"ceci" poems
CECI N'EST PAS UNE ORANGE
A Parisian orange
lay bang in the middle of the street.
I couldn't have avoided it
this orange of all oranges
lost & stranded
but still as
big & bold & bright
as a new found sun
in an unknown solar system.
It invisible to all
bicycles cars and feet.
A cat gave it
a cursory glance.
The soundtrack of Paris
happening just off stage.
Now everyone had vanished
except me & this orange.
Somehow it found
its way to my head
& unraveled itself
in a concentric spiral
a swirl of orange peel
& white pith
like a Can-Can
dancer's skirt.
I ate it.
Oblivious
to everything else
my first
French
orange.
A Parisian orange
lay bang in the middle of the street.
I couldn't have avoided it
this orange of all oranges
lost & stranded
but still as
big & bold & bright
as a new found sun
in an unknown solar system.
It invisible to all
bicycles cars and feet.
A cat gave it
a cursory glance.
The soundtrack of Paris
happening just off stage.
Now everyone had vanished
except me & this orange.
Somehow it found
its way to my head
& unraveled itself
in a concentric spiral
a swirl of orange peel
& white pith
like a Can-Can
dancer's skirt.
I ate it.
Oblivious
to everything else
my first
French
orange.
Sep 7, 2019
Sep 7, 2019 at 5:04 PM UTC
I am the trusted family spatula,
the curve in a Slinky,
the light refracted from antique shoppe crystal,
the distrust that sits at the back of the mind while reading a movie review,
the subtle humidity of the end of spring that goes without remark.
Also, I'm a flamingo.
Never forget that.
May 30, 2010
May 30, 2010 at 12:13 AM UTC
En 1987
J’ai joué à touche-pipi dans la caravane de mes parents
Il s’appelait Nicolas et sentait bon la fleur d’oranger
C’était assez agréable
Nous passions des vacances dans le Cantal
Il n’a cessé de pleuvoir
Le camping était en pente avec en diagonale un interminable vide
Mes parents jouaient aux cartes avec les parents de Nicolas
Je ne sais pas qui ce jour-là a baisé qui
Ceci étant
Nicolas m’avait demandé si je pouvais manger un bout de sa viande avariée
Je devais avoir huit ans et des poussières d’étoiles dans les yeux
Le soir à l’apéritif mon père a vomi dans la bouche de la mère de Nicolas
La soirée se termina ainsi
Et tout le monde à bout de ses envies alla se coucher dans sa caravane respective
Pause
Ce furent de belles vacances
Nov 5, 2013
Nov 5, 2013 at 7:37 AM UTC
I’ve written on a flyleaf: I hate you, mon amour
with hard working passion I hate you.
Ceci n’est pas une pipe, your father have told you.
you’ve been so busy to cut the day off from the night
-quite an old fashion-
and just when the silence evacuates its void to be the great pretender
perhaps Magritte had dreams about annihilation to compensate a ******
but I was dreaming of you sleeping with lions
I’ve felt your cage – the splitting of now and then into so many suspicions –
unbearable waking hour - I wake up in the dark and I can see that I love you
when the hour gently subsides to the moon
and I can find no comfort in haunting memories
I pray to the air to touch my lips with your gaze
Jan 4, 2014
Jan 4, 2014 at 8:37 AM UTC
Je n’y arriverai pas alors autant tout faire
…/…
Je t’emmerde ?
…/…
Je veux combattre des chattes puantes et dégoulinantes en me défonçant la
cervelle sous la rame d’un métro
Les poubelles ce soir débordaient de litres de sperme dégorgés pendant le week-end
Vous aviez dans le passé un bien joli cul
Mais je ne suce pas monsieur
Je rêve simplement
…/…
Je n’ai plus qu’à me faire kidnapper
Il ne me reste plus rien d’autre
…/…
Ceci est mon testament
…/…
Tu m’aimes ?
Parce que moi je n’aime que moi
…/…
Je ne suis que veines nécrosées, désabusées, vaine écrivaine immortelle, ivre de mots ensanglantés, qui mange des glaces dans la nuit noire en se faisant vomir de folie
…/…
Elle s’est réveillée un matin
Elle avait rêvé toute la nuit, elle se sentait plutôt bien
Elle ouvrit les yeux et se rendit compte que tout autour d’elle
lui était devenu étranger
Tout son monde, le meilleur comme le pire, avait disparu
Elle n’était plus que vide dans un corps qui ne bougeait plus.
