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"retourner" poems
Fleeting memories A crushing weight Thoughts swirl A chaotic dance Morbid and morose I shudder Sigh Lock the door My heart is closed I am empty streets And howling winds An onslaught Of indelicate ideas Leaves rushing As water I am bleak I long to crumble And return to dust To spread out Into the vast blackness Vacuum of the infinite I am all I am nothing Existence is illusion Dreams are more real Yet I do not sleep For I fear to wake So I remain Ever here Ever there Never here Never there Neither Both Ensconced between Light and dark Good and evil Life and death Alone Forever Thus I despair. Souvenirs fugaces Un poids écrasant Pensées tourbillon Une danse chaotique Morbide et morose Je frémis Soupir Verrouillez la porte Mon cœur est fermé Je suis rues vides Et vents hurlants Une attaque D'idées indélicats Feuilles précipiter Comme l'eau Je suis triste J'ai longtemps à s'effriter Et retourner à la poussière Pour étaler Dans la grande noirceur Vide de l'infini Je suis tout Je ne suis rien L'existence est illusion Les rêves sont plus réels Pourtant, Je ne dors pas Car je crains de réveiller Donc, je reste Jamais ici Jamais il Jamais ici Jamais il Aucun Tous les deux Enclavée entre Lumière et obscurité Bien et le mal La vie et la mort Seul Toujours Ainsi, Je désespère.
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Jul 1, 2013
Jul 1, 2013 at 1:38 AM UTC
Souvenirs fugaces - A Poem in English and French
Ce n'est pas la fin. Ce n'est pas triste. C'est ma décision. Suicider, c'est un répit C'est la joie de retourner La journée de la chemin De ma domicile définitif C’est ma paix finale A rare blue stone beneath the sea An opal shedding my tears And they glisten oilingly In the fragile current of my hope I stand at the final precipice Above the ultimate chaotic Spray, miles below And my feeble flame, It flickers at last And the gnashing teeth obscure me A small price, the invigorating shock That signals one last breath As I meld with the living force Of the sea
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Jul 11, 2012
Jul 11, 2012 at 5:38 PM UTC
Ce n'est pas le fin
Les marronniers de la terrasse Vont bientôt fleurir, à Saint-Jean, La villa d'où la vue embrasse Tant de monts bleus coiffés d'argent. La feuille, hier encor pliée Dans son étroit corset d'hiver, Met sur la branche déliée Les premières touches de vert. Mais en vain le soleil excite La sève des rameaux trop lents ; La fleur retardataire hésite A faire voir ses thyrses blancs. Pourtant le pêcher est tout rose, Comme un désir de la pudeur, Et le pommier, que l'aube arrose, S'épanouit dans sa candeur. La véronique s'aventure Près des boutons d'or dans les prés, Les caresses de la nature Hâtent les germes rassurés. Il me faut retourner encore Au cercle d'enfer où je vis ; Marronniers, pressez-vous d'éclore Et d'éblouir mes yeux ravis. Vous pouvez sortir pour la fête Vos girandoles sans péril, Un ciel bleu luit sur votre faîte Et déjà mai talonne avril. Par pitié, donnez cette joie Au poète dans ses douleurs, Qu'avant de s'en aller, il voie Vos feux d'artifice de fleurs. Grands marronniers de la terrasse, Si fiers de vos splendeurs d'été, Montrez-vous à moi dans la grâce Qui précède votre beauté. Je connais vos riches livrées, Quand octobre, ouvrant son essor, Vous met des tuniques pourprées, Vous pose des couronnes d'or. Je vous ai vus, blanches ramées, Pareils aux dessins que le froid Aux vitres d'argent étamées Trace, la nuit, avec son doigt. Je sais tous vos aspects superbes, Arbres géants, vieux marronniers, Mais j'ignore vos fraîches gerbes Et vos arômes printaniers. Adieu, je pars lassé d'attendre ; Gardez vos bouquets éclatants ! Une autre fleur suave et tendre, Seule à mes yeux fait le printemps. Que mai remporte sa corbeille ! Il me suffit de cette fleur ; Toujours pour l'âme et pour l'abeille Elle a du miel pur dans le coeur. Par le ciel d'azur ou de brume Par la chaude ou froide saison, Elle sourit, charme et parfume, Violette de la maison !
