"jeu" poems
A Odessa je suis morte un matin d’octobre
Si je devais revivre je voudrais être psychopathe et brûler des maisons
Non, surtout pas ça
C’est effroyable de savoir écrire, même juste un peu.
…/…
Marcher
Errer
Déambuler
Fermer les yeux
Ne plus penser
Mourir demain
Il faudrait que je meure demain
Mais vraiment, je veux dire
Me pendre au cerisier
M'étouffer avec le noyau d'une cerise
N'importe quoi
Trouver un truc
Mais mourir demain
Pour justifier ma raison d’être
Simplement poser mon stylo
Sur cette jolie place ensoleillée je vous ai regardé
Vous lisiez les yeux fermés
ALORS CHUT !
Pour justifier ma raison d’écrire
Simplement m’envoler
Ne plus avoir à me justifier
Etre juste un peu plus simple
Partir
Continuer l’errance à Odessa
Devenir transparente
La peau sur les os
Rêver
Pourquoi elle
Pourquoi moi
Dans le fond
Je ne suis pas bien différente de vous
Je n'avais rien à écrire
Je n'ai rien à te dire
De ma vie tu ne sais rien
Et si je dois mourir demain
Tu découvriras alors peut-être
Je dis bien peut-être
Et si tu lis ces lignes demain
Tu comprendras alors peut-être
Je dis bien peut-être
A Odessa cet après-midi
Je n'ai fait que vous regarder
Peut-être aurais-je dû m'y poser
Je travaille pour survivre
Je vis pour écrire
J’écris comme je respire
Le souffle coupé
Je tombe.
Puisque je dois mourir demain
Juste fermer les yeux
M’éclater la tête contre le radiateur
A Odessa cet après-midi
Je n'ai fait que vous regarder
Un jeu dangereux qui se joue uniquement à la première personne.
A Odessa cet après-midi
Nous avions rendez-vous
Tu n'aurais jamais dû venir, maman.
Mar 25, 2012
Mar 25, 2012 at 9:54 AM UTC
If I want my gypsy life,
My solitary dream
It does require a sacrifice,
More than I can exprime.
Car dans ma vie bohémienne,
Je dois me tenir seule
Même si mes sentiments m’amènent
À vouloir être en deux.
Je sais que dans ce jeu de rime
Je râte ; quand-même, j’essais
Car sûr mon cœur tes yeux s’impriment :
La lumière that day.
The candlelight that twirled and danced
And lit up eyes and hair
As deep inside something woke, pranced
And breathed a fresh, new air.
This was something I'd never had:
Un sentiment profond
Regretfully I leave, though sad;
Mais l'route gitane, c'est longue !
Jun 23, 2015
Jun 23, 2015 at 11:36 AM UTC
Lui, vivant dans un désert sentimental total, avait le teint si blafard
Elle, ayant la main mise sur tant de cœurs, était au sommet de sa gloire
Lui, cherchait une poignée pour remplacer celle cassée de son armoire
Elle, se trouvant aussi dans les parages, se tenait en face sur le trottoir
Et le destin décida de croiser leurs chemins en croisant leurs regards
Lui, envoûte par ses yeux, ne savait que faire, que sentir ou que croire
Elle, en mordillant sa lèvre inférieure, avait sur lui le plus total pouvoir
Lui, médusé sur place, sentit ce qu'il n'a jamais senti a quiconque égard
Elle, à l’âme arrogante se tourna, s'en alla sans même un petit au revoir
Lui, cœur brisé regretta de s’être livré à ce jeu aux risques ostentatoires
Pour dire que l'amour ,guerre ou personne ne peut jamais rien prévoir
Car, le cœur a ses raisons que la raison elle même ne saurait savoir
Jan 5, 2013
Jan 5, 2013 at 10:37 PM UTC
And thus we bid you
welcome to our home,
Finzi-Continis
of the new Century.
Oh, we play jeu de paume all day
behind our walled gardens
Deuce! Love! Set!
you can hear the birds,
the lawnmowers humming diligently
in the yards
the automobiles
Sense a world out there
so vulnerable
Those we think
we care not about
or would prefer
not to know about
ever, really.
Best leave us alone,
spending our sated evenings
arguing politics in candlelight
intense debates,
places unseen
"Not much else there
could have been done,
was there?"
