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"brune" poems
Puisque de Sisteron à Nantes, Au cabaret, tout français chante, Puisque je suis ton échanson, Je veux, ô Française charmante, Te fredonner une chanson ; Une chanson de ma manière, Pour toi d'abord, et mes amis, En buvant gaiement dans mon verre À la santé de ton pays. Amis, buvons à la Fortune De la France, Mère commune, Entre Shakespeare et Murillo : On y voit la blonde et la brune, On y boit la bière... et non l'eau. Doux pays, le plus doux du monde, Entre Washington... et Chauvin, Tu baises la brune et la blonde, Tu fais de la bière et du vin. Ton cœur est franc, ton âme est fière ; Les soldats de la Terre entière T'attaqueront toujours en vain. Tu baises la blonde et la bière Comme on boit la brune et le vin. La brune a le con de la lune, La blonde a les poils... du mâtin... Garde bien ta bière et ta brune, Garde bien ta blonde et ton vin ! On tire la bière de l'orge, La baïonnette de la forge, Avec la vigne on fait du vin. Ta blonde a deux fleurs sur la gorge, Ta brune a deux grains de raisin. L'une accroche sa jupe aux branches, L'autre sourit sous les houblons : Garde bien leurs garces de hanches, Garde bien leurs bougres de cons. Pays vaillant comme un archange, Pays plus *** que la vendange Et que l'étoile du matin, Ta blonde est une douce orange, Mais ta brune ah !... sacré mâtin ! Ta brune a la griffe profonde ; Ta rousse a le teint du jasmin ; Garde-les bien ! Garde ta blonde Garde-la, le sabre à la main. Que tes canons n'aient pas de rouilles, Que tes fileuses de quenouilles Puissent en paix rire et dormir, Et se repose sur tes couilles Du présent et de l'avenir. C'est sur elles que tu travailles Sous les toisons d'ombre ou d'or fin : Garde-les des regards canailles, Garde-les du coup d'œil hautain ! Pays galant, la langue est claire Comme le soleil dans ton verre, Plus que le grec et le latin ; Autant que ta blonde et ta bière Garde-la bien, comme ton vin. Pays plus beau que le Soleil, Lune, Étoile, aube, aurore et matins. Aime bien ta blonde et ta brune, Et fais-leur... beaucoup de catins !
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Chanson
Puisque de Sisteron à Nantes, Au cabaret, tout français chante, Puisque je suis ton échanson, Je veux, ô Française charmante, Te fredonner une chanson ; Une chanson de ma manière, Pour toi d'abord, et mes amis, En buvant gaiement dans mon verre À la santé de ton pays. Amis, buvons à la Fortune De la France, Mère commune, Entre Shakespeare et Murillo : On y voit la blonde et la brune, On y boit la bière... et non l'eau. Doux pays, le plus doux du monde, Entre Washington... et Chauvin, Tu baises la brune et la blonde, Tu fais de la bière et du vin. Ton cœur est franc, ton âme est fière ; Les soldats de la Terre entière T'attaqueront toujours en vain. Tu baises la blonde et la bière Comme on boit la brune et le vin. La brune a le con de la lune, La blonde a les poils... du mâtin... Garde bien ta bière et ta brune, Garde bien ta blonde et ton vin ! On tire la bière de l'orge, La baïonnette de la forge, Avec la vigne on fait du vin. Ta blonde a deux fleurs sur la gorge, Ta brune a deux grains de raisin. L'une accroche sa jupe aux branches, L'autre sourit sous les houblons : Garde bien leurs garces de hanches, Garde bien leurs bougres de cons. Pays vaillant comme un archange, Pays plus *** que la vendange Et que l'étoile du matin, Ta blonde est une douce orange, Mais ta brune ah !... sacré mâtin ! Ta brune a la griffe profonde ; Ta rousse a le teint du jasmin ; Garde-les bien ! Garde ta blonde Garde-la, le sabre à la main. Que tes canons n'aient pas de rouilles, Que tes fileuses de quenouilles Puissent en paix rire et dormir, Et se repose sur tes couilles Du présent et de l'avenir. C'est sur elles que tu travailles Sous les toisons d'ombre ou d'or fin : Garde-les des regards canailles, Garde-les du coup d'œil hautain ! Pays galant, la langue est claire Comme le soleil dans ton verre, Plus que le grec et le latin ; Autant que ta blonde et ta bière Garde-la bien, comme ton vin. Pays plus beau que le Soleil, Lune, Étoile, aube, aurore et matins. Aime bien ta blonde et ta brune, Et fais-leur... beaucoup de catins !
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Vous êtes brune et pourtant blonde, Vous êtes blonde et pourtant brune... Aurais-je l'air, aux yeux du monde, D'arriver tout droit de la lune ? Et cependant, on peut m'en croire, Vous êtes l'une et l'autre chose Comme Vous êtes blanche et noire, Des cheveux noire et de chair, rose. Mais peut-on dire dans le monde, La plaisanterie est commune : « Si votre belle Amie est blonde, Elle est blonde, elle n'est pas brune ». À moins d'arriver de la lune, Peut encor dire tout le monde : « Si votre belle Amie est brune, Elle est brune, elle n'est pas blonde ». Pourtant ! le savez-vous mieux qu'Elle ? Leur répondrai-je (Tu supposes) Eh bien ! moi, je ne sais laquelle Elle est le plus de ces deux choses. Bien que personne n'y consente Et qu'elle semble inconséquente, C'est une brune languissante Et c'est une blonde piquante. Aurais-je la bonne fortune De mettre d'accord tout le monde, Concédez-moi donc qu'elle est brune, Je vous accorde qu'elle est blonde. Elle a, pour faire à tout le monde Une concession encore, Une longue mèche de blonde Dans ces cheveux bruns, qui les dore. Enfin, je vous dis qu'elle est brune, Je vous répète qu'elle est blonde, Et si j'arrive de la lune, Je me moque de tout le monde ! Après tout, ce n'est pas ma faute Si, sous ses longs cheveux... funèbres, Le corps blanc dont votre âme est l'hôte A du soleil... dans ses ténèbres.