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La fleur qui fait le printemps
Les marronniers de la terrasse Vont bientôt fleurir, à Saint-Jean, La villa d'où la vue embrasse Tant de monts bleus coiffés d'argent. La feuille, hier encor pliée Dans son étroit corset d'hiver, Met sur la branche déliée Les premières touches de vert. Mais en vain le soleil excite La sève des rameaux trop lents ; La fleur retardataire hésite A faire voir ses thyrses blancs. Pourtant le pêcher est tout rose, Comme un désir de la pudeur, Et le pommier, que l'aube arrose, S'épanouit dans sa candeur. La véronique s'aventure Près des boutons d'or dans les prés, Les caresses de la nature Hâtent les germes rassurés. Il me faut retourner encore Au cercle d'enfer où je vis ; Marronniers, pressez-vous d'éclore Et d'éblouir mes yeux ravis. Vous pouvez sortir pour la fête Vos girandoles sans péril, Un ciel bleu luit sur votre faîte Et déjà mai talonne avril. Par pitié, donnez cette joie Au poète dans ses douleurs, Qu'avant de s'en aller, il voie Vos feux d'artifice de fleurs. Grands marronniers de la terrasse, Si fiers de vos splendeurs d'été, Montrez-vous à moi dans la grâce Qui précède votre beauté. Je connais vos riches livrées, Quand octobre, ouvrant son essor, Vous met des tuniques pourprées, Vous pose des couronnes d'or. Je vous ai vus, blanches ramées, Pareils aux dessins que le froid Aux vitres d'argent étamées Trace, la nuit, avec son doigt. Je sais tous vos aspects superbes, Arbres géants, vieux marronniers, Mais j'ignore vos fraîches gerbes Et vos arômes printaniers. Adieu, je pars lassé d'attendre ; Gardez vos bouquets éclatants ! Une autre fleur suave et tendre, Seule à mes yeux fait le printemps. Que mai remporte sa corbeille ! Il me suffit de cette fleur ; Toujours pour l'âme et pour l'abeille Elle a du miel pur dans le coeur. Par le ciel d'azur ou de brume Par la chaude ou froide saison, Elle sourit, charme et parfume, Violette de la maison !
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Monsieur du ciel, Je me demande s’il me souviendrait encore. Je n'oublie jamais de ce moment que j'ai redescendu l'escalier. Le 2h que je répète toujours dans la tète Il y a 10 mois mais c'est assez très lucide. S’il y a un amant dans son cœur donc Il la sait bien. Qu’aurais-je? La regrette, et les questions. Que je puisse retourner. A un souri dans la réalité.
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Jun 10, 2013
Jun 10, 2013 at 1:41 AM UTC
9.6.13
Quand je suis vingt ou trente mois Sans retourner en Vendômois, Plein de pensées vagabondes, Plein d'un remords et d'un souci, Aux rochers je me plains ainsi, Aux bois, aux antres et aux ondes. Rochers, bien que soyez âgés De trois mil ans, vous ne changez Jamais ni d'état ni de forme ; Mais toujours ma jeunesse fuit, Et la vieillesse qui me suit, De jeune en vieillard me transforme. Bois, bien que perdiez tous les ans En l'hiver vos cheveux plaisants, L'an d'après qui se renouvelle, Renouvelle aussi votre chef ; Mais le mien ne peut derechef R'avoir sa perruque nouvelle. Antres, je me suis vu chez vous Avoir jadis verts les genoux, Le corps habile, et la main bonne ; Mais ores j'ai le corps plus dur, Et les genoux, que n'est le mur Qui froidement vous environne. Ondes, sans fin vous promenez Et vous menez et ramenez Vos flots d'un cours qui ne séjourne ; Et moi sans faire long séjour Je m'en vais, de nuit et de jour, Au lieu d'où plus on ne retourne. Si est-ce que je ne voudrois Avoir été rocher ou bois Pour avoir la peau plus épaisse, Et vaincre le temps emplumé ; Car ainsi dur je n'eusse aimé Toy qui m'as fait vieillir, Maistresse.
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Quand je suis vingt ou trente mois
On est moins seul au fond d'une église déserte : De son père inquiet c'est la porte entr'ouverte ; Lui qui bénit l'enfant, même après son départ, Lui, qui ne dit jamais : « N'entrez plus, c'est trop **** ! » Moi, j'ai **** seigneur, j'ai fui votre colère, Comme l'enfant qui tremble à la voix de son père, Se dérobe au jardin tout pâle, tout en pleurs, Retient son souffle et met sa tête dans les fleurs ; J'ai **** ! Retenant le souffle de ma plainte, J'ai levé mes deux mains entre vous et ma crainte ; J'ai fait la morte ; et puis, en fermant bien les yeux, Me croyant invisible aux lumières des cieux, Triste comme à ténèbre au milieu de mon âme, Je fuyais. Mais, Seigneur ! votre incessante flamme, Perçait de mes détours les fragiles remparts, Et dans mon cœur fermé rentrait de toutes parts ! C'est là que j'ai senti, de sa fuite lassée, Se retourner vers vous mon âme délaissée ; Et me voilà pareille à ce volage enfant, Dépouillé par la ville, et qui n'a bien souvent Que ses débiles mais pour voiler son visage, Quand il dit à son père : Oh ! que n'ai-je été sage !