Come back, carefree!
Happy-go-lucky
Deuce! Love!
For every once in a while,
I wake up, for a moment
back in the Garden,
not alone
"A soap bubble!"
"There! ~ another!"
Amid childish laughter
we watch them float away,
their colors winking back.
And we play
merrily,
a blanket of sunshine ~
'...and there's another!'
May 5, 2013
May 5, 2013 at 3:19 PM UTC
Et nous voilà très doux à la bêtise humaine,
Lui pardonnant vraiment et même un peu touchés
De sa candeur extrême et des torts très légers,
Dans le fond, qu'elle assume et du train qu'elle mène.
Pauvres gens que les gens ! Mourir pour Célimène,
Epouser Angélique ou venir de nuit chez
Agnès et la briser, et tous les sots péchés,
Tel est l'Amour encor plus faible que la Haine !
L'Ambition, l'orgueil, des tours dont vous tombez,
Le Vin, qui vous imbibe et vous tord imbibés,
L'Argent, le Jeu, le Crime, un tas de pauvres crimes !
C'est pourquoi, mon très cher Mérat, Mérat et moi,
Nous étant dépouillés de tout banal émoi,
Vivons dans un dandysme épris des seules Rimes !
1.6k
« Notre amour était mon seul arme
Aujourd’hui j’ai que des larmes
Notre confiance était le seul accord
Maintenant le doute tue votre propre âme
J’ai compris votre jalousie mais
N’oublies pas que je suis une femme
Une femme amoureuse de toi ,fidèle
Et surtout confiante à toi et à moi-même
Oublies les paroles ,et les critiques des autres
Laisses nous vivre une histoire pleine de charme
Pardonnes moi de tous ce que j’ai fait
Stp pardonnes votre futur dame »
Elle m’ a dit;
J’ai répondu:
« personne ne mérite tes larmes
Et celui qui les mérite ne fera surement pas pleurer
Sois sur que je te souhaite que de bonheur
le bonhur… que t' attends...
avec quelqu'un que tu admires
Tu as choisi de jouer tes cartes au profondeur
Et mon jeu était toujours à la hauteur
Tu as détruit ton propre amour
Tu m’as perdu pour toujours
pour m’oublier , Tu as besoin du temps
mêmes les anges ont besoins du temps de repos
cherche quelqu’un qui fait rire ton cœur
moi je ne peux t’assurer que de malheur
la vie m’a donné une deuxième chance
je vais rattraper mes fautes d’enfance
tu étais la grande faute de ma vie
tu es la personne que …………j’ ai pas envie. »
Abdelkadir BELHADJ
Mar 25, 2015
Mar 25, 2015 at 4:45 PM UTC
Je rêvais et je jouais dans les jours de le rêve, dans les jours de la vengeance.
Un enfant a joué
Un acteur a joué un rôle
Je jouais et vendu des pommes
D'autres vendu des couvertures
Je portais un manteau dans le jeu
La pièce raconte une histoire
Dans les jours du jeu
Le jeu des jours de la vengeance
Les enfants ont écrit les mots
Écrit mots gribouillés avec des crayons
Ils les ont écrit sur le papier et sur le plancher
Nous sommes dans un jeu des jours de la vengeance
Nov 15, 2015
Nov 15, 2015 at 12:25 PM UTC
I.
Tu n'es certes pas, ma très-chère,
Ce que Veuillot nomme un tendron.
Le jeu, l'amour, la bonne chère,
Bouillonnent en toi, vieux chaudron !
Tu n'es plus fraîche, ma très-chère,
Ma vieille infante ! Et cependant
Tes caravanes insensées
T'ont donné ce lustre abondant
Des choses qui sont très-usées,
Mais qui séduisent cependant.
Je ne trouve pas monotone
La verdure de tes quarante ans ;
Je préfère tes fruits, Automne,
Aux fleurs banales du Printemps !
Non ! tu n'es jamais monotone !
Ta carcasse à des agréments
Et des grâces particulières ;
Je trouve d'étranges piments
Dans le creux de tes deux salières ;
Ta carcasse à des agréments !
Nargue des amants ridicules
Du melon et du giraumont !