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Le teint
Madrid, princesse des Espagnes, Il court par tes mille campagnes Bien des yeux bleus, bien des yeux noirs. La blanche ville aux sérénades, Il passe par tes promenades Bien des petits pieds tous les soirs. Madrid, quand tes taureaux bondissent, Bien des mains blanches applaudissent, Bien des écharpes sont en jeux. Par tes belles nuits étoilées, Bien des senoras long voilées Descendent tes escaliers bleus. Madrid, Madrid, moi, je me raille De tes dames à fine taille Qui chaussent l'escarpin étroit ; Car j'en sais une par le monde Que jamais ni brune ni blonde N'ont valu le bout de son doigt ! J'en sais une, et certes la duègne Qui la surveille et qui la peigne N'ouvre sa fenêtre qu'à moi ; Certes, qui veut qu'on le redresse, N'a qu'à l'approcher à la messe, Fût-ce l'archevêque ou le roi. Car c'est ma princesse andalouse ! Mon amoureuse ! ma jalouse ! Ma belle veuve au long réseau ! C'est un vrai démon ! c'est un ange ! Elle est jaune, comme une orange, Elle est vive comme un oiseau ! Oh ! quand sur ma bouche idolâtre Elle se pâme, la folâtre, Il faut voir, dans nos grands combats, Ce corps si souple et si fragile, Ainsi qu'une couleuvre agile, Fuir et glisser entre mes bras ! Or si d'aventure on s'enquête Qui m'a valu telle conquête, C'est l'allure de mon cheval, Un compliment sur sa mantille, Puis des bonbons à la vanille Par un beau soir de carnaval.
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Madrid
Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant D’une femme inconnue, et que j’aime, et qui m’aime, Et qui n’est, chaque fois, ni tout à fait la même, Ni tout à fait une autre, et m’aime et me comprend. Car elle me comprend, et mon coeur transparent, Pour elle seule, hélas! cesse d’être un problème. Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême, Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant. Est-elle brune, blonde ou rousse? Je l’ignore. Son nom? Je me souviens qu’il est doux et sonore, Comme ceux des aimés que la vie exila. Son regard est pareil au regard des statues, Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a, L’inflexion des voix chères qui se sont tues. In English: I often have this dream both strange and shrewd, Of an unknown girl, who I love, and who loves me And who each time is neither quite the same, Nor quite someone else, and who loves and understands me Because she understands me, and my open heart For her only, sadly, still ceasing to be a problem, For her only, and the dampness of my pale forehead Only she knows how to collect herself, by crying Is she brunette, blonde or red? I am unsure Her name? I remember that it is sweet and memorable Like those of lives loved in exile Her look is just like that of the statues; And for her voice, distant and calm, solemn, she has The affliction of voices dear which fall silent
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Oct 8, 2015
Oct 8, 2015 at 5:10 PM UTC
Mon Rêve Familier By Paul Verlaine
If she didn't color her hair, what color would it be, I ask, making early morning holiday bed talk Gray, she replies disputation, I say, for I see yet much brune underneath, nary a single hairy grayling smiling with affection, she salutates: *appearances of a changeling, perhaps, I am or always be,* ***like one of your new poems, using old words for new colors, my rainbow always ends,*** decorating our bed
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May 25, 2015
May 25, 2015 at 10:20 AM UTC
If she didn't color her hair
I singe with a hertly lud whan ycham herty, And I arme whan singinge is ne ynewe. Carole whan my corage blissieth, And I shal deye whan his blase deyeth. Druerie shal be his a-brune billets. A stable blase that shal sustene my spyrakles. A schrewe destroyere that kesseth so dimliche. A þeauful kempe with an as-spire swerde. Gostes of i-þank als ouer my vingeres. Al-only dulce conceiptes fletene in my gostes. Sumdel real cannot be als amaddinge. Sumdel real cannot be te-tealte! Is the mannish þonc als mase and puissant Sweuenen of suic a selkout conand? Dest Moder Folde cune of hire child? Hire misty doter who berne and bilde? The hoom is not where the herte is. The herte is the hoom bote motif The herte, the hoom, the ende, and the sepulture. A luft who is the mest derure in the Folde.
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Oct 2, 2012
Oct 2, 2012 at 11:02 AM UTC
A Luuerlich Mortherer (Middle English Sonnet)
Sonnet. Dans la salle à manger brune, que parfumait Une odeur de vernis et de fruits, à mon aise Je ramassais un plat de je ne sais quel met Belge, et je m'épatais dans mon immense chaise. En mangeant, j'écoutais l'horloge, - heureux et coi. La cuisine s'ouvrit avec une bouffée, - Et la servante vint, je ne sais pas pourquoi, Fichu moitié défait, malinement coiffée Et, tout en promenant son petit doigt tremblant Sur sa joue, un velours de pêche rose et blanc, En faisant, de sa lèvre enfantine, une moue, Elle arrangeait les plats, près de moi, pour m'aiser ; - Puis, comme ça, - bien sûr, pour avoir un baiser, - Tout bas : " Sens donc, j'ai pris 'une' froid sur la joue..."
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La maline
1-english I gargled solids much like boulders of the throat. Upon a dreadful goat, the lamb was slain in name of said reign. To diminish the waters drenching fields of green and brown, rugged earth, and jagged cliff. Up nor down no liquids found. I am placed to flummox the hard matter of dirt and swallow whilst hurt. 2-norwegian Jeg gurglet tørrstoff mye som blokker i halsen. Etter en forferdeliggeit, ble sauene drept i navn sa regjeringstid. For å minske vannetgjennomvåt felt av grønne og brune, robuste jorden, og rufsete stup. Opp eller ned væske ikke funnet. Jeg er plassert for å flummox denharde spørsmål om skitt og svelge mens vondt.
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Jan 12, 2011
Jan 12, 2011 at 10:47 PM UTC
Tørke Halsen Land Geit
Sonnet. Bizarre déité, brune comme les nuits, Au parfum mélangé de musc et de havane, Oeuvre de quelque obi, le Faust de la savane, Sorcière au flanc d'ébène, enfant des noirs minuits, Je préfère au constance, à l'opium, aux nuits, L'élixir de ta bouche où l'amour se pavane ; Quand vers toi mes désirs partent en caravane, Tes yeux sont la citerne où boivent mes ennuis. Par ces deux grands yeux noirs, soupiraux de ton âme, Ô démon sans pitié ! verse-moi moins de flamme ; Je ne suis pas le Styx pour t'embrasser neuf fois, Hélas ! et je ne puis, Mégère libertine, Pour briser ton courage et te mettre aux abois, Dans l'enfer de ton lit devenir Proserpine !
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Sed non satiata
Élégie VI. Nuit et jour, malgré moi, lorsque je suis **** d'elle, A ma pensée ardente un souvenir fidèle La ramène ; - il me semble ouïr sa douce voix Comme le chant lointain d'un oiseau ; je la vois Avec son collier d'or, avec sa robe blanche, Et sa ceinture bleue, et la fraîche pervenche De son chapeau de paille, et le sourire lin Qui découvre ses dents de perle, - telle enfin Que je la vis un soir dans ce bois de vieux ormes Qui couvrent le chemin de leurs ombres difformes ; Et je l'aime d'amour profond : car ce n'est pas Une femme au teint pâle, et mesurant ses pas Au regard nuagé de langueur, une Anglaise Morne comme le ciel de Londres, qui se plaise La tête sur sa main à rêver longuement, A lire Grandisson et Werther, non vraiment ; Mais une belle enfant inconstante et frivole, Qui ne rêve jamais ; une brune créole Aux grands sourcils arqués; aux longs yeux de velours Dont les regards furtifs vous poursuivent toujours ; A la taille élancée, à la gorge divine, Que sous les plis du lin la volupté devine.
