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"lettre" poems
~ ~ (on front of envelope) La lettre que voici, ô bon facteur, Portez-la jusqu'à la ville de NICE, Aux ALPES-MARITIMES (06). Donnez-la, s'il vous plaît, au Receveur Des Postes, au bureau de NOTRE DAME. (Son nom? C'est MONSIEUR LUCIEN COQUELLE. Faut-il vraiment que je vous le rappelle?) Cette lettre est pour lui et pour sa femme. I won't lead English postmen such a dance; Just speed this letter on its way to FRANCE. Sender's address you'll find on the reverse. ~ ~ (and on the back) At Number 7 in St Swithun's Road, Kennington, Oxford, there is the abode Of me, Paul Hansford, writer of this verse. - - - - - - - - - - - - - For non-speakers of French, the first bit goes approximately - "Dear Postman, Please take this letter to the town of Nice, in the département of Alpes-Maritimes, and give it to the postmaster at the Notre-Dame office. (His name? It's Lucien Coquelle. Do I really need to remind you?) This letter is for him and his wife."
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May 20, 2016
May 20, 2016 at 3:23 PM UTC
Sonnet on a letter to France
Je suis exatlé de voir dans ce ciel de nuit, Auquel je dois cette plaisante fortune. En compagnie d’étoiles clignotantes, Subjugué par ce spectacle, j’admire ma Lune. Lave-moi dans ton eau argentée, translucide. Sois près de moi lors de mes blanches nuits. Veille sur moi tel un garde sans faille. Enveloppe-moi de murmures, un calme répit. Ô comme tu guides les flots ardents de mon âme! Baisse les yeux, les eaux abordent ma plage… Érode le fardeau qui étouffe mes écueils brûlants, Des sables noyés, oppressé, tendres otages. Peu de nuits à présent… Épris alors que tu t’en vas. Des brins épais et sombres de cheveux en cascades, Dissimulent ton visage d’une manière séduisante. Il n’en reste qu’un croissant, qui s’efface dans le noir. Les nuits s’écoulent… Maintenant la lune se délite M’en laissant qu’une moitié; la nuit le veut ainsi. Reste encore, plus longtemps; ne pars pas si tôt, Je ne me sens pas prêt à être anéanti. Je lève la tête sans dire un mot, alors que les nuits passent. J’ai vu mon amour lunaire se dissoudre dans l’espace. My coeur, aussi, déchiré bout par bout… Enfin, elle était partie; partie, sans laisser de trace. Depuis, chaque nuit abonde de vide et de souffrance. Je supplie les étoiles d’apaiser le vide en moi… Mais ils se contenteraient de briller, indifférents… Même suite à tous mes appels, mes émois. Desormais je suis incertain sur le nombre de passages. Les nuits n’amenèrent que l’assaut des étoiles moqueuses. Cependant je joue des promesses celestes, Pour le retour de ma folle quête amoureuse. Je sais que c’est frivole de penser que je suis le seul… C’est vrai, ils languissent; ma souffrance est la leur. Mais c’est moi qui désire le plus ton fameux regard, Car nos coeurs ont chanté dans toutes les couleurs. Ma détresse à son zénith, emplis, presque brisé, Lorsque soudain j’entends une belle chanson, lointaine. Une chanson pareille à celle que l’on prononçât, Encore garnie d’argent translucide, je soupire avec peine…, “Te voilà....”
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Nov 23, 2014
Nov 23, 2014 at 7:16 PM UTC
Lettre de ton Astronome
Je suis exatlé de voir dans ce ciel de nuit, Auquel je dois cette plaisante fortune. En compagnie d’étoiles clignotantes, Subjugué par ce spectacle, j’admire ma Lune. Lave-moi dans ton eau argentée, translucide. Sois près de moi lors de mes blanches nuits. Veille sur moi tel un garde sans faille. Enveloppe-moi de murmures, un calme répit. Ô comme tu guides les flots ardents de mon âme! Baisse les yeux, les eaux abordent ma plage… Érode le fardeau qui étouffe mes écueils brûlants, Des sables noyés, oppressé, tendres otages. Peu de nuits à présent… Épris alors que tu t’en vas. Des brins épais et sombres de cheveux en cascades, Dissimulent ton visage d’une manière séduisante. Il n’en reste qu’un croissant, qui s’efface dans le noir. Les nuits s’écoulent… Maintenant la lune se délite M’en laissant qu’une moitié; la nuit le veut ainsi. Reste encore, plus longtemps; ne pars pas si tôt, Je ne me sens pas prêt à être anéanti. Je lève la tête sans dire un mot, alors que les nuits passent. J’ai vu mon amour lunaire se dissoudre dans l’espace. My coeur, aussi, déchiré bout par bout… Enfin, elle était partie; partie, sans laisser de trace. Depuis, chaque nuit abonde de vide et de souffrance. Je supplie les étoiles d’apaiser le vide en moi… Mais ils se contenteraient de briller, indifférents… Même suite à tous mes appels, mes émois. Desormais je suis incertain sur le nombre de passages. Les nuits n’amenèrent que l’assaut des étoiles moqueuses. Cependant je joue des promesses celestes, Pour le retour de ma folle quête amoureuse. Je sais que c’est frivole de penser que je suis le seul… C’est vrai, ils languissent; ma souffrance est la leur. Mais c’est moi qui désire le plus ton fameux regard, Car nos coeurs ont chanté dans toutes les couleurs. Ma détresse à son zénith, emplis, presque brisé, Lorsque soudain j’entends une belle chanson, lointaine. Une chanson pareille à celle que l’on prononçât, Encore garnie d’argent translucide, je soupire avec peine…, “Te voilà....”
