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"volcans" poems
Chaque poème que je sculpte dans le bois pour ma muse égarée Est un bout de sentier lumineux que je façonne Dans la glaise de la route de mon pèlerinage infatigable A la recherche des volcans éteints de ma muse. C'est un chemin de Compostelle Que j 'ai semé de ma trace d'olisbos de bois noir tendus vers le cosmos avec son image gravée Qui stridulent de plaisir à l 'approche de la lune descendante. C'est seulement hors sève que mes mots acceptent En holocauste que ce bel ébène de bonne grâce Soit coupé scié laminé en bonne lune Pour servir de festin lubrique à ma muse. Oh my God, dit ma muse Qui pourtant ne parle pas la langue de Shakespeare, Eblouie par la majestueuse forêt de godemichés De belle patine couleur miel En repos végétal. In God we trust, lui répond en stridulant toute l 'animalité volatile perchée au sommet de Priape Entre roses et croix : Ultreïa ! Ultreïa ! Et Suseïa ! Musa adjuva nos ! Ma muse devant un tel charivari frissonne Prend ses jambes à mon cou et dégouline du diable vauvert Sans demander son reste de canon à cent voix Maudissant les molles bandaisons du poète infidèle et vouant aux gémonies la lune, cette dévergondée, L 'accusant de guet-apens et autres sornettes Artificielles et sordides. Ultreïa ! Ultreïa ! Et Suseïa ! Musa adjuva nos !
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:25 AM UTC
Olisbos
I. Tu n'es certes pas, ma très-chère, Ce que Veuillot nomme un tendron. Le jeu, l'amour, la bonne chère, Bouillonnent en toi, vieux chaudron ! Tu n'es plus fraîche, ma très-chère, Ma vieille infante ! Et cependant Tes caravanes insensées T'ont donné ce lustre abondant Des choses qui sont très-usées, Mais qui séduisent cependant. Je ne trouve pas monotone La verdure de tes quarante ans ; Je préfère tes fruits, Automne, Aux fleurs banales du Printemps ! Non ! tu n'es jamais monotone ! Ta carcasse à des agréments Et des grâces particulières ; Je trouve d'étranges piments Dans le creux de tes deux salières ; Ta carcasse à des agréments ! Nargue des amants ridicules Du melon et du giraumont ! Je préfère tes clavicules À celles du roi Salomon, Et je plains ces gens ridicules ! Tes cheveux, comme un casque bleu, Ombragent ton front de guerrière, Qui ne pense et rougit que peu, Et puis se sauvent par derrière, Comme les crins d'un casque bleu. Tes yeux qui semblent de la boue, Où scintille quelque fanal, Ravivés au fard de ta joue, Lancent un éclair infernal ! Tes yeux sont noirs comme la boue ! Par sa luxure et son dédain Ta lèvre amère nous provoque ; Cette lèvre, c'est un Eden Qui nous attire et qui nous choque. Quelle luxure ! et quel dédain ! Ta jambe musculeuse et sèche Sait gravir au haut des volcans, Et malgré la neige et la dèche Danser les plus fougueux cancans. Ta jambe est musculeuse et sèche ; Ta peau brûlante et sans douceur, Comme celle des vieux gendarmes, Ne connaît pas plus la sueur Que ton oeil ne connaît les larmes. (Et pourtant elle a sa douceur !) II. Sotte, tu t'en vas droit au Diable ! Volontiers j'irais avec toi, Si cette vitesse effroyable Ne me causait pas quelque émoi. Va-t'en donc, toute seule, au Diable ! Mon rein, mon poumon, mon jarret Ne me laissent plus rendre hommage À ce Seigneur, comme il faudrait. « Hélas ! c'est vraiment bien dommage ! » Disent mon rein et mon jarret. Oh ! très-sincèrement je souffre De ne pas aller aux sabbats, Pour voir, quand il pète du soufre, Comment tu lui baises son cas ! Oh ! très-sincèrement je souffre ! Je suis diablement affligé De ne pas être ta torchère, Et de te demander congé, Flambeau d'enfer ! Juge, ma chère, Combien je dois être affligé, Puisque depuis longtemps je t'aime, Étant très-logique ! En effet, Voulant du Mal chercher la crème Et n'aimer qu'un monstre parfait, Vraiment oui ! vieux monstre, je t'aime !