Jul 20, 2012
Jul 20, 2012 at 6:57 AM UTC
J'aime toi...
Il n'y a pas de problem
Tu as sportif et elegant
Et je suis amusant et sympa
J'aime toi...
Parce-que tu et j'etes
Parfait
Pourqoi fais-tu ceci?
J'aime toi
Tu as un singe stupid
Pourqoi aime-je?
Maintenant je n'aime pas toi...
J'aime il.
Apr 28, 2010
Apr 28, 2010 at 6:43 AM UTC
Português
"Lembranças, fragmentos de pensamentos que tivemos, vidas que vivemos. Este é o nosso purgatório, nosso inferno. Sim, estamos mortos. Nós destruímos a terra e já não mais vivemos e tudo o que nos restou foram as lembranças, fragmentos de pensamentos que tivemos. Estamos mortos agora...".
Francês
"Souvenirs, des fragments de pensées que nous avons eues, vit dans lequel nous vivons. Ceci est notre purgatoire, notre enfer. Oui, nous sommes morts. Nous détruisons la terre et ne plus vivre, et il ne restait que des souvenirs, des fragments de pensées que nous avons eues. Nous sommes morts maintenant ..."
Inglês
"Memories, fragments of thoughts we had, lives we live. This is our purgatory, our hell. Yes, we're dead. We destroy the land and no longer live and all that remained were the memories, fragments of thoughts we had. We are dead now ..."
Italiano
"Ricordi, frammenti di pensieri che abbiamo avuto, vive viviamo. Questo è il nostro purgatorio, il nostro inferno. Sì, siamo morti. Noi distruggere la terra e non più dal vivo e tutto ciò che restava erano i ricordi, frammenti di pensieri che abbiamo avuto. Ci sono morti oggi ..."
Espanhol
"Recuerdos, fragmentos de pensamientos que teníamos, vive vivimos. Este es nuestro purgatorio, nuestro infierno. Sí, estamos muertos. Destruimos la tierra y ya no vivo y lo único que quedaba eran los recuerdos, fragmentos de pensamientos que teníamos. Estamos muertos ahora ..."
Dinamarquês
"Memories, fragmenter af tanker, vi havde, lever vi lever. Dette er vores skærsilden, vores helvede. Ja, vi er døde. Vi ødelægger jorden og ikke længere bor og alle, der forblev var minderne, fragmenter af tanker, vi havde. Vi er døde nu ..."
Mar 20, 2016
Mar 20, 2016 at 7:47 PM UTC
Fable V, Livre II.
Plus galant que sensé, Colin voulut jadis
Réunir dans son champ l'agréable à l'utile,
Et cultiver les fleurs au milieu des épis,
Rien n'était, à son gré, plus sage et plus facile.
Parmi les blés, dans la saison,
Il va donc semant à foison
Bluets, coquelicots, et mainte fleur pareille
Qu'on voit égayer nos guérets,
Quand Flore, en passant chez Cérès,
A laissé pencher sa corbeille.
Dans peu, se disait-il, que mon champ sera beau !
Avant l'ample récolte au moissonneur promise,
Que de bouquets pour Suzette, pour Lise,
Pour les fillettes du hameau !
Partant que de baisers ! oui, cadeau pour cadeau ;
Ou rien pour rien, c'est ma devise.
Le doux printemps paraît enfin :
Le bluet naît avec la rose.
En mai, le bonheur de Colin
Faisait envie à maint voisin ;
En août ce fut tout autre chose.
Tandis qu'il n'était pas d'endroits
Où la moisson ne fût certaine ;
Que les trésors de Beauce au **** doraient la plaine,
Et que le laboureur n'avait plus d'autre peine
Que celle de trouver ses greniers trop étroits ;
Trop **** désabusé de ses projets futiles,
D'un œil obscurci par les pleurs,
Colin, dans ses sillons stérilement fertiles,
Cherche en vain les épis étouffés sous les fleurs.
Vous qui dans ses travaux guidez la faible enfance,
Ceci vous regarde, je crois ;
Chez vous, on apprend à la fois
Le latin, la musique, et l'algèbre, et la danse.
C'est trop. Heureusement savons-nous, mes amis,
Que le Rollin du jour n'est pas de cet avis.
Enseigner moins, mais mieux, oui, tel est son système
Colin, vous dit-il sagement,
Ne cultivons que le froment,
Le bluet viendra de lui-même.