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i wish someone would write me a love letter in french. the kind that entail the small things i did that i would never be able to notice on my own. how i trace letters into my palm with my opposite hand when someone is speaking. how the corner of my mouth rises when i attempt to smile at someone politely. also, because french is a beautiful language. it's **** and passionate, as cliché as that may come across. je t'aime d'une manière que les mots ne peuvent pas décrire.
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Mar 16, 2017
Mar 16, 2017 at 10:23 PM UTC
une lettre d'amour française
Une lettre français!   Ne jamais révéler ce qui vérités que vous ressentez. Les sentiments ont été conjuré. il vous a fait si triste. Sentiments inhumés trouvés. Ne savais pas que vous aviez. Confus et si peur. Mon co-accusés faisaient. Dans un traumatisme. Où l'amour a volé son armure. Tout pour une dose de amore honnête. Un visage toujours caché afin qu'il ne se perde pas. La véritable amitié de la vie, la cause de ce gel. Une fois très fort, maintenant si tristement perdu. Vous a envoyé une carte pour le moment de l'année. Probablement jeté dans la poubelle de la peur. Je pourrais vous aimer jamais plus. Cela aurait pu être plus jamais. Mais maintenant, ma douce amie reposer en paix. Peut sommeil éternel pas venir trop tôt. Pour la gloire de l'amitié coincé au fond de cette tombe! Avec l'amour d'un ami poétique. Puisse notre amitié vraiment jamais de fin! par ladylivvi1 © 2013 ladylivvi1 (Tous droits réservés)
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Dec 9, 2013
Dec 9, 2013 at 1:34 AM UTC
A French Letter
The prophecies have an odd habit To lurk inbetween scribblings  and  then mingle the good wishes into a mashed goofy mind ala moi God - how I wanted to meet you. You, the noble scholar An oriental dreamer. Son of a man who made comics Look nice. Now - I have anticipated a longing long Lettre. Or a notion you have read his words. Yet. It's not about realising; This wilderness. The paper relief is not equal to a ravishing beauty..your wisdom, your passionate thunderstorms within your mind and a non dual complecancy to : your eternal gazes ... I would be honoured to experience this wondrous mildness Your arms holding me tight and loosely addictive. Oh - to melt within your yang. Yin
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Feb 15, 2016
Feb 15, 2016 at 6:29 PM UTC
To My Beloved Earthbound Author
Le printemps quand quelqu'un est en amour La campe où quelqu'un a des memoires Les jours quand quelqu'un est fachés L'automne quand quelqu'un est brisé Le jour ou quelqu'un a pleurée Les mois quand quelqu'un ne parlés pas L'été quand quelqu'un est en amour Les mots que quelqu'un ne disés pas Les mois après quand quelqu'un l'a dit La lettre que quelqu'un a donnée La lettre que quelqu'un a ignorée Le rejet que quelqu'un a senti L'ami que quelqu'un a jeté L'au revoir que quelqu'un n'a pas dit.
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Oct 3, 2012
Oct 3, 2012 at 4:55 PM UTC
At one point
Quelle soirée ! ô dieu ! que j'ai souffert ! Dans un trouble charmant je suivais l'Espérance ; Elle enchantait pour moi les apprêts du concert, Et je devais y pleurer ton absence. Dans la foule cent fois j'ai cru t'apercevoir ; Mes vœux toujours trahis n'embrassaient que ton ombre ; L'amour me la laissait tout à coup entrevoir, Pour l'entraîner bientôt vers le coin le plus sombre. Séduite par mon cœur toujours plus agité, Je voyais dans le vague errer ta douce image, Comme un astre chéri, qu'enveloppe un nuage, Par des rayons douteux perce l'obscurité. Pour la première fois insensible à les charmes, Art d'Orphée, art du cœur, j'ai méconnu ta loi : J'étais toute à l'Amour, lui seul régnait sur moi, Et le cruel faisait couler mes larmes ! D'un chant divin goûte-t-on la douceur Lorsqu'on attend la voix de celui que l'on aime ? Je craignais ton charme suprême, II nourrissait trop ma langueur. Les sons d'une harpe plaintive En frappant sur mon sein le faisaient tressaillir ; Ils fatiguaient mon oreille attentive, Et je me sentais défaillir. Et toi ! que faisais-tu, mon idole chérie, Quand ton absence éternisait le jour ? Quand je donnais tout mon être à l'amour, M'as-tu donné ta rêverie ? As-tu gémi de la longueur du temps ? D'un soir... d'un siècle écoulé pour attendre ? Non ! son poids douloureux accable le plus tendre ; Seule, j'en ai compté les heures, les instants : J'ai langui sans bonheur, de moi-même arrachée ; Et toi, tu ne m'as point cherchée ! Mais quoi ! L'impatience a soulevé mon sein, Et, lasse de rougir de ma tendre infortune, Je me dérobe à ce bruyant essaim Des papillons du soir, dont l'hommage importune. L'heure, aujourd'hui si lente à s'écouler pour moi, Ne marche pas encore avec plus de vitesse ; Mais je suis seule au moins, seule avec ma tristesse, Et je trace, en rêvant, cette lettre pour toi, Pour toi, que j'espérais, que j'accuse, que j'aime ! Pour toi, mon seul désir, mon tourment, mon bonheur ! Mais je ne veux la livrer qu'à toi-même, Et tu la liras sur mon cœur.
