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"trottoir" poems
Dans les rues de Port-Louis, il fait bon dix-huit heures. Ou chercher, dans cette ville bercée de sueur Le fantôme de cet acharnement de vie Qui noie les sens de lumière, de chaleur et d’envie? Dans les aboiements rauques de ces cabots rois du soir? Dans le son des volets qu’on baisse de façon vénielle? Dans les pas qui s’éclaboussent sur le trottoir Les maux de cette étrange promesse d’étincelle ? Dans les rues de Port-Louis, il fait bon nuit d’hiver Grise comme lasse de ces nuées de couleurs incendiaires Elle s’éteint le temps d’allumer les étoiles, Peintres bien plus dures que leur jumelles estivales. L’écru de leur toile est teinte de la froideur du blanc. Quels soupirs s’emmêlent aux clous qui habitent ses vents? Quel chant quand la pluie crucifie ainsi nos flancs? Est-ce celle de cette ville bohème, de beauté fille de sang?
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Jul 6, 2014
Jul 6, 2014 at 1:50 PM UTC
Port- Louis
Lui, vivant dans un désert sentimental total, avait le teint si blafard Elle, ayant la main mise sur tant de cœurs, était au sommet de sa gloire Lui, cherchait une poignée pour remplacer celle cassée de son armoire Elle, se trouvant aussi dans les parages, se tenait en face sur le trottoir Et le destin décida de croiser leurs chemins en croisant leurs regards Lui, envoûte par ses yeux, ne savait que faire, que sentir ou que croire Elle, en mordillant sa lèvre inférieure, avait sur lui le plus total pouvoir Lui, médusé sur place, sentit ce qu'il n'a jamais senti a quiconque égard Elle, à l’âme arrogante se tourna, s'en alla sans même un petit au revoir Lui, cœur brisé regretta de s’être livré à ce jeu aux risques ostentatoires Pour dire que l'amour ,guerre ou personne ne peut jamais rien prévoir Car, le cœur a ses raisons que la raison elle même ne saurait savoir
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Jan 5, 2013
Jan 5, 2013 at 10:37 PM UTC
concours de circonstances
Tel qu’une toile d’araignée La grande ville fond sous la chaleur, punie par un hiver trop absurde Tes pieds collent au trottoir et tes mains sont paralysées par les fils fins de cette vaste piège La nuit, quand la température baisse, quand, enfin, la toile te lâche, tu cours vers Alice, en avalent des capsules du bonheur suprême, une gorgée après une autre tout dans l’espoir de regagner son pays de merveilles Hélas, elle est morte, tu te trompes, en vain T’en rappelles-tu ? Tu l’as enterrée mille fois & elle n’aurait jamais reconnu, de toute façon, ton visage usé par tes voyages, sans sens, au sud, au nord Elle n’aurait jamais aimé ta poitrine remplie de poussières Depuis que Perséphone a pris le relais ce n’est plus pareil
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Jul 17, 2013
Jul 17, 2013 at 11:04 AM UTC
la mise en scène
That one night I silently counted the paving stones as I kept walking the trottoir. Hands in pockets, breath leaving my mouth in small clouds. It's cold, but I have nowhere to go, because the lighthouse is lonely and the view is so tiring.
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Oct 17, 2013
Oct 17, 2013 at 9:22 AM UTC
outside
C'était l'explosion du nouvel an : chaos de boue et de neige, traversé de mille carrosses, étincelant de joujoux et de bonbons, grouillant de cupidités et de désespoirs, délire officiel d'une grande ville fait pour troubler le cerveau du solitaire le plus fort. Au milieu de ce tohu-bohu et de ce vacarme, un âne trottait vivement, harcelé par un malotru armé d'un fouet. Comme l'âne allait tourner l'angle d'un trottoir, un beau monsieur ganté, verni, cruellement cravaté et emprisonné dans des habits tout neufs, s'inclina cérémonieusement devant l'humble bête, et lui dit, en ôtant son chapeau : « Je vous la souhaite bonne et heureuse ! » puis se retourna vers je ne sais quels camarades avec un air de fatuité, comme pour les prier d'ajouter leur approbation à son contentement. L'âne ne vit pas ce beau plaisant, et continua de courir avec zèle où l'appelait son devoir. Pour moi, je fus pris subitement d'une incommensurable rage contre ce magnifique imbécile, qui me parut concentrer en lui tout l'esprit de la France.
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Un plaisant
Le bruit des cabarets, la fange du trottoir, Les platanes déchus s'effeuillant dans l'air noir, L'omnibus, ouragan de ferraille et de boues, Qui grince, mal assis entre ses quatre roues, Et roule ses yeux verts et rouges lentement, Les ouvriers allant au club, tout en fumant Leur brûle-gueule au nez des agents de police, Toits qui dégouttent, murs suintants, pavé qui glisse, Bitume défoncé, ruisseaux comblant l'égout, Voilà ma route - avec le paradis au bout.
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Le bruit des cabarets, la fange du trottoir