"brune" poems
Puisque de Sisteron à Nantes,
Au cabaret, tout français chante,
Puisque je suis ton échanson,
Je veux, ô Française charmante,
Te fredonner une chanson ;
Une chanson de ma manière,
Pour toi d'abord, et mes amis,
En buvant gaiement dans mon verre
À la santé de ton pays.
Amis, buvons à la Fortune
De la France, Mère commune,
Entre Shakespeare et Murillo :
On y voit la blonde et la brune,
On y boit la bière... et non l'eau.
Doux pays, le plus doux du monde,
Entre Washington... et Chauvin,
Tu baises la brune et la blonde,
Tu fais de la bière et du vin.
Ton cœur est franc, ton âme est fière ;
Les soldats de la Terre entière
T'attaqueront toujours en vain.
Tu baises la blonde et la bière
Comme on boit la brune et le vin.
La brune a le con de la lune,
La blonde a les poils... du mâtin...
Garde bien ta bière et ta brune,
Garde bien ta blonde et ton vin !
On tire la bière de l'orge,
La baïonnette de la forge,
Avec la vigne on fait du vin.
Ta blonde a deux fleurs sur la gorge,
Ta brune a deux grains de raisin.
L'une accroche sa jupe aux branches,
L'autre sourit sous les houblons :
Garde bien leurs garces de hanches,
Garde bien leurs bougres de cons.
Pays vaillant comme un archange,
Pays plus *** que la vendange
Et que l'étoile du matin,
Ta blonde est une douce orange,
Mais ta brune ah !... sacré mâtin !
Ta brune a la griffe profonde ;
Ta rousse a le teint du jasmin ;
Garde-les bien ! Garde ta blonde
Garde-la, le sabre à la main.
Que tes canons n'aient pas de rouilles,
Que tes fileuses de quenouilles
Puissent en paix rire et dormir,
Et se repose sur tes couilles
Du présent et de l'avenir.
C'est sur elles que tu travailles
Sous les toisons d'ombre ou d'or fin :
Garde-les des regards canailles,
Garde-les du coup d'œil hautain !
Pays galant, la langue est claire
Comme le soleil dans ton verre,
Plus que le grec et le latin ;
Autant que ta blonde et ta bière
Garde-la bien, comme ton vin.
Pays plus beau que le Soleil, Lune,
Étoile, aube, aurore et matins.
Aime bien ta blonde et ta brune,
Et fais-leur... beaucoup de catins !
3k
Vous êtes brune et pourtant blonde,
Vous êtes blonde et pourtant brune...
Aurais-je l'air, aux yeux du monde,
D'arriver tout droit de la lune ?
Et cependant, on peut m'en croire,
Vous êtes l'une et l'autre chose
Comme Vous êtes blanche et noire,
Des cheveux noire et de chair, rose.
Mais peut-on dire dans le monde,
La plaisanterie est commune :
« Si votre belle Amie est blonde,
Elle est blonde, elle n'est pas brune ».
À moins d'arriver de la lune,
Peut encor dire tout le monde :
« Si votre belle Amie est brune,
Elle est brune, elle n'est pas blonde ».
Pourtant ! le savez-vous mieux qu'Elle ?
Leur répondrai-je (Tu supposes)
Eh bien ! moi, je ne sais laquelle
Elle est le plus de ces deux choses.
Bien que personne n'y consente
Et qu'elle semble inconséquente,
C'est une brune languissante
Et c'est une blonde piquante.
Aurais-je la bonne fortune
De mettre d'accord tout le monde,
Concédez-moi donc qu'elle est brune,
Je vous accorde qu'elle est blonde.
Elle a, pour faire à tout le monde
Une concession encore,
Une longue mèche de blonde
Dans ces cheveux bruns, qui les dore.
Enfin, je vous dis qu'elle est brune,
Je vous répète qu'elle est blonde,
Et si j'arrive de la lune,
Je me moque de tout le monde !
Après tout, ce n'est pas ma faute
Si, sous ses longs cheveux... funèbres,
Le corps blanc dont votre âme est l'hôte
A du soleil... dans ses ténèbres.
2.4k
Madrid, princesse des Espagnes,
Il court par tes mille campagnes
Bien des yeux bleus, bien des yeux noirs.
La blanche ville aux sérénades,
Il passe par tes promenades
Bien des petits pieds tous les soirs.
Madrid, quand tes taureaux bondissent,
Bien des mains blanches applaudissent,
Bien des écharpes sont en jeux.
Par tes belles nuits étoilées,
Bien des senoras long voilées
Descendent tes escaliers bleus.