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Le monstre
I. Tu n'es certes pas, ma très-chère, Ce que Veuillot nomme un tendron. Le jeu, l'amour, la bonne chère, Bouillonnent en toi, vieux chaudron ! Tu n'es plus fraîche, ma très-chère, Ma vieille infante ! Et cependant Tes caravanes insensées T'ont donné ce lustre abondant Des choses qui sont très-usées, Mais qui séduisent cependant. Je ne trouve pas monotone La verdure de tes quarante ans ; Je préfère tes fruits, Automne, Aux fleurs banales du Printemps ! Non ! tu n'es jamais monotone ! Ta carcasse à des agréments Et des grâces particulières ; Je trouve d'étranges piments Dans le creux de tes deux salières ; Ta carcasse à des agréments ! Nargue des amants ridicules Du melon et du giraumont ! Je préfère tes clavicules À celles du roi Salomon, Et je plains ces gens ridicules ! Tes cheveux, comme un casque bleu, Ombragent ton front de guerrière, Qui ne pense et rougit que peu, Et puis se sauvent par derrière, Comme les crins d'un casque bleu. Tes yeux qui semblent de la boue, Où scintille quelque fanal, Ravivés au fard de ta joue, Lancent un éclair infernal ! Tes yeux sont noirs comme la boue ! Par sa luxure et son dédain Ta lèvre amère nous provoque ; Cette lèvre, c'est un Eden Qui nous attire et qui nous choque. Quelle luxure ! et quel dédain ! Ta jambe musculeuse et sèche Sait gravir au haut des volcans, Et malgré la neige et la dèche Danser les plus fougueux cancans. Ta jambe est musculeuse et sèche ; Ta peau brûlante et sans douceur, Comme celle des vieux gendarmes, Ne connaît pas plus la sueur Que ton oeil ne connaît les larmes. (Et pourtant elle a sa douceur !) II. Sotte, tu t'en vas droit au Diable ! Volontiers j'irais avec toi, Si cette vitesse effroyable Ne me causait pas quelque émoi. Va-t'en donc, toute seule, au Diable ! Mon rein, mon poumon, mon jarret Ne me laissent plus rendre hommage À ce Seigneur, comme il faudrait. « Hélas ! c'est vraiment bien dommage ! » Disent mon rein et mon jarret. Oh ! très-sincèrement je souffre De ne pas aller aux sabbats, Pour voir, quand il pète du soufre, Comment tu lui baises son cas ! Oh ! très-sincèrement je souffre ! Je suis diablement affligé De ne pas être ta torchère, Et de te demander congé, Flambeau d'enfer ! Juge, ma chère, Combien je dois être affligé, Puisque depuis longtemps je t'aime, Étant très-logique ! En effet, Voulant du Mal chercher la crème Et n'aimer qu'un monstre parfait, Vraiment oui ! vieux monstre, je t'aime !