Je préfère tes clavicules
À celles du roi Salomon,
Et je plains ces gens ridicules !
Tes cheveux, comme un casque bleu,
Ombragent ton front de guerrière,
Qui ne pense et rougit que peu,
Et puis se sauvent par derrière,
Comme les crins d'un casque bleu.
Tes yeux qui semblent de la boue,
Où scintille quelque fanal,
Ravivés au fard de ta joue,
Lancent un éclair infernal !
Tes yeux sont noirs comme la boue !
Par sa luxure et son dédain
Ta lèvre amère nous provoque ;
Cette lèvre, c'est un Eden
Qui nous attire et qui nous choque.
Quelle luxure ! et quel dédain !
Ta jambe musculeuse et sèche
Sait gravir au haut des volcans,
Et malgré la neige et la dèche
Danser les plus fougueux cancans.
Ta jambe est musculeuse et sèche ;
Ta peau brûlante et sans douceur,
Comme celle des vieux gendarmes,
Ne connaît pas plus la sueur
Que ton oeil ne connaît les larmes.
(Et pourtant elle a sa douceur !)
II.
Sotte, tu t'en vas droit au Diable !
Volontiers j'irais avec toi,
Si cette vitesse effroyable
Ne me causait pas quelque émoi.
Va-t'en donc, toute seule, au Diable !
Mon rein, mon poumon, mon jarret
Ne me laissent plus rendre hommage
À ce Seigneur, comme il faudrait.
« Hélas ! c'est vraiment bien dommage ! »
Disent mon rein et mon jarret.
Oh ! très-sincèrement je souffre
De ne pas aller aux sabbats,
Pour voir, quand il pète du soufre,
Comment tu lui baises son cas !
Oh ! très-sincèrement je souffre !
Je suis diablement affligé
De ne pas être ta torchère,
Et de te demander congé,
Flambeau d'enfer ! Juge, ma chère,
Combien je dois être affligé,
Puisque depuis longtemps je t'aime,
Étant très-logique ! En effet,
Voulant du Mal chercher la crème
Et n'aimer qu'un monstre parfait,
Vraiment oui ! vieux monstre, je t'aime !
1.3k
Ce doit être bon de mourir,
D'expirer, oui, de rendre l'âme,
De voir enfin les cieux s'ouvrir ;
Oui, bon de rejeter sa flamme
Hors d'un corps las qui va pourrir ;
Oui, ce doit être bon, Madame,
Ce doit être bon de mourir !
Bon, comme de faire l'amour,
L'amour avec vous, ma Mignonne,
Oui, la nuit, au lever du jour,
Avec ton âme qui rayonne,
Ton corps royal comme une cour ;
Ce doit être bon, ma Mignonne,
Oui, comme de faire l'amour ;
Bon, comme alors que bat mon cœur,
Pareil au tambour qui défile,
Un tambour qui revient vainqueur,
D'arracher le voile inutile
Que retenait ton doigt moqueur,
De t'emporter comme une ville
Sous le feu roulant de mon cœur ;
De faire s'étendre ton corps,
Dont le soupirail s'entrebâille.
Dans de délicieux efforts,
Ainsi qu'une rose défaille
Et va se fondre en parfums forts,
Et doux, comme un beau feu de paille ;
De faire s'étendre ton corps ;
De faire ton âme jouir,
Ton âme aussi belle à connaître,
Que tout ton corps à découvrir ;
De regarder par la fenêtre
De tes yeux ton amour fleurir,
Fleurir dans le fond de ton être
De faire ton âme jouir ;
D'être à deux une seule fleur,
Fleur hermaphrodite, homme et femme,
De sentir le pistil en pleur,
Sous l'étamine toute en flamme,
Oui d'être à deux comme une fleur,
Une grande fleur qui se pâme,
Qui se pâme dans la chaleur.