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L'église d'Arona
It was when the rain start as my heart skip a beat I heard yours in triump Thumping and pumping so fast You smile mischievously And sing for me endlessly Oh! How hate and love collide Just like heat after the summer kiss And the cold breeze of snow flakes bliss It was all clear to me oh! How I miss you badly Years after years Decades strike straight through me Wrinkles and lines visible on my face As the smell of your perfume filled my nostrils And now it's my time To go back to our old days my love The film of life is done with me And I'm ready to go free
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Sep 22, 2019
Sep 22, 2019 at 6:43 AM UTC
Retourner à la maison
xÀ Emmanuel Des Essarts. Quand d'une perte irréparable On garde au coeur le souvenir, On est parfois si misérable Qu'on délibère d'en finir. La vie extérieure oppresse : Son mobile et bruyant souci Fatigue... et dans cette détresse On murmure : « Que fais-je ici ? « Libre de fuir tout ce tumulte Où ma douleur n'a point de part, Où le train du monde l'insulte, Pourquoi retarder mon départ ? « Pourquoi cette illogique attente ? Les moyens sont prompts et divers, Pour l'homme que le néant tente, D'écarter du pied l'univers ! » Mais l'habitude, lâche et forte, Demande grâce au désespoir ; On se condamne et l'on supporte Un jour de plus sans le vouloir. Ah ! C'est qu'il faut si peu de chose Pour faire accepter chaque jour ! L'aube avec un bouton de rose Nous intéresse à son retour. La rose éclora tout à l'heure, Et l'on attend qu'elle ait souri ; Eclose, on attend qu'elle meure ; Elle est morte, une autre a fleuri ; On partait, mais une hirondelle Descend et glisse au ras du sol, Et l'oeil ne s'est séparé d'elle Qu'au ciel où s'est perdu son vol ; On partait, mais tout près s'éveille, Sous un battement d'éventail, Un frais zéphire qui conseille Avec l'espoir un dernier bail ; On partait, mais le bruit tout proche D'un marteau fidèle au labeur, Sonnant comme un mâle reproche, Fait rougir d'être un déserteur ; Tout nous convie à ne pas clore Notre destinée aujourd'hui ; Le malheur même est doux encore, Doux à soulager dans autrui : Une larme veut qu'on demeure Au moins le temps de l'essuyer ; Tout ce qui rit, tout ce qui pleure, Fait retourner le sablier. Ainsi l'agonie a des trêves : On ressaisit, au moindre appel, Le fil ténu des heures brèves Au seuil du mystère éternel. On accorde à cette agonie Que la main n'abrège jamais, Une lenteur indéfinie Où les adieux sont des délais ; Et sans se résigner à vivre Ni s'en aller avant son tour, On laisse les moments se suivre, Et le coeur battre au jour le jour.
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Au jour le jour
xÀ Emmanuel Des Essarts. Quand d'une perte irréparable On garde au coeur le souvenir, On est parfois si misérable Qu'on délibère d'en finir. La vie extérieure oppresse : Son mobile et bruyant souci Fatigue... et dans cette détresse On murmure : « Que fais-je ici ? « Libre de fuir tout ce tumulte Où ma douleur n'a point de part, Où le train du monde l'insulte, Pourquoi retarder mon départ ? « Pourquoi cette illogique attente ? Les moyens sont prompts et divers, Pour l'homme que le néant tente, D'écarter du pied l'univers ! » Mais l'habitude, lâche et forte, Demande grâce au désespoir ; On se condamne et l'on supporte Un jour de plus sans le vouloir. Ah ! C'est qu'il faut si peu de chose Pour faire accepter chaque jour ! L'aube avec un bouton de rose Nous intéresse à son retour. La rose éclora tout à l'heure, Et l'on attend qu'elle ait souri ; Eclose, on attend qu'elle meure ; Elle est morte, une autre a fleuri ; On partait, mais une hirondelle Descend et glisse au ras du sol, Et l'oeil ne s'est séparé d'elle Qu'au ciel où s'est perdu son vol ; On partait, mais tout près s'éveille, Sous un battement d'éventail, Un frais zéphire qui conseille Avec l'espoir un dernier bail ; On partait, mais le bruit tout proche D'un marteau fidèle au labeur, Sonnant comme un mâle reproche, Fait rougir d'être un déserteur ; Tout nous convie à ne pas clore Notre destinée aujourd'hui ; Le malheur même est doux encore, Doux à soulager dans autrui : Une larme veut qu'on demeure Au moins le temps de l'essuyer ; Tout ce qui rit, tout ce qui pleure, Fait retourner le sablier. Ainsi l'agonie a des trêves : On ressaisit, au moindre appel, Le fil ténu des heures brèves Au seuil du mystère éternel. On accorde à cette agonie Que la main n'abrège jamais, Une lenteur indéfinie Où les adieux sont des délais ; Et sans se résigner à vivre Ni s'en aller avant son tour, On laisse les moments se suivre, Et le coeur battre au jour le jour.