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Le concert
Quelle soirée ! ô dieu ! que j'ai souffert ! Dans un trouble charmant je suivais l'Espérance ; Elle enchantait pour moi les apprêts du concert, Et je devais y pleurer ton absence. Dans la foule cent fois j'ai cru t'apercevoir ; Mes vœux toujours trahis n'embrassaient que ton ombre ; L'amour me la laissait tout à coup entrevoir, Pour l'entraîner bientôt vers le coin le plus sombre. Séduite par mon cœur toujours plus agité, Je voyais dans le vague errer ta douce image, Comme un astre chéri, qu'enveloppe un nuage, Par des rayons douteux perce l'obscurité. Pour la première fois insensible à les charmes, Art d'Orphée, art du cœur, j'ai méconnu ta loi : J'étais toute à l'Amour, lui seul régnait sur moi, Et le cruel faisait couler mes larmes ! D'un chant divin goûte-t-on la douceur Lorsqu'on attend la voix de celui que l'on aime ? Je craignais ton charme suprême, II nourrissait trop ma langueur. Les sons d'une harpe plaintive En frappant sur mon sein le faisaient tressaillir ; Ils fatiguaient mon oreille attentive, Et je me sentais défaillir. Et toi ! que faisais-tu, mon idole chérie, Quand ton absence éternisait le jour ? Quand je donnais tout mon être à l'amour, M'as-tu donné ta rêverie ? As-tu gémi de la longueur du temps ? D'un soir... d'un siècle écoulé pour attendre ? Non ! son poids douloureux accable le plus tendre ; Seule, j'en ai compté les heures, les instants : J'ai langui sans bonheur, de moi-même arrachée ; Et toi, tu ne m'as point cherchée ! Mais quoi ! L'impatience a soulevé mon sein, Et, lasse de rougir de ma tendre infortune, Je me dérobe à ce bruyant essaim Des papillons du soir, dont l'hommage importune. L'heure, aujourd'hui si lente à s'écouler pour moi, Ne marche pas encore avec plus de vitesse ; Mais je suis seule au moins, seule avec ma tristesse, Et je trace, en rêvant, cette lettre pour toi, Pour toi, que j'espérais, que j'accuse, que j'aime ! Pour toi, mon seul désir, mon tourment, mon bonheur ! Mais je ne veux la livrer qu'à toi-même, Et tu la liras sur mon cœur.
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Aujourd'hui                                                       today J'ai trouvé                                                       i found Une lettre d'amour                                                       a love letter Que tu m'as écrite.                                                       that you wrote me. J'ai pleuré                                                       i cried Parce que                                                       because Nous ne parlons jamais                                                       we never talk Et tu m'as aimé.                                                       and you loved me.
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Sep 18, 2012
Sep 18, 2012 at 5:57 PM UTC
Aujourd'hui//today
Quinze longs jours encore et plus de six semaines Déjà ! Certes, parmi les angoisses humaines La plus dolente angoisse est celle d'être **** On s'écrit, on se dit que l'on s'aime ; on a soin D'évoquer chaque jour la voix, les yeux, le geste De l'être en qui l'on mit son bonheur, et l'on reste Des heures à causer tout seul avec l'absent. Mais tout ce que l'on pense et tout ce que l'on sent Et tout ce dont on parle avec l'absent, persiste À demeurer blafard et fidèlement triste. Oh ! l'absence ! le moins clément de tous les maux ! Se consoler avec des phrases et des mots, Puiser dans l'infini morose des pensées De quoi vous rafraîchir, espérances lassées, Et n'en rien remonter que de fade et d'amer ! Puis voici, pénétrant et froid comme le fer, Plus rapide que les oiseaux et que les balles Et que le vent du sud en mer et ses rafales Et portant sur sa pointe aiguë un fin poison, Voici venir, pareil aux flèches, le soupçon Décoché par le Doute impur et lamentable. Est-ce bien vrai ? tandis qu'accoudé sur ma table Je lis sa lettre avec des larmes dans les yeux, Sa lettre, où s'étale un aveu délicieux, N'est-elle pas alors distraite en d'autres choses ? Qui sait ? Pendant qu'ici pour moi lents et moroses Coulent les jours, ainsi qu'un fleuve au bord flétri, Peut-être que sa lèvre innocente a souri ? Peut-être qu'elle est très joyeuse et qu'elle oublie ? Et je relis sa lettre avec mélancolie.