Oui, bon, comme de voir tes yeux
Humides des pleurs de l'ivresse,
Quand le double jeu sérieux
Des langues que la bouche presse,
Fait se révulser jusqu'aux cieux,
Dans l'appétit de la caresse,
Les deux prunelles de tes yeux ;
De jouir des mots que ta voix
Me lance, comme des flammèches,
Qui, me brûlant comme tes doigts,
M'entrent au cœur comme des flèches,
Tandis que tu mêles ta voix
Dans mon oreille que tu lèches,
À ton souffle chaud que je bois ;
Comme de mordre tes cheveux,
Ta toison brune qui ruisselle,
Où s'étalent tes flancs nerveux,
Et d'empoigner les poils de celle
La plus secrète que je veux,
Avec les poils de ton aisselle,
Mordiller comme tes cheveux ;
D'étreindre délicatement
Tes flancs nus comme pour des luttes,
D'entendre ton gémissement
Rieur comme ce chant des flûtes,
Auquel un léger grincement
Des dents se mêle par minutes,
D'étreindre délicatement,
De presser ta croupe en fureur
Sous le désir qui la cravache
Comme une jument d'empereur,
Tes seins où ma tête se cache
Dans la délicieuse horreur
Des cris que je... que je t'arrache
Du fond de ta gorge en fureur ;
Ce doit être bon de mourir,
Puisque faire ce que l'on nomme
L'amour, impérieux plaisir
De la femme mêlée à l'homme,
C'est doux à l'instant de jouir,
C'est bon, dis-tu, c'est bon... oui... comme,
Comme si l'on allait mourir ?
1.1k
Fable V, Livre I.
Pataud jouait avec Raton,
Mais sans gronder, sans mordre ; en camarade, en frère.
Les chiens sont bonnes gens ; mais les chats, nous dit-on ?
Sont justement tout le contraire.
Aussi, bien qu'il jurât toujours
Avoir fait pate de velours,
Raton, et ce n'est pas une histoire apocryphe,
Dans la peau d'un ami, comme fait maint plaisant,
Enfonçait, tout en s'amusant,
Tantôt la dent, tantôt la griffe.
Pareil jeu dut cesser bientôt.
- Eh quoi, Pataud, tu fais la mine !
Ne sais-tu pas qu'il est d'un sot
De se fâcher quand on badine ?
Ne suis-je pas ton bon ami ?
- Prends un nom qui convienne à ton humeur maligne ;
Raton, ne sois rien à demi :
J'aime mieux un franc ennemi,
Qu'un bon ami qui m'égratigne.
934
“Kiss me Kate”
Obediently she beckons to his call.
Her fire, not so much doused as
in need of more fuel
the retraction of claws,
a smile instead of bared teeth
purring instead of a growl.
Has this beast been tamed?
Mais non!
Elle simplement joue un jeu avec l’amour.
Pourquoi vous demandez ?
Je dis pourquoi pas.
L’amour est un jeu après tout…
Aug 30, 2010
Aug 30, 2010 at 9:44 AM UTC
Fable XI, Livre I.
Un bon chien de berger, au coin d'une forêt,
Rencontre un jour un chien d'arrêt.
On a bientôt fait connaissance.
À quelques pas, d'abord, on s'est considéré,
L'oreille en l'air ; puis on s'avance ;
Puis, en virant la queue, on flaire, on est flairé ;
Puis enfin l'entretien commence.
Vous, ici ! dit avec un ris des plus malins,
Au gardeur de brebis, le coureur de lapins ;
Qui vous amène au bois ? Si j'en crois votre race,
Mon ami, ce n'est pas la chasse.
Tant pis ! c'est un métier si noble pour un chien !
Il exige, il est vrai, l'esprit et le courage,
Un nez aussi fin que le mien,
Et quelques mois d'apprentissage.
S'il est ainsi, répond, d'un ton simple et soumis,
Au coureur de lapins, le gardeur de brebis,
Je bénis d'autant plus le sort qui nous rassemble.
Un loup, la terreur du canton,
Vient de nous voler un mouton ;
Son fort est près d'ici, donnons-lui chasse ensemble.
Si vous avez quelque loisir,
Je vous promets gloire et plaisir,
Les loups se battent à merveille ;
Vingt fois par eux au cou je me suis vu saisir ;
Mais on peut au fermier rapporter leurs oreilles ;
Notre porte en fait foi. Marchons donc. Qui fut pris ?
Ce fut le chien d'arrêt. Moins courageux que traître,
Comme aux lapins, parfois il chassait aux perdrix ;
Mais encor fallait-il qu'il fût avec son maître.