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Je l'aime d'amour profond
Le brouillard est froid, la bruyère est grise ; Les troupeaux de boeufs vont aux abreuvoirs ; La lune, sortant des nuages noirs, Semble une clarté qui vient par surprise. Je ne sais plus quand, je ne sais plus où, Maître Yvon soufflait dans son biniou. Le voyageur marche et la lande est brune ; Une ombre est derrière, une ombre est devant ; Blancheur au couchant, lueur au levant ; Ici crépuscule, et là clair de lune. Je ne sais plus quand, je ne sais plus où, Maître Yvon soufflait dans son biniou. La sorcière assise allonge sa lippe ; L'araignée accroche au toit son filet ; Le lutin reluit dans le feu follet Comme un pistil d'or dans une tulipe. Je ne sais plus quand, je ne sais plus où, Maître Yvon soufflait dans son biniou. On voit sur la mer des chasse-marées ; Le naufrage guette un mât frissonnant ; Le vent dit : demain ! l'eau dit : maintenant ! Les voix qu'on entend sont désespérées. Je ne sais plus quand, je ne sais plus où, Maître Yvon soufflait dans son biniou. Le coche qui va d'Avranche à Fougère Fait claquer son fouet comme un vif éclair ; Voici le moment où flottent dans l'air Tous ces bruits confus que l'ombre exagère. Je ne sais plus quand, je ne sais plus où, Maître Yvon soufflait dans son biniou. Dans les bois profonds brillent des flambées ; Un vieux cimetière est sur un sommet ; Où Dieu trouve-t-il tout ce noir qu'il met Dans les coeurs brisés et les nuits tombées ? Je ne sais plus quand, je ne sais plus où, Maître Yvon soufflait dans son biniou. Des flaques d'argent tremblent sur les sables ; L'orfraie est au bord des talus crayeux ; Le pâtre, à travers le vent, suit des yeux Le vol monstrueux et vague des diables. Je ne sais plus quand, je ne sais plus où, Maître Yvon soufflait dans son biniou. Un panache gris sort des cheminées ; Le bûcheron passe avec son fardeau ; On entend, parmi le bruit des cours d'eau, Des frémissements de branches traînées. Je ne sais plus quand, je ne sais plus où, Maître Yvon soufflait dans son biniou. La faim fait rêver les grands loups moroses ; La rivière court, le nuage fuit ; Derrière la vitre où la lampe luit, Les petits enfants ont des têtes roses. Je ne sais plus quand, je ne sais plus où, Maître Yvon soufflait dans son biniou.
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Choses du soir
Le brouillard est froid, la bruyère est grise ; Les troupeaux de boeufs vont aux abreuvoirs ; La lune, sortant des nuages noirs, Semble une clarté qui vient par surprise. Je ne sais plus quand, je ne sais plus où, Maître Yvon soufflait dans son biniou. Le voyageur marche et la lande est brune ; Une ombre est derrière, une ombre est devant ; Blancheur au couchant, lueur au levant ; Ici crépuscule, et là clair de lune. Je ne sais plus quand, je ne sais plus où, Maître Yvon soufflait dans son biniou. La sorcière assise allonge sa lippe ; L'araignée accroche au toit son filet ; Le lutin reluit dans le feu follet Comme un pistil d'or dans une tulipe. Je ne sais plus quand, je ne sais plus où, Maître Yvon soufflait dans son biniou. On voit sur la mer des chasse-marées ; Le naufrage guette un mât frissonnant ; Le vent dit : demain ! l'eau dit : maintenant ! Les voix qu'on entend sont désespérées. Je ne sais plus quand, je ne sais plus où, Maître Yvon soufflait dans son biniou. Le coche qui va d'Avranche à Fougère Fait claquer son fouet comme un vif éclair ; Voici le moment où flottent dans l'air Tous ces bruits confus que l'ombre exagère. Je ne sais plus quand, je ne sais plus où, Maître Yvon soufflait dans son biniou. Dans les bois profonds brillent des flambées ; Un vieux cimetière est sur un sommet ; Où Dieu trouve-t-il tout ce noir qu'il met Dans les coeurs brisés et les nuits tombées ? Je ne sais plus quand, je ne sais plus où, Maître Yvon soufflait dans son biniou. Des flaques d'argent tremblent sur les sables ; L'orfraie est au bord des talus crayeux ; Le pâtre, à travers le vent, suit des yeux Le vol monstrueux et vague des diables. Je ne sais plus quand, je ne sais plus où, Maître Yvon soufflait dans son biniou. Un panache gris sort des cheminées ; Le bûcheron passe avec son fardeau ; On entend, parmi le bruit des cours d'eau, Des frémissements de branches traînées. Je ne sais plus quand, je ne sais plus où, Maître Yvon soufflait dans son biniou. La faim fait rêver les grands loups moroses ; La rivière court, le nuage fuit ; Derrière la vitre où la lampe luit, Les petits enfants ont des têtes roses. Je ne sais plus quand, je ne sais plus où, Maître Yvon soufflait dans son biniou.