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Avant de nous couvrir de l'or, de la myrrhe et de la rosée Des eaux de nos volcans secrets Je voudrais avant l'ultime explication Avant qu'on n 'enterre sous nos mahots bleus, Nos arbres à pluie et nos figuiers étrangleurs, Panthéons naturels de nos divinités Nos cordons ombilicaux amoureux, Je voudrais, ma fine amour, Qu'on fasse ripaille dans les Terres Inconnues Qu'on fasse les 800 coups dans la Mer Dangereuse Qu'on mange, qu'on rie, qu'on s'émeuve dans la Mer d'Inimitié Qu'on prenne à bras le corps nos insaisissables cris et gémissements Incompréhensibles de dugongs et de baleines à bosses Qu'on s'en saisisse et qu'on les épingle Comme des papillons rares sur une planche Ou des fougères phosphorescentes sur un herbier Sous du papier buvard avant de les faire sécher A l'étuve de nos passions microendémiques. Etudions la fréquence de nos cris Et de nos épanchements Grâce aux balises GPS Inventorions les sauts intimes, les semences nouvelles, les racines-arceaux Et donnons un nom local et scientifique à chaque nouvelle espèce A chaque nouvelle danse, morsure, griffure ou caresse Récupérons des spécimens de nos territoires Identifions les hot spots de notre patrimoine amoureux Et en fonction de leur risque d'extinction Elaborons un plan de sauvegarde de la biodiversité De notre Carte de Tendre De nos fonds, de nos mangroves et de nos pitons. Nous sommes botanistes, océanographes et naturalistes Nous sommes vétérinaires de notre réserve naturelle Notre jardin des plantes, notre forêt, notre laboratoire Notre pépinière, notre refuge, notre corps tropical.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:32 AM UTC
Avant l'ultime explication
Avant de nous couvrir de l'or, de la myrrhe et de la rosée Des eaux de nos volcans secrets Je voudrais avant l'ultime explication Avant qu'on n 'enterre sous nos mahots bleus, Nos arbres à pluie et nos figuiers étrangleurs, Panthéons naturels de nos divinités Nos cordons ombilicaux amoureux, Je voudrais, ma fine amour, Qu'on fasse ripaille dans les Terres Inconnues Qu'on fasse les 800 coups dans la Mer Dangereuse Qu'on mange, qu'on rie, qu'on s'émeuve dans la Mer d'Inimitié Qu'on prenne à bras le corps nos insaisissables cris et gémissements Incompréhensibles de dugongs et de baleines à bosses Qu'on s'en saisisse et qu'on les épingle Comme des papillons rares sur une planche Ou des fougères phosphorescentes sur un herbier Sous du papier buvard avant de les faire sécher A l'étuve de nos passions microendémiques. Etudions la fréquence de nos cris Et de nos épanchements Grâce aux balises GPS Inventorions les sauts intimes, les semences nouvelles, les racines-arceaux Et donnons un nom local et scientifique à chaque nouvelle espèce A chaque nouvelle danse, morsure, griffure ou caresse Récupérons des spécimens de nos territoires Identifions les hot spots de notre patrimoine amoureux Et en fonction de leur risque d'extinction Elaborons un plan de sauvegarde de la biodiversité De notre Carte de Tendre De nos fonds, de nos mangroves et de nos pitons. Nous sommes botanistes, océanographes et naturalistes Nous sommes vétérinaires de notre réserve naturelle Notre jardin des plantes, notre forêt, notre laboratoire Notre pépinière, notre refuge, notre corps tropical.
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Qu'est-ce pour nous, mon coeur, que les nappes de sang Et de braise, et mille meurtres, et les longs cris De rage, sanglots de tout enfer renversant Tout ordre ; et l'Aquilon encor sur les débris ; Et toute vengeance ? Rien !... - Mais si, toute encor, Nous la voulons ! Industriels, princes, sénats : Périssez ! puissance, justice, histoire : à bas ! Ça nous est dû. Le sang ! le sang ! la flamme d'or ! Tout à la guerre, à la vengeance, à la terreur, Mon esprit ! Tournons dans la morsure : Ah ! passez, Républiques de ce monde ! Des empereurs, Des régiments, des colons, des peuples, assez ! Qui remuerait les tourbillons de feu furieux, Que nous et ceux que nous nous imaginons frères ? A nous, romanesques amis : ça va nous plaire. Jamais nous ne travaillerons, ô flots de feux ! Europe, Asie, Amérique, disparaissez. Notre marche vengeresse a tout occupé, Cités et campagnes ! - Nous serons écrasés ! Les volcans sauteront ! Et l'Océan frappé... Oh ! mes amis ! - Mon coeur, c'est sûr, ils sont des frères : Noirs inconnus, si nous allions ! Allons ! allons ! Ô malheur ! je me sens frémir, la vieille terre, Sur moi de plus en plus à vous ! la terre fond, Ce n'est rien ! j'y suis ! j'y suis toujours.
