"laide" poems
waited
for your calle todaye
when it did not come
i kurst'
this cold and
krewel daye
oft played
are the games
of love and lyfe
skillfullye laide
are the snares
and traps
we playe the hunter
we are the baite
be it known to alle
we are the prey
and i
knowinge the price
of painfulle lessons learned
forsooke that knowledge
which thru livinge
alle mustte earne
and thought
to safely
lure you in
withe
mine open hearte
yes
i kurse
this bryghte and sunnye daye
shoulde not the skye
be fulle of kloudse an' fey ?
'twoulde match my moode...
.
.
Pic Poem
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.
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Mar 1, 2017
Mar 1, 2017 at 12:09 AM UTC
each day i reach your door
like a wet rag with a pulse.
heartbeat ticking,
hand hammering.
here’s your pills—
stabby, pretty, blue.
my fingerprints turn into bruises;
i forget my name.
shattered feet.
socks from last week.
air tastes like floor tiles.
i think the pill looked at me first.
you never ask what’s in it,
only if i still want you to take it.
your eyes orbit my pearl earring
like satellites.
bourgeois flaws taste better imported.
“jolie laide,”
tattooed where your heart should be.
you once told me:
i love ugly things, they last longer.
i mailed my neck to your *ancestors.
no return address,
no name, no guilt.*
pupil to pupil—
*will you know
you never knew.*
hope dies once
in a bag of *dollars,
hollow with pennies.*
you swallow orders like *gospel.
who gave you empty vessels?*
i bit the pill of idiots in half,
wore it as lipstick,
*kissed your ego
until it foamed.*
i leave the door ajar for ghosts;
they smelled like your cologne.
once,
you called me
your softest affair.
pill quartered.
earring taken.
no knocking.
goliath shadows hover,
even in the walls.
*this one licked the floor
where your heart used to be.*
your name clogs my throat
like i deepthroated grief.
i stitched my eye shut
to stop seeing you.
still,
visions came
through my teeth.
Sep 24, 2025
Sep 24, 2025 at 1:30 PM UTC
Au mois d'avril, quand l'an se renouvelle,
L'aube ne sort si fraîche de la mer :
Ni hors des flots la déesse (1) d'aimer
Ne vint à Cypre en sa conque si belle,
Comme je vis la beauté que j'appelle
Mon astre saint, au matin s'éveiller,
Rire le ciel, la terre s'émailler,
Et les Amours voler à l'entour d'elle.
Amour, Jeunesse, et les Grâces qui sont
Filles du ciel lui pendaient sur le front :
Mais ce qui plus redoubla mon service (2),
C'est qu'elle avait un visage sans art.
La femme laide est belle d'artifice,
La femme belle est belle sans du fard.
1. Vénus, née de l'écume de la mer.
2. M'assujettit davantage à son service.
970
Carmen est maigre - un trait de bistre
Cerne son oeil de gitana ;
Ses cheveux sont d'un noir sinistre ;
Sa peau, le diable la tanna.
Les femmes disent qu'elle est laide,
Mais tous les hommes en sont fous ;
Et l'archevêque de Tolède
Chante la messe à ses genoux ;
Car sur sa nuque d'ambre fauve
Se tord un énorme chignon
Qui, dénoué, fait dans l'alcôve
Une mante à son corps mignon,
Et, parmi sa pâleur, éclate
Une bouche aux rires vainqueurs,
Piment rouge, fleur écarlate,
Qui prend sa pourpre au sang des coeurs.
Ainsi faite, la moricaude
Bat les plus altières beautés,
Et de ses yeux la lueur chaude
Rend la flamme aux satiétés.
Elle a dans sa laideur piquante
Un grain de sel de cette mer
D'où jaillit nue et provocante,
L'âcre Vénus du gouffre amer.
987
L'ascenseur descendait toujours à perdre
Haleine
Et l'escalier montait toujours
Cette dame n'entend pas les discours
Elle est postiche
Moi qui déjà songeais à lui parler d'amour
Oh le commis
Si comique avec sa moustache et ses sourcils
Artificiels
Il a crié quand je les ai tirés
Étrange
Qu'ai-je vu Cette noble étrangère
Monsieur je ne suis pas une femme légère
Hou la laide
Par bonheur nous
Avons des valises en peau de porc
À toute épreuve
Celle-ci
Vingt dollars
Elle en contient mille
C'est toujours le même système
Pas de mesure
Ni de logique
Mauvais thème.
833
GASTIBELZA, l'homme à la carabine,
Chantait ainsi :
« Quelqu'un a-t-il connu doña Sabine ?
Quelqu'un d'ici ?
Dansez, chantez, villageois ! la nuit gagne
Le mont Falù (*).
- Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou !
« Quelqu'un de vous a-t-il connu Sabine,
Ma señora ?
Sa mère était la vieille maugrabine
D'Antequera,
Qui chaque nuit criait dans la Tour-Magne
Comme un hibou... -
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou !