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Ce doit être bon de mourir, D'expirer, oui, de rendre l'âme, De voir enfin les cieux s'ouvrir ; Oui, bon de rejeter sa flamme Hors d'un corps las qui va pourrir ; Oui, ce doit être bon, Madame, Ce doit être bon de mourir ! Bon, comme de faire l'amour, L'amour avec vous, ma Mignonne, Oui, la nuit, au lever du jour, Avec ton âme qui rayonne, Ton corps royal comme une cour ; Ce doit être bon, ma Mignonne, Oui, comme de faire l'amour ; Bon, comme alors que bat mon cœur, Pareil au tambour qui défile, Un tambour qui revient vainqueur, D'arracher le voile inutile Que retenait ton doigt moqueur, De t'emporter comme une ville Sous le feu roulant de mon cœur ; De faire s'étendre ton corps, Dont le soupirail s'entrebâille. Dans de délicieux efforts, Ainsi qu'une rose défaille Et va se fondre en parfums forts, Et doux, comme un beau feu de paille ; De faire s'étendre ton corps ; De faire ton âme jouir, Ton âme aussi belle à connaître, Que tout ton corps à découvrir ; De regarder par la fenêtre De tes yeux ton amour fleurir, Fleurir dans le fond de ton être De faire ton âme jouir ; D'être à deux une seule fleur, Fleur hermaphrodite, homme et femme, De sentir le pistil en pleur, Sous l'étamine toute en flamme, Oui d'être à deux comme une fleur, Une grande fleur qui se pâme, Qui se pâme dans la chaleur. Oui, bon, comme de voir tes yeux Humides des pleurs de l'ivresse, Quand le double jeu sérieux Des langues que la bouche presse, Fait se révulser jusqu'aux cieux, Dans l'appétit de la caresse, Les deux prunelles de tes yeux ; De jouir des mots que ta voix Me lance, comme des flammèches, Qui, me brûlant comme tes doigts, M'entrent au cœur comme des flèches, Tandis que tu mêles ta voix Dans mon oreille que tu lèches, À ton souffle chaud que je bois ; Comme de mordre tes cheveux, Ta toison brune qui ruisselle, Où s'étalent tes flancs nerveux, Et d'empoigner les poils de celle La plus secrète que je veux, Avec les poils de ton aisselle, Mordiller comme tes cheveux ; D'étreindre délicatement Tes flancs nus comme pour des luttes, D'entendre ton gémissement Rieur comme ce chant des flûtes, Auquel un léger grincement Des dents se mêle par minutes, D'étreindre délicatement, De presser ta croupe en fureur Sous le désir qui la cravache Comme une jument d'empereur, Tes seins où ma tête se cache Dans la délicieuse horreur Des cris que je... que je t'arrache Du fond de ta gorge en fureur ; Ce doit être bon de mourir, Puisque faire ce que l'on nomme L'amour, impérieux plaisir De la femme mêlée à l'homme, C'est doux à l'instant de jouir, C'est bon, dis-tu, c'est bon... oui... comme, Comme si l'on allait mourir ?
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L'agonisant
Ce doit être bon de mourir, D'expirer, oui, de rendre l'âme, De voir enfin les cieux s'ouvrir ; Oui, bon de rejeter sa flamme Hors d'un corps las qui va pourrir ; Oui, ce doit être bon, Madame, Ce doit être bon de mourir ! Bon, comme de faire l'amour, L'amour avec vous, ma Mignonne, Oui, la nuit, au lever du jour, Avec ton âme qui rayonne, Ton corps royal comme une cour ; Ce doit être bon, ma Mignonne, Oui, comme de faire l'amour ; Bon, comme alors que bat mon cœur, Pareil au tambour qui défile, Un tambour qui revient vainqueur, D'arracher le voile inutile Que retenait ton doigt moqueur, De t'emporter comme une ville Sous le feu roulant de mon cœur ; De faire s'étendre ton corps, Dont le soupirail s'entrebâille. Dans de délicieux efforts, Ainsi qu'une rose défaille Et va se fondre en parfums forts, Et doux, comme un beau feu de paille ; De faire s'étendre ton corps ; De faire ton âme jouir, Ton âme aussi belle à connaître, Que tout ton corps à découvrir ; De regarder par la fenêtre De tes yeux ton amour fleurir, Fleurir dans le fond de ton être De faire ton âme jouir ; D'être à deux une seule fleur, Fleur hermaphrodite, homme et femme, De sentir le pistil en pleur, Sous l'étamine toute en flamme, Oui d'être à deux comme une fleur, Une grande fleur qui se pâme, Qui se pâme dans la chaleur. Oui, bon, comme de voir tes yeux Humides des pleurs de l'ivresse, Quand le double jeu sérieux Des langues que la bouche presse, Fait se révulser jusqu'aux cieux, Dans l'appétit de la caresse, Les deux prunelles de tes yeux ; De jouir des mots que ta voix Me lance, comme des flammèches, Qui, me brûlant comme tes doigts, M'entrent au cœur comme des flèches, Tandis que tu mêles ta voix Dans mon oreille que tu lèches, À ton souffle chaud que je bois ; Comme de mordre tes cheveux, Ta toison brune qui ruisselle, Où s'étalent tes flancs nerveux, Et d'empoigner les poils de celle La plus secrète que je veux, Avec les poils de ton aisselle, Mordiller comme tes cheveux ; D'étreindre délicatement Tes flancs nus comme pour des luttes, D'entendre ton gémissement Rieur comme ce chant des flûtes, Auquel un léger grincement Des dents se mêle par minutes, D'étreindre délicatement, De presser ta croupe en fureur Sous le désir qui la cravache Comme une jument d'empereur, Tes seins où ma tête se cache Dans la délicieuse horreur Des cris que je... que je t'arrache Du fond de ta gorge en fureur ; Ce doit être bon de mourir, Puisque faire ce que l'on nomme L'amour, impérieux plaisir De la femme mêlée à l'homme, C'est doux à l'instant de jouir, C'est bon, dis-tu, c'est bon... oui... comme, Comme si l'on allait mourir ?
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jeg får lyst til at begrave mine negle i dine mørke krøller, svømme rundt i havet som venter på mig i dine brune øjne jeg vil kysse dine læber blå, som en iskold november nat jeg kunne tegne tusind malerier på dine nøgne skuldre af cirkler kreeret af mine fugtige fingerspidser drømme om dine omfavnelser imens du er i en koma af søvn, som var du næsten borte mærke varmen i mit indre, når du hvisker mit navn efterlader ildrøde linjer på dit bryst med skælvende hænder, når du endelig får din vilje kun så du ikke glemmer mig, når du ser dig i spejlet næste morgen, når din seng er kold, fordi jeg listede ud i natten kl 4
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Sep 11, 2014
Sep 11, 2014 at 3:34 PM UTC
brune øjne
*Hæderlige børn hopper gennem mudderet efterlader brune plamager på deres nystrøget skjorter overfladen bliver krøllet utilfredse forestillinger om det ellers så perfekte barn*
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Oct 28, 2015
Oct 28, 2015 at 4:34 AM UTC
Det perfekte barn
jeg kunne skrive lange breve, sange og digte om dine hænder, der altid er blødere end mine, når jeg lader mine fingerspidse kærtegne dem. dine skuldre, som jeg lader min kind hvile på, når du holder mig i dine arme. dine små mørke krøller, der kilder din nakke, og som kun jeg må lade mine fingre glide igennem. og jeg ved jo godt, at det er åndsvagt og tåbeligt, men når dine læber beder mig om at gå og dine øjne tigger mig om at blive, falder mit indre sammen i små stykker og salte dråber løber ned at mine kinder. jeg ved jo godt, at du ikke mener det, når du siger at jeg ikke kan blive i dine hvide lagner for evigt, men dine ord trænger alligevel ind i mine inderste kamre og lukker op for alle tænkelige smerter som mine årer kan rumme. jeg ved jo også godt, at jeg ikke kan blive ved med at kysse dine fløjsbløde læber indtil ingenting gør ondt mere, men når dine brune øjne kigger på mig og vores næser er en millimeter fra berøring, vil den evige længsel ikke tage ende.
