"clou" poems
Toutes les histoires sont comme un miroir,
Deux faces, deux versions, deux reflets.
Pourtant le notre ne me montre que ce que je veux voir,
Au secours, j'ai besoin d'aide, notre miroir est brisé.
Cette nuit j'ai dessiné ton visage sur mes rêves, à la craie
Ce matin ta peau était encore collée à ma joue
J'ai essayé de t'arracher, mais tu étais enfoncée comme un clou,
Au secours, j'ai besoin d'aide, je n'arrive pas à t'effacer.
Tu restes là sans être présente,
Ta voix me répète encore que "j'ai dû me tromper"
J'avoue avoir eu tort de penser que tu m'avais laissée
Au secours, j'ai besoin d'aide, ton fantôme me hante.
Mon étoile brille encore moins que tes émeraudes
Nos erreurs m'agressent, comme nos insultes en écho
Ce n'était pas prévu que tout se termine dans un tel chaos
Au secours, j'ai besoin d'aide pour réparer ce désordre.
J'ai lutté de toutes mes forces pour te chasser de mon esprit,
Mais tu reviens à la charge, le soir juste avant de dormir
Toute seule avec ta voix qui me guide pour écrire,
Au secours, j'ai besoin d'aide, tu me fais sombrer dans la folie.
Aujourd'hui j'ai tellement peur que tu ne veuilles plus que je revienne,
Et je ne suis même pas sûre de le vouloir moi-même
Je me fais encore du mal, mais on récolte ce que l'on sème
Au secours, j'ai besoin d'aide, je voulais juste que tu me retiennes.
Ton ombre me suit partout en chantant Clementine,
Mais il n'y a plus d'éveil aux émeraudes depuis longtemps
Le silence me rend muette, je ne respire plus comme avant
J'ai dérivé ; au secours, j'ai besoin d'Aide..line.
Aug 26, 2016
Aug 26, 2016 at 3:56 PM UTC
Quenouille, de Pallas la compagne et l'amie,
Cher présent que je porte à ma chère Marie,
Afin de soulager l'ennui qu'elle a de moi,
Disant quelque chanson en filant dessur toi,
Faisant pirouetter, à son huys amusée,
Tout le jour son rouet et sa grosse fusée.
Quenouille, je te mène où je suis arrêté,
Je voudrais racheter par toi ma liberté.
Tu ne viendras és mains d'une mignonne oisive,
Qui ne fait qu'attifer sa perruque lascive.
Et qui perd tout son temps à mirer et farder
Sa face, à celle fin qu'en l'aille regarder ;
Mais bien entre les mains d'une dispote fille,
Qui dévide, qui coud, qui ménage et qui file
Avecque ses deux sœurs pour tromper ses ennuis,
L'hiver devant le feu, l'été devant son huis.
Aussi je ne voudrais que toi, Quenouille, faite
En notre Vendomois (eu le peuple regrette
Le jour qui passe en vain) allasses en Anjou
Pour demeurer oisive et te rouiller au clou.
Je te puis assurer que sa main délicate
Filera doucement quelque drap d'escarlate,
Qui si fin et si doux en sa laine sera,
Que pour un jour de fête un roi le vêtira.
Suis-moi donc, tu seras la plus que bienvenue,
Quenouille, des deux bouts et greslette et menue
Un peu grosse au milieu où la filasse tient,
Etreinte d'un ruban qui de Montoire vient,
Aime-laine, aime-fil, aime-estaim maisonière,
Longue, palladienne, enflée, chansonnière ;
Suis-moi, laisse Cousture, et allons à Bourgueil,
Où, Quenouille, on te doit recevoir d'un bon œil :
Car le petit présent qu'un loyal ami donne,
Passe des puissants rois le sceptre et la couronne.
778
beautiful beast,
i can't let you free;
I have to keep you
leashed to my brain.
it's not a good idea
for you to be running loose.
you would be perceived
as dangerous.
