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"faibles" poems
Hello there, Let me introduce myself. My name is Punching Bag. It doesn't matter how long you neglect me, Because, when you need a scape goat, I'm just as tough as the day you first met me. Hit me all you like, I'll barely budge. And no matter how hard you throw that punch, I'll only move closer to you. Not once will I ever swing back. You'll find those more well-aquainted with me sometimes call me, Used Tissue. When things get a little too messy, I'm the reliable one who cleans you up. Get sick, I'll take care of you. A broken heart? I'll dry your tears. I'll fix your make-up. Then, when the exitement is over, Just toss me out. I won't mind. As you spend more time with me, I'm sure you'll learn to refer to me as: Closet, or even Mirror. A part of the furniture you're used to having around But even whenyou get bored with the look, You don't throw me out. I'm a place to point ot your insecurities, Then hang them up along side your skeletons, locked inside me. Then, seeing yourself as better than you are, Go on with your day. Go ahead and stick a lable on me reading Story Book, Even though I'm still fairly empty of fairytales inside. I won't even read into your faibles; There's nothing more exciting than a history that never really happened, right? Make up what you think might be fun to tell before passing me to someone else, To read and add on more. But, now that you've gotten to know me better, why don't you call me Staircase? I let people walk on me, walk all over me 'til they reach the top. I'll have to warn you about this though. I'm not made of marble, stone or brick. I'm made of wood that's been warn away by heavy boots So, each step is a little less thick. One of my dusty, rotten boards might give way and you might fall. Please, don't blame me. Even with all my identities, I can't change what I am. As har as I try, I'm still only human.
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Apr 17, 2012
Apr 17, 2012 at 7:43 PM UTC
Alias
Hello there, Let me introduce myself. My name is Punching Bag. It doesn't matter how long you neglect me, Because, when you need a scape goat, I'm just as tough as the day you first met me. Hit me all you like, I'll barely budge. And no matter how hard you throw that punch, I'll only move closer to you. Not once will I ever swing back. You'll find those more well-aquainted with me sometimes call me, Used Tissue. When things get a little too messy, I'm the reliable one who cleans you up. Get sick, I'll take care of you. A broken heart? I'll dry your tears. I'll fix your make-up. Then, when the exitement is over, Just toss me out. I won't mind. As you spend more time with me, I'm sure you'll learn to refer to me as: Closet, or even Mirror. A part of the furniture you're used to having around But even whenyou get bored with the look, You don't throw me out. I'm a place to point ot your insecurities, Then hang them up along side your skeletons, locked inside me. Then, seeing yourself as better than you are, Go on with your day. Go ahead and stick a lable on me reading Story Book, Even though I'm still fairly empty of fairytales inside. I won't even read into your faibles; There's nothing more exciting than a history that never really happened, right? Make up what you think might be fun to tell before passing me to someone else, To read and add on more. But, now that you've gotten to know me better, why don't you call me Staircase? I let people walk on me, walk all over me 'til they reach the top. I'll have to warn you about this though. I'm not made of marble, stone or brick. I'm made of wood that's been warn away by heavy boots So, each step is a little less thick. One of my dusty, rotten boards might give way and you might fall. Please, don't blame me. Even with all my identities, I can't change what I am. As har as I try, I'm still only human.
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Au rendez-vous des assassins Le sang et la peinture fraîche Odeur du froid On tue au dessert Les bougies n'agiront pas assez Nous aurons évidemment besoin de nos petits outils Le chef se masque Velours des abstractions Monsieur va sans doute au bal de l'Opéra Tous les crimes se passent à La Muette Et cœtera Ils ne voient que l'argent à gagner Opossum Ma bande réunit les plus grands noms de France Bouquets de fleurs Abus de confiance J'entraîne Paris dans mon déshonneur Course Coup de Bourse La perspective réjouit le cœur des complices Machine infernale au sein d'un coquelicot Ils ne s'enrichiront plus longtemps C'est à leur tour Étoile en journal des carreaux cassés Je connais les points faibles des vilebrequins mes camarades On arrive à ses fins par la délation sans yeux Le poison Bière mousseuse Ou la trahison. Celui-ci Pâture du cheval de bois Je le livre à la police Les autres se frottent les mains Vous ne perdez rien pour attendre Il y aura des sinistres sur mer cette nuit Des attentats Des préoccupations Sur les descentes de lit la mort coule en lacs rouges Encore deux amis avant d'arriver à mon frère Il me regarde en souriant et je lui montre aussi les dents Lequel étranglera l'autre La main dans la main Tirerons-nous au sort le nom de la victime L'agression nœud coulant Celui qui parlait trépasse Le meurtrier se relève et dit Suicide Fin du monde Enroulement des drapeaux coquillages Le flot ne rend pas ses vaisseaux Secrets de goudron Torches Fruit percé de trous Sifflet de plomb Je rends le massacre inutile et renie le passé vert et blanc pour le plaisir Je mets au concours l'anarchie dans toutes les librairies et gares.