1.2k
Fable II, Livre V.
Je suis un peu badaud, je n'en disconviens pas.
Tout m'amuse ; depuis ces batteurs d'entrechats,
Depuis ces brillants automates,
Dont Gardel fait mouvoir et les pieds et les bras,
Jusqu'à ceux dont un fil règle et soutient les pas,
Jusqu'aux Vestris à quatre pattes,
Qui la queue en trompette, et le museau crotté,
En jupe, en frac, en froc, en toque, en mitre, en casque,
La plume sur l'oreille, ou la brette au côté,
Modestes toutefois sous l'habit qui les masque,
Moins fiers que nous de leurs surnoms,
Quêtent si gaîment les suffrages
Des musards de tous les cantons
Et des enfants de tous les âges.
L'argent leur vient aussi. Peut-on payer trop bien
L'art, le bel art de Terpsichore ?
Art unique ! art utile au singe, à l'homme, au chien.
Comme il vous fait valoir un sot, une pécore !
C'est le clinquant qui les décore,
Et fait quelque chose de rien.
La critique, en dépit de mon goût et du vôtre,
Traite pourtant, lecteur, cet art tout comme un autre.
Quels succès sous sa dent ne sont pas expiés ?
Qui n'en est pas victime en est le tributaire.
Le grand Vestris, le grand Voltaire,
Par sa morsure estropiés,
Prouvent qu'il faut qu'on se résigne
Et qu'enfin le génie à cette dent maligne
Est soumis de la tète aux pieds.
De cette vérité, que je ne crois pas neuve,
Quelques roquets tantôt m'offraient encor la preuve.
Tandis qu'au son du flageolet,
Au bruit du tambourin, sautillant en cadence,
Ces pauvres martyrs de la danse
Formaient sous ma fenêtre un fort joli ballet,
Un mâtin, cette fois ce n'était pas un homme,
Un mâtin, qui debout n'a jamais fait un pas,
Campé sur son derrière, aboyait, Dieu sait comme,
Après ceux qui savaient ce qu'il ne savait pas,
Après ceux, et c'est là le plaisant de l'affaire,
Après ceux qui faisaient ce qu'il ne peut pas faire.
Quoique mauvais danseur, en mes propos divers,
Pour la danse, en tout temps, j'ai montré force estime.
En douter serait un vrai crime ;
J'en atteste ces petits vers.
Mais que sert mon exemple à ce vaste univers ?
Je n'en crois donc pas moins le sens de cette fable
Au commun des mortels tout-à-fait applicable.
Chiens et gens qui dansez, retenez bien ceci :
L'ignorant est jaloux et l'impuissant aussi.
1.2k
Almost getting caught.
A pipe under the seat,
ceci n'est pas une pipe-
c'est mon Christ.
But blindness is permanent,
and no one
will stop the flogging
for me either.
But I escaped.
To turn upon my visage,
so splintered,
despite the still silver,
glaring back.
I see the droning lines,
countless faces,
cloned from my lips,
pressing farther back,
before Adam.
Each one bends giraffe-like,
awkwardly clasping the lines-
Lines of sunset and beetlejuice-
prelude to drawn scars,
who will sit beneath the surface,
aching for stars and biting the roots
of forgotten trees.
Rotten cell phones,
wild horses in captivity,
wheat-free Italian:
the cobblestones walked
by my souls.
The path ends nowhere,
the destination crumbled
under closed eyes-
so the end is nigh,
but effectively unseen.
I am Solomon forgotten:
sinner, soothsayer, and poet.
Only Weeds will grace my grave.
Jul 11, 2012
Jul 11, 2012 at 5:37 PM UTC
Sonnet.
Se voir le plus possible et s'aimer seulement,
Sans ruse et sans détours, sans honte ni mensonge,
Sans qu'un désir nous trompe, ou qu'un remords nous ronge,
Vivre à deux et donner son coeur à tout moment ;
Respecter sa pensée aussi **** qu'on y plonge,
Faire de son amour un jour au lieu d'un songe,
Et dans cette clarté respirer librement
Ainsi respirait Laure et chantait son amant.
Vous dont chaque pas touche à la grâce suprême,
Cest vous, la tête en fleurs, qu'on croirait sans souci,
C'est vous qui me disiez qu'il faut aimer ainsi.