« Serviteur ; à ce jeu je n'entends rien du tout.
J'aime la chasse et non la guerre :
Tu cours sur l'ennemi debout,
Et moi j'attends qu'il soit par terre. »
836
Sonnet.
Je chéris ma défaite, et mon destin m'est doux,
Beauté, charme puissant des yeux et des oreilles :
Et je n'ai point regret qu'une heure auprès de vous
Me coûte en votre absence et des soins et des veilles.
Se voir ainsi vaincu par vos rares merveilles,
C'est un malheur commode à faire cent jaloux :
Et le cœur ne soupire en des pertes pareilles,
Que pour baiser la main qui fait de si grands coups.
Recevez de la mienne, après votre victoire,
Ce que pourrait un Roi tenir à quelque gloire ;
Ce que les plus beaux yeux n'ont jamais dédaigné.
Je vous en rends, Iris, un juste et prompt hommage,
Hélas ! contentez-vous de me l'avoir gagné,
Sans, me dérober davantage.
806
Il Pleut
Et on tire
Ce n’est pas un jeu
On se retire
Tout le monde a peur
Les bébés et les enfants pleurent
Hommes et femmes s’écœurent
Où tout le monde meurt
Dans les rues infestées d’idiots et de bandits
Ils sont nos ennemis
Ils ne sont pas nos amis
Ils tirent comme des fous
Les balles tombent comme des grains de pluie
Les gangsters ne sont pas doux
Ils sont des terroristes
Ils sont des mauvais touristes
Ils sont des robots criminels
Ils n’ont ni cœur, ni âme et ni esprit
Ils sont des damnés éternels
En destination des enfers
Leurs organes sont en fer
Ils ne sont pas des humains
Leurs mains sont imbibées de sang
Ils sont des malandrins
Ils sont des scélérats de Satan.
Il pleut
Et on tire
On se retire
Au milieu
De tout ce qui est mauvais
Le monde n’est pas en paix
C’est toute la terre en guerre
Au fond du cimetière
On ne fabrique pas d’armes
Chez nous
On n’a que des larmes
Chez nous
On pleure
Chez nous
On fabrique trop d’armes ailleurs
Trop de gens meurent
Tout le monde a peur
Il y a trop de misère et de malheur.
Copyright © Novembre 2024, Hébert Logerie, Tous droits réservés
Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs livres de poésie.
Nov 30, 2024
Nov 30, 2024 at 2:12 AM UTC
Si j'étais Dieu, la mort serait sans proie,
Les hommes seraient bons, j'abolirais l'adieu,
Et nous ne verserions que des larmes de joie,
Si j'étais Dieu.
Si j'étais Dieu, de beaux fruits sans écorces
Mûriraient, le travail ne serait plus qu'un jeu,
Car nous n'agirions plus que pour sentir nos forces,
Si j'étais Dieu.
Si j'étais Dieu, pour toi, celle que j'aime,
Je déploierais un ciel toujours frais, toujours bleu,
Mais je te laisserais, ô mon ange, la même,
Si j'étais Dieu.
750
Fable IV, Livre II.
Dans l'Olympe on s'ennuie. - Y pensez-vous, grands Dieux !
- Oui, Messieurs ; oui, j'y pense, et je veux le redire :
Dans l'Olympe on s'ennuie, ainsi qu'en d'autres lieux
Qui souffrent peu le mot pour rire.
Dieux d'en-haut, Dieux d'en-bas, vous jetez quelquefois
Des regards envieux sur la fange où nous sommes.
Il est beau d'être dieux, il est bon d'être rois ;
Mais il est doux parfois d'être hommes.
Jupiter le pensait ainsi ;
Un soir, libre de tout souci,
Voulant se divertir sans user son tonnerre,
Or ça, dit-il aux Dieux, amusons-nous ici
Comme on s'amuse sur la terre.
Momus, un jeu bien *** ! - Bien *** ! dit l'égrillard,
Qui des jeux dans sa tête a tout le répertoire ;
Jouons un jeu d'enfants ; si vous voulez m'en croire,
Nous ferons un Colin-Maillard.
En quatre mois, il fait connaître
Le jeu terrestre à la céleste cour ;
Comment on prend, comment on est pris tour à tour.