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Mar 27, 2015
Mar 27, 2015 at 7:32 PM UTC
00.28
leve en løgn klæde sig med en holdning som han-påfugle der pryder sig og vil imponere hunnerne, de grå-brune væsner og konstruerede virkeligheder er holdt sammen af så få strenge af virkelighed at de kollapser så hurtigt. springene fra én fortælling til den næste sker indenfor et par sekunder inden kollision mellem virkelighed og det pure opspind sker, som den brusende dans mellem skyggespillet og det implicitte hvis man ikke observerer rives man med og glemmer ruinen af en fortælling der ligger bag ved den nye, tryllebindende historie, skjult en ukendt dans, en ufortalt kollision
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Apr 5, 2016
Apr 5, 2016 at 5:13 PM UTC
i lever i lyver
Le jeune homme dont l'oeil est brillant, la peau brune, Le beau corps de vingt ans qui devrait aller nu, Et qu'eût, le front cerclé de cuivre, sous la lune Adoré, dans la Perse, un Génie inconnu, Impétueux avec des douceurs virginales Et noires, fier de ses premiers entêtements, Pareil aux jeunes mers, pleurs de nuits estivales, Qui se retournent sur des lits de diamants ; Le jeune homme, devant les laideurs de ce monde, Tressaille dans son coeur largement irrité, Et plein de la blessure éternelle et profonde, Se prend à désirer sa soeur de charité. Mais, ô Femme, monceau d'entrailles, pitié douce, Tu n'es jamais la Soeur de charité, jamais, Ni regard noir, ni ventre où dort une ombre rousse, Ni doigts légers, ni seins splendidement formés. Aveugle irréveillée aux immenses prunelles, Tout notre embrassement n'est qu'une question : C'est toi qui pends à nous, porteuse de mamelles, Nous te berçons, charmante et grave Passion. Tes haines, tes torpeurs fixes, tes défaillances, Et les brutalités souffertes autrefois, Tu nous rends tout, ô Nuit pourtant sans malveillances, Comme un excès de sang épanché tous les mois. - Quand la femme, portée un instant, l'épouvante, Amour, appel de vie et chanson d'action, Viennent la Muse verte et la Justice ardente Le déchirer de leur auguste obsession. Ah ! sans cesse altéré des splendeurs et des calmes, Délaissé des deux Soeurs implacables, geignant Avec tendresse après la science aux bras almes, Il porte à la nature en fleur son front saignant. Mais la noire alchimie et les saintes études Répugnent au blessé, sombre savant d'orgueil ; Il sent marcher sur lui d'atroces solitudes. Alors, et toujours beau, sans dégoût du cercueil, Qu'il croie aux vastes fins, Rêves ou Promenades Immenses, à travers les nuits de Vérité, Et t'appelle en son âme et ses membres malades, Ô Mort mystérieuse, ô soeur de charité.
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Les soeurs de charité
Le jeune homme dont l'oeil est brillant, la peau brune, Le beau corps de vingt ans qui devrait aller nu, Et qu'eût, le front cerclé de cuivre, sous la lune Adoré, dans la Perse, un Génie inconnu, Impétueux avec des douceurs virginales Et noires, fier de ses premiers entêtements, Pareil aux jeunes mers, pleurs de nuits estivales, Qui se retournent sur des lits de diamants ; Le jeune homme, devant les laideurs de ce monde, Tressaille dans son coeur largement irrité, Et plein de la blessure éternelle et profonde, Se prend à désirer sa soeur de charité. Mais, ô Femme, monceau d'entrailles, pitié douce, Tu n'es jamais la Soeur de charité, jamais, Ni regard noir, ni ventre où dort une ombre rousse, Ni doigts légers, ni seins splendidement formés. Aveugle irréveillée aux immenses prunelles, Tout notre embrassement n'est qu'une question : C'est toi qui pends à nous, porteuse de mamelles, Nous te berçons, charmante et grave Passion. Tes haines, tes torpeurs fixes, tes défaillances, Et les brutalités souffertes autrefois, Tu nous rends tout, ô Nuit pourtant sans malveillances, Comme un excès de sang épanché tous les mois. - Quand la femme, portée un instant, l'épouvante, Amour, appel de vie et chanson d'action, Viennent la Muse verte et la Justice ardente Le déchirer de leur auguste obsession. Ah ! sans cesse altéré des splendeurs et des calmes, Délaissé des deux Soeurs implacables, geignant Avec tendresse après la science aux bras almes, Il porte à la nature en fleur son front saignant. Mais la noire alchimie et les saintes études Répugnent au blessé, sombre savant d'orgueil ; Il sent marcher sur lui d'atroces solitudes. Alors, et toujours beau, sans dégoût du cercueil, Qu'il croie aux vastes fins, Rêves ou Promenades Immenses, à travers les nuits de Vérité, Et t'appelle en son âme et ses membres malades, Ô Mort mystérieuse, ô soeur de charité.
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Au pays parfumé que le soleil caresse, J'ai connu, sous un dais d'arbres tout empourprés Et de palmiers d'où pleut sur les yeux la paresse, Une dame créole aux charmes ignorés. Son teint est pâle et chaud ; la brune enchanteresse A dans le cou des airs noblement maniérés ; Grande et svelte en marchant comme une chasseresse, Son sourire est tranquille et ses yeux assurés. Si vous alliez, Madame, au vrai pays de gloire, Sur les bords de la Seine ou de la verte Loire, Belle digne d'orner les antiques manoirs, Vous feriez, à l'abri des ombreuses retraites, Germer mille sonnets dans le coeur des poètes, Que vos grands yeux rendraient plus soumis que vos noirs.
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À une dame créole
Jeg indhalerer dine ord sammen med lidt røg og støv. Ned ad halsen så ilt må vente og lungerne græder efter det. Jeg ventede jo i et stykke tid på dig og dine grin, men sådan her ender det jo altid. Mig der kvæler mig selv, og dig der taler og ser på mig imens. Mine "Smukke brune øjne" ik? Nu er du her ikke længere Så ilten kan igen danse rundt i mine organer istedet for dine kys der dansede på mit hjerte og i min hjerne Men mærkeligt er det jo; at jeg alligevel ikke rigtig føler at jeg kan trække vejret.