Et c'est moi, vieil enfant du doute et du blasphème,
Qui vous écoute, et pense, et vous réponds ceci :
Oui, l'on vit autrement, mais c'est ainsi qu'on aime.
996
Je beaucoup cherchais
Poussant les immeubles j’ai pensé de savoir
Creusant les endroits qui me griffées
Tirant les rideaux
Mes crayons, mes bras, et ma pelle ont m’a dit,
« Ceci, C’est tout. Donc regarde le soleil même si ça fait mal,
Et sans même devoir lui parlé, tu sais ce dont
tu ne sois jamais l’une qui goûte l’or, parce que
c’est partout »
Mais après avoir eu mes doutes
Comme quand la lune n’était pas la chose terrible
Dans le ciel qui marque la condescendance dans la terreur
Mais elle s’est levée avec du calme
Et notamment quand la fugue de ma pelle m’a fait découvert la lumière jeune
Par accident, j’ai frappé une énigme consacré
C’était quand je suis parti ma grotte
Le monde a l'envers
Et trop lumineux
Et trop tangible
Et plus vaste et réelle que je n'avais jamais connu
Je mets mes lunettes
Et avec l'aide
Moi- un univers d'atomes- je suis devenue un atome dans l'univers
Sep 19, 2013
Sep 19, 2013 at 7:15 PM UTC
After Magritte
Maybe that man in the painting,
Grey, upright, unfeeling,
really is the Son of Man—
Divine: of the father and of the son,
And of the holy ghost.
How did he spend his Christmas mornings as a child?
If he is mortal after all—
the kind who strolls along with an Eve at dusk:
Who is his Gabriel?
Did he ever place an offering on the desk of a Teacher?
Whoever he is, does he wash them all away,
Or rather hide behind his sins?
And is that really even an apple?
Sep 8, 2016
Sep 8, 2016 at 10:47 PM UTC
my glass accomplice
cups his filthy shinning hands
to hold tonight's crime
as i fill his bowl
with a rusty dancing flame
i stop his screaming
my lips on his mouth
the flame in his head grows bright
smoke spins in my lungs
Sep 16, 2010
Sep 16, 2010 at 10:57 PM UTC
L'amour fut de tout temps un bien rude Ananké.
Si l'on ne veut pas être à la porte flanqué,
Dès qu'on aime une belle, on s'observe, on se scrute ;
On met le naturel de côté ; bête brute,
On se fait ange ; on est le nain Micromégas ;
Surtout on ne fait point chez elle de dégâts ;
On se tait, on attend, jamais on ne s'ennuie,
On trouve bon le givre et la bise et la pluie,
On n'a ni faim, ni soif, on est de droit transi ;
Un coup de dent de trop vous perd. Oyez ceci :
Un brave ogre des bois, natif de Moscovie,
Etait fort amoureux d'une fée, et l'envie
Qu'il avait d'épouser cette dame s'accrut
Au point de rendre fou ce pauvre coeur tout brut :
L'ogre, un beau jour d'hiver, peigne sa peau velue,
Se présente au palais de la fée, et salue,
Et s'annonce à l'huissier comme prince Ogrousky.
La fée avait un fils, on ne sait pas de qui.
Elle était ce jour-là sortie, et quant au mioche,
Bel enfant blond nourri de crème et de brioche,
Don fait par quelque Ulysse à cette Calypso,
Il était sous la porte et jouait au cerceau.
On laissa l'ogre et lui tout seuls dans l'antichambre.
Comment passer le temps quand il neige en décembre.
Et quand on n'a personne avec qui dire un mot ?
L'ogre se mit alors à croquer le marmot.
C'est très simple. Pourtant c'est aller un peu vite,
Même lorsqu'on est ogre et qu'on est moscovite,
Que de gober ainsi les mioches du prochain.
Le bâillement d'un ogre est frère de la faim.
Quand la dame rentra, plus d'enfant. On s'informe.
La fée avise l'ogre avec sa bouche énorme.
As-tu vu, cria-t-elle, un bel enfant que j'ai ?
Le bon ogre naïf lui dit : Je l'ai mangé.
Or, c'était maladroit. Vous qui cherchez à plaire,
Jugez ce que devint l'ogre devant la mère
Furieuse qu'il eût soupé de son dauphin.
Que l'exemple vous serve ; aimez, mais soyez fin ;
Adorez votre belle, et soyez plein d'astuce ;
N'allez pas lui manger, comme cet ogre russe,
Son enfant, ou marcher sur la patte à son chien.