"hide your children. hide!"
don't struggle
against the choke collar.
you won't starve.
you won't starve.
you won't starve.
everything i want to say gets l ost in the fray.
don't struggle
against the choke c ollar.
because it's choking me.
stay clos e by, keep me company.
there Is plenty of food out there.
there is plenty of fo od.
there is plenty of fooD somewhere.
i t hi nk
you're too scary to catch your quarry.
i have to ke ep you here. leashed.
all you want is out of reach anyway, mutt.
in the trees, in the clou ds
on the map, in my hea d
in bits of pap er, in bites of met alloids.
don't struggle you keep me alive.
against th e choke co llar.
y ou won't st arve.
just feed on me.
j ust feed on m
e ju st
fE edo nme. b ea
uti f u l b ea
be st.
a
u
ti
ful
be
a
****
Oct 24, 2014
Oct 24, 2014 at 7:30 PM UTC
GASTIBELZA, l'homme à la carabine,
Chantait ainsi :
« Quelqu'un a-t-il connu doña Sabine ?
Quelqu'un d'ici ?
Dansez, chantez, villageois ! la nuit gagne
Le mont Falù (*).
- Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou !
« Quelqu'un de vous a-t-il connu Sabine,
Ma señora ?
Sa mère était la vieille maugrabine
D'Antequera,
Qui chaque nuit criait dans la Tour-Magne
Comme un hibou... -
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou !
« Dansez, chantez ! Des biens que l'heure envoie
Il faut user.
Elle était jeune et son œil plein de joie
Faisait penser. -
A ce vieillard qu'un enfant accompagne
Jetez un sou ! ... -
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou.
« Vraiment, la reine eût près d'elle été laide
Quand, vers le soir,
Elle passait sur le pont de Tolède
En corset noir.
Un chapelet du temps de Charlemagne
Ornait son cou... -
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou.
« Le roi disait en la voyant si belle
A son neveu :
- Pour un baiser, pour un sourire d'elle,
Pour un cheveu,
Infant don Ruy, je donnerais l'Espagne
Et le Pérou ! -
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou.
« Je ne sais pas si j'aimais cette dame,
Mais je sais bien
Que pour avoir un regard de son âme,
Moi, pauvre chien,
J'aurais gaîment passé dix ans au bagne
Sous le verrou... -
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou.
« Un jour d'été que tout était lumière,
Vie et douceur,
Elle s'en vint jouer dans la rivière
Avec sa sœur,
Je vis le pied de sa jeune compagne
Et son genou... -
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou.
« Quand je voyais cette enfant, moi le pâtre
De ce canton,
Je croyais voir la belle Cléopâtre,
Qui, nous dit-on,
Menait César, empereur d'Allemagne,
Par le licou... -
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou.
« Dansez, chantez, villageois, la nuit tombe !
Sabine, un jour,
A tout vendu, sa beauté de colombe,
Et son amour,
Pour l'anneau d'or du comte de Saldagne,
Pour un bijou... -
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou.
« Sur ce vieux banc souffrez que je m'appuie,
Car je suis las.
Avec ce comte elle s'est donc enfuie !
Enfuie, hélas !
Par le chemin qui va vers la Cerdagne,
Je ne sais où... -
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou.
« Je la voyais passer de ma demeure,
Et c'était tout.
Mais à présent je m'ennuie à toute heure,
Plein de dégoût,
Rêveur oisif, l'âme dans la campagne,
La dague au clou... -
Le vent qui vient à travers la montagne
M'a rendu fou ! »
Le 14 mars 1837.
* Le mont Falù : Prononcer mont Falou.
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So many a time,
that (I)'ve asked
a damaged little bird
to fix its own wings.
I (l)end out a helping hand,
when it said it couldn't do so
Then I said, "Go and fly with your new wings."
It thanked then left,
I found new bliss to see the little bird
soaring high ab(ove) the clou(d)s.
I knew that it'll be better even
witho(u)t me
j.m
Sep 28, 2013
Sep 28, 2013 at 8:09 AM UTC
Enfant aux airs d'impératrice,
Colombe aux regards de faucon,
Tu me hais, mais c'est mon caprice,
De me planter sous ton balcon.
Là, je veux, le pied sur la borne,
Pinçant les nerfs, tapant le bois,
Faire luire à ton carreau morne
Ta lampe et ton front à la fois.