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Programme
Au rendez-vous des assassins Le sang et la peinture fraîche Odeur du froid On tue au dessert Les bougies n'agiront pas assez Nous aurons évidemment besoin de nos petits outils Le chef se masque Velours des abstractions Monsieur va sans doute au bal de l'Opéra Tous les crimes se passent à La Muette Et cœtera Ils ne voient que l'argent à gagner Opossum Ma bande réunit les plus grands noms de France Bouquets de fleurs Abus de confiance J'entraîne Paris dans mon déshonneur Course Coup de Bourse La perspective réjouit le cœur des complices Machine infernale au sein d'un coquelicot Ils ne s'enrichiront plus longtemps C'est à leur tour Étoile en journal des carreaux cassés Je connais les points faibles des vilebrequins mes camarades On arrive à ses fins par la délation sans yeux Le poison Bière mousseuse Ou la trahison. Celui-ci Pâture du cheval de bois Je le livre à la police Les autres se frottent les mains Vous ne perdez rien pour attendre Il y aura des sinistres sur mer cette nuit Des attentats Des préoccupations Sur les descentes de lit la mort coule en lacs rouges Encore deux amis avant d'arriver à mon frère Il me regarde en souriant et je lui montre aussi les dents Lequel étranglera l'autre La main dans la main Tirerons-nous au sort le nom de la victime L'agression nœud coulant Celui qui parlait trépasse Le meurtrier se relève et dit Suicide Fin du monde Enroulement des drapeaux coquillages Le flot ne rend pas ses vaisseaux Secrets de goudron Torches Fruit percé de trous Sifflet de plomb Je rends le massacre inutile et renie le passé vert et blanc pour le plaisir Je mets au concours l'anarchie dans toutes les librairies et gares.
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Dès la pointe du jour, sortant de son hameau, Colas, jeune pasteur d'un assez beau troupeau, Le conduisait au pâturage : Sur sa route il trouve un ruisseau Que, la nuit précédente, un effroyable orage Avait rendu torrent ; comment passer cette eau ? Chiens, brebis et berger, tout s'arrête au rivage. En faisant un circuit, l'on eût gagné le pont ; C'était bien le plus sûr, mais c'était le plus long ; Colas veut abréger. D'abord il considère Qu'il peut franchir cette rivière : Et comme ses béliers sont forts, Il conclut que, sans grands efforts, Le troupeau sautera. Cela dit, il s'élance ; Son chien saute après lui, béliers d'entrer en danse, A qui mieux mieux ; courage, allons ! Après les béliers, les moutons ; Tout est en l'air, tout saute, et Colas les excite En s'applaudissant du moyen. Les béliers, les moutons, sautèrent assez bien ; Mais les brebis vinrent ensuite, Les agneaux, les vieillards, les faibles, les peureux, Les mutins, corps toujours nombreux, Qui refusaient le saut ou sautaient de colère Et, soit faiblesse, soit dépit, Se laissaient choir dans la rivière. Il s'en noya le quart ; un autre quart s'enfuit, Et sous la dent du loup périt. Colas, réduit à la misère, S'aperçut, mais trop **** que pour un bon pasteur Le plus court n'est pas le meilleur.