Madrid, Madrid, moi, je me raille
De tes dames à fine taille
Qui chaussent l'escarpin étroit ;
Car j'en sais une par le monde
Que jamais ni brune ni blonde
N'ont valu le bout de son doigt !
J'en sais une, et certes la duègne
Qui la surveille et qui la peigne
N'ouvre sa fenêtre qu'à moi ;
Certes, qui veut qu'on le redresse,
N'a qu'à l'approcher à la messe,
Fût-ce l'archevêque ou le roi.
Car c'est ma princesse andalouse !
Mon amoureuse ! ma jalouse !
Ma belle veuve au long réseau !
C'est un vrai démon ! c'est un ange !
Elle est jaune, comme une orange,
Elle est vive comme un oiseau !
Oh ! quand sur ma bouche idolâtre
Elle se pâme, la folâtre,
Il faut voir, dans nos grands combats,
Ce corps si souple et si fragile,
Ainsi qu'une couleuvre agile,
Fuir et glisser entre mes bras !
Or si d'aventure on s'enquête
Qui m'a valu telle conquête,
C'est l'allure de mon cheval,
Un compliment sur sa mantille,
Puis des bonbons à la vanille
Par un beau soir de carnaval.
2.2k
Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D’une femme inconnue, et que j’aime, et qui m’aime,
Et qui n’est, chaque fois, ni tout à fait la même,
Ni tout à fait une autre, et m’aime et me comprend.
Car elle me comprend, et mon coeur transparent,
Pour elle seule, hélas! cesse d’être un problème.
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.
Est-elle brune, blonde ou rousse? Je l’ignore.
Son nom? Je me souviens qu’il est doux et sonore,
Comme ceux des aimés que la vie exila.
Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a,
L’inflexion des voix chères qui se sont tues.
In English:
I often have this dream both strange and shrewd,
Of an unknown girl, who I love, and who loves me
And who each time is neither quite the same,
Nor quite someone else, and who loves and understands me
Because she understands me, and my open heart
For her only, sadly, still ceasing to be a problem,
For her only, and the dampness of my pale forehead
Only she knows how to collect herself, by crying
Is she brunette, blonde or red? I am unsure
Her name? I remember that it is sweet and memorable
Like those of lives loved in exile
Her look is just like that of the statues;
And for her voice, distant and calm, solemn, she has
The affliction of voices dear which fall silent
Oct 8, 2015
Oct 8, 2015 at 5:10 PM UTC
If she didn't color her hair,
what color would it be,
I ask,
making early morning holiday
bed talk
Gray, she replies
disputation, I say,
for I see yet much
brune underneath,
nary a single hairy grayling
smiling with affection,
she salutates:
*appearances of a changeling,
perhaps,
I am or always be,*
***like one of your new poems,
using old words for new colors,
my rainbow always ends,***
decorating our bed
May 25, 2015
May 25, 2015 at 10:20 AM UTC
I singe with a hertly lud whan ycham herty,
And I arme whan singinge is ne ynewe.
Carole whan my corage blissieth,
And I shal deye whan his blase deyeth.
Druerie shal be his a-brune billets.
A stable blase that shal sustene my spyrakles.
A schrewe destroyere that kesseth so dimliche.
A þeauful kempe with an as-spire swerde.
Gostes of i-þank als ouer my vingeres.
Al-only dulce conceiptes fletene in my gostes.
Sumdel real cannot be als amaddinge.
Sumdel real cannot be te-tealte!
Is the mannish þonc als mase and puissant
Sweuenen of suic a selkout conand?
Dest Moder Folde cune of hire child?
Hire misty doter who berne and bilde?
The hoom is not where the herte is.
The herte is the hoom bote motif
The herte, the hoom, the ende, and the sepulture.
A luft who is the mest derure in the Folde.
Oct 2, 2012
Oct 2, 2012 at 11:02 AM UTC
Sonnet.
Dans la salle à manger brune, que parfumait
Une odeur de vernis et de fruits, à mon aise
Je ramassais un plat de je ne sais quel met
Belge, et je m'épatais dans mon immense chaise.
En mangeant, j'écoutais l'horloge, - heureux et coi.
La cuisine s'ouvrit avec une bouffée,
- Et la servante vint, je ne sais pas pourquoi,
Fichu moitié défait, malinement coiffée
Et, tout en promenant son petit doigt tremblant
Sur sa joue, un velours de pêche rose et blanc,
En faisant, de sa lèvre enfantine, une moue,
Elle arrangeait les plats, près de moi, pour m'aiser ;
- Puis, comme ça, - bien sûr, pour avoir un baiser, -
Tout bas : " Sens donc, j'ai pris 'une' froid sur la joue..."
