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"trouvant" poems
Lui, vivant dans un désert sentimental total, avait le teint si blafard Elle, ayant la main mise sur tant de cœurs, était au sommet de sa gloire Lui, cherchait une poignée pour remplacer celle cassée de son armoire Elle, se trouvant aussi dans les parages, se tenait en face sur le trottoir Et le destin décida de croiser leurs chemins en croisant leurs regards Lui, envoûte par ses yeux, ne savait que faire, que sentir ou que croire Elle, en mordillant sa lèvre inférieure, avait sur lui le plus total pouvoir Lui, médusé sur place, sentit ce qu'il n'a jamais senti a quiconque égard Elle, à l’âme arrogante se tourna, s'en alla sans même un petit au revoir Lui, cœur brisé regretta de s’être livré à ce jeu aux risques ostentatoires Pour dire que l'amour ,guerre ou personne ne peut jamais rien prévoir Car, le cœur a ses raisons que la raison elle même ne saurait savoir
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Jan 5, 2013
Jan 5, 2013 at 10:37 PM UTC
concours de circonstances
Parmi les vagues au milieu de l'océan, sous le ciel orageux et menaçant : je t'attends. Parmi l'immensité de l'univers, suffoquant sous les étoiles scintillantes : je t'attends. Parmi la merveilleuse nuit tombante, accompagnée d'une couleur sombrante : je t'attends. Parmi les affreusetés apparantes de cette société répugnante : je t'attends. Parmi les individus arrogants au sein de ce restaurant : je t'attends. Je t'attends à chaque instant, là où mon cœur se trouvant fort seul, te voulant pour un moment.
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Mar 17, 2018
Mar 17, 2018 at 4:04 PM UTC
Je t'attends
I. Le nez rouge, la face blême, Sur un pupitre de glaçons, L'Hiver exécute son thème Dans le quatuor des saisons. Il chante d'une voix peu sûre Des airs vieillots et chevrotants ; Son pied glacé bat la mesure Et la semelle en même temps ; Et comme Haendel, dont la perruque Perdait sa farine en tremblant, Il fait envoler de sa nuque La neige qui la poudre à blanc. II. Dans le bassin des Tuileries, Le cygne s'est pris en nageant, Et les arbres, comme aux féeries, Sont en filigrane d'argent. Les vases ont des fleurs de givre, Sous la charmille aux blancs réseaux ; Et sur la neige on voit se suivre Les pas étoilés des oiseaux. Au piédestal où, court-vêtue, Vénus coudoyait Phocion, L'Hiver a posé pour statue La Frileuse de Clodion. III. Les femmes passent sous les arbres En martre, hermine et menu-vair, Et les déesses, frileux marbres, Ont pris aussi l'habit d'hiver. La Vénus Anadyomène Est en pelisse à capuchon ; Flore, que la brise malmène, Plonge ses mains dans son manchon. Et pour la saison, les bergères De Coysevox et de Coustou, Trouvant leurs écharpes légères, Ont des boas autour du cou. IV. Sur la mode Parisienne Le Nord pose ses manteaux lourds, Comme sur une Athénienne Un Scythe étendrait sa peau d'ours. Partout se mélange aux parures Dont Palmyre habille l'Hiver, Le faste russe des fourrures Que parfume le vétyver. Et le Plaisir rit dans l'alcôve Quand, au milieu des Amours nus, Des poils roux d'une bête fauve Sort le torse blanc de Vénus. V. Sous le voile qui vous protège, Défiant les regards jaloux, Si vous sortez par cette neige, Redoutez vos pieds andalous ; La neige saisit comme un moule L'empreinte de ce pied mignon Qui, sur le tapis blanc qu'il foule, Signe, à chaque pas, votre nom. Ainsi guidé, l'époux morose Peut parvenir au nid caché Où, de froid la joue encor rose, A l'Amour s'enlace Psyché.
