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"sauvages" poems
Tes yeux sont si profonds qu'en me penchant pour boire J'ai vu tous les soleils y venir se mirer S'y jeter à mourir tous les désespérés Tes yeux sont si profonds que j'y perds la mémoire À l'ombre des oiseaux c'est l'océan troublé Puis le beau temps soudain se lève et tes yeux changent L'été taille la nue au tablier des anges Le ciel n'est jamais bleu comme il l'est sur les blés Les vents chassent en vain les chagrins de l'azur Tes yeux plus clairs que lui lorsqu'une larme y luit Tes yeux rendent jaloux le ciel d'après la pluie Le verre n'est jamais si bleu qu'à sa brisure Mère des Sept douleurs ô lumière mouillée Sept glaives ont percé le prisme des couleurs Le jour est plus poignant qui point entre les pleurs L'iris troué de noir plus bleu d'être endeuillé Tes yeux dans le malheur ouvrent la double brèche Par où se reproduit le miracle des Rois Lorsque le coeur battant ils virent tous les trois Le manteau de Marie accroché dans la crèche Une bouche suffit au mois de Mai des mots Pour toutes les chansons et pour tous les hélas Trop peu d'un firmament pour des millions d'astres Il leur fallait tes yeux et leurs secrets gémeaux L'enfant accaparé par les belles images Écarquille les siens moins démesurément Quand tu fais les grands yeux je ne sais si tu mens On dirait que l'averse ouvre des fleurs sauvages Cachent-ils des éclairs dans cette lavande où Des insectes défont leurs amours violentes Je suis pris au filet des étoiles filantes Comme un marin qui meurt en mer en plein mois d'août J'ai retiré ce radium de la pechblende Et j'ai brûlé mes doigts à ce feu défendu Ô paradis cent fois retrouvé reperdu Tes yeux sont mon Pérou ma Golconde mes Indes Il advint qu'un beau soir l'univers se brisa Sur des récifs que les naufrageurs enflammèrent Moi je voyais briller au-dessus de la mer Les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa.
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Les yeux d'Elsa
Tes yeux sont si profonds qu'en me penchant pour boire J'ai vu tous les soleils y venir se mirer S'y jeter à mourir tous les désespérés Tes yeux sont si profonds que j'y perds la mémoire À l'ombre des oiseaux c'est l'océan troublé Puis le beau temps soudain se lève et tes yeux changent L'été taille la nue au tablier des anges Le ciel n'est jamais bleu comme il l'est sur les blés Les vents chassent en vain les chagrins de l'azur Tes yeux plus clairs que lui lorsqu'une larme y luit Tes yeux rendent jaloux le ciel d'après la pluie Le verre n'est jamais si bleu qu'à sa brisure Mère des Sept douleurs ô lumière mouillée Sept glaives ont percé le prisme des couleurs Le jour est plus poignant qui point entre les pleurs L'iris troué de noir plus bleu d'être endeuillé Tes yeux dans le malheur ouvrent la double brèche Par où se reproduit le miracle des Rois Lorsque le coeur battant ils virent tous les trois Le manteau de Marie accroché dans la crèche Une bouche suffit au mois de Mai des mots Pour toutes les chansons et pour tous les hélas Trop peu d'un firmament pour des millions d'astres Il leur fallait tes yeux et leurs secrets gémeaux L'enfant accaparé par les belles images Écarquille les siens moins démesurément Quand tu fais les grands yeux je ne sais si tu mens On dirait que l'averse ouvre des fleurs sauvages Cachent-ils des éclairs dans cette lavande où Des insectes défont leurs amours violentes Je suis pris au filet des étoiles filantes Comme un marin qui meurt en mer en plein mois d'août J'ai retiré ce radium de la pechblende Et j'ai brûlé mes doigts à ce feu défendu Ô paradis cent fois retrouvé reperdu Tes yeux sont mon Pérou ma Golconde mes Indes Il advint qu'un beau soir l'univers se brisa Sur des récifs que les naufrageurs enflammèrent Moi je voyais briller au-dessus de la mer Les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa.
