"vends" poems
One step forward, three steps back.
The queue shuffles,
visible breath in the winter blue.
The vendor vends,
fingerless gloves clamp the steaming mug.
Grunts and groans alike,
the warmth fills the withered corpses pale.
A gaze is cast,
into the misty nothing that inhabits the park.
A twitter is heard amongst the frosty masts.
Eyes meet with a rufescent-chested bird.
These same eyes are then met with salt,
a sorrow, a pang of jealousy.
A sheer longing for that same freedom.
Nov 12, 2012
Nov 12, 2012 at 1:12 PM UTC
increasing the yield potential of a crop
has been the aim of Monsanto
with great efficiency
this company has hit on a jackpot
it holds a monopoly on agricultural products
yet Monsanto are selling
a very dodgy line of seeds
the cornmeal and wheat
has not a taste
which is truly sweet
people must become educated
in what they eat
the Monsanto Company
don't tell of adverse findings
about products that it vends
they bring many cancers
which affect men women and children
we all want a wholesome loaf of bread
one that hasn't had it wheat
genetically tampered with
we all deserve clean and unadulterated
food on our plates
to decrease those ever rising
cancer rates
Monsanto is a company
who cares little for our health
Monsanto is a company
who has only an interest
in making profits and wealth
Jul 2, 2014
Jul 2, 2014 at 10:46 PM UTC
Je n'ai pas pour maîtresse une lionne illustre :
La gueuse, de mon âme, emprunte tout son lustre ;
Invisible aux regards de l'univers moqueur,
Sa beauté ne fleurit que dans mon triste coeur.
Pour avoir des souliers elle a vendu son âme.
Mais le bon Dieu rirait si, près de cette infâme,
Je tranchais du Tartufe et singeais la hauteur,
Moi qui vends ma pensée et qui veux être auteur.
Vice beaucoup plus grave, elle porte perruque.
Tous ses beaux cheveux noirs ont fui sa blanche nuque ;
Ce qui n'empêche pas les baisers amoureux.
De pleuvoir sur son front plus pelé qu'un lépreux.
Elle louche, et l'effet de ce regard étrange
Qu'ombragent des cils noirs plus longs que ceux d'un ange,
Est tel que tous les yeux pour qui l'on s'est ****
Ne valent pas pour moi son oeil juif et cerné.
Elle n'a que vingt ans ; - la gorge déjà basse
Pend de chaque côté comme une calebasse,
Et pourtant, me traînant chaque nuit sur son corps,
Ainsi qu'un nouveau-né, je la tette et la mords,
Et bien qu'elle n'ait pas souvent même une obole
Pour se frotter la chair et pour s'oindre l'épaule,
Je la lèche en silence avec plus de ferveur
Que Madeleine en feu les deux pieds du Sauveur.
La pauvre créature, au plaisir essoufflée,
A de rauques hoquets la poitrine gonflée,
Et je devine au bruit de son souffle brutal
Qu'elle a souvent mordu le pain de l'hôpital.
Ses grands yeux inquiets, durant la nuit cruelle,
Croient voir deux autres yeux au fond de la ruelle,
Car, ayant trop ouvert son coeur à tous venants,
Elle a peur sans lumière et croit aux revenants.
Ce qui fait que de suif elle use plus de livres
Qu'un vieux savant couché jour et nuit sur ses livres,
Et redoute bien moins la faim et ses tourments
Que l'apparition de ses défunts amants.
Si vous la rencontrez, bizarrement parée,
Se faufilant, au coin d'une rue égarée,
Et la tête et l'oeil bas comme un pigeon blessé,
Traînant dans les ruisseaux un talon déchaussé,
Messieurs, ne crachez pas de jurons ni d'ordure
Au visage fardé de cette pauvre impure
Que déesse Famine a par un soir d'hiver,
Contrainte à relever ses jupons en plein air.
Cette bohème-là, c'est mon tout, ma richesse,
Ma perle, mon bijou, ma reine, ma duchesse,
Celle qui m'a bercé sur son giron vainqueur,
Et qui dans ses deux mains a réchauffé mon coeur.
1.1k
She was courtly,
Oh! Stately was she!
But woe to her! --
the seller of love;
seeker of empathy.
What more poorer than her a soul
could be? --
A morsel of love for a penny.
What more colder
than a night as hers--
To slumber in as if a hearse?
Oh, woe to her! --
the seller of love;
seeker of empathy.
And what more worse
could a mishap be--
Than feast in the banquet
of the ****** and the guilty?
How more cursed
could a creature be--
Than thrive in another's lustful
idolatry?
Oh, woe to her! --
the seller of love;
seeker of empathy.
She vends fondness
she never can receive,
forth with the saintdom
she ne'er can retrieve.
What other vying
is greater than hers--
To state the malison
of the welkin terse?
And she prays to the dimmest sky;
to the starless horizon she cries,
"Woe! -- woe is me! --
the seller of love;
seeker of empathy."
Jun 30, 2015
Jun 30, 2015 at 12:51 PM UTC
Overrated is the word that comes to the fore
To tell of that woman's particular store
The products she vends aren't all that fab
Most of them have a dull look which is so drab
She may need to take stock of her inventory
Then thoroughly evaluate its retail credibility
The purchasers are wising up to her trade
They've become disenchanted with her escapade
To-day her shop soiled item went on sale
Few customers bought what was in her bail
Her sales pitch fell upon deaf ears
All that she offered for sale meet with load jeers
Store owners such as her have no excuse
For attempting to sell the dregs and refuse
The customer never outlays a dollar for trash
They prefer value for their hard one cash
The numbers of keen buyers aren't of a glut
Soon her second rate business shall be shut
Retail vending must be up to customer satisfaction
If not store owners can be put out of action
May 26, 2014
May 26, 2014 at 8:49 AM UTC
A strange pilot this
world is, fighting glassy,
distant nomads for space.
In time, vends names.
Foam alone in fear.
“Did you see that?”,
I fear not dear.
No one was watching.
Or they didn’t care.
- Gods
May 13, 2019
May 13, 2019 at 10:45 PM UTC
Ainsi l'hôtel de ville illumine son faîte.
Le prince et les flambeaux, tout y brille, et la fête
Ce soir va resplendir sur ce comble éclairé,
Comme l'idée au front du poète sacré.
Mais cette fête, amis, n'est pas une pensée.
Ce n'est pas d'un banquet que la France est pressée,
Et ce n'est pas un bal qu'il faut, en vérité,
A ce tas de douleurs qu'on nomme la cité !
Puissants ! nous ferions mieux de panser quelque plaie
Dont le sage rêveur à cette heure s'effraie,
D'étayer l'escalier qui d'en bas monte en haut,
D'agrandir l'atelier, d'amoindrir l'échafaud,
De songer aux enfants qui sont sans pain dans l'ombre,
De rendre un paradis au pauvre impie et sombre,
Que d'allumer un lustre et de tenir la nuit
Quelques fous éveillés autour d'un peu de bruit !
Ô reines de nos toits, femmes chastes et saintes,
Fleurs qui de nos maisons parfumez les enceintes,
Vous à qui le bonheur conseille la vertu,
Vous qui contre le mal n'avez pas combattu,
A qui jamais la faim, empoisonneuse infâme,
N'a dit : Vends-moi ton corps, - c'est-à-dire votre âme !
Vous dont le cœur de joie et d'innocence est plein,
Dont la pudeur a plus d'enveloppes de lin
Que n'en avait Isis, la déesse voilée,
Cette fête est pour vous comme une aube étoilée !
Vous riez d'y courir tandis qu'on souffre ailleurs !
C'est que votre belle âme ignore les douleurs ;
Le hasard vous posa dans la sphère suprême ;
Vous vivez, vous brillez, vous ne voyez pas même,
Tant vos yeux éblouis de rayons sont noyés,
Ce qu'au-dessous de vous dans l'ombre on foule aux pieds !
Oui, c'est ainsi. - Le prince, et le riche, et le monde
Cherche à vous réjouir, vous pour qui tout abonde.
Vous avez la beauté, vous avez l'ornement ;
La fête vous enivre à son bourdonnement,
Et, comme à la lumière un papillon de soie,
Vous volez à la porte ouverte qui flamboie !
Vous allez à ce bal, et vous ne songez pas
Que parmi ces passants amassés sur vos pas,
En foule émerveillés des chars et des livrées,
D'autres femmes sont là, non moins que vous parées,
Qu'on farde et qu'on expose à vendre au carrefour ;
Spectres où saigne encor la place de l'amour ;
Comme vous pour le bal, belles et demi-nues ;
Pour vous voir au passage, hélas ! exprès venues,
Voilant leur feuil affreux d'un sourire moqueur,
Les fleurs au front, la boue aux pieds, la haine au cœur !
Mai 1833.
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