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Qu'est-ce pour nous, mon coeur
Entre le sac et le ressac Ma muse nage nue Au cœur des vagues De neige immortelle De la nuit tropicale. C'est un mélange de sirène Et de sauterelle A la queue papillonnante bleue verte et grise Qui plonge à intervalles réguliers Dans le sauna des abysses A la recherche des sources chaudes Des volcans sous-marins Où dorment les champignons sauvages Et où paissent les rennes En attendant le moka saveur airelles D'un Petit Prince abscons portant masque, palmes et tuba Qui danse la rumba cubaine. Quand ma très chère se déhanche Elle skie elle patine elle surfe Elle nage elle plonge elle sue Entre les battements de conga, Les glissés et les déliés de son partenaire Tout en tricotant des pas humides de calypso vierge Ad libitum.
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Sep 29, 2019
Sep 29, 2019 at 7:48 AM UTC
Entre le sac et le ressac
C'est à Rouen, votre Rouen, Madame, Qu'on brûla... (je fais un impair !) Mais Marseille ! c'est une femme Qui se lève, au bord de la mer ! Le Havre a votre amour, et d'une ; Son port, et de deux ; qu'il soit fier ! Mais Marseille ! c'est une brune Qui sourit, au bord de la mer ! Comme le fauve qu'il rappelle, Lyon porte beau, par un temps clair ; Mais Marseille ! est une « bien belle » Qu'on salue, an bord de la mer ; Les vignes où vole la grive Près de Dijon n'ont pas le ver ; Mais Marseille ! est une « bien vive » Qui chantonne, au bord de la mer ; Bordeaux, avec sa gloire éparse Sur vingt océans, a grand air ! Mais Marseille ! c'est une garce Qui vous grise, au bord de la mer ; Le beffroi d'Arras se redresse Comme la hune au vent d'hiver ; Mais Marseille ! est une bougresse, Qui tempête, au bord de la mer ; Laval est un duc, ma Mignonne, Dont le poiré n'est pas amer ; Mais Marseille ! est une « bien bonne » Qui se calme, au bord de la mer ; Toulouse est un ténor qui traîne Où frise peut-être un peu l'r... Mais Marseille ! est une sirène Qui chuchotte, au bord de la mer ; Clermont a ses volcans où rôde Le souvenir d'un feu d'enfer ; Mais Marseille ! est une « bien chaude » Qui vous baise, au bord de la mer ; Grenoble a Bayard, la prouesse Faite homme et l'honneur fait de fer ; Mais Marseille est une déesse Qu'on adore, au bord de la mer ; Toulon aura l'âme sereine Quand on aura purgé son air ; Mais Marseille, elle, est une reine Qui se couche au bord de la mer ! Elle adore Paris, Madame, Paris est l'homme qu'il lui faut, Car Marseille, c'est une femme Qui n'a pas le moindre défaut. Paris, le lui rend bien, du reste, Il lui dit : Si tu t'asseyais ? Car Marseille n'a pas la peste Et n'a plus l'accent marseillais !
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Marseille
C'est à Rouen, votre Rouen, Madame, Qu'on brûla... (je fais un impair !) Mais Marseille ! c'est une femme Qui se lève, au bord de la mer ! Le Havre a votre amour, et d'une ; Son port, et de deux ; qu'il soit fier ! Mais Marseille ! c'est une brune Qui sourit, au bord de la mer ! Comme le fauve qu'il rappelle, Lyon porte beau, par un temps clair ; Mais Marseille ! est une « bien belle » Qu'on salue, an bord de la mer ; Les vignes où vole la grive Près de Dijon n'ont pas le ver ; Mais Marseille ! est une « bien vive » Qui chantonne, au bord de la mer ; Bordeaux, avec sa gloire éparse Sur vingt océans, a grand air ! Mais Marseille ! c'est une garce Qui vous grise, au bord de la mer ; Le beffroi d'Arras se redresse Comme la hune au vent d'hiver ; Mais Marseille ! est une bougresse, Qui tempête, au bord de la mer ; Laval est un duc, ma Mignonne, Dont le poiré n'est pas amer ; Mais Marseille ! est une « bien bonne » Qui se calme, au bord de la mer ; Toulouse est un ténor qui traîne Où frise peut-être un peu l'r... Mais Marseille ! est une sirène Qui chuchotte, au bord de la mer ; Clermont a ses volcans où rôde Le souvenir d'un feu d'enfer ; Mais Marseille ! est une « bien chaude » Qui vous baise, au bord de la mer ; Grenoble a Bayard, la prouesse Faite homme et l'honneur fait de fer ; Mais Marseille est une déesse Qu'on adore, au bord de la mer ; Toulon aura l'âme sereine Quand on aura purgé son air ; Mais Marseille, elle, est une reine Qui se couche au bord de la mer ! Elle adore Paris, Madame, Paris est l'homme qu'il lui faut, Car Marseille, c'est une femme Qui n'a pas le moindre défaut. Paris, le lui rend bien, du reste, Il lui dit : Si tu t'asseyais ? Car Marseille n'a pas la peste Et n'a plus l'accent marseillais !