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Feb 1, 2016
Feb 1, 2016 at 10:48 AM UTC
Punkterede lunger osv
Oui, si j'étais femme, aimable et jolie, Je voudrais, Julie, Faire comme vous ; Sans peur ni pitié, sans choix ni mystère, A toute la terre Faire les yeux doux. Je voudrais n'avoir de soucis au monde Que ma taille ronde, Mes chiffons chéris, Et de pied en cap être la poupée La mieux équipée De Rome à Paris. Je voudrais garder pour toute science Cette insouciance Qui vous va si bien ; Joindre, comme vous, à l'étourderie Cette rêverie Qui ne pense à rien. Je voudrais pour moi qu'il fût toujours fête, Et tourner la tête, Aux plus orgueilleux ; Être en même temps de glace et de flamme, La haine dans l'âme, L'amour dans les yeux. Je détesterais, avant toute chose, Ces vieux teints de rose Qui font peur à voir. Je rayonnerais, sous ma tresse brune, Comme un clair de lune En capuchon noir. Car c'est si charmant et c'est si commode, Ce masque à la mode, Cet air de langueur ! Ah ! que la pâleur est d'un bel usage ! Jamais le visage N'est trop **** du coeur. Je voudrais encore avoir vos caprices, Vos soupirs novices, Vos regards savants. Je voudrais enfin, tant mon coeur vous aime, Être en tout vous-même... Pour deux ou trois ans. Il est un seul point, je vous le confesse, Où votre sagesse Me semble en défaut. Vous n'osez pas être assez inhumaine. Votre orgueil vous gêne ; Pourtant il en faut. Je ne voudrais pas, à la contredanse, Sans quelque prudence Livrer mon bras nu ; Puis, au cotillon, laisser ma main blanche Traîner sur la manche Du premier venu. Si mon fin corset, si souple et si juste, D'un bras trop robuste Se sentait serré, J'aurais, je l'avoue, une peur mortelle Qu'un bout de dentelle N'en fût déchiré. Chacun, en valsant, vient sur votre épaule Réciter son rôle D'amoureux transi ; Ma beauté, du moins, sinon ma pensée, Serait offensée D'être aimée ainsi. Je ne voudrais pas, si j'étais Julie, N'être que jolie Avec ma beauté. Jusqu'au bout des doigts je serais duchesse. Comme ma richesse, J'aurais ma fierté. Voyez-vous, ma chère, au siècle où nous sommes, La plupart des hommes Sont très inconstants. Sur deux amoureux pleins d'un zèle extrême, La moitié vous aime Pour passer le temps. Quand on est coquette, il faut être sage. L'oiseau de passage Qui vole à plein coeur Ne dort pas en l'air comme une hirondelle, Et peut, d'un coup d'aile, Briser une fleur.
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Conseils à une parisienne
Oui, si j'étais femme, aimable et jolie, Je voudrais, Julie, Faire comme vous ; Sans peur ni pitié, sans choix ni mystère, A toute la terre Faire les yeux doux. Je voudrais n'avoir de soucis au monde Que ma taille ronde, Mes chiffons chéris, Et de pied en cap être la poupée La mieux équipée De Rome à Paris. Je voudrais garder pour toute science Cette insouciance Qui vous va si bien ; Joindre, comme vous, à l'étourderie Cette rêverie Qui ne pense à rien. Je voudrais pour moi qu'il fût toujours fête, Et tourner la tête, Aux plus orgueilleux ; Être en même temps de glace et de flamme, La haine dans l'âme, L'amour dans les yeux. Je détesterais, avant toute chose, Ces vieux teints de rose Qui font peur à voir. Je rayonnerais, sous ma tresse brune, Comme un clair de lune En capuchon noir. Car c'est si charmant et c'est si commode, Ce masque à la mode, Cet air de langueur ! Ah ! que la pâleur est d'un bel usage ! Jamais le visage N'est trop **** du coeur. Je voudrais encore avoir vos caprices, Vos soupirs novices, Vos regards savants. Je voudrais enfin, tant mon coeur vous aime, Être en tout vous-même... Pour deux ou trois ans. Il est un seul point, je vous le confesse, Où votre sagesse Me semble en défaut. Vous n'osez pas être assez inhumaine. Votre orgueil vous gêne ; Pourtant il en faut. Je ne voudrais pas, à la contredanse, Sans quelque prudence Livrer mon bras nu ; Puis, au cotillon, laisser ma main blanche Traîner sur la manche Du premier venu. Si mon fin corset, si souple et si juste, D'un bras trop robuste Se sentait serré, J'aurais, je l'avoue, une peur mortelle Qu'un bout de dentelle N'en fût déchiré. Chacun, en valsant, vient sur votre épaule Réciter son rôle D'amoureux transi ; Ma beauté, du moins, sinon ma pensée, Serait offensée D'être aimée ainsi. Je ne voudrais pas, si j'étais Julie, N'être que jolie Avec ma beauté. Jusqu'au bout des doigts je serais duchesse. Comme ma richesse, J'aurais ma fierté. Voyez-vous, ma chère, au siècle où nous sommes, La plupart des hommes Sont très inconstants. Sur deux amoureux pleins d'un zèle extrême, La moitié vous aime Pour passer le temps. Quand on est coquette, il faut être sage. L'oiseau de passage Qui vole à plein coeur Ne dort pas en l'air comme une hirondelle, Et peut, d'un coup d'aile, Briser une fleur.
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Que je sois un fou, qu'on le dise, Je trouve ça tout naturel, Ayant eu ma part de bêtise Et commis plus d'une sottise, Depuis que je suis... temporel. Je suis un fou, quel avantage, Madame ! un fou, songez-y bien, Peut crier... se tromper d'étage, Vous proposer... le mariage, On ne lui dira jamais rien, C'est un fou ; mais lui peut tout dire, Lâcher parfois un terme vil, Dans ce cas le mieux c'est d'en rire, Se fâcher serait du délire, À quoi cela servirait-il ? C'est un fou. Si c'est un bonhomme Laissant les gens à leurs métiers, Peu contrariant, calme... en somme, Distinguant un nez d'une pomme, On lui pardonne volontiers. Donc, je suis fou, je le révèle. Nous l'avons, Madame, en dormant, Comme dit l'autre, échappé belle ; J'aime mieux être un sans cervelle Que d'être un sage, assurément. Songez donc ! si j'étais un sage, Je fuirais les joyeux dîners ; Je n'oserais voir ton corsage ; J'aurais un triste et long visage Et des lunettes sur le nez ; Mais, je ne suis qu'un fou, je danse, Je tambourine avec mes doigts Sur la vitre de l'existence. Qu'on excuse mon insistance, C'est un fou qu'il faut que je sois ! C'est trop fort, me dit tout le monde, Qu'est-ce que vous nous chantez là ? Pourquoi donc, partout à la ronde, À la brune comme à la blonde, Parler de la sorte ? - Ah ! voilà ! Je vais même plus **** personne Ne pourra jamais me guérir, Ni la sagesse qui sermonne, Ni le bon Dieu, ni la Sorbonne, Et c'est fou que je veux mourir. C'est fou que je mourrai du reste, Mais oui, Madame, j'en suis sûr, Et d'abord... de ton moindre geste, Fou... de ton passage céleste Qui laisse un parfum de fruit mûr, De ton allure alerte et franche, Oui, fou d'amour, oui, fou d'amour, Fou de ton sacré... coup de hanche, Qui vous fiche au cœur la peur... blanche, Mieux... qu'un roulement de tambour ; Fou de ton petit pied qui vole Et que je suivrais n'importe où, Je veux dire... au Ciel ;... ma parole ! J'admire qu'on ne soit pas folle, Je plains celui qui n'est pas fou.