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Le troupeau de Colas
Un amant ailé Soleil éthéré d’été Laissez-moi être ton Icare Même si je tombe sur la mer Blessez mes faibles ailes Brûlez mes yeux du cristal Pour avoir du plaisir de vous regarder Seulement une fois dans l’aube Tomber amoureux, ce n’est pas un canular Mais comment peux-je dire si vous me trompez ou pas ? Serez-vous capable de me susurrer des illusions ? Serais-je capable d’être le guignol de tes mains ? Larmes d’or Dessous kilos du sel Personne n’écoute le son des souffrances invisibles Néanmoins, comment pourrais-je demeurer dans vos oreilles ? Quand l’air, c’est l’eau Et quand mes veines ont des poissons, Toujours cannibales, En nageant dans le liquide sanglant. Serra ici le vide n’est plus un chose à craindre ? Serra l’amour qui donne l’heure obscure ? Alors, on paralysera et tombera sur un dimensionnelle lagune ? Sans savoir où ou qui je serais Malgré une existence n’est pas une réalité Sans vous, les flammes, dans mon cœur avare
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Feb 19, 2020
Feb 19, 2020 at 11:39 AM UTC
Un amant ailé
À M. l'abbé Delille. Ô toi, dont la touchante et sublime harmonie Charme toujours l'oreille en attachant le cœur, Digne rival, souvent vainqueur, Du chantre fameux d'Ausonie, Delille, ne crains rien, sur mes légers pipeaux Je ne viens point ici célébrer tes travaux, Ni dans de faibles vers parler de poésie. Je sais que l'immortalité Qui t'est déjà promise au temple de mémoire T'est moins chère que ta gaîté ; Je sais que, méritant tes succès sans y croire, Content par caractère et non par vanité, Tu te fais pardonner ta gloire À force d'amabilité : C'est ton secret, aussi je finis ce prologue. Mais du moins lis mon apologue ; Et si quelque envieux, quelque esprit de travers, Outrageant un jour tes beaux vers, Te donne assez d'humeur pour t'empêcher d'écrire, Je te demande alors de vouloir le relire. Dans une belle nuit du charmant mois de mai, Un berger contemplait, du haut d'une colline, La lune promenant sa lumière argentine Au milieu d'un ciel pur d'étoiles parsemé ; Le tilleul odorant, le lilas, l'aubépine, Au gré du doux zéphyr balançant leurs rameaux, Et les ruisseaux dans les prairies Brisant sur des rives fleuries Le cristal de leurs claires eaux. Un rossignol, dans le bocage, Mêlait ses doux accents à ce calme enchanteur ; L'écho les répétait, et notre heureux pasteur, Transporté de plaisir, écoutait son ramage. Mais tout-à-coup l'oiseau finit ses tendres sons. En vain le berger le supplie De continuer ses chansons. Non, dit le rossignol, c'en est fait pour la vie ; Je ne troublerai plus ces paisibles forêts. N'entends-tu pas dans ce marais Mille grenouilles coassantes Qui par des cris affreux insultent à mes chants ? Je cède, et reconnais que mes faibles accents Ne peuvent l'emporter sur leurs voix glapissantes. Ami, dit le berger, tu vas combler leurs vœux ; Te taire est le moyen qu'on les écoute mieux : Je ne les entends plus aussitôt que tu chantes.
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Le berger et le rossignol
À M. l'abbé Delille. Ô toi, dont la touchante et sublime harmonie Charme toujours l'oreille en attachant le cœur, Digne rival, souvent vainqueur, Du chantre fameux d'Ausonie, Delille, ne crains rien, sur mes légers pipeaux Je ne viens point ici célébrer tes travaux, Ni dans de faibles vers parler de poésie. Je sais que l'immortalité Qui t'est déjà promise au temple de mémoire T'est moins chère que ta gaîté ; Je sais que, méritant tes succès sans y croire, Content par caractère et non par vanité, Tu te fais pardonner ta gloire À force d'amabilité : C'est ton secret, aussi je finis ce prologue. Mais du moins lis mon apologue ; Et si quelque envieux, quelque esprit de travers, Outrageant un jour tes beaux vers, Te donne assez d'humeur pour t'empêcher d'écrire, Je te demande alors de vouloir le relire. Dans une belle nuit du charmant mois de mai, Un berger contemplait, du haut d'une colline, La lune promenant sa lumière argentine Au milieu d'un ciel pur d'étoiles parsemé ; Le tilleul odorant, le lilas, l'aubépine, Au gré du doux zéphyr balançant leurs rameaux, Et les ruisseaux dans les prairies Brisant sur des rives fleuries Le cristal de leurs claires eaux. Un rossignol, dans le bocage, Mêlait ses doux accents à ce calme enchanteur ; L'écho les répétait, et notre heureux pasteur, Transporté de plaisir, écoutait son ramage. Mais tout-à-coup l'oiseau finit ses tendres sons. En vain le berger le supplie De continuer ses chansons. Non, dit le rossignol, c'en est fait pour la vie ; Je ne troublerai plus ces paisibles forêts. N'entends-tu pas dans ce marais Mille grenouilles coassantes Qui par des cris affreux insultent à mes chants ? Je cède, et reconnais que mes faibles accents Ne peuvent l'emporter sur leurs voix glapissantes. Ami, dit le berger, tu vas combler leurs vœux ; Te taire est le moyen qu'on les écoute mieux : Je ne les entends plus aussitôt que tu chantes.