812
"L'image qui a choqué le monde"
Un enfant encore
Un enfant cette fois-ci encore vivant
On a l'habitude
Des images des enfants
Veut dire l'innocence
Veut dire le futur
Mais c'est un enfant
Indifférent à son présence
Indifférent à ses blessures
Il regarde son sang
Comme si ceci n'est pas son sang
Mais comme l'image du sang.
"L'image qui a choqué le monde"
Mais c'est un mensonge
Une image verbale du mensonge
Aucune image ne peut plus choquer le monde
Les jeux de cadrage
Au service de propagande ont tuées
Déjà impitoyablement tout innocence
Et que comme beaucoup plus gravement
L'homme est tout perdu
Dans ses images de monde
Et le monde des images.
Tout qui nous reste à réaliser que
Les enfants ne sont pas des images
Qu'ils ne font pas du spectacle pour nos écrans.
08.2016 İstanbul
May 17, 2017
May 17, 2017 at 2:37 PM UTC
It's an escape, he said,
passing the bowl
It's inspiration, said the second,
exhaling slow
It's god, said a third,
laughing hard
The last one held it,
not saying a word
Oct 2, 2012
Oct 2, 2012 at 3:31 PM UTC
Pas plus de clôtures blanches
aucun voiles de dentelle de MRE ou vœux
pas plus que vous les seuls des thats un de causer toutes Dont avec maintenant
Ceci est la dernière chanson d'amour que je vais jamais écris pour vous.
Ceci est la dernière chanson d'amour que je vais jamais écris pour vous.
************************************************************************************
No more white picket fences
No more lace veils or vows
No more you the only one cause that's all done with now
This is the last love song i'll ever write for you.
This is the last love song i'll ever write for you.
Nov 3, 2015
Nov 3, 2015 at 11:00 PM UTC
<><><><><><>
Ce n'est pas mon poème.
Ce ne sont que des mots.
Ils ne sont pas les miennes.
Ceci me fait plaisir.
Dec 20, 2014
Dec 20, 2014 at 4:23 PM UTC
Aux petits incidents il faut s'habituer.
Hier on est venu chez moi pour me tuer.
Mon tort dans ce pays c'est de croire aux asiles.
On ne sait quel ramas de pauvres imbéciles
S'est rué tout à coup la nuit sur ma maison.
Les arbres de la place en eurent le frisson,
Mais pas un habitant ne bougea. L'escalade
Fut longue, ardente, horrible, et Jeanne était malade.
Je conviens que j'avais pour elle un peu d'effroi.
Mes deux petits-enfants, quatre femmes et moi,
C'était la garnison de cette forteresse.
Rien ne vint secourir la maison en détresse.
La police fut sourde ayant affaire ailleurs.
Un dur caillou tranchant effleura Jeanne en pleurs.
Attaque de chauffeurs en pleine Forêt-Noire.
Ils criaient : Une échelle ! une poutre ! victoire !
Fracas où se perdaient nos appels sans écho.
Deux hommes apportaient du quartier Pachéco
Une poutre enlevée à quelque échafaudage.
Le jour naissant gênait la bande. L'abordage
Cessait, puis reprenait. Ils hurlaient haletants.
La poutre par bonheur n'arriva pas à temps.
" Assassin ! - C'était moi. - Nous voulons que tu meures !
Brigand ! Bandit ! " Ceci dura deux bonnes heures.
George avait calmé Jeanne en lui prenant la main.
Noir tumulte. Les voix n'avaient plus rien d'humain ;
Pensif, je rassurais les femmes en prières,
Et ma fenêtre était trouée à coups de pierres.
Il manquait là des cris de vive l'empereur !
La porte résista battue avec fureur.
Cinquante hommes armés montrèrent ce courage.
Et mon nom revenait dans des clameurs de rage :
A la lanterne ! à mort ! qu'il meure ! il nous le faut !
Par moments, méditant quelque nouvel assaut,
Tout ce tas furieux semblait reprendre haleine ;
Court répit ; un silence obscur et plein de haine
Se faisait au milieu de ce sombre viol ;
Et j'entendais au **** chanter un rossignol.
601
CECI N'EST PAS UN... poème!
It's always
the same
the adverbs
blame the adjectives
the adjectives
the nouns
and the nouns
the verbs
for the imminent
collapse of this poem
The images declaim
we're not to blame.
The rhyme just
buggers off.