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Fou
Que je sois un fou, qu'on le dise, Je trouve ça tout naturel, Ayant eu ma part de bêtise Et commis plus d'une sottise, Depuis que je suis... temporel. Je suis un fou, quel avantage, Madame ! un fou, songez-y bien, Peut crier... se tromper d'étage, Vous proposer... le mariage, On ne lui dira jamais rien, C'est un fou ; mais lui peut tout dire, Lâcher parfois un terme vil, Dans ce cas le mieux c'est d'en rire, Se fâcher serait du délire, À quoi cela servirait-il ? C'est un fou. Si c'est un bonhomme Laissant les gens à leurs métiers, Peu contrariant, calme... en somme, Distinguant un nez d'une pomme, On lui pardonne volontiers. Donc, je suis fou, je le révèle. Nous l'avons, Madame, en dormant, Comme dit l'autre, échappé belle ; J'aime mieux être un sans cervelle Que d'être un sage, assurément. Songez donc ! si j'étais un sage, Je fuirais les joyeux dîners ; Je n'oserais voir ton corsage ; J'aurais un triste et long visage Et des lunettes sur le nez ; Mais, je ne suis qu'un fou, je danse, Je tambourine avec mes doigts Sur la vitre de l'existence. Qu'on excuse mon insistance, C'est un fou qu'il faut que je sois ! C'est trop fort, me dit tout le monde, Qu'est-ce que vous nous chantez là ? Pourquoi donc, partout à la ronde, À la brune comme à la blonde, Parler de la sorte ? - Ah ! voilà ! Je vais même plus **** personne Ne pourra jamais me guérir, Ni la sagesse qui sermonne, Ni le bon Dieu, ni la Sorbonne, Et c'est fou que je veux mourir. C'est fou que je mourrai du reste, Mais oui, Madame, j'en suis sûr, Et d'abord... de ton moindre geste, Fou... de ton passage céleste Qui laisse un parfum de fruit mûr, De ton allure alerte et franche, Oui, fou d'amour, oui, fou d'amour, Fou de ton sacré... coup de hanche, Qui vous fiche au cœur la peur... blanche, Mieux... qu'un roulement de tambour ; Fou de ton petit pied qui vole Et que je suivrais n'importe où, Je veux dire... au Ciel ;... ma parole ! J'admire qu'on ne soit pas folle, Je plains celui qui n'est pas fou.
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hende der hjalp den lille dreng der faldt og slog sit knæ pustede på såret for det havde hendes mor lært hende hjalp på smerten hende der gerne tog den upopulære pige i klassens parti selvom *** vidste det ville være en ukorrekt social bedrift men med et retfærdigheds-gen som hendes var det en ligegyldig pointe hende der gerne delte sin ostemad eller hjalp med dansk lektierne tegnede tegninger til alle dem der ville have en hende der ikke var bange for at få drengelus men istedet frygtløst tog deres hånd og løb med et fnis fra dem på legepladsen hende der altid satte en dyd i at være der for sine medmennesker og forstå dem og deres inderste tanker hende der cyklede rundt på hendes turkis farvede cykel i sommerkjoler med håret opsat i en hestehale i den nordsjællandske provins ved slottet mens solen gik ned og skyerne blev lyserøde hende hvor livet ikke kunne gå hurtigt nok *** har danset på bordene drukket af den søde røde vin mærket de euforiske følelser i alle årer i hendes krop set solen stå op og kysset frøer der bare aldrig blev til en prins hende der røg tyve cigaretter på én aften i håbet på at forkorte sit liv med bare et par år leve i ung ignorance hende der blev bange for kærlighed bildte sig selv ind at *** ikke forstod den fordi hendes forældre aldrig lærte hende det hende der aldrig passede helt ind i gymnasiets firkantede kasser og formalia med en livlig fantasi og en drøm om frihed og kreativitet hende der skar åbne sår i sig selv og lod drenge slikke smerten væk med deres rug tunger pålagde dem en værdi som de ikke besad men hende naboens datter med det lange brune hår er blevet voksen og *** vil være designer *** har stjerner i øjnene og der står flammer ud af munden på hende ingen bakke er høj nok for hende at bestige ingen by er stor nok for hende at udforske *** vil noget mere noget større og intet kan holde hende tilbage ingen mand kan stoppe hende eller stjæle hendes livsglæde hendes mod *** har set sig selv være svag og lille men aldrig igen for verden er hendes
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May 27, 2018
May 27, 2018 at 4:59 PM UTC
hende
hende der hjalp den lille dreng der faldt og slog sit knæ pustede på såret for det havde hendes mor lært hende hjalp på smerten hende der gerne tog den upopulære pige i klassens parti selvom *** vidste det ville være en ukorrekt social bedrift men med et retfærdigheds-gen som hendes var det en ligegyldig pointe hende der gerne delte sin ostemad eller hjalp med dansk lektierne tegnede tegninger til alle dem der ville have en hende der ikke var bange for at få drengelus men istedet frygtløst tog deres hånd og løb med et fnis fra dem på legepladsen hende der altid satte en dyd i at være der for sine medmennesker og forstå dem og deres inderste tanker hende der cyklede rundt på hendes turkis farvede cykel i sommerkjoler med håret opsat i en hestehale i den nordsjællandske provins ved slottet mens solen gik ned og skyerne blev lyserøde hende hvor livet ikke kunne gå hurtigt nok *** har danset på bordene drukket af den søde røde vin mærket de euforiske følelser i alle årer i hendes krop set solen stå op og kysset frøer der bare aldrig blev til en prins hende der røg tyve cigaretter på én aften i håbet på at forkorte sit liv med bare et par år leve i ung ignorance hende der blev bange for kærlighed bildte sig selv ind at *** ikke forstod den fordi hendes forældre aldrig lærte hende det hende der aldrig passede helt ind i gymnasiets firkantede kasser og formalia med en livlig fantasi og en drøm om frihed og kreativitet hende der skar åbne sår i sig selv og lod drenge slikke smerten væk med deres rug tunger pålagde dem en værdi som de ikke besad men hende naboens datter med det lange brune hår er blevet voksen og *** vil være designer *** har stjerner i øjnene og der står flammer ud af munden på hende ingen bakke er høj nok for hende at bestige ingen by er stor nok for hende at udforske *** vil noget mere noget større og intet kan holde hende tilbage ingen mand kan stoppe hende eller stjæle hendes livsglæde hendes mod *** har set sig selv være svag og lille men aldrig igen for verden er hendes