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(Écrit à l'âge de quatorze ans.) Après un si joyeux festin, Zélés sectateurs de Grégoire, Mes amis, si, le verre en main Nous voulons chanter, rire et boire, Pourquoi s'adresser à Bacchus ? Dans une journée aussi belle Mes amis, chantons en " chorus " À la tendresse maternelle. (Bis.) Un don pour nous si précieux, Ce doux protecteur de l'enfance, Ah ! c'est une faveur des cieux Que Dieu donna dans sa clémence. D'un bien pour l'homme si charmant Nous avons ici le modèle ; Qui ne serait reconnaissant À la tendresse maternelle ? (Bis.) Arrive-t-il quelque bonheur ? Vite, à sa mère on le raconte ; C'est dans son sein consolateur Qu'on cache ses pleurs ou sa honte. A-t-on quelques faibles succès, On ne triomphe que pour elle Et que pour répondre aux bienfaits De la tendresse maternelle. (Bis.) Ô toi, dont les soins prévoyants, Dans les sentiers de cette vie Dirigent mes pas nonchalants, Ma mère, à toi je me confie. Des écueils d'un monde trompeur Écarte ma faible nacelle. Je veux devoir tout mon bonheur À la tendresse maternelle. (Bis.)
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À ma mère
Tout là-haut, tout là-haut, **** de la route sûre, Des fermes, des vallons, par delà les coteaux, Par delà les forêts, les tapis de verdure, **** des derniers gazons foulés par les troupeaux, On rencontre un lac sombre encaissé dans l'abîme Que forment quelques pics désolés et neigeux ; L'eau, nuit et jour, y dort dans un repos sublime, Et n'interrompt jamais son silence orageux. Dans ce morne désert, à l'oreille incertaine Arrivent par moments des bruits faibles et longs, Et des échos plus morts que la cloche lointaine D'une vache qui paît aux penchants des vallons. Sur ces monts où le vent efface tout vestige, Ces glaciers pailletés qu'allume le soleil, Sur ces rochers altiers où guette le vertige, Dans ce lac où le soir mire son teint vermeil, Sous mes pieds, sur ma tête et partout, le silence, Le silence qui fait qu'on voudrait se sauver, Le silence éternel et la montagne immense, Car l'air est immobile et tout semble rêver. On dirait que le ciel, en cette solitude, Se contemple dans l'onde, et que ces monts, là-bas, Écoutent, recueillis, dans leur grave attitude, Un mystère divin que l'homme n'entend pas. Et lorsque par hasard une nuée errante Assombrit dans son vol le lac silencieux, On croirait voir la robe ou l'ombre transparente D'un esprit qui voyage et passe dans les cieux.
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Incompatibilité
Tu ne dois pas chercher le pouvoir, tu dois faire Ton œuvre ailleurs ; tu dois, esprit d'une autre sphère, Devant l'occasion reculer chastement. De la pensée en deuil doux et sévère amant, Compris ou dédaigné des hommes, tu dois être Pâtre pour les garder et pour les bénir prêtre. Lorsque les citoyens, par la misère aigris, Fils de la même France et du même Paris, S'égorgent ; quand, sinistre, et soudain apparue, La morne barricade au coin de chaque rue Monte et ***** la mort de partout à la fois, Tu dois y courir seul et désarmé ; tu dois Dans cette guerre impie, abominable, infâme, Présenter ta poitrine et répandre ton âme, Parler, prier, sauver les faibles et les forts, Sourire à la mitraille et pleurer sur les morts ; Puis remonter tranquille à ta place isolée, Et là, défendre, au sein de l'ardente assemblée, Et ceux qu'on veut proscrire et ceux qu'on croit juger, Renverser l'échafaud, servir et protéger L'ordre et la paix, qu'ébranle un parti téméraire, Nos soldats trop aisés à tromper, et ton frère, Le pauvre homme du peuple aux cabanons jeté, Et les lois, et la triste et fière liberté ; Consoler dans ces jours d'anxiété funeste, L'art divin qui frissonne et pleure, et pour le reste Attendre le moment suprême et décisif. Ton rôle est d'avertir et de rester pensif. Le 27 novembre 1848.