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Comment peux-tu, âme brûlée aux yeux crevés, vivre encore ? La tête noyée Cratère géant Ame gênante Le diable est entré en moi A dévoré mes entrailles Quant il eut fini de moi Il m’a laissé là gisant le ventre à l’air et la jupe retroussée à l’aurore d’une nuit étoilée Penses-tu parfois à moi ? Je voudrais te dire Ma vie n’a pas de suite Personne n’a jamais rien voulu savoir Après chaque nuit tombée, un énième jour Après chaque enfant au corps volé, d’énièmes assemblages de cochons sauvages La vie est une fable informe et infâme Maintenant Eteins-moi. Je déteste l’homme Pour ce qu’il m’a fait Je vais mourir de l’horreur cette nuit. J’aurais tant voulu que tu m’aides Mais ils n’entreront plus jamais en moi Personne n’a jamais voulu prendre le temps de comprendre PRENDRE LE TEMPS Ecouter cette petite voix qui dans la plus profonde de vos nuits vous criait de lui venir en aide Alors allez tous au Diable Cette nuit est ma dernière Je la dédie entière à ma folie …/… Mes mots sont là.
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Mar 23, 2012
Mar 23, 2012 at 12:24 PM UTC
170311- Journal
Et si on essayait primo l'omelette bio De rires sauvages péché à l'épuisette Au fin fond de nos Atlantiques ? Si on essayait deuxio la paella bio De nos yeux assaisonnés d'étincelles de thym Et de pétales de coquelicot cueillis dans la rosée du petit matin ? Et si l 'on ne s'abreuvait tercio que de vins bio Des bains jaunes des torrents chauds Qui jaillissent de nos sources volcaniques ? Si on essayait encore le lit de braises bio A combustion lente, sans adjuvant Cent pour cent naturel et écologique ? Si on se plongeait enfin dans l'abîme bio Des eaux organiques de l'océan tantrique Pour y construire des châteaux de corail ?
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:51 PM UTC
Abîme bio
Zut alors, si le soleil quitte ces bords ! Fuis, clair déluge ! Voici l'ombre des routes. Dans les saules, dans la vieille cour d'honneur, L'orage d'abord jette ses larges gouttes. Ô cent agneaux, de l'idylle soldats blonds, Des aqueducs, des bruyères amaigries, Fuyez ! plaine, déserts, prairie, horizons Sont à la toilette rouge de l'orage ! Chien noir, brun pasteur dont le manteau s'engouffre, Fuyez l'heure des éclairs supérieurs ; Blond troupeau, quand voici nager ombre et soufre, Tâchez de descendre à des retraits meilleurs. Mais moi, Seigneur ! voici que mon esprit vole, Après les cieux glacés de rouge, sous les Nuages célestes qui courent et volent Sur cent Solognes longues comme un railway. Voilà mille loups, mille graines sauvages Qu'emporte, non sans aimer les liserons, Cette religieuse après-midi d'orage Sur l'Europe ancienne où cent hordes iront ! Après, le clair de lune ! partout la lande, Rougis et leurs fronts aux cieux noirs, les guerriers Chevauchent lentement leurs pâles coursiers ! Les cailloux sonnent sous cette fière bande ! - Et verrai-je le bois jaune et le val clair, L'Epouse aux yeux bleus, l'homme au front rouge, ô Gaule, Et le blanc Agneau Pascal, à leurs pieds chers, - Michel et Christine, - et Christ ! - fin de l'Idylle.