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hendes læber fangede hans blik fyldige men sarte som et rosenblad hendes store øjne med de lange vipper som et dådyr grønne som nåle på et grantræ han stirrede direkte ind i dem fortabte sig i dybet hvor han så hendes sjæl forbløffet over den godhed og rummelighed han fandt som en sol der titter frem bag grå skyer *** var nærmest altid omringet af en form for lys glødende han var taknemmelig for hver en kurve hendes krop bølgede sig i maveskindet der var så fint og blødt hendes lange ben som bar hende yndefuldt rundt på jorden hendes brune lokker med pandehåret som *** til tider skjulte sig bag fik hende til at ligne noget fra et modeblad fra tredserne og der var en slags ydmyghed over måden *** bare ikke kunne tage imod et kompliment uden at blive forlegen som om *** ikke selv kunne se hvor fuldstændig håbløst smuk *** egentligt er hendes latter og stemme sød og skrøbelig hendes bevægelser der nærmest var filmiske som om *** dansede på en scene han blev fascineret af hele hendes væsen og fandt hende meget sexet på en måde som er svær at forklare han sagde til hende at *** lignede lidt et kys og et kys blev *** til
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Nov 4, 2018
Nov 4, 2018 at 1:13 PM UTC
du ligner et kys
C'est à Rouen, votre Rouen, Madame, Qu'on brûla... (je fais un impair !) Mais Marseille ! c'est une femme Qui se lève, au bord de la mer ! Le Havre a votre amour, et d'une ; Son port, et de deux ; qu'il soit fier ! Mais Marseille ! c'est une brune Qui sourit, au bord de la mer ! Comme le fauve qu'il rappelle, Lyon porte beau, par un temps clair ; Mais Marseille ! est une « bien belle » Qu'on salue, an bord de la mer ; Les vignes où vole la grive Près de Dijon n'ont pas le ver ; Mais Marseille ! est une « bien vive » Qui chantonne, au bord de la mer ; Bordeaux, avec sa gloire éparse Sur vingt océans, a grand air ! Mais Marseille ! c'est une garce Qui vous grise, au bord de la mer ; Le beffroi d'Arras se redresse Comme la hune au vent d'hiver ; Mais Marseille ! est une bougresse, Qui tempête, au bord de la mer ; Laval est un duc, ma Mignonne, Dont le poiré n'est pas amer ; Mais Marseille ! est une « bien bonne » Qui se calme, au bord de la mer ; Toulouse est un ténor qui traîne Où frise peut-être un peu l'r... Mais Marseille ! est une sirène Qui chuchotte, au bord de la mer ; Clermont a ses volcans où rôde Le souvenir d'un feu d'enfer ; Mais Marseille ! est une « bien chaude » Qui vous baise, au bord de la mer ; Grenoble a Bayard, la prouesse Faite homme et l'honneur fait de fer ; Mais Marseille est une déesse Qu'on adore, au bord de la mer ; Toulon aura l'âme sereine Quand on aura purgé son air ; Mais Marseille, elle, est une reine Qui se couche au bord de la mer ! Elle adore Paris, Madame, Paris est l'homme qu'il lui faut, Car Marseille, c'est une femme Qui n'a pas le moindre défaut. Paris, le lui rend bien, du reste, Il lui dit : Si tu t'asseyais ? Car Marseille n'a pas la peste Et n'a plus l'accent marseillais !
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Marseille
C'est à Rouen, votre Rouen, Madame, Qu'on brûla... (je fais un impair !) Mais Marseille ! c'est une femme Qui se lève, au bord de la mer ! Le Havre a votre amour, et d'une ; Son port, et de deux ; qu'il soit fier ! Mais Marseille ! c'est une brune Qui sourit, au bord de la mer ! Comme le fauve qu'il rappelle, Lyon porte beau, par un temps clair ; Mais Marseille ! est une « bien belle » Qu'on salue, an bord de la mer ; Les vignes où vole la grive Près de Dijon n'ont pas le ver ; Mais Marseille ! est une « bien vive » Qui chantonne, au bord de la mer ; Bordeaux, avec sa gloire éparse Sur vingt océans, a grand air ! Mais Marseille ! c'est une garce Qui vous grise, au bord de la mer ; Le beffroi d'Arras se redresse Comme la hune au vent d'hiver ; Mais Marseille ! est une bougresse, Qui tempête, au bord de la mer ; Laval est un duc, ma Mignonne, Dont le poiré n'est pas amer ; Mais Marseille ! est une « bien bonne » Qui se calme, au bord de la mer ; Toulouse est un ténor qui traîne Où frise peut-être un peu l'r... Mais Marseille ! est une sirène Qui chuchotte, au bord de la mer ; Clermont a ses volcans où rôde Le souvenir d'un feu d'enfer ; Mais Marseille ! est une « bien chaude » Qui vous baise, au bord de la mer ; Grenoble a Bayard, la prouesse Faite homme et l'honneur fait de fer ; Mais Marseille est une déesse Qu'on adore, au bord de la mer ; Toulon aura l'âme sereine Quand on aura purgé son air ; Mais Marseille, elle, est une reine Qui se couche au bord de la mer ! Elle adore Paris, Madame, Paris est l'homme qu'il lui faut, Car Marseille, c'est une femme Qui n'a pas le moindre défaut. Paris, le lui rend bien, du reste, Il lui dit : Si tu t'asseyais ? Car Marseille n'a pas la peste Et n'a plus l'accent marseillais !
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Si je perds bien des maîtresses, J'en fais encor plus souvent, Et mes vœux et mes promesses Ne sont que feintes caresses, Et mes vœux et mes promesses Ne sont jamais que du vent. Quand je vois un beau visage, Soudain je me fais de feu ; Mais longtemps lui faire hommage, Ce n'est pas bien mon usage ; Mais longtemps lui faire hommage, Ce n'est pas bien là mon jeu. J'entre bien en complaisance Tant que dure une heure ou deux ; Mais en perdant sa présence Adieu toute souvenance ; Mais en perdant sa présence Adieu soudain tous mes feux. Plus inconstant que la lune, Je ne veux jamais d'arrêt ; La blonde comme la brune En moins de rien m'importune ; La blonde comme la brune En moins de rien me déplaît. Si je feins un peu de braise, Alors que l'humeur m'en prend, Qu'on me chasse, ou qu'on me baise, Qu'on soit facile ou mauvaise, Qu'on me chasse, ou qu'on me baise, Tout m'est fort indifférent. Mon usage est si commode, On le trouve si charmant, Que qui ne suit ma méthode N'est pas bien homme à la mode, Que qui ne suit ma méthode Passe pour un Allemand.
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Chanson