1.5k
1-english
I gargled solids much like boulders of the throat.
Upon a dreadful goat,
the lamb was slain in name of said reign.
To diminish the waters
drenching fields of green and brown,
rugged earth, and jagged cliff.
Up nor down no liquids found.
I am placed to flummox the hard matter
of dirt and swallow whilst hurt.
2-norwegian
Jeg gurglet tørrstoff mye som blokker i halsen.
Etter en forferdeliggeit,
ble sauene drept i navn sa regjeringstid.
For å minske vannetgjennomvåt felt av grønne og brune,
robuste jorden, og rufsete stup.
Opp eller ned væske ikke funnet.
Jeg er plassert for å flummox denharde spørsmål
om skitt og svelge mens vondt.
Jan 12, 2011
Jan 12, 2011 at 10:47 PM UTC
Sonnet.
Bizarre déité, brune comme les nuits,
Au parfum mélangé de musc et de havane,
Oeuvre de quelque obi, le Faust de la savane,
Sorcière au flanc d'ébène, enfant des noirs minuits,
Je préfère au constance, à l'opium, aux nuits,
L'élixir de ta bouche où l'amour se pavane ;
Quand vers toi mes désirs partent en caravane,
Tes yeux sont la citerne où boivent mes ennuis.
Par ces deux grands yeux noirs, soupiraux de ton âme,
Ô démon sans pitié ! verse-moi moins de flamme ;
Je ne suis pas le Styx pour t'embrasser neuf fois,
Hélas ! et je ne puis, Mégère libertine,
Pour briser ton courage et te mettre aux abois,
Dans l'enfer de ton lit devenir Proserpine !
1.3k
Élégie VI.
Nuit et jour, malgré moi, lorsque je suis **** d'elle,
A ma pensée ardente un souvenir fidèle
La ramène ; - il me semble ouïr sa douce voix
Comme le chant lointain d'un oiseau ; je la vois
Avec son collier d'or, avec sa robe blanche,
Et sa ceinture bleue, et la fraîche pervenche
De son chapeau de paille, et le sourire lin
Qui découvre ses dents de perle, - telle enfin
Que je la vis un soir dans ce bois de vieux ormes
Qui couvrent le chemin de leurs ombres difformes ;
Et je l'aime d'amour profond : car ce n'est pas
Une femme au teint pâle, et mesurant ses pas
Au regard nuagé de langueur, une Anglaise
Morne comme le ciel de Londres, qui se plaise
La tête sur sa main à rêver longuement,
A lire Grandisson et Werther, non vraiment ;
Mais une belle enfant inconstante et frivole,
Qui ne rêve jamais ; une brune créole
Aux grands sourcils arqués; aux longs yeux de velours
Dont les regards furtifs vous poursuivent toujours ;
A la taille élancée, à la gorge divine,
Que sous les plis du lin la volupté devine.
1.1k
Le brouillard est froid, la bruyère est grise ;
Les troupeaux de boeufs vont aux abreuvoirs ;
La lune, sortant des nuages noirs,
Semble une clarté qui vient par surprise.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
Le voyageur marche et la lande est brune ;
Une ombre est derrière, une ombre est devant ;
Blancheur au couchant, lueur au levant ;
Ici crépuscule, et là clair de lune.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
La sorcière assise allonge sa lippe ;
L'araignée accroche au toit son filet ;
Le lutin reluit dans le feu follet
Comme un pistil d'or dans une tulipe.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
On voit sur la mer des chasse-marées ;
Le naufrage guette un mât frissonnant ;
Le vent dit : demain ! l'eau dit : maintenant !
Les voix qu'on entend sont désespérées.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
Le coche qui va d'Avranche à Fougère
Fait claquer son fouet comme un vif éclair ;
Voici le moment où flottent dans l'air
Tous ces bruits confus que l'ombre exagère.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
Dans les bois profonds brillent des flambées ;
Un vieux cimetière est sur un sommet ;
Où Dieu trouve-t-il tout ce noir qu'il met
Dans les coeurs brisés et les nuits tombées ?