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Quinze longs jours encore et plus de six semaines
J'ai toujours sous la main Une ou deux molécules de ma muse effervescente, Sa poudrière et sa houppe pour le teint. Et quand vient le boléro de la migraine Et que l'hallali explose dans ma tête en pleine chasse à courre Et que c'est la curée chaude Je rappelle la meute des mots chiens et taureaux Et je transforme en plein couvent les kilomètres de petit-lait entier en fa dièse mineur De ma Decatur ecclésiastique En AOP. AOP, C'est Aspirine et Antimoine, Les deux vocalises de ma muse, Deux sœurs siamoises, Deux divas effervescentes de Cadix Que nul bistouri ne peut disjoindre Quand en duo, aveugles, elles dansent leur boléro dans un bain d'encre Allegretto con moto Au son des cors de chasse Au lieu des castagnettes. Ces deux divas sont une lettre d'indulgence, Un passeport incunable pour le paradis, Dont je suis l'enlumineur, le rubricateur, l'imprimeur, le relieur Et l'auteur. J'imprime à grand tirage leur psautier poisseux sur deux colonnes Et quarante deux lignes
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Oct 26, 2019
Oct 26, 2019 at 9:00 AM UTC
Molécule de Muse
For Thomas V. Morris and William J. Bennett In gratitude for a wonderful summer at Notre Dame O, thou dry Jansenist! A night of fire Left in your pocket like a shopping list Sitting quietly in a room, will never burn To set your sere and withered soul alight And one might wager that your calculator In brass, for counting brass, touches not the heart Which has its reasons which the mind knows too Pensees which never make a night a day Forgive thou, then, this lettre provinciale And count it as a friend’s memorial
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Nov 27, 2018
Nov 27, 2018 at 2:58 PM UTC
Homage to Pascal
Quel temps de chien ! - il pleut, il neige ; Les cochers, transis sur leur siège, Ont le nez bleu. Par ce vilain soir de décembre, Qu'il ferait bon garder la chambre, Devant son feu ! A l'angle de la cheminée La chauffeuse capitonnée Vous tend les bras Et semble avec une caresse Vous dire comme une maîtresse, " Tu resteras ! " Un papier rose à découpures, Comme un sein blanc sous des guipures. Voile à demi Le globe laiteux de la lampe Dont le reflet au plafond rampe, Tout endormi. On n'entend rien dans le silence Que le pendule qui balance Son disque d'or, Et que le vent qui pleure et rôde, Parcourant, pour entrer en fraude, Le corridor. C'est bal à l'ambassade anglaise ; Mon habit noir est sur la chaise, Les bras ballants ; Mon gilet bâille et ma chemise Semble dresser, pour être mise, Ses poignets blancs. Les brodequins à pointe étroite Montrent leur vernis qui miroite, Au feu placés ; A côté des minces cravates S'allongent comme des mains plates Les gants glacés. Il faut sortir ! - quelle corvée ! Prendre la file à l'arrivée Et suivre au pas Les coupés des beautés altières Portant blasons sur leurs portières Et leurs appas. Rester debout contre une porte A voir se ruer la cohorte Des invités ; Les vieux museaux, les frais visages, Les fracs en coeur et les corsages Décolletés ; Les dos où fleurit la pustule, Couvrant leur peau rouge d'un tulle Aérien ; Les dandys et les diplomates, Sur leurs faces à teintes mates, Ne montrant rien. Et ne pouvoir franchir la haie Des douairières aux yeux d'orfraie Ou de vautour, Pour aller dire à son oreille Petite, nacrée et vermeille, Un mot d'amour ! Je n'irai pas ! - et ferai mettre Dans son bouquet un bout de lettre A l'Opéra. Par les violettes de Parme, La mauvaise humeur se désarme : Elle viendra ! J'ai là l'Intermezzo de Heine, Le Thomas Grain-d'Orge de Taine, Les deux Goncourt ; Le temps, jusqu'à l'heure où s'achève Sur l'oreiller l'idée en rêve, Me sera court.
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La bonne soirée
Quel temps de chien ! - il pleut, il neige ; Les cochers, transis sur leur siège, Ont le nez bleu. Par ce vilain soir de décembre, Qu'il ferait bon garder la chambre, Devant son feu ! A l'angle de la cheminée La chauffeuse capitonnée Vous tend les bras Et semble avec une caresse Vous dire comme une maîtresse, " Tu resteras ! " Un papier rose à découpures, Comme un sein blanc sous des guipures. Voile à demi Le globe laiteux de la lampe Dont le reflet au plafond rampe, Tout endormi. On n'entend rien dans le silence Que le pendule qui balance Son disque d'or, Et que le vent qui pleure et rôde, Parcourant, pour entrer en fraude, Le corridor. C'est bal à l'ambassade anglaise ; Mon habit noir est sur la chaise, Les bras ballants ; Mon gilet bâille et ma chemise Semble dresser, pour être mise, Ses poignets blancs. Les brodequins à pointe étroite Montrent leur vernis qui miroite, Au feu placés ; A côté des minces cravates S'allongent comme des mains plates Les gants glacés. Il faut sortir ! - quelle corvée ! Prendre la file à l'arrivée Et suivre au pas Les coupés des beautés altières Portant blasons sur leurs portières Et leurs appas. Rester debout contre une porte A voir se ruer la cohorte Des invités ; Les vieux museaux, les frais visages, Les fracs en coeur et les corsages Décolletés ; Les dos où fleurit la pustule, Couvrant leur peau rouge d'un tulle Aérien ; Les dandys et les diplomates, Sur leurs faces à teintes mates, Ne montrant rien. Et ne pouvoir franchir la haie Des douairières aux yeux d'orfraie Ou de vautour, Pour aller dire à son oreille Petite, nacrée et vermeille, Un mot d'amour ! Je n'irai pas ! - et ferai mettre Dans son bouquet un bout de lettre A l'Opéra. Par les violettes de Parme, La mauvaise humeur se désarme : Elle viendra ! J'ai là l'Intermezzo de Heine, Le Thomas Grain-d'Orge de Taine, Les deux Goncourt ; Le temps, jusqu'à l'heure où s'achève Sur l'oreiller l'idée en rêve, Me sera court.