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Ce que le poète se disait en 1848
VI. Comme une aumône, enfant, donne donc ta prière À ton père, à ta mère, aux pères de ton père ; Donne au riche à qui Dieu refuse le bonheur, Donne au pauvre, à la veuve, au crime, au vice immonde. Fais en priant le tour des misères du monde ; Donne à tous ! donne aux morts ! - Enfin donne au Seigneur ! " Quoi ! murmure ta voix qui veut parler et n'ose. Au Seigneur, au Très-Haut manque-t-il quelque chose ? Il est le saint des saints, il est le roi des rois ! Il se fait des soleils un cortège suprême ! Il fait baisser la voix à l'océan lui-même ! Il est seul ! Il est tout ! à jamais ! à la fois ! " Enfant, quand tout le jour vous avez en famille, Tes deux frères et toi, joué sous la charmille, Le soir vous êtes las, vos membres sont pliés, Il vous faut un lait pur et quelques noix frugales, Et, baisant tour à tour vos têtes inégales, Votre mère à genoux lave vos faibles pieds. Eh bien ! il est quelqu'un dans ce monde où nous sommes Qui tout le jour aussi marche parmi les hommes, Servant et consolant, à toute heure, en tout lieu, Un bon pasteur qui suite sa brebis égarée, Un pèlerin qui va de contrée en contrée. Ce passant, ce pasteur, ce pèlerin, c'est Dieu ! Le soir il est bien las ! il faut, pour qu'il sourie, Une âme qui le serve, un enfant qui le prie, Un peu d'amour ! Ô toi, qui ne sais pas tromper, Porte-lui ton coeur plein d'innocence et d'extase, Tremblante et l'oeil baissé, comme un précieux vase Dont on craint de laisser une goutte échapper ! Porte-lui ta prière ! et quand, à quelque flamme Qui d'une chaleur douce emplira ta jeune âme, Tu verras qu'il est proche, alors, ô mon bonheur, Ô mon enfant ! sans craindre affront ni raillerie, Verse, comme autrefois Marthe, soeur de Marie, Verse tout ton parfum sur les pieds du Seigneur ! Mai 1830.
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La prière pour tous (VI)
VI. Comme une aumône, enfant, donne donc ta prière À ton père, à ta mère, aux pères de ton père ; Donne au riche à qui Dieu refuse le bonheur, Donne au pauvre, à la veuve, au crime, au vice immonde. Fais en priant le tour des misères du monde ; Donne à tous ! donne aux morts ! - Enfin donne au Seigneur ! " Quoi ! murmure ta voix qui veut parler et n'ose. Au Seigneur, au Très-Haut manque-t-il quelque chose ? Il est le saint des saints, il est le roi des rois ! Il se fait des soleils un cortège suprême ! Il fait baisser la voix à l'océan lui-même ! Il est seul ! Il est tout ! à jamais ! à la fois ! " Enfant, quand tout le jour vous avez en famille, Tes deux frères et toi, joué sous la charmille, Le soir vous êtes las, vos membres sont pliés, Il vous faut un lait pur et quelques noix frugales, Et, baisant tour à tour vos têtes inégales, Votre mère à genoux lave vos faibles pieds. Eh bien ! il est quelqu'un dans ce monde où nous sommes Qui tout le jour aussi marche parmi les hommes, Servant et consolant, à toute heure, en tout lieu, Un bon pasteur qui suite sa brebis égarée, Un pèlerin qui va de contrée en contrée. Ce passant, ce pasteur, ce pèlerin, c'est Dieu ! Le soir il est bien las ! il faut, pour qu'il sourie, Une âme qui le serve, un enfant qui le prie, Un peu d'amour ! Ô toi, qui ne sais pas tromper, Porte-lui ton coeur plein d'innocence et d'extase, Tremblante et l'oeil baissé, comme un précieux vase Dont on craint de laisser une goutte échapper ! Porte-lui ta prière ! et quand, à quelque flamme Qui d'une chaleur douce emplira ta jeune âme, Tu verras qu'il est proche, alors, ô mon bonheur, Ô mon enfant ! sans craindre affront ni raillerie, Verse, comme autrefois Marthe, soeur de Marie, Verse tout ton parfum sur les pieds du Seigneur ! Mai 1830.
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