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"ressort" poems
Sonnet. Comme d'un cercueil vert en fer blanc, une tête De femme à cheveux bruns fortement pommadés D'une vieille baignoire émerge, lente et bête, Avec des déficits assez mal ravaudés ; Puis le col gras et gris, les larges omoplates Qui saillent ; le dos court qui rentre et qui ressort ; Puis les rondeurs des reins semblent prendre l'essor ; La graisse sous la peau paraît en feuilles plates ; L'échine est un peu rouge, et le tout sent un goût Horrible étrangement ; on remarque surtout Des singularités qu'il faut voir à la loupe... Les reins portent deux mots gravés : Clara Venus ; - Et tout ce corps remue et tend sa large croupe Belle hideusement d'un ulcère à l'anus.
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Vénus Anadyomène
Les notes qui sortent du violoncelle dansent le premier prélude de J.S. Bach L'hésitation de tes mains Le scintillement de tes yeux Le chevrotement de tes lèvres Le ressort de ton coeur Tu as lu jusqu'à la page quarante-quatre Il y en a ancore beaucoup d'autres  à lire La joie, pour moi, d'apercevoir quelque mot étendu entre les pages de ton livre
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Feb 27, 2015
Feb 27, 2015 at 1:38 AM UTC
Tes mots
J'ai rêvé de toi cette nuit : Tu te pâmais en mille poses Et roucoulais des tas de choses... Et moi, comme on savoure un fruit, Je te baisais à bouche pleine Un peu partout, mont, val ou plaine. J'étais d'une élasticité, D'un ressort vraiment admirable : Tudieu, quelle haleine et quel rable ! Et toi, chère, de ton côté, Quel rable, quelle haleine, quelle Élasticité de gazelle... Au réveil ce fut, dans tes bras, Mais plus aiguë et plus parfaite, Exactement la même fête !
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J'ai rêvé de toi cette nuit
Deux fois je regarde ma montre, Et deux fois à mes yeux distraits L'aiguille au même endroit se montre ; Il est une heure... une heure après. La figure de la pendule En rit dans le salon voisin, Et le timbre d'argent module Deux coups vibrant comme un tocsin. Le cadran solaire me raille En m'indiquant, de son long doigt, Le chemin que sur la muraille A fait son ombre qui s'accroît. Le clocher avec ironie Dit le vrai chiffre et le beffroi, Reprenant la note finie, A l'air de se moquer de moi. Tiens ! la petite bête est morte. Je n'ai pas mis hier encor, Tant ma rêverie était forte, Au trou de rubis la clef d'or ! Et je ne vois plus, dans sa boîte, Le fin ressort du balancier Aller, venir, à gauche, à droite, Ainsi qu'un papillon d'acier. C'est bien de moi ! Quand je chevauche L'Hippogriffe, au pays du Bleu, Mon corps sans âme se débauche, Et s'en va comme il plaît à Dieu ! L'éternité poursuit son cercle Autour de ce cadran muet, Et le temps, l'oreille au couvercle, Cherche ce coeur qui remuait ; Ce coeur que l'enfant croit en vie, Et dont chaque pulsation Dans notre poitrine est suivie D'une égale vibration, Il ne bat plus, mais son grand frère Toujours palpite à mon côté. - Celui que rien ne peut distraire, Quand je dormais, l'a remonté !
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La montre
La vie la souffrance Ou alors l'école de souffrance Pourquoi conclure si vite ? Es qu'on souffre tous Où conclut-on parce qu'on parle de la Majorité ? Pour dire vrai La souffrance est un plat bien accompagné. Bien qu'amère au goût de terre Elle est bien accompagnée si on considère qu ce n'est pas le dernier plat que la vie nous servira. Il est bien de préciser. Pas besoin de m'exorciser.  Je ne m'apitoie pas sur mon sort.                         J'aime mon sort. C'est mon ressort pour demain. Si elle s'est jumelé à mon futur Je m'en éloignerai, en traversant un pont. Pour arrivée à mon futur à moi Pont qui se détruira après moi
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Aug 30, 2021
Aug 30, 2021 at 9:41 AM UTC
La Vie La Souffrance