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Je porte un nom assez... bizarre, Tu diras : « Ton cas n'est pas rare. » Oh !... je ne pose pas pour ça, Du tout... mais... permettez, Madame, Je découvre en son anagramme : Amour ingénue, et puis : Va ! Si... comme un régiment qu'on place Sous le feu... je change la face... De ce nom... drôlement venu, Dans le feu sacré qui le dore, Tiens ! regarde... je lis encore : Amour ignée, et puis : Va, nu ! Pas une lettre de perdue ! Il avait la tête entendue, Le parrain qui me le trouva ! Mais ce n'est pas là tout, écoute ! Je lis encor, pour Toi, sans doute : Amour ingénu, puis : Éva ! Tu sais... nous ne sommes... peut-être Les seuls amours... qu'on ait vus naître ; Il en naît... et meurt tous les jours ; On en voit sous toutes les formes ; Et petits, grands... ou même énormes, Tous les hommes sont des amours. Pourtant... ce nom me prédestine... À t'aimer, ô ma Valentine ! Ingénument, avec mon corps, Avec mon cœur, avec mon âme, À n'adorer que Vous, Madame, Naturellement, sans efforts. Il m'invite à brûler sans trêve, Comme le cierge qui s'élève D'un feu très doux à ressentir, Comme le Cierge dans l'Église ; À ne pas garder ma chemise Et surtout... à ne pas mentir. Et si c'est la mode qu'on nomme La compagne du nom de l'homme, J'appellerai ma femme : Éva. J'ôte É, je mets lent, j'ajoute ine, Et cela nous fait : Valentine ! C'est un nom chic ! et qui me va ! Tu vois comme cela s'arrange. Ce nom, au fond, est moins étrange Que de prime abord il n'a l'air. Ses deux majuscules G. N. Qui font songer à la Géhenne Semblent les Portes de l'Enfer ! Eh, bien !... mes mains ne sont pas fortes, Mais Moi, je fermerai ces Portes, Qui ne laisseront plus filtrer Le moindre rayon de lumière, Je les fermerai de manière Qu'on ne puisse jamais entrer. En jouant sur le mot Géhenne, J'ai, semble-t-il dire, la Haine, Et je ne l'ai pas à moitié, Je l'ai, je la tiens, la Maudite ! Je la tiens bien, et toute, et vite, Je veux l'étrangler sans pitié ! Puisque c'est par Elle qu'on souffre, Qu'elle est la Bête aux yeux de soufre Qu'elle n'écoute... rien du tout, Qu'elle ment, la sale mâtine ! Et pour qu'on s'aime en Valentine D'un bout du monde à l'autre bout.
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Le nom
Je porte un nom assez... bizarre, Tu diras : « Ton cas n'est pas rare. » Oh !... je ne pose pas pour ça, Du tout... mais... permettez, Madame, Je découvre en son anagramme : Amour ingénue, et puis : Va ! Si... comme un régiment qu'on place Sous le feu... je change la face... De ce nom... drôlement venu, Dans le feu sacré qui le dore, Tiens ! regarde... je lis encore : Amour ignée, et puis : Va, nu ! Pas une lettre de perdue ! Il avait la tête entendue, Le parrain qui me le trouva ! Mais ce n'est pas là tout, écoute ! Je lis encor, pour Toi, sans doute : Amour ingénu, puis : Éva ! Tu sais... nous ne sommes... peut-être Les seuls amours... qu'on ait vus naître ; Il en naît... et meurt tous les jours ; On en voit sous toutes les formes ; Et petits, grands... ou même énormes, Tous les hommes sont des amours. Pourtant... ce nom me prédestine... À t'aimer, ô ma Valentine ! Ingénument, avec mon corps, Avec mon cœur, avec mon âme, À n'adorer que Vous, Madame, Naturellement, sans efforts. Il m'invite à brûler sans trêve, Comme le cierge qui s'élève D'un feu très doux à ressentir, Comme le Cierge dans l'Église ; À ne pas garder ma chemise Et surtout... à ne pas mentir. Et si c'est la mode qu'on nomme La compagne du nom de l'homme, J'appellerai ma femme : Éva. J'ôte É, je mets lent, j'ajoute ine, Et cela nous fait : Valentine ! C'est un nom chic ! et qui me va ! Tu vois comme cela s'arrange. Ce nom, au fond, est moins étrange Que de prime abord il n'a l'air. Ses deux majuscules G. N. Qui font songer à la Géhenne Semblent les Portes de l'Enfer ! Eh, bien !... mes mains ne sont pas fortes, Mais Moi, je fermerai ces Portes, Qui ne laisseront plus filtrer Le moindre rayon de lumière, Je les fermerai de manière Qu'on ne puisse jamais entrer. En jouant sur le mot Géhenne, J'ai, semble-t-il dire, la Haine, Et je ne l'ai pas à moitié, Je l'ai, je la tiens, la Maudite ! Je la tiens bien, et toute, et vite, Je veux l'étrangler sans pitié ! Puisque c'est par Elle qu'on souffre, Qu'elle est la Bête aux yeux de soufre Qu'elle n'écoute... rien du tout, Qu'elle ment, la sale mâtine ! Et pour qu'on s'aime en Valentine D'un bout du monde à l'autre bout.
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Il gît au fond de quelque armoire, Ce vieil alphabet tout jauni, Ma première leçon d'histoire, Mon premier pas vers l'infini. Toute la genèse y figure ; Le lion, l'ours et l'éléphant ; Du monde la grandeur obscure Y troublait mon âme d'enfant. Sur chaque bête un mot énorme Et d'un sens toujours inconnu, Posait l'énigme de sa forme À mon désespoir ingénu. Ah ! Dans ce long apprentissage La cause de mes pleurs, c'était La lettre noire, et non l'image Où la nature me tentait. Maintenant j'ai vu la nature Et ses splendeurs, j'en ai regret : Je ressens toujours la torture De la merveille et du secret, Car il est un mot que j'ignore Au beau front de ce sphinx écrit, J'en épelle la lettre encore Et n'en saurai jamais l'esprit.