Je défends à toute guitare
De bourdonner aux alentours.
Ta rue est à moi : - je la barre
Pour y chanter seul mes amours,
Et je coupe les deux oreilles
Au premier racleur de jambon
Qui devant la chambre où tu veilles
Braille un couplet mauvais ou bon.
Dans sa gaine mon couteau bouge ;
Allons, qui veut de l'incarnat ?
A son jabot qui veut du rouge
Pour faire un bouton de grenat ?
Le sang dans les veines s'ennuie,
Car il est fait pour se montrer ;
Le temps est noir, gare la pluie !
Poltrons, hâtez-vous de rentrer.
Sortez, vaillants ! sortez, bravaches !
L'avant-bras couvert du manteau,
Que sur vos faces de gavaches
J'écrive des croix au couteau !
Qu'ils s'avancent ! seuls ou par bande,
De pied ferme je les attends.
A ta gloire il faut que je fende
Les naseaux de ces capitans.
Au ruisseau qui gêne ta marche
Et pourrait salir tes pieds blancs,
Corps du Christ ! je veux faire une arche
Avec les côtes des galants.
Pour te prouver combien je t'aime,
Dis, je tuerai qui tu voudras :
J'attaquerai Satan lui-même,
Si pour linceul j'ai tes deux draps.
Porte sourde ! - Fenêtre aveugle !
Tu dois pourtant ouïr ma voix ;
Comme un taureau blessé je beugle,
Des chiens excitant les abois !
Au moins plante un clou dans ta porte :
Un clou pour accrocher mon coeur.
A quoi sert que je le remporte
Fou de rage, mort de langueur ?
693
It's been
Aproximetly
1320 days
Since that day
You became my clementine
And I became your valentine
A dream we both hold
Lays in the midst
And sometimes it's hard to even see it within our grasp
But late at night
When we are together
And I turn my head to look at you
And when I look at you
Your eyes are closed
And your billions of worlds away
And when a soft breath
Escapes
Your soft lips
I know you are the one for me
But sometimes you are asleep
When you are awake
I cannot blame you
It must be hard being stuck in your own head...more then most
You know your my hearts beat
Love , my darling
But....
Is it that hard to say
"How you doing?"
Jul 1, 2018
Jul 1, 2018 at 1:29 AM UTC
À J.-K. Huysmans.
Il fait nuit dans la chambre étroite et froide où l'homme
Vient de rentrer, couvert de neige, en blouse, et comme
Depuis trois jours il n'a pas prononcé deux mots,
La femme a peur et fait des signes aux marmots.
Un seul lit, un bahut disloqué, quatre chaises,
Des rideaux jadis blancs conchiés des punaises,
Une table qui va s'écroulant d'un côté, -
Le tout navrant avec un air de saleté.
L'homme, grand front, grands yeux pleins d'une sombre flamme
A vraiment des lueurs d'intelligence et d'âme
Et c'est ce qu'on appelle un solide garçon.
La femme, jeune encore, est belle à sa façon.
Mais la Misère a mis sur eux sa main funeste,
Et perdant par degrés rapides ce qui reste
En eux de tristement vénérable et d'humain,
Ce seront la femelle et le mâle, demain.
Tous se sont attablés pour manger de la soupe
Et du boeuf, et ce tas sordide forme un groupe
Dont l'ombre à l'infini s'allonge tout autour
De la chambre, la lampe étant sans abat-jour.
Les enfants sont petits et pâles, mais robustes
En dépit des maigreurs saillantes de leurs bustes
Qui disent les hivers passés sans feu souvent
Et les étés subis dans un air étouffant.
Non **** d'un vieux fusil rouillé qu'un clou supporte
Et que la lampe fait luire d'étrange sorte,
Quelqu'un qui chercherait longtemps dans ce retrait
Avec l'oeil d'un agent de police verrait
Empilés dans le fond de la boiteuse armoire,
Quelques livres poudreux de « science » et d'« histoire »,
N, Et sous le matelas, cachés avec grand soin,
Des romans capiteux cornés à chaque coin.