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
Des flaques d'argent tremblent sur les sables ;
L'orfraie est au bord des talus crayeux ;
Le pâtre, à travers le vent, suit des yeux
Le vol monstrueux et vague des diables.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
Un panache gris sort des cheminées ;
Le bûcheron passe avec son fardeau ;
On entend, parmi le bruit des cours d'eau,
Des frémissements de branches traînées.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
La faim fait rêver les grands loups moroses ;
La rivière court, le nuage fuit ;
Derrière la vitre où la lampe luit,
Les petits enfants ont des têtes roses.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
1.1k
Ce doit être bon de mourir,
D'expirer, oui, de rendre l'âme,
De voir enfin les cieux s'ouvrir ;
Oui, bon de rejeter sa flamme
Hors d'un corps las qui va pourrir ;
Oui, ce doit être bon, Madame,
Ce doit être bon de mourir !
Bon, comme de faire l'amour,
L'amour avec vous, ma Mignonne,
Oui, la nuit, au lever du jour,
Avec ton âme qui rayonne,
Ton corps royal comme une cour ;
Ce doit être bon, ma Mignonne,
Oui, comme de faire l'amour ;
Bon, comme alors que bat mon cœur,
Pareil au tambour qui défile,
Un tambour qui revient vainqueur,
D'arracher le voile inutile
Que retenait ton doigt moqueur,
De t'emporter comme une ville
Sous le feu roulant de mon cœur ;
De faire s'étendre ton corps,
Dont le soupirail s'entrebâille.
Dans de délicieux efforts,
Ainsi qu'une rose défaille
Et va se fondre en parfums forts,
Et doux, comme un beau feu de paille ;
De faire s'étendre ton corps ;
De faire ton âme jouir,
Ton âme aussi belle à connaître,
Que tout ton corps à découvrir ;
De regarder par la fenêtre
De tes yeux ton amour fleurir,
Fleurir dans le fond de ton être
De faire ton âme jouir ;
D'être à deux une seule fleur,
Fleur hermaphrodite, homme et femme,
De sentir le pistil en pleur,
Sous l'étamine toute en flamme,
Oui d'être à deux comme une fleur,
Une grande fleur qui se pâme,
Qui se pâme dans la chaleur.
Oui, bon, comme de voir tes yeux
Humides des pleurs de l'ivresse,
Quand le double jeu sérieux
Des langues que la bouche presse,
Fait se révulser jusqu'aux cieux,
Dans l'appétit de la caresse,
Les deux prunelles de tes yeux ;
De jouir des mots que ta voix
Me lance, comme des flammèches,
Qui, me brûlant comme tes doigts,
M'entrent au cœur comme des flèches,
Tandis que tu mêles ta voix
Dans mon oreille que tu lèches,
À ton souffle chaud que je bois ;
Comme de mordre tes cheveux,
Ta toison brune qui ruisselle,
Où s'étalent tes flancs nerveux,
Et d'empoigner les poils de celle
La plus secrète que je veux,
Avec les poils de ton aisselle,
Mordiller comme tes cheveux ;
D'étreindre délicatement
Tes flancs nus comme pour des luttes,
D'entendre ton gémissement
Rieur comme ce chant des flûtes,
Auquel un léger grincement
Des dents se mêle par minutes,
D'étreindre délicatement,
De presser ta croupe en fureur
Sous le désir qui la cravache
Comme une jument d'empereur,
Tes seins où ma tête se cache
Dans la délicieuse horreur
Des cris que je... que je t'arrache
Du fond de ta gorge en fureur ;
Ce doit être bon de mourir,
Puisque faire ce que l'on nomme
L'amour, impérieux plaisir
De la femme mêlée à l'homme,
C'est doux à l'instant de jouir,
C'est bon, dis-tu, c'est bon... oui... comme,
Comme si l'on allait mourir ?