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Michel et Christine
Automnes de Luchon Phébus s'était lové sur le val de Luchon, Les arbres rougeoyaient comme sous le pinceau, D'un Van Gogh qui aurait amené la Provence, Dans les vertes Montagnes des Pyrénées centrales Non **** de l'Aneto et très près du Vénasque. Mais tout ce verdoiement laissait place à l'automne. Avec ses rougeoiements, ses mauves et ses dorés. Et les fins cheveux roux donnés par des buissons. La nature semblait avoir changé d'atours. Pour nous faire oublier l'été et ses douces torpeurs. Les Erables, les Tulipiers et les Cerisier sauvages se parent, D'atours d'or ou de rouge sang, Comme pour les noces des feuilles et de la lune. Oui, les derniers rayons sont toujours les plus beaux ! Dans les futaies et les clairières pourpres. Et l’automne tendre a  ce goût de châtaignes, Grillées dans les jardins ou embaumaient  les roses. Et de flambées heureuses et de baisers brûlants. La montagne est si belle que l'on voudrait figer. Ces splendeurs éphémères et suspendre le temps. Afin de contempler toujours ces beautés vives De la ville Coquette et du val arboré. Les jardins de «la Pique» faisaient belle figure, Si près de la rivière aux eaux vivifiantes. Et l'ancien Casino nous donnait à songer, Aux beautés d'autrefois alanguies, sous la soie, Dans les bals bien réglés parés d'un luxe doux Ou il faisait parfois bon savoir jeter bas, Les fausses les convenances pour le beau Cupidon. Aujourd'hui; riantes et bronzées, les belles Sont sportives, parcourent la Montagne. Et viennent au «vapo» pour bien se délasser. Oh; Reine d'autrefois, toujours ville de charmes. Tes automnes suggèrent des rêves de bonheur, De vies épanouies et de soins pour les êtres. Ou il est reposant de venir t'admirer. Parmi tes fleurs, les arbres et ton air vivifiant. Paul Arrighi
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Nov 1, 2016
Nov 1, 2016 at 5:25 PM UTC
Automnes de Luchon (Automns in the Luchon Valley in Pyreneas)
Automnes de Luchon Phébus s'était lové sur le val de Luchon, Les arbres rougeoyaient comme sous le pinceau, D'un Van Gogh qui aurait amené la Provence, Dans les vertes Montagnes des Pyrénées centrales Non **** de l'Aneto et très près du Vénasque. Mais tout ce verdoiement laissait place à l'automne. Avec ses rougeoiements, ses mauves et ses dorés. Et les fins cheveux roux donnés par des buissons. La nature semblait avoir changé d'atours. Pour nous faire oublier l'été et ses douces torpeurs. Les Erables, les Tulipiers et les Cerisier sauvages se parent, D'atours d'or ou de rouge sang, Comme pour les noces des feuilles et de la lune. Oui, les derniers rayons sont toujours les plus beaux ! Dans les futaies et les clairières pourpres. Et l’automne tendre a  ce goût de châtaignes, Grillées dans les jardins ou embaumaient  les roses. Et de flambées heureuses et de baisers brûlants. La montagne est si belle que l'on voudrait figer. Ces splendeurs éphémères et suspendre le temps. Afin de contempler toujours ces beautés vives De la ville Coquette et du val arboré. Les jardins de «la Pique» faisaient belle figure, Si près de la rivière aux eaux vivifiantes. Et l'ancien Casino nous donnait à songer, Aux beautés d'autrefois alanguies, sous la soie, Dans les bals bien réglés parés d'un luxe doux Ou il faisait parfois bon savoir jeter bas, Les fausses les convenances pour le beau Cupidon. Aujourd'hui; riantes et bronzées, les belles Sont sportives, parcourent la Montagne. Et viennent au «vapo» pour bien se délasser. Oh; Reine d'autrefois, toujours ville de charmes. Tes automnes suggèrent des rêves de bonheur, De vies épanouies et de soins pour les êtres. Ou il est reposant de venir t'admirer. Parmi tes fleurs, les arbres et ton air vivifiant. Paul Arrighi
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Entre le sac et le ressac Ma muse nage nue Au cœur des vagues De neige immortelle De la nuit tropicale. C'est un mélange de sirène Et de sauterelle A la queue papillonnante bleue verte et grise Qui plonge à intervalles réguliers Dans le sauna des abysses A la recherche des sources chaudes Des volcans sous-marins Où dorment les champignons sauvages Et où paissent les rennes En attendant le moka saveur airelles D'un Petit Prince abscons portant masque, palmes et tuba Qui danse la rumba cubaine. Quand ma très chère se déhanche Elle skie elle patine elle surfe Elle nage elle plonge elle sue Entre les battements de conga, Les glissés et les déliés de son partenaire Tout en tricotant des pas humides de calypso vierge Ad libitum.