Ils mangent cependant. L'homme, morne et farouche,
Porte la nourriture écoeurante à sa bouche
D'un air qui n'est rien moins nonobstant que soumis,
Et son eustache semble à d'autres soins promis.
La femme pense à quelque ancienne compagne,
Laquelle a tout, voiture et maison de campagne,
Tandis que les enfants, leurs poings dans leurs yeux clos,
Ronflant sur leur assiette imitent des sanglots.
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Sur le bord d'un canal profond dont les eaux vertes
Dorment, de nénuphars et de bateaux couvertes,
Avec ses toits aigus, ses immenses greniers,
Ses tours au front d'ardoise où nichent les cigognes,
Ses cabarets bruyants qui regorgent d'ivrognes,
Est un vieux bourg flamand tel que les peint Teniers.
- Vous reconnaissez-vous ? - Tenez, voilà le saule,
De ses cheveux blafards inondant son épaule
Comme une fille au bain, l'église et son clocher,
L'étang où des canards se pavane l'escadre ;
- Il ne manque vraiment au tableau que le cadre
Avec le clou pour l'accrocher. -
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Un aveugle au coin d'une borne,
Hagard comme au jour un hibou,
Sur son flageolet, d'un air morne,
Tâtonne en se trompant de trou,
Et joue un ancien vaudeville
Qu'il fausse imperturbablement ;
Son chien le conduit par la ville,
Spectre diurne à l'oeil dormant.
Les jours sur lui passent sans luire ;
Sombre, il entend le monde obscur,
Et la vie invisible bruire
Comme un torrent derrière un mur !
Dieu sait quelles chimères noires
Hantent cet opaque cerveau !
Et quels illisibles grimoires
L'idée écrit en ce caveau !
Ainsi dans les puits de Venise,
Un prisonnier à demi fou,
Pendant sa nuit qui s'éternise,
Grave des mots avec un clou.
Mais peut-être aux heures funèbres,
Quand la mort souffle le flambeau,
L'âme habituée aux ténèbres
Y verra clair dans le tombeau !
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(In the format of and inspired by E. E. Cummings's The Sky Was.)
the
sea
was
qui et wa
veless
silent
calm
white sky
above
serene fin e clou
dles
s.
be low,
a bo
at
mo
ved s lowly
in
ci
r
cles.
Apr 27, 2018
Apr 27, 2018 at 12:34 PM UTC
Maintenant, dans la plaine ou bien dans la montagne,
Chêne ou sapin, un arbre est en train de pousser,
En France, en Amérique, en Turquie, en Espagne,
Un arbre sous lequel un jour je puis passer.
Maintenant, sur le seuil d'une pauvre chaumière,
Une femme, du pied agitant un berceau,
Sans se douter qu'elle est la parque filandière,
Allonge entre ses doigts l'étoupe d'un fuseau.
Maintenant, **** du ciel à la splendeur divine,
Comme une taupe aveugle en son étroit couloir,
Pour arracher le fer au ventre de la mine,
Sous le sol des vivants plonge un travailleur noir.
Maintenant, dans un coin du monde que j'ignore,
Il existe une place où le gazon fleurit,
Où le soleil joyeux boit les pleurs de l'aurore,
Où l'abeille bourdonne, où l'oiseau chante et rit.
Cet arbre qui soutient tant de nids sur ses branches,
Cet arbre épais et vert, frais et riant à l'oeil,
Dans son tronc renversé l'on taillera des planches,
Les planches dont un jour on fera mon cercueil !
Cette étoupe qu'on file et qui, tissée en toile,
Donne une aile au vaisseau dans le port engourdi,
À l'orgie une nappe, à la pudeur un voile,
Linceul, revêtira mon cadavre verdi !
Ce fer que le mineur cherche au fond de la terre
Aux brumeuses clartés de son pâle fanal,
Hélas ! le forgeron quelque jour en doit faire
Le clou qui fermera le couvercle fatal !
A cette même place où mille fois peut-être
J'allai m'asseoir, le coeur plein de rêves charmants,
S'entr'ouvrira le gouffre où je dois disparaître,
Pour descendre au séjour des épouvantements !
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