« Dansez, chantez ! Des biens que l'heure envoie
Il faut user.
Elle était jeune et son œil plein de joie
Faisait penser. -
A ce vieillard qu'un enfant accompagne
Jetez un sou ! ... -
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou.
« Vraiment, la reine eût près d'elle été laide
Quand, vers le soir,
Elle passait sur le pont de Tolède
En corset noir.
Un chapelet du temps de Charlemagne
Ornait son cou... -
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou.
« Le roi disait en la voyant si belle
A son neveu :
- Pour un baiser, pour un sourire d'elle,
Pour un cheveu,
Infant don Ruy, je donnerais l'Espagne
Et le Pérou ! -
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou.
« Je ne sais pas si j'aimais cette dame,
Mais je sais bien
Que pour avoir un regard de son âme,
Moi, pauvre chien,
J'aurais gaîment passé dix ans au bagne
Sous le verrou... -
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou.
« Un jour d'été que tout était lumière,
Vie et douceur,
Elle s'en vint jouer dans la rivière
Avec sa sœur,
Je vis le pied de sa jeune compagne
Et son genou... -
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou.
« Quand je voyais cette enfant, moi le pâtre
De ce canton,
Je croyais voir la belle Cléopâtre,
Qui, nous dit-on,
Menait César, empereur d'Allemagne,
Par le licou... -
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou.
« Dansez, chantez, villageois, la nuit tombe !
Sabine, un jour,
A tout vendu, sa beauté de colombe,
Et son amour,
Pour l'anneau d'or du comte de Saldagne,
Pour un bijou... -
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou.
« Sur ce vieux banc souffrez que je m'appuie,
Car je suis las.
Avec ce comte elle s'est donc enfuie !
Enfuie, hélas !
Par le chemin qui va vers la Cerdagne,
Je ne sais où... -
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou.
« Je la voyais passer de ma demeure,
Et c'était tout.
Mais à présent je m'ennuie à toute heure,
Plein de dégoût,
Rêveur oisif, l'âme dans la campagne,
La dague au clou... -
Le vent qui vient à travers la montagne
M'a rendu fou ! »
Le 14 mars 1837.
* Le mont Falù : Prononcer mont Falou.
739
Je connais, Madame, un bonhomme
Qui serait bien mal à la Cour.
Je ne sais comment il se nomme,
Sa femme n'est pas laide, en somme,
Non..., elle est très digne d'amour.
Elle a de l'œil et de la taille,
Un petit soulier de satin.
C'est une blonde, toute en paille.
Mais, voyez, Madame, elle baille
Dès les onze heures du matin.
L'hiver, sa servante auprès d'elle,
Elle garde le coin du feu,
Demandant s'il vente ou s'il gèle ;
Quelquefois un bout de querelle
Avec son chéri, c'est fort peu.
Au mois de juin, pour la distraire,
Celui-ci la mène à la mer,
Mais son fauteuil est solitaire ;
Surtout, pas de célibataire ;
Car ces messieurs vous ont un air...
Les Français, coureurs d'aventures,
Les Gaulois aux propos soignés,
Les amis de toutes natures,
Et les cousins, même en peintures,
Sont soigneusement éloignés.
C'est pour des voisines posées,
Ou le regard des inconnus,
Que ses robes se sont usées ;
Pas de romans, ni de musée
Où l'on voit des hommes tout nus.
De **** en **** les jours de foire,
Une soirée avec du thé,
Une valse en robe de moire,
Ou la loge perdue et noire,
D'un théâtre collet monté.
Lorsque par hasard, elle cause
Avec quelqu'un, c'est plus banal
Que le papillon et la rose,
C'est froid, c'est triste, quelque chose
Comme les murs d'un tribunal.
Pourtant, elle aimerait à rire,
À plaire, à plaisanter un brin,
Elle est française, c'est tout dire ;
Si son cœur a ce qu'il désire
Son âme, elle, a bien du chagrin.
Près de la porte de sa dame
Le Monsieur se tient de planton ;
Qu'en espère-t-il sur mon âme ?
A-t-il peur qu'on viole sa femme
Comme une poupée en carton ?
Saints du Ciel, venez à leur aide
Et qu'à l'heure où l'on fait l'amour,
Elle lui dise froide et raide :
Vois, ami, comme je suis laide,
Personne ne me fait la cour.
573
Il en est encore une au monde,
Je la rencontre quelquefois,
Je dois vous dire qu'elle est blonde
Et qu'elle habite au fond des bois.
N'était que Vous, Vous êtes brune
Et que Vous habitez Paris,
Vous vous ressemblez... sous la lune,
Et quand le temps est un peu gris.
Or, dernièrement, sur ma route
J'ai vu ma fée aux yeux subtils :
« Que faites-vous ? - Je vous écoute.
- Et les amours, comment vont-ils ?