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Sep 29, 2019
Sep 29, 2019 at 7:48 AM UTC
Entre le sac et le ressac
Dans les vieilles forêts où la sève à grands flots Court du fût noir de l'aulne au tronc blanc des bouleaux, Bien des fois, n'est-ce pas ? à travers la clairière, Pâle, effaré, n'osant regarder en arrière, Tu t'es hâté, tremblant et d'un pas convulsif, Ô mon maître Albert Dure, ô vieux peintre pensif ! On devine, devant tes tableaux qu'on vénère, Que dans les noirs taillis ton œil visionnaire Voyait distinctement, par l'ombre recouverts, Le faune aux doigts palmés, le sylvain aux yeux verts, Pan, qui revêt de fleurs l'antre où tu te recueilles, Et l'antique dryade aux mains pleines de feuilles. Une forêt pour toi, c'est un monde hideux. Le songe et le réel s'y mêlent tous les deux. Là se penchent rêveurs les vieux pins, les grands ormes Dont les rameaux tordus font cent coudes difformes, Et dans ce groupe sombre agité par le vent, Rien n'est tout à fait mort ni tout à fait vivant. Le cresson boit ; l'eau court ; les frênes sur les pentes, Sous la broussaille horrible et les ronces grimpantes, Contractent lentement leurs pieds noueux et noirs. Les fleurs au cou de cygne ont les lacs pour miroirs ; Et sur vous qui passez et l'avez réveillée, Mainte chimère étrange à la gorge écaillée, D'un arbre entre ses doigts serrant les larges nœuds, Du fond d'un antre obscur fixe un œil lumineux. Ô végétation ! esprit ! matière ! force ! Couverte de peau rude ou de vivante écorce ! Aux bois, ainsi que toi, je n'ai jamais erré, Maître, sans qu'en mon cœur l'horreur ait pénétré, Sans voir tressaillir l'herbe, et, par le vent bercées, Pendre à tous les rameaux de confuses pensées. Dieu seul, ce grand témoin des faits mystérieux, Dieu seul le sait, souvent, en de sauvages lieux, J'ai senti, moi qu'échauffe une secrète flamme, Comme moi palpiter et vivre avec une âme, Et rire, et se parler dans l'ombre à demi-voix, Les chênes monstrueux qui remplissent les bois. Le 20 avril 1837.