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C'était en octobre, un dimanche, Je revenais de déjeuner ; Vous jouiez au lit, toute blanche, Vos cartes dans votre main... franche, Qui commence à les retourner. Vous faisiez une réussite ; Est-ce pour voir si je t'aimais ? Est-ce la grande, ou la petite ?... Vous avez dit haut, pas très vite : « Les cartes ne mentent jamais ». Au fait, pourquoi mentiraient-elles ? Elles n'ont aucune raison, Vous me faisiez des peurs mortelles, Et... fixant sur moi vos prunelles : « Une femme dans la maison. » C'était vrai de vrai, tout de même ! Je ne dis rien et me tins coi. Mais je dus paraître... un peu blême. C'était une femme que j'aime, Je ne veux pas dire pourquoi. Puis vous parlâtes de concierge, Car vous voyiez mon embarras. Ah ! je vous dois un fameux cierge ! Bien que l'autre soit encor vierge De l'enlacement de mes bras. J'aime tout autant vous le dire Et jeter ma faute au panier, Belle sorcière... de Shakespeare : La vérité, c'est ton empire, Je n'essayerai pas de nier. Il me faudrait faire un mensonge, Ce qui te déplaît tellement Que j'en frémis lorsque j'y songe... Le temps a passé son éponge Délicate sur ce moment. Ah ! si ce n'était qu'une femme ! Si ce n'était qu'une maison ! Mais j'aime avec la même flamme Et la demoiselle et la dame Sur tous les points de l'horizon. Toujours à la piste, aux écoutes, Au guet, partout, sans respirer, Je les suis, sur toutes les routes. Si je ne les désirais toutes, Je ne saurais vous adorer ! Oui, quand ainsi j'ai vu la femme Pour toutes sortes de raisons... Et je ris bien au fond de l'âme, Nous avons à Paris, Madame, Tant de femmes dans les maisons !
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Les cartes
C'était en octobre, un dimanche, Je revenais de déjeuner ; Vous jouiez au lit, toute blanche, Vos cartes dans votre main... franche, Qui commence à les retourner. Vous faisiez une réussite ; Est-ce pour voir si je t'aimais ? Est-ce la grande, ou la petite ?... Vous avez dit haut, pas très vite : « Les cartes ne mentent jamais ». Au fait, pourquoi mentiraient-elles ? Elles n'ont aucune raison, Vous me faisiez des peurs mortelles, Et... fixant sur moi vos prunelles : « Une femme dans la maison. » C'était vrai de vrai, tout de même ! Je ne dis rien et me tins coi. Mais je dus paraître... un peu blême. C'était une femme que j'aime, Je ne veux pas dire pourquoi. Puis vous parlâtes de concierge, Car vous voyiez mon embarras. Ah ! je vous dois un fameux cierge ! Bien que l'autre soit encor vierge De l'enlacement de mes bras. J'aime tout autant vous le dire Et jeter ma faute au panier, Belle sorcière... de Shakespeare : La vérité, c'est ton empire, Je n'essayerai pas de nier. Il me faudrait faire un mensonge, Ce qui te déplaît tellement Que j'en frémis lorsque j'y songe... Le temps a passé son éponge Délicate sur ce moment. Ah ! si ce n'était qu'une femme ! Si ce n'était qu'une maison ! Mais j'aime avec la même flamme Et la demoiselle et la dame Sur tous les points de l'horizon. Toujours à la piste, aux écoutes, Au guet, partout, sans respirer, Je les suis, sur toutes les routes. Si je ne les désirais toutes, Je ne saurais vous adorer ! Oui, quand ainsi j'ai vu la femme Pour toutes sortes de raisons... Et je ris bien au fond de l'âme, Nous avons à Paris, Madame, Tant de femmes dans les maisons !
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