1.1k
jeg får lyst til at begrave mine negle i dine mørke krøller,
svømme rundt i havet som venter på mig i dine
brune øjne
jeg vil kysse dine læber blå, som en iskold
november nat
jeg kunne tegne tusind malerier på dine nøgne skuldre
af cirkler kreeret af mine fugtige fingerspidser
drømme om dine omfavnelser imens du er i en
koma af søvn, som var du næsten borte
mærke varmen i mit indre, når du hvisker mit navn
efterlader ildrøde linjer på dit bryst med skælvende
hænder, når du endelig får din vilje
kun så du ikke glemmer mig, når du ser dig i spejlet
næste morgen,
når din seng er kold, fordi jeg listede ud i
natten kl 4
Sep 11, 2014
Sep 11, 2014 at 3:34 PM UTC
*Hæderlige børn hopper gennem mudderet
efterlader brune plamager på deres nystrøget skjorter
overfladen bliver krøllet
utilfredse forestillinger om det ellers så perfekte barn*
Oct 28, 2015
Oct 28, 2015 at 4:34 AM UTC
jeg kunne skrive lange breve, sange og digte om dine hænder, der altid er blødere end mine, når jeg lader mine fingerspidse kærtegne dem. dine skuldre, som jeg lader min kind hvile på, når du holder mig i dine arme. dine små mørke krøller, der kilder din nakke, og som kun jeg må lade mine fingre glide igennem. og jeg ved jo godt, at det er åndsvagt og tåbeligt, men når dine læber beder mig om at gå og dine øjne tigger mig om at blive, falder mit indre sammen i små stykker og salte dråber løber ned at mine kinder. jeg ved jo godt, at du ikke mener det, når du siger at jeg ikke kan blive i dine hvide lagner for evigt, men dine ord trænger alligevel ind i mine inderste kamre og lukker op for alle tænkelige smerter som mine årer kan rumme. jeg ved jo også godt, at jeg ikke kan blive ved med at kysse dine fløjsbløde læber indtil ingenting gør ondt mere, men når dine brune øjne kigger på mig og vores næser er en millimeter fra berøring, vil den evige længsel ikke tage ende.
Mar 27, 2015
Mar 27, 2015 at 7:32 PM UTC
leve en løgn
klæde sig med en holdning som han-påfugle der pryder sig og
vil imponere hunnerne, de grå-brune væsner
og konstruerede virkeligheder er holdt sammen af så få strenge af virkelighed at de kollapser så hurtigt. springene fra én fortælling til den næste sker indenfor et par sekunder
inden kollision mellem virkelighed og det pure opspind sker, som
den brusende dans mellem skyggespillet og det implicitte
hvis man ikke observerer rives man med og glemmer ruinen af en fortælling der ligger bag ved den nye, tryllebindende historie, skjult
en ukendt dans, en ufortalt kollision
Apr 5, 2016
Apr 5, 2016 at 5:13 PM UTC
Le jeune homme dont l'oeil est brillant, la peau brune,
Le beau corps de vingt ans qui devrait aller nu,
Et qu'eût, le front cerclé de cuivre, sous la lune
Adoré, dans la Perse, un Génie inconnu,
Impétueux avec des douceurs virginales
Et noires, fier de ses premiers entêtements,
Pareil aux jeunes mers, pleurs de nuits estivales,
Qui se retournent sur des lits de diamants ;
Le jeune homme, devant les laideurs de ce monde,
Tressaille dans son coeur largement irrité,
Et plein de la blessure éternelle et profonde,
Se prend à désirer sa soeur de charité.
Mais, ô Femme, monceau d'entrailles, pitié douce,
Tu n'es jamais la Soeur de charité, jamais,
Ni regard noir, ni ventre où dort une ombre rousse,
Ni doigts légers, ni seins splendidement formés.
Aveugle irréveillée aux immenses prunelles,
Tout notre embrassement n'est qu'une question :
C'est toi qui pends à nous, porteuse de mamelles,
Nous te berçons, charmante et grave Passion.
Tes haines, tes torpeurs fixes, tes défaillances,
Et les brutalités souffertes autrefois,
Tu nous rends tout, ô Nuit pourtant sans malveillances,
Comme un excès de sang épanché tous les mois.
- Quand la femme, portée un instant, l'épouvante,
Amour, appel de vie et chanson d'action,
Viennent la Muse verte et la Justice ardente
Le déchirer de leur auguste obsession.
Ah ! sans cesse altéré des splendeurs et des calmes,
Délaissé des deux Soeurs implacables, geignant
Avec tendresse après la science aux bras almes,
Il porte à la nature en fleur son front saignant.
Mais la noire alchimie et les saintes études
Répugnent au blessé, sombre savant d'orgueil ;
Il sent marcher sur lui d'atroces solitudes.
Alors, et toujours beau, sans dégoût du cercueil,
Qu'il croie aux vastes fins, Rêves ou Promenades
Immenses, à travers les nuits de Vérité,
Et t'appelle en son âme et ses membres malades,
Ô Mort mystérieuse, ô soeur de charité.
833
Au pays parfumé que le soleil caresse,
J'ai connu, sous un dais d'arbres tout empourprés
Et de palmiers d'où pleut sur les yeux la paresse,
Une dame créole aux charmes ignorés.
Son teint est pâle et chaud ; la brune enchanteresse
A dans le cou des airs noblement maniérés ;
Grande et svelte en marchant comme une chasseresse,
Son sourire est tranquille et ses yeux assurés.