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À Albert Dürer
Dans les vieilles forêts où la sève à grands flots Court du fût noir de l'aulne au tronc blanc des bouleaux, Bien des fois, n'est-ce pas ? à travers la clairière, Pâle, effaré, n'osant regarder en arrière, Tu t'es hâté, tremblant et d'un pas convulsif, Ô mon maître Albert Dure, ô vieux peintre pensif ! On devine, devant tes tableaux qu'on vénère, Que dans les noirs taillis ton œil visionnaire Voyait distinctement, par l'ombre recouverts, Le faune aux doigts palmés, le sylvain aux yeux verts, Pan, qui revêt de fleurs l'antre où tu te recueilles, Et l'antique dryade aux mains pleines de feuilles. Une forêt pour toi, c'est un monde hideux. Le songe et le réel s'y mêlent tous les deux. Là se penchent rêveurs les vieux pins, les grands ormes Dont les rameaux tordus font cent coudes difformes, Et dans ce groupe sombre agité par le vent, Rien n'est tout à fait mort ni tout à fait vivant. Le cresson boit ; l'eau court ; les frênes sur les pentes, Sous la broussaille horrible et les ronces grimpantes, Contractent lentement leurs pieds noueux et noirs. Les fleurs au cou de cygne ont les lacs pour miroirs ; Et sur vous qui passez et l'avez réveillée, Mainte chimère étrange à la gorge écaillée, D'un arbre entre ses doigts serrant les larges nœuds, Du fond d'un antre obscur fixe un œil lumineux. Ô végétation ! esprit ! matière ! force ! Couverte de peau rude ou de vivante écorce ! Aux bois, ainsi que toi, je n'ai jamais erré, Maître, sans qu'en mon cœur l'horreur ait pénétré, Sans voir tressaillir l'herbe, et, par le vent bercées, Pendre à tous les rameaux de confuses pensées. Dieu seul, ce grand témoin des faits mystérieux, Dieu seul le sait, souvent, en de sauvages lieux, J'ai senti, moi qu'échauffe une secrète flamme, Comme moi palpiter et vivre avec une âme, Et rire, et se parler dans l'ombre à demi-voix, Les chênes monstrueux qui remplissent les bois. Le 20 avril 1837.
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Neptune était en Vierge Quand ma sultane, Ma Muse matriarche d'honneur, Ma Miss Bell arrogante et ruisselante de dynamite A rompu les amarres M'a baptisé Criminel, Casanova de pire aloi, Et condamné sans mea culpa Sans tambours ni trompettes A 169 ans de chevauchées sauvages Et de maladies imaginaires Dans son lit de cocagne De mistral et de tramontane. Condamné comme une marionnette Par ma reine sans couronne A faire le tour du zodiaque de ses hanches En derviche tourneur Dans le secteur 5 de la rose des vents De sa Babylone mythique A arpenter de long en large les planètes lentes et rapides De son enfer lubrique : Les spirituelles, les raffinées, les embrouillées Les délicates, les pudiques, les lubriques, Les pastels. les îles roses et les mers noires. Et prétextant mon ascendant verseau Elle a peaufiné mon oiseau antique L 'envoyant valdinguer entre les volcans de Vénus, Mars et Lune Histoire de me civiliser dans l 'anarchie du monde De ses tentacules cosmiques
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:22 AM UTC
Sultana Sans Mea Culpa
Oh ! les charmants oiseaux joyeux ! Comme ils maraudent ! comme ils pillent ! Où va ce tas de petits gueux Que tous les souffles éparpillent ? Ils s'en vont au clair firmament ; Leur voix raille, leur bec lutine ; Ils font rire éternellement La grande nature enfantine. Ils vont aux bois, ils vont aux champs, À nos toits remplis de mensonges, Avec des cris, avec des chants, Passant, fuyant, pareils aux songes. Comme ils sont près du Dieu vivant Et de l'aurore fraîche et douce, Ces gais bohémiens du vent N'amassent rien qu'un peu de mousse. Toute la terre est sous leurs yeux ; Dieu met, pour ces purs êtres frêles, Un triomphe mystérieux Dans la légèreté des ailes. Atteignent-ils les astres ? Non. Mais ils montent jusqu'aux nuages. Vers le rêveur, leur compagnon, Ils vont, familiers et sauvages. La grâce est tout leur mouvement, La volupté toute leur vie ; Pendant qu'ils volent vaguement La feuillée immense est ravie. L'oiseau va moins haut que Psyché. C'est l'ivresse dans la nuée. Vénus semble l'avoir lâché De sa ceinture dénouée. Il habite le demi-jour ; Le plaisir est sa loi secrète. C'est du temple que sort l'amour, C'est du nid que vient l'amourette. L'oiseau s'enfuit dans l'infini Et s'y perd comme un son de lyre. Avec sa queue il dit nenni Comme Jeanne avec son sourire. Que lui faut-il ? un réséda, Un myrte, un ombre, une cachette. Esprit, tu voudrais Velléda ; Oiseau, tu chercherais Fanchette. Colibri, comme Ithuriel, Appartient à la zone bleue. L'ange est de la cité du ciel ; Les oiseaux sont de la banlieue.