The figurative language
can't be bothered to get
up of their ar..
A senile simile smiles
wistfully
in a to be or not
to be voice.
The metaphors
have gone on strike.
Oh for Gawd's sake
doesn't anybody know
wot de !%&*
they're !%&* doing
I ask
using the demotic.
There is a sudden silence...
all that is to be
heard outside
a weeping willow
weeps for me.
How pathetic can one poem
get?
No...don't answer that
it was a rhetorical question!
The words all
look to me
to pass
sentence. . .
I tell them
that's it
( there is a collective
moan )
I'm calling this poem
- off!
Feb 24, 2021
Feb 24, 2021 at 7:49 AM UTC
I dream of an empty chair
in a field of golden wheat
It’s a lonesome scene of solitude
with no one in the seat
I peer
I stare
Nothing seems to be there
but a surreal world
of Monsieur Magritte
Mar 28, 2023
Mar 28, 2023 at 9:09 PM UTC
the light is raging, colours are hiding
when we hide our hearts full of dusk
we are mercenaries of ensoulment
listening to this manic-depressive couple,
power and helplessness, makes one wanna scream:
darkness is vulnerable too
clockwise the mind in action flows looking for its anti-time,
our actions can stand as tall us
anticlockwise is a flow into the trance of the unknown
into foreign bodies full of the tension of keeping the light
apart from day
Magritte is dreaming his hat, Freud his pipe
The Empire of Light perhaps
Ceci est une pipe, a vital voyeurism, the pleasure of stirring up
so many levels to listen for their hidden symbols
we are antiparticles for each other, when we collide reality starts screaming for each soul to witness
but a homeless pain possesses our dreams
unable to recognize the ********** of caring
too tired for rage, I am only wondering
where to find the necessary love for this fiery world
I ask the trees, the birds, the mind of the wind,
I'll pray for them to teach me their grace
Nov 24, 2023
Nov 24, 2023 at 11:39 AM UTC
Un gentil écureuil était le camarade,
Le tendre ami d'un beau danois.
Un jour qu'ils voyageaient comme Oreste et Pylade,
La nuit les surprit dans un bois.
En ce lieu point d'auberge ; ils eurent de la peine
À trouver où se bien coucher.
Enfin le chien se mit dans le creux d'un vieux chêne,
Et l'écureuil plus haut grimpa pour se nicher.
Vers minuit, c'est l'heure des crimes,
Longtemps après que nos amis
En se disant bon soir se furent endormis,
Voici qu'un vieux renard affamé de victimes
Arrive au pied de l'arbre, et, levant le museau,
Voit l'écureuil sur un rameau.
Il le mange des yeux, humecte de sa langue
Ses lèvres qui de sang brûlent de s'abreuver ;
Mais jusqu'à l'écureuil il ne peut arriver :
Il faut donc par une harangue
L'engager à descendre ; et voici son discours :
Ami, pardonnez, je vous prie,
Si de votre sommeil j'ose troubler le cours :
Mais le pieux transport dont mon âme est remplie
Ne peut se contenir ; je suis votre cousin
Germain :
Votre mère était sœur de feu mon digne père.
Cet honnête homme, hélas ! à son heure dernière,
M'a tant recommandé de chercher son neveu
Pour lui donner moitié du peu
Qu'il m'a laissé de bien ! Venez donc, mon cher frère,
Venez, par un embrassement,
Combler le doux plaisir que mon âme ressent.
Si je pouvais monter jusqu'aux lieux où vous êtes,
Oh ! J'y serais déjà, soyez-en bien certain.
Les écureuils ne sont pas bêtes,
Et le mien était fort malin ;
Il reconnaît le patelin,
Et répond d'un ton doux : je meurs d'impatience
De vous embrasser, mon cousin ;
Je descends : mais, pour mieux lier la connaissance,
Je veux vous présenter mon plus fidèle ami,
Un parent qui prit soin de nourrir mon enfance ;
Il dort dans ce trou-là : frappez un peu ; je pense
Que vous serez charmé de le connaître aussi.
Aussitôt maître renard frappe,
Croyant en manger deux : mais le fidèle chien
S'élance de l'arbre, le happe,
Et vous l'étrangle bel et bien.
Ceci prouve deux points : d'abord, qu'il est utile
Dans la douce amitié de placer son bonheur ;
Puis, qu'avec de l'esprit il est souvent facile
Au piège qu'il nous tend de surprendre un trompeur.
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