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Au-dessus de ta cordillère, Là où pointent tes seins et tes rêves, Là où s 'ébrouent les félins de lave Deux voyeurs aux yeux artificiels Deux volcans, L 'un éteint, l 'autre endormi, T'épient de leurs cratères et peignent de leurs pinceaux de feu bleu Chaque battement de la rivière céleste de tes cils Chaque feulement de souffre des ténèbres De tes paupières closes plongées Dans un feu d'artifices paradoxal. Plus **** encore un troisième volcan En activité, émousse en miaulant, Tel un ténor ombrageux, Ses griffes de matou en mi bémol.
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Sep 21, 2019
Sep 21, 2019 at 4:05 AM UTC
Au-dessus de ta cordillère
Il arrive que parfois le feu comme la glace Fonde et qu'en nous des icebergs Brûlent. Il arrive que parfois des volcans sous-marins Emergent un beau dimanche Et que de leurs chapelets soudain incandescents Jaillisse entre feux d'artifice de lave et de canne métissées Du fin fond du cratère La grand-messe liquide et démentielle De la Vierge diablesse Mina Prima inter pares Toute forêt de corail noir et gorgones Ni déesse ni maîtresse Juste muse granivore aux mille tresses gourmandes Perchée dans son ashram de coco sans graine tridimensionnel Qui ne jure que par Jung, Bakounine, Anaïs Nin et autres yogi plongeurs Dans la posture du demi lotus En équilibre sur les orteils de l'âme.
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Oct 26, 2019
Oct 26, 2019 at 9:10 AM UTC
Ni déesse, ni maîtresse : granivore
Neptune était en Vierge Quand ma sultane, Ma Muse matriarche d'honneur, Ma Miss Bell arrogante et ruisselante de dynamite A rompu les amarres M'a baptisé Criminel, Casanova de pire aloi, Et condamné sans mea culpa Sans tambours ni trompettes A 169 ans de chevauchées sauvages Et de maladies imaginaires Dans son lit de cocagne De mistral et de tramontane. Condamné comme une marionnette Par ma reine sans couronne A faire le tour du zodiaque de ses hanches En derviche tourneur Dans le secteur 5 de la rose des vents De sa Babylone mythique A arpenter de long en large les planètes lentes et rapides De son enfer lubrique : Les spirituelles, les raffinées, les embrouillées Les délicates, les pudiques, les lubriques, Les pastels. les îles roses et les mers noires. Et prétextant mon ascendant verseau Elle a peaufiné mon oiseau antique L 'envoyant valdinguer entre les volcans de Vénus, Mars et Lune Histoire de me civiliser dans l 'anarchie du monde De ses tentacules cosmiques
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:22 AM UTC
Sultana Sans Mea Culpa
Le poète ne se reconnaît Ni dieu ni maître ni loi Seul lui importe l'abandon aux sirènes des muses La seule Justice qui vaille à ses oreilles. Pour ne pas paraphraser Césaire Et avant lui Perse Et bien d'autres encore laminaires Il y a autant de muses que de volcans Certaines meurent  de petite mort D'autres demeurent de mort certaine à petit feu consommé Remplacez volcans par muses Accordez  les adjectifs et les pronoms Ce qui vaut pour les volcans Vaut pour les muses aux dorsales Bossales comme abyssales. Dixit Césaire : " Il y a des volcans qui se meurent il y a des volcans qui demeurent il y a des volcans qui ne sont là que pour le vent il y a des volcans fous il y a des volcans ivres à la dérive il y a des volcans qui vivent en meutes et patrouillent il y a des volcans dont la gueule émerge de temps en temps véritables chiens de la mer il y a des