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L'alphabet
je pense que cette vie n'est pas pour moi cette décision, ce n'est pas irréfléchi j'en pense tout le temps je rêve de la mort et je l'attends je voulais qu'il y avoie été un autre choix mais maintenant je ne crois pas en ces fantasies naïf j'ai grandi et je comprends maintenant la vie n'est pas pour moi la vie ne sera jamais pour moi je ne doute pas que ce chemin soit le mien j'espère qu'il y a quelque chose que je pourrais faire pour ma famille pour mes amis pour les gens qui seront un peu tristes quand tout est fini mais je sais que tout que je peux faire est écrit une lettre bien qui explique les pensées que vole dans ma tête fin
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Mar 14, 2019
Mar 14, 2019 at 10:55 PM UTC
la vie
Pour te garder toujours à portée des yeux Je t’ai mise sous verre, Ma muse courtoise, Avec encadrement de bois Stuqué et doré du dix-neuvième siècle Avec marie-louise, Jolie gravure du dix-huitième siècle signée Sigmond Freudeberg, peintre et Antoine Louis Romanet, graveur ! C’est une scène galante : Tu prends le bain Et Justine, ta servante t’apporte sur un plateau Un billet-doux et ta tasse de chocolat chaud "De la Lettre ou du Chocolat, que préfère Madame?!." Dit Justine avec le regard complice de l 'entremetteuse. Ah ma chère Justine, j'ai le coeur bien plus délicat, Plus faible infiniment, hélas que la poitrine!" Puisque c’est toi madame Tu choisirais d’abord la lettre ou le chocolat ?
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:44 AM UTC
Scène galante
xx(Après avoir lu ses jolis vers.) En vérité, je suis jaloux De ces vers où l'amour respire : Le peindre aussi bien qu'on l'inspire ! Cela ne fut donné qu'à vous. Moi qui voudrais savoir vous plaire, Et qui ne sais que vous chérir, J'ai résolu, pour vous fléchir, De vous prendre pour secrétaire. Je suis sûr de me faire aimer, Si pour moi vous daignez écrire, Si votre esprit daigne exprimer Tout ce que mon cœur veut vous dire. C'est aussi pour changer d'emploi Qu'au mien de grand cœur je renonce : Ecrivez la lettre pour moi, Pour vous je ferai la réponse. Écrit en 1793.
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À Laure B
Je te regarde à travers le glory hole de ton texte Et comme je suis voyant extra-lucide Je te lis comme si je t'avais moi-même écrite Mot par mot Lettre par lettre Signe par signe Tu m'avoues tous tes fantasmes inavouables Les mille fantasmes inavouables Qui te traversent la chair. Je suis le majordome intime de ton confessional Et tu me confesses tout tout tout Tout tout Tout et son contraire Agenouillée sur l'autel de la cuisine Pour pouvoir communier, excitée comme une puce vierge, À ma soupe aux poissons, À mes pieds de porc à la mode de Caen Et à ma caille aux raisins Tu me confesses ton désir de mariage à ma sainte Trinité Ce piment mortel Et tu réclames la fraise consacrée Le vin de messe bio sans sulphites Et tu m'implores d'être le témoin De tes énièmes noces en quatre jours Pour le meilleur et pour le pire Le vingt-six du joli mois des plaisirs. Tu me demandes conseil pour les préparatifs : La robe de mariée, les dragées, les deux cents invités Le traiteur, l'orchestre, la jarretière Tu passes tout en ***** Du faire-part Jusqu'à la petite lune de miel Jusqu'à ce que la petite rigor mortis nous sépare. Et moi je te suggère de me prendre Comme réalisateur pour épicer le film En panoramique de tes fantasmes. Libre à toi d'en être la script-girl, La monteuse, la scénariste ou projectionniste En plus d'être l'actrice principale, Je me réserverai tout juste une apparition en cameo Te servant en morceau de bravoure, En longs travellings avant et arrière À fleuret moucheté, ton fantasme inavouable.
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Nov 5, 2019
Nov 5, 2019 at 4:43 AM UTC
Tes fantasmes inavouables
Je te regarde à travers le glory hole de ton texte Et comme je suis voyant extra-lucide Je te lis comme si je t'avais moi-même écrite Mot par mot Lettre par lettre Signe par signe Tu m'avoues tous tes fantasmes inavouables Les mille fantasmes inavouables Qui te traversent la chair. Je suis le majordome intime de ton confessional Et tu me confesses tout tout tout Tout tout Tout et son contraire Agenouillée sur l'autel de la cuisine Pour pouvoir communier, excitée comme une puce vierge, À ma soupe aux poissons, À mes pieds de porc à la mode de Caen Et à ma caille aux raisins Tu me confesses ton désir de mariage à ma sainte Trinité Ce piment mortel Et tu réclames la fraise consacrée Le vin de messe bio sans sulphites Et tu m'implores d'être le témoin De tes énièmes noces en quatre jours Pour le meilleur et pour le pire Le vingt-six du joli mois des plaisirs. Tu me demandes conseil pour les préparatifs : La robe de mariée, les dragées, les deux cents invités Le traiteur, l'orchestre, la jarretière Tu passes tout en ***** Du faire-part Jusqu'à la petite lune de miel Jusqu'à ce que la petite rigor mortis nous sépare. Et moi je te suggère de me prendre Comme réalisateur pour épicer le film En panoramique de tes fantasmes. Libre à toi d'en être la script-girl, La monteuse, la scénariste ou projectionniste En plus d'être l'actrice principale, Je me réserverai tout juste une apparition en cameo Te servant en morceau de bravoure, En longs travellings avant et arrière À fleuret moucheté, ton fantasme inavouable.