- Ah ! ne m'en parlez pas, Madame,
C'est toujours là que l'on a mal ;
Si ce n'est au corps... c'est à l'âme.
L'amour, au diable l'animal !
- Méchant ! voulez-vous bien vous taire,
Vous n'iriez pas en Paradis ;
Si son nom n'est pas un mystère,
Dites-le moi » - Je le lui dis.
- « Que fait-elle ? - Elle... attend sa fête.
- C'est dire qu'elle ne fait rien.
Comment est-elle ! - Elle est parfaite.
- Et vous l'aimez ? - Je le crois bien.
- Vous l'adorez ! - J'en perds la tête.
- Vous la suivriez n'importe où ;
Ah ! mon ami... quel grand poète
Vous faites... oui, vous êtes fou.
Mais si votre femme est sans tache,
Sans le moindre... petit défaut,
Inutile qu'on vous le cache,
Ce n'est pas celle qu'il vous faut.
Il faut partir... battre les routes,
Et vous verrez à l'horizon
Luire enfin la femme entre toutes
Que vous destine... la Raison.
Voulez-vous que je vous la peigne
Comme on se peint dans les miroirs ?
Ses cheveux mordus par le peigne
Ont des fils blancs dans leurs fils noirs ;
Elle n'a... qu'une faim de louve,
Et du cœur... si vous en avez ;
C'est une femme qui se trouve
Un peu comme vous vous trouvez.
Elle n'est ni laide ni bête,
Avec... comment dire... un travers...
Un petit coup... quoi ! sur la tête,
Et capable d'aimer les vers ;
Ni très mauvaise ni très bonne,
Tâchant de vivre... comme il sied,
Et... dans un coin de sa personne
Elle a... mettons... un cor au pied !
- Ah !... quelle horreur !... jamais, Madame !
- Je vous dis, clair comme le jour :
Ce qu'il faut avoir dans la femme
N'est pas la femme, c'est l'amour.
Pour avoir l'amour, imbécile !
On ne prend pas trente partis,
La chanson le dit, c'est facile :
Il faut des époux assortis.
L'amour n'est pas fils de Bohême ;
Il a parfaitement sa loi :
Si tu n'es digne que je t'aime
Je me fiche pas mal de toi.
Bonsoir ». Ainsi parla ma fée
Qui parle... presque avec ta voix ;
Puis je la vis, d'aube coiffée,
Reprendre le chemin des bois.
Son conseil est bon ; qu'il se perde,
Saint Antoine, on peut vous prier ;
Mais partir !... au **** et puis, merde !
Je ne veux pas me marier.
435
C'est une laide de Boucher
Sans poudre dans sa chevelure
Follement blonde et d'une allure
Vénuste à tous nous débaucher.
Mais je la crois mienne entre tous,
Cette crinière tant baisée,
Cette cascatelle embrasée
Qui m'allume par tous les bouts.
Elle est à moi bien plus encor
Comme une flamboyante enceinte
Aux entours de la porte sainte,
L'alme, la dive toison d'or !
Et qui pourrait dire ce corps
Sinon moi, son chantre et son prêtre,
Et son esclave humble et son maître
Qui s'en damnerait sans remords,
Son cher corps rare, harmonieux,
Suave, blanc comme une rose
Blanche, blanc de lait pur, et rose
Comme un lys sous de pourpres cieux ?
Cuisses belles, seins redressants,
Le dos, les reins, le ventre, fête
Pour les yeux et les mains en quête
Et pour la bouche et tous les sens ?
Mignonne, allons voir si ton lit
A toujours sous le rideau rouge
L'oreiller sorcier qui tant bouge
Et les draps fous. Ô vers ton lit !
377
Va ton chemin sans plus t'inquiéter !
La route est droite et tu n'as qu'à monter,
Portant d'ailleurs le seul trésor qui vaille,
Et l'arme unique au cas d'une bataille,
La pauvreté d'esprit et Dieu pour toi.
Surtout il faut garder toute espérance.
Qu'importe un peu de nuit et de souffrance ?
La route est bonne et la mort est au bout.
Oui, garde toute espérance surtout.
La mort là-bas te dresse un lit de joie.
Et fais-toi doux de toute la douceur.
La vie est laide, encore c'est ta soeur.
Simple, gravis la côte et même chante,
Pour écarter la prudence méchante
Dont la voix basse est pour tenter ta foi.
Simple comme un enfant, gravis la côte,
Humble comme un pécheur qui hait la faute,
Chante, et même sois *** pour défier
L'ennui que l'ennemi peut t'envoyer
Afin que tu t'endormes sur la voie.
Ris du vieux piège et du vieux séducteur,
Puisque la Paix est là, sur la hauteur,
Qui luit parmi des fanfares de gloire.
Monte, ravi, dans la nuit blanche et noire.
Déjà l'Ange Gardien étend sur toi
Joyeusement des ailes de victoire.
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