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"brus" poems
mine øjne klistrer på himlen udenfor vinduet der er ikke en afskygning af blå eller gul jo længere jeg kigger går det op for mig at farven er grumset som rester af kaffe i morgenens krus det er nuancen 45 på farvepaletten den matcher ikke de falske roser i min vindueskarm de er cremefarvet på den uægte måde alt imens de andre attenårige drikker lattes med mønstre i køber bobler og brus og danser i høje hæle, mens de kommunikerer hvert sekund så så, sidder jeg blandt lilla blomster på mit sengebetræk og skriver ord i rækkefølge, ser på himlens ene farve jeg er ikke iblandt andre
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Feb 28, 2015
Feb 28, 2015 at 6:31 AM UTC
ikke iblandt andre
Que j'aime les héros dont je conte l'histoire ! Et qu'à m'occuper d'eux je trouve de douceur ! J'ignore s'ils pourront m'acquérir de la gloire ; Mais je sais qu'ils font mon bonheur. Avec les animaux je veux passer ma vie ; Ils sont si bonne compagnie ! Je conviens cependant, et c'est avec douleur, Que tous n'ont pas le même cœur. Plusieurs que l'on connaît, sans qu'ici je les nomme, De nos vices ont bonne part : Mais je les trouve encor moins dangereux que l'homme ; Et fripon pour fripon je préfère un renard. C'est ainsi que pensait un sage, Un bon fermier de mon pays. Depuis quatre-vingts ans, de tout le voisinage On venait écouter et suivre ses avis. Chaque mot qu'il disait était une sentence. Son exemple surtout aidait son éloquence ; Et lorsqu'environné de ses quarante enfants, Fils, petits-fils, brus, gendres, filles, Il jugeait les procès ou réglait les familles, Nul n'eût osé mentir devant ses cheveux blancs. Je me souviens qu'un jour dans son champêtre asile Il vint un savant de la ville Qui dit au bon vieillard : mon père, enseignez-moi Dans quel auteur, dans quel ouvrage, Vous apprîtes l'art d'être sage. Chez quelle nation, à la cour de quel roi, Avez-vous été, comme Ulysse, Prendre des leçons de justice ? Suivez-vous de Zénon la rigoureuse loi ? Avez-vous embrassé la secte d'Épicure, Celle de Pythagore ou du divin Platon ? De tous ces messieurs-là je ne sais pas le nom, Répondit le vieillard : mon livre est la nature ; Et mon unique précepteur, C'est mon cœur. Je vois les animaux, j'y trouve le modèle Des vertus que je dois chérir : La colombe m'apprit à devenir fidèle ; En voyant la fourmi j'amassai pour jouir ; Mes bœufs m'enseignent la constance, Mes brebis la douceur, mes chiens la vigilance ; Et si j'avais besoin d'avis Pour aimer mes filles, mes fils, La poule et ses poussins me serviraient d'exemple. Ainsi dans l'univers tout ce que je contemple M'avertit d'un devoir qu'il m'est doux de remplir. Je fais souvent du bien pour avoir du plaisir, J'aime et je suis aimé, mon âme est tendre et pure, Et toujours selon ma mesure Ma raison sait régler mes vœux : J'observe et je suis la nature, C'est mon secret pour être heureux.
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Le savant et le fermier
Que j'aime les héros dont je conte l'histoire ! Et qu'à m'occuper d'eux je trouve de douceur ! J'ignore s'ils pourront m'acquérir de la gloire ; Mais je sais qu'ils font mon bonheur. Avec les animaux je veux passer ma vie ; Ils sont si bonne compagnie ! Je conviens cependant, et c'est avec douleur, Que tous n'ont pas le même cœur. Plusieurs que l'on connaît, sans qu'ici je les nomme, De nos vices ont bonne part : Mais je les trouve encor moins dangereux que l'homme ; Et fripon pour fripon je préfère un renard. C'est ainsi que pensait un sage, Un bon fermier de mon pays. Depuis quatre-vingts ans, de tout le voisinage On venait écouter et suivre ses avis. Chaque mot qu'il disait était une sentence. Son exemple surtout aidait son éloquence ; Et lorsqu'environné de ses quarante enfants, Fils, petits-fils, brus, gendres, filles, Il jugeait les procès ou réglait les familles, Nul n'eût osé mentir devant ses cheveux blancs. Je me souviens qu'un jour dans son champêtre asile Il vint un savant de la ville Qui dit au bon vieillard : mon père, enseignez-moi Dans quel auteur, dans quel ouvrage, Vous apprîtes l'art d'être sage. Chez quelle nation, à la cour de quel roi, Avez-vous été, comme Ulysse, Prendre des leçons de justice ? Suivez-vous de Zénon la rigoureuse loi ? Avez-vous embrassé la secte d'Épicure, Celle de Pythagore ou du divin Platon ? De tous ces messieurs-là je ne sais pas le nom, Répondit le vieillard : mon livre est la nature ; Et mon unique précepteur, C'est mon cœur. Je vois les animaux, j'y trouve le modèle Des vertus que je dois chérir : La colombe m'apprit à devenir fidèle ; En voyant la fourmi j'amassai pour jouir ; Mes bœufs m'enseignent la constance, Mes brebis la douceur, mes chiens la vigilance ; Et si j'avais besoin d'avis Pour aimer mes filles, mes fils, La poule et ses poussins me serviraient d'exemple. Ainsi dans l'univers tout ce que je contemple M'avertit d'un devoir qu'il m'est doux de remplir. Je fais souvent du bien pour avoir du plaisir, J'aime et je suis aimé, mon âme est tendre et pure, Et toujours selon ma mesure Ma raison sait régler mes vœux : J'observe et je suis la nature, C'est mon secret pour être heureux.