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Oh ! les charmants oiseaux joyeux
Oh ! les charmants oiseaux joyeux ! Comme ils maraudent ! comme ils pillent ! Où va ce tas de petits gueux Que tous les souffles éparpillent ? Ils s'en vont au clair firmament ; Leur voix raille, leur bec lutine ; Ils font rire éternellement La grande nature enfantine. Ils vont aux bois, ils vont aux champs, À nos toits remplis de mensonges, Avec des cris, avec des chants, Passant, fuyant, pareils aux songes. Comme ils sont près du Dieu vivant Et de l'aurore fraîche et douce, Ces gais bohémiens du vent N'amassent rien qu'un peu de mousse. Toute la terre est sous leurs yeux ; Dieu met, pour ces purs êtres frêles, Un triomphe mystérieux Dans la légèreté des ailes. Atteignent-ils les astres ? Non. Mais ils montent jusqu'aux nuages. Vers le rêveur, leur compagnon, Ils vont, familiers et sauvages. La grâce est tout leur mouvement, La volupté toute leur vie ; Pendant qu'ils volent vaguement La feuillée immense est ravie. L'oiseau va moins haut que Psyché. C'est l'ivresse dans la nuée. Vénus semble l'avoir lâché De sa ceinture dénouée. Il habite le demi-jour ; Le plaisir est sa loi secrète. C'est du temple que sort l'amour, C'est du nid que vient l'amourette. L'oiseau s'enfuit dans l'infini Et s'y perd comme un son de lyre. Avec sa queue il dit nenni Comme Jeanne avec son sourire. Que lui faut-il ? un réséda, Un myrte, un ombre, une cachette. Esprit, tu voudrais Velléda ; Oiseau, tu chercherais Fanchette. Colibri, comme Ithuriel, Appartient à la zone bleue. L'ange est de la cité du ciel ; Les oiseaux sont de la banlieue.
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All of the flowers Need some amount of sunlight In order to grow.
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Feb 11, 2016
Feb 11, 2016 at 3:45 PM UTC
Les Fleurs Sauvages
Osez, déesse, osez ! Osez les mots qui piquent comme des femmes matador, maîtresses sauvages de la mer mate, tueuses au coeur de pierre qui vous quittent à la longue et qui de **** vous étirent la peau de leur longue-vue et se pâment d'extase muette quand vous vous débattez en vain comme des pieuvres folles dans la dentelle d'araignée de la barrière de corail où ne règne nul garde-barrières. Osez les mots, déesse, osez ! les mots qui scient comme le sel marin Et l'acide qu'elles vous jettent à la figure comme si c'était une chopine de rhum mais qui **** de vous défigurer vous plongent dans l'abysse incandescente de la mer-lave qui nettoie. Osez les mots, osez, déesse, osez ! Osez les mots qui puent comme des gouttes d'eau lourde qui s'échappent du bec des colibris qui tels des Canadair ivres répandent le feu Dans la darse au lieu de l'éteindre. Le mot feu pique. Osez le feu, l"Ardeur. Et chantez l'Ardance ! Osez, maîtresse, osez ! Osez les mots qui gisent comme des jets d'encre qui giclent des tentacules des pieuvres et qui écument les souvenirs au lieu de les effacer. Osez les mots, maîtresse, osez ! Osez les mots qui grésillent comme des aiguilles de pin en pleine éclade et qui vous chavirent et qui vous rendent à la merci des sirènes. Osez les mots burlesques, les mots qui font des frasques, les mots qui effeuillent et font le striptease de l'ombre . Osez les mots fétiche, les mots qui mènent la danse, les mots à forte poitrine, les mots orgiaques qui dansent le gwoka, les mots burlesques comme Tempest Storm et Buckaroo, Osez, osez, osez, osez, maîtresse , Osez les mots qui bandent leur arc Et mettent en joue... Osez les mots, osez les mots , maîtresse Osez les mots qui frottent et qui transforment les maux de dos des Quasimodos en mots d'eaux.