Si vous alliez, Madame, au vrai pays de gloire,
Sur les bords de la Seine ou de la verte Loire,
Belle digne d'orner les antiques manoirs,
Vous feriez, à l'abri des ombreuses retraites,
Germer mille sonnets dans le coeur des poètes,
Que vos grands yeux rendraient plus soumis que vos noirs.
747
Jeg indhalerer dine ord
sammen med lidt røg og støv.
Ned ad halsen
så ilt må vente og lungerne græder efter det.
Jeg ventede jo i et stykke tid
på dig
og dine grin,
men sådan her ender det jo altid.
Mig der kvæler mig selv,
og dig der taler
og ser på mig
imens.
Mine "Smukke brune øjne"
ik?
Nu er du her ikke længere
Så ilten kan igen danse rundt i mine organer
istedet for dine kys der dansede på mit hjerte og i min hjerne
Men mærkeligt er det jo;
at jeg alligevel ikke rigtig føler
at jeg kan trække vejret.
Feb 1, 2016
Feb 1, 2016 at 10:48 AM UTC
Oui, si j'étais femme, aimable et jolie,
Je voudrais, Julie,
Faire comme vous ;
Sans peur ni pitié, sans choix ni mystère,
A toute la terre
Faire les yeux doux.
Je voudrais n'avoir de soucis au monde
Que ma taille ronde,
Mes chiffons chéris,
Et de pied en cap être la poupée
La mieux équipée
De Rome à Paris.
Je voudrais garder pour toute science
Cette insouciance
Qui vous va si bien ;
Joindre, comme vous, à l'étourderie
Cette rêverie
Qui ne pense à rien.
Je voudrais pour moi qu'il fût toujours fête,
Et tourner la tête,
Aux plus orgueilleux ;
Être en même temps de glace et de flamme,
La haine dans l'âme,
L'amour dans les yeux.
Je détesterais, avant toute chose,
Ces vieux teints de rose
Qui font peur à voir.
Je rayonnerais, sous ma tresse brune,
Comme un clair de lune
En capuchon noir.
Car c'est si charmant et c'est si commode,
Ce masque à la mode,
Cet air de langueur !
Ah ! que la pâleur est d'un bel usage !
Jamais le visage
N'est trop **** du coeur.
Je voudrais encore avoir vos caprices,
Vos soupirs novices,
Vos regards savants.
Je voudrais enfin, tant mon coeur vous aime,
Être en tout vous-même...
Pour deux ou trois ans.
Il est un seul point, je vous le confesse,
Où votre sagesse
Me semble en défaut.
Vous n'osez pas être assez inhumaine.
Votre orgueil vous gêne ;
Pourtant il en faut.
Je ne voudrais pas, à la contredanse,
Sans quelque prudence
Livrer mon bras nu ;
Puis, au cotillon, laisser ma main blanche
Traîner sur la manche
Du premier venu.
Si mon fin corset, si souple et si juste,
D'un bras trop robuste
Se sentait serré,
J'aurais, je l'avoue, une peur mortelle
Qu'un bout de dentelle
N'en fût déchiré.
Chacun, en valsant, vient sur votre épaule
Réciter son rôle
D'amoureux transi ;
Ma beauté, du moins, sinon ma pensée,
Serait offensée
D'être aimée ainsi.
Je ne voudrais pas, si j'étais Julie,
N'être que jolie
Avec ma beauté.
Jusqu'au bout des doigts je serais duchesse.
Comme ma richesse,
J'aurais ma fierté.
Voyez-vous, ma chère, au siècle où nous sommes,
La plupart des hommes
Sont très inconstants.
Sur deux amoureux pleins d'un zèle extrême,
La moitié vous aime
Pour passer le temps.
Quand on est coquette, il faut être sage.
L'oiseau de passage
Qui vole à plein coeur
Ne dort pas en l'air comme une hirondelle,
Et peut, d'un coup d'aile,
Briser une fleur.
732
Que je sois un fou, qu'on le dise,
Je trouve ça tout naturel,
Ayant eu ma part de bêtise
Et commis plus d'une sottise,
Depuis que je suis... temporel.
Je suis un fou, quel avantage,
Madame ! un fou, songez-y bien,
Peut crier... se tromper d'étage,
Vous proposer... le mariage,
On ne lui dira jamais rien,
C'est un fou ; mais lui peut tout dire,
Lâcher parfois un terme vil,
Dans ce cas le mieux c'est d'en rire,
Se fâcher serait du délire,
À quoi cela servirait-il ?