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Fantaisies d'hiver
I. Le nez rouge, la face blême, Sur un pupitre de glaçons, L'Hiver exécute son thème Dans le quatuor des saisons. Il chante d'une voix peu sûre Des airs vieillots et chevrotants ; Son pied glacé bat la mesure Et la semelle en même temps ; Et comme Haendel, dont la perruque Perdait sa farine en tremblant, Il fait envoler de sa nuque La neige qui la poudre à blanc. II. Dans le bassin des Tuileries, Le cygne s'est pris en nageant, Et les arbres, comme aux féeries, Sont en filigrane d'argent. Les vases ont des fleurs de givre, Sous la charmille aux blancs réseaux ; Et sur la neige on voit se suivre Les pas étoilés des oiseaux. Au piédestal où, court-vêtue, Vénus coudoyait Phocion, L'Hiver a posé pour statue La Frileuse de Clodion. III. Les femmes passent sous les arbres En martre, hermine et menu-vair, Et les déesses, frileux marbres, Ont pris aussi l'habit d'hiver. La Vénus Anadyomène Est en pelisse à capuchon ; Flore, que la brise malmène, Plonge ses mains dans son manchon. Et pour la saison, les bergères De Coysevox et de Coustou, Trouvant leurs écharpes légères, Ont des boas autour du cou. IV. Sur la mode Parisienne Le Nord pose ses manteaux lourds, Comme sur une Athénienne Un Scythe étendrait sa peau d'ours. Partout se mélange aux parures Dont Palmyre habille l'Hiver, Le faste russe des fourrures Que parfume le vétyver. Et le Plaisir rit dans l'alcôve Quand, au milieu des Amours nus, Des poils roux d'une bête fauve Sort le torse blanc de Vénus. V. Sous le voile qui vous protège, Défiant les regards jaloux, Si vous sortez par cette neige, Redoutez vos pieds andalous ; La neige saisit comme un moule L'empreinte de ce pied mignon Qui, sur le tapis blanc qu'il foule, Signe, à chaque pas, votre nom. Ainsi guidé, l'époux morose Peut parvenir au nid caché Où, de froid la joue encor rose, A l'Amour s'enlace Psyché.
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Les sots sont un peuple nombreux, Trouvant toutes choses faciles : Il faut le leur passer, souvent ils sont heureux ; Grand motif de se croire habiles. Un âne, en broutant ses chardons, Regardait un pasteur jouant, sous le feuillage, D'une flûte dont les doux sons Attiraient et charmaient les bergers du bocage. Cet âne mécontent disait : ce monde est fou ! Les voilà tous, bouche béante, Admirant un grand sot qui sue et se tourmente À souffler dans un petit trou. C'est par de tels efforts qu'on parvient à leur plaire, Tandis que moi... suffit... allons-nous-en d'ici, Car je me sens trop en colère. Notre âne, en raisonnant ainsi, Avance quelques pas, lorsque sur la fougère Une flûte oubliée en ces champêtres lieux Par quelque pasteur amoureux Se trouve sous ses pieds. Notre âne se redresse, Sur elle de côté fixe ses deux gros yeux ; Une oreille en avant, lentement il se baisse, Applique son naseau sur le pauvre instrument, Et souffle tant qu'il peut. ô hasard incroyable ! Il en sort un son agréable. L'âne se croit un grand talent, Et tout joyeux s'écrie en faisant la culbute : Eh ! Je joue aussi de la flûte !
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L'âne et la flûte
quand sera la prochaine fois? une lumière aveugle montre mon chemin. / venu de **** mes semblants, trouvant la misère qu'ils se sont enfuis. touche pas à mon pote!
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May 15, 2015
May 15, 2015 at 1:45 PM UTC
deux poèmes ou peut-être un
La vindicte bourgeoise assassinait mon nom Chinoisement, à coups d'épingle, quelle affaire ! Et la tempête allait plus âpre dans mon verre. D'ailleurs du seul grief, Dieu bravé, pas un non, Pas un oui, pas un mot ! L'Opinion sévère Mais juste s'en moquait autant qu'une guenon De noix vides. Ce bœuf bavant sur son fanon, Le Public, mâchonnait ma gloire... encore à faire. L'heure était tentatrice, et plusieurs d'entre ceux Qui m'aimaient, en dépit de Prudhomme complice, Tournèrent carrément, furent de mon supplice, Ou se turent, la Peur les trouvant paresseux. Mais vous, du premier jour vous fûtes simple, brave, Fidèle : et dans un cœur bien fait cela se grave.
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À Émile Blémont
En trouvant plus ou moins l’art de quelqu’un il se demande “Qui l’a écrit ?”. Non, non, non ! Il devrait se demander et se préciser „Qui l’a créé ?” car quiconque a pu le transférer seulement en lettres et l’y mettre, mais seulement le créateur, la mère, a pu lui baiser avec son âme et esprit en lui donnant ainsi la Vie
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Jun 14, 2020
Jun 14, 2020 at 8:24 PM UTC
Gioielli di Giornale #10
Douze longs ans ont lui depuis les jours si courts Où le même devoir nous tenait côte à côte ! Hélas ! les passions dont mon cœur s'est fait l'hôte Furieux ont troublé ma paix de ces bons jours ; Et j'ai couru bien **** de nos calmes séjours Au pourchas du Bonheur, ne trouvant que la Faute ; Le vaste monde autour de ma fuite trop haute Fondait en vains aspects, ronflait en vains discours... - L'Orgueil, fol hippogriffe, a replié ses ailes ; Un cœur nouveau fleurit au feu des humbles zèles Dans mon sein visité par la foudre de Dieu. Mais l'antique amitié, simple, joyeuse, exacte, Pendant tout mon désastre, à toute heure, en tout lieu, - J'en suis fier, mon Valade, - entre nous tint ce pacte.
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À Léon Valade