soir mon genou tombe Sur un saint nom presque effacé. Mais quoi ! la pierre le repousse !... J'entends !... oui ! des pas sur la mousse ! Un léger souffle a murmuré ; Mon oeil se trouble, je chancelle : Non, non, ce n'est plus toi ; c'est elle Dont le regard m'a pénétré !... Est-ce bien toi ? toi qui t'inclines Sur celui qui fut ton amant ? Parle ; que tes lèvres divines Prononcent un mot seulement. Ce mot que murmurait ta bouche Quand, planant sur ta sombre couche, La mort interrompit ta voix. Sa bouche commence... Ah ! j'achève : Oui, c'est toi ! ce n'est point un rêve ! Anges du ciel, je la revois !... Ainsi donc l'ardente prière Perce le ciel et les enfers ! Ton âme a franchi la barrière Qui sépare deux univers ! Gloire à ton nom, Dieu qui l'envoie ! Ta grâce a permis que je voie Ce que mes yeux cherchaient toujours. Que veux-tu ? faut-il que je meure ? Tiens, je te donne pour cette heure Toutes les heures de mes jours ! Mais quoi ! sur ce rayon déjà l'ombre s'envole ! Pour un siècle de pleurs une seule parole ! Est-ce tout ?... C'est assez ! Astre que j'ai chanté, J'en bénirai toujours ta pieuse clarté, Soit que dans nos climats, empire des orages, Comme un vaisseau voguant sur la mer des nuages, Tu perces rarement la triste obscurité ; Soit que sous ce beau ciel, propice à ta lumière, Dans un limpide azur poursuivant ta carrière, Des couleurs du matin tu dores les coteaux ; Ou que, te balançant sur une mer tranquille, Et teignant de tes feux sa surface immobile, Tes rayons argentés se brisent dans les eaux !
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Apparition
Toi qui du jour mourant consoles la nature, Parais, flambeau des nuits, lève-toi dans les cieux ; Etends autour de moi, sur la pâle verdure, Les douteuses clartés d'un jour mystérieux ! Tous les infortunés chérissent ta lumière ; L'éclat brillant du jour repousse leurs douleurs : Aux regards du soleil ils ferment leur paupière, Et rouvrent devant toi leurs yeux noyés de pleurs. Viens guider mes pas vers la tombe Où ton rayon s'est abaissé, Où chaque soir mon genou tombe Sur un saint nom presque effacé. Mais quoi ! la pierre le repousse !... J'entends !... oui ! des pas sur la mousse ! Un léger souffle a murmuré ; Mon oeil se trouble, je chancelle : Non, non, ce n'est plus toi ; c'est elle Dont le regard m'a pénétré !... Est-ce bien toi ? toi qui t'inclines Sur celui qui fut ton amant ? Parle ; que tes lèvres divines Prononcent un mot seulement. Ce mot que murmurait ta bouche Quand, planant sur ta sombre couche, La mort interrompit ta voix. Sa bouche commence... Ah ! j'achève : Oui, c'est toi ! ce n'est point un rêve ! Anges du ciel, je la revois !... Ainsi donc l'ardente prière Perce le ciel et les enfers ! Ton âme a franchi la barrière Qui sépare deux univers ! Gloire à ton nom, Dieu qui l'envoie ! Ta grâce a permis que je voie Ce que mes yeux cherchaient toujours. Que veux-tu ? faut-il que je meure ? Tiens, je te donne pour cette heure Toutes les heures de mes jours ! Mais quoi ! sur ce rayon déjà l'ombre s'envole ! Pour un siècle de pleurs une seule parole ! Est-ce tout ?... C'est assez ! Astre que j'ai chanté, J'en bénirai toujours ta pieuse clarté, Soit que dans nos climats, empire des orages, Comme un vaisseau voguant sur la mer des nuages, Tu perces rarement la triste obscurité ; Soit que sous ce beau ciel, propice à ta lumière, Dans un limpide azur poursuivant ta carrière, Des couleurs du matin tu dores les coteaux ; Ou que, te balançant sur une mer tranquille, Et teignant de tes feux sa surface immobile, Tes rayons argentés se brisent dans les eaux !
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II. Le jour s'enfuit des cieux ; sous leur transparent voile De moments en moments se hasarde une étoile ; La nuit, pas à pas, monte au trône obscur des soirs ; Un coin du ciel est brun, l'autre lutte avec l'ombre, Et déjà, succédant au couchant rouge et sombre, Le crépuscule gris meurt sur les coteaux noirs. Et là-bas, allumant ses vitres étoilées, Avec sa cathédrale aux flèches dentelées, Les tours de son palais, les tours de sa prison, Avec ses hauts clochers, sa bastille obscurcie, Posée au bord du ciel comme une longue scie, La ville aux mille toits découpe l'horizon. Oh ! qui m'emportera sur quelque tour sublime D'où la cité sous moi s'ouvre comme un abîme ! Que j'entende, écoutant la ville où nous rampons, Mourir sa vaste voix, qui semble un cri de veuve, Et qui, le jour, gémit plus haut que le grand fleuve, Le grand fleuve irrité luttant contre les ponts ! Que je voie, à mes yeux en fuyant apparues, Les étoiles des chars se croiser dans les rues, Et serpenter le peuple en l'étroit carrefour, Et tarir la fumée au bout des cheminées, Et, glissant sur le front des maisons blasonnées, Cent clartés naître, luire et passer tour à tour ! Que la vieille cité, devant moi, sur sa couche S'étende, qu'un soupir s'échappe de sa bouche, Comme si de fatigue on l'entendait gémir ! Que, veillant seul, debout sur son front que je foule, Avec mille bruits sourds d'océan et de foule, Je regarde à mes pieds la géante dormir ! Juillet 1828.
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Soleils couchants (II)
II. Le jour s'enfuit des cieux ; sous leur transparent voile De moments en moments se hasarde une étoile ; La nuit, pas à pas, monte au trône obscur des soirs ; Un coin du ciel est brun, l'autre lutte avec l'ombre, Et déjà, succédant au couchant rouge et sombre, Le crépuscule gris meurt sur les coteaux noirs. Et là-bas, allumant ses vitres étoilées, Avec sa cathédrale aux flèches dentelées, Les tours de son palais, les tours de sa prison, Avec ses hauts clochers, sa bastille obscurcie, Posée au bord du ciel comme une longue scie, La ville aux mille toits découpe l'horizon. Oh ! qui m'emportera sur quelque tour sublime D'où la cité sous moi s'ouvre comme un abîme ! Que j'entende, écoutant la ville où nous rampons, Mourir sa vaste voix, qui semble un cri de veuve, Et qui, le jour, gémit plus haut que le grand fleuve, Le grand fleuve irrité luttant contre les ponts ! Que je voie, à mes yeux en fuyant apparues, Les étoiles des chars se croiser dans les rues, Et serpenter le peuple en l'étroit carrefour, Et tarir la fumée au bout des cheminées, Et, glissant sur le front des maisons blasonnées, Cent clartés naître, luire et passer tour à tour ! Que la vieille cité, devant moi, sur sa couche S'étende, qu'un soupir s'échappe de sa bouche, Comme si de fatigue on l'entendait gémir ! Que, veillant seul, debout sur son front que je foule, Avec mille bruits sourds d'océan et de foule, Je regarde à mes pieds la géante dormir ! Juillet 1828.
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i lived in the valley of butterflies and it is now winter
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Oct 7, 2021
Oct 7, 2021 at 10:25 AM UTC
voie des papillons