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Aug 23, 2019
Aug 23, 2019 at 3:06 AM UTC
Osez les mots qui piquent
Osez, déesse, osez ! Osez les mots qui piquent comme des femmes matador, maîtresses sauvages de la mer mate, tueuses au coeur de pierre qui vous quittent à la longue et qui de **** vous étirent la peau de leur longue-vue et se pâment d'extase muette quand vous vous débattez en vain comme des pieuvres folles dans la dentelle d'araignée de la barrière de corail où ne règne nul garde-barrières. Osez les mots, déesse, osez ! les mots qui scient comme le sel marin Et l'acide qu'elles vous jettent à la figure comme si c'était une chopine de rhum mais qui **** de vous défigurer vous plongent dans l'abysse incandescente de la mer-lave qui nettoie. Osez les mots, osez, déesse, osez ! Osez les mots qui puent comme des gouttes d'eau lourde qui s'échappent du bec des colibris qui tels des Canadair ivres répandent le feu Dans la darse au lieu de l'éteindre. Le mot feu pique. Osez le feu, l"Ardeur. Et chantez l'Ardance ! Osez, maîtresse, osez ! Osez les mots qui gisent comme des jets d'encre qui giclent des tentacules des pieuvres et qui écument les souvenirs au lieu de les effacer. Osez les mots, maîtresse, osez ! Osez les mots qui grésillent comme des aiguilles de pin en pleine éclade et qui vous chavirent et qui vous rendent à la merci des sirènes. Osez les mots burlesques, les mots qui font des frasques, les mots qui effeuillent et font le striptease de l'ombre . Osez les mots fétiche, les mots qui mènent la danse, les mots à forte poitrine, les mots orgiaques qui dansent le gwoka, les mots burlesques comme Tempest Storm et Buckaroo, Osez, osez, osez, osez, maîtresse , Osez les mots qui bandent leur arc Et mettent en joue... Osez les mots, osez les mots , maîtresse Osez les mots qui frottent et qui transforment les maux de dos des Quasimodos en mots d'eaux.
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Je bois, je bois, je bois, Tes voyelles et tes consonnes Je les avale par coeur Pour ne jamais oublier : Deux voyelles Deux consonnes Décidément tout en toi Est quatre ou son multiple. J'en perds mon latin, Muse ! J'en perds mes alicerces ! Tes u se disent ou Et tes t se disent ts A cause de cette petite virgule y souscrite Et résonnent sur ma langue avec la majesté De leur consonne affriquée, alvéolaire et sourde.. Ton a c'est le plus étrange Il porte une petit signe diacritique sur la tête Comme une bassine en forme de demi-cercle avec un creux en bas Et se dit e comme le e culbuté , le schwa Quand tu dis nu c'est non Quand je dis nous tu comprends nu. Et le miel c'est de l'agneau Et beau veut dire je bois. Et quand j'écris ou tu vois un oeuf Oi des moutons et oaie mouton ! Nos mots purs s'imbriquent ainsi Brique après brique Avec des hurlements délicieux de loups sauvages De solstice en solstice Au fur et à mesure En poèmes lubriques sans queue ni tête Tournoyants cadavres exquis Dans leur tour de Babel.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 1:48 PM UTC
Nu ou non