C'est un fou. Si c'est un bonhomme
Laissant les gens à leurs métiers,
Peu contrariant, calme... en somme,
Distinguant un nez d'une pomme,
On lui pardonne volontiers.
Donc, je suis fou, je le révèle.
Nous l'avons, Madame, en dormant,
Comme dit l'autre, échappé belle ;
J'aime mieux être un sans cervelle
Que d'être un sage, assurément.
Songez donc ! si j'étais un sage,
Je fuirais les joyeux dîners ;
Je n'oserais voir ton corsage ;
J'aurais un triste et long visage
Et des lunettes sur le nez ;
Mais, je ne suis qu'un fou, je danse,
Je tambourine avec mes doigts
Sur la vitre de l'existence.
Qu'on excuse mon insistance,
C'est un fou qu'il faut que je sois !
C'est trop fort, me dit tout le monde,
Qu'est-ce que vous nous chantez là ?
Pourquoi donc, partout à la ronde,
À la brune comme à la blonde,
Parler de la sorte ? - Ah ! voilà !
Je vais même plus **** personne
Ne pourra jamais me guérir,
Ni la sagesse qui sermonne,
Ni le bon Dieu, ni la Sorbonne,
Et c'est fou que je veux mourir.
C'est fou que je mourrai du reste,
Mais oui, Madame, j'en suis sûr,
Et d'abord... de ton moindre geste,
Fou... de ton passage céleste
Qui laisse un parfum de fruit mûr,
De ton allure alerte et franche,
Oui, fou d'amour, oui, fou d'amour,
Fou de ton sacré... coup de hanche,
Qui vous fiche au cœur la peur... blanche,
Mieux... qu'un roulement de tambour ;
Fou de ton petit pied qui vole
Et que je suivrais n'importe où,
Je veux dire... au Ciel ;... ma parole !
J'admire qu'on ne soit pas folle,
Je plains celui qui n'est pas fou.
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hende der hjalp den lille dreng
der faldt og slog sit knæ
pustede på såret for det havde
hendes mor lært hende hjalp
på smerten
hende der gerne tog den upopulære
pige i klassens parti
selvom *** vidste det ville være
en ukorrekt social bedrift
men med et retfærdigheds-gen
som hendes var det en
ligegyldig pointe
hende der gerne delte sin ostemad
eller hjalp med dansk lektierne
tegnede tegninger til alle dem der
ville have en
hende der ikke var bange for at få drengelus
men istedet frygtløst tog deres hånd
og løb med et fnis fra dem på legepladsen
hende der altid satte en dyd i
at være der for sine medmennesker
og forstå dem og deres inderste tanker
hende der cyklede rundt på hendes
turkis farvede cykel i sommerkjoler
med håret opsat i en hestehale
i den nordsjællandske provins
ved slottet mens solen gik ned
og skyerne blev lyserøde
hende hvor livet ikke kunne gå
hurtigt nok
*** har danset på bordene
drukket af den søde røde vin
mærket de euforiske følelser
i alle årer i hendes krop
set solen stå op
og kysset frøer der bare aldrig
blev til en prins
hende der røg tyve cigaretter
på én aften i håbet på at
forkorte sit liv med bare et par år
leve i ung ignorance
hende der blev bange for kærlighed
bildte sig selv ind at *** ikke
forstod den fordi hendes forældre
aldrig lærte hende det
hende der aldrig passede helt ind
i gymnasiets firkantede kasser
og formalia
med en livlig fantasi og en drøm
om frihed og kreativitet
hende der skar åbne sår i sig selv
og lod drenge slikke smerten væk
med deres rug tunger
pålagde dem en værdi
som de ikke besad
men hende naboens datter
med det lange brune hår
er blevet voksen
og *** vil være designer
*** har stjerner i øjnene
og der står flammer ud af munden
på hende
ingen bakke er høj nok
for hende at bestige
ingen by er stor nok
for hende at udforske
*** vil noget mere
noget større
og intet kan holde hende tilbage
ingen mand kan stoppe hende
eller stjæle hendes livsglæde
hendes mod
*** har set sig selv være
svag og lille
men aldrig igen
for verden er hendes
May 27, 2018
May 27, 2018 at 4:59 PM UTC
hendes læber fangede hans blik
fyldige men sarte som et rosenblad
hendes store øjne med de lange vipper
som et dådyr
grønne som nåle på et grantræ
han stirrede direkte ind i dem
fortabte sig i dybet
hvor han så hendes sjæl
forbløffet over den godhed og rummelighed
han fandt
som en sol der titter frem bag grå skyer
*** var nærmest altid omringet
af en form for lys
glødende
han var taknemmelig for hver en kurve
hendes krop bølgede sig i
maveskindet der var så fint og blødt
hendes lange ben
som bar hende yndefuldt rundt på
jorden
hendes brune lokker
med pandehåret som *** til tider skjulte sig bag
fik hende til at ligne noget fra et
modeblad fra tredserne
og der var en slags ydmyghed
over måden *** bare ikke kunne
tage imod et kompliment uden
at blive forlegen
som om *** ikke selv kunne se
hvor fuldstændig håbløst smuk
*** egentligt er
hendes latter og stemme
sød og skrøbelig
hendes bevægelser der nærmest
var filmiske
som om *** dansede på en scene
han blev fascineret af hele hendes væsen
og fandt hende meget sexet
på en måde som er svær at forklare
han sagde til hende at
*** lignede lidt et kys
og et kys blev *** til
Nov 4, 2018
Nov 4, 2018 at 1:13 PM UTC
C'est à Rouen, votre Rouen, Madame,
Qu'on brûla... (je fais un impair !)