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Je ne veux plus lire de lettre, Sauf les lettres que le facteur Sera chargé de me remettre, Comme après tout on est le maître De lire tel ou tel auteur. Écoutez bien, gens de la ville : Montrer, avec ou sans motif, Lettre quelconque... est bien futile. Lettre toute autre est chose... utile Rarement portée à l'actif. Que le Duc d'Aumale s'en foute, Il ne vaut pas un sous-préfet ; Et... si j'eusse été... sur ma route, Le Général... Mignonne, écoute, Je sais fort ce que j'aurais fait. Ce n'est rien moins qu'une merveille, On le peut, sans se déranger. C'est le secret de ma bouteille. Je pourrais le dire à l'oreille Du beau Général Boulanger. Vous qui devinez tout, Madame, Ne divulguez rien, s'il vous plaît, Sinon, je vous écris : infâme ! Et si vous tirez votre lame, Je vous avance... mon valet. Hé ! là ! ce que je viens de dire, Ma mignonne, c'était en l'air : On ne te voit jamais écrire. Moi, je chante et ne veut que rire : Il me semble que c'est très clair. Je me dis avec insistance : Je n'attacherai plus de prix, Ni la plus petite importance, Qu'à ma propre correspondance, Si je me suis bien, bien compris. Lettres laides ou Lettres belles, J'y suis doucement résigné, Je n'en lirai pas de nouvelles, Je ne lirai plus même celles De Madame de Sévigné. Et si cette admirable Brune Me trouvait vilain garnement, Elle n'a, pour que j'en lise une, Par le facteur Rayon-de-Lune Qu'à me l'adresser, simplement.
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Les lettres
Je veux J'exige Que tu suives à la lettre Rigoureusement Le menu des ébats que j'organise Minutieusement pour toi. Je veux J'exige que tu suives Mes instructions Sans dévier d'un iota. Toutes les étapes, Toutes les indications, Tous les menus détails, Des pages, des chapitres et des lignes Qui mènent à ton ***** Du samedi soir, Je veux en être l'architecte et le témoin. J'exige Je veux Que tu t'effeuilles Que tu sortes de ton corps Et que tu te regardes Quand soumise et délurée Tu offres ton corps en pâture orgamisque À mes yeux exorbités À la lumière d'une bougie translucide Qui te pénètre de sa flamme de cire. Je veux J'exige Je te possède Je te prends Scrupuleusement De mes yeux fous de faucon. Ce sont des yeux indomptables Mais tu sais les apprivoiser Quand ils battent leurs ailes Au gré de tes envies d'oiseau Au gré de tes scénarios. Je veux J'exige Que tu m'exhibes Les moindres pleins et déliés De ton âme en rut, Que tu m'implores D'un mouvement imperceptible À la commissure de tes lèvres Un toucher du regard Au bas du dos, Un massage à distance, Et que tu te tortilles Quand je te délivre À tire d'aile Le sceau royal Du toucher des écrouelles. Tu es ma fauconnière Je suis ton faucon royal Prisonnier sans l'être De tes appâts rebelles. Le ciel dont je m'abreuve Quand je te fais la cour Est une cage sans filets Où la meute de nos sens enfouis Se délecte dans une chasse à courre Archaïque et délicieuse Entre ta coupe pleine et tes lèvres Assoiffées.
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Nov 17, 2019
Nov 17, 2019 at 1:55 AM UTC
Je veux, j'exige
Je veux J'exige Que tu suives à la lettre Rigoureusement Le menu des ébats que j'organise Minutieusement pour toi. Je veux J'exige que tu suives Mes instructions Sans dévier d'un iota. Toutes les étapes, Toutes les indications, Tous les menus détails, Des pages, des chapitres et des lignes Qui mènent à ton ***** Du samedi soir, Je veux en être l'architecte et le témoin. J'exige Je veux Que tu t'effeuilles Que tu sortes de ton corps Et que tu te regardes Quand soumise et délurée Tu offres ton corps en pâture orgamisque À mes yeux exorbités À la lumière d'une bougie translucide Qui te pénètre de sa flamme de cire. Je veux J'exige Je te possède Je te prends Scrupuleusement De mes yeux fous de faucon. Ce sont des yeux indomptables Mais tu sais les apprivoiser Quand ils battent leurs ailes Au gré de tes envies d'oiseau Au gré de tes scénarios. Je veux J'exige Que tu m'exhibes Les moindres pleins et déliés De ton âme en rut, Que tu m'implores D'un mouvement imperceptible À la commissure de tes lèvres Un toucher du regard Au bas du dos, Un massage à distance, Et que tu te tortilles Quand je te délivre À tire d'aile Le sceau royal Du toucher des écrouelles. Tu es ma fauconnière Je suis ton faucon royal Prisonnier sans l'être De tes appâts rebelles. Le ciel dont je m'abreuve Quand je te fais la cour Est une cage sans filets Où la meute de nos sens enfouis Se délecte dans une chasse à courre Archaïque et délicieuse Entre ta coupe pleine et tes lèvres Assoiffées.