Junon prête un mouchoir : c'est au plus jeune à l'être ;
Le plus jeune c'était l'Amour,
L'enfant, qui déjà n'y voit goutte,
Un bandeau de plus sur les yeux,
Va d'un côté, de l'autre ; et les éclats joyeux
De l'Olympe étonné font retentir la voûte.
Les Dieux, qui riaient fort, comptaient rire encor plus,
Quand notre espiègle eut mis la main sur la Justice.
Cet autre aveugle au jeu n'entendra pas malice ;
Elle est là pour longtemps disait surtout Momus.
Il se trompait. Elle entre en lice,
Et, dès le premier pas, elle attrapa Plutus.
Celui-là devait-il s'attendre
À jamais sortir d'embarras ?
Il est quelque peu lourd Venus, tu m'apprendras
Comment il a fait pour te prendre.
815
CLEAN... OUT OF HIS MIND!
ChIRp! ChEEp! TwEEt!
Lone bird playing Jazz
with a real kick...in the *****
***
GLAN AS A MHEABHAIR!
BiOG! GiOG! MiOG!
Leathean ag seinm snagcheol
le fíor lasc...magairli!
***
HORS DE SON ESPRIT!
Le ChIRp! La ChEEp! Le TwEEt!
Oiseau solitaire jeu Jazz
avec un véritable coup de pied dans les couilles
***
LIMPIO ... FUERA DE SU MENTE!
El cantO! El gOrjeO! El PíO!
Pájaro solitario juego Jazz
con una verdadera patada en los cojones ...!
May 30, 2015
May 30, 2015 at 3:47 AM UTC
Is it fair to say you're just the same?
The way my name resounds from your lips
The way our eyes meet at every chance
You hide behind that arrogant facade
You've been hurt too many times
Is it fair to say you're just the same?
The way you search for me
The way you read my face
Give me some kind of relief
Do you feel the same way I do?
Or am I just a withdrawal when you make a transaction?
Don't think I'll to fall for your games
Go ahead and roll the dice
But I won't be paying the price
Jun 12, 2013
Jun 12, 2013 at 11:15 PM UTC
When the earth splits in two
and you're caught in the middle
de dos tierras que son yo y son tú
la gruta donde en lágrimas la distancia se mide.
*Tiens toi au chaud
Tiens moi contre ton coeur*
Cuando no me sepas llamar a gritos
y abraces a tu vida sin mi
I will cry to the void, hitherto
that bed were you cradled me
*C'est bien toi et ton sujet
ce que je me force à oublier*
*Je dirai à mes enfants
qu'un jour j'ai rencontré un homme
et en jouant avec du feu
j'ai su resister sa chaleur
le noir a remplacé ses couleurs
et j'ai pu dire 'non' à son jeu*
--
Practice in front of the mirror, ma chère,
your speech is not for them but yourself
May 5, 2016
May 5, 2016 at 11:52 AM UTC
Nous fûmes dupes, vous et moi,
De manigances mutuelles,
Madame, à cause de l'émoi
Dont l'Été férut nos cervelles.
Le Printemps avait bien un peu
Contribué, si ma mémoire
Est bonne, à brouiller notre jeu,
Mais que d'une façon moins noire !
Car au printemps l'air est si frais
Qu'en somme les roses naissantes,
Qu'Amour semble entr'ouvrir exprès,
Ont des senteurs presque innocentes ;
Et même les lilas ont beau
Pousser leur haleine poivrée,
Dans l'ardeur du soleil nouveau,
Cet excitant au plus récrée,
Tant le zéphyr souffle, moqueur,
Dispersant l'aphrodisiaque
Effluve, en sorte que le cœur
Chôme et que même l'esprit vaque,
Et qu'émoustillés, les cinq sens
Se mettent alors de la fête,
Mais seuls, tout seuls, bien seuls et sans
Que la crise monte à la tête.
Ce fut le temps, sous de clairs ciels
(Vous vous en souvenez-vous, Madame ?),
Des baisers superficiels
Et des sentiments à fleur d'âme,
Exempts de folles passions,
Pleins d'une bienveillance amène.
Comme tous deux nous jouissions
Sans enthousiasme - et sans peine !
Heureux instants ! - mais vint l'Été :
Adieu, rafraîchissantes brises ?