Mais Marseille ! c'est une femme
Qui se lève, au bord de la mer !
Le Havre a votre amour, et d'une ;
Son port, et de deux ; qu'il soit fier !
Mais Marseille ! c'est une brune
Qui sourit, au bord de la mer !
Comme le fauve qu'il rappelle,
Lyon porte beau, par un temps clair ;
Mais Marseille ! est une « bien belle »
Qu'on salue, an bord de la mer ;
Les vignes où vole la grive
Près de Dijon n'ont pas le ver ;
Mais Marseille ! est une « bien vive »
Qui chantonne, au bord de la mer ;
Bordeaux, avec sa gloire éparse
Sur vingt océans, a grand air !
Mais Marseille ! c'est une garce
Qui vous grise, au bord de la mer ;
Le beffroi d'Arras se redresse
Comme la hune au vent d'hiver ;
Mais Marseille ! est une bougresse,
Qui tempête, au bord de la mer ;
Laval est un duc, ma Mignonne,
Dont le poiré n'est pas amer ;
Mais Marseille ! est une « bien bonne »
Qui se calme, au bord de la mer ;
Toulouse est un ténor qui traîne
Où frise peut-être un peu l'r...
Mais Marseille ! est une sirène
Qui chuchotte, au bord de la mer ;
Clermont a ses volcans où rôde
Le souvenir d'un feu d'enfer ;
Mais Marseille ! est une « bien chaude »
Qui vous baise, au bord de la mer ;
Grenoble a Bayard, la prouesse
Faite homme et l'honneur fait de fer ;
Mais Marseille est une déesse
Qu'on adore, au bord de la mer ;
Toulon aura l'âme sereine
Quand on aura purgé son air ;
Mais Marseille, elle, est une reine
Qui se couche au bord de la mer !
Elle adore Paris, Madame,
Paris est l'homme qu'il lui faut,
Car Marseille, c'est une femme
Qui n'a pas le moindre défaut.
Paris, le lui rend bien, du reste,
Il lui dit : Si tu t'asseyais ?
Car Marseille n'a pas la peste
Et n'a plus l'accent marseillais !
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Si je perds bien des maîtresses,
J'en fais encor plus souvent,
Et mes vœux et mes promesses
Ne sont que feintes caresses,
Et mes vœux et mes promesses
Ne sont jamais que du vent.
Quand je vois un beau visage,
Soudain je me fais de feu ;
Mais longtemps lui faire hommage,
Ce n'est pas bien mon usage ;
Mais longtemps lui faire hommage,
Ce n'est pas bien là mon jeu.
J'entre bien en complaisance
Tant que dure une heure ou deux ;
Mais en perdant sa présence
Adieu toute souvenance ;
Mais en perdant sa présence
Adieu soudain tous mes feux.
Plus inconstant que la lune,
Je ne veux jamais d'arrêt ;
La blonde comme la brune
En moins de rien m'importune ;
La blonde comme la brune
En moins de rien me déplaît.
Si je feins un peu de braise,
Alors que l'humeur m'en prend,
Qu'on me chasse, ou qu'on me baise,
Qu'on soit facile ou mauvaise,
Qu'on me chasse, ou qu'on me baise,
Tout m'est fort indifférent.
Mon usage est si commode,
On le trouve si charmant,
Que qui ne suit ma méthode
N'est pas bien homme à la mode,
Que qui ne suit ma méthode
Passe pour un Allemand.
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