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Far, far away Deep in the woods Filled with thick trees and tall grass Lived a man named ‘Saga’ Short and stout Noisy and loud He lived alone Screaming at the air, talking to the rain Saga lived in a cave Posing to be brave But, afraid of the loneliness How naïve! Living in the wild Far away from his tribe Alone through the woods he steered Saga was afeard He missed his wife His old, happy life And cursed the dusk When he lost his way, following the musk He cursed his daughter, Hilde Deeming her the reason he was lost in wild ‘Why did you have to be so obstinate?’ ‘Spoilt as hell, brat, ****** arrogant” Mumbling under his breath He was lost in his wrath Crossing the same eerie desire trail With misty fog and traces of hail “What a horrifying path to take Death be waiting for all treading this way” Shivering and afeard He walked rapidly till that path disappeared Days passed and nights went by He lay on the grass Watching the drifting sky Change its color from blue to brass The trees rustled and wind blew As the storm brewed Sky thundered, rivers creaked Saga listened to the forest screak. “Hellish! I am lost in these labyrinthine woods With cimmerian paths and Styngian brooks” He started towards his aphotic cave “Someone come for me and save!” The forest grew murkier and dark Deafening sounds of storm, hark! A whip just cracked Echoing the sound of a thousand claps. Saga fastened his pace In terror and haste Mud laved his feet As if mocking Saga’s hysterical retreat. “Oh! Get out of my way you muck” As he fell on his face – Shmck! Thud! flumb! squelch! splosh! deign! He flushed through the water of rain. For hours he struggled against the gush Louder and louder grew brus With each passing minute, the storm soared The forest rumbled and sky roared. Saga brawled and bawled As if trying to silence the stormy howl. Alas! all his attempts failed Unconscious soon, he sailed Where to? He would never know For the forest had already beseeched his breath Saga swam through the wild flow Into the comfortable arms of Death.
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Jun 9, 2018
Jun 9, 2018 at 6:59 AM UTC
Vadon
Far, far away Deep in the woods Filled with thick trees and tall grass Lived a man named ‘Saga’ Short and stout Noisy and loud He lived alone Screaming at the air, talking to the rain Saga lived in a cave Posing to be brave But, afraid of the loneliness How naïve! Living in the wild Far away from his tribe Alone through the woods he steered Saga was afeard He missed his wife His old, happy life And cursed the dusk When he lost his way, following the musk He cursed his daughter, Hilde Deeming her the reason he was lost in wild ‘Why did you have to be so obstinate?’ ‘Spoilt as hell, brat, ****** arrogant” Mumbling under his breath He was lost in his wrath Crossing the same eerie desire trail With misty fog and traces of hail “What a horrifying path to take Death be waiting for all treading this way” Shivering and afeard He walked rapidly till that path disappeared Days passed and nights went by He lay on the grass Watching the drifting sky Change its color from blue to brass The trees rustled and wind blew As the storm brewed Sky thundered, rivers creaked Saga listened to the forest screak. “Hellish! I am lost in these labyrinthine woods With cimmerian paths and Styngian brooks” He started towards his aphotic cave “Someone come for me and save!” The forest grew murkier and dark Deafening sounds of storm, hark! A whip just cracked Echoing the sound of a thousand claps. Saga fastened his pace In terror and haste Mud laved his feet As if mocking Saga’s hysterical retreat. “Oh! Get out of my way you muck” As he fell on his face – Shmck! Thud! flumb! squelch! splosh! deign! He flushed through the water of rain. For hours he struggled against the gush Louder and louder grew brus With each passing minute, the storm soared The forest rumbled and sky roared. Saga brawled and bawled As if trying to silence the stormy howl. Alas! all his attempts failed Unconscious soon, he sailed Where to? He would never know For the forest had already beseeched his breath Saga swam through the wild flow Into the comfortable arms of Death.
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