Un vent de lourde volupté
Investit nos âmes surprises.
Des fleurs aux calices vermeils
Nous lancèrent leurs odeurs mûres,
Et partout les mauvais conseils
Tombèrent sur nous des ramures
Nous cédâmes à tout cela,
Et ce fut un bien ridicule
Vertigo qui nous affola
Tant que dura la canicule.
Rires oiseux, pleurs sans raisons,
Mains indéfiniment pressées,
Tristesses moites, pâmoisons,
Et que vague dans les pensées !
L'automne heureusement, avec
Son jour froid et ses bises rudes,
Vint nous corriger, bref et sec,
De nos mauvaises habitudes,
Et nous induisit brusquement
En l'élégance réclamée
De tout irréprochable amant
Comme de toute digne aimée...
Or, cet Hiver, Madame, et nos
Parieurs tremblent pour leur bourse,
Et déjà les autres traîneaux
Osent nous disputer la course.
Les deux mains dans votre manchon,
Tenez-vous bien sur la banquette
Et filons ! - et bientôt Fanchon
Nous fleurira quoiqu'on caquette !
678
Tu es mon horizon
Mais juste pour dire
Ne me fais pas faux bond
La vie est un jeu
Si je tire
Tu seras hors jeu
la trahison est exclue
Alors vice ou vertu?
Trop ****
Je t'ai dans mon viseur
en ligne de mir
Je m'alignes
et t'allumes
un, deux...Fire
stand de tir
caro royer
Dec 30, 2016
Dec 30, 2016 at 3:26 AM UTC
Feu, feux, d'innombrables incendies
Feu de haine que personne n'admire
Feu qui blesse, mutile et tue des victimes innocentes
Feu qui brûle, incinère et détruit de nombreux bâtiments
Feu qui est mal utilisé
Feu qui est diffusé
Les pays avec plus de puissance de feu gouvernent
Un gangster avec un feu lourd est utilisé comme un ignorant
Comme un instrument ou un outil mortel pour intimider
Pour tuer, assassiner et éliminer des ennemis potentiels
Feux de haine, feux de l'enfer qui tuent des familles
Feu, feux, incendies incontrôlables sur l’océan
Feu, feux naturels en Californie
Feu, feux mortels à Gaza
Plus de feu, plus de puissance, plus de puissance de feu
Plus de puissance, plus de feu et plus de puissance en feu
Feu dans la cuisine pour cuisiner des plats gastronomiques
Des dîners délicieux, à l'heure du cocktail chic
C'est mon genre de feu, c'est du bon feu
Feu, feux et cessez-le-feu ! Tout le monde abhorre la guerre
Parce que la guerre est la haine, la guerre est l'enfer
La guerre n'est rien d'autre qu'un feu maléfique
La guerre n'est pas un jeu. La guerre n'est pas naturelle
La guerre est un désastre. La guerre est un enfer créé par l'homme
La guerre est un gaspillage de vies et de ressources humaines
Plus d'eau pour éteindre tous les incendies et toutes les sources
Le monde a besoin d'un bon feu pour protéger l'environnement
Le monde veut la paix sur tout le continent
Dieu a créé un monde, un peuple et une race
Et l'homme a inventé la division et de nombreuses races dans cet espace
L'homme a créé le népotisme, l'argent, la haine, l'envie, la discrimination
Le terrorisme, la couleur, la cupidité, la trahison, la souffrance et la corruption
Feu, feux! Nous avons besoin de pluie, de plus d'eau pour éteindre le feu
Nous avons besoin d'amour pour anéantir la haine et de plus d'amour pour sacquer
Les dirigeants maléfiques qui détruisent Notre Monde, Notre Univers
Nous voulons la paix et un bon feu pour Notre Monde, pour Notre Univers.
P.S. Traduction de : « Fire, Fires, Ceasefire » par Hébert Logerie.
Copyright © Janvier 2025, Hébert Logerie, Tous droits réservés
Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poésie.
Jan 17, 2025
Jan 17, 2025 at 12:17 AM UTC
Fable I, Livre III.
Toi qui, peintre et rival de Flore,
Comme elle à la nature empruntes les couleurs
Dont se parent toutes les fleurs
Que sous tes doigts on voit éclore,
Que je porte envie à ton art !