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*For Thomas V. Morris and William J. Bennett In gratitude for a wonderful summer at Notre Dame* O, thou dry Jansenist! A night of fire Left in your pocket like a shopping list Sitting quietly in a room, will never burn To set your sere and withered soul alight And one might wager that your calculator In brass, for counting brass, touches not the heart Which has its reasons which the mind knows too Pensees which never make a night a day Forgive thou, then, this lettre provincial And count it as a friend’s memorial
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Feb 13, 2018
Feb 13, 2018 at 7:16 AM UTC
Homage to Pascal
Chaque enfant qu'on enseigne est un homme qu'on gagne. Quatre-vingt-dix voleurs sur cent qui sont au bagne Ne sont jamais allés à l'école une fois, Et ne savent pas lire, et signent d'une croix. C'est dans cette ombre-là qu'ils ont trouvé le crime. L'ignorance est la nuit qui commence l'abîme. Où rampe la raison, l'honnêteté périt. Dieu, le premier auteur de tout ce qu'on écrit, A mis, sur cette terre où les hommes sont ivres, Les ailes des esprits dans les pages des livres. Tout homme ouvrant un livre y trouve une aile, et peut Planer là-haut où l'âme en liberté se meut. L'école est sanctuaire autant que la chapelle. L'alphabet que l'enfant avec son doigt épelle Contient sous chaque lettre une vertu ; le coeur S'éclaire doucement à cette humble lueur. Donc au petit enfant donnez le petit livre. Marchez, la lampe en main, pour qu'il puisse vous suivre. La nuit produit l'erreur et l'erreur l'attentat. Faute d'enseignement, on jette dans l'état Des hommes animaux, têtes inachevées, Tristes instincts qui vont les prunelles crevées, Aveugles effrayants, au regard sépulcral, Qui marchent à tâtons dans le monde moral. Allumons les esprits, c'est notre loi première, Et du suif le plus vil faisons une lumière. L'intelligence veut être ouverte ici-bas ; Le germe a droit d'éclore ; et qui ne pense pas Ne vit pas. Ces voleurs avaient le droit de vivre. Songeons-y bien, l'école en or change le cuivre, Tandis que l'ignorance en plomb transforme l'or. Je dis que ces voleurs possédaient un trésor, Leur pensée immortelle, auguste et nécessaire ; Je dis qu'ils ont le droit, du fond de leur misère, De se tourner vers vous, à qui le jour sourit, Et de vous demander compte de leur esprit ; Je dis qu'ils étaient l'homme et qu'on en fit la brute ; Je dis que je nous blâme et que je plains leur chute ; Je dis que ce sont eux qui sont les dépouillés ; Je dis que les forfaits dont ils se sont souillés Ont pour point de départ ce qui n'est pas leur faute ; Pouvaient-ils s'éclairer du flambeau qu'on leur ôte ? Ils sont les malheureux et non les ennemis. Le premier crime fut sur eux-mêmes commis ; On a de la pensée éteint en eux la flamme : Et la société leur a volé leur âme.
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Écrit après la visite d'un bagne
Chaque enfant qu'on enseigne est un homme qu'on gagne. Quatre-vingt-dix voleurs sur cent qui sont au bagne Ne sont jamais allés à l'école une fois, Et ne savent pas lire, et signent d'une croix. C'est dans cette ombre-là qu'ils ont trouvé le crime. L'ignorance est la nuit qui commence l'abîme. Où rampe la raison, l'honnêteté périt. Dieu, le premier auteur de tout ce qu'on écrit, A mis, sur cette terre où les hommes sont ivres, Les ailes des esprits dans les pages des livres. Tout homme ouvrant un livre y trouve une aile, et peut Planer là-haut où l'âme en liberté se meut. L'école est sanctuaire autant que la chapelle. L'alphabet que l'enfant avec son doigt épelle Contient sous chaque lettre une vertu ; le coeur S'éclaire doucement à cette humble lueur. Donc au petit enfant donnez le petit livre. Marchez, la lampe en main, pour qu'il puisse vous suivre. La nuit produit l'erreur et l'erreur l'attentat. Faute d'enseignement, on jette dans l'état Des hommes animaux, têtes inachevées, Tristes instincts qui vont les prunelles crevées, Aveugles effrayants, au regard sépulcral, Qui marchent à tâtons dans le monde moral. Allumons les esprits, c'est notre loi première, Et du suif le plus vil faisons une lumière. L'intelligence veut être ouverte ici-bas ; Le germe a droit d'éclore ; et qui ne pense pas Ne vit pas. Ces voleurs avaient le droit de vivre. Songeons-y bien, l'école en or change le cuivre, Tandis que l'ignorance en plomb transforme l'or. Je dis que ces voleurs possédaient un trésor, Leur pensée immortelle, auguste et nécessaire ; Je dis qu'ils ont le droit, du fond de leur misère, De se tourner vers vous, à qui le jour sourit, Et de vous demander compte de leur esprit ; Je dis qu'ils étaient l'homme et qu'on en fit la brute ; Je dis que je nous blâme et que je plains leur chute ; Je dis que ce sont eux qui sont les dépouillés ; Je dis que les forfaits dont ils se sont souillés Ont pour point de départ ce qui n'est pas leur faute ; Pouvaient-ils s'éclairer du flambeau qu'on leur ôte ? Ils sont les malheureux et non les ennemis. Le premier crime fut sur eux-mêmes commis ; On a de la pensée éteint en eux la flamme : Et la société leur a volé leur âme.
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