volcans qui se voilent la face toujours dans les nuages il y a des volcans vautrés comme des rhinocéros fatigués dont on peut palper la poche galactique il y a des volcans pieux qui élèvent des monuments à la gloire des peuples disparus il y a des volcans vigilants des volcans qui aboient montant la garde au seuil du Kraal des peuples endormis il y a des volcans fantasques qui apparaissent et disparaissent (ce sont jeux lémuriens) il ne faut pas oublier ceux qui ne sont pas les moindres les volcans qu’aucune dorsale n’a jamais repérés et dont de nuit les rancunes se construisent il y a des volcans dont l’embouchure est à la mesure exacte de l’antique déchirure." « Dorsale bossale » in Moi, laminaire..
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Nov 27, 2019
Nov 27, 2019 at 10:06 AM UTC
Pour ne pas paraphraser Césaire
Le poète ne se reconnaît Ni dieu ni maître ni loi Seul lui importe l'abandon aux sirènes des muses La seule Justice qui vaille à ses oreilles. Pour ne pas paraphraser Césaire Et avant lui Perse Et bien d'autres encore laminaires Il y a autant de muses que de volcans Certaines meurent  de petite mort D'autres demeurent de mort certaine à petit feu consommé Remplacez volcans par muses Accordez  les adjectifs et les pronoms Ce qui vaut pour les volcans Vaut pour les muses aux dorsales Bossales comme abyssales. Dixit Césaire : " Il y a des volcans qui se meurent il y a des volcans qui demeurent il y a des volcans qui ne sont là que pour le vent il y a des volcans fous il y a des volcans ivres à la dérive il y a des volcans qui vivent en meutes et patrouillent il y a des volcans dont la gueule émerge de temps en temps véritables chiens de la mer il y a des volcans qui se voilent la face toujours dans les nuages il y a des volcans vautrés comme des rhinocéros fatigués dont on peut palper la poche galactique il y a des volcans pieux qui élèvent des monuments à la gloire des peuples disparus il y a des volcans vigilants des volcans qui aboient montant la garde au seuil du Kraal des peuples endormis il y a des volcans fantasques qui apparaissent et disparaissent (ce sont jeux lémuriens) il ne faut pas oublier ceux qui ne sont pas les moindres les volcans qu’aucune dorsale n’a jamais repérés et dont de nuit les rancunes se construisent il y a des volcans dont l’embouchure est à la mesure exacte de l’antique déchirure." « Dorsale bossale » in Moi, laminaire..
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Ma belle de jouir Ma quatrième épouse Est un grand quelqu'un Une sauvageonne de pure race muse De l'ethnie cavaquinho Et de la lignée ukulele Et quand on frôle son bas du dos à vide Le la, le do, le mi, le sol Frémissent à l'unisson Et résonnent à l'infini En notes tentaculaires Dans la peau tendue du tambourinaire. S'envolent alors comme des rossignols Toutes les règles de bienséance Et les canons se désintègrent Les cordes grincent, les corps couinent Le cacao certifié fond En rimes masculines et féminines Dans une frénésie desarçonnante Où les volcans tour à tour meurent Et renaissent Inlassablement Comme des vagues qui au lieu de rouler à l'horizontale vers l'estran Grimperaient verticalement Comme aspirées Par les tiges du soleil couchant Qui déploie ses doigts de feu Comme pour apprivoiser les neuf tentacules De la dame aux neuf rires Qui se donne au feu follet du plaisir.
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Nov 27, 2019
Nov 27, 2019 at 4:10 AM UTC
Belle De Jouir