Tout est rose pour toi. Plus tes tableaux fidèles
Se rapprochent de tes modèles,
Et plus on t'applaudit ; et moi, si par hasard
J'ose crayonner quelque page,
D'un tout contraire accueil je suis souvent payé.
Et je plais d'autant moins au modèle effrayé
Que j'ai mieux tracé son image.
À ses yeux qu'ai-je offert en effet ? maint défaut,
Maint travers. Cher ami, dans le siècle où nous sommes
Tout est vice ou sottise ; et, pour charmer, il faut
Peindre les fleurs et non les hommes.
La fleur du chardon se carrait
Au milieu des piquants dont sa tige est armée ;
Et sans plus de façons, d'elle-même charmée,
À la rose se préférait.
« Je suis plus qu'elle encore et sévère et pudique,
Car on la vit parfois s'humaniser un peu.
Quant à moi, qu'on approche, et l'on verra beau jeu !
Ma devise est, enfin : Qui s'y frotte s'y pique.
« - Et pourquoi s'y frotterait-on ? »
Dit un jeune berger qui cherchait aventure :
« Pour jouir d'une rose on brave une blessure ;
Mais se fait-on piquer pour cueillir un chardon ? »
613
Si je perds bien des maîtresses,
J'en fais encor plus souvent,
Et mes vœux et mes promesses
Ne sont que feintes caresses,
Et mes vœux et mes promesses
Ne sont jamais que du vent.
Quand je vois un beau visage,
Soudain je me fais de feu ;
Mais longtemps lui faire hommage,
Ce n'est pas bien mon usage ;
Mais longtemps lui faire hommage,
Ce n'est pas bien là mon jeu.
J'entre bien en complaisance
Tant que dure une heure ou deux ;
Mais en perdant sa présence
Adieu toute souvenance ;
Mais en perdant sa présence
Adieu soudain tous mes feux.
Plus inconstant que la lune,
Je ne veux jamais d'arrêt ;
La blonde comme la brune
En moins de rien m'importune ;
La blonde comme la brune
En moins de rien me déplaît.
Si je feins un peu de braise,
Alors que l'humeur m'en prend,
Qu'on me chasse, ou qu'on me baise,
Qu'on soit facile ou mauvaise,
Qu'on me chasse, ou qu'on me baise,
Tout m'est fort indifférent.
Mon usage est si commode,
On le trouve si charmant,
Que qui ne suit ma méthode
N'est pas bien homme à la mode,
Que qui ne suit ma méthode
Passe pour un Allemand.
611
Je veux me corriger, je veux changer de vie,
Me disait un ami : dans des liens honteux
Mon âme s'est trop avilie ;
J'ai cherché le plaisir, guidé par la folie,
Et mon cœur n'a trouvé que le remords affreux.
C'en est fait, je renonce à l'indigne maîtresse
Que j'adorai toujours sans jamais l'estimer ;
Tu connais pour le jeu ma coupable faiblesse,
Eh bien ! Je vais la réprimer ;
Je vais me retirer du monde,
Et, calme désormais, libre de tous soucis,
Dans une retraite profonde,
Vivre pour la sagesse et pour mes seuls amis.
Que de fois vous l'avez promis !
Toujours en vain, lui répondis-je.
Çà, quand commencez-vous ? - Dans huit jours, sûrement.
- Pourquoi pas aujourd'hui ? Ce long ****** m'afflige.
- Oh ! Je ne puis dans un moment
Briser une si forte chaîne ;
Il me faut un prétexte : il viendra, j'en réponds.
Causant ainsi, nous arrivons
Jusques sur les bords de la Seine,
Et j'aperçois un paysan
Assis sur une large pierre
Regardant l'eau couler d'un air impatient.
- L'ami, que fais-tu là ? - Monsieur, pour une affaire
Au village prochain je suis contraint d'aller ;
Je ne vois point de pont pour passer la rivière,
Et j'attends que cette eau cesse enfin de couler.
Mon ami, vous voilà, cet homme est votre image ;
Vous perdez en projets les plus beaux de vos jours :
Si vous voulez passer, jetez-vous à la nage ;
Car cette eau coulera toujours.
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