"rabelais" poems
As I let my mind wander into time, and release these binds that have me confined, I began to feel a great energy, like the sun had been compressed and put into me, and as time tic tocs and unwinds into its trail of infinity. I realize a trinity mind body soul, they burn as a whole, for the mightiest of goals. and as time unwinds it'll leave you behind. unless you get your spot in, a line of legacys never to be forgotten
Confucius, Isaac Newton, Albert Einstein, Martin Luther King Jr, George Washington, Ernesto ‘Che’ Guevara, Nelson Mendala, Mohandas Karamchand Gandhi, Steve Jobs, Stephen Hawkins, Leonardo Da Vinci, Wolfgang Amedeus Mozart, nikola tesla, Wael Ghonim, Jimi Hendrix, Joseph Stiglitz, Reed Hastings, François Rabelais, Archimedes, Sigmund Frued, Charles Darwin, Aryabhata, Bob Marley, Garrett Morgan, George Washington Carver, Aristotle, John Locke, Johann Wolfgang von Goethe, Plato, Galileo Galilei...and many many more...
Stand for something. Think outside the box. Evolve and express yourself. Make a difference #STEM #LegacyToIfinity
Nov 28, 2014
Nov 28, 2014 at 5:31 PM UTC
IN the cool of the night time
The clocks pick off the points
And the mainsprings loosen.
They will need winding.
One of these days...
they will need winding.
Rabelais in red boards,
Walt Whitman in green,
Hugo in ten-cent paper covers,
Here they stand on shelves
In the cool of the night time
And there is nothing...
To be said against them...
Or for them...
In the cool of the night time
And the clocks.
A man in pigeon-gray pyjamas.
The open window begins at his feet
And goes taller than his head.
Eight feet high is the pattern.
Moon and mist make an oblong layout.
Silver at the man's bare feet.
He swings one foot in a moon silver.
And it costs nothing.
One more day of bread and work.
One more day ... so much rags...
The man barefoot in moon silver
Mutters "You" and "You"
To things hidden
In the cool of the night time,
In Rabelais, Whitman, Hugo,
In an oblong of moon mist.
Out from the window ... prairielands.
Moon mist whitens a golf ground.
Whiter yet is a limestone quarry.
The crickets keep on chirring.
Switch engines of the Great Western
Sidetrack box cars, make up trains
For Weehawken, Oskaloosa, Saskatchewan;
The cattle, the coal, the corn, must go
In the night ... on the prairielands.
Chuff-chuff go the pulses.
They beat in the cool of the night time.
Chuff-chuff and chuff-chuff...
These heartbeats travel the night a mile
And touch the moon silver at the window
And the bones of the man.
It costs nothing.
Rabelais in red boards,
Whitman in green,
Hugo in ten-cent paper covers,
Here they stand on shelves
In the cool of the night time
And the clocks.
2.5k
Si d'un mort qui pourri repose
Nature engendre quelque chose,
Et si la generation
Se fait de la corruption,
Une vigne prendra naissance
De l'estomac et de la pance
Du bon Rabelais, qui boivoit
Tousjours ce pendant qu'il vivoit
La fosse de sa grande gueule
Eust plus beu de vin toute seule
(L'epuisant du nez en deus cous)
Qu'un porc ne hume de lait dous,
Qu'Iris de fleuves, ne qu'encore
De vagues le rivage more.
Jamais le Soleil ne l'a veu
s Tant fût-il matin, qu'il n'eut beu,
Et jamais au soir la nuit noire
Tant fut **** ne l'a veu sans boire.
Car, alteré, sans nul sejour
Le gallant boivoit nuit et jour.
Mais quand l'ardante Canicule
Ramenoit la saison qui brule,
Demi-nus se troussoit les bras,
Et se couchoit tout plat à bas
Sur la jonchée, entre les taces :
Et parmi des escuelles grasses
Sans nulle honte se touillant,
Alloit dans le vin barbouillant
Comme une grenouille en sa fange
Puis ivre chantoit la louange
De son ami le bon Bacus,
Comme sous lui furent vaincus
Les Thebains, et comme sa mere
Trop chaudement receut son pere,
Qui en lieu de faire cela
Las ! toute vive la brula.
Il chantoit la grande massue,
Et la jument de Gargantüe,
Son fils Panurge, et les païs
Des Papimanes ébaïs :
Et chantoit les Iles Hieres
Et frere Jan des autonnieres,
Et d'Episteme les combas :
Mais la mort qui ne boivoit pas
Tira le beuveur de ce monde,
Et ores le fait boire en l'onde
Qui fuit trouble dans le giron
Du large fleuve d'Acheron.
Or toi quiconques sois qui passes
Sur sa fosse repen des taces,
Repen du bril, et des flacons,
Des cervelas et des jambons,
Car si encor dessous la lame
Quelque sentiment a son ame,
Il les aime mieux que les Lis,
Tant soient ils fraichement cueillis.
1.3k
“I go to seek a Great Perhaps.” ― François Rabelais
You didn't notice when it happened,
but with age death has found you out
and stalks you like a mad cassowary.
Wherever you look it looks back.
You think of your mother,
slobbering, shrunken, demented,
dead long before she knew it;
the father you haven't spoken
to in years, alone in a nursing home,
rotting and uncomprehending.
You recall the perfect ******* of
the wonderous first girl you loved,
become an old woman, then immolated
by cancer, chemo, radiation,
reduced to a heap of ashes in an urn.
You hear of a friend's son's untimely
passing and though you haven't
seen your friend in 25 years your
spine tingles with sorrow for a full week.
The smashed white cat on the blacktop
you would not have noticed 20 years ago
brings your heart to a full shivering stop;
the wet half fallen leaves sway like
fragile tombstones in the darkened
autumn trees, whispering your name.
Doom sits upon you shoulder
like a pirate's parrot and sees all
through your eyes.
You lost your fear of
dying 45 years ago in a forgotten war,
believed it meant nothing, it didn't,
but now the reaper has returned to cast
his chill on everyone and everything
before you.
He scatters his reminders everywhere.
And you know that once again
you find yourself trapped deep within
the valley of the shadow of death,
alone, but you are no longer the meanest
************ in the valley.
It's enough
to make you want to believe in a god of mercy,
but it's far too late for divine intervention,
god is dead and mercy is granted to no one.
Soon enough you will stumble into that
final ambush and the bullet with your name
on it that has followed you since birth
will find you and come to rest and the
contract made with your first breath
will be fulfilled.
In the end,
we all look
into the Tiger's eyes.
~mce
Oct 29, 2015
Oct 29, 2015 at 10:41 AM UTC
Voici juin. Le moineau raille
Dans les champs les amoureux ;
Le rossignol de muraille
Chante dans son nid pierreux.
Les herbes et les branchages,
Pleins de soupirs et d'abois,
Font de charmants rabâchages
Dans la profondeur des bois.
La grive et la tourterelle
Prolongent, dans les nids sourds,
La ravissante querelle
Des baisers et des amours.
Sous les treilles de la plaine,
Dans l'antre où verdit l'osier,
Virgile enivre Silène,
Et Rabelais Grandgousier.
O Virgile, verse à boire !
Verse à boire, ô Rabelais !
La forêt est une gloire ;
La caverne est un palais !
Il n'est pas de lac ni d'île
Qui ne nous prenne au gluau,
Qui n'improvise une idylle,
Ou qui ne chante un duo.
Car l'amour chasse aux bocages,
Et l'amour pêche aux ruisseaux,
Car les belles sont les cages
Dont nos coeurs sont les oiseaux.
De la source, sa cuvette,
La fleur, faisant son miroir,
Dit : -Bonjour,- à la fauvette,
Et dit au hibou : -Bonsoir.
Le toit espère la gerbe,
Pain d'abord et chaume après ;
La croupe du boeuf dans l'herbe
Semble un mont dans les forêts.
L'étang rit à la macreuse,
Le pré rit au loriot,
Pendant que l'ornière creuse
Gronde le lourd chariot.
L'or fleurit en giroflée ;
L'ancien zéphyr fabuleux
Souffle avec sa joue enflée
Au fond des nuages bleus.
Jersey, sur l'onde docile,
Se drape d'un beau ciel pur,
Et prend des airs de Sicile
Dans un grand haillon d'azur.
Partout l'églogue est écrite :
Même en la froide Albion,
L'air est plein de Théocrite,
Le vent sait par coeur Bion,
Et redit, mélancolique,
La chanson que fredonna
Moschus, grillon bucolique
De la cheminée Etna.
L'hiver tousse, vieux phtisique,
Et s'en va; la brume fond ;
Les vagues font la musique
Des vers que les arbres font.
Toute la nature sombre
Verse un mystérieux jour ;
L'âme qui rêve a plus d'ombre
Et la fleur a plus d'amour.
L'herbe éclate en pâquerettes ;
Les parfums, qu'on croit muets,
Content les peines secrètes
Des liserons aux bleuets.
Les petites ailes blanches
Sur les eaux et les sillons
S'abattent en avalanches ;
Il neige des papillons.
Et sur la mer, qui reflète
L'aube au sourire d'émail,
La bruyère violette
Met au vieux mont un camail ;
Afin qu'il puisse, à l'abîme
Qu'il contient et qu'il bénit,
Dire sa messe sublime
Sous sa mitre de granit.
Granville, juin 1836.
535
Oui, mon vers croit pouvoir, sans se mésallier,
Prendre à la prose un peu de son air familier.
André, c'est vrai, je ris quelquefois sur la lyre.
Voici pourquoi, tout jeune encor, tâchant de lire
Dans le livre effrayant des forêts et des eaux,
J'habitais un parc sombre où jasaient des oiseaux,
Où des pleurs souriaient dans l'oeil bleu des pervenches ;
Un jour que je songeais seul au milieu des branches,
Unbouvreuil qui faisait le feuilleton du bois
M'a dit : Il faut marcher à terre quelquefois.
La nature est un peu moqueuse autour des hommes ;
O poète, tes chants, ou ce qu'ainsi tu nommes,
Lui ressembleraient mieux si tu les dégonflais.
Les bois ont des soupirs, mais ils ont des sifflets.
L'azur luit, quand parfois la gaîté le déchire ;
L'Olympe reste grand en éclatant de rire ;
Ne crois pas que l'esprit du poëte descend
Lorsque entre deux grands vers un mot passe en dansant.
Ce n'est pas un pleureur que le vent en démence ;
Le flot profond n'est pas un chanteur de romance ;
Et la nature, au fond des siècles et des nuits,
Accouplant Rabelais à Dante plein d'ennuis,
Et l'Ugolin sinistre au Grandgousier difforme,
Près de l'immense deuil montre le rire énorme.
Les Roches, juillet 1830.
400
Oui, je suis le rêveur; je suis le camarade
Des petites fleurs d'or du mur qui se dégrade,
Et l'interlocuteur des arbres et du vent.
Tout cela me connaît, voyez-vous. J'ai souvent,
En mai, quand de parfums les branches sont gonflées,
Des conversations avec les giroflées ;
Je reçois des conseils du lierre et du bleuet.
L'être mystérieux, que vous croyez muet,
Sur moi se penche, et vient avec ma plume écrire.
J'entends ce qu'entendit Rabelais ; je vois rire
Et pleurer ; et j'entends ce qu'Orphée entendit.
Ne vous étonnez pas de tout ce que me dit
La nature aux soupirs ineffables. Je cause
Avec toutes les voix de la métempsycose.
Avant de commencer le grand concert sacré,
Le moineau, le buisson, l'eau vive dans le pré,
La forêt, basse énorme, et l'aile et la corolle,
Tous ces doux instruments, m'adressent la parole ;
Je suis l'habitué de l'orchestre divin ;
Si je n'étais songeur, j'aurais été sylvain.
J'ai fini, grâce au calme en qui je me recueille,
A force de parler doucement à la feuille,
A la goutte de pluie, à la plume au rayon,
Par descendre à ce point dans la création,
Cet abîme où frissonne un tremblement farouche,
Que je ne fais plus même envoler une mouche !
Le brin d'herbe, vibrant d'un éternel émoi,
S'apprivoise et devient familier avec moi,
Et, sans s'apercevoir que je suis là, les roses
Font avec les bourdons toutes sortes de choses ;
Quelquefois, à travers les doux rameaux bénis,
J'avance largement ma face sur les nids,
Et le petit oiseau, mère inquiète et sainte,
N'a pas plus peur de moi que nous n'aurions de crainte,
Nous, si l'oeil du bon Dieu regardait dans nos trous ;
Le lys ***** me voit approcher sans courroux,
Quand il s'ouvre aux baisers du jour ; la violette
La plus pudique fait devant moi sa toilette ;
Je suis pour ces beautés l'ami discret et sûr
Et le frais papillon, libertin de l'azur,
Qui chiffonne gaîment une fleur demi-nue,
Si je viens à passer dans l'ombre, continue,
Et, si la fleur se veut cacher dans le gazon,
Il lui dit : « Es-tu bête ! Il est de la maison. »
Les Roches, août 1835.
388
Yes, said Rabelais,
and went on wiping his ***
Jul 10, 2019
Jul 10, 2